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Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki

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Speed Racer (Néo Collins)


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MessageSujet: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Mar 6 Sep - 16:15

« Au lieu de faire la tronche, vient m'aider à transporter ce caisson ! » beugla Neo à l'attention de sa jeune sœur Lucy. La jeune fille affichait une mine morose et pensive depuis le matin, et avait à peine adressé la parole à sa famille. Son frère, mécanicien débordé sur les Docks, ne s'était pas inquiété de son état avant que la pause déjeuné ne soit terminée. Bien qu'elle travaille habituellement à la taverne familiale, le Démineur, elle était venue lui prêter main forte suite à la réception d'une importante commande au garage où il travaillait.
« Lucy, je te parle ! »
Reprenant ses esprits, elle se leva immédiatement du petit coin où elle s'était blottie et trottina vers Neo. Ils portèrent le caisson plein de pièces détachées jusqu'à l'établis où d'autres mécaniciens se chargeraient du rangement. Neo essuya son front en sueur d'un revers de main. Il informa sa sœur de ce qu'ils faisaient une pause. Elle acquiesça en silence puis retourna s'asseoir, le menton planté dans ses mains, en poussant un gros soupire. Ce n'était pas normal de la voir ainsi. D'habitude on l'entendait piailler dès le réveil, elle râlait autant qu'elle riait. Gaieté et irritation se lisaient sur son visage tout au long de la journée, mais elle était toujours énergique comme une pile électrique. Mais pas ce jour-là.

Une gourde à la main, Neo alla s'asseoir à son tour aux côtés de Lucy. Il n'était pas très doué pour parler des maux de l'âme Ünik, mais il entendait comprendre ce qui n'allait pas chez sa petite sœur ce jour-là.
« Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu te sens pas bien ?
- Si, si, répondit-elle mollement.
- Te fous pas d'moi, d'habitude on prie tous pour que tu la fermes et aujourd'hui tu fais la gueule comme jamais je t'ai vu la faire.
- Je ne suis pas en forme, c'est tout ! » s'agaça un peu la jeune fille. Mais il suffit d'attendre un petit moment pour qu'elle poursuive le fond de sa pensée.
« En fait, je réfléchis à des trucs pénibles, et ça me rend un peu triste.
- Quels trucs ? demanda Neo, comme s'il demandait l'heure. Lucy tourna la tête dans la direction opposée de son imbécile d'aîné, comme elle se plaisait à le nommer parfois.
- Tu comprendrais pas ! De toute façon tu comprends jamais rien.
- Ohlà, mollo, mollo. Allez raconte » Soudain un air malicieux se dessina sur le visage du mécanicien « T'es amoureuse ? »

L'instant d'après, il avait reçut la chaussure de Lucy en pleine face. Comment avait-elle fait pour la retirer et la lui lancer aussi vite ? Quand il ôta l'objet de ses souffrances de son nez, il croisa le regard assassin de son agresseur au teint rouge vif, prête à lui sauter à la gorge.
« J'ai vu juste ? » osa-t-il lancer après quelques secondes passées à se dévisager. Cette fois-ci elle lui bondit dessus pour le faire chuter au sol. Perchée sur son ventre, elle commença à hurler aux oreilles de Neo.
« T'es vraiment qu'un gros crétin ! Pourquoi tu passes ton temps à te moquer de moi ? On peut jamais discuter avec toi, jamais !
- A la base, j'essayais de t'aider moi ! » répliqua-t-il en la repoussant. Il se redressa et massa son nez endoloris. « J'ai pigé. Ton rêve de prince charmant droit sorti d'Anathorey ne se réalise toujours pas et ça t'inquiète ? »
Lucy voulut lui sauter dessus pour lui arracher les yeux, mais quand son frère était debout face à elle, il la dépassait d'une bonne tête. Il lui suffit de poser la main sur le crâne de la jeune fille pour l'empêcher de l'approcher, quand bien même elle s'agitait en protestant vivement.
« C'est pas étonnant tu sais. Les gars d'Anathorey ne descendent pas souvent à Nordkia, et toi tu ne sors jamais du Démineur. C'est pas le genre de chose qui va te tomber dans le bec tout cuit »

Lui, de toute manière, ne croyait pas une seule seconde qu'un homme de la capitale s'intéresse à sa sœur pour en faire autre chose qu'une fille des cuisines. Lucy se dégagea brutalement de l'emprise de son frère.
« Janyce dit que si je vais travailler à Anathorey, ça peut changer !
- N'importe quoi. T'as déjà entendu parlé d'un noble qui s'entiche d'une roturière ? Navré de te décevoir, sale môme, mais ça existe que dans les belles histoires romantiques. C'est pas comme ça que ça se passe dans la vraie vie.
- T'en sais rien ! Toi non plus tu sors jamais de ce garage puant ! Je savais que je ne pouvais pas t'en parler. Toi et Lysa vous êtes trop sérieux, c'est impossible de vous parler ! »
Neo fut à la fois étonné et dégoûté d'être du même avis que Lysa – quoique ce jour devait être à marquer d'une pierre blanche, ce devait être la première fois que cela arrivait en vingt-quatre ans ! Cependant il ne pouvait s'empêcher de penser ainsi, aucun riche homme, grand, beau, gentil et drôle ne viendrait pêcher sa sœur dans la cité des Dockers. Il suffisait d'être réaliste pour le comprendre, et bien que ses propos soient durs, il entendait avant tout protéger sa sœur d'une trop grande peine. Même s'il ne l'aurait jamais admis, pas même sous la torture.

Lucy se dirigea d'un pas rapide vers la sortie du garage. Neo la suivit, en lui demandant où elle allait. Il n'eut pas de réponse : elle sortit et marcha sur les Docks sans prêter attention à ceux qu'elle bousculait au passage. Il eut beau l'appeler encore et encore, la jeune fille ne se retourna pas. Elle le boudait, c'était évident. Neo abandonna après quelques minutes, bien plus épuisé par la conversation qu'il avait eue avec sa sœur que par ses nombreuses heures de travail. Maudites soient les petites sœurs obstinées ! Il allait s'adosser quelque part sur les Docks, et reprit son souffle doucement.
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Naoki


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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Mer 7 Sep - 0:36

Encore une fois me voilà à Nordkia, depuis quelque temps j’avais l’impression de passer plus de temps là-bas que chez moi…  Je n’avais aucune idée des raisons qui m’avaient poussé jusqu’ici.

Nao !! Viens voir, je n’ai jamais vu de telles infrastructures jusqu’à présent !

A oui, ça y est je m’en souviens … Silas, mon très chère cousin m’avait supplié de l’amener ici, car depuis son enfance il n’avait vécu qu’une vie au sein d’une prison doré et désirait connaitre autre chose que sa belle demeure … Dit comme ça on dirait que j’ai accepté sa demande assez rapidement, alors que ce n’était pas le cas. Il était, comme à sa habitude entrée par « effraction » avec un double de mes clés dont je n’avais aucune idée de la provenance, puis c’était installé afin de me faire part de ses attentes le concernant, et l’une de ses attentes était de l’amener ici.
Pourquoi l’avoir finalement fait venir ? Parce que si j’étais borné, lui l’était aussi … et plus il suppliait plus on avait qu’une envie : qu’il la ferme … alors disons que je n’ai pas vraiment eu le choix.
Je soupirai donc m’approchant lentement de sa position, lorsqu’il m’attrapa par le bras afin de m’attirer vers lui.

Je suis tellement heureux que tu m’ais emmené ici !

Tchh

Arrêtes de faire cette tête, on est là pour passer un bon moment tous les deux. Nous étions si proche l’un l’autre, j’aimerai tellement retrouver cette proximité.

Je repoussai alors le jeune homme aux cheveux blancs qui me servait de cousin et qui me serrai peut-être un peu trop contre lui.

Tu veux bien arrêtez tes sous-entendu …

Silas se mis alors à sourire, de son sourire habituel, celui qui veut tout et rien dire à la fois, qui fait passer tellement d’émotions et de paroles sans même ouvrir la bouche.
Les gens qui nous entouraient, nous regardaient d’un drôle d’œil … je n’avais pas spécialement envie de savoir ce dont à quoi ils pensaient, mais je n’aimais pas ça.

Quand on était enfant tu étais beaucoup plus mignon que ça. Regarde comme on était chou tout les deux !

Photo:
 

Il sortit d’une de ses poches, ce qui semblait être un portefeuille dans lequel se trouvait une photo. Et il se mit à la regarder avec nostalgie.

Tu étais mon cousin adoré et tu n’étais pas aussi désagréable que maintenant !

Et bien il va falloir t’y faire … Et j’aimerai que tu répondes à cette question. Pourquoi est-ce que lui aussi est du voyage ?

En criant à moitié sur mon imbécile de cousin, je désignais Nox, mon petit Kokobot qui voletait entre mon épaule et celle de Silas et qui avait depuis quelque temps élu domicile dans mon appartement. C’était un cadeau qui m’avait été imposé à la fois par l’ancien propriétaire de l’oiseau et par l’oiseau lui-même.

Voyons soit pas ridicule Nao, on n’allait pas laisser ce pauvre petit Nox tout seul chez toi alors que nous étions partie en voyage. Tu aurais été triste tout seul pas vrai ?

L’oisillon se mis alors à piailler montrant alors son soutien au plan de mon cousin. Décidément, ces deux la faisait la paire … et moi j’étais mal barré. Je me doutais bien que toute cette histoire aller mal tournée, mais je ne pensais pas que ce serait dès les premiers instants de notre arrivée.

Nous continuâmes donc à errer dans les rues de Nordkia, Silas et Nox en tête de cortège et moi essayant tant bien que mal à les semer en marchant le plus lentement possible afin de retourner vaquer à mes occupations, c’est-à-dire : glander jusqu’à ce qu’ils me retrouvent pour mieux les abandonner de nouveau, etc.
Les pas de mon grand idiot de cousin nous menèrent jusqu’aux Docks de Nolmë, je n’étais venu que très peu de fois ici, pour diverses missions, mais cela faisait bien longtemps que je n’avais pas arpenté ces allées, je serai sans doute même incapable de me retrouver dans ce labyrinthe qu’offre ce paysage. En nous aventurant ici, on risquait de se perdre, ce qui était à la fois une bonne et une mauvaise chose, car d’une part je risquais de les perdre eux : Bonne Nouvelle, mais de l’autre je risquais de me perdre moi : Mauvaise Nouvelle. Je soupirai donc a nouveau tandis que Nox et Silas continuais d’avancer gaiment.

Alors que je laissais de plus en plus d’espace entre mes deux camarades et moi-même, j’entendis quelqu’un « crier » un nom, non loin de notre position. Bien évidemment, vu la puissance de la voix, nous devions nous trouvez assez proche de la source, le bruit occasionné provoqua l’arrêt des deux boute-en-train qui me devançait.

Tu as entendu ça Nao ? Ça te dirait d’aller voir ?

Je mis mes mains dans mes poches et secoua la tête.

Je ne suis pas en service, je suis ici sur mes jours de congé et bien que je porte ma tenue car, à cause d’un imbécile dont je tuerai le nom, ne m’a pas laisser le temps de me changer avant de me forcer à partir de chez moi, je ne compte pas me mettre du travail sur les bras.

Alors que je venais tout juste de finir ma phrase, Silas me tira par le bras pour m’amener jusqu’à l’endroit où les « cris » c’était fait entendre.
Il n’y avait pas grand-chose d’inhabituel, en tout cas rien ne paraissait sortir de l’ordinaire. Néanmoins, j’aperçu une fille aux cheveux de feu se dirigeant vers moi et qui faillit me bousculer au passage, je pestai donc dans mon coin en regardant la jeune femme partir, elle devait être en colère ou un truc du genre, surement un truc de fille qui l’a tracassait. Nous continuons alors d’entendre le même nom encore et encore, jusqu’à repérer l’origine des appels. Un jeune homme, d’une vingtaine d’années a tout cassé, possédant les mêmes cheveux de feu que la jeune femme qui avait failli me bousculer venait d’abandonner ses appels pour s’adosser contre un mur.
Sans trop savoir pourquoi, Silas m’attrapa par le bras une fois de plus et me tira en direction du jeune homme.

Pardonnez mon impolitesse, mais auriez-vous un quelconque souci ? Nous vous avons entendu et  vous semblez fort perturber, pouvons-nous faire quelque chose ?

Me débarrassant de Silas en le repoussant je me mis alors à pester.

Tchh ! Peux-tu éviter de m’inclure dans tes soudaines envies héroïques, Silas ?

Voyons, un beau et fort chevalier comme toi devrait porter secours à toutes les personnes dans le besoin. C’est ton rôle n’est-ce pas ?

Silas s’approcha de moi et posa lentement sa main sur mon épaule, se rapprochant tout aussi lentement de mon visage et surtout de mon oreille. Pourquoi était-il toujours obligé de faire ça ? …
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Jeu 8 Sep - 16:26

Neo était embarrassé. C'était la première fois qu'il voyait Lucy aussi furax. Ils se chamaillaient tout le temps, ce n'était pas bien grave, il le savait. Mais cette fois, il avait l'impression qu'elle n'avait pas annoncé en l'air ce projet d'aller à Anathorey. En son for intérieur il espérait que cela se finisse comme à chaque fois qu'ils s'accrochaient : elle revenait vers lui l'air de rien, ou lui-même allait lui faire une bise sur la tête, et hop on en parlait plus. Cette fois-ci Lucy n'était pas tant en colère contre son frère que contre elle-même. Neo le savait, mais la fin de l'histoire, il ne pouvait pas la deviner. Il soupira profondément et commença à rebrousser chemin vers le hangar où l'attendait son travail.

C'est alors qu'un inconnu le héla. C'était un jeune type aux cheveux couleur cendre, fagoté comme un noble, l'air très propre sur lui et élégant. Comme il avait entendu des cris, il s'inquiétait de savoir si Neo avait un problème et si lui ainsi que son compagnon pouvaient faire quoi que ce soit pour l'aider. Ledit compagnon était tout aussi fringuant que le premier, à ceci près qu'il était brun et beaucoup moins souriant. A vrai dire il avait l'air agacé plus qu'autre chose par l'altruisme de son camarade. Alors qu'il protestait, le blondin lui rappela qu'en tant que Chevalier – beau et fort – il était de son devoir d'aider les petites gens. Neo dévisagea un instant les deux hurluberlus avant de répondre en se grattant la nuque.
« Nan, nan, z'inquiétez pas, rien de... grave ? »
Le mécanicien fut interpellé par l'étrange comportement du garçon accompagnant le Chevalier. En effet il se tenait particulièrement près du visage de celui-ci. Malgré la mine mécontente du type, Neo ne put s'empêcher d'être un peu mal à l'aise devant ces deux-là. Mais dans l'immense fourmilière qu'était Urban City, il n'était sans doute pas si surprenant que ça de tomber sur un type un peu fantoche. Comme il n'entendait pas rester muet devant cette scène bizarre, le mécanicien fournit davantage d'explications sur la situation.
« C'était qu'une dispute avec ma petite sœur. Elle est un peu sensible et démarre au quart de tour. Faut surveiller tout c'qu'on raconte avec elle » .

Il ne savait pas si son histoire intéressait le type qui l'avait interpellé, mais il était particulièrement concentré sur son ami, comme s'il s'amusait de l'ambiguïté de la situation dans laquelle il les mettait. Neo failli leur proposer de les laisser tous seuls au cas où ils auraient voulu davantage d'intimité. Au lieu de cela, il eut une idée.
« Dîtes, vous ne prendriez pas un verre ? Ça tape aujourd'hui, et il fait trop chaud pour causer dehors »
Il proposa aux deux camarades d'aller se rafraîchir au Démineur. Un bar modeste qui se trouvait sur les Docks, mais on s'y sentait bien. A vrai dire c'était là que bien des mécaniciens, pilotes et navigateurs se rendaient pendant leurs pauses ainsi qu'après leurs heures de travail. Lorsqu'ils arrivèrent sur les lieux, en poussant les portes battantes de l'entrée, une salle comportant de petites tables rondes et des chaises en vieux bois s'offrit à leurs yeux. Au fond se trouvait le comptoir, derrière lequel s'affairait toujours Janyce, la sœur aînée de Neo, qui travaillait ici depuis des années, tout comme Lucy et leur mère. Si la cadette était énergique et criarde, elle, était une personne douce et gentille. Cette tendresse pouvait se lire sur son visage, où ses grands yeux sombres lui donnaient un air rêveur. Il était facile de deviner qu'elle était de la même famille que Neo : Janyce avait de longs cheveux bouclés, aussi rouges que ceux de son frère.
« Bienvenue ! lança-t-elle joyeusement. Oh Neo, je n'avais pas vu que c'était toi. Ces messieurs sont avec toi ?
- Ouais, c'est ma tournée.
- Ravie de vous connaître, ajouta-t-elle de son habituelle voix chaleureuse. Qu'est-ce que je vous sers ? »

Tandis que Janyce préparait les commandes, les trois hommes allèrent s'installer à une table. Une fois assis, Neo soupira comme s'il était très fatigué. Où était passé la petite peste à cette heure-ci ? Peu importait, elle finirait bien par montrer le bout de son nez. Il se redressa et tendit la main à chacun de ses compagnons, l'un après l'autre.
« Je m'appelle Neo Collins. Je suis désolé si ma sœur vous a importunés »
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Naoki


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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Ven 9 Sep - 17:11

Le jeune homme aux cheveux rouges nous regardait d’un drôle d’air, en même temps avec mon imbécile de cousin et ses manies c’était plutôt compréhensible de se faire une mauvaise idée de la relation qui nous unissait … malheureusement nous étions unis par le sang … et le faire disparaitre serai, certes dans mes cordes mais ne m’apporterai que des problèmes … trop de problèmes. En même temps lorsqu’on est de la même famille qu’un comte, on doit faire attention. Je me contentai donc simplement de souffler, de soupirer ou de claquer ma langue dès qu’il m’exaspérait …
L’homme nous raconta alors la source de ses problèmes, qui se trouvait être sa petite sœur, surement la jeune fille qui avait failli me bousculer, j’avais déjà repérer un petit air de famille entre les deux ; ceci expliquait donc cela.

Il nous invita, Silas et moi, boire un verre. Nox quant à lui continuait de sauter de l’épaule de mon cousin à la mienne en battant des ailles, comme s’il s’entrainer à voler … chose qui était quelque peu ridicule sachant que ces animaux en sont incapables à l’âge adulte, je me contentai donc de sourire en imaginant sa déception une fois adulte.
L’homme à la chevelure de feu nous mena jusqu’à un modeste bar dénommé le Démineur, ce bar était situé non loin de notre position de départ et qui grouillait déjà de monde, tous du coin à en croire leurs accoutrement significatif des corps de métiers que l’on pouvait trouver sur les docks. Silas et moi faisions quelque peu tâche parmi eux, avec nos tenus d’Elites qui respirait l’argent facile et une certaine aisance de vie. Nous nous avançâmes donc vers le comptoir où une jeune femme aux longs cheveux bouclés de la même teinte que notre « ami » nous accueillit, et nous demanda ce que l’on désirait boire.

Je prendrais ce que vous avez de plus fort, belle demoiselle !

Encore une fois, Silas ne pouvait pas faire comme tout le monde est demander quelque chose de classique tel qu’une bière ou un alcool locale, il fallait toujours qu’il se fasse remarquer d’une manière ou d’une autre.

Une simple bière pour moi.

La serveuse se mis alors à préparer nos boissons, Nox s’amusait à dévaler mon bras pour atterri sur le comptoir avant de refaire demi-tour et y remonter comme s’il s’agissait d’un toboggan. Décidément cet oiseau n’était jamais à bout d’énergie. Silas quand à lui la regardait faire, comme s’il s’agissait d’une grande découverte que de voir quelqu’un préparer des boissons dans un bar … Enfin pour lui ce n’était pas forcement loin de la réalité.
Le jeune homme se leva alors et nous fit fasse à mon cousin, Nox et moi-même puis se présenta en tendant la main vers nous. Il se prénommait donc Neo Collins, ce nom fit sourire Silas pour une raison qui ne m’était pas étrangère, à force je finissais presque par deviner ses pensée … ce qui me faisait presque peur parfois. Mon cousin se leva à son tour et saisi la main de notre interlocuteur.

Silas Rayne, futur Comte de Rayne. Quant au beau jeune homme à côté de moi à l’air bougon, il s’agit de mon cousin, Naoki Tsunemichi, il n’a pas l’air comme ça, mais c’est un bon gars. Et cette petite chose sur le haut de son crâne, c’est Nox, un bébé Kokobot qui à adopter Nao.

Me connaissant surement autant que le connaissait, Silas s’occupa des présentations, pas la peine d’aller plus loin. C’était largement suffisant.

En ce qui concerne votre sœur, rassurez-vous elle nous à point importuné. Une femme en colère peut certes s’avérer imprévisible, mais elle n’a en aucun cas fait preuve d’une quelconque violence. Quoique … Nao ? T’a-t-elle bousculé ?

Elle ne m’a pas bousculé, elle aurait pu oui. En effet, si tu m’avais trainé légèrement plus loin, mais on s’est évité de justesse.

Nos boissons arrivèrent sur le comptoir, toute parfaitement servies et surtout à la bonne personne, chose qui parfois n’était pas le cas dans de nombreux bars.
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Dim 11 Sep - 22:58

Quand ils eurent leurs boissons, les trois hommes firent connaissance. Neo avait remarqué que ses compagnons étaient fagotés comme des personnes riches, donc à coup sûr ils venaient d'Anathorey. Mais il était un garçon ouvert d'esprit et très peu porté sur la lutte des classes, ce qui fait qu'il se contentait de s'occuper de ses affaires sans rejeter la cause de ses malheurs sur un noble qu'il ne connaissait pas. Il se fichait de l'existence de l’Élite, tout ce qui lui importait était de pouvoir travailler afin de grailler quelque chose tous les jours. Partant de là il discutait avec tout le monde, sans aucun a priori.
Ils se nommaient respectivement Silas Rayne et Naoki Tsunemichi. Silas était celui qui s'était adressé à Neo pour lui apporter son aide. Il parlait dans un langage très châtié – un peu trop pour le Docker qui se contentait de l'argot de Nordkia, ou de simples phrases sujet verbe complément. Il se destinait à devenir un comte, et pour le reste, Neo n'écouta guère ce qu'il avait à dire. Naoki quant à lui était un Chevalier d'Anathorey, qui avait été amené ici de force par Silas, qui n'était autre que son cousin. Enfin, ils étaient tous deux accompagnés d'un petit Kokobot noir appelé Nox. Neo sourit en regardant la bestiole s'agiter sur son maître. Quand on voyait les Kokobots à cet âge, on avait peine à croire qu'ils mesureraient bientôt trois mètres de haut et qu'ils seraient plus aptes à la course à pieds qu'au vol.

« Tant mieux ! lâcha Neo lorsque les deux jeunes hommes lui assurèrent que Lucy n'avait bousculé aucun des deux. Puis il reporta son attention sur Naoki, qui contrairement à son cousin, semblait plus avare en paroles. J'ai connu un autre Chevalier avant toi. Son nom c'était Ithilion Gwendilan. Il avait acheté une moto au garage où je taffe »
Il but une gorgée de sa bière avant de poursuivre, très à l'aise avec ces hommes de la « classe supérieure ». Encore une fois, il ne s'encombrait pas de tels principes. Puisqu'ils étaient ici, à la même table que lui, c'était qu'ils pouvaient discuter tous les trois sans timidité.
« C'était un drôle de type. Il voulait me payer en techniques de dragues pour les filles, il faisait des tours spéciaux avec son flingue. J'en ai presque pleuré de rire sur le moment. Et toi, t'es affilié à quelle escadrille de l'armée ? »

La conversation continua bon train pendant une bonne heure. Aucun des Üniks ne semblait gêné d'une quelconque façon que ce fut. Ils passaient un moment très agréable, riant parfois. Comme il était un jeune homme sociable, Neo aimait ce genre de rencontres, faites totalement au hasard, et qui se poursuivaient dans un endroit chouette où l'on pouvait boire son coup. Janyce revint une fois pour les resservir, non sans adresser un clin d’œil complice à Silas qui l'avait complimentée un peu plus avant. Tout ce petit monde apprenait à se connaître, et tout se passait très bien. C'était calme, c'était cool. Tout allait bien.
Lucy traversa les portes battantes du Démineur alors que ces messieurs avaient vidé la moitié de leur deuxième verre. Elle avait l'air un peu moins énervée qu'auparavant, mais cet air boudeur et courroucé n'avait pas quitté son visage. C'était fou combien elle ressemblait à Lysa lorsqu'elle faisait cette tête. Neo but cul-sec ce qui lui restait de boisson, il sentait qu'il allait en avoir besoin. Janyce adressa un grand sourire à sa jeune sœur et lui tendit son tablier. Il était l'heure pour elle se de mettre également au travail. Tout comme son aînée, elle était serveuse dans la taverne familiale. Elle enfila ce modeste uniforme et porta une autre pinte à Neo sur sa demande.
« T'en as déjà marre d'Anathorey ? » ironisa-t-il d'un air goguenard  
« La ferme, espèce d'imbécile ! » s'écria Lucy dont la patience était déjà arrivée à bout.

Ce disant, elle eut un malheureux geste brusque, qui renversa la pinte de bière posée sur son plateau de service. Comme elle se trouvait proche de Naoki, le Chevalier reçut en plein sur ses vêtements une bonne partie de la boisson. Moment de stupeur générale, Lucy devint pâle comme une nonne. Elle baissa la tête, honteuse, et s'en alla chercher d'un pas vif un torchon propre avec lequel elle essuya son client.
« Je suis désolée » murmura-t-elle le rouge aux joues. Elle était terriblement gênée, car cela ne lui arrivait jamais. C'était plutôt la spécialité de Janyce de renverser les choses. Lucy était une jeune fille soignée et attentive. Mais ce jour-là elle s'était laissée submergée par ses émotions et c'était un client qui en payait le prix. En plus il avait l'air plutôt riche. Et s'il était influent ? Et s'il décidait de fermer le Démineur pour l'affront qui lui avait été fait ? Après tout on ne savait jamais à quoi s'attendre avec les hommes de l’Élite ! Oh, misère, en plus elle avait salit un homme de l'Elite. Neo devait avoir raison, elle et Anathorey ça devait faire deux. Voire plus que deux.
« C'est malin, Lucy... » dit Neo, trois minutes après la bataille, en regardant sa pinte vide, dont il ne pourrait jamais savourer les arômes. La jeune fille ne répondit pas. Elle osa lever la tête pour affronter le regard de celui qu'elle venait d'importuner. Elle s'attendait à prendre cher.
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Lun 12 Sep - 1:34

Nous étions donc toujours au Démineur, cela devait faire une bonne heure que nous étions installés près du comptoir, en première ligne pour recevoir les boissons fraiche tout juste tirées de leurs futs. Les discussions se chevauchaient, toutes possédant un intérêt plus ou moins réel ; Silas était le plus bavard de nous deux, racontant sa vie et ses anecdotes à son « nouvel » ami, comme s’il s’agissait d’une connaissance de longue date, mais ça ne m’étonnais pas plus que ça.
La serveuse nous resservi alors une tournée, faisant au passage un petit clin d’œil à Silas qui se contenta de lui rendre la pareil tout en y ajoutant un petit salut de la main. Parfois, mon cousin détournait son regard de la barmaid pour se reconcentrer sur Neo, mais pas d’un regard du style « je te regarde parce qu’on parle », mais plus du genre à le regarder de haut en bas comme pour l’examiner. Je connaissais les gouts de Silas, il n’était pas regardant en ce qui concerne le genre de ses conquêtes, mais je n’avais pas spécialement envie de savoir ce qu’il s’imaginait au moment ou il scrutait notre « ami ».

Neo se mit alors à m’adresser la parole, enfin il le faisait jusque-là, mais ses questions et autres remarques ne m’étaient pas directement destiné, si bien que Silas pouvait très bien s’en sortir pour répondre s’en que j’y mette mon grain de sel.
Le jeune homme évoqua le nom d’un de mes collègues, Ithilion Gwendilan. J’avais surement du le croiser au détour d’un couloir, je lui avais peut-être même parlé … c’est fort probable, mais si je devais retenir le nom de tous mes camarades … Et qu’est-ce que je pouvais en avoir à faire de sa vie et qu’il est acheté une moto dans le secteur. Je soupirai donc, puis Neo me demanda mon affectation, ce n’étais pas spécialement secret, mais d’un côté je n’avais pas spécialement envie de répondre, mais de l’autre je risquais de passer pour un associable … ce qui n’était pas totalement faux, mais l’alcool commençait à se faire ressentir, je n’ai jamais été un grand buveur et je ne suis pas excessivement doué pour le tenir ; me rendant légèrement plus bavard.

Je suis un soldat Random. En tant que lieutenant, je suis souvent en première ligne dans l’escadron d’élite de l’infanterie. C’est à nous de faire le sale boulot pour que vous puissiez vivre en paix.

Silas se mit à rire, car il savait très bien que ne n’étais pas capable de tenir beaucoup de breuvage mais également parce que mes « âneries » l’avaient toujours amusé.
Alors que nous venions de finir notre verre, une jeune femme entra dans le bar, c’était la même femme que celle que nous avions rencontré dans la rue quelques temps plus tôt, la sœur de Neo. Prenant le tablier, elle s’installa rapidement derrière le comptoir afin de prendre son service, elle travaillais donc ici. Surement la boutique familiale à en croire toute les chevelures rouges qui arpentaient le sol de ce modeste bar.
Je la regardai s’afférer, alors qu’elle venait tout juste de prendre son poste. Son frère lui commanda une nouvelle bière, qu’elle lui apporta rapidement. L’échange entre les deux individus était encore houleux, et leurs petite altercation eu pour raison de faire de moi un dommage collatéral. La demoiselle fit alors un geste brusque bousculant la bière tout juste servi qui vint se renverser sur le comptoir et dont la majorité du contenu était venu atterrir sur ma tenue de chevalier. La boisson fraiche sur mes vêtements, les transperça, provoquant un frisson de fraicheur dans mon corps qui était, bien qu’une chaleur étouffante fût encore présente, désagréable.
Se rendant vite compte de sa « bêtise », la jeune femme aux cheveux de feu se dépêcha de prendre un chiffon et vint à ma rencontre afin d’essuyer le breuvage qui avait été déjà bien imbibé mes vêtements, elle tapotait sur ma chemise, le visage concentré sur sa maladresse, les joues empourprées, la regardant ainsi, j’eu un petit rictus qui se forma sur mon visage.
Neo l’interpella, Lucy, c’était donc son prénom.
Après avoir enlevé, comme elle le pouvait, la bière qui était sur moi, elle recula d’un pas et continua de fixer ce que je pensais être le sol, ou alors continuait-elle de fixer mes vêtements collant du surplus d’humidité.
Une fois la bataille passé, je repris mes esprits et me leva.

Tchh ! Comment vais-je faire avec une tenue pareille ? Je ne peux pas me présenter ainsi !

Je n’étais que très rarement agréable, mais ce n’était surement pas lors de cas pareil que je l’étais le plus. Ma voix était ferme, signifiant mon mécontentement.
Nox piaillait doucement, passant son temps à me regarder moi puis la jeune femme, comme un enfant ne sachant pas comment réagir en voyant ses deux parents se disputer.
Silas me tapota l’épaule comme pour me demander de me calmer, je repoussais sa main d’un coup d’épaule avant de claquer la langue une nouvelle fois. Je soupirai un grand coup, puis passais ma main dans mon coup comme pour chercher à me calmer.

Auriez-vous des vêtements de rechange ? Je ne veux pas rester dans une tenue militaire sentant la bière comme si il s’agissait d’un ivrogne ayant passé toute sa nuit dans un bar après la fin de sa journée et dont les vêtements se serraient imbibé de l’odeur.

Nox se posa sur la tête de Lucy, apparemment satisfait de mon changement de ton envers la demoiselle.

Je compte sur vous pour me la nettoyer.

Je regardai alors la jeune femme du coin de l’œil, me tenant « adosser » au comptoir, attendant une réaction de sa part ; pendant ce temps, Silas continuait de sourire, décidément il avait le don pour m’agacer celui-là.
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Mar 13 Sep - 1:04

Il était prévisible que le dénommé Naoki ne soit pas très content d'être trempé de bière. Qui aimait puer l'alcool de toute manière ? Cela faisait mauvaise impression, et quant aux ivrognes ils ne sentaient plus les effluves de leur faiblesse depuis très longtemps. Les militaires hauts-gradés, si eux-mêmes n'avaient pas un penchant pour la boisson, devaient très certainement punir gravement les subalternes qui s'y adonnaient. Lucy en avait bien conscience, et elle n'était pas très fière d'avoir été aussi maladroite. D'autant que cela provenait d'une perte de patience de sa part. Mais c'était précisément parce qu'elle n'avait en ce jour aucune patience qu'elle ne se laissa pas faire par ce client qu'elle trouvait prétentieux.
« C'est bon, vous avez fini de couiner ? » demanda-t-elle avec affront une fois que Naoki eu terminé de déplorer ce qui lui était arrivé, non sans dissimuler son agacement. Elle affichait un visage colérique, et jeta énergiquement son torchon sur le comptoir, au nez de l'intéressé.

« Auriez-vous des vêtements de rechange ? Vous ne manquez pas de culot, vous vous croyez dans une blanchisserie ? »
Le changement de ton du Chevalier n'avait eu guère d'influence sur la colère de Lucy. Ce type avait réussi l'exploit de l'agacer encore plus vite que Neo. Elle n'entendait pas lâcher le morceau, malgré cet adorable Kokobot qui venait de se poser sur sa tête.
« Et vous comptez sur moi pour la nettoyer, hein ! Ce n'est pas parce que je viens de Nordkia que je suis une bonniche, vu ?
- Mais Lucy, tenta d'intervenir Janyce pour apaiser les tensions, c'est quand même toi qui a fait une boulette, c'est normal qu'on te demande de la réparer.
- Je sais ! protesta la petite sœur. Mais du reste Monsieur n'avait pas à s'adresser à moi de cette façon ! Ça ne vous arrive jamais de faire une erreur ?! »
La jeune femme défiait du regard le Chevalier, tandis que Neo s'amusait beaucoup de la situation. Contrairement à Janyce, il n'avait pas l'intention de mettre son grain de sel dans ce conflit. C'était marrant de regarder Lucy s'énerver autant, surtout avec ce type-là qui n'avait pas l'air de se prendre pour de la fiente de Bicorne.

Comme Naoki ne la regardait même pas en face, Lucy sortit de derrière le comptoir et vint lui faire face. Elle se plaça même juste sous son nez, de sorte qu'il n'évite plus son regard.
« Tout ne se passe pas comme on veut dans la vie. La preuve, je suis obligée de présenter des excuses à l'abruti pédant que vous êtes ! »
Neo et Janyce échangèrent un regard entendu. Ouah. Jamais ils n'avaient vu leur sœur autant en pétard – pas même Neo, qui pourtant venait d'essuyer une dispute avec elle il y avait à peine plus d'une heure. Après un face à face de quelques secondes avec Naoki, Lucy tourna les talons et se dirigea vers un long couloir tortueux qui se cachait derrière une porte. Comme elle remarqua que sa victime ne la suivait pas, elle soupira.
« Bon, vous venez, qu'on en finisse avec cette histoire de chiffons ? »
Lorsque le Chevalier la suivit, il put remarquer qu'elle l'avait mené dans un cellier où s'entassaient des fournitures en tout genre, qui se trouvait au bout du couloir qu'ils venaient d'emprunter. La jeune fille alluma la lumière et commença à fouiller en bougonnant dans un carton, puis en sortit une chemise et un pantalon propres. Elle les tendit à Naoki sans grande délicatesse :
« C'est tout ce qu'on a. Soit vous les enfilez, soit vous restez nu comme un ver, je n'en ai rien à cirer. Je vous laisse vous changer »

Ce disant elle se dirigea vers la porte du cellier, mais elle eu beau actionner la poignée autant de fois qu'elle le voulut, elle refusa de s'ouvrir. Même en y mettant le poids de ses épaules et de son corps, impossible de faire bouger ce foutu bout de bois ! Lucy fouilla dans sa poche. Évidemment, elle n'avait pas la clef.
« Oh non, c'est pas vrai... »
Elle jeta un regard un peu paniqué à Naoki. Non, non, non, non. Elle ne s'était quand même pas bêtement enfermée avec ce type ?! Elle tenta d'appeler Janyce et Neo, mais comme ils se trouvaient tout deux dans une pièce étroite au fond d'un couloir tortueux, lui-même derrière une porte, il n'y avait aucune chance qu'on entende leurs appels. Il n'y avait pas de fenêtre, ni de petite lucarne. Lucy inspira profondément et resta bloquée. Non, elle ne rêvait pas, elle s'était bel et bien enfermée avec Naoki. Celui-là même qu'elle venait d'enguirlander salement. Bon sang, mais quelle journée pourrie !
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Mar 13 Sep - 15:11

Alors que j’attendais en fixant la jeune Lucy, cette dernière eu une réaction auquel je ne m’attendais pas, sous ses airs de petite fille adorable et timide, elle était en réalité capable d’hausser la voix à quelqu’un d’autre qu’à son frère. Elle se mit à me hurler dessus, concernant principalement mon comportement vis-à-vis de la catastrophe qu’elle avait elle-même provoqué, apparemment cela ne lui plaisait pas d’être traité de cette manière bien que responsable de toute cette folie.
Elle me reprochait principalement ma façon de parler, pensant surement que si je lui parlais de cette façon était dû à sa maladresse, or, ce n’était pas le cas, quel que soit le moment du jour ou de la nuit, je suis bien souvent pareil. Certes, cette petite histoire n’avait pas amélioré mon caractère, mais si elle me connaissait un peu mieux elle saurait que ce qu’elle critiquait n’était pas simplement un moment de colère passager.
Je la vis ensuite faire le tour du comptoir afin de me faire face, plutôt proche de moi d’ailleurs, assez pour observer ses iris d’un gris anthracite de près, afin de m’insulter de plus belle. Je ne pus m’empêcher d’étouffer un léger rire. C’était assez drôle de la voir ainsi, pourtant on ne se connaissait pas, mais j’avais envie de la provoquer plus afin de connaitre toutes ses facettes cachées.

La demoiselle m’emboita le pas, et commença à se diriger vers un couloir avant de s’arrêter et m’interpeller.
*Alors comme ça ce chaton à des griffes hein ? … Intéressant.*
Je la suivais donc, toujours l’alcool faisant son effet, je marchais droit et j’avais le libre contrôle de mes mouvements, mais je ressentais malgré tout que le breuvage était bien présent dans mon organisme.
Lucy m’avait emmené dans une sorte de cellier, ou un débarras, je ne savais pas quel mot je devais utiliser pour qualifier cette endroit, mais la demoiselle se mit à chercher des vêtements afin de pouvoir enfin changer ses vêtements maintenant poisseux. Elle ne tarda pas à me donner, même si jeter était ce qui pouvait presque le plus imager cette scène, une chemise et un pantalon, tous deux d’une qualité satisfaisante ; pendant un instant j’aurai cru qu’elle m’aurait donné de vulgaires guenilles tout justes portables, mais ce ne fut pas le cas. Dommage ça aurait pu être une autre occasion de voir sa réaction face à un « abruti pédant » tel que moi.

Après m’avoir donner ce que je lui avait réclamé, je vis la jeune femme se diriger vers la porte tandis que je commençai à me déshabiller, je jetai toujours un coup d’œil à cette dernière qui ne bougea plus une fois arriver devant la porte. Puis elle lâcha un « cri » de désespoir avant de me regarder rapidement, alors que je venais tout juste d’hotter ma chemise.
Je continuai donc à enlever le reste de mes vêtements les posant sur une chaise qui trainait par là. J’étais maintenant en caleçon et la tentation fut trop grande, peut-être à cause de l’alcool, où juste parce qu’il fallait un prétexte au cas où l’on me reprochera quoi que ce soit, je m’approchais de la jeune femme qui me tournait le dos. Je posais ma main sur la porte toujours fermé et m’approcha suffisamment pour qu’elle puisse sentir mon torse dans son dos avant de lui chuchoter à l’oreille.

Que se passe-t-il Lucy ? Tu tenais absolument à rester seule avec moi au point d’avoir volontairement oublier cette clé nous isolant du reste du bar ? Alors cette bière renversée ne serait donc pas si accidentelle finalement …

Je restai quelques instant dans cette position, n’attendant pas nécessairement une réponse de sa part, puis je me reculais en me mettant à rire tout en me dirigeant vers les vêtements que la jeune femme m’avait préparé afin de m’en revêtir.

Rassures-toi, je ne suis pas un tel enfoiré et l’alcool que j’ai bu jusqu’à présent n’est pas suffisant pour que j’ose faire ce genre de chose à une jeune femme. J’ai tout de même des principes.

Je finissais d’enfiler ma chemise et commença à la boutonner.

Mais si c’est ce que tu désires, alors on peut toujours s’arranger …

Cette fois, j’avais un sourire provocateur sur le visage, je savais très bien qu’elle ne dirait jamais oui et je n’étais pas spécialement le genre d’homme à profiter de la moindre occasion pour sauter sur une femme.
J’attrapai dans ma veste de chevalier deux de mes couteaux de lancer et m’approcha d’elle.

Nous sommes donc enfermé ici n’est-ce pas ? Nous avons donc deux choix, soit resté ici à attendre que mon cousin ou ton frère se rendent compte de notre longue absence pour venir nous chercher, soit m’autoriser à forcer la serrure de cette porte qui sera à changer par la suite. De mon côté, je m’en fiche un peu, après tout, au final on finira par sortir.

Je regardai en coin la jeune femme qui n’avait pas bougé d’un pouce, je soupirai alors longuement avant de lui parler calmement comme pour la rassurer.

Tu t’inquiètes à ce point de te retrouver seule avec moi ou seulement parce qu’après avoir déversé toute ta colère sur ma personne, tu te sens mal à l’aise en ma présence ? Aaaah … Je ne t’ai pas traité de la sorte parce que tu viens de Nordkia ni même parce que tu m’as renversé cette bière, je traite tout le monde de la même façon. Disons que la bière à fait déborder le vase.

Je m’asseyais donc, le dos au mur les couteaux de lancer à la main, jouant avec en les lançant en l’air avant de les rattraper tout en attendant la réponse de Lucy.
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Mar 13 Sep - 20:52

Lucy continua de lutter pendant quelques instants avec la porte, bien que ses petits bras ne lui donnent pas beaucoup de force. Elle ne prêtait même plus attention à Naoki le temps qu'elle s'acharna sur le verrou. Pourtant lui, il ne l'avait pas oubliée. Alors qu'elle baissait les bras, elle l'entendit subitement chuchoter au creux de son oreille. Elle tourna légèrement la tête, et constata avec effroi qu'il s'était déshabillé !
« Mais qu'est-ce qu'il fabrique ?! » songea-t-elle le voyant déambuler en caleçon. Et surtout pourquoi se tenait-il aussi prêt d'elle pour lui dire ces choses dégoûtantes ? Pourquoi la tutoyait-il subitement ? Bien sûr que non, elle n'avait pas fait exprès de s'enfermer avec lui ! Qu'allait-il faire ? Elle était prise au piège entre la porte et ses bras... Et quand bien même elle se déroberait de son emprise, le cagibi était tout petit, il aurait vite fait de revenir l'ennuyer. Rougissant comme jamais elle n'avait rougit, Lucy sentit une boule de peur acide se former au creux de son ventre. Ce type était peut-être un malade mental ? Ou pire : un obsédé sexuel en manque. Il s'était peut-être fâché de s'être fait parler sur ce ton ? Mais comment se défendre si jamais il décidait de s'en prendre à elle ?!

Au bout de quelques secondes, Naoki recula et se mit à rire. Lucy écarquilla de gros yeux surpris. C'était... une blague ? Ils s'étaient retrouvés enfermés dans un endroit aussi glauque et il avait jugé bon de se désaper pour lui faire une farce débile ?! Elle sentait qu'elle allait l'égorger. Même une petite cuillère aurait fait l'affaire... Loin de se douter qu'il était la victime potentielle d'une tentative de meurtre, Naoki avait entrepris de faire la conversation. En reboutonnant sa chemise, il rassura la jeune femme et lui dit qu'agir comme un prédateur sexuel n'était pas son genre. Quoiqu'il pouvait changer d'avis, si d'aventure elle en nourrissait le souhait.
« QUOI ?! » s'écria Lucy, complètement outrée par ce qu'elle venait d'entendre. Mais pour qui se prenait ce type ? Il se croyait irrésistible peut-être ? Certes il était mince, il avait un beau visage, un regard accrocheur, des cheveux impeccables et une voix raffinée... Oui, bon, il était très bien fait de sa personne. Elle fut bien forcée de l'admettre, car trouver des arguments en faveur d'une critique acerbe s'avéra plus compliqué que ce qu'elle aurait cru. Mais cela n'empêchait qu'il était un sale mouchard prétentieux à l'humour plus que discutable ! Avait-il une idée de la peur qu'elle avait eue ? … A en juger par la manière dont il avait ricané, oui, il devait s'en douter. La jeune fille s'énerva d'autant plus qu'elle trouvait elle-même les réponses à ses propres questions.

Naoki s'approcha d'elle, un petit couteau à la main et un sourire provocateur fiché sur le visage. Ils avaient deux solutions : attendre qu'on remarque leur trop longue absence ou bien forcer le verrou – avec ce couteau, se dit Lucy. Il ne semblait pas stressé du tout par la situation. Au contraire il était optimiste, ils allaient bien finir par sortir de toute manière. Lucy le savait elle aussi en son for intérieur, mais se retrouver enfermée ici avec celui qu'elle venait d'engueuler comme un chiffonnier lui avait donné un tel sentiment de stupidité qu'elle en avait perdu ses moyens. Elle fronça les sourcils et détourna le regard. Ce qui valut de faire soupirer le Chevalier. Bizarrement il lui parla d'une façon beaucoup plus gentille, comme pour la rassurer. Non, il ne l'avait pas traitée de la manière dont il l'avait fait parce qu'il s'adressait à une Docker. C'était tout bêtement sa manière de parler habituelle, la mauvaise humeur aidant un peu. Ce disant il s'assit dos au mur adjacent, en jonglant avec son fameux couteau. Lucy porta son regard sur lui. Quant à savoir si elle était mal à l'aise du seul fait d'être enfermée ou du fait qu'elle s'était mise en colère après lui...
« Je dois répondre pas ordre alphabétique ou chronologique ? »

Elle se laissa glisser le long de la porte, pour s'asseoir à son tour. Toutes les émotions de sa journée l'avaient épuisée. Un petit moment s'écoula.
« Si on attend que mon frère se rende compte de notre absence on sera encore là le mois prochain. Il est bien trop distrait et idiot pour se soucier de ces choses-là. Votre cousin aura peut-être plus de présence d'esprit »
Lucy observa un instant Naoki en silence. C'était un binoclard. Un binoclard qui avait de la jappe. Derrière les verres rectangulaires se trouvaient deux yeux d'un bleu clair qu'elle n'avait encore jamais vu. A croire que les hommes d'Anathorey n'étaient pas faits comme les jeunes hommes de Nordkia. C'était assez étonnant. Ceci dit elle-même n'avait pas un aspect très typique, avec ses cheveux rouges comme la braise et ses yeux gris anthracite. Mais quand on se regarde tous les matins dans un miroir, on finit par se trouver complètement banal. Comme elle ne quittait pas le jeune homme des yeux, elle finit par secouer la tête. A force il allait se faire des idées et ce n'était pas du tout le moment de glisser sur ce terrain-là. Du moins elle essayait de s'en convaincre.

Au final, Lucy se dérida un peu. Un petit sourire vint s'installer sur son visage. Avec le recul, c'était plutôt marrant comme situation. Mais jamais personne ne devrait être au courant de cela, sinon elle le tuerait pour de bon.
« Si vous décidez de forcer la serrure, ce sera à vous de payer les réparations » déclara-t-elle d'un ton militaire, le même que celui qu'elle prenait lorsqu'elle parlait affaires. Elle avait beau être la cadette de sa fratrie, c'était elle qui rigolait le moins lorsqu'il était question d'argent.

Dans la salle de service, Neo regarda l'heure sur la modeste pendule qui était accrochée au mur. Ils en mettaient du temps pour une simple histoire de fringues, ces deux-là.
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Mar 13 Sep - 22:15

Lucy fit comme moi, elle s’asseya en s’adossant à la porte, son visage était plus décontracté et je ne voyais plus une once de colère dans ses yeux, elle se permit de blaguer et même de sourire. Chose qui aurait été surement improbable si on me l’avait demandé quelque temps plus tôt. En y regardant de plus près, ce côté là de sa personnalité n’était pas non plus désagréable et lui seyait davantage à son visage quelque peu enfantin mais mêlant une certaine maturité.

Je sentis son regard se poser sur moi pendant quelques instants, étais-je si intéressant que ça ? A moins que ce ne soit que mon lancer de couteau qui captait toute son attention.
Elle exposa alors, d’un ton militaire une “menace” concernant ma responsabilité si j’en venais à forcer la serrure qui nous coupait de notre liberté, encore une fois, c’était une autre facette de sa personnalité qui venait d’émerger. Ce qu’on pouvait apprendre d’une personne lorsque l’on est enfermé dans la même pièce …

Je mis à genou lui faisant signe de se décaler légèrement afin de me laisser le champ libre pour examiner la serrure. Je retirais mes lunettes, et les confiais à Lucy, car bien qu’utile, pour regarder de si près, elles ne m’étaient d’aucunes utilités puis je regardais de nouveau la jeune femme qui se tenait près de moi.

A ta place, je ne ferai pas autant confiance à Silas. Si tu veux mon avis, il doit encore être en train de reluquer ton frère ou ta soeur tout en découvrant la vraie vie de se monde loin de sa cage doré. Si tu considères ton frère comme étant distrait, c’est la preuve que tu ne connais pas mon cousin …

Je soupirai alors.

Il m’apprécie énormément certes, mais lorsqu’il a quelque chose dans le collimateur, c’est dur de le lui retirer. Autant dire que nous pourrions passer un long moment ensemble, du moins jusqu’à ce qu’il se soit lassé de ta famille.

Je pris mon couteau puis je commençai à forcer la serrure, je regardai une nouvelle fois Lucy et lui fit un clin d'oeil complice.

Disons que le prix de la réparation remplacera le prix du pressing, qu’en dis-tu ?

Je concentrais mon esprit sur la serrure, tout en me remémorant ce que je venais tout juste de faire …
Qu’est-ce que je fais moi au juste ? Faire un clin d’oeil … mais je vous jure … plus jamais je ne bois … JAMAIS !

Ce n’était pas aussi simple que ça de crocheter une serrure, surtout lorsque l’on a pas les bons outils. Un couteau, c’était trop gros pour pouvoir mener à bien cette action, si bien que je devais m’y prendre plusieurs fois sans grands résultats, me coupant à plusieurs reprises les doigts.

Tchh ! Elle ne veut pas se laisser faire …

Je me relevais pour prendre un autre couteau afin d’avoir un peu plus de matériel et ainsi faciliter l’ouverture de la porte qui ne se fera pas via la serrure.

Finalement changement de plan … je vais devoir attaquer le bois afin de forcer la porte à s’ouvrir … Je doute que le pressing soit suffisant pour rembourser ce que je vais faire. Mais quand on a pas le choix.

Je commençai donc à creuser dans le bois avec mes couteaux afin de libérer le loquet qui nous bloquait la porte. Le bois étant plus dense que ce que je pensais, je devais donc insister pour retirer les unes après les autres les couches de bois.
J’arrivais finalement au but, il ne restait plus qu’à tirer un bon coup sur la porte pour pouvoir sortir de cette pièce qui était devenu un vrai four, d’une part à cause de la chaleur déjà présente en cette journée mais également à cause de la petite surface qu’offrait ce cellier à deux personnes enfermés depuis plusieurs minutes maintenant, je dégoulinais de sueur si bien que je dû déboutonner ma chemise qui avait été teinté de rouge à cause des entailles sur mes mains.

Maintenant que le plus dur est fait, je te demanderai de bien vouloir de décaler afin de retrouver notre liberté.

Une fois Lucy n’étant plus dans le sillage de la porte, j’agrippai la poignée puis tira de toute mes forces. La porte s’ouvrit, décrochant sur son passage un morceau de l’encadrement en bois que j’avais déjà bien abîmé.
Je me grattai l’arrière du crâne puis haussa les épaules.

Après toi ! Après tout tu tenais tellement à t’enfuir n’est-ce pas ?

Je pouvais sentir, l’air sur mon corps, et bien que chaud, celui-ci était rafraichissant. Puis je m'engageais dans le couloir en suivant la demoiselle aux cheveux de feu.
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Dim 18 Sep - 19:20

Naoki fit un petit geste pour que Lucy s'écarte de devant la serrure, puis il lui confia ses lunettes avant de commencer à trafiquer le loquet. La jeune femme s'empara doucement de la monture noire et épaisse, rectangulaire, qui donnait un aspect strict à son porteur. Il savait parfaitement déjouer cette allure en arborant un sourire moqueur ou en coin qui lui donnait immédiatement des airs de tête à claques. Un intello malicieux aux cheveux en bataille qui s'amusait à taquiner autrui. Lucy ne put s'empêcher de penser que cela devait plaire à certaines filles, mais elle se sentit gênée rien qu'à cette pensée. Est-ce que c'était sa recherche active d'âme sœur qui lui faisait voir les « bons côtés » de tous les hommes qu'elle croisait ?! C'était agaçant à la fin...

Heureusement pour elle Naoki continua leur conversation sans se douter de tout ce méli-mélo qui bourdonnait dans l'esprit de la jeune fille. Il lui confia que si Neo n'était pas fiable, ne fallait pas davantage compter sur Silas : il était sans doute bien trop occupé à reluquer les aînés de la famille Collins à l'heure où ils parlaient, sans se soucier de ce qui se passait autour de lui. Lucy haussa un sourcil, étonnée d'entendre une telle chose. Alors ce cousin souriant et flegmatique était un coureur de jupons... et de jeunes hommes. Dès qu'il contait fleurette, il oubliait totalement son Chevalier bien-aimé pour se concentrer sur ses petits jeux de séduction. Elle rit légèrement, en songeant à Neo se faisant courtiser par un autre garçon. Il ne devait sans doute pas être très à l'aise.
« Je comprends, dit-elle avec amusement, mon frère est un vrai tombeur lui aussi. Quand on se promène ensemble il n'est pas rare que je rentre seule parce qu'il aura harponné une fille au passage ».

Bataillant avec la lame de son couteau contre le vieux bois de la porte, le Chevalier fit une proposition que Lucy ne put refuser : la porte serait le paiement pour les dommages causés aux vêtements baignés de bière. Là-dessus, il marquait un point. Et le clin d’œil complice qu'il lui adressa en avançant ce marché ne lui permit pas de répliquer. Non seulement il avait raison sur le point de ce qu'ils fussent désormais quittes, mais en plus il était bien plus mignon sans ses lunettes. … Hein ? Lucy manqua un battement de cœur à cette pensée, elle déraillait complètement, qu'est-ce qui la prenait tout à coup ?! Elle n'entendit même pas ce que Naoki lui dit par rapport au fait qu'il devrait abîmer la porte plus qu'il ne l'avait prévu. Elle délirait complètement.
Ma pauvre fille, se dit-elle, c'est la chaleur qui te fait perdre les pédales ! Il était impensable qu'elle trouve à son goût un homme qu'elle venait de traiter d'abruti pédant. Ils étaient enfermés ensemble, par mégarde, elle avait paniqué, elle cherchait sans doute à se rassurer d'une façon plus ou moins étrange. Oui c'était certainement cela : elle cherchait à se rassurer ! Alors son attitude était normale. Et lui, il était toujours aussi insupportable. A n'en pas douter, ne serait-ce qu'une seconde. Lucy refusait l'idée de se transformer en cruche sensible. C'était contre ses principes les plus fondamentaux.

Le Chevalier, décidément bien loin de tout ce que la pauvre Docker pouvait penser, lui demanda de s'écarter encore de la porte. Lucy eut tout juste le temps de s'exécuter que le garçon s'empara de la poignée, tira de toutes ses forces et parvint finalement à l'ouvrir. Il l'invita à sortir, en se grattant la nuque d'une main et tenant un morceau du cadre en bois de l'autre.
« Après toi ! Après tout, tu tenais tellement à t'enfuir, n'est-ce pas ?
- M-merci... Mais pas la peine de faire le malin ! » articula Lucy en sortant prestement. C'était quoi son problème à ce type ? Oh, et cette manie qu'elle avait de rougir depuis le début de cet après-midi, c'était vraiment énervant. Elle se gratta frénétiquement le crâne en parcourant le couloir, comme si elle voulait ébouriffer davantage ses cheveux courts, puis elle pénétra dans la salle de service avec le plus de dignité possible.

Ils se retrouvèrent tous deux face à Neo et Silas, le second hilare et le premier un peu « rigide ». Janyce quant à elle leur adressa un grand sourire quand elle les vit revenir.
« Oh, vous revoilà ! Tu as eu du mal à lui trouver des vêtements, Lucy ?
- Non ! Enfin, euh, oui » répondit la petite sœur hâtivement. Janyce, étonnée, la suivi d'un regard interrogateur jusqu'à ce qu'elle vienne s'asseoir à une table juste à côté du bar. Elle semblait lessivée. En parlant de lessive...
« Ces vêtements vous conviennent, Naoki ? demanda poliment Janyce. Si vous voulez Lucy peut vous conduire à une blanchisserie pas loin d'ici, ils se chargeront de nettoyer votre uniforme ».
La jeune fille adressa un regard foudroyant à sa grande sœur, mais celle-ci lui adressa un sourire aussi charmant que meurtrier. Elle avait fait suffisamment de bêtises pour aujourd'hui, elle n'avait pas en plus l'intention de faire éclater une dispute entre sœurs ? Trop effrayée par Janyce, Lucy acquiesça.
« Je viens avec vous ! » éructa Neo en se levant d'un bond. Il n'en pouvait plus de ce presque tête à tête avec Silas, ce cousin était envahissant, indiscret et particulièrement... dérangeant.

Au moment de sortir du Démineur, Lucy se retourna timidement vers Janyce.
« I-il faudra remplacer la porte du débarras.
- Ah bon ? Mais pourquoi cela ?
- Tout ça c'est de sa faute ! » s'écria-t-elle en pointant Naoki. Puis elle se rua hors de l'établissement, avant que quiconque ait le temps de dire quoi que ce soit. Janyce et Neo échangèrent des mines décontenancées. C'était quoi cette histoire de porte ? Mais Lucy était déjà partie en direction de la blanchisserie, en fulminant. Qu'on se dépêche, avant qu'ils ne ferment !
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Dim 25 Sep - 21:54

Lucy semblait s'imaginer la réaction de son frère face à Silas qui serait en train de lui faire du rentre dedans, je dois bien avouer que voir notre nouvel “ami” dans une telle situation était assez marrant. Surtout parce qu’il avait l’air si sûr de lui que le voir ainsi pouvait s'avérer intéressant.

Notre libertée arrivée, je suivais donc Lucy dans le couloir jusque dans le bar où était toujours présent Silas, Neo et la soeur de la jeune femme et du nouveau jouet de mon cousin. La demoiselle avait l’air bouleversé et se débattait toute seule, c’était plutôt amusant à voir, j’aurai bien aimé connaître la raison de toutes ces gesticulations. Je me mis alors à sourire et pouffa légèrement avant de mettre le pied en dehors du couloir, m'inondant alors de la lumière environnante du bar.
Le visage de Neo s'était illuminé en nous voyant, comme s’il était soulagé de nous voir revenir, et à en voir le sourire de Silas, ce n’était surement pas à cause de notre long moment d’absence. Mon cousin avait apparement encore fait des siennes, mais le connaissant, il avait dû juste faire quelques allusions avec se sourire qui lui est propre, le rictus mystérieux qui laisse planer le doute sur les réelles intentions qu’il pouvait essayer de cacher ou non.Personnellement j’avais l’habitude de ce sourire et je comprenais rapidement ce que celui-ci cachait ou plutôt ce qu’il ne cachait pas.
Ma camarade s'était mise à parler à sa soeur, tandis que mon cousin se joignit à moi et me pris les mains.

Que t’est-il arrivé ? Qu’as-tu fait à tes mains ?

Je retire la prise de Silas et me mis à claquer la langue.

Tu pourrais au moins prendre un peu soin de toi tu ne crois pas ? Regardes moi toutes ses coupures et à en juger par ses marques de sang sur ta chemise, tu as dû bien te blesser.

Je soupirai et alors que je m'apprêtais à répondre, agacé par les remarques de Silas, ce que je soupçonnais être la grande soeur des deux personnes aux cheveux de feu m’adressa la parole.

Oui ils sont parfait, légèrement grand cela dit, mais j’ai au moins une assez grande liberté de mouvement contrairement à ma tenue de chevalier qui est plutôt rigide.

Lucy devait, en tout cas d’après la serveuse du bar, m’accompagner jusqu’à la blanchisserie la plus proche afin de faire nettoyer mes vêtements imbibé d’alcool, renversé par la plus jeune soeur.
Neo se releva alors subitement comme s’il cherchait à s’échapper de Silas qui était revenu à l’attaque en le regardant simplement avec ce sourire qui le caractérisait si bien.

La demoiselle avec qui j’étais resté enfermé fit alors une remarque à la femme qui était derrière le comptoir concernant la porte que j’avais du abîmer afin de nous libérer de ce petit débarras dans lequel nous étions enfermé quelques temps plus tôt.
J’eu a peine le temps de jeter un coup d’oeil au couloir qui menait jusqu’à la porte que j’avais tout juste détruite que j’entendis Lucy s’écrier ce qui semblait être ma responsabilité dans l’affaire avant qu’elle ne s’enfuit vers l’extérieur.
Je ne réfléchis alors pas et me mis à la poursuivre.
Qu’est-ce qu’elle peut avoir en tête celle là !

A peine avais-je passé la porte que je jetais de rapide coup d’oeils de droite à gauche afin de repérer dans la foule encore présente, la couleur rouge significative de l’appartenance de la famille de Neo visiblement. Je ne mis pas longtemps avant d'apercevoir au loin une petite tignasse rouge s’enfuir au loin. J’allais donc à sa poursuite, bousculant au passage de nombreux passant et essayant d’en éviter autant que possible afin d’éviter de la perdre de vue.
Je gagnais du terrain et la distance qui nous séparait dorénavant n’était plus importante, il me suffisait encore d’une légère accélération avant de pouvoir la rattraper.

Tchh ! Si tu crois que je vais te laisser t'échapper ainsi tu te goures complètement …

A peine eu-je fini de prononcer ma phrase, que j’attrapais le poignet de la jeune femme avant de la tirer vers moi, la prenant dans mes bras l’empêchant ainsi de tomber à cause du rapide changement de direction de la demoiselle.

Tu pensais vraiment t’enfuir ainsi ? Comment vais-je rejoindre la blanchisserie si la personne qui dois m’y emmener s’échappe …

Je soupirai, la jeune femme toujours dans mes bras. Me rendant compte que nous étions tout deux bien proche, je lâchai alors ma prise et fit un pas en arrière avant de détourner le regard en me grattant l'arrière du crâne. Décidément, je ne sais pas ce que j’avais aujourd’hui, mais si c’était réellement les effets de l’alcool mêlé à la chaleur, je me refusais de toucher encore une fois un seul de ces breuvages.

En plus maintenant il faut retourner au bar afin d’aller les chercher vu qu’ils sont resté là-bas … A moins que Silas ou ton frère ne viennent nous rejoindre accompagné de ma tenue.

Je regardai de nouveau ma camarade du coin de l’oeil toujours un peu “gêné”.

Et euh … pour cette porte … je rembourserai les dégâts.
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Jeu 19 Jan - 14:38

Lucy marchait d'un pas si hâtif qu'elle ne remarqua pas avoir distancé Naoki. Elle se sentait agacée, mais aussi terriblement gênée pour une raison qui lui échappait. Elle se sentait étouffée d'une moiteur étrange, dont elle n'aurait su dire si elle venait du soleil du désert ou bien de ses émotions. Cela faisait à peine quelques heures que ce Chevalier de malheur avait débarqué, et elle n'avait eu que des problèmes. Pour une première approche avec un homme d'Anathorey, c'était plus que décevant. Ses oreilles de jeune fille avaient entendu que les garçons de la capitale étaient élégants, bien éduqués, corrects comme de parfaits gentlemen. Silas correspondait bien à cette description, mais Naoki... C'était quoi son problème à ce nigaud ? Lucy n'aurait su dire ce qui l'énervait le plus chez lui. Son air arrogant, son ton suffisant, ou le fait qu'il avait un sourire à tomber par terre.

A peine ces pensées effleurèrent son esprit qu'elle secoua sa tête comme un chaton tout mouillé. Ce n'était pas cela dont elle rêvait, ce n'était pas de ce genre d'homme ! Elle avait toujours été un peu fleur bleue, ce qui n'avait jamais manqué de lui attirer des moqueries. Mais les railleries n'avaient jamais eu raison de son rêve : trouver l'amour à Anathorey et vivre dans des conditions meilleures, bien meilleures que Nordkia. Elle aspirait à une vie simple et paisible. Une fois qu'elle aurait trouvé son prince, elle pourrait ouvrir une boutique dans une des rues commerçantes de la capitale. Alors elle vivrait dans une jolie maison toute simple et y inviterait sa famille aussi souvent qu'elle le pourrait. Elle n'aurait plus peur d'avoir faim ou d'avoir soif, elle ne serait plus obligée de travailler du matin jusque dans la nuit pour finalement toucher des clopinettes. Elle se serait débrouillée pour mener une vie heureuse aux côtés d'un homme qui la rendrait heureuse. Tant pis si cela faisait rire ceux à qui elle avait osé en parler, son grand dadais de frère compris. Alors pourquoi était-ce un pauvre type aux antipodes de tout cela qui lui faisait de l'effet ?

« Tchh ! Si tu crois que je vais te laisser t'échapper ainsi tu te goures complètement … »

Soudain on attrapa le poignet de Lucy, qui  poussa une exclamation de surprise. Entraînée vers l'arrière, on la força à faire volte-face, et elle réalisa alors qu'elle s'était retrouvée dans les bras de Naoki. Il la tenait si fermement contre lui qu'elle n'aurait pu se dégager sans se débattre un minimum. Mais elle ne le fit pas. Au creux de son étreinte, elle put sentir son odeur. Un parfum assez délicat et subtil, mêlé à un touché solide qui lui donnait l'impression d'être toute petite. La chaleur dans laquelle elle se sentait enfermée augmenta d'un cran. Elle aurait voulu lui dire de la lâcher immédiatement, et lui donner une bonne gifle. Mais si la scène se jouait parfaitement dans son esprit elle ne parvint pas à la rendre réelle.
L'intéressé poussa un soupire. Comment trouver la blanchisserie si elle tentait de le semer en s'échappant de la sorte ?
« Mais... j-je ne m'échappais... » balbutia Lucy sans terminer sa phrase.
Elle ne détachait pas son regard des yeux bleu glace du jeune homme. Ils étaient pénétrants et purs, d'une franchise tranchante. Et ces bras coriaces qui la maintenaient fermement... Jamais elle ne s'était retrouvée physiquement aussi proche d'un homme. Alors elle se mit à rougir, à rougir comme si elle était au bord de l'explosion. Personne ne l'avait jamais touchée ainsi, personne d'étranger à sa famille ne l'avait jamais prise dans ses bras. Autant de nouvelles sensations, bien que banales pour tout un chacun, étaient propices à faire perdre pied à l'inexpérimentée jeune fille. Ce qu'ils pouvaient être proches...

Naoki desserra son étreinte, en détournant le regard et en se grattant la nuque, laissant Lucy reprendre son souffle tant bien que mal. Elle tenta de dissimuler ses émotions, mais elle n'était pas une de ces filles secrètes. Au contraire, n'importe qui pouvait lire en elle comme dans un livre grand ouvert. Quand Naoki lui parla des vêtements qu'ils avaient oublié, elle sentit son cœur se serrer fortement. Bon sang, c'était pas possible d'être aussi idiote ! Mais la pauvre ne put rien articuler d'intelligent, tant elle avait du mal à retrouver les idées claires. IL n'avait pourtant fait que la prendre dans ses bras, ce n'était pas si extraordinaire. Se répéter ces mots ne la faisaient pas recouvrir son état normal pour autant. Quelque chose en elle s'était un peu tordu à ce moment-là. Agréablement tordu, qui plus était.

« Et euh … pour cette porte … je rembourserai les dégâts » dit Naoki, en regardant Lucy du coin de l’œil.
- Assez avec ces histoires de porte ! » s'agaça-t-elle pour oublier son ébullition émotionnelle. « J'ai dit qu'on était quittes alors... Laisse tomber ! »
Elle se voulut la plus décidée que possible, mais elle prit bien soin de ne pas relever la tête vers lui, les pommettes encore bien trop roses pour qu'elle ait osé le faire. Lorsqu'elle le fit, elle croisa le regard de Neo, arrivé derrière eux depuis un moment sans qu'aucun des deux ne l'aient remarqués. Lucy adressa un regard tout rond à son frère.
« Z'avez oublié ça ! » dit-il en lui tendant un sac en papier, qui contenait l'uniforme à faire nettoyer. La jeune fille ne se fit pas prier pour s'en saisir, honteuse d'avoir été aussi étourdie. Elle avait eu décidément bien du mal à faire fonctionner son cerveau, ce jour-là.
« Allez, j'vous laisse les tourtereaux. Et pas d'cochonnerie sur la voie publique, vu ? » lança Neo en tournant les talons, plus que satisfait de son trait d'esprit lourdingue et de l'air meurtrier que prit sa petite sœur. Il les avait vu. Ce crétin avait tout vu, se gardant bien de signaler sa présence, et voilà qu'en plus il jubilait. Lucy serra les poings.
« Va crever dans les Ghettos !! » s'égosilla-t-elle. Elle le lui ferait payer. Elle lui ferait ravaler son sourire à la gomme, à ce fanfaron insupportable et débile qui lui servait d'aîné.

« Bon, on y va à cette fichue blanchisserie ?! » s'écria Lucy sans rien perdre de son énervement. Elle flanqua le sac de vêtements dans les bras de Naoki et se mit aussitôt en route. Cette fois, il avait intérêt à la suivre, car elle ne s'arrêterait pas une minute de plus pour attendre Monsieur.

Quand ils arrivèrent sur place, l'uniforme fut confier à un employé qui leur donna en échange un billet de passage, indiquant l'heure à laquelle ils pourraient revenir le chercher. Ils avaient une heure et demie d'attente.
« C'est pas très long » commenta la jeune fille, qui avait miraculeusement retrouvé son calme. Mais que faire pendant ce temps-là ? Elle fouilla dans la poche de sa robe et sortit la somme d'argent que lui avait confiée Janyce, pour payer les frais de nettoyage. Elle pouvait aussi bien les donner à Naoki, s'en aller et le laisser se débrouiller seul comme un grand garçon. Cependant elle n'osait plus avoir le moindre regard ou geste envers lui, à vrai dire si elle avait pu s'enfuir à toutes jambes en l'instant elle l'aurait fait. Donner l'argent et dire au revoir, ou rester en sa compagnie, finalement tout cela la gênait au plus haut point.
« Reprends-toi Lucy, tu n'es pas dans ton état normal ! » se disait-elle en boucle. Et en vain. Pour remédier vaguement à sa nervosité, elle jouait avec les mèches rouges de sa chevelure mi-longue, qui collait légèrement à sa nuque. Il faisait décidément beaucoup trop chaud pour toutes ces conneries.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Dim 5 Fév - 16:53

Après avoir relâcher mon étreinte j’avais pu remarquer le visage entièrement rouge de Lucy qui semblait perturbée, elle était quelqu’un de facilement lisible ; cela ne faisait aucun doute sur son manque d’expérience avec les hommes vu sa réaction à mon contact, bien que involontaire. Après tout c’était soit je la rattrapais, soit je la laissais embrasser le sol ; oui j’aurai très bien pu choisir la seconde option, mais inconsciemment j’en étais incapable, laisser tomber une jeune femme de ce gabarit … elle aurait pu se briser.
Sa réaction avait quelque chose de … “mignon ?” Je ne sais pas si c’était le mot qui m'était venu à l’esprit, mais la voir ainsi la rendait “Adorable ?”, “Séduisante ?” … Je ne sais pour quelles raisons ces mots me vinrent à l’esprit, habituellement j’aurai dit ridicule, pathétique et autres mots ayant les mêmes définitions. Pourtant, la jeune fille aux cheveux de feu ne m’inspirait aucun de ses mots.

Alors que durant un court lapse de temps, Lucy me paraissait attirante de part son comportement, celle-ci repris du poil de la bête en haussant de nouveau le ton, apparemment agacée. Je ne sais pour quelle raison je me mis à sourire en la voyant changer de comportement ainsi, peut-être parce qu’elle essayait de passer à autre chose et surtout de PENSER à autre chose après notre embrassade, après tout elle ne me regardait même pas et ses joues étaient encore rouge.

Nous aurions pu rester que tous les deux, ainsi, mais un invité vint se joindre à nous, le temps d’un court échange, il s’agissait de Neo, qui avait ramené mes vêtements, ceux qu’on avait involontairement laissé dans le bar familial des Collins. Il ajouta quelques mots, visiblement pour énerver sa petite soeur qui pris assez rapidement la mouche. De mon côté je le laissais faire, n’étant pas le destinataire direct de son discours. Lucy, de son côté lui hurla dessus avant de me parler toujours sur le coup de la colère me lançant le sac contenant mes vêtements quasi au visage, j’entendis d’ailleurs un petit piaillement à l’intérieur avant de voir une petite tête sombre sortir de l’une des poches de mon uniforme encore mouillé, puis je soupirai.

Tu n’aurai pas pu rester avec Silas ?

L’oisillon se faufilait sur ma main, puis sur mon bras pour retourner à son endroit favoris, mon crâne s’installant confortablement dans mes cheveux.

Je présume que la réponse est non ….

Je suivais alors nonchalamment la jeune femme jusqu’à la blanchisserie, elle était sur les nerfs. Je ne savais pas si cela était seulement dû à son frère ou bien si j’en étais également responsable, en fait si j’en étais aussi responsable mais elle s’était bien calmé un court instant. Non ?

Arriver à destination, on nous donna un ticket indiquant la date, du moins l’heure à laquelle nous devions récupérer notre bien. J’étais quelque peu rassuré de voir que je n’aurais pas à attendre deux jours, comme dans la plupart des blanchisseries de Anathorey, pour récupérer mon uniforme.
Qu’allions donc bien pouvoir faire pendant tout ce temps, j’étais adossé au mur regardant Nox qui s’amusait à passer d’un siège à un autre en tentant de ne pas glisser. Je jetais un coup d’oeil à mon amie, qui avait de nouveau retrouver son calme mais qui adoptait un comportement étrange. Elle se tripotait les cheveux, signe de malaise si j’en crois les rares discussions que j’ai pu avoir avec des “camarades” parlant de leurs femmes.
Je m’approchais d’elle, lentement, les mains dans les poches puis posa une main sur son crâne.

Si tu veux y aller vas-y. Donne moi l’argent et retourne voir ta famille, tu en profiteras pour frapper Neo de ma part.

Je lui souriais, légèrement, juste un petit rictus.

On voit bien que tu es mal à l’aise en ma présence et m’avoir auprès de toi ne semble pas être bon pour ta condition mentale.

Je me mis à rire, non pas d’elle, mais de moi.
Je me penchais légèrement, forçant alors nos regard à se croiser. Nos visages étaient proches, très proches même, mais c’était le seul moyen pour que je puisse la regarder en face, me laissant ainsi observer ses yeux gris anthracite. Après tout elle faisait que m’ignorer durant la majorité de nos échanges.
C’est au même moment où un enfant se rua dans l’établissement, me bousculant au passage, provoquant ce qu’on peut appeler un malencontreu accident, qui aurait sans doute pu être évité si je ne m'étais pas penché pour l’observer de plus près.

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De son côté Silas ….
Alors que Neo était partit à la recherche de Lucy et de Naoki afin de leurs remettre les vêtements qu’ils avaient oublié dans le bar, Silas se contenta de le suivre, non pas tel un stalker mais juste parce qu’il voulait savoir ce que faisait son cousin. De plus, ils devaient partir ensemble, puisque c’était Naoki qui l’avait amené jusqu’ici.

Une fois le colis distribués, Silas accosta Neo.

Que dirais-tu de les suivre ? Je suis sur qu’on ne sera pas déçu du voyage !

Le noble souriait, il savait que s'il était témoin d’une situation gênante il pourrait l’utiliser à son avantage lors des nombreuses “discussions” avec son cousin. Du chantage ? Peut-être, ou peut-être pas … disons qu’il s’agissait plutôt d’un élément qui pourrait perturber le chevalier.

Suivant les deux tourtereaux, Silas gardait cependant ses distances et lorsqu’ils entrèrent dans l’établissement, le jeune homme se contenta d’observer de loin la scène qui n’était, pour le moment, peu intéressante.

J’aurai tellement aimé être plus près … mais connaissant Nao, il saura que je suis là. On va donc devoir se contenter de cette place.

Au même moment, une femme accompagné de deux jeunes enfants s’approcha de la blanchisserie, l’un des deux enfants, le garçon se précipita dans la blanchisserie, poussant au passage le chevalier scellant ainsi les lèvres de la jeune femme à celle de Naoki.

Je savais que c’était une bonne idée de venir …

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Revenons à notre histoire.
Le temps semblait comme suspendu, j’étais surpris par un tel acte de ma part ! Je n’étais certe pas fautif, mais les faits étaient bien présent, j’embrassais Lucy. Combien de temps s’était écoulé depuis la rencontre de nos lèvres ? Je n’en avais pas la moindre idée, cependant ce contact n’était pas des plus désagréable, me surprenant alors moi-même.

Revenant à moi, je m’éloignai de la jeune femme, qui allait surement me donner une baffe. Pourquoi est-ce que cette journée tournait ainsi ?
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MessageSujet: Re: Vertiges des classes sociales ! Ft. Naoki   Dim 5 Fév - 19:24

A peine avait-il laissé Naoki et Lucy ensemble que Neo fut harponné par Silas. Ne l'ayant pas vu venir, il recula vivement lorsque le nobliau apparut subitement devant lui. Sans lui laisser le temps de demander ce qu'il fabriquait ici, l'intrépide cousin lui proposa d'un air particulièrement enthousiaste de suivre le petit couple, car il pressentait que quelque chose d'intéressant allait se produire. Le sourire qu'il arborait avait quelque chose d'un peu malsain. Neo haussa un sourcil d'un air à la fois consterné et dubitatif.
« Espionner ma sœur, c'est pas dans mes habitudes... Héé ! »
Silas ne lui laissa pas la choix : quand il vit que Naoki et Lucy reprirent leur route, il traîna Neo par le bras. Le Docker ne put que se plier à la volonté de ce drôle d'aristocrate. C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent dans la blanchisserie à leur tour, un peu en arrière par rapport à leurs cibles, et suffisamment cachés pour ne pas se faire remarquer. Ce genre de situations aurait davantage plut à Janyce qu'à lui, qui se fichait pas mal de savoir ce qu'elle fabriquait avec ce type.
« Si Lucy remarque notre présence, elle va nous arracher le nez... » prévint Neo. Mais Silas ne prêta pas attention à ces paroles. A vrai dire il semblait totalement enchanté de se trouver ici, trépignant devant la scène qui se déroulait sous leurs yeux. D'autant plus que Naoki s'était approché de Lucy.

La jeune fille tressaillit lorsque le Chevalier posa une main sur sa tête. Il lui dit qu'elle pouvait lui laisser l'argent et s'en retourner auprès de sa famille si elle le désirait. Lucy tenait en effet la somme nécessaire au paiement dans sa main. Mais étrangement elle avait l'impression que si elle s'en allait maintenant, elle allait passer à côté de quelque chose. Elle n'aurait su dire pourquoi cette pensée avait germé dans son esprit, mais l'idée de retourner au Démineur pour assurer le service du soir comme chaque jour, comme si rien de cette journée bizarre ne s'était passée, lui donnait le sentiment qu'elle le regretterait pendant un moment. Elle voulut se convaincre que c'était totalement absurde, mais cette idée ne s'éteignit pas.
Naoki lui sourit, et forçant leurs regards à se croiser, il insista sur le fait que visiblement Lucy n'était pas à l'aise face à lui et qu'il vaudrait mieux qu'elle s'en aille si elle voulait ne pas devenir mentalement instable. A ce compte-là pourquoi se rapprochait-il d'elle alors qu'il lui conseillait de partir ? Il était d'un naturel taquin, et elle avait le sens de la répartie.
« Eh bien si tu veux tout savoir, je... »
Mais elle n'eut pas le temps de répliquer. Si proche de lui, elle eut le souffle coupé. Elle entendit un bruit de course, un rire d'enfants, Naoki bascula vers l'avant et l'instant d'après... leurs lèvres furent closes.

Neo écarquilla des yeux surpris tandis que Silas ne contint pas sa joie. Venir s'était avéré être une excellente idée, comme il l'avait prévu !

Légèrement déséquilibrée par cette proximité soudaine, Lucy se retrouva coincée entre le mur sur lequel elle fut forcée de s'adosser, et le Chevalier qui l'embrassait. Comment en étaient-ils arrivés là ? Elle n'avait même pas compris ce qui s'était passé. Ses grands yeux gris étaient plantés dans ceux de Naoki, qui semblait aussi étonné qu'elle. C'était la toute première fois qu'elle embrassait un garçon. Jamais elle n'avait ressenti ce toucher doux, cette drôle de chaleur que procurait un rapprochement entre deux personnes. Ces sensations, de cette main masculine qui avait glissé de son crâne vers sa nuque, ainsi que de ce baiser, lui procurèrent un frisson irrépressible, qui la parcourut des pieds jusqu'au cœur.
Quand Naoki s'éloigna, Lucy ne le lâcha pas des yeux. Muette comme une carpe, et immobile, elle ne fut plus capable de penser durant plusieurs secondes... Et lorsque sa conscience se remit en marche, elle se sentit rougir, rougir si fort qu'elle ne put rien dire, même pas articuler un seul mot. Sans qu'elle n'y puisse rien, elle se mit à trembler légèrement. Puis ses jambes se mirent en mouvement et la firent courir en dehors de l'établissement, aussi vite qu'elle le put, devant le regard étonné des autres clients.

Elle courut jusqu'à ce qu'elle arrive sur les Docks, à bout de souffle. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, mais elle ne savait pas si c'était la course qui le malmenait à ce point, ou bien... L'image de Naoki si proche d'elle lui revint en mémoire, et la rendu si honteuse que ses genoux manquèrent de ne plus la porter. Elle s'en voulut soudain, elle s'en voulut d'avoir pu penser un instant que ce qui s'était passé avait été agréable. Elle se sentait honteuse de penser que peut-être ce baiser lui avait plu. Lucy ne voulait pas être une fille facile, ni se laisser tomber dans les bras de ce binoclard étrange à l'encontre duquel elle avait eu des mots durs empreints de colère. Il était ce qu'elle avait tout de suite pensé de lui : un imbécile prétentieux. Il ne devait rester que cela pour elle, et elle ne pouvait pas changer d'avis quelques heures seulement après leur rencontre. Et pourtant, il y avait eu ce... elle n'osait même plus y songer !

Soudain elle remarqua qu'elle tenait toujours fermement dans sa main la monnaie qui devait servir à payer le nettoyage de l'uniforme. Cette fois, ses jambes lâchèrent, et elle sentit le sel de petites larmes venir lui picoter le bout du nez.
« Non mais... quelle idiote je fais... » soupira-t-elle, la voix cassée par l'émotion.

A l'intérieur de la blanchisserie, Neo ne savait trop quoi penser de ce qui c'était passé. Les histoires de cœur de gamine que pouvait bien avoir sa petite sœur ne l'intéressait pas vraiment. Le blanchisseur quant à lui déclara qu'il fallait tout de même qu'on le paye lorsqu'il rendrait l'uniforme, quand le lavage serait terminé ! Mais pour cela, il faudrait certainement que Naoki aille chercher Lucy. Silas devait certainement être de moins en moins déçu par tout ce qui se passait.

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