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La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]

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L'égarée (Diya)


RPG
Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Sam 10 Sep - 13:47


La soirée s'était terminée sur une nette amélioration de l'humeur générale après ce long bain en plein air et Diya se leva ce matin là avec la volonté de l'améliorer encore d'avantage. Après avoir ouvert les volets de leur chambre, à elle et Mery, qui était déjà levée depuis longtemps, elle descendit faire un tour en cuisine, saluant une Kansy bien occupée qui lui tendit un morceau de brioche et une tasse de café bouillant. Pouffant, la demoiselle la remercia. La cuisinière connaissait si bien ses habitudes et sa capacité à sauter le petit déjeuner qu'elle lui fourrait toujours quelque chose entre les mains quand elle passait ainsi le matin. Après lui avoir demandé où se trouver la douce Elite et obtenu qu'elle devait encore être au jardin, la Cyborg traversa le couloir, gagnant l'entrée, et attrapa un de ses gilet qui traînait sur le porte manteau à l'entrée avant de sortir dans l'air pur de la Sylva. La rosée illuminait la végétation, renvoyant des milliers de reflets lumineux, comme un jeu de miroir. Jamais elle ne se lacerait de ce genre de spectacle. Nouant ses cheveux en une longue natte, la Qantik allait se diriger vers l'arrière du domaine quand elle aperçu Mery courant vers elle, paniquée. La pâleur de son visage inquiet immédiatement vers elle, les sourcils froncés :

" Que se passe t'il Mery' ?"

L'Unik s'arrêta, les larmes aux bords des yeux, et craignant qu'elle ne s'effondre, Diya l'aida à s'asseoir sur le perron. Les sanglots dans la gorge de l'Elite ne lui permettaient pas de lui répondre alors elle appela Kansy qui la rejoignit pour rester avec Merybel tandis que la demoiselle faisait le tour du bâtiment principal pour gagner les jardins. Cherchant du regard la personne qui avait ainsi pu affecter son amie, elle ne vit d'abord rien. La Cyborg se mit alors à errer dans les allée de fleurs et de légumes avant de contourner les arbres fruitiers dont certains étaient lourds de délicieuses récoltes. Ce n'est qu'en rejoignant la cabane où étaient rangés les outils nécessaire à l'entretient de la terre qu'enfin elle comprit. Derrière celle-ci, non loin du bord de l'étang, se trouvait un cadavre. Livide et dans un état déplorable, Diya du rapidement se couvrir le nez et la bouche d'un pan de son gilet pour empêcher son estomac de se soulever. L'odeur de putréfaction était si forte qu'elle lui faisait tourner la tête. En s'approchant elle découvrit l'arrosoir de la jeune Elite non loin. C'est surement en voulant le remplir sur la berge qu'elle avait fait cette macabre découverte. En s’approchant d'avantage, allant jusqu'à se pencher sur le mort malgré son envie de déguerpir, elle se rendit compte que celui-ci était loin d'être mort récemment. La décomposition était déjà bien avancée et il manquait même certains morceau de chair. Mais de façon plus étonnantes encore, de nombreuses traces de crocs apparaissaient sur le thorax de la victime. Et sans réellement s'y connaitre, Diya devina qu'elles avaient été causées après la mort.

Utilisant une bâche trouvée dans le débarras, Diya couvrit et délaissa sa découverte pour regagner l’intérieur. Retrouvant Mery, toujours en état de choc, entourée de Mathias, qui avait dû quitter son lit sur demande de Kansy, et cette dernière qui tendait à la douce Elite un bol de thé chaud. Après quelques minutes, l'Unik aux longs cheveux noirs se retira dans leur chambre, emportant le bol de thé encore fumant. Il ne resta alors plus que son frère et la cuisinière qui attendaient des explications de la propriétaire des lieux. La Cyborg prit mentalement note d’empêcher Lilith de sortir une fois qu'elle serait réveillée, puis son esprit s'aventura vers Radja, qui ne s'était pas encore montrée, ce qui n’était pas inquiétant puisqu'il n’était que sept heure, et les autres clients de l'auberge. Aucun ne devait tomber sur le cadavre par un malencontreux hasard. Il fallait rapidement le déplacer après un avoir prit un cliché pour faire le tour des villages afin de découvrir son identité et la raison qui l'avait amené si près du Dernier Paradis. La Qantik soupira, la journée allait être mouvementée et Mery était trop perturbée pour l'aider. Peut être Radja accepterait elle de l'accompagner dans les villages les plus proches ? Remarquant que les autres la fixait, impatient, Diya soupira, accablée :

" Il y a un corps en décomposition près du jardin, sur les berges. Mery' à du tomber dessus en voulant remplir son arrosoir, je l'ai trouvé juste à coté. Je ne sais pas de qui il s'agit, mais ce qui est sûr, c'est que vu son état il n'est pas mort hier. Je l'ai couvert, mais il faut le mettre quelque part où les clients ne tomberont pas dessus en attendant de connaitre son identité et de le restituer à sa famille. J'irais faire le tour des villages les plus proches voir s'ils ont perdu un ... mort."

La demoiselle se massa les temps, l'image de cet Hybrid hantait son esprit, elle se tourna vers Mathias et lui demanda, las de ce qui allait suivre :

" Il y a un polaroid dans ma chambre, je voudrais que tu le prenne en photo et que tu trouve quelque part où le cacher, à l'abris des regards."

Puis elle pivota vers Kansy. La brune n'avait pas l'air plus choquée que cela, mais son esprit était ailleurs, et ses sourcils froncés n’annonçaient rien de bon. Sentant le regard de sa patronne sur elle, la cuisinière lâcha timidement :

" Il y a eu des pillages de tombes récemment, dans plusieurs villages. Je n'en sais pas beaucoup plus car je ne m’intéresse pas à ces histoires sordides de bête démoniaque, mais Shaarï et Elmün sauront t'informer sur cette affaire."

Les deux noms évoqués appartenaient aux couple dirigeant le village où vivait le cordon bleu et Diya hocha la tête. Puis elle fit le rapprochement entre cette histoire de bête et les marques de crocs sur le cadavre. Tout cela ne présageait vraiment rien de bon. Son café, froid depuis longtemps, demeura sur la table tandis qu'elle se levait pour arpenter le tapis écarlate jusqu'à la chambre jonquille, où dormait Radja. Après deux petits coups secs contre le battant de bois, la Cyborg demanda doucement, chassant l'inquiètude et l’appréhension de sa voix :

" Radja ? Pardonne moi si je te réveille, je dois me rendre dans un des village voisin pour une affaire urgente et je voulais savoir si tu souhaitais m'accompagner. Nous aurons ainsi le loisir de discuter et tu pourras découvrir l'architecture Hybrid, qui est assez particulière. Qu'en penses tu ?"
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Délicate Duchesse (Radja)


RPG
Âge : 23 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Médicaments, carnet de note et fiole de poison, une aiguille à coudre, une photo de sa famille.

MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Dim 11 Sep - 11:21


    Les rayons de l’aurore perçaient à peine par la fenêtre quand Radja se réveilla ce matin-là, toute souriante. Elle s’étira, remarqua qu’elle avait dormit avec les vêtements qu’elle avait enfilé en sortant du bain hier soir, soupira, se leva pour ouvrir en grand les grandes fenêtres de sa petite chambre et inspira profondément l’air pur de la forêt. Quand elle expira, elle laissa ses prunelles bleu-acier vagabonder sur les jardins couvert de rosée qui s’étendait sous elle et ne put qu’apprécier cette nouvelle vu. Les buildings et les rues gris sombre ne lui manquait pas du tout et malgré les quelques courbatures qui lui restait suite à sa longue traverser pour arriver au Dernier Paradis elle se sentait tout à fait sereine et adapté à sa nouvelle vie.

    Elle se hâta cependant de se changer, optant pour une robe un peu plus courte et des bottines qu’elle jugeait déjà plus d’adapté à la marche que ses petites chaussures de bourgeoise qui lui fait nombres d’ampoules aux pieds la journée précédente. Elle note sur un petit carnet qu’elle sortit d’un de ses gros sacs, qu’on avait déposé dans sa chambre après s’être occupé des kokobots, les objets dont elle devait se procuré. Des bottes et des tenues adapté à la Sylva comme des pantalons et des chemises y faisait partie, mais elle nota au bout de sa petite liste du tissu et du fils, avec un calepin à dessin où cas où le sien ne serait pas assez grand pour accueillir toutes ses idées. Après tout, du Cygne Blanc elle avait gardé cet amour de crée quelques chose de ses propres mains et la couture n’avait désormais plus de secrets pour elle, bien qu’elle s’imaginait mal coudre toutes une robe à la main. Après c’être peigné et attacher ses longs cheveux blancs en une queue de cheval base, elle quitta sa chambre et courus vers les cuisines avec empressement.

    Elle n’y trouva que Kansy occuper à prendre son petit déjeuner. La cuisinière la regarda avec de grands yeux, ne comprenant visiblement pas ce que la petite Unik essoufflé pouvait bien vouloir à une heure aussi matinal. Radja lui expliqua alors que, suite aux efforts prodigués par Merybel la nuit dernière, elle voulait elle aussi faire un pas vers elle, mais également participer à la vie de l’auberge. Cependant, n’étant pas habitez à servir ses semblables, elle préférait agir dans l’ombre encore un moment, c’est pourquoi elle préférait se lever aussi tôt pour lui venir en aide. Kansy sourit à sa demande et l’invita à déjeuner avec elle avant de se mettre au travail. Radja dégusta deux tartines au beurre et à la confiture de mure faite ici-même, à l’auberge, et dégusta une tasse de thé aux fruits rouges. Elle n’avait pas bu un thé de cette qualité depuis des lustres et elle savait de quoi elle parlait en matière de qualité. Cette boisson lui donna l’énergie nécessaire pour mettre le couverte et les corbeilles de pains sur toutes les tables sans rien cassé et à une vitesse folle. Kansy l’informa en riant qu’elle n’avait pas besoin de se presser autant, mais bien que la blanche hochait la tête en souriant elle préférait que tout soit prêt avant la venue des clients et, de plus ait, cela lui donnait le temps de vérifié que tout était bien présent.

    Après avoir déposé la dernière cruche de lait chaud sur le chariot à disposition des clients, et apercevant les premier levé-tôt arriver, Radja rendit le tablier à Kansy et après lui avait fait un petit signe de main se dirigea vers les jardins pour prendre l’air un petit instant. Une bonne heure avait déjà passé depuis qu’elle c’était lever, mais la rosée n’avais pas disparue, levant les yeux vers le ciel elle remarqua que la canopée offrais aux plantes en contrebas couverture sombre leur permettant de se gorgée d’eau et de fraicheur bien plus qu’il en était nécessaire. Radja inspira profondément l’air de la forêt, elle ne s’en lasserait jamais, et fit volte-face après quelques minutes à savouré les rayons du soleil filtré par les larges feuilles des arbres. Tout lui semblait plus supportable dans la Sylva, étrangement.

    En se rendant vers l’escalier qui menait aux chambres, elle croisa Merybel et lui fit un petit signe de main avant de continuer sa route. Une fois la porte de sa chambre refermer elle se dirigea vers le bureau en bois sombre où elle avait précédemment posté son carnet de note et déballa le reste de ses affaires, quelques bloc-notes et un carnet à dessin, des tas de vêtements et chaussures, elle y retrouva même ce qui restait de la miche de main que lui avait donné Eachna avant de partir, mais surtout le portrait de famille qu’elle avait glissé à son égards. Radja le regarda un long moment, son sourire avait disparue et il ne restait en elle qu’une vague de nostalgie. Elle aurait pu se demander ce qu’ils auraient fait à sa place, mais elle doutait de la réponse, et puis de toute manière ce n’était pas à eut de la conseillé. Ils étaient tous morts.

    Déposant le cadre dans un coin du bureau, et s’apprêtant à aller ranger les vêtements pliés qu’elle avait stockés sur son lit auparavant, la blanche entendit soudain un hurlement retentir dans les jardins. Radja se rua vers sa fenêtre, mais ne vit qu’une Merybel affolé qui courrait loin du bassin. La blanche fronça ses minces sourcils, se demandant ce qui avait bien put lui prendre, car malgré un examen minutieux de sa part, elle ne voyait de sa fenêtre que des buissons et des fleurs parcourant le jardin. Après quelques minutes, elle vit Diya revenir sur les pas de son amie et cette dernière trouva quelques chose que l’ancienne duchesse ne put que deviner quand cette dernière recouvrir la « chose » d’une bâche sombre.

    Diya finit par disparaitre à son tour, laissant la blanche à ses réflexions. La chose la plus logique qui nécessiterait qu’on la dissimule en la recouvrant d’une bâche n’était qu’autre qu’un cadavre. Ainsi posé au cœur de la Sylva, Radja suspecta instinctivement un cadavre d’animal, cependant était-ce là une raison valable pour faire hurler de terreur l’ancienne Elite ? La blanche se frotta le menton du bout des doigts en réfléchissant à la question, Merybel était une personne téméraire et vaillante, elle doutait qu’un cadavre d’une simple bestiole la fasse donner de la voix, mais elle ne pouvait juger hâtivement. Après tout, elle n’avait pas passé ses dernières années en sa compagnie et il serait plus judicieux d’aller consulté la concerner pour apprendre ce qui se trouvait dans les jardins.

    Au moment où elle pensa cela, quelques coups retentir à la porte de sa petite demeure, elle se retourna et incita l’inconnu à entrer.

    - Radja ?- fit Diya en passant la porte - Pardonne-moi si je te réveille, je dois me rendre dans un des villages voisin pour une affaire urgente et je voulais savoir si tu souhaitais m'accompagner. Nous aurons ainsi le loisir de discuter et tu pourras découvrir l'architecture Hybrid, qui est assez particulière. Qu'en penses-tu ?
    - Oh ! Oui, bien sûr. J’arrive de suite.

    Saisissant un sac de voyage qu’elle avait vidé, elle y jeta rapidement un calepin, un crayon et une petite veste avant de fouiller dans sa table de chevet où elle avait rangé ses médicaments. Elle avala la petite fiole à la volé, mais ne put empêcher le gout amère et poudreux de venir se coller à sa langue, c’était loin d’être agréable, mais c’était de loin indispensable pour lui garantir une bonne journée. Les manches longues de sa chemise, qui accompagnait une longue jupe pourpre, la couvrait assez pour ne pas craindre un coup de froid, ainsi sortit-elle de sa chambre ainsi vêtue et accompagna Diya d’un pas vif.

    - Dit-moi, que s’est-il passé, j’ai entendu Merybel hurler ?
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Dim 11 Sep - 17:41


Presque immédiatement l'Elite à la peau diaphane lui avait offert une réponse. Acceptant son offre elle lui signala qu'elle arrivait avant de remplir un sac de choses dont elle pourrait avoir besoin. La voyant avaler le contenu d'une flasque, Diya se souvint de ce dont elle lui avait parlé avant de décider de la suivre au Dernier Paradis. Soixante neuf jours, où un chiffre s'en approchant, la demoiselle ne s'en souvenait pas avec exactitude. C'est la nombre de ce médicaments dont elle avait besoin pour vivre qu'il lui restait. Après quoi elle devrait s'en procurer d'autre, et sans doute quitter la Sylva, à moins que ... Une idée parvint à l'esprit de la Cyborg qui l'exprima en chuchotant, comme de peur de l'oublier :

" Peut être que nous pourrions trouver un apothicaire capable de créer cet antidote ?"

Secouant la tête, la Qantik rangea l'idée bien précieusement dans un coin de son cerveau. L'apothicaire de Nemoto pourrait surement recopier les ingrédients s'y trouvant afin de former une copie de son contenu. Ainsi l'ancienne Duchesse pourrait quitter la forêt par choix et non par obligation. Radja la rejoignit et l'interpella au sujet du cris de Mery' qui avait visiblement retentit jusque dans les étages. Inquiète qu'il ait pu être également entendu des autres clients, elle les dirigea vers la cuisine ou Kansy préparait déjà le repas de midi, un filet mignon accompagné de pommes de terre du jardin. Elle lui expliqua brièvement qu'il ne fallait pas inquiéter les clients au sujet de ce fameux son qui avait pu troubler leur matinée et, au besoin, leur garantir qu'il s'agissait d'un Éclaireur s'étant trop écarté de sa ronde qui l'avait effrayé. Après avoir attrapé quelques biscuits restant du déjeuner du jour pour les grignoter la tête ailleurs, la Cyborg chaussa ses bottes de cuir souple dans l'entrée et demanda à Radja, curieuse :

" Tu as déjà monté un Kokobot ?"

Malgré la sombre découverte de la matinée, l'amusement apparut dans le regard émeraude de la jeune femme tandis qu'elle saisissait le bras de son invitée pour l’entraîner vers les écuries, se trouvant derrières les jardins, plus loin encore sur les berges que l'endroit où le corps avait été découvert. Une fois devant le grand bâtiment de bois sombre, Diya poussa la lourde porte sur ses roulettes en ferrailles et l'odeur de paille fraîche et de crottin chaud les enveloppa. Luminéa piailla pour saluer sa maîtresse tandis que Kuro, comme à son habitude, bouda son arrivée, lui présentant le plumeau éparse lui servant de queue. Ouvrant la porte de sa chouchoute qui vint se coller à elle en frottant son large bec contre sa tête, Diya rigola et expliqua à son amie :

" Luminéa est très docile, et affectueuse comme tu peux le voir. Et son cadet, là bas, c'est Kuro."

Elle désigna le Kokobot noir qui continuait de l'ignorer, mâchant la paille paresseusement, et continua en entreprenant de brosser le plumage de sa monture à l'aide d'un outil spécial :

" Il m'a été offert à Nordkia pour service rendu lors d'une de ces fête où on lieux de nombreuses courses. On leur avait volé des Oiseaux et j'ai dû faire équipe avec un Chevalier pour le moins insupportable afin de les retrouver. Ce n’était pas une mince affaire !"

Tout en lui tendant une brosse similaire à celle qu'elle utilisait elle même et lui montra les petits mouvements doux pour retirer la poussière qui encrassait le plumage immaculé de la bête. Lorsqu'elles eurent fini, Diya lui désigna Kuro du menton et déclara :

" Je te laisses le brosser pendant que je selle ma cocotte, fais attention, il n'est pas méchant mais il a mauvais caractère." 
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Délicate Duchesse (Radja)


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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Lun 12 Sep - 1:24


    Inquiété que le cri de la brunette ait put alerter le reste de la clientèle, Radja se hâte de spécifier qu’elle avait entendu son hurlement car elle se tenait à sa fenêtre à ce moment-là. Diya ne luit dévoila pas la source de sa frayeur, mais en revanche elle ne lui confia pas la raison. Radja fronça des sourcils, mais la Qantik occuper à enfiler une paire de chaussure ne dut le remarquer.

    - Tu as déjà monté un Kokobot ? – lui dit-elle en se redressant.
    - Oui, mes parents en avaient quelqu’un. J’ai appris à monter sur des Kokobots.

    Quel idée de demander à une Unik si elle avait déjà monté un de ses grands oiseaux ? Seul les Dockers ne les chevauchais pas, et encore, la race était tellement domestiquer et exploité au sein d’Urban City qu’on en croisait à tous les coins de rues. Cela dit, si elle savait monter une de ses bestioles à plumes, ce n’est pas pour autant qu’elle les appréciait. Sa mère lui avait de nombreuses fois inculquer d’être pleins de gentillesses envers eux et de les chouchouter comme on le ferait envers son propre enfant, mais Radja n’avait jamais vu en eux que des sales bêtes tellement dorloté qu’elle en était fainéantes. La blanche n’avait pas été très longtemps douce et aimable envers eux et les grands oiseaux lui avait de nombreuses fois fait regretter ses brusqueries et ses ordres, à tels point qu’elle avait très vite refusé de s’approcher encore une fois de leurs enclos. Une bonne chose, car les oiseaux auraient continué à la frapper sur le haut du crâne avec leurs larges becs.

    Non, quand elle était enfant Radja préférait nettement aller câliner le Calyon de ses parents, qui ne lui avait fait de mal, qui se montrait toujours fidèle et vaillant malgré la tache arasant qu’il venait d’effectuait. Et puis, il lui léchait toujours les mains quand il la voyait, qu’elle lui apporte ou non un morceau de saucisse pour le récompensé de sa dure journée. Le vieux chien était mort dans son sommeil après une belle et inattendu journée de repos qu’il avait passé à jouer avec la petite de sa maitresse, la dame Thalionwen de l’époque, et à ronfler doucement sous un grand citronnier. Elle avait beaucoup pleuré ce soir-là et n’avait jamais pleuré autant pour un animal.

    Radja n’avait jamais voulu reprendre un animal de compagnie ou s’attacher à l’un d’eux après la mort du Calyon. Sa disparition n’avait fait qu’augmenter son animosité envers les Kokobots que sa sœur chérissait et ne cessait de cajolé. Ouvrant la porte des écuries, Diya libéra un vent fumée qui ramena la blanche d’un lointain souvenir. Elle fronça le nez, mais pénétra à la suite de son hôte sans se plaindre. La verte l’emmena près d’une volaille blanche comme neige qu’elle connaissait déjà, car elle les avait accompagné depuis Urban City jusqu’au cœur de la Sylva. La Qantik la lui présenta, ainsi que son voisin d’étable que Radja jugea comme étant sa propre monture. Sinon elle ne lui aurait pas présenté, c’était évident.

    L’ancienne duchesse jugea l’arrière train de l’animal d’un regard blasé, il semblait déjà, de prime abord, d’une vaillance tel que le moral de Radja ne pouvait que décroitre. L’oiseau noir était une nonchalance évidente et il n’hésita pas à lui lancer quelques regards dédaigneux quand la blanche le regardait entre deux explications que lui procurait Diya. Voilà à quoi cela menait d’être toujours gentil avec ses sales piafs.

    - Je te laisses le brosser pendant que je selle ma cocotte, fais attention, il n'est pas méchant mais il a mauvais caractère.
    - Ne t’inquiète pas – Lui dit-elle d’un ton maussade. Elle lui prit la brosse et se tourna vers l’animal. – Il a trouvé son maitre.

    Difficile égaler Radja pour ce qui était du mauvais caractère et ça l’oiseau ne tarderait pas à le comprendre. A peine peut-elle passer la porte du box qu’il se tourna vers elle l’air mauvais, la petite se planta devant lui les poings posé sur les hanches en soutenant son regard. Ce n’était pas un vulgaire volatile qui allait l’empêché de vivre tout de même !

    Elle n’eut pas commencé à brosser le Kokobot que ses malheurs commencèrent, c’était un combat folklorique, un rien comique, une scène pittoresque où l’ancienne dame se retrouva ne nez dans la paille après avoir poussé le bec du volatile qui venait de lui soufflet son haleine putride au visage. En représailles, elle lui envoya la brosse à l’arrière du crâne, qui rebondit et provoqua un hoquet comique de la part de l’oiseau. Les deux adversaires se fusillèrent d’un regard noir et leurs chamailleries reprirent de plus belle, si bien qu’à la fin, quand Radja sortie du box titubante et couverte autant d’égratignure que de poussière c’était à se demander si elle avait vraiment réussi à penser le Kokobot.

    Elle ferma la porte du box en ruminant quelques sermons envers l’animal, puis se tourna vers Diya avant de lui demander où se trouvait les selles et le harnais.

    - Ne saurait pas le mettre par contre, outre le fait que ce sale piaf est intenable, je n’ai jamais sellé entièrement un Kokobot de ma vie. Je te saurais gré de m’aider, s’il te plait.

    Aussitôt, le Kokobot noir se mit à piailler en sa direction, Radja se boucha rapidement l’oreille gauche exposé à sa voix insupportable et l’ignora comme il se devait, le menton lever haut et le visage tourner dans le sens opposé à l’animal, ce qui eut pour don de l’énerver d’avantage.
    Après, harnacher Kuro, sans quelques efforts de la part des deux jeunes femmes, le duo fut enfin prêt à prendre la route. La blanche retira quelques brins de paille de ses chevaux blanc, épousseta sa longue jupe pourpre et inspira profondément, rassemblant toute sa volonté en vue de cet ultime épreuve du moment, monté sur l’animal récalcitrant. Autant dire que le Kokobot noir ne laissa faire le moins du monde, déplaçant ses hanches dès que Radja approchais son pied de l’étrier, elle dut le coller contre le mur pour arriver à le stabiliser, mais même à cet instant Kuro refusa de s’avouer vaincue ! Il se mit à trotter tout autour de Diya et de Luminéa en trainant derrière lui sa cavalière impuissante. Celle-ci avait beau lui donner tous les types de sobriquets qui lui passaient par la tête, le volatile n’en n’avait cure et semblait se plaire à la malmener ainsi.

    - Sale bestiole ! – Lui hurla-t-elle.

    Fort heureusement pour elle, personne ne se trouvait aux alentours, si ce n’était Diya. Elle n’aurait pas donné cher de sa réputation dans le cas inverse, quoi que sa dernière action la fit se gonfler de fierté. Quand Kuro amorça un virage, il profita de cet instant pour narguer Radja qui, elle, continua à regarder droit devant elle et put ainsi remarquer qu’il approchait rapidement de l’écurie. Un petit sourire fourbe s’afficha sur son visage et le Kokobot n’eut pas le temps de retourner la tête qu’elle affirma sa poigne sur les rênes de l’animal qui ne put détourner le bec et se pris lamentablement le coin du bâtiment. Profitant de embêtement de Kuro, elle sauta en selle et se dressa en grande victorieuse de cette bataille entre l’Unik et l’animal.

    Kuro secoua la tête, émit un ronflement mécontent et redémarra dans une course folle dans laquelle il manqua de désarçonner sa cavalière qui venait à peine de posé ses fesses sur son dos. Un cris de surprise lui échappa, comment pouvait-elle en faire autrement alors qu’elle se retrouvait en une demi-seconde accrocher au cou de l’animal qui ne rêvait que de lui faire mordre la poussière. Elle ne sut combien de tour Kuro effectua avant de s’arrêter aux cotés de Diya, la tête dresser et la mine impétueuse. La blanche, quant à elle, ouvrir un œil, puis le second et en voyant Diya à sa hauteur lui offrir un rictus penaud.

    - En selle ! … - Déclara-t-elle sans grande conviction, la mine plus honteuse que noble. – Allons s’y, je crois que nous avons assez perdu de temps.
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Mar 13 Sep - 18:40


Comme Radja lui avait confirmé connaître les Kokobot, la Cyborg ne s’inquiéta pas d'avantage et parti chercher l'harnachement de sa monture. Quand elle revint, la demoiselle s'arrêta un instant pour observer la confrontation de son invitée et de l'oiseau au pelage d'ébène. Elle du se retenir de pouffer tant la scène était comique. Le jeune animal n'étant pas encore totalement débourré se montrait plutôt têtu et lorsqu'il fallut lui enfiler son équipement ce fut toute une histoires, mais à deux elles y parvinrent. Et quelques minutes plus tard, après moult jurons et astuces de la part de l'ancienne Duchesse, celle-ci se retrouva sur la selle aux coté de la Qantik qui l'observait les yeux pétillant de rires contenus. Sur une déclaration de la jeune femme aux cheveux immaculés, elles prirent un trot soutenus en direction d'Invernia, le village où vivait Kansy. Elles chevauchèrent ainsi dans la végétation luxuriante alors que la rosée s'évaporait peu à peu pour stagner dans l'air chaud et le rendre lourd. L'humidité s'accrochait à leur vêtements et leur peau, accompagnée de pétales délicats et de morceaux de feuillage arrachés par leur passage. Il leur fallut une bonne demi-heure pour parvenir au devant de la clairière abritant l'ensemble de maisons. Ces dernières, fondues dans la végétations, formaient un cercle composés de bâtisses plus ou moins grande. Au fond de l'espace dégagé se tenait deux cabanes plus imposantes que les autres, celle des chefs du village et de l'apothicaire.

Diya descendit agilement de Luminéa, la maintenant par la bride, et la mena jusqu'à une barrière de bois permettant de l'y attacher. Entrer en trombe sans marquer l'arrêt qui définissait le respect dû aux habitants aurait été fort mal perçu. Même si la Cyborg avait encore du mal à se faire accepter dans les environs, les Hybrids ne refusaient pas d'entrer en contact avec elle tant qu'elle n’empiétait ni sur leur coutumes, ni sur leurs commerces. Comme ce n’était pas le première fois qu'elle venait, et que sa précédente visite avait également était due à un accident, à savoir l'enlèvement de Kansy, la jeune femme désignait à Radja la plus grande des maisons et s'y dirigea à grands pas. Un groupe d'enfants s'arrêta de jouer pour les observer, la plus petite se cachant derrière l'un des aîné. Diya leur fit un signe de la main amical mais ils filèrent dans la maison la plus proche, se plaçant derrière la fenêtre pour les épier. La jeune femme eu un petit rire gêné et se tourna vers Radja pour lui expliquer :

" Leurs parents insistent souvent sur le fait de ne pas aller vers les étrangers, mais ils sont adorables quand on commence à les connaitre. Le petit Elois qui vit dans le village de mes parents vient souvent nous rendre visite à l'auberge, son père est un charpentier d’exception."

Elle fit halte devant la pièce de tissus bariolée qui marquait l'entrée de l'habitation du couple chef et arrangea une mèche de ses longs cheveux qui s'était échappée durant la chevauchée. Puis époussetant ses vêtements et tirant sur sa tunique elle toqua deux fois contre le bois sombre de la bâtisse. La dernière fois qu'elle avait franchit ce palier c’était pour constater le décès du plus jeune des fils de la famille par les Dockers affiliés au fils de Jack Le Borgne, sa poitrine se serra à ce souvenir. Un vieil homme apparut alors sur le seuil après que le rideau se soit écarté. Il fixa sur elles un regard dur et si pâle qu'il les transperçait mais leur fit signe d'entrer. L'hybrid aux bois de cerf les mena jusqu'à la pièce la plus spacieuse, un salon décoré de sculpture de bois où se tenaient plusieurs Hybrids en pleine discussion. L'humeur morose et tendue interpella immédiatement la Qantik. Shaäri, une magnifique femme bien que d'un age avancé, tentait de faire baisser le ton et distribuait ici et là thé et biscuits bien que personne n'y touchât. Un grand Phytos dont le lierre mangeait la moitié du torse, s'époumona soudain en se tournant vers le Doyen :

" Elmün, il faut immédiatement envoyer des éclaireurs dans les villages voisins pour savoir s'il ont subit les ..."

Il s'interrompit en constatant l'entrée des deux étrangères et fronça les sourcils en crachant :

" Qu'est ce qu'elles font ici ? Ce n'est pas le moment de recevoir de parfaites inconnues sur nos terres !"

Le vieil homme le fusilla du regard et celui-ci se tu, s'adossant au mur, le visage fermé. Plusieurs des Hybrids présents eurent la même réaction en les voyant, mais le patriarche ne laissa pas cela passer. D'un ton autoritaire il rappela :

" Vous oubliez peut être que c'est Diya qui s'est rendu en territoire Unik pour sauver vos enfants ? Vous pourriez vous montrer plus reconnaissants. Si elle vient aujourd'hui c'est sans doute en rapport avec cette sombre histoire, c'est pourquoi je l'ai laissé entrer."

La Cyborg hocha la tête et expliqua calmement, suffisamment haut pour être entendue de tous mais sans parler plus fort que le chef, ce qui aurait été un manque de respect envers son rang.

" Nous avons trouvé un cadavre près de l'auberge ce matin. De ce que j'ai pu constater il n’était pas mort d'hier, il avait d'étranges marques de crocs sur la poitrine. Quand j'en ai parlé à Kansy elle a immédiatement fait le lien avec des rumeurs qu'elle aurait entendue ici faisant état d'une bête démoniaque qui pierrait les tombes. Vous pourriez m'en dire plus ?"

Diya lui tendit la photo prise avec le polaroid et croisa les bras sur sa poitrine, attendant des explications. S'il se passait quelque chose non loin de l'auberge, elle ne pouvait laisser cette chose s'approcher des clients. Ou peut être était ce une excuse qu'elle se donnait pour pouvoir satisfaire sa curiosité et sa soif de mystères.
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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Jeu 15 Sep - 15:13


    En s’éloignant de l’auberge par un chemin de terre battue, les deux cavalières firent recouvertes par une longue arche continue de branche qui semblait se tenir du bout des feuilles. La blanche ne se souvenait pas l’avoir vu à l’aller, mais elles étaient arrivées de nuit et maintenant que le soleil matinal éclairait leurs pas elle découvrait un tout autre univers. Une fois sortie de ce couloir végétal, Radja découvrit la forêt tel qu’elle était vraiment et plus elle s’enfonçait dans la Sylva, plus elle découvrait des couleurs qui lui avait été jusque-là inconnus.

    Entre les arbres, elles aperçu un petit groupe d’Euroys dont elle ne connaissait pas encore le nom à ce moment présent, mais de toute sa vie c’était bien la première fois un cervidé. Cette petite découverte, la fit sourire à peine dent et le bonheur qui la submergea se transforma en euphorie quand, en détournant les yeux de ce petit groupe, elle vit sur sa droite une énorme fleur éclore sous la caresse solaire. Cette partie de la forêt s’éveillait à peine quand les deux femmes y avaient pénétré et elle sembla s’étiré quand elle en sortirent quelques minutes plus tard. Car arriver au village Hybrid ne pris pas autant de temps que Radja en eut l’impression, obnubilé par l’univers elle en avait oublié la notion du temps.

    Diya descendit de sa monture avant de s’approcher d’une clôture où elle y attacha les rênes, Radja l’imita quelques secondes après. Kuro la suivit docilement, mais dès qu’il fut attaché, qu’elle se fut retourné, l’oiseau lui donner un coup de bec dans le dos qui manqua de lui faire perdre l’équilibre avant de plonger de bec dans l’abreuvoir à ses pattes. Radja le fusilla du regard, épousseta sa jupe pourpre d’un air colérique et alla rejoindre la verte en inspira profondément. Il ne fallait pas qu’un stupide volatile trouble ses recherches et irrite les Hybrids présent. Après tout, elle risquait la mort si on la découvrait. C’est là qu’elle se rendit compte qu’elle aurait mieux fait de prendre un foulard, une capuche, ou tout autre déguisement permettant de se faire passer pour l’une des leurs, car ses êtres étranges étaient pourvue d’attribue animaux ou de verdure accrocher à même leurs corps. Un groupe d’enfants s’arrêta pour les juger du regard, avant de détaler derechef comme s’ils avaient vu le diable. Radja se sentie mal à l’aise et ce ne fut pas les paroles rassurante de Diya qui arrangèrent son humeur, elle avait intérêt à mesure ses gestes et ses propos sinon sa tête allait surement rouler.

    Elle laissa son amie faire, c’était mieux ainsi de toute manière, et en attendant devant ce qui ressemblait à une porte, si la grande bâche rouge était ce qui symbolisait une porte en était réellement une, elles furent accueillit par un homme immense, bien que la blancheur de sa chevelure indiqua un âge avancé, arborant des ramures qui augmentait sa taille d’une à deux têtes. Radja en fut impressionné. Cela expliquait peut être la taille de sa maison incrusté à même un arbre. Ou autre chose. Car en pénétrant dans l’immense demeure, cachée derrière Diya, Radja put admirer la décoration typiquement Hybrid fait principalement de bois et de tissu. Cela aurait pu être beau, mais la blanche avait une tout autre notion de la splendeur qu’elle ne partageait pas avec eux.

    La grande salle se révéla être plus bruyante à elle seule qu’un marché Unik, l’ancienne duchesse fronça des sourcils à sous le désagrément que provoquait leurs voix sur ses fragile tympans.

    - Qu'est ce qu'elles font ici ? Ce n'est pas le moment de recevoir de parfaites inconnues sur nos terres ! – Cracha un homme couvert de lierre.

    Les mains de l’Unik, qu’elle gardait croisé devant elle, tressaillir soudainement. Les adultes étaient sur les nerfs suite à la disparition d’un cadavre qui était réapparue dans les jardins du Dernier Paradis. Enfin ce n’était pas cette annonce qui allait les mettre en joies, après tout elles n’étaient pas Hybrids. La voix du vieil homme tonna, résonna entre les murs de bâtisse et quand l’écho de son rugissement se dissipa tous se turent à leurs tours. Non moins impressionner par la prestance du chef du village, autant que la puissance de son organe, Radja resta muette et écouta ce qu’avait à déclarer son amie aux cheveux verts.

    - Nous avons trouvé un cadavre près de l'auberge ce matin. De ce que j'ai pu constater il n’était pas mort d'hier, il avait d'étranges marques de crocs sur la poitrine. Quand j'en ai parlé à Kansy elle a immédiatement fait le lien avec des rumeurs qu'elle aurait entendue ici faisant état d'une bête démoniaque qui pierrait les tombes. Vous pourriez m'en dire plus ?

    La photo fit le tour de l’assembler et Radja en profita pour regarder le corps qu’elle n’avait pu voir jusqu’alors quand l’image lui reviens. Le corps était bleu, presque noir par endroit, grouillant de vers et visiblement dans un état de décomposition avancer. S’il n’était pas d’hier, il n’était pas mort d’aussi longtemps qu’on le prétendait. Ce n’était pas le premier cadavre que Radja voyait et elle savait, plus ou moins, les évolutions d’un corps en décomposition. Après tout, il n’y a rien de plus intéressant que des libres de médecines ou mieux encore de vulgarisation. Cela apportait des compétences utiles. Une fois qu’elle eut finit d’observer le cadavre, le visage imperturbable et sérieux, elle rendit la photo à Diya.

    - Cela fait quelques jours que les patrouilleurs croient voir une bête roder autour du visage – déclara l’hybride aux ramures. – Au départ, nous n’avons pas porté grand importances à l’animal, car nous n’avons jamais eu d’ennuis avec les autres héritiers de Mère Nature. Cependant, hier soir tard dans la nuit des bruits ont été entendu après du cimetière. Ceux qui s’y sont rendu sont revenue terroriser en déclarant qu’une créature monstrueuse aux yeux rouges avait emporté les corps de leurs défunts amis. La nuit était sombre et leurs frayeurs à ce moment présent ne leurs a pas permis de mieux observer la créature.

    Radja se caressait doucement le menton en pleine réflexion quant à la cause de cette intrusion. Qu’une créature pénétré dans un village aussi mal garder, c’était évident et elle ne doutait pas que la proximité avec la nature de ses gens les empêchés d’interdire l’accès aux villages à ce nombreux animaux, mais cela n’était pas plus important que ce qui avait poussé cette créature à venir déterrer un cadavre en putréfaction. Il n’y a rien de moins appétant.

    - Au total, trois cadavres ont été déterrés et le quatrième avait disparue jusqu’à ce que vous arriviez. Tous avez des marques de crocs. Nous pensons que le responsables est un esprit maléfiques ayant jeté son dévolu sur notre village.

    Se penchant discrètement vers Diya, la blanche lui demanda en chuchotant ce que pouvait bien être un « Esprit Maléfique ». Elle n’en n’avait jamais croisé et si beaucoup de créature agressive bordait les frontières et les rues sombres d’Urban City celle évoqué à présent ne devaient avoir jamais quitté cette forêt. Ses messes basses attirent les foudres de quelques Hybrids présent, particulièrement le grand homme couvert de plante qui, malgré l’ordre de son supérieur, ne lui vouait aucune sympathie.

    - Excusez-moi. – Son intervention surpris le grand hybride cornu, qui se retourna vers elle. – Veillez me pardonner, mais est-ce que les cadavres avaient un point commun ?

    Un mince silence s’installa dans la salle, ne faisant qu’augmenter le malaise déjà présent dans le cœur de la blanche. Cependant, n’aillant pas oublier les grandes assembler auxquels elle avait été confronté à Anathorey elle continua sans défaillir.

    - Si tous les cadavres avaient des marques crocs, mais qu’un seul a été emporté c’est qu’il devait avoir quelques chose de particulier, non ?

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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Dim 18 Sep - 1:47


Le chef du village leur expliqua que cela faisait plusieurs jours que la bête qu'il pensait être responsable de ce carnage rodait inlassablement autour de leur village. Ils ne s’étaient pas méfiés au début, car tout Hybrid vit en harmonie avec les enfants de Mère Nature, mais celui là était agressif et causait la terreur des habitants. Jusqu'ici, nul être vivants n'avait été blessé, mais cela ne saurait tarder. Il viendrait au moment ou un inconscient déciderait de mener une expédition pour ôter la vie du monstre et cela finirait mal. C'est du moins ce qu'elle lisait dans son regard. Il ajouta à cela que la nuit précédente, des villageois avaient surpris de trouver la créature creusant leur cimetière. La rumeur s’était répandue comme une traînée de poudre, jusqu'à ce que les plus folles idées sur l'identité de l'être se mettent à circuler. La jeune femme nota les détails le concernant, sa grande stature, ses yeux rouges, ses seuls indices. Quand à savoir pourquoi il s'en prenait au cadavres, c’était encore une toute autre histoire ! Lorsque Elmün déclara qu'il s'agissait probablement d'un esprit maléfique, Diya secoua négativement la tête, mais se tue. Ces apparitions se nourrissant de la peur de leur victime et se repaissant de leur cadavre après les avoir terrassé ne se seraient jamais abaissé à déterrer des corps en putréfaction. Et puis, il y avait les Esprits Sylvains, jamais ils n'auraient laissés leurs ennemis jurés s'approcher si près d'un village paisible. Non, ce devait être autre chose.

Le chuchotement de Radja la sorti de ses pensées et elle lui expliqua à voix basse que les esprits maléfiques étaient des malédictions craintes par tous les Hybrids. Sa brève déclaration lui valu un regard glacé de l'assistance qui ne pouvait tolérer leur présence. La demoiselle s'autorisa un regard hautain, empli de confiance qui signifiait clairement qu'elle ne se laissait pas impressionner et se concentra sur la déclaration timide de son invitée. Le chef du village fut d'abord surpris de l'entendre, comme s'il découvrait qu'elle pouvait parler, puis se gratta le menton, la mine chiffonnée. Avant de lâcher comme embêté de ne pas y avoir réfléchi lui même :

" Et bien, à vrai dire, aucun des trois corps ne partageait quoi que ce soit. Et celui qui a été emporté encore moins. Après tout... il s'agissait d'un Paria."

Les villageois se turent en entendant ce mot. Certain détournèrent le regard, comme dégoûtés, d'autre fusillèrent Elmün du regard pour lui reprocher d'en parler à des inconnus, mais loin de se taire, il continua :

" Gaius était le fils d'une Apothicaire très respectée, elle a malheureusement disparu quelques jours après l'accouchement sans que personne ne la retrouve jamais. Quinze années après ce triste événement, son père à cherché à venir ici pour retrouver l'enfant. C'est bien la première fois que je voyais un Unik s'aventurer si loin dans nos terre pour venir chercher un bébé maudit. Je n’étais pas encore Chef à se moment là, mais mon prédécesseur à décidé de lui interdire d'emmener l'enfant. Pire que cela. Il a décidé de le tuer, craignant qu'il ne revienne avec du renfort et que ce sang mêlé cause la mort de tous."

Des murmures indignés circulaient au milieu des habitants de la Sylva rassemblés dans la pièce. Ils n'appréciaient pas de voir cette histoire étalé au grand jour, c’était flagrant. Si bien que Diya comprit que leur conteur n'avait pas encore tout dit et se focalisa sur lui. Le regard vide, tortillant ses main et l'incertitude dans la voix, il reprit en fixant le sol :

" Vous devez sûrement vous demander pourquoi un Paria a été autorisé à vivre parmi nous si longtemps ?"

Il est certain que cela titillait la curiosité de la Cyborg. Après tout, elle les savait encore plus hait que les Qantiks. Où qu'ils aillent, ils restaient pour tous le fruit d'un amour interdit. Une erreur de la nature, et leur existence était rarement tolérée. Alors dans quel but un chef Hybrid décidait il d'en maintenir un en vie, alors même que la génitrice de cet être n'était pas là pour s'en occuper ? Le regard de la jeune femme se planta dans celui de l'Anemos au totem à cornes, le pressant d'en finir avec ce suspens inutile. Le vieil homme évita ses yeux pour chercher l'homme aux totem du lierre, occupé à boire du thé, dos à eux. Alors que jusque là il avait été agressif, sa voix parut las, comme élimée par les années de deuils dont il révéla l'existence :

" Sa mère, Catalina, était ma sœur. C’était peut être un monstre, mais il était tout ce qu'il me restait de ma sœur. J'ai menacé de me tuer avec l'enfant s'il n'acceptait pas que nous restions."

Toute cette histoire était forte intéressante, mais elle ne leur apprenait en rien pourquoi le cadavre du Paria avait été emmené aussi loin des siens par un monstre au physique si peu amicale. La Qantik pressa ses main sur ses hanches et demanda, surplombant le brouhaha ambiant :

" Je n'ai pas d'avis sur cette histoire, je ne comprend d'ailleurs même pas pourquoi vous nous en faite part. Quel rapport à t elle avec cette créature qui retourne vos tombes ?"

L’oncle du cadavre retrouvé au Dernier Paradis s'exclama alors, comme soudainement poussé par un élan de colère :

" Etes vous donc complètement stupides ? C'est ce sang mêlé qui porte malheur à notre village ! La disparition de sa mère, la mort de son père, les guerriers Uniks venus jusqu'ici pour le chercher et enfin ces tombes saccagées et son corps mis de côté, comme par hasard ?! Son existences toutes entière n'est qu'une immense malédiction qui s'acharne sur nous !"
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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Dim 25 Sep - 22:50


    Négligeant les regards mauvais que lui jetait l’assembler, car après tout elle n’allait certainement pas s’attiré leurs amitiés et ne la réclamait aucunement de par sa nature Unik, Radja se frottait doucement le menton du bout des doigts en réfléchissant suites aux déclarations du chef anëmos.

    L’histoire du Paria fut touchante, bien que la blanche ne montra nul signe d’émotivité à l’écoute de se drame et de cette tristesse que portaient sur leurs épaules quelques personnes dans la salle, un cas pour le moins unique d’amour entre Hybrid et Unik datant d’un autre temps. Elle devait accorder aux habitants de la forêt une grandeur d’âme qu’elle n’aurait jamais reconnue chez les siens, si ce Paria était né à Urban City il aurait été exécuté dans le coin d’une ruelle sombre et on aurait laissé sa carcasse pourri dans les égouts où d’énorme machine serait venue le ramasser avec un tas d’ordures. Enfin, s’il aurait survécu aux premiers mois de sa vie dans ce monde aussi ingrats et cruel qu’était la cité Unik. Radja n’aurait pas donné cher de sa peau.

    - Vous devez sûrement vous demander pourquoi un Paria a été autorisé à vivre parmi nous si longtemps ?

    Il est vrai que la question l’intéressait, après tout l’intégralité de l’assemblée ne semblait pas particulièrement être fier de cet état de fait, pourtant louable dans la catégorie « tolérance et acceptation ». Suivant le regard de Diya et du chef Hybrid, Radja posa les yeux sur l’homme-lierre qui affichait soudain un regard sombre, mélange de peine, de remords et de colère. Envers qui ? La blanche ne se posa même pas la question.

    - Sa mère, Catalina, était ma sœur. C’était peut-être un monstre, mais il était tout ce qu'il me restait de ma sœur. J'ai menacé de me tuer avec l'enfant s'il n'acceptait pas que nous restions.

    « Un monstre » tout compte fait on était encore loin de l’extravagante bondé du peuple Hybrid envers les autres races. La blanche c’était visiblement fourvoyer à leurs sujets et se retrouvait las, déçue par ses êtres si différents d’elle et de deux de sa race. On les décrivait comme des monstres, ses êtres adorateur de la déesse mère qui avait poussé les siens dans leurs derniers retranchement, mais au final il n’y avait qu’une mince différence de cultures entre eux. Après tout, ils se haïssaient, se disputaient et s’aimait, se conciliait comme les Uniks. Leurs ennemis semblait les mêmes à peu de chose près, leurs haines communes et leurs états d’esprit semblables.

    Cela n’apporta cependant pas de réponse à leurs questions, comme le soulevait Diya, et si l’homme-lierre hurlait avec véhémence que son neveu portait malheur à tout le village, Radja n’en crus pas un mot.

    - C’est une idée stupide. – Fit-elle d’un ton sec, les braillements de l’homme plante mettait son sang-froid à l’épreuve. – Ce ne sont pas de pareille superstition qui formeront un argument valable pour résoudre cette affaire.

    L’homme plante bondit sur ses jambes, le visage empourpré de colère, s’approcha des deux jeunes femmes d’un pas hâtif, porté par la rage elle-même, et il fallut que le chef cornus se dressa entre lui et ses deux invités sans quoi il les aurait probablement frapper. Radja ne fit nul geste, restant droite et stoïque comme elle l’avait souvent fait lors de multiple confrontation de ce genre dans la cité blanche. Son regard froid et ferme ne fit accentuer le feu intérieur de l’homme-lierre qui embrassait son âme avec une ardeur nouvelle.

    - Putain d’étrangère ! Monstre toi aussi ! Tu apportes le malheur avec toi, comme cette fille à tes cotés l’a fait !
    - Je ne crois peut-être pas en ce dieu que vous chérissez, mais au moins suis-je assez noble pour ne pas blâmer celui que j’ai aimé et élever comme mon fils. – Il y eut un long silence. Avouer sa différence n’était pas dans les plans de la blanche, mais il y avait tellement de différences physiques entre elle et eux qu’elle avait vite été catalogué comme étrangère, alors ne s’en cachait-elle pas. Du moins, dans cette pièce uniquement. – Il n’est pas le responsable de vos malheurs, mais plutôt la victime. C’est sa tombe qu’on a exhumé, c’est son corps qu’on a déplacé et meurtrie, c’est son nom qu’on maudit encore aujourd’hui. Quoi que soit cette chose, ce Paria n’est pas la source de sa venue.

    Si la bête l’avait retiré de terre, surement devait-il avoir quelques chose en rapport avec elle, mais quoi ? Radja ne connaissait rien aux traditions et pratiques Hybrid, impossible pour elle de dire ce qu’il pourrait y avoir d’important. Le phytos en face d’elle avait le visage encore écarlate de colère, mais désormais des petites perles salées animait les commissures de ses yeux, l’ancienne duchesse avait peut-être fait mouche, mais elle n’était pas sûr de la justesse de ses propos. Elle tourna un regard interrogateur vers Diya, elle était ici en territoire ennemis et malgré tout l’amitié que la verte lui portait elle espérait ne pas l’avoir mis en tort. Enfin, plus qu’elle ne semblait déjà l’être, elle n’était visiblement pas très aimé des personnes présent dans la pièce.

    Cela signifiait-il qu’elle n’était pas l’une des leurs ? Les Uniks se comportaient ainsi, mais Radja avait soulevé la ressemblance entre les deux plus grands ennemis à l’instant. Serait-il possible que Diya soit une Qantik, ou pire, une Paria elle aussi ? Elle ne lui posa cependant pas la question, c’était très indiscret de sa part et ce n’était pas le moment.

    - Nous devrions peut-être aller examinez les tombes et aller voir les autres villages s’ils ont eu le même problème. Si la créature c’est aventuré aussi près d’un village, peut-être pourrait-elle récidivez.

    Se tourna à demi pour se tenir face à son amie aux cheveux verts, la blanche ne jeta plus un regard envers l’homme-lierre, dont la colère abaisser laissait désormais place à un torrent de larme incontrôlé. Il avait perdu le dernier être cher qu’il avait, le dernier souvenir de sa tendre sœur, et alors qu’il l’avait aimé envers et contre tout, en tout cas Radja le pensait sincèrement, il bafouait lui-même se souvenir qui lui était si précieux.

    - Je vous remercie de nous avoir reçus et informer. – fit-elle en exécutant une légère révérence propre aux dames d’Anathorey. – Oh ! J’aurais une dernière question, le paria comment s’appelait-il ? Participait-il à la vie du village ?
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Ven 30 Sep - 17:13


Ce fut Radja qui fit tomber la sentence sur le pauvre homme. Avant que la Cyborg ai pu prononcer le moindre mot la demoiselle déclara qu'avec de telles idées stupides ils n'avanceraient pas dans la résolution de cette histoire et Diya approuva en hochant la tête. Sa réaction fit bouillir le sang du Phytos qui se dirigea vers eux à grands pas emplis de colère avant que Elmün fasse barrière entre eux. La Qantik fut impressionnée par le sang froid de son invitée, qui ne bougea pas même d'un pouce face à l'élan d'amertume de cet homme. Ce dernier se mit à les insulter et la jeune femme s'exhorta au calme, lissant sa longue chevelure nattée comme pour en vérifier le lien, mais encore une fois la réaction de Radja la surprit. Au lieu d'accuser en silence, elle offrit à cet Hybrid exactement ce qu'il attendait. Confirmant d'abord qu'elle faisait partie d'une autre race, l'ancienne Duchesse appuya là où cela faisait mal sans hésiter, poussant cet idiot agressif dans la tombe qu'il s'était lui même creusé. Décontenancé, celui ci n'osa pas l'interrompre, il ne s'était sans doute pas attendu à ce qu'un si petit bout de femme lui tienne ainsi tête. L'Unik aux cheveux immaculés continua, et quand elle s'arrêta enfin, sa tirade laissa place à un silence gêné dans le salon du chef de village. 

Même si Diya n'était pas d'accord avec sa conclusion, elle choisit de se taire. La contredire maintenant briserait tout son effet et voir ses personnes se remettre en question la ravissait. Quand Radja se tourna vers elle, comme inquiète d'en avoir trop fait, la Cyborg lui rendit un sourire rassurant, au contraire, elle avait fait ce qu'il fallait. Puis la jeune femme proposa qu'elles sortent et aille vérifier les tombes avant de se rendre dans les villages avoisinants. Le regard émeraude demeurait rivé sur le Phytos au totem du lierre, le chagrin l'avait rattrapé et de lourds sanglots secouaient sa carcasse fatiguée. La Qantik se tourna un bref instant vers l'ancienne Duchesse et hocha la tête pour lui signifiait son assentiment. La demoiselle effectua une gracieuse révérence qui lui valut un regard étonnés des personnes présentes, ne comprenant sans doute ce qu'était cette étrange mouvement, aussi joli à regarder fut il, et les remercia avant de poser une dernière question. L'oncle du Paria sécha ses larmes pour leur répondre, la voix éraillée, brisée par les larmes :

" Non... Freddy ne sortait que rarement de chez moi, ou alors seulement discrètement quand personne n'était là pour l'intercepter. Il n'était pas apprécié... C'est à peine s'il pouvait se montrer sans être le fruit des moqueries et des jets de pierres... Je ne crois pas qu'il ai eu de quelconques rapports amicaux avec quelqu'un d'autre que moi, ou alors... Je ne suis pas au courant..."

Il se tue, secouant la tête négativement et son regard se perdit entre les interstices du plancher. Elmün lui fit discrètement signe qu'il était temps de s'en aller, il ne pouvait éternellement défendre une étrangère et son amie l'étant tout autant. Et après cette avalanches de mauvaises surprises ils avaient besoin de se retrouver entre eux pour décider quoi faire. Diya hocha la tête et déclara d'un ton reconnaissant :

" Je vous remercie de nous avoir reçu, nous allons tout mettre en oeuvre pour faire la lumière sur cet incident."

Sur une dernier mouvement de tête elle entraîna délicatement Radja à l’extérieur et pris un petit chemin de terre qui s'écartait du village. Après une dizaines de minutes de marche tranquille, elles parvinrent dans une trouée entourée de barrières de pierres aux formes particulières. Là, de nombreuses tombes, certaines sans inscriptions, d'autres couvertes de de mousse ou entourées de fleurs, se tenaient bien sagement. et au milieu de ces dernières, quatre trous béants. La terre avait été propulsée loin, ce qui impliquait une bête avec une force certaine. De plus, il ne pouvait s'agir d'un Hybrid avec une force décuplée, de par la description des habitants effrayés, et la méthode employée. Trop bestiale, sans aucune distinction ou respect pour les pierres alentours. Et pourtant, un détail troublant fâcha la jeune femme. Elle désigna l'une des tombe retournée, et le panneau qui gisait juste à coté sur lequel un nom était marqué. Fredérica. Puis une plaque tombale près d'un autre trou. Frederic. Ce n'était pas une coïncidence. Elle traversa à grand pas l'endroit souillé pour se pencher vers le sol entre les deux dernières tombes mises à sac, écartant la terre en cherchant un indice de nom. Elle parvint à mettre la main sur une autre plaque puis sur une pierre tombale, propulsée loin de son emplacement initiale. Frejus. Et enfin, ce fut la qu'elle comprit. Freddy. Indécise, elle lança à Radja :

" Ces hommes n'avaient peut être pas tord. Cette bête cherchait le Paria pour une raison que nous ignorons. Ce ne peux pas être une simple coïncidence, ces prénoms se ressemblent bien trop. Il faut que nous retournions parler à ce Phytos, il doit pouvoir nous éclairer sur quelques points obscurs."
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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Ven 21 Oct - 17:32


    Radja trouva dans le regard de Diya le soutiens dont elle avait longtemps manqué, le caractère dure et la volonté solide de la jeune femme la soulageait bien plus qu’elle ne le pensait. Faisant de son hôtesse le pilier de sa renaissance, elle ne put s’empêcher de lui immiscer un petit rictus malgré les regards à la fois peine et dure des occupants de la pièce. La blanche nota dans un coin de sa tête ses nouvelles informations dont elle ferait usage quand d’autre indices se présenterait, mais bien que le comportement Hybrid vis-à-vis du Paria ne l’étonnait pas, cela l’embêtait d’apprendre que le jeune homme sortait si peu ou sans témoin. Cela signifiait que s’il avait vécu quelques choses d’extraordinaire, personne ne serait là pour assurer la vérité.

    Après avoir salué les hybrids présent dans la bâtisse les deux jeunes femmes sortirent en silence, craignant un retour de flamme après sa témérité, car bien elle était sûre de ses actes elle l’était bien moins de celle d’un homme-plante désespérer, Radja fut bien heureuse de retrouver l’air frais de l’extérieur. Les cris avaient attiré quelques curieux, bien que peu nombreux ils firent grimacer la jeune femme qui suivit de près la verte à l’écart de la demeure. Sans qu’elle ne s’en rendu compte, Diya la mena aux portes du cimetière, entre deux murets de pierre grisâtre que le soleil n’avait cessé de blanchir et l’ombre d’humidifier. Se rendant compte de l’endroit où elles se trouvaient, Radja tourna les yeux vers la verte pour la consulter du regard, car elle n’avait jamais été très bavarde et aimait malgré elle communiquer par les yeux, cependant elle trouva là Diya déjà afférer à la poursuite de l’enquête. Suivant ses pupilles émeraude qui scrutaient le cimetière et la suivant quand elle s’élança à travers les tombes et les croix retourné, elle comprit rapidement ce qu’observait son amie. Elle se redressa, en même temps qu’elle, et elles purent entamer une courte conversation.

    - Ces hommes n'avaient peut être pas tord. Cette bête cherchait le Paria pour une raison que nous ignorons. Ce ne peux pas être une simple coïncidence, ces prénoms se ressemblent bien trop. Il faut que nous retournions parler à ce Phytos, il doit pouvoir nous éclairer sur quelques points obscurs.
    - Tu as raison, mais il était assez discret je ne sais pas si son oncle saura grand-chose. Tu n’as qu’à y aller, je doute qu’il accepte de me parler. De plus, tu connais mieux la région que moi. Je vais rester ici et voir si je peux découvrir quelques choses sur la bête en question.

    Se mettant à caresser doucement son menton, Radja examina de suite la scène de crime qui l’entourait après que les deux amies se furent mises d’accord sur le lieu où se retrouver. La terre avait été sauvagement retourné, peut-être à la hâte au vu de la terre éparpiller un peu partout autour des trous et des noms sur les tombes, car une analyse plus minutieuse aurait surement permit d’évité tout se chantier. La blanche s’approcha d’un pas décidé de la tombe vide du Paria et, s’accroupissant à coté, tâta la terre du bout des doigts. Elle était retournée comme les autres, mais on voyait l’entrain de l’animal qui avait laissé dans son excitation de longues ornières sous ses longues griffes. Bien que Radja eut du mal à imaginer leurs tailles exactes, ni leurs tranchants, elle s’imagina de longues griffes pour s’accorder à la trace de patte incruster dans la terre humide. La blanche l’aurait voulu aussi net qu’elle ne l’aurait pas eu aussi bien dessiné, la terre avait modéré l’empreinte de l’animal aussi parfaitement que de l’argile. Radja aurait voulu la reporté sur du papier, mais elle regrettait de ne pas avoir son carnet à dessin qu’elle avait laissé à l’auberge ce matin et l’observa de longue minute pour pouvoir s’en souvenir parfaitement.

    Elle se redressa avec un sacré mal de dos, n’étant pas habitué à conserver cette pose aussi dégradante pour son image de Lady ses muscles lombaires avaient durement amortie l’effort, et levant soudain les yeux à hauteur d’homme elle remarqua que plusieurs prunelles multicolores l’observait en retour d’un air gêner et déranger. Qu’une bête vienne déterrer leurs morts avaient déjà chamboulé pas mal de cœur, mais de là à voir une étrangère dont personne ne connaissait la prévenance fouillé les restes du drame s’en était peut-être trop et, détournant le regard de ses yeux accusateurs, Radja regarda une dernière fois avec attention la tombe avant de fuir cet endroit avant d’avoir des ennuis.

    Se rendant près du point de rendez-vous fixé au préalable avec Diya, Radja n’était plus occuper par cette affaire que par ses yeux emplis de colère de ses Hybrids qui la jugeait muettement, à juste titre, de blasphémer leurs défunts. D’autant plus que la blanche n’avait montré aucun gène à déambuler dans le cimetière, encore mois à voir les parties de corps exhumé si ce n’était le corps en entier. La mort ne la gênait pas, elle la connaissait depuis toute petite avec la mort de sa mère, l’avait souvent côtoyé adulte et, après sa chute, l’avait vu tous les jours dans les rues de Nordkia suite à la guerre. Quelle était l’image qu’elle avait donnée d’elle à ce peuple qu’elle ne connaissait pas ?

    Ô, l’image était une chose bien importante pour Radja qu’elle avait toujours fait partie de son salut. C’était grâce à ses airs de dame douce, mais ferme, qu’elle s’était attiré le respect de ses ailleule et qu’elle s’imposait dans nombre d’entreprise, alors que des êtres autochtone la catégorise pour un acte innocent, emplie de bon vouloir, la secouait et l’attristait tout particulièrement. Pourtant, quand elle rejoint Diya elle lui partagea ses découvertes, comme quoi la bête semblait avoir de grandes et larges pattes munies de griffes et ce fut le seul indice qu’elle eut trouvé, mais ne lui partagea nullement sa détresse soudaine et cette crainte qui lui serrait le cœur. D’ailleurs, elle le cacha habilement sous ses grands airs sérieux et préoccuper.
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Lun 7 Nov - 19:07


Radja approuva son idée, mais lui fit comprendre qu'il était préférable qu'elle ne l'accompagne pas auprès du Phytos. Diya fit la moue, mais après y avoir réfléchi un instant, elle se rendit compte que son amie avait raison. L'homme serait sans doute plus prompt à s'exprimer si elle s'y rendait seule. Elles convinrent d'un lieu où se retrouver, et la Qantik se dirigea vers la maison où s'était rendu l'Hybrid affligé. Après deux coups portés sur le battant de bois, celui-ci vint ouvrir, et ses yeux, encore rougis par les précédents larmes, s’étrécirent avant qu'il ne crache, amer :

" Vous ne croyez pas que vous en avez déjà assez fait ? Laissez moi en paix !"

La demoiselle s'excusa et déclara doucement :

" Mon amie et moi souhaitons vous aider à éclaircir ce mystère. Je comprends que tant d'attention puisse vous contrarier, mais n'avez vous pas envie de savoir pourquoi le corps de cet enfant a ainsi suscité l’intérêt de cette bête ?"

Elle s'interrompit, lui laissant le temps de peser le pour et le contre, puis avant qu'il ne reprenne la parole, elle exposa les faits, de façon à l’empêcher de refuser :

" Dans le cimetière, toutes les tombes portant un nom proche de celui de votre neveu ont été retournées. Comprenez bien, cela ne peut être le fruit du hasard. Cette créature le cherchait, lui, cela ne fait aucun doute. La question demeure toutefois identique à cette après-midi. Pourquoi lui ? Parce que c'est un Paria ? Cette simple raison ne suffit pas. Il y en a bien d'autres, certain même dont vous ignoriez la nature. C'est pourquoi j'ai d'autres questions, si vous êtes prêt à y répondre."

Le regard du Phytos s'était adouci, désormais vague, et il mit quelque minute à consentir, l'invitant à entrer. Derrière la Cyborg, de nombreux curieux s'étaient avancés et sans doute ne voulait il pas que ce qu'il avait à dire remonte jusqu'à leurs oreilles. Le malheureux désigna un fauteuil de bois tressé dans lequel s'assit Diya, croisant les jambes et y déposant ses mains pour conserver un calme poli sans se laisser submergé par la curiosité. La Phytos déposa devant elle un grand verre d'eau puis s'assit face à elle, attendant qu'elle s'exprime. Prenant une grande inspiration, la Qantik déballa son interrogatoire, commençant par une question simple :

" Votre neveu avait il des ennemis connus ? Je veux dire, en tant que Paria il devait être peu apprécié, aussi gentil et bien élevé soit il, mais y avait il des personnes plus mal intentionnées que d'autre envers lui ?"

Si son visage s'était tourné vers la colère, le fait qu'elle se soit reprises l'avait ramené sur un terrain neutre, et il écouta attentivement avant de poser sa tête contre le dossier de son siège, le regard au plafond. Il resta ainsi silencieux un moment, puis lâcha :

" Non, je ne crois pas que qu'une personne en particulier lui en ai voulu plus qu'une autre. Mais comme je vous l'ai dis chez Elmün, il n'était pas très bavard alors je ne sais pas grand chose de lui."

Le silence s’abattit à nouveau sur la pièce et Diya en profita pour vider son verre. Le liquide glacé la désaltéra et un léger soupir lui échappa. Lorsqu'elle tourna à nouveau son regard vers l'Hybrid, celui ci la fixait sans gêne. Il secoua la tête négativement et murmura, comme s'il craignait que les autres, à l’extérieur, l'entendent :

" Un jour, peu avant qu'il ne décède, Gaius, ou Freddy, de son deuxième prénom, celui donné par ma sœur, est venu me trouver. Il était tard et j'ai d'abord cru que quelque chose de très grave s'était produit. Comme il n'avait aucune blessure apparente et que ses yeux brillaient d'un éclat surnaturel, je l'ai laissé parler. Il m'a alors raconté une histoire abracadabrante. Selon lui, Catalina serait en vie quelque part dans la forêt. Du moins, son corps matériel serait caché et son esprit continuerait de veiller sur la Sylva. Je l'ai pris pour un fou, vous comprenez, j'avais fais le deuil de ma sœur. Je ne voulais pas me laisser aller à croire une histoire si ... bancale. Surtout qu'il n'avait aucune preuve."

Les sourcils de la jeune femme s'étaient froncés. Les esprits des Hybrids étaient censés rejoindre Mère Nature, et non les hanter. Et qu'est ce que cette histoire sordide pouvait bien avoir comme lien avec le cimetière ? Un esprit ne pouvait pas avoir d'impact sur le monde des vivants. L'homme se leva, alla attraper un cadre sur une étagère proche et le lui tendit. Diya se pencha sur l'image jaunie et cette fois ci une exclamation de surprise et de compréhension s’éleva dans la pièce. Sur le cliché, on pouvait voir une très belle femme au regard sage ainsi qu'un nourrisson. Et juste à côté d'eux, un énorme Tingar au pelage quasiment noir. Pourquoi personne n'avait il fait le lien avec la créature aperçue aux abords du village ? Diya plongea son regard dans celui de son hôte et demanda, totalement perdue :

" Vous pensez qu'il s'agit de ce Tingar ? Que l'esprit de votre sœur lui a demandé de le retrouver ? C'est pour cela que vous m'avez raconté cette histoire, n'est ce pas ?"

Le Phytos refusa de répondre. Il se plongea dans un étrange état de transe dont il ne sortit pas et la Qantik se résigna à quitter la maisonnette sans plus de détails. Dehors, elle retrouva les curieux qui lui lancèrent des regards mauvais et elle leur répondit pas un sourire neutre. Plus loin elle retrouva Radja qui l'attendait. Celle-ci lui parla des traces de pattes animales aux larges griffes, ce qui ne faisait qu'appuyer ce que lui avait raconté l'homme. Elle marmonna quelque chose d'incompréhensible pour son amie et désigna les Kokobot qui broutait tranquillement en lui expliquant :

" Nous allons explorer une autre piste avant que le soleil ne se couche. J'ai de nouvelles pistes bien qu'elles me semblent étranges mais je t'en parlerais plus loin. Tous ces regards hostiles commencent à grandement m'agacer."

Diya alla dénouer les liens de Luminéa, monta en selle et attendit que l'ancienne duchesse monte sur l'oiseau noir. Elle prit ensuite le chemin du cimetière et en fit le tour jusqu'à trouver des traces de bête quittant le lieu. La terre meuble avait laissé des traces facilement visible et la Cyborg expliqua alors son idée après avoir cherché le regard de l'Unik :

" Suivons ces traces pour voir où elles nous mènent. Restons sur nos gardes, j'ai un mauvais pressentiment."

La Qantik lança sa monture sur la piste du Tingar, s'il s'agissait bien de lui, surveillant les alentour et prenant garde à ne pas distancer Radja. Durant leur chevauchée, Diya lui raconta en détail la discussion qu'elle avait eu avec le Phytos ainsi que ses doutes quand à la véracité de ses propos. Un grognement retentit, tout proche, faisant sursauter la jeune femme et stopper net la bête à plumes. 
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Délicate Duchesse (Radja)


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MessageSujet: Re: La bête dont le regard glaçait le sang. [ Quête & Radja]   Jeu 15 Déc - 13:19


    Les regards se faisaient de plus en plus insistants à mesure que la jeune femme attendait dans le silence et la solitude. Elle en vain à regretter la présence agaçante de Kuro alors que les regards, eux, était toujours par petit groupe de deux ou trois personnes, si ce n’est plus lorsqu’il s’agissait d’enfants. Cependant, ses derniers n’étaient que des lâches qui fuyaient son regard comme la peste, n’osant pas affronter le regard clair de la frêle jeune femme qui étendait seule et ignorante du peuple qui l’entourait. Sale froussard sans courage qu’elle se prit à mépriser d’avantage en se rappelant qu’ils faisaient partie des ennemis héréditaires des Uniks, mais bien qu’à la suite de cette pensé elle s’efforça à chasser cette rancœur qu’on lui avait instruite depuis son plus jeune âge elle ne pouvait que comparer les enfants des deux peuples. Les Uniks, aussi bas étaient-il dans la société, assumait leurs curiosités.

    Elle bénit la venue de Diya et, après lui avoir fait un petit rapport de ce qu’elle avait trouvé, insista rapidement, mais doucement pour ne pas éveillé l’intérêt des oreilles indiscrètes, à se diriger vers les Kokobots qui les attendaient sagement.

    - Nous allons explorer une autre piste avant que le soleil ne se couche. J'ai de nouvelles pistes bien qu'elles me semblent étranges mais je t'en parlerais plus loin. Tous ces regards hostiles commencent à grandement m'agacer.

    Radja hocha la tête et s’élança dans la direction des grands oiseaux sans un mot, sans demander plus d’explication à la cyborg sur ses découvertes. Plus vite elle aurait quitté ce village, mieux elle se sentirait. Pourtant, dans son désir de fuite immédiate, elle en oublia la raison de sa venue que Diya lui rappela subtilement en indiquant les traces de l’animal qui quittait le cimetière pour s’enfoncer au cœur de la forêt. La blanche était loin, à des années-lumière même, de vouloir suivre la verte dans cette forêt sombre et hostile, particulièrement quand la bestiole après laquelle elles courraient possédait des pattes aussi large que sa propre tête.

    Alors que Kuro marcha calmement, fasciné par la trainé de feuille qu’il soulevait avec ses grosses pattes griffu, la verte profita de ce court moment de quiétude pour lui conté les dernières paroles du Paria. Se caressant doucement le menton, Radja réfléchissait à l’hypothèse de sa compagne. Elle n’était pas très friande de fait magique, seule l’évolution et la technologie avaient une réelle valeur à ses yeux, mais elle ne pouvait renier leurs existences alors qu’elle avait élu domicile sur la terre des Hybrid. Soudain, un sombre et puissant rugissement retentie faisant sursauté Kuro et sa cavalière également. Le cœur de l’œil se mit à battre à la chamade sous la crainte primitive d’être dévoré vivant, Radja était pittoresquement accrocher à son cou dans la même crainte. En cet instant, elle aurait souhaité être partout ailleurs que sur ce petit chemin de terre battue à la recherche d’une bestiole surement beaucoup moins douce et agréable que l’étrange oiseau qu’elle chevauchait.

    - Etrangement, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de chercher ce … Tingar aujourd’hui. Retournons à l’auberge et revenons un autre jour avec d’autres personnes…

    La blanche était loin d’être fière de sa couardise, mais elle tenait à la vie et avait survécu sur le territoire des Elites de Nordkia que par prudence et non par un courage inconscient. Un second rugissement retendit, faisant trembler les buissons et les jeunes pousses qui les entouraient de toute part. Radja ne savait pas à quoi s’attendre, car jamais de sa vie elle n’avait vu un vrai Tingar, outre dans les livres d’images que lui avait donné sa mère, et elle craignait le pire.

    Quand l’imposant félins sortie des fourrées, près de trois fois plus grand qu’elle, ses longues canines blanches luisantes d’une lueur blafarde à par rapport à son pelage si sombre qu’on pensait à distinguer les rayures de l’animal, Radja fut tétaniser par la peur. Certes, elle avait sur elle quelques petits objets, gagner au prix d’un dure labeur, qui lui aurait permis de faire aisément face à l’animal ou encore de le repéré avec aisance – et donc lui permettre de fuir facilement – mais la terreur qui avait pris possession de son corps l’empêchait de pensé à toute ses possibilités de replie. Le Tingar était grand, puissant, menaçant et surtout il avait l’air très en colère.

    - Di… Diya… - commença la duchesse, soudain dépourvu de toute noblesse. – S’… s’il te … plait…

    Elle agrippait fermement les rênes de son oiseau qui, surement plus courageux qu’elle sur le moment, ne se ferait pas prier pour dédaller comme une flèche si le félin se mettait à les charger.
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