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Le coquelicot [Quête - Miyuki]

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MessageSujet: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Dim 11 Sep - 12:36


    Le coquelicot

    Cela faisait maintenant presque un mois que Radja avait élu domicile dans la Sylva. En compagnie de Diya, ses journées étaient bercées de doux rêves éveillés où elle se complaisait en promenade dans les jardins, dessins et quelques coups de mains en cuisine qu’elle effectuait tôt le matin. Cependant, l’ennuie dépassait les frontières et malgré l’aspect sucrée que prenait sa vie elle gardait un petit goût amer dans la bouche. La blanche avait toujours aimé faire quelques chose de sa vie, déjà enfant l’idée de n’être qu’une femme douce, poli et soumise l’écœurait, c’est l’une des raisons qui l’avait poussé à devenir une femelle forte et entreprenante. Cela lui avait toujours servit quand elle logeait encore à Anathorney, mais au Dernier Paradis elle se retrouvait comme démunie.

    Bien sûr, elle c’était débrouillé pour ne pas importuné son hôte qui avait plus de chose à faire que de s’occuper de sa petite personne. Après avoir dessiné un nombre incalculable de robe, elle avait demandé qu’une pauvre petite machine à coudre mécanique pour l’aider à les réalisés et aujourd’hui elle se rendait, seule, dans l’un des villages Hybrid à proximité de l’auberge de la Qantik pour y sélectionné ses propres tissus. Les Hybrids étaient en de nombreux points différents des Uniks, rien que leur architecture démontrait qu’ils étaient leurs inverses, mais également leurs styles vestimentaires qui avaient laissé Radja pantois les premières fois qu’elles avaient pu les observer. Cependant, leurs tissus savaient être aussi doux et délicats que ceux qu’elle pouvait trouver dans la cité Unik, bien que la soie était plus difficile à trouver, le peuple de la forêt avait créé une excellent équivalent à base de soie crée à partir des chenilles et araignées de la Sylva.

    Le marché où Radja se rendit était étonnamment petit. Enfin, il lui était dur de juger, car elle n’avait de sa vie connus plus petit que les grands étalages de Nordkia et d’Anathorney, mais elle y trouve quelques commerces sympathiques. Comparé à sa première sortie dans la Sylva en compagnie de Diya, cette fois-ci Radja se couvrait la tête avec un large foulard pour dissimuler son manque d’attribué animal ou végétal, mais également pour camouflé ses longs cheveux blancs qui avaient la fâcheuse tendance à attirer tous les regards. Ainsi, quand elle tâta les tissus le marchant ne remarqua aucun signe particulier pouvant lui mettre la puce à l’oreille quant à sa nature Unik, elle en fut d’ailleurs très satisfaite.

    Cavalant jusqu’au centre du village, comme s’il avait le diable aux trousses, un jeune garçon portant un petit capuchon sur le front et une feuille froissé dans la main frôla de justesse l’ancienne duchesse et, bondissant sur une souche tomber à terre hurla pour obtenir l’attention des siens. Radja sursauta, mais repris rapidement contenance en posant les yeux sur le gosse dont les yeux rougit et les multiples hoquets faisait transparaitre une peine qu’il eut du mal à contenir.

    - A … Am… Amarylis n’est plus. – Radja ne savait pas qui pouvait bien être cette femme, mais au vu du brouhaha qui venait d’éclore autour d’elle, elle jugea qu’il devait s’agir de quelqu’un d’important. – Elle est morte la nuit dernière… et … et …

    Entre les bégaiements de l’adolescent, elle finit par comprendre ses mots : Amarylis, la grande et vénérable apothicaire de la région, venait de mourir d’un âge avancé. Un grand drame pour les Hybrid qui voyait en elle une élue de la forêt, mais bien entendu Radja ne fut pas le moins du monde touché par la disparition de cette femme, mais mima tout de même sa peine par quelques geste retenue. Si elle ne faisait pas semblant, alors on allait la démasquer. Dans son testament, elle révélait à l’ensemble de ses adorateurs la source de sa puissance magique : Une fleur sacrée. Et pour fêter le départ de son esprit pour la canopée où elle pourrait assister Mère Nature dans sa tâche, elle insista tous les Hybrids qui l’eurent un jour connus à sourire, à rire et aux plus impétueux d’aller quérir cette fleur quelle avait dissimulé dans la forêt.

    - « Mais prenez garde » - Lisait le gosse aux yeux rougie – « Car le chemin vers cette fleur est dangereux et même si vous la trouver, sachez que seul un cœur pur pourra être choisit comme nouveau réceptacle que ce présent de Mère Nature. Aux explorateurs, je vous souhaite bon courage, quant aux autres : N’oubliez pas de sourire »… Voilà … voilà tout ce qu’il y a d’écrit.

    A présent, malgré les larmes, la douleur et la peine qui stagnait autour d’eux, sur chaque visage Hybrid trônait un sourire. Conformément aux désirs de leurs défunte apothicaires, tous souriaient et s’efforçait à être heureux pour qu’en ce jour sa mémoire soit célébré. Contre toute attente, Radja respecta ce silence, les Hybrids étaient bien différents de son peuple et malgré l’amour aveugle qu’ils vouaient à une figure invisible, elle se sentie respectueuse de ce désir de vivre même par-delà la mort. Après tout, personne ne mourrait vraiment dans la Sylva, ils retournaient juste dans la terre où ils avaient vu le jour.

    Alors que la vie reprenait son cour, Radja fit volte-face, si rapidement que le marchant ne le remarqua même pas, et partie en quête de cette fleur magique. Elle n’était pas des leurs, mais ce pouvoir pourrait lui être utile, ici dans la Sylva ou autre part. Esquivant de justesse un homme large d’épaule, surement un croisé ours, elle continua d’un pas vif sa course tout en lui lançant un regard de travers. Ne pouvait-il pas regarder où il allait celui-là ? Songea-t-elle alors qu’elle-même rentrait dans une jeune femme.

    Elle tomba à terre, sa faible constitution et son manque d’aplombs créant un équilibre précaire, et son foulard chuta sur ses épaules alors qu’elle se remettait tout juste de sa chute. Se massant ses hanches douloureuse, elle jeta un regard courroucer envers la jeune femme rousse qu’il se tenait devant elle, bien qu’elle fut entièrement fautive de cet incident, elle n’en éprouvait pas moins de l’agacement de trouver une personne sur sa route. Comme si elle n’avait que cela à faire.
[HorsRP: Le coquelicot symbolise le repos, la tranquillité et la consolation.]
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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Lun 12 Sep - 14:19

Avec grand regret, Miyuki avait dû quitter la compagnie de Diya, maintenant que toutes leurs affaires étaient résolues. La séparation lui faisait mal, car elle appréciait vraiment la jeune Qantik, et qui de plus lui avait ouvert les yeux à propos de sa race et les Unik. Bien sûr, Miyuki n’avait pas complètement changé. Elle restait très méfiante par rapport aux autres races, et éprouvait une fierté immense d’appartenir à la race Hybrid, qui pour elle, restait la meilleure. Mais elle ne gardait plus ce regard haineux et acide à propos des autres. Le temps l’avait changé, la guerre davantage. Miyuki était accablée de voir dans quelles conditions les Qantik vivaient, et elle ne comprenait pas qu’ils puissent être ainsi rejetés, pourchassée et tués.
Ce fut un véritable soulagement cependant lorsqu’ elle franchit les frontières de la Sylva , s’enfonçant avec joie dans les hautes herbes , et les centaines d’arbres semblant tenir là depuis des millénaires ; il n’ y avait personne hormis elle, pourtant , la forêt imposait sa présence. Elle se sentit comme une privilégiée, retournant à sa source, dans les bras de mère nature, sautant comme un renatsu, libérée de toute contrainte. En glissant, sautant  entre les lianes et les branches humides, la phytos atterrit sur un lieu de repos. Elle repéra quelques Euroys qui lapaient tranquillement l’eau cristalline. Miyuki voulut s’approcher d’eux pour les saluer . Mais sans doute rouillée par son trop grand voyage, elle cogna trop brusquement le sol, ce qui prit les Euroys par surprise et les fit fuir. Miyuki grogna. A force de n’avoir croisé aucune forêt, elle avait perdu de sa souplesse et son habileté. Elle se promit de s’entraîner de nouveau. Hors de question de se tourner en ridicule auprès de siens. En progressant dans la Sylva elle retrouva son village d’origine, mais préféra voir sa famille en premier, avant de retrouver les autres.

A sa grande surprise, la chaumière était vide, seule sa grand-mère en cape de cérémonie, priait au centre de la pièce.

-Miyukiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Un jeune garçon déboula sans prévenir de derrière un rideau de lierre, et se précipita avec force dans les jambes de la phytos, l’emprisonnant de ses bras. C’était le petit Unik qu’elle avait sauvé de la guerre. IL avait l’air d’aller mieux.  IL n’était toujours pas très bavard, mais c’était en progrès. Sa vielle grand-mère sortit de sa méditation et attrapa de ses mains parcheminées celles de Miyuki . Bien que très âgée, elle possédait une santé de fer, et un caractère d’acier. Très devouee à Mère nature, elle suivait cependant toujours sa raison. C’était vers elle que la jeune femme se tournait quand elle était perdue. Cependant, celle-ci était toujours entourée de gens, d’amies, de commerçants. Il était rare qu’elle s’enferme ainsi seule. Miyuki lui fit part de son inquiétude :

-Les temps sont durs...marmonna-t-elle d’une voix penaude. Tes parents et tes oncles sont partis pour les clairières sacrées. Miyuki…j’ai peur que les villageois commencent à avoir des soupçons. Je continue de le garder, mais je remarque qu’ils me regardent d’un air étrange…je commence à avoir peur pour lui. Viens je t’accompagne là-bas. J’ai un mauvais pressentiment.

Comme s’il avait deviné la situation le garçonnet partit se réfugier dans une cachette de la maison. Avant de partir, Miyuki lui fit un bisou sur la joue, espérant le rassurer. Mais c’était un peu faible. La situation devenait tendue, mais elle se persuadait que cela allait se régler. Quelle naïve. Son éloignement des Hybrid lui avaient fait oublier leur haine. A peine pénétra elle dans le village qu’un Anemos tigre la renifla, le regard dédaigneux. « Tu pues l’Unik ! «  Quel mufle ! Miyuki se retenu de le gifler. Mais elle paniqua. Avait-il deviné  la présence de l’enfant ? Elle n’eut pas le temps de s’inquiéter. Bientôt une meute de villageois s’attroupa autour d’elle et sa grand-mère. Lorsque la phytos en comprit la raison, ce fut comme recevoir un seau glacé. Le chef était là, accompagné de sa clique de fervents dévots. Non pas que Miyuki ne l’appréciait pas, mais lorsqu’il apparaissait muni de ses prétendus sages, c’est qu’elle était en danger. Grand danger.

« Miyuki. Content que tu sois revenue de ton voyage. Suis nous. Seule ».

La phytos les suivit sans broncher. Il ne fallait mieux pas. Elle fut menée, bien cadrée par les dévots jusqu’à une hutte en bois .On la fit assoir au centre, décoré d’un cercle peint et de cailloux colores. Les dévots assis en tailleur, baissèrent leur capes, tandis que le chef versa une eau sucrée sur la tête de Miyuki , puis récita des chants anciens, tandis que son cœur battait la chamade en essayant de comprendre ce manège.

-Miyuki….le chef se rassit, les dévots devant lui, son regard ne laissant aucun échappatoire à la jeune femme. » Tu as fait un long voyage, mais….ton comportement a changé. Tes vêtements sont imprégnés d’odeurs étranges, tu ne pries plus beaucoup mère nature et je le sais. De plus tout le monde se rappelle de ton affront envers l’Emishi. Miyuki s’en souvenait bien. Mais elle croyait que cet incident avait été oublié. Mais ce qui t amène ici est…qu’il y aurait une rumeur. Tu aurais ramené un unik. Où est l’enfant que tes confrères t’avaient vu ramener de la guerre? J’ai fait une fouille, personne ne l’a trouvé… Miyuki était blanche. Comment pouvait-il fouiller chez elle ? Douter d’un membre de son village ? Mais elle cacha son soulagement d’entendre qu’il avait échoue.

-l’enfant que j’ai ramené a trouvé une famille. Loin d’ici. C’était l’horreur, les conflits, jetais perdue. Comment pouvez-vous insinuer de telles choses ? Ma famille et moi avons toujours été de fervents serviteurs de mère nature, jamais je ne trahirais mon peuple !

Les vieilles momies s’agitèrent dans leurs capes devant tant d’irrespect. Mais Miyuki s’en moquait bien et s’amusait de leurs mouvements ridicules. Le chef, aucunement froissé, poursuivit bras croisés :

-Mais personne ici ne t’accorde plus confiance. Beaucoup disent que tu as été pourrie par le dehors. Qui sait ce que tu as pu rencontrer, parler. Nous ne voulons pas d’un élément douteux ! Mais je te laisse une chance. Un lieu secret vient d’être révélé. Il y a là- bas un véritable trésor. Une fleur spirituelle. Seules les âmes pures peuvent pénétrer ce paradis bien gardé. Rend toi là-bas, rapportes cette fleur et prouves à ton peuple la bénédiction de Mère nature !

Ses adieux furent brefs, à peine une étreinte envers sa grand-mère . Celle-ci lui promit la protection du petit, et lui fourra des talismans et des casse-croûtes dans la poche. à la sortie du village , ce ne fut pas aussi chaleureux . Quelques regards inquiets, le reste, soupçonneux. La phytos partit le cœur serré. Être rejeté des siens était le pire cauchemar qui puisse arriver à un hybrid. Mais elle avait encore une chance. Une fleur, une stupide fleur. elle était déterminé à la trouver .

A Nemoto, Miyuki fulminait toujours. Le chef. Sa situation. Cette quête. Et puis quoi encore ? Comment pouvait-il se mêler de ses opinions ? Comment pouvait-il empêcher les hybrid de découvrir le monde ? Pourquoi devait-elle prouver sa foi ? Dans sa colère, elle ne vit pas la bousculade, et se rendit compte soudain de la présence d’une jeune femme à ses pieds. Une jeune femme aux cheveux blancs …..

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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Mar 13 Sep - 13:01


    La jeune femme resta là, béate, ne pouvait-elle donc pas se penché, lui tendre la main en s’excusant d’être resté en travers de son chemin ? Les Hybrids étaient d’une impolitesse ! Enfin, non, il ne faut pas penser ainsi petite fille aux cheveux clairs, respire. Inspire, expire, montre tes bonnes manières et va de l’avant en véritable dame que tu es. Etait. Radja se redressa, se tapota la jupe pour y chasser la fine pellicule de poussière qui la recouvrait. Relevant les yeux vers la rouquine qui l’avait percuté, elle la fixa droit dans les yeux et, d’une voix posé mais un brin agacer, prononça ses mots :

    - Prend garde où tu mets les pieds. J’ai une fleur à trouver, moi.

    Mettre en avant le désir d’aller quérir le trésor laisser par l’ancienne semblait être une bonne excuse, qui ne serait pas agacer de se faire interrompre dans une quête où le temps vous était compté ? Des dizaines, voire des centaines de personnes se lancerait bientôt à la recherche de la fleur et amenuisait la chance de la blanche d’acquérir le pouvoir.

    Un pouvoir hérétique, non, réel pour ceux de la forêt qui croyait et priait une illusion que Radja ne cessait de renier de par la simple nature de sa race. Les Unik avaient préféré ignoré la voix de dieu pour avancer dans le temps, crée encore et toujours des nouvelles technologies leurs permettant de vivre plus convenablement, de survivre simplement à leur façon. Si Radja était née dans un autre monde que le sien, elle serait déjà morte, si sa mère elle-même avait survécu à la maladie qui ralentissait ses battements de cœur jusqu’à ce qu’ils cessent. Qu’est-ce qu’un dieu aurait pu faire à cela ? Rien, bien évidemment, car les Uniks se débrouillaient toujours par leurs propres moyens et ne comptait pas sur celle qui ne se montrait jamais pour avancer.

    Quoi qu’il en était, ce pouvoir, elle le voulait, pour devenir plus forte, pour retrouver cette brillance qu’elle s’efforçait d’oublier pour aller de l’avant, mais l’éclat du passé persistait dans son être et malgré cette nouvelle vie qu’elle avait embrassé aux côtés d’une femme dont elle ne connaissait même pas la nature dans un endroit idyllique, le remords la tenaillait toujours. Si elle ne pouvait regagner ce qu’elle avait perdu avec l’argent ou par la ruse, elle se devait d’aborder un autre chemin. Une fois qu’elle serait forte, alors on la craindrait comme d’entant et elle pourrait alors exiger qu’on l’aide à retrouver son petit piédestal. Quand elle serait forte…

    Bien sûre, elle n’oubliait pas Diya qui lui avait tendu la main et servit son amitié sur un plateau d’argent, elle saurait la remercier comme il se devait et l’aiderait de bon cœur quand elle se présenterait devant les portes de sa demeures, mais pour l’heure elle devait se refaire un nom. Dépassant la rousse sans un regard en arrière, rabattant son foulard sur la tête pour dissimuler son absence d’attribué Hybrid, elle se mit à lever les yeux sur la forêt qui s’étendait partout autour d’elle. Bien, parfait, le garçonnet avait bien spécifié l’endroit où se trouvait la fleur, mais la question était la même : Dans quel direction se trouvait le fichue sanctuaire ?
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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Ven 16 Sep - 3:01

- « Prend garde où tu mets les pieds. J’ai une fleur à trouver, moi. «

Quel ton hautain ! Et cette façon de la regarder…Miyuki était bien désolée de l’avoir mise par terre, bien qu’elle n’en fût pas complètement sûre. La scène s’était déroulée si vite qu’elle en avait complétement oubliée ses bonnes manières. Mais c’était trop tard. S’excuser ? Quelle idée ! Son ton l’avait tellement agacée qu’elle manqua de lui rétorquer une remarque cinglante. Mais elle manqua de temps car l’inconnue s’en alla bien vite, manquant de la pousser au passage. Décidément ! Où allait-elle ? c’était un mystère, mais Miyuki reprenant le contrôle de ses émotions, tenta de la chasser de ses pensées. Seulement, quelque chose la titilla. N’avait-elle pas mentionnée une fleur ? Drôle de coïncidence. Qui se mettrait à la recherche d’une simple plante ? A moins qu’elle ne soit spéciale. Mince. Une concurrente. Ah, elle en avait bien besoin ! En observant les alentours, la phytos constata qu’elle avait déjà pris de l’ avance. Il n y avait aucune trace d’elle. Elle devait savoir où se diriger. Lui avait on donne des indices ? y’ avait il une énigme dont elle n’était pas au courant ? Visiblement, son inquiétude devait transparaître, car un vieillard torse nu se mit à ricaner tout en mâchonnant une herbe.

-Vous , vous cherchez aussi la fleur. Mais je vous déconseille de traîner, vous prenez du retard. Qui sait le nombre de concurrents auxquels vous allez devoir faire face !

Miyuki décrocha de ses pensées pour s’intéresser à son interlocuteur. Il semblait en savoir long. La jeune femme s’approcha de lui, méfiante, en triturant le talisman que le chef lui avait donné. Le vieillard sembla encore plus amusé par son geste. C’était un phytos au teint bruni par les années, au corps sec et maigrelet. Il ne portait qu’un simple pagne, presque en loque. Hormis son visage, presque toute sa peau était recouverte de mousse, et la présence de multiples fleurs roses sur ses épaules lui indiqua quelle était son totem. Son visage était creusé, pleins de plis, encadré par une barbe neige mal rasée. Malgré son âge avancé, son regard pétillant de malice lui donnait dix ans de moins. Mais c’est ce qui incita la jeune femme à rester sur ses gardes. L’expérience lui avait appris qu’un vieillard hybrid était beaucoup plus dangereux qu’un jeune guerrier fringuant. Ses yeux trahissaient un esprit malin et joueur. Peut-être lui donnerait-elle des indices, mais peut-être la tromperait il complètement….

-Oui je la cherche. Il faut absolument que je la trouve. C’est vital. J’ai donc des concurrents ? Mais pourquoi ? Je ne vois pas en quoi une fleur…mais je ne vois pas où commencer, on ne m’a donné aucun indice !

La colère se trahissait dans sa voix, toujours aussi furieuse de s’être fait menacer. Oui. On ne lui avait fourni aucune information. Comme si la forêt n’était pas assez immense ! Et on ne l’avait pas prévenu qu’elle ne serait pas la seule ! Miyuki bouillonnait.  Le vieux sac d’os attrapa son collier pour observer le talisman. Il resta pensif avant de lâcher :

-Oh…un charme de protection, mais aussi une pierre symbolisant le pacte, la promesse. Qui vous l’a donne ? C’est une rareté, mais un lourd poids sur vos épaules…. Qu’avez donc pu bien faire ? Vous êtes un mystère…faites attention, cette plante est très convoitée, elle nous a été révélée par la mort d’Amarylis. La brave grand-mère la donne en héritage à qui la méritera. Elle confère des pouvoirs. Mais gare à toi, elle est autant farouchement gardée par les esprits que par de dangereux Hybrid. On ignore où elle se trouve, mais on dit qu’Amarylis a murmuré le nom du sanctuaire avant de rendre l’âme….vas, cherche, je ne puis t’en dire plus.

Le sanctuaire ? Le sanctuaire des Esprits. Un lieu énigmatique peu fréquenté, qui était à l’origine de nombreuses fables effrayantes. Sa route était longue, il lui fallait partir avant que la nuit ne la rattrape. Et que l’inconnue la devance trop. Le chef avait dû connaitre sa destination, car elle aurait besoin de charmes, pour pénétrer dans un tel lieu, terrain de prédilection pour de nombreux esprits réputés méchants et chamailleurs. « Prenez garde aux apparences! » murmura-t-il, mais Miyuki était déjà loin, enfoncée profondément dans la forêt.
La phytos n’eut pas de mal à se repérer. Elle évita les traces de pas pour changer de direction, et être ainsi sûre de ne croiser personne. Les feuillages, les troncs, ruisseaux lui servaient de repère, et observait régulièrement le ciel pour garder le cap vers le nord. Un rideau de bambous lui indiqua qu’elle se trouvait à la limite de la forêt qui entourait le village. Franchir le rideau, c’était s’enfoncer dans le véritable territoire sauvage de la forêt. Elle écarta les tiges souples, et se retrouva sur un îlot de mousse. Mais à peine le rideau refermé, Miyuki sortit ses dessins et sa lame.

Quelqu’un hurlait à l’aide.
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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Mar 20 Sep - 13:08


    Alors que la jeune femme s’éloignait à vive allure, cherchant du regard un groupe ou une personne qu’elle aurait reconnus comme aillait fait partie de l’assemblée, la rousse s’en allait parlementer avec un vieillard hilare.

    La plupart des Hybrids qui avaient assisté à l’annonce reprirent leur train de vie quotidien, non sans une point de mélancolie, mais d’autres, les plus jeunes et fort dans l’âge, échanger des regards complices avant d’aller se munir d’armes et de se diriger d’un pas déterminé vers les broussailles qui formaient les frontières du village. Radja remarqua deux jeunes hommes fringants qu’elle choisit de pister le plus discrètement possible, bien qu’elle doutait de sa capacité à réussir elle profita du mouvement de foule encore présent sur la place du village pour mettre de la distance entre eux et elle, peut ne les quittant plus du regard les suivit du mieux qu’elle put alors qu’ils s’enfonçaient dans les fourrés.

    Depuis qu’elle c’était installer au Dernier Paradis, elle avait pris le temps de se munir de vêtements plus adéquat à la vie en forêt, ainsi elle portait désormais des bottes en cuir simple dont elle prenait grand soin et la longue jupe qu’elle portait, car elle ne se faisait tout simplement pas au fait d’enfiler des pantalons qui mettaient en avant le peu de forme qu’elle avait, c’était considérablement écourté. La jupe en coton brune qu’elle portait s’arrêtait désormais aux genoux, lui facilitant toutes promenades en milieu forestier ou lui offrant même la possibilité de chevauché sans devoir adopté une position d’amazone. Cependant, aussi pratique et coquette qu’était sa nouvelle tenu, elle n’en était pas pour autant discrète ne serait-ce avec sa longue chevelure argenté ou avec le foulard vert clair qui la recouvrait.

    Les deux jeunes Hybrids ne mirent pas longtemps à la remarquer, surtout que, loin d’être une chasseresse expérimentés et se rapprochant plus de la petite commère qui essayait d’imité ses espions sans la moindre dose d’expérience, elle provoquait bien plus de bruit qu’elle n’en eut conscience en écartant les branchages de sa route. Les jeunes hommes échangèrent un regard complice, puis se mirent soudainement à courir à toutes jambes en riant, Radja n’eut d’autre chose que de se mettre à leur courir après malgré la surprise. Elle avait déjà un train de retard, mais cela ne s’arrangea guère, alors que les chasseurs bondissaient comme des jeunes daims au-dessus de toutes pierres et racines, la blanche ralentie jusqu’à s’arrêter avant de les escalader ou de les esquivés.

    Elle les avait déjà perdus de vue depuis longtemps, mais elle espérait cependant qu’ils continuent à courir dans la même direction, toute cette végétation lui aillant fait perdre l’orientation dans cette immense foison et elle ne saurait dans quelle direction se diriger si, par malheur, la nuit venait à tomber et qu’elle n’eut rien trouver. La blanche se pinça la lèvre inférieure à l’idée qu’elle devrait passer la nuit seul dans la Sylva, elle n’aurait jamais dit se lancer à la poursuite de cette fleur chimérique seule !

    Perdu dans ses sombres pensés, ses craintes tout à fait justifié, Radja glissa sur un large pan de mousse qui s’étendait en toute quiétude sur une branche en putréfaction et trébucha dans une pente abrupte. Un petit jeu de jambe lui permit de ne pas tomber mollement et de déguster l’humus, mais l’inclinaison de la pente ne la sauva malheureusement pas et elle se mit à détaler le long de la colline boisée sans pouvoir faire autre chose que de crier. Elle voulut s’arrêter, mais ses jambes faisaient des foulés de plus en plus grandes, le vent lui battait le visage aussi violement que les feuilles et branchages qu’elle rencontrait sur son chemin, la griffant de toute part, mais quand enfin elle eut l’opportunité de ralentir ce ne fut que quand son pied heurta une pierre plate. Avec l’élan provoqué par la descente, Radja quitta le sol en planant quelques instants au-dessus des buissons et entama la face de juste la plus dangereuse pour sa petite personne. Quand le sol arrivait, la blanche n’avait nul doute qu’il serait bien douloureux, mais au moins serait-il là pour l’accueillir à bras ouvert ! Cette pensé ne la rassura pas du tout.

    Mère Nature soit loué, si elle aurait crus en son existence, car dans sa course inarrêtable elle rencontra de multiple lianes qui ralentir sa chute avec aisance, mais s’en roulèrent subtilement autour de ses bras et cheville. Radja ferma les yeux en voyant le sol approcher, mais s’arrêta bien avant, les lianes la firent rebondir sur place avant qu’elle ne s’immobilise dans une sorte d’hamac végétale les bras enrouler autour du foulard qu’elle avait perdu au début de sa course endiablé.

    Quand elle rouvrit les yeux, craintive, elle tomba nez-à-nez avec la rousse qu’elle avait croisé quelques minutes, voir une heure elle avait perdu la notion du temps au moment où elle avait pénétré le cœur de la Sylva, plus tôt. Son cœur tambourinait tellement fort et ses membres tremblaient encore sous l’effet de l’adrénaline que la position pittoresque qu’elle avait ne l’inquiéta pas outre mesure, elle avait crus mourir si les lianes ne s’était entremêler autour d’elle.

    - Salut. – commença-t-elle en lui faisant un petit signe de main. – Je crois que nous nous sommes déjà croisé, n’est-ce pas ? Pourriez-vous, je vous en prie, m’aider à sortir de là ?
[HRP: Radja ou l'art de se tourné en ridicule. :D ]
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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Dim 25 Sep - 15:11

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle tomba sur ces cheveux argentés. Elle, essoufflée, toute en sueur et les cheveux bataillant au vent, observait un spectacle des plus désopilants. Elle mit un moment à réagir, et n’entendit même pas ce que la  jeune femme lui disait. En fait, la phytos était encore sous le choc de sa course, et dans le même temps, essayait de comprendre ce qu’elle était en train de voir. Ce devait être un rêve ….

Son corps se tortillait dans un nœud diabolique, qui, plus gigotait, plus enserrait les lianes autour de ses petits membres. D’ordinaire, Miyuki aurait réagi tout de suite, car ne savait-on jamais ce qui pouvait se produire. Mais la pauvre se retrouvait les quatre fers en l’air, tête en bas et yeux exorbités, en tentant de s’en sortir par des gestes plus clownesques qu’utiles. Ses cheveux finissaient de rajouter au ridicule du tableau, coincés de ci et de là, dressés comme si ils venaient d’exploser. Sans doute la farce de la situation, ajouté à l’adrénaline de sa course lui fit perdre le contrôle et elle se surprit à éclater de rire e pleurant comme une fontaine. Le fou rire fut tel que ses jambes se dérobèrent sous ses pieds et elle roula sur le sol en mousse tant son abdomen lui faisait mal. Mais aucun moyen de stopper ce rire ! C’était à peine si elle pouvait respirer. Elle n’y pouvait rien. La vision pitoyable de l’inconnue amplifiait le phénomène. Tant est si bien que la phytos devint rouge, ses poumons hurlant un appel d’air. A force de rire à gorge déployée, voici qu’elle allait finir par mourir, n’ayant plus un cube d’oxygène. Elle eut alors la présence d’esprit, ou bien la folie, de rouler tout en riant jusqu’à une grande mare.

Bien plus profonde qu'elle ne le paraissait, Son corps plongea dans l’eau froide, coulant comme une masse inerte attirée vers le fond. La différence de température fut cependant un véritable choc thermique qui eut l’effet de regonfler ses poumons et perturber ses émotions. Ayant retrouvé ses esprits, la phytos se dépêcha de remonter sur la berge , secouant ses habits de manière effrénée pour se sécher plus vite. Bien. Maintenant les lianes. Elle n’allait pas s’en sortir toute seule !Non, d’ailleurs, elle n’avait effectivement pas bougé. Miyuki sortit son poignard pour déchirer ses chaînes le plus vite possible. Elle eut juste le temps de la rattraper entre ses bras, lui évitant une chute douloureuse.


-Je n’avais pas entendu ce que tu me disais, perchée dans tes lianes . On s’est vu tout à l’heure c’est ça ? Pardon, mais je n’en garde pas un très bon souvenir… Miyuki afficha un sourire moqueur. Tout cela était bien cocasse. Cette femme qui lui avait parlé si mal se retrouvait être tiré d’une situation honteuse par elle ! Le destin jouait parfois bien des tours. Que faisait-elle là, dans une partie réputée dangereuse de la Sylva ? Sinon, je dois dire que c’est bien la première fois que je vois une Hybrid tomber dans un tel piège. Ou bien si, cela irait de soi si tu étais un jeune enfant… Tu n’es jamais sorti du village ou quoi ? En attendant, moi je dois reprendre ma quête, désolé. Tu ferais mieux d’y retourner. Cela va devenir dangereux ici, périlleux pour des Hybrid inexpérimentés. Je dis ça pour ton bien, adieu !

Quelques pas plus loin, Miyuki se mit à réfléchir .Était-ce une sage décision ? Elle avait l’air si fragile. De là où elle était tombée, il fallait être bien agile et connaître la forêt comme sa poche pour retrouver le village. Si ça se trouve, elle allait finir par se casser une jambe…. La phytos se mit à imager des visions d’horreur qui lui parurent insupportables. La phytos se mit à culpabiliser de la laisser là toute seule. Non non non, tant qu’a faire, c’était beaucoup plus sûr qu’elle l’accompagne. Mais elle avait sa quête…elle traînait déjà de trop. La rattrapant, elle lui prit le bras en essayant de ne pas la brusquer :

-Non, écoutes, tu ne pourras pas faire cela seule. Viens avec moi, il doit y avoir un autre chemin, certes plus long, mais plus sûr. Le temps avance et…cela risque d’être pire pour toi. En effet, Miyuki venait de se rendre compte que ceux qui pourchassaient la fleur n’étaient pas tous gentillets. Les Hybrids pouvaient se montrer imprévisibles, quand il s’agissait de choses sacrées. La tension allait devenir grande dans la forêt, et la phytos redoutait le comportement à venir des animaux.  Viens,,il faut qu’on parte maintenant, promis je t’aiderais..

Le sol devenait de plus en plus chaotique au fur et à mesure qu’ils avanceraient. Des pentes, des collines envahis de feuilles sèches et d’une terre molle qui promettaient glissades et écorchures sur les troncs couchés tombés en travers du chemin à qui n’était pas hybrid. Mais la phytos connaissant cette partie de la forêt si capricieuse savait qu’en continuant, elle allait finir par retrouver la partie beaucoup plus sombre de cette dernière, mais plus agréable,, étant baignée de rivières et d’un grand lac, ou les petites masses de terre qui étaient séparées par l’eau, étaient recouvertes de mousse, ce qui rendait la marche facile. De plus, il y avait peu d’animaux et de chance de croiser des Hybrid. Une question cependant lui brûlait les lèvres depuis un bout de temps. Elle était sûre que cela n’était pas une coïncidence. Se tournant vers la jeune femme au visage de lait, elle finit par lui demander :

-Dis-moi…. Tu n’avais pas parlé d’une fleur ? Est-ce que…. Tu es au courant pour la fleur spirituelle ?


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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Lun 26 Sep - 0:19


    La jeune femme resta ébahit devant le corps entremêler de végétaux de la petite duchesse qui eut l’espoir, l’espace de dix secondes, que la jeune femme allait la libéré rapidement pour la faire sortir de cette position désagréable. Seulement, quand la rousse explosa de rire à se rouler par terre, Radja pris soudain conscience de la situation au combien honteuse dans laquelle elle se trouvait. Plus la jeune femme riait, plus l’Unik se débattait avec véhémence pour se dépêtré des lianes qui l’enserrait, mais en vain. Cela ne fit que resserrer les liens et l’immobiliser d’avantage.

    Immobiliser, elle ne pouvait que subir l’humiliation sans broncher. Elle détourna le regard, ne voulant regarder l’état d’hilarité dans laquelle se trouvait l’inconnue qui se trouvait devant elle, son cœur se serait désormais devant cette scène pittoresque. Au fond, elle se demandait si elle ne l’avait pas méritez ? Suivre ainsi deux autochtones en ignorant tout de la forêt qui l’entourait avait été de la folie et la dégringolade l’aurait surement faire rire elle aussi, quoi que non elle aurait contemplé la scène d’un air las cela lui ressemblait plus, mais elle ne supportait simplement pas être le sujet de moquerie. D’être le bouffon de qui on rit, elle ne voulait pas être cette moins que rien qui devait attendre que l’autre débile eut remonté la pente parce qu’elle était tellement rigolarde qu’elle s’oubliait elle-même.

    Ecarquillant les yeux, Radja admira en silence la rousse dégringoler une pente, pourtant plus petite et beaucoup plus lise que celle que la blanche avait parcouru précédemment, et finir par tomber dans l’eau comme un vieux morceau de roche. Et couler, simplement, laissant derrière quelques petites bulles tout au plus. Elle aurait volontiers rit, mais juste un large sourire revanchard s’affichait sur son visage de poupée, radicalement heureuse que cette idiote soit punit pour s’être moquer de sa personne. La jeune femme ne dit cependant rien et, pendant que la rousse se remontait à la surface tant bien que mal, elle essaya de s’extirper des lianes une fois de plus. Elle essaya, insistant, les lianes se resserraient encore d’avantage et cette fois, personne ne fut là pour la rassurer quand elle se retrouva immobiliser. Elle avait beau pousser sur tous les muscles de ses bras, de ses jambes et même mobilisant le peu d’abdos qu’elle avait, rien ne put l’aider à s’évader de cette prison végétale dans laquelle elle s’était enlisée. Sa respirations augmenta soudainement, prise de panique Radja tenta de se défaire de ses liens, affoler elle ne put rien faire d’autre que de se respirer par a coup. Ce sentiment d’impuissance la prenait à la gorge, c’était par certains côtés pires que l’humiliation précédente, ça lui compressait les poumons, accélérait ses battements de cœur, faisait trembler ses membres inutiles. Il lui fallut de gros efforts pour ne pas pleurer, des larmes c’étaient agglomérer aux coins de ses yeux, mais à force de lente et douloureuses respirations le calme revins et avec elle la venue d’une jeune femme rousse tremper jusqu’aux os.

    Radja venait tout juste de retrouver un état de calme quand on trancha les lianes. Elle se sentait si faible que si la rouquine ne l’avait pas retenue en passant sa main sous son aisselle elle serait tombée la tête la première sur le sol couvert d’humus. Se salir ne la souciait guère, elle avait connus assez de grâce dans sa vie pour rechigner à la toucher, bien que le visage doit un endroit particulièrement sensible pour la jeune femme, elle l’aurait accepté aujourd’hui, car c’était toujours préférable de se sentir souillé par la terre que prisonnière par la nature. La blanche essuya les quelques perles salée de ses yeux et se tourna vers la jeune femme, ne serait-ce pour la remercier. Etonnamment, elle se sentait désormais redevable envers elle.

    - Je n’avais pas entendu ce que tu me disais, perchée dans tes lianes. On s’est vu tout à l’heure c’est ça ? Pardon, mais je n’en garde pas un très bon souvenir…- Elle hocha la tête, mais ne préféra pas relever la remarque. - Sinon, je dois dire que c’est bien la première fois que je vois une Hybrid tomber dans un tel piège. Ou bien si, cela irait de soi si tu étais un jeune enfant… Tu n’es jamais sorti du village ou quoi ? – Ah ! Si seulement elle savait. - En attendant, moi je dois reprendre ma quête, désolé. Tu ferais mieux d’y retourner. Cela va devenir dangereux ici, périlleux pour des Hybrid inexpérimentés. Je dis ça pour ton bien, adieu !

    Une enfant. Elle ne valait pas mieux qu’une gosse dans cette forêt. Elle ne savait rien faire de ses mains et, à leurs yeux, n’étaient rien de plus qu’une mioche. Une gamine ! Ce terme l’enragea, son visage s’empourpra alors que la rouquine lui tournait le dos et s’en alla à toute jambes de par un chemin de terre battue, à peine visible parmi les buissons, s’enfonçant plus profondément dans la forêt, serra fort le pan de sa jupe et se mit en marche dans la direction de l’Hybrid d’un pas déterminé.

    Une gosse ! Roh, ce mot elle ne le supportait pas ! Pendant des années, on l’avait traité ainsi, alors qu’à partir de l’adolescence déjà elle s’était montré d’une maturité exemplaire comparé à son ainée qui passait son temps à batifoler, à flâner le long des rues commerçante avec ses amies, à s’intéresser aux divers partie d’Anathorey. Honte sur elle, qui n’avait jamais sût correctement tenir un carnet de conte, qui n’avait jamais connus toutes les entreprises que possédait sa famille, ni même le nom de ses employeurs. Radja, elles les avaient tous appris et malgré la distance qu’elle imposait entre elle et ses gueux de Docker, à l’époque, elle était relativement aimé par ses ouvriers. La traité de gosse, alors qu’elle accomplissait un travail phénoménale, acceptait toutes les responsabilités qui passait à sa portée, c’était juste insupportable pour elle. Même les nobles, à l’époque où elle avait repris le titre d’héritière de la maison Thaliowen, l’avait trainé en enfant. Cependant, ses derniers avaient vites appris à tenir leurs langues, surtout en sa présence, et les plus fous avaient vite regretté leurs commentaires déplacés à son encontre.

    Et puis, ce n’allait pas être une simple plante verte, ou écureuil peut-importait, qui allait lui donner des ordres. La blanche avançait, encore, encore, sans prendre véritablement garde où elle posait les pieds, se contentant de suivre le chemin tracer par d’inexorable passage dans la Sylva en espérance que cela la mènerait vers la fleur promise, mais au détour d’un buisson touffu c’est la main de la rouquine qui l’agrippa soudain. Elle sursauta, prise entre sa colère et un égarement constant elle ne l’avait entendu approcher. Cependant, quand elle releva les yeux vers son visage, doux et ovale, elle y vit un petit sourire rassurant soulignant avec délicatesse ses paroles avisés :

    - Non, écoutes, tu ne pourras pas faire cela seule. Viens avec moi, il doit y avoir un autre chemin, certes plus long, mais plus sûr. Le temps avance et…cela risque d’être pire pour toi. Viens,,il faut qu’on parte maintenant, promis je t’aiderais..

    Se rendant compte que la jeune femme venait de faire demi-tour pour lui venir en aide, remarquant également qu’elle n’avait fait quelques mètres dans les fourrées alors qu’il lui avait semblé faire beaucoup plus, Radja n’osa répondre à sa déclaration que par un regard étonner. Le peuple Hybrid était, pour ainsi dire, étrange. Bien que semblable aux Uniks en plusieurs points, elle y trouvait, au fur et à mesure que le temps passait, de multitudes de petites différences. Cette capacité à revenir en arrière pour modifié une action passé était l’une de leurs caractéristiques majeur semblait-il, car vivant avec un être venu d’un passée lointain ils étaient de leurs devoir de vivre de cette façon, alors que les Unik allait toujours de l’avant en ignorant ce qu’ils avaient laissé derrière eux.

    - Mais je ne veux pas rentrer ! – Déclara-t-elle, songeant que l’hybrid la mènerait sans doute au point opposé où elle désirait aller, quand bien même son aide lui serait fort utile il ne faudrait pas qu’elle est l’effet inverse. Au combien ses attentions étaient bonnes, Radja ne désirait nullement être écarté de son but premier. – Je me suis habillé pour parcourir cette forêt, ce n’est certes pas la meilleure des tenues, mais elle convient tout à fait à cette expédition. Partons dans cette direction, celle que tu voulais emprunter et vu que tu semblais si presser nous aviseront au bout du chemin.

    La poupée fronça ses sourcils argentés, gronda doucement les poings sur les hanches et exigea sans attendre de réponse de la part de la rouquine dont elle emboîta le pas sans attendre. Elle semblait inquiète et Radja avait appris à toujours se fier aux instincts Hybrids. Bien que le chemin fut beaucoup plus escarpé que ceux qu’elle avait parcouru jusqu’alors, Radja fit se son mieux pour suivre la rousse sans prendre de retard, mais contrairement aux deux suaves qu’elle avait choisi de poursuivre, elle l’attendit à chaque passage dangereux et l’aida même certaines fois à traverser certains obstacle. Ses fois-ci, Radja accepta son aide de bon cœur et l’en remercia à que fois, son équilibre précaire et son inexpérience du terrain la rendant flageolante devant ce genre de situation. Finalement, les deux jeunes femmes déboulèrent dans une petite clairière éclairée par quelques minces rayons de soleil qui se reflétait sur l’eau clair et limpide des ruisseaux qui couraient le long des chemins et du petit lac en contrebas.

    Profitant de cette halte bien méritée après plus d’une demi-heure de marche intensive, comme si elles fuyaient quelques choses, Radja se laissa tomber sur une énorme racine qui sortait de terre et huma de longue bouffé d’air forestier. L’air de la forêt lui faisait un bien fou, elle avait pris des couleurs depuis son arrivée dans la Sylva et remarquait même que sa condition physique n’allait qu’en s’améliorant. Elle songea que cela était en partie dut à son Dzeta qu’elle sentait parfois palpiter contre son sternum, mais également à cette partie merveilleuse du monde qu’elle n’avait jamais connus jusqu’alors. Elle ne prit que quelques minutes à reprendre son souffle, alors qu’à Urban City il lui aurait fallu deux fois plus de temps, et alors qu’elle expirait la dernière bouffée d’air frais sa comparse lui demanda :

    - Dis-moi…. Tu n’avais pas parlé d’une fleur ? Est-ce que…. Tu es au courant pour la fleur spirituelle ?
    - Un crieur est venu au village où l’on s’est croisé. – Déclara-t-elle d’un ton neutre. – C’est elle que je suis venu chercher, sinon je serais déjà rentrer chez moi depuis un moment. Un grand pouvoir est promis à celui qui la trouvera et s’en montrera digne, je pensais tenter ma chance. Toi aussi je suppose ?

    Elle en était quasi-certaine, sinon pourquoi se serait-elle enfoncer aussi loin dans la forêt ? Les Hybrids aimaient la nature, cela allait de soi, mais étrangement il paraissait que la Sylva avait aussi son lot de prédateur à éviter soigneusement. Tendant la main vers la rouquine, sas afficher un sourire, juste une mine plus ouverte, altier, car Radja n’était pas très doué pour tissé ce genre de lien, elle déclara:

    - Je m’appelle Radja.
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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Sam 12 Nov - 3:02

Elle avait vu juste. Elle aussi se mettait en quête de la fleur. Une fille bien courageuse pour affronter les dangers de la Sylva avec une constitution pareille. Mais ça Miyuki se garda bien de le dire. Et puis méfiance. Chez les hybrid, si il y avait bien une chose dont il fallait se méfier, c’était bien l’apparence. Les êtres nés au sein de la Sylva étaient sous la bénédiction de la déesse. Une apparente faiblesse pouvait bien renfermer en réalité un Don des plus terribles… Radja était donc son prénom…nom peu commun. Un côté un peu mystique, royal…Elle avait bien de la chance. Tandis qu’elles avançaient dans une partie de la forêt plutôt broussailleuse, Miyuki ne put s’empêcher de lui parler de son inquiétude :

-Il y avait donc un crieur dans le village ? ca n’est pas très bon. On m’avait déjà prévenu que beaucoup se mettraient en quête de la fleur…cela signifie que nous allons avoir de la concurrence. J’espère que tu y es préparée. Et puis ce genre de fleur…qui sait ce que ça peut attirer comme genre de gens….

Oh oui. Et puis les Hybrid pouvaient se montrer féroces, elle en était persuadée. Encore aujourd’hui les batailles sanglantes de la purge auxquelles elle avait participé la hantaient d’images cauchemardesques. Les Hybrid s’étaient montrés d’une telle bestialité…autant qu’elle à vrai dire.  Comment pouvait-elle juger ? Mais les visages qu’elle avait vu….il était hélas bien possible d’en croiser…le sacré rendait les esprits fous.

-je dois t'avouer que ce n'est pas vraiment pour son pouvoir que je la cherche... c'est plus par contrainte, disons. Mais je ferais tout mon possible pour la trouver....c'est vital.

Au fond, son pouvoir l’intéressait aussi. C'était hypocrite de jouer les désintéressées. La curiosité aussi. Elle voulait comprendre l'origine d'un tel engouement. Et pénétrer ce lieu inconnu et sacré, c'était dans l'espoir d'y rencontrer des esprits, se prouver à elle-même et aux autres qu'elle était digne de la déesse. Et si son aventure se révélait être un echec eh bien... elle accepterait la sentence. Miyuki tripota son collier. Ah ce qu'elle aurait donné cher pour avoir son fauvex à ses côtés! Mais les anciens l'avaient retenu. sans doute avaient ils jugé cela trop facile.

Miyuki souffla un grand coup , comme pour chasser ses soucis. Elle profita alors de fouler cette partie de l’immense forêt aux grandes clairières plates garnies d’herbes et de mousse. les arbres aux branches si écartées, semblaient avides de lumière. Ils en laissaient les rayons solaires baigner les zones vertes que la phytos piétinait. Elle laissa son esprit divaguer, son corps dansant sous les fines brises de vent. Son corps se relâchaît , car elle n'était plus obligée de prêter attention aux moindres signaux , ni à ce que son "amie" se blesse. En effet, pour l’instant elles ne courraient aucun danger car c’était la partie la plus calme de la forêt. Les animaux s’y faisaient rare içi, ce qui rendait le paysage encore plus troublant car il y régnait un silence rare et pesant. Miyuki traversait les grands « trous » des clairières. Là, les nombreux arbres étaient en arc de cercle, laissant de grands espaces dégagés pour admirer le ciel.  Ces grands « trous » si éclairés par les rayons chaleureux contrastaient avec les masses d’arbres du bois. Il semblait si sombre à côté… La jeune phytos qui ne cessait de s’émerveiller de la beauté de ce qui l’entourait, n’en oubliait pas pour autant sa nouvelle « amie » Puisqu’elles allaient probablement faire un long chemin ensemble, la jeune femme voulait commencer à la connaître :

-Dis-moi, pourquoi cherches-tu  à posséder ce pouvoir ? Je veux dire de la fleur ? Tu dois avoir une sacrée volonté non ? Même pour une Hybrid, on est quand même dans un territoire dangereux…

Miyuki veillait à ce que sa compagne suive bien, et marquait de temps en temps un arbre, pour s’assurer d’avoir toujours des repères, et en même temps repérait la direction du vent. Pour l’instant, cela lui suffisait. Elle avait bien dessiné une boussole spéciale avant de partir, mais la phytos préféra la garder pour plus tard, quand elles en auraient vraiment besoin. Histoire de ne pas gaspiller bêtement un dessin.

Soudain un esprit sylvestre apparut sur une branche en hauteur, à la lueur d’un rayon. IL descendit promptement, et agita une baguette nouée de clochettes. Elle tendait vers l’est. La direction à suivre. Jamais un sylvain ne se trompait. La phytos s’inclina comme le demandait la coutume, et lui déposa trois noix savoureuses fraîchement cueillies. Mais il se passa quelque chose bizarre. A peine l’esprit se pencha il pour ramasser son dû, qu’il émit un crissement de fureur et disparut. Il n’y avait plus rien là où il se tenait quelques secondes auparavant. MIyuki était décontenancée. Jamais elle n’avait vu un sylvain se comporter de la sorte. Il paraissait si…apeuré. Avait-il détecté une menace ? Juste avant qu’il ne s’évapore, la phytos avait juste eu le temps de remarquer que son museau avait pointé vers l’est ….leur prochaine direction. Le chemin à emprunter pour la fleur.


Qu’il y avait-il là-bas qui puisse inquiéter un esprit ?


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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Jeu 15 Déc - 14:21


    La phytos de lui ne dévoila pas son nom en échange du sien, comme le voulait la coutume Unik, Radja pris cela comme une marque d’impolitesse flagrante et s’agaça de l’ignorance de la rouquine. Bien qu’elle note tout ce qu’elle lui disait elle se garda bien de lui révéler ouvertement ses intentions, répondant parfois froidement à ses interrogations. Dire qu’elle avait fait un effort pour une fois ! Alors qu’elle allait reprendre leurs routes et quitter la quiétude abaissante de la clairière, la rouquine lui posa enfin la question qui lui brulait les lèvres.

    - Dis-moi, pourquoi cherches-tu à posséder ce pouvoir ? Je veux dire de la fleur ? Tu dois avoir une sacrée volonté non ? Même pour une Hybrid, on est quand même dans un territoire dangereux…

    C’est vrai. Elle n’avait pas de raison particulière de parcourir la forêt à la recherche de cet artéfact magique. Elle était même prête à parier qu’elle n’avait aucun droit dessus quand bien même elle trouvait la fleur à la fin de cette petite péripétie. Baissant les yeux, Radja regarda ses fines mains blanches, tellement faible, abimer par le travail du tissu, l’entretien du Kokobot ou simplement par tout ce qu’elle faisait. Elle avait acquis la bosse de l’écrivain à force d’écrire dans ses libres de comptes, ses mains était couvertes de terres et un liserait noirs découvrait le dessous de ses ongles si bien tailler. La blanche était faible, peut importer ses efforts et sa détermination elle restait indéniablement misérable. Diya à côté d’elle paraissait être une déesse et même cette idiote qui l’accompagnait était plus talentueuse qu’elle. Elle referma ses points et les serra aussi fort qu’elle le put. Ses ongles s’enfoncèrent dans sa chair et elle se fit mal.
    Si elle voulait cette fleur, c’était pour ne plus dépendre de personne. Pour être enfin forte, capable de subvenir seule à ses besoins et imposé la crainte sans voir à menacer l’honneur.

    - Pour protéger les gens qui me sont chers. – fit-elle sombrement.

    Elle lui mentait, en avait conscience, mais c’était beaucoup moins vertueux de déclaré honnêtement vouloir le pouvoir pour le pouvoir que prétendre vouloir protéger une tierce personne. Si la rumeur voulait que le pouvoir de la vieille chaman – ou quoi que soit le statue de la plante verte – choisisse un nouvel hôte bon et vertueux, Radja n’en n’avait cure.

    Reprenant leurs marches silencieuses, Radja marchait en songeant à ce qu’elle pourrait faire une fois qu’elle aurait chassé la misère de son cœur. La rousse prenait la peine de marquer les arbres pour se souvenir du chemin empêtrer, afin en autre d’évité de tourner en rond, prenant garde pour elles deux de ce qui les entouraient. C’est pourquoi ce fut elle qui remarqua le petit renard debout sur deux pattes, vêtus de vêtements fait de feuilles et de morceaux de cuir, avec un petit bâton orné de clochette à la main. Radja, perdu dans ses pensées ne remarqua pas qu’elle s’était arrêter et la heurta. L’ancienne duchesse balbutia des excuses et remarqua enfin de petit être, qu’elle considéra tout d’abord comme un étrange animal. Puis, elle se rappela des histoires de Diya et reconsidéra l’esprit pour ce qu’il était. La blanche avait eu du mal à considérer la magie omniprésente de la Sylva, mais depuis son aventure avec le Tingar elle avait reconsidéré la question.

    La rouquine s’inclina respectueusement devant le petit renard et lui offrit quelques noix. L’Unik ne fit rien, bien qu’on lui ait expliqué l’attitude à avoir envers les sylvains, elle ne les considérait pas supérieur à elle. La phytos ne remarqua surement pas cette abstinence, mais le petit renard lui lança des éclairs avec ses adorables yeux noirs. Imperceptiblement, Radja secoua la tête. Juste après, le sylvain feula en direction du chemin qu’il avait indiqué l’instant d’avant, puis disparu dans un petit nuage de feuille ovale. Surement les avaient-elles maudites, mais la blanche était prête à affronter cette malédiction comme toutes celles qu’elle avait un jour croisées.

    - Reprenons. – Dit-elle en insistant la Phytos à reprendre la route. – Peut-importe ce qui nous attend-là bas, c’est le chemin que nous devons emprunter pour trouver la fleur.

    Radja passa devant la rouquine déterminé à obtenir ce qu’elle était venu chercher. Elles empruntèrent l’est et continuèrent à marcher une bonne vingtaine de minutes avant de boucher sur une minuscule alcôve où perçait la lumière du soleil et, au milieu de ce petit havre couvert d’humus, se tenait deux Hybrids jeunes et en pleine forme. La blanche les reconnus dès le premier regard, c’était eux qu’elle avait suivi en entrant dans cette forêt maudite.

    - Tiens tiens, vous arrivez enfin les filles. – Radja poussa un long soupir échauffé, la conversation s’annonçait déjà désagréable. – Vous en avez mis du temps.
    - Ce n’était pas la peine de vous attendre. Nous n’avons pas besoin d’escorte.
    - T’es sûre ma mignonne ? T’as pourtant fait une belle chute tout à l’heure.
    - Je ne suis pas ta mignonne. – Répondit-elle sèchement en levant le menton.

    Les deux lascars eurent un sourire malicieux qui n’annonçait rien de bon pour les demoiselles, mais Radja ne s’en inquiéta pas. Ils n’étaient que deux et si ses deux fils de Mère Nature constituaient le défi lancé par le sylvain alors elle était prête à les affronter quand bien même elle n’avait pas une seule arme pour se défendre.
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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Dim 22 Jan - 20:57

Etrangement, sa nouvelle amie ne fut pas plus inquiète de cela, et préféra continuer tête baissée vers l’objectif. Miyuki la suivit, silencieuse, tout en étant à présent en alerte constante. Marques, relevé des odeurs, et avoir les yeux rivés de partout. Radja pouvait s’en moquer, ou bien n’avoir pas fait attention, mais l’hybrid expérimentée savait qu’un signe tel que celui-ci ne pouvait être pris à la légère. La présence d’un sylvain signifiait de la chance, mais aussi assurait au promeneur la sureté des bois ainsi qu’un air sain. Mais qu’il soit effrayé comme cela….oh non. Miyuki le sentait, tout cela n’envisageait vraiment rien de bon. Son poil en était tout hérissé. Qu’il y avait- il ? Une présence malfaisante ? Des Uniks ? La mort ? La jeune femme ignorait si les sylvains étaient sensibles à la présence d’Unik, ni même si ils seraient considérés comme dangereux et indésirables. Mais Miyuki doutait fortement que cela aurait engendré une telle réaction…

Visiblement, sa pâle compagne avait pris de l’assurance. Elle les mena jusqu’à une alcôve bercée d’une chaleureuse lumière. Cela ressemblait à un refuge. Il y avait même de quoi dormir, tant la mousse avait envahi cet endroit abandonné. Bon point au cas où la fatigue se ferait trop ressentir…Cependant, l’Hybrid déchanta très vite. Deux jeunes hommes les avaient devancés, étalés de tout leur long, arborant des sourires narquois lorsqu’ils croisèrent leur regard.

Tiens tiens, vous arrivez enfin les filles. Vous en avez mis du temps.

A peine ouvrit-il sa jolie bouche rose que Miyuki fut à bouts de nerfs. Ca commençait mal, très mal. Elle avait horreur de ce genre de familiarité, décidément, ils ne se prenaient pas pour de la merde. Miyuki fut alors ravie que Radja les remette alors à leur place.

-T’es sûre ma mignonne ? T’as pourtant fait une belle chute tout à l’heure.

Donc ils étaient au courant pour sa mésaventure… les avaient elles rencontré avant ? Qu’importe, ces blancs-becs l’énervaient de plus en plus. Si ses cheveux étaient de véritables flammes, elle les aurait volontiers rôtis à la broche. Trop familiers, vraiment trop. Qu’ils étaient vaniteux… peut-être était-ce dû à leur beauté non négligeable. Une peau de lait, un corps élancé, des yeux verts profonds se dessinant élégamment sur leurs visages angéliques. Hormis des coupes différentes, ils étaient identiques, des jumeaux en tout point... Deux crétins oui ! Mais étaient-ils dangereux ? Radja était en garde, Miyuki l’avait suivi par instinct, surtout qu’elle remarqua un éclat lumineux provenant de la cuisse arrière du plus grand. Un poignard ?

La tension était à son comble, les quatre s’examinant rigoureusement, sur le qui-vive, prêts à l’attaque à qui déclencherait le premier pas. Finalement, il n’y eu pas attendre bien longtemps. Le plus petit, trop nerveux, fonça armés de ses lourds poignards sur le torse de Miyuki. Bien que la vitesse du saut la prit par surprise, la jeune femme se reprit très vite, décelant des ouvertures évidentes. En un éclair, la phytos  sortit un dessin, un long bâton enflammée. Le saisissant comme une épée, elle n’hésita pas à multiplier les coups sur son agresseur, qui hurla, se prenant des multiples brûlures sans pouvoir répliquer, tant Miyuki y mettait toute son énergie. Du coin de l’œil, elle vit une présence floue l’attaquer par derrière. Sauf qu’il disparut à peine une seconde plus tard. Radja ? Le mannequin était féroce. Ses yeux furent animés d’une rage inouïe. Vengeance ! Semblait- il hurler. Ne faisant plus attention à sa garde, il contourna la jeune femme d’un saut habile. Aussitôt après, MIyuki hurla en s’écrasant à terre roué de coups à son tour. De multiples lames griffaient son dos, la douleur était insupportable. Désespéré, la jeune femme roula juste avant une autre frape. Debout, son bâton couleur lave pointé vers l’hybrid fou, elle prit un élan,  et abattit son arme sur son crâne. Il y eut un bruit de choc et de légère odeur de peau brûlée. Il s’écroula avec grand bruit sur le sol envahi de branches mortes .Inerte, la jeune femme fut tout de même soucieuse. Mais non, il n'était pas mort, juste bléssé et inconscient. Il ne se relèvera pas d'aussitôt.  Ouf. Débarrassée.

Mais son frère ne réagissa pas. Où était-il ? Pas un cri, pas une contre-attaque. Au contraire, elle le vit près de Radja, blanc comme un linge, presque cadavérique. Ses yeux étaient révulsés et il tremblait de partout. Mais son regard n’était pas sur Radja, mais sur…. L’endroit qu’avait pointé le Sylvain. Brusquement, il saisit son frère évanoui, courant à toute allure, comme si il fuyait la mort. Miyuki décida de repérer la nature de la menace. Qu’y avait-il de si horrifiant ?

Un homme se détacha d’un fourré. En loques, à demi nu, le regard vide, il traînait ses pieds dans une direction incertaine. Mais ce n’est pas ce qui terrifia Miyuki. C’était sa peau. Sa peau bleue, noire, violette, couverte de pustules et de verrues grossissant et proliférant sur son corps, comme si elles le dévoraient. Quelle odeur ! Une odeur de pourri et de moisissure, elle pouvait déjà le sentir ! Qu’était-il ? Il semblait à peine vivant ! Tout autour de lui, tout semblait être vidé de vie sur l’instant… Les arbres, insectes, animaux tombaient comme des mouches et semblaient être dévorés par ces pustules…. Miyuki comprenait mieux la réaction du sylvain. Quelle horreur. Il était loin, ne les avaient pas vus. L’Hybrid saisit la main de Radja et entraîna dans sa course, sans rien lui demander.

_Viens, il faut absolument se tirer de là, enfonçons nous loin dans la Sylva ! Sinon je sens… je sens que nous allons mourir !





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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Ven 24 Mar - 11:39


    Ils avaient tous deux une mine d’aventuriers, vêtue de cuir souple, des bottes bien entretenu et des poignards dont l’éclat d’argent n’avait pas échapper aux jeunes femmes, s’accordant avec une allure élancer dont la jeunesse mettait indiscutablement en relief. Ils étaient beaux, mais si leurs caractères vaniteux qui avait déjà dégouter Miyuki aussi rapidement que si elle avait humé une odeur de cadavre, Radja elle ne s’en intéressa même pas. Ils n’étaient pas son style d’homme. L’ancienne duchesse préférait indiscutablement les hommes plus mûrs avec un côté sombre et mystérieux qui leurs donnait un air irrésistible à ses yeux, mieux encore si ses dites personnes faisait partie de la noblesse. Des hommes comme le prince Faust, jadis, ou le Duc de Rainfort étaient particulièrement à son gout pour ne citer que ses deux hommes qui avait imprégner sa mémoire bien plus qu’elle ne l’aurait voulu. Il lui arrivait de temps en temps de songer à cette liaison impossible qu’elle avait fantasmé du temps où elle était tombée sous les charmes du prince chevalier, cependant la sanction qu’il lui avait lancée l’avait complètement coupé de cette envie de le connaitre d’avantage pour laisser place à un sentiment de remords et de colère à son égard. Comme s’il avait été un ancien amant qu’il l’eut trompé. Quant au Duc, elle pensait souvent à lui sans vraiment étendre ses réflexions très loin.

    Ce qui agaça Radja, en revanche, c’était que ses garnements lui rappelaient la douloureuse dégringolade dont elle avait crus la rouquine le seul témoin. Ses yeux clairs foudroyèrent tour à tour les jumeaux devant elle et son cerveau tournait à vive allure, cherchant une manière ou un moyen de leur faire avaler leurs langues. Littéralement.

    Un duel de regard s’engagea entre les quatre protagonistes, laissant couler comme le vent un long silence entre eux avant qu’un tonnerre de culot et de rage n’éclate. La rouquine avait déjà entamé son combat contre l’un des jumeaux, le plus petit, cependant Radja ne cilla pas, ne trembla pas, ne détourna même pas les yeux pour s’enquérir de la santé de sa partenaire, bien au contraire elle posa fermement son regard dans celui de son adversaire. Bien qu’il soit deux fois plus grand qu’elle (et qu’il soit de surcroit armé) elle n’avait pas peur. Elle savait faire preuve d’ingéniosité et avait toute confiance en son Dzeta qui pendait autour de son cou, savamment dissimulé sous son corsage. Le jeune géant fit un pas, s’avança dans sa direction sans quitter ses yeux clairs qui le mettait en garde contre cette témérité qui lui causera sa perte.

    - Tu n’as pas froid aux yeux.

    La blanche resta stoïque, se tenant droite et ferme comme la Grande Muraille de Roche. Les bras le long du corps, elle serra ses poings si forts que ses phalanges en devinrent blanches, elle songea qu’elle aurait dut s’armé de la petite fiole de poison avant qu’il arrive à sa hauteur, mais qu’elle n’avait pas le temps de regretter son absence de réaction. Elle arrivera à lui jeter son miasme au visage, d’une manière ou d’une autre !

    Le jeune homme lui souris, un large rictus confiant qui dissimula un petit geste rapide en direction de sa cuisse. Quand Radja remarqua l’éclat métallique de la dague, elle était déjà posée contre sa joue. Et, à ce moment-là, elle dut utiliser tout le self-control dont elle se vanta pour ne pas montrer à son adversaire qu’elle était terrifiée.

    - Et maintenant ? Tu serais prête à perdre ton visage par fierté ?

    La pointe de son couteau perça la peau, s’enfonça dans la chair et, avec une délicatesse fiente, le bougre fit glisser sa lame le long de la joue de la blanche qui, malgré la douleur vive qui lui parcouru le visage, ne fit que grimacer de douleur. Cependant, ne sut exactement si c’était parce que le freluquet n’avait pas enfoncé la pointe de son arme aussi profondément qu’elle l’aurait crus ou parce que son pouvoir était plus puissant quand elle le pensait, mais après le passage de l’arme sur sa peau vierge la blessure se referma petit à petit. Quand il retira sa main de son minois princier, ses yeux écarquillé n’arrivait à pas à croire que la fine cicatrice qu’il avait laissé tendait à disparaitre. La blanche eut peine à y croire également, mais elle n’allait cependant pas le montré à son adversaire dont la terreur le pris à la gorge et manqua de l’étouffé. Il recula, elle avança.

    - Par contre, on dirait que tu es terrifié. Aurais-tu perdu tout ton courage ?

    L’ancienne duchesse jubilait intérieurement, elle adorait avoir du pouvoir et voir son adversaire plier le genou de terreur provoquait en elle un étrange sentiment de bienêtre qu’elle n’avait que rarement connu. Tremblant comme une feuille, l’Hybrid se mordit violement la lèvre avant de se jeter sur le corps de son frère évanouie et de s’enfuir à toute jambes. Ce ne fut qu’à cet instant qu’elle remarqua Miyuki, haletante de couleur malgré sa flagrante victoire, elle dut plisser les yeux pour remarque les blessures qui lui striait le dos de là où elle se trouvait et le regard déconfit qu’elle porta à sa gauche. La blanche se dit que son Dzeta devait encore être en action, sinon comment expliquer la réaction de l’Hybrid en la regardant.

    Radja était fière de l’effet qu’elle produisait, rien qu’en se tenant debout et bien droite au milieu de cette maudite forêt infestés autant de bestioles étranges que d’insectes insupportable elle arrivait à imposer le respect. Par habitude, elle leva le menton et eut un petit rictus satisfait avant que la rousse lui saisisse le bras et la tire brusquement loin des bras décharné d’une créature noire.

    - Viens, il faut absolument se tirer de là, enfonçons nous loin dans la Sylva ! Sinon je sens… je sens que nous allons mourir !

    Si l’horreur la saisit à son tour, l’entrainant à la suite de la rouquine sans se faire prier et démontrant toute sa propre couardise en lui donnant des ailes dans la fuite, Radja n’en fut pas moins amèrement déçue que ce fut cette créature qui inspirait la terreur et non sa propre personne. La créature en putréfaction mugit à leurs égards et elle oublia vite ses regrets. Après tout, sa vie lui semblait mille fois plus important que l’honneur soudainement.

    Fort heureusement pour elles, le monstre semblait trainer des pieds. Chaque pas semblait d’une immense difficulté, tant et si bien qu’à chaque pas on croyait entre ses os craquer et sa peau se déchiré. Un coup d’œil en arrière permis à Radja de remarquer ce que Miyuki avait déjà assimilait, autour du monstre la nature se mettait à pourris et à disparaitre. Elle se mordit les lèvres et tournant son regard inquiet vers la rousse émit entre deux respirations rapide :

    - Je ne me rappelais pas que la forêt était parcouru de cadavre ambulant !

    Elle s’était bien attendu à voir une myriade de rapaces colorés, des plantes toxiques, des félins de trois mètres de haut, ainsi qu’un peuple entier voulant l’étriper et la laisser séché au soleil pour blasphème, mais à vrai dire un mort-vivant était bien la dernière des choses dont elle aurait pensé l’existence réalité. Contrairement aux deux jeunes hybrids, l’envie de l’affronté ne lui traversa même pas l’esprit. D’un bond, les jeunes femmes sautèrent par-dessus un tronc d’arbre couché et passèrent une barrière transparente, laissant derrière leurs passages des silhouettes blanchâtres qui disparurent quelques secondes après leurs passages. Derrière cette barrière protectrice, le monde avait soudain changé. Autour d’elles et dans leurs cœurs, l’air paru soudain plus léger.

    - Quel est cet endroit ?
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MessageSujet: Re: Le coquelicot [Quête - Miyuki]    Ven 21 Avr - 2:46

La course à la vie. Miyuki ne voyait plus rien, n'entendait plus rien. son corps était anesthésié par la peur terrifiante que tout se finisse là, maintenant, emporté d'un seul coup par le doigt d'une mort pestilentielle. Elle se sentait puissante, légère, comme si à courir, son corps n'avait plus de limite. Elle en avait complètement oublié l'état de radja, qu'elle entraînait follement dans sa course. Elle disait, criait quelque chose, il lui semblait, mais tout était si flou... Miyuki ne reflechissait plus, fuyait vers l'avant, priant pour mettre une grande distance avec le monstre.  Le bois sec lui écorcha les pieds, les branches la giflèrent, les troncs la cognèrent, mais elle n'en avait cure. Prise d'une curiosité maladive, la jeune femme jeta un œil en arrière. Le monstre puant la mort était lent , il ne parviendrai jamais à les rattraper, pourtant, l'environnement se purifiait lui, à une vitesse foudroyante...il lui semblait déjà que l'herbe noire, pourrie par le poison la touchait déjà... L hybrid redoubla de vitesse .La créature prononça un râle , puis il y eut un craquement sordide et bruit visqueux.

-.....forêt....couru de cadavres ambulants!

Radja venait de dire quelque chose, mais Miyuki était tellement envahie par la peur qu'elle n'avait rien entendu. Elle se contenta de répondre, souffle coupé:

- un cadavre oui, je n'ai jamais rien vu de pareil...

sa voix était chevrotante et blanche. C'est à peine si elle se comprenait elle-même, tant sa voix était cassée. Le monstre leur lança un coup de griffe , mais sa main pourrissante ne fit que frapper dans le vide. Brusquement, en plein élan,une sorte de liquide froid envahit le corps de la jeune femme. tout devint blanc, tandis que la forêt disparut, d'un seul coup. Miyuki se sentit attirée par le sol, assommée par ce blanc lumineux. Elle lâcha à temps la main de radja pour ne pas l’entraîner dans sa chute. Son dos se fracassa contre un sol mou et chaud. La jeune hyrid resta allongée, yeux fermés, le temps de reprendre ses esprits, et que son cœur reprenne son battant normal. Elle se sentit bizarrement comme soulagée, étalée sur ce sol, alors q'elle savait pertinemment qu'un dangereux monstre allait les rattraper. Sa peur avait ,comme par magie, plié bagage, ses muscles relâchées, elle était même, presque au bord du sommeil. mais radja la ramena heureusement à la réalité :

-Quel est cet endroit?

Miyuki ne se releva pas immédiatement, mais elle fut surprise également par son ton. radja semblait elle aussi détendue et, même , un peu enjouée. L' hybrid s'attendait à la retrouver en panique après tout ça....Elle voulut voir alors à son tour. Le blanc était en fait.. une barrière. En transparence, on pouvait apercevoir une bonne partie de la forêt. Radja était assise en plein milieu d'un champ de fleurs dorées, tandis que Miyuki découvrait, avec stupeur et émerveillement, des petits courants d'eau, des cascades au bleu vert transparent, cernant une porte de temple en marbre blanc. Il y avait tant de fleurs, de fruits, de couleurs, mille parfums taquinant les narines, comme si cette clairière cachée récompensait les valeureuses d'avoir échappé à ce monstre sorti du néant.  

- c'est un vrai paradis...La sylva me surprend de plus en plus. pouvu que cette chose ne nous retrouve pas....

-Aucun risque. Personne ne peut pénétrer ma barrière si je le décide.


Un chappeau pointu, rouge vermillon se mit à remuer. Il ressemblait à une tente de taille humaine, très pointu, son sommet pointant parfaitement verticalement vers le ciel. Le chapeau remua encore, et de ses plis sombres émergea une vieille et petite hybrid, qui semblait s’être tassé avec l'âge. Son visage aussi plissé qu'un tissu froissé laissait à peine deviner ses yeux et sa bouche à peine fournie. Ses cheveux argentés lui encerclaient le visage et le corps, tellement ceux ci était d'une longueur mémorable, témoin de n'avoir jamais rencontré de ciseau de leur vie. Des tissus rouges, une main osseuse se fraya un chemin, et fit signe aux deux jeunes femmes de s'approcher. Miyuki se mit à sa hauteur mais eut une certaine méfiance. Les vieilles sages de la sylva avait toujours un ou deux tours dans leur sac, et il ne valait mieux pas leur déplaire...Cette apparente sagesse et de douceur pouvait vite se transformer en une hargneuse harpie.

- Ce que vous cherchez est derrière moi, voyez cette porte marbrée.... bon nombre de fous ont fouillé la foret, comme vous, tous avides, avec des objectsifs parfois plus louables les uns que les autres...mais Aujourdh'ui j'ai décidé que ce serez vous ,oui vous, qui  pénétrererez ce sanctuaire.

Ses doigts osseux cliquetèrent dans le dos de Miyuki. elle eut un frisson d'horreur. Le cadavre traînait devant la barrière, comme cherchant un moyen de la franchir.

Pauvre chose... oh je sais ce qu il cherche, mais c'est bien trop tard pour lui. Rien ne peut le ramener à son état d'avant... ses doigts se cramponnèrent à une pierre autour de son maigre cou, et son visage exprima un mélange de colère et de dégoût. Miyuki tentait de déchiffrer cette peau si parcheminée. drôle de comportement pour une "sage". s'apercevant que la jeune rousse était perturbée, la vieille lui prit les mains et lui dessina le plus grand des sourires : Allons, arrêtons de bavasser. J'ai lu dans vos cœurs, et maintenant je ne doute plus. Allez fouler vos vigoureuses jambes ce sanctuaire. la fleur s'y trouve. repassez me voir après.


Miyuki suivit ses directives. Traversant l'entrée du temple, elle repensa à la fleur, à son unik.. Si ce machin pouvait le sauver... Mais les dernières marches franchies, la jeune femme chercha radja du regard. La phytos hésita à pousser la porte. Alors que la fleur ne se trouvait plus qu'a quelques mètres! MaIs  sa méfiance avec la vieille l'envahit d'un doute : n'était ce pas un peu trop .facile?....
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Le coquelicot [Quête - Miyuki]

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