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De coriaces indésirables (ft. Diya)

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the storm surge (Yuris B.)

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MessageSujet: De coriaces indésirables (ft. Diya)   Jeu 22 Sep - 22:16


Le vent du désert soufflait fort dans la nuit sombre. Calfeutré dans ses vêtements, Yuris fourra son nez sous le col de sa parka, dans l'espoir d'échapper à la morsure de l'air dansant. A côté de lui, Conny, qui était elle aussi emmitouflée comme elle le pouvait, marchait en silence. Cela faisait pas lin d'une journée qu'ils marchaient hors d'Urban City. Leur destination n'était autre que la Cité Neutre, mais plus ils avançaient plus Yuris la trouvait lointaine. Aussi loin qu'avait porté son regard sur la ligne d'horizon, il n'avait jamais pu distinguer l'ombre d'une ville dans ce désert immense. S'étaient-ils perdus ? Avaient-ils fait de mauvais choix qui avaient allongé leur chemin ? Ses jambes le faisaient souffrir, il était épuisé et ne se souvenait même plus pourquoi la jeune femme avait tenu à aller dans cet endroit de si mauvaise réputation. Le garçon, d'ordinaire si calme et taciturne, commença à montrer des signes d'impatience. Fait rarissime, qui ne manqua pas à l’œil affûté de Conny.
« T'énerves pas » lança la jeune femme d'un ton flegmatique.

Conny, c'était une Cyborg qu'il avait rencontrée il y avait de cela quatre ans à Nordkia. Elle était employée (ou plutôt détenue) au bordel des Bold Deers. Yuris n'avait jamais abordé la question, mais il imaginait qu'elle avait été ramassée au sortir d'un laboratoire, après qu'on lui a greffé cette jambe de métal qu'elle trouvait si laide. Ce membre, couleur d'acier et froid comme la mort, n'était pas protégé par une peau artificielle. Il composait sa deuxième jambe, de la partie droite du bassin jusqu'au bout de ses orteils. Pourtant Conny n'en tirait aucun handicap, ni ne se lamentait sur cette laideur imposée. Elle se tenait toujours très droite et très digne, comme une jeune plante qui pliait sous les assauts des brises, mais qui ne se briserait plus. Cette droiture qui dressait son corps avait également fait chemin jusqu'à son esprit. Jamais Conny n'hésitait, jamais elle ne doutait de ses actions, et si d'aventure elle se trompait, elle estimait qu'il suffisait de s'excuser. Détachée et lointaine, mais si proche de lui, marchant à ses côtés. Pour Yuris, son amie était encore une véritable énigme.
Ils virent enfin des lueurs faibles percer la ligne d'horizon, où le sol sombre se mêlait au ciel. Le Paria dû reconnaître que sa compagne ne s'était pas trompée. Malgré le temps qu'ils avaient passé ensemble, il avait du mal à se fier à elle. Pourtant elle n'avait jamais failli à sa réputation. Intelligente et vive, Conny ne commettait que rarement des erreurs. Cependant il était dans la nature de Yuris d'être méfiant. Toujours était-il que la vision de la Cité Neutre droit devant lui redonna du baume au cœur.

Quand les deux compagnons arrivèrent aux abords proches de la Cité, un grognement sourd et inquiétant se fit entendre par delà la rumeur du vent. La forme sinistre de quelques ombres, ondulant leur corps tordus, se firent voir dans l'obscurité. Trois précisément, qui avançaient comme des prédateurs vers la Qantik et le Paria. Les rayons des deux Lunes laissèrent bientôt voir l'aspect misérable des Charognars urbains, ces créatures renfrognées au corps de chien et à queue de scorpion. Leurs crocs saillants dégoulinaient de salive, comme s'ils étaient affamés, et leurs yeux brillaient d'un éclat rouge angoissant. Leurs dards étranges, au bout de leur queue, étaient sortis. Ils allaient attaquer d'une minute à l'autre. Conny et Yuris se rapprochèrent doucement l'un de l'autre et s'immobilisèrent tandis que les animaux, rasant le sol, s'imaginaient déjà faire d'eux leur repas. Yuris dégaina subitement ses pistolets et tira quatre coups. Il parvint à atteindre les créatures en pleine tête. Leurs corps basculèrent sur le côté, soulevant de petites volutes de sable à l'impact.
« Ne restons pas là, déclara le jeune homme en ramassant une des carcasses. J'entends d'autres bruits. Il y en a peut-être d'autres ».

Ils ne traînèrent pas davantage et pénétrèrent dans l'enceinte de la Cité Neutre en passant par une fissure béante dans ses remparts d'acier. Conny jeta un regard derrière eux, pour vérifier qu'ils ne fussent pas suivi. Il y avait de l'agitation mais rien ne les avait pris en chasse. Alors que Yuris pensait chercher un endroit pour dormir et laisser la nuit s'écouler, Conny insista pour qu'ils trouvent des habitants.
« On doit leur montrer cet animal.
- Je pensais le découper pour le manger, répondit le garçon. C'est qu'une bestiole, comme plein d'autres dans le Sidhe.
- Tu te trompes, répliqua-t-elle d'un ton ferme. Ce sont des Charognars urbains et normalement ils ne sont trouvables à l'état sauvage qu'aux alentours d'Anathorey et de Nordkia. Ce n'est pas normal qu'ils soient aussi loin de leur habitat naturel ».
Devant le regard déterminé de la Cyborg, Yuris savait qu'aucun argument ne saurait la faire changer d'avis. Il soupira, résigné, et accepta de se mettre à la recherche d'habitants locaux. Après une marche à pieds de vingt minutes ils tombèrent sur un petit rassemblement d'une dizaine de personnes, qui semblaient affairées autour de bidons de métal, à l'intérieur desquels brûlait du vieux bois ainsi que des détritus. L'arrivée des deux compagnons ne manqua pas d'attirer leur attention, si bien que tous les regards se tournèrent vers eux. Yuris demeura en retrait tandis que Conny, la droite et inexpressive Qantik, osa aller aux devants des inconnus. Une des femmes, plus détendue que ses congénères, la salua gentiment et demanda s'ils pouvaient se présenter.

« Je m'appelle Conny. Le garçon qui m'accompagne, c'est Yuris ». L'intéressé fit un rapide signe de tête à leur nouvel auditoire, sans rien dire. Il s'attira ainsi des sourires moqueurs, des mines intriguées et des regards méprisants. La droite et inexpressive Conny poursuivit son récit, tandis qu'il lançait à ses pieds le corps du Charognar qu'il avait ramassé.
« Est-ce que vous avez l'habitude de voir de tels animaux par ici ? leur demanda-t-elle en désignant le cadavre. A ma connaissance il n'est pas fréquent de les voir dans une région aussi reculée du désert. Quand nous sommes arrivés, trois nous ont attaqué, mais je suis certaine qu'il y en avait d'autres. Ce ne sont pas vos chiens de garde, tout de même ? »
Si tel était le cas, songea Yuris, ils étaient mal barrés. Mais il comprit que si la jeune femme avait parlé de chien de garde, c'était parce que le spécimen qu'ils avaient ramené portait à son cou un collier orné d'un boîtier étrange.

Les mains dans les poches, l'impénétrable Yuris lança un regard circulaire à l'assistance. Jusqu'à ce que d'autres yeux croisent les siens.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: De coriaces indésirables (ft. Diya)   Dim 25 Sep - 1:36


Les yeux égarés au delà de la voûte céleste, plus loin encore que la myriades d'astres et des deux lunes qui éclairaient doucement la Cité Neutre de leur douce et pâle lumière, la demoiselle était perdue dans ces pensées. Ces derniers jours avaient été joyeux, la fête ayant égayé Nordkia fantastique, mais à peine avait elle remis les pieds dans le Sidhe que l'odeur de la mort l'avait durement ramenée à la réalité. Plus tôt dans la journée, lorsqu'elle s'était rendu à l'ancien supermarché reconverti en hôpital de fortune pour y voir Elly, celle-ci lui avait confié les nombreux problèmes que leur apportaient la présences de bêtes sauvages autour de la ville. La Cyborg n'en avait elle même pas croisé, mais elle avait confiance en son amie et était certaine qu'elle ne lui mentait pas. Adossée à un muret, dans le cœur même de la ville en ruine, Ishval, la jeune femme s'était jointe à un groupe de Qantiks bavardant de tout et de rien. Certains avaient allumés des feux dans des carcasses de bidon en métal afin d'offrir un peu de chaleur aux corps transis par les nuits glacées du désert, et ceux qui avaient vu la lueur s'en était naturellement approchée jusqu'à ce que le petit groupe atteigne une dizaine de membres. La brune lui parla des blessés qui se remettaient lentement, d'un frère demeurant dans le coma, d'une mère dont les yeux ne semblaient plus rien voir, d'un cousin refusant de se nourrir, et de tant d'autre encore que la Grande Purge n'avait pas épargnés. Après les barbes à papa, le tir à la carabine et les éclats de rires, Diya eut l'impression d'être retombée en enfer.

La guerre n'était plus, mais les marques de tir sur les bâtiments et ceux qui y avaient survécus par miracles mais n'en reviendrait jamais totalement ne manquaient pas de leur rappeler combien elle avait été destructrice. La demoiselle resserra les pans de sa cape sombre sur elle, se fondant dans l'obscurité à peine fendue par les flammes ondulant chaleureusement dans les fûts. Des pas se firent alors entendre et son regard tenta de percer la noirceur de la nuit pour distinguer les détails des silhouettes qui s'avançaient vers eux. Elly aussi les avait repéré, et c'est naturellement qu'elle lança, alors qu'ils étaient à présent assez proche pour que tous les présents ne puissent les identifier :

" Bienvenue à la Cité Neutre. Je m'appelle Elly, à qui avons nous l'honneur ?"

Douce, comme à son habitude, la demande de l'infirmière n'avait rien d'agressive, bien au contraire, elle invitait à la confiance et à la confidence, et la réponse ne tarda pas à se faire entendre. La plupart des Qantiks se détendirent en voyant que les étrangers ne semblaient pas avoir de mauvaises intentions, et comme la bague d'Eraclea ne brillait pas au doigt de la jeune femme, celle-ci en fit autant. Elle demeura cependant immobile, détaillant les nouveaux venus tranquillement. Là où la jeune fille ne lui évoquait rien sinon une attitude bien trop dure, voir froide, pour avoir eu une vie emplies de joie et d'inconscience, le jeune homme lui fit penser à Mathias. Une chevelure sombre, une taille moyenne mais une stature travaillée, et un regard qui scrute tous ceux qui passent à portée sans ménagement. Sur son épaule, un étrange cadavre, dont elle ne voyait que la partie arrière, pendait, à jamais inerte dans la mort. Ce dernier atterrit sur le sol en soulevant un nuage de poussière quelques instants plus tard, alors que Conny les questionnait sur la bête. Elly s'avança, observant la créature et ses sourcils se froncèrent. Elle se tourna vers Diya pour requérir son aide d'un regard et son amie su qu'il y avait quelque chose d'anormal rien qu'en voyant son visage. 

Alors qu'elle sortait de l'ombre, ses longs cheveux émeraudes malmenés par la brise n’empêchèrent pas son regard de plonger un infime instant dans celui de l'inconnu. Nouant ses derniers à l'aide d'un ruban immaculé, la Cyborg s'arrêta au pied du spécimen et le détailla un instant. Un Charognar Urbain, oui, elle en avait déjà entendu parler, mais n'en avait jamais vu. En cela elle s'estimait chanceuse, ces bestioles avaient une sales réputation en Urban City. Mais que venaient elles donc faire ici, si loin de leurs terres d'origine ? Sans doutes les fausses communes avaient elles attirées plus de problèmes qu'ils ne l'auraient crus en les creusant. Mais l'étrange collier qui pendait à son cou lui fit immédiatement l'effet d'une mauvaise blague. La jeune femme fit apparaître une de ses dagues et le trancha nettement avant de l'approcher du feu. Le boitier attaché à la pièce de cuir possédait une diode rouge qui continuait de clignoter régulièrement, et derrière celle-ci, une sorte d'épaisse aiguille métallique pénétrait auparavant les chairs de l'animal, encore couverte de son fluide vitale. Elle ne s'y connaissait pas suffisamment en pièces détachées et bidouillage électronique pour comprendre comment marchait ce dispositif, alors elle se tourna vers un jeune homme occupé à vider une flasque et l'interpella :

" Flyn, tu peux amener ça à Anabelle, voir ce qu'elle en pense ?"

Puis, accordant à nouveau toute son attention aux nouveaux venus, elle ajouta amicalement :

" Cette histoire ne sent pas bon, c'est le moins qu'on puisse dire. Je m'appelle Diya, Anabelle est un peu notre ... experte en récupération, si je puis dire."

Elle masqua difficilement sa grimace de dégoût au souvenir de la façon dont la blonde avait voulu leur dérober ce pauvre Qantik qu'ils avaient sauvés des laboratoires, Miyuki, Merybel et son frère, et elle, pour le débarrasser des pièces toutes neuves dont il était affublé. Avisant l'heure tardive et la probabilités que ces deux jeunes gens aient parcouru une longue distance dans le Sidhe avant de parvenir jusqu'à eux, la Cyborg les invita à la suivre dans le bâtiment transformé en centre de soin et qui contenait également actuellement leurs piètres réserves de nourritures ainsi que quelques couvertures chaudes en rab :

" Vous devez être épuisés, et affamés, suivez moi. Pour ce soir nous ne pouvons rien faire de plus concernant ces Charognars Urbains, personnes n'est préparé à les affronter et il vaut mieux éviter toute attaque irréfléchie qui risquerait d’entraîner des blessés inutilement. Ces créatures ne sont pas vraiment amicale, si je me souviens bien de ce qu'on m'en a dit."

Elle laissa à Elly le soin de répandre la nouvelle afin que chacun se barricade dans son logement de fortune. Après tout, il y avait de bien trop nombreuses failles dans les murs de la ville pour que ces derniers restent à distance devant un si beau plateau repas. Désignant la porte battante tout en avançant vers cette dernière, Diya se fit curieuse :

" D'où est ce que vous venez comme ça ? Il est dangereux de voyager dans le Sidhe la nuit vous savez, ce n'est pas vraiment un choix judicieux."
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the storm surge (Yuris B.)

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MessageSujet: Re: De coriaces indésirables (ft. Diya)   Dim 25 Sep - 18:48


Conny n'obtint aucune réponse aux questions qu'elle avait posées. Lorsque cette jeune femme aux cheveux étrangement verts était entrée en scène, se dévoilant de dessous sa cape, le temps semblait s'être suspendu. Plus aucun Qantik ne parlait, tous étaient placés en retrait. Ils observaient silencieusement ce qu'elle faisait. Alors que Yuris avait brièvement croisé son regard, elle noua sa longue chevelure d'un ruban clair et se pencha pour examiner l'animal mort. Son œil vif et ses doigts fins parcoururent la bête. A l'aide d'une petite dague, elle coupa le collier au boîtier. Elle fronçait les sourcils, d'un air suspicieux. Elle se releva finalement et héla un Qantik proche, qui buvait dans une flasque, pour qu'il aille trouver une certaine Anabelle. L'intéressé bondit sur ses deux jambes et fila exécuter sa mission. La fille, elle, demeura aux côtés de Yuris et Conny. Son nom était Diya. Elle trouvait que cette histoire ne sentait pas bon. Et Anabelle était l'informatrice de leur bande. Voilà qui leur faisait une belle jambe. Mais bien que personne n'ait daigné leur répondre, ils auraient au moins appris le nom de cette fille, et déduis qu'elle était certainement une personne de référence en ces lieux, au vu de la docilité dont faisait preuve son entourage. Quand Diya leur demanda de la suivre vers une destination où ils pourraient se reposer un peu, ils échangèrent un regard méfiant avant d'accepter. Bien que Conny se soit montrer confiante envers la Cité Neutre, ce n'était pas le cas de Yuris. Mais il savait que dans le pire des cas, il suffirait de se battre.

Leur destination était un peu plus loin dans la cité. Ils marchèrent dans les rues silencieuses et glacées de cette cité endormie. L'impact de la Purge se faisait sentir à chaque pas dans cette ville de ruines. Les quelques pierres restées debout étaient percées de balles, mutilées comme les combattants morts à leur pied. Dans ces murs gris et froid, au cœur de la nuit, rien n'était réconfortant. Il était cependant aisé de remarquer que les habitants de la Cité Neutre se débrouillaient avec ce qu'ils avaient. Comme la braise brillant encore sous un tas de cendre, ils continuaient à vivre. Sur la route, Diya leur fit un peu la conversation.
« Effectivement, j'ai l'estmac dans les talons, répondit Conny de son habituelle voix monocorde. Mais je ne comprends pas ta remarque. Ça me paraît évident que ces bestioles ne sont pas amicales : on s'est fait attaquer par elles en arrivant. C'est la première chose qu'on ait dite »
De son côté, Yuris demeurait cloîtré dans son mutisme.

Lorsqu'ils arrivèrent à destination, Diya leur ouvrit la porte d'un vieux bâtiment rafistolé de partout. On aurait dit un malade plein de pansements, qui tenait debout par on ne savait trop quel miracle. Cet endroit était un lieu de stockage de nourriture et de denrées de survie. On y trouvait également du linge de secours, des couvertures et d'humbles matelas posés au sol. A le voir, Yuris songea à ces hospices de fortune que l'on trouvait aussi à Nordkia. Les Docks avaient été subitement transformées en infirmerie gigantesque. Loin de ces considérations guerrières, Conny s'assit sur une grosse caisse, en grignotant un morceau de pain qu'elle avait trouvé. Elle n'était pas du genre à se gêner, bien que son allure digne puisse laisser à penser qu'elle était une jeune femme bien éduquée. Le garçon s'adossa contre un mur, les mains enfoncées dans les poches. Ils passeraient sans doute la nuit ici, et ensuite, que feraient-ils ? Finalement ils étaient venus ici sur demande de Conny, mais il ignorait à quel dessein. Elle était parvenue à le convaincre car depuis des mois, c'était lui qui guidait leurs explorations, et ils n'avaient toujours rien trouvé sur Little. Alors un détour par le Sidhe avait été difficile à refuser...
Diya interrompit le fil des pensées du jeune homme, en lui demandait ainsi qu'à la Qantik d'où ils venaient. Après tout il était dangereux de voyager la nuit dans le Sidhe, ce n'était pas un choix très judicieux.

Yuris baissa lentement la capuche qu'il portait sur la tête, pour dévoiler enfin son visage. Ses traits pâles et fins portaient la fatigue de plusieurs dizaines d'heures de marches, mais également un agacement que tous ceux qui avaient eu des démêlées avec lui regrettait d'avoir provoqué. Il se redressa, et s'approcha de Diya. Conny ne disait rien. Il vint se planter juste devant cette fille aux cheveux verts.
« Je n'aime pas ta façon de nous parler » lâcha-t-il de sa voix rauque, le regard grave et la mine sombre. Il ne plaisantait pas. « Être le leader de tous ces gens ne t'autorise pas à nous donner des leçons. C'est clair ? »
Il recula d'un pas, sans séparer son regard du sien. Réflexe de tueur à gages. Ne jamais quitter des yeux celui ou celle qui vous fait face.
« Et là d'où on vient, ça ne te regarde en rien... » conclut-il d'un ton bourru.
Un petit silence s'installa entre les trois protagonistes. De son côté Conny avait terminé de déguster son quignon de pain. Elle se débarrassa des miettes en frottant ses jambes et son short.
« Franchement Yuris, dit-elle soudain, tu as l'art et la manière pour jeter un froid dans une conversation »
L'intéressé lui jeta un regard assassin. Mais elle n'était pas impressionnée, elle en avait l'habitude. De toute façon elle était bien trop désinvolte pour se formaliser d'une telle broutille. Elle retira un de ses immenses gants noir, et poursuivit en examinant le bout de ses ongles
« Sois pas méchant avec Diya, elle nous a quand même aidés jusqu'à maintenant »
Conny tourna son regard malicieux vers leur nouvelle compagne et lui adressa un petit sourire. Elle croisa ses jambes, l'une organique, et l'autre toute de métal faite, jusqu'à sa hanche, et non recouverte par un quelconque tissu.
« Tout ce que je peux te dire, c'est que nous ne sommes pas d'ici »
Et c'était tout ce qu'elle entendait révéler de leur situation.

« Ton amie Anabelle peut vraiment aider à savoir ce que c'est que ce boîtier bizarre qu'on a trouvé autour du cou de ce chien des enfers ? » demanda la Cyborg en agitant ses pieds dans le vide. « Si c'est possible j'aimerais bien aider à mettre au clair toute cette histoire ».
Yuris tressaillit subitement. Quoi ? Mais qu'est-ce qu'elle avait encore en tête cette obstinée ?! Conny lissa sa longue chevelure châtain d'un air détaché.
« Je me sens concernée, c'est tout » trancha-t-elle. C'était sans appel. Yuris n'avait plus qu'à faire avec, sinon il pouvait toujours poursuivre son voyage seul. Mais depuis le temps, lui et Conny formaient une équipe soudée. Alors il devait passer certains caprices, bon gré mal gré.
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MessageSujet: Re: De coriaces indésirables (ft. Diya)   Ven 30 Sep - 3:32


Lorsqu'ils furent arrivés au vieux supermarché, la vue de tout le rafistolage effectué sur le bâtiment interpella un instant la Cyborg. Quand était-ce, la dernière fois qu'elle avait réellement prit le temps de regarder Ishval sans se voiler la face ? Elle aurait tant voulu faire quelque chose pour cet endroit, mais était ce seulement envisageable sans déclencher une nouvelle attaque Unik ? La demoiselle soupira et cligna des yeux pour chasser cette image négative. Poussant le battant grinçant, elle les invita à pénétrer dans l'espèce de hangar qui au fil du temps avait été transformé en infirmerie de fortune. Certains matelas étaient occupés par des blessés qui dormaient, d'autres squattés par des Qantiks qui n'avaient simplement nul part où aller et restaient ici parce que le fait de se trouver avec d'autres de leur congénères les rassuraient. Ces derniers jetèrent un coup d’œil aux arrivants avant de continuer à chuchoter entre eux, pour ne pas déranger ceux qui se reposaient. Les résidents de la Cité Neutre étaient habitués à voir débarquer régulièrement de nouvelles têtes, bien qu'ils se montrent méfiants au départ, la communauté était suffisamment soudée pour accepter ceux qui cherchaient à s’intégrer et qui méritaient leur place ici. Dans une partie de la pièce à l'abris des courants d'air, de nombreuses caisses étaient entreposées les unes unes sur les autres. 

Dans ces dernières, une flopée de boîtes de conserves et bocaux plus ou moins mangeables, pas la grande folie mais de quoi se rassasier quand il le fallait. La jeune brune s'assit sur une de ces caisses de bois poussiéreuse et attrapa un morceau de pain dans une boîte qui traînait là. Alors que Diya ouvrait une caisse pour y chercher quelque chose de plus consistant, Elle sentis une présence se rapprocher dans son dos, et la bague d'Eraclea se mit à briller d'une très faible lueur. Se redressant lentement, la Qantik fit face à ce jeune homme dont les traits, sombres, laissaient transparaître un agacement certain. Sa déclaration, plutôt froide, ne fit pas ciller la Cyborg pour autant, il se trompait, avait fait une conclusion hâtive. Mais peut être avait elle été intrusive ? Ce fut la voix de Conny qui arracha son regard à celui de l'inconnu. Même son attitude lui faisait penser à Mathias lors de leur première rencontre. Fermé à la discussion, prompt à envoyer bouler tous ceux qui s'approchent trop près ou qui se montrent trop curieux, cela ne serait surement pas facile d'initier un dialogue positif. Mais la demoiselle qui l'accompagnait semblait plus ouverte, ce qu'elle prouva par ailleurs une nouvelle fois.

Diya les regarda communiquer, se demandant quel étrange relation les liait. Le regard émeraude se posa un bref instant sur la jambe de métal, les questions se multiplièrent dans son esprit. Pourquoi ne possédait elle pas de peau superficiel comme il était devenu si commun de le faire ces dernières années ? Était ce par manque de moyens ? Secouant discrètement la tête, la demoiselle décida que cela avait peu d'importance, au vue de l'attitude de Yuris, poser plus de questions n’amènerait à rien. Elle devait garder sa curiosité sous clef dans l’immédiat. La Qantik rendit son sourire à Conny et entreprit de répondre à ses questions d'une voix posée, commençant par s'excuser pour sa précédente indiscrétion auprès de Yuris :

" Je suis désolée, je ne voulais pas me montrer intrusive. Quand à ce Leader dont tu parles, il ne s'agit en aucun cas de ce que je suis. Je connais quelques personnes, elles me font juste confiance, elles ne m'obéissent pas aveuglément comme les Dockers en leur chers Princes. Je passe mon temps à chasser les bizarreries, et celle-ci mérite, comme toute autre, d'être mise à nue, notamment quand elle met en danger des personne auxquelles je tiens et cette ville qui n'a déjà que trop subit."

Elle se tue un instant pour ouvrir la caisse qu'elle cherchait depuis un moment, celle contenant quelques conserves de ragoûts, et en sorti une qui contenait bien quatre ou cinq portions, donc suffisamment pour leurs invités aussi affamés soient ils. Puis allumant les trois bougies nécessaires au chauffe-plat, Diya versa la mixture brunâtre dans une casserole cabossée et la posa sur le cercle de métal prévu à cet effet, avant enfin de se retourner pour expliquer à la brune :

" Si Anabelle ne le peux pas, je ne vois pas qui ici le pourrait. Ce n'ai pas vraiment une personne en qui j'ai confiance, mais ses connaissances sur la robotique et la mécanique dépassent de loin celles de certains Uniks que j'ai rencontrés dans les salles reculées des Laboratoires. Si on découvre à quoi servent ses colliers on saura qui les a mis à ces Charognars Urbains."

Diya grimaça et soupira avant d'ajouter, presque découragée :

" Je ne serais pas surprise que les Uniks soient encore derrière cette invention. Jamais ils ne nous pardonneront leur défaite entre nos murs. Enfin, encore faudrait il qu'ils commencent par pardonner notre existence même !"

Se giflant mentalement, ramenée à l'instant précis par le bruit de la nourriture bouillonnant dans son récipient, la Cyborg attrapa une cuillère en bois au manche cassé sur une étagère pour en remuer le contenu. Elle accueilli la proposition de la jeune fille avec un grand sourire avant de clamer, ramenée à sa bonne humeur :

" Votre aide sera la bienvenue, je vous remercie de la proposer. Voilà, ce devrait être prêt, désolée, je n'ai pas grand chose de mieux à vous offrir, de la viande et des légumes c'est presque un luxe ici ! Même sous cette forme peu appétissante ..."

La jeune femme divisa le ragoût en deux parts similaires dans des écuelles, ayant elles aussi du vécu, y apposa deux fourchettes à peu près droites, et les tendit vers Yuris et Conny.
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the storm surge (Yuris B.)

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MessageSujet: Re: De coriaces indésirables (ft. Diya)   Sam 26 Nov - 15:11


Diya, à qui l'agacement de Yuris n'avait pas échappé, répondit modestement qu'elle n'était le leader d'aucun groupe. Elle avait simplement su s'entourer de personnes dont elle avait su acquérir la confiance. Ses amis n'étaient pas de bons chiens fidèles, comme l'étaient les Dockers avec les Princes. Le jeune homme préféré ne pas répondre à cette invective gratuite. Il était évident que cette fille parlait d'un sujet duquel elle ne savait strictement rien. Aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir, lui et Conny avaient vécu dans les Ghettos de la cité mécanique. Quartiers sombres et sales dans lesquels on n'aimait pas à parler politique – pas si l'on tenait à la vie, en tout cas.

Leur hôte, selon ses propres termes, passait son temps à chasser des bizarreries de nature à mettre en danger la Cité Neutre. Elle s'affaira quelques instants à ouvrir des boîtes de conserve et verser leur contenu étrange dans une casserole chauffée par quelques bougies. Bien qu'un couvercle gondolé recouvrit le tout, une odeur agréable se diffusa peu à peu dans la pièce. Cette Annabelle était apparemment une spécialiste des machines et de la robotique, peut-être davantage que certains Érudits d'après les dires de Diya. Elle, soupçonnait que les Üniks ne soient derrière cette histoire. Ils auraient apposé les colliers dans le but de nuire à la population Qantik, une fois de plus, la défaite des armées d'Anathorey pendant la guerre n'ayant certainement rien entamé de leur désir de domination.
Le silence retomba. Quand le plat fut enfin prêt, Diya servit Conny et Yuris dans de petites écuelles de métal abîmé et leur fournit des fourchettes un peu tordues. La cuiller de service était elle aussi en piteux état. Il était facile de comprendre que cette Cité Neutre fonctionnait avec les plus humbles moyens qui soient. Récupération et recyclage étaient visibles du sol au plafond. Aux yeux de Yuris, ils étaient dans un immense bidonville plutôt insalubre. Il lui parut impossible que des gens y vivent – ou y survivent – tout au long de l'année. Loin de ces pensées sérieuses, Conny avalait son repas avec un appétit d'ogre.
« Pas d'quoi, répondit-elle aux remerciements de Diya. En tout cas quand je t'écoute, j'ai l'impression que tu ne portes pas le peuple d'Urban City dans ton cœur.  »

La Cyborg posa son assiette vide devant elle et soupira, complètement repue. D'un air détaché elle tendit sa jambe de fer devant elle et fit mine d'observer ses doigts de pied.
« Je ne les aime pas non plus. Peut-être qu'à une époque ça a été le cas, mais depuis ma transformation, je les déteste. »
Yuris, qui mangeait lentement, resta à l'écart de la conversation. Il savait que Conny avait été changée en Qantik alors qu'elle avait à peu près dix ans. Jugée comme une expérience ratée, elle fut vendue au gang des Bold Deers un ou deux ans plus tard. Comme son Sigma était d'une particulière dangerosité pour toute chose vivante qui entrait en son contact, elle avait joui d'un statut particulier aux yeux de la bande. Il n'en savait pas davantage.
« Et toi, tu as toujours vécu ici ? demanda Conny à Diya. Ou bien viens-tu de ces contrées mystérieuses, au-delà du désert ?
- Qu'est-ce que ça peut faire, grommela Yuris en posant à son tour son écuelle. En savoir plus les uns sur les autres est inutile pour l'avancement de notre affaire ».
Refroidie par la remarque de son ami, la Cyborg soupira. Ses années de bons et loyaux services en tant que tueur à gages l'avaient beaucoup trop isoler pour qu'il ne s'ouvre à autrui. Mais elle ne perdit rien de son esprit malicieux.
« Ce n'est pas parce que tu viens de nulle part que tu dois continuer à vivre sans aucun port d'attache... »

Yuris lança un regard vide à Conny, qui le soutint sans sourciller. Il détestait quand cette vipère qui lui servait de partenaire lui renvoyait en pleine figure sa condition de Paria. Sa condition d'apatride.
« Ça suffit, souffla-t-il finalement. Allons voir si cette Annabelle a découvert quelque chose ».
Puis il se leva, fourra ses mains dans ses poches et se dirigea vers la sortie. Conny émit un petit rire joyeux avant de sauter de sa caisse et se dresser sur ses jambes à son tour, plutôt fière d'avoir fait taire son irascible compagnon de route.
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MessageSujet: Re: De coriaces indésirables (ft. Diya)   Dim 11 Déc - 13:53


Lorsqu'elle vit la demoiselle avaler son repas avec tant d'appétit, le sourire de la Qantik reparu. Cette nouvelle venue semblait pleine de vie, bien qu'ayant un caractère qu'elle ne parvenait pas encore à définir. Lorsque Conny aborda son aversion pour les Uniks, Diya ne put que grimacer. Il était évident qu'après la guerre, malgré son originelle neutralité, les horreurs vécues ici avaient fait pencher la balance de son jugement. Puis la Cyborg affirma ne pas les apprécier non plus, cela détendit la jeune femme aux longs cheveux émeraude qui s'appuya alla s'asseoir quelques instants sur une caisses, réfléchissant tout en gardant toujours la vision sur ses invités. Elle pouvait comprendre. Si cette si frêle enfant avait été Unik mais qu'on l'avait transformé en Qantik à son insu, alors c'était un peu comme sa mère qui, ayant voulu bien faire, lui avait faire perdre sa nature d'enfant de la Sylva. L'égarée tenta de se souvenir à quel point la rage qui avait découlé de ce choix l'avait porté fut un temps. Jusqu'à ce qu'elle soit interrompue par la voix féminine. Elle voulu lui répondre, amusée de la savoir si curieuse, mais n'en eu pas le temps. Yuris s'était interposé avec son attitude en tout points négative et cela coupa l'envie à l’ancienne Hybrid de s'étendre sur son passé. La pique que lança Conny à son compagnon l’interpella tout de même. Comment pouvait on venir de nul part ? On naissait bien dans un lieu ? Alors, certes, on pouvait l'oublier, ou le renier, mais il existait tout de même. Diya suivit l'échange de regards qui avait lieu entre eux. Son drôle d’acolyte mit fin à la conversation en demandant à ce qu'ils aillent voir s'il y avait du nouveau, se levant, suivit de la jeune fille, pour se diriger vers l’extérieur.

Pendant qu'ils s'éloignaient, la Qantik alla ramasser les écuelles et les couverts pour les mettre à tremper dans une bassine où quelques autres pièces de vaisselles attendaient déjà. Quand ce fut fait, elle attrapa la besace et fut retenu par un grognement bien connu. Mamoru s’étira longuement dans une position ridicule avant de lui demander ce qui causait toute cette agitation. Diya lui expliqua alors les dernières nouvelles de la Cité Neutre et le félin décida de la suivre, trottant fièrement bien que baillant presque deux fois par minute. La demoiselle rattrapa les duo et les dirigea vers un coin d'Ishval très peu fréquentable. Partout, des regards aussi curieux que mauvais se tournaient sur leur passage. Ils n'étaient que les toutous d'Anabelle, sans directives de sa part ils n'oseraient rien. Ils finirent par arriver devant une sorte de garage dont les plaques de tôles rouillées étaient parfois tordues dans d'étranges directions. Diya poussa le rideau de plastique qui servait d'entré et pénétra dans la base du groupe de chercheurs de pièce détachées. Dès qu'elle fut entrée, une voix mielleuse s’éleva :

" Diya ! Comme cela faisant longtemps ! C'est un drôle de jouet que tu m'as apporté là."

La Cyborg s'avança d'avantage dans la pièce délabrée et poussiéreuse. Un petit réfrigérateur tournait à plein régime au fond du hangar, faisant tant de bruit que la blonde avait du crier pour se faire entendre. La moitié de l'intérieur était réservée aux fabrications et réparation, des tables en métal, des outils partout, du sol au mur et des pièces à ne plus savoir qu'en faire bien que la moitié fut sans doute inutilisable.  L'autre moitié ressemblait d'avantage à un squat. Table de billard défoncée qui tenait debout grâce à un rapiècement, canapé en cuir troué et épuisé, canette de bières traînant ici et là. Et bien sûr, pour aller avec ceci, quelques gaillards bien robustes pour les observer. La Cyborg ignora leur regards perçants pour se diriger directement vers la table sur laquelle travaillait actuellement l'Hubot, attendant ses explications. Le sourire de la demoiselle s’agrandit soudainement et elle déclara moqueuse :

" Tu me dois toujours quelque chose. Tu n'as pas oublié ?"

Diya la fusilla du regard et posa devant elle un synthétiseur de voix quasi neuf ramassé dans une décharge d'Anathorey quelques mois plus tôt. Alors que la blonde allait s'en emparer avidement, la Qantik plaça fermement sa main dessus, sévère :

" N'essaye pas de me rouler."

Anabelle haussa les épaules, tout en sourire insolent, et jeta un regard sur les deux nouveaux venus :

" Et eux, c'est qui ?"

La verte déclara tranquillement, cherchant à ramener l'attention sur le sujet de leur venue :

" Ils vont m'aider dans mon enquête. Raconte moi plutôt l'histoire de ce collier."

L'Hubot attrapa le collier et le fit tournoyer autour de son index, un air satisfait sur le visage, puis elle se mit à parler, telle une grande narratrice, et faisant de grands gestes inutiles :

" C'est un dispositif merveilleux qui sert à pousser les Charognars Urbains vers la Cité Neutre. Grosso modo, avec ce truc, ils projettent des ondes electro-magnétique dans le corps de ces saloperies et ça leur dit quelque chose du genre " Allez à la Cité Neutre c'est buffet à volonté là bas !". Tu vois le délire ?"

Diya hocha la tête à l’affirmatif. Elle l'avait pressentit dès le début. Une profonde lassitude l'envahit mais elle se força à rester concentrée. Elle ne pouvait pas se montrer faible devant Anabelle, ni devant les visiteurs. La ville désertique devait se montrer plus forte que jamais. Plus déterminée aussi. Aussi rétorqua-t'elle :

" Et son origine ?"
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De coriaces indésirables (ft. Diya)

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