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Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]

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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Mar 1 Nov - 21:42

Haku avait l’air quelque peu déçu de ma réponse, il semblait vouloir en connaître davantage sur l’arme que je portais, mais ne pouvant lui donner plus de détails, je n’allais pas inventer une histoire dont je ne connaissais en aucun cas toutes les finalités. D’ailleurs, le jeune homme ne me cachait même pas sa déception, cependant, il se tut lorsque je me mis à manier mon Naginata,plus j’effectuais de mouvement, plus je me rendais compte que je me comportait plus comme un artiste plutôt que d’un combattant ; mais c’était plus fort que moi je ne le faisais pas exprès, tout ça était si naturel chez moi.


L’hybrid me félicita, encore une fois, j’avais seulement effectué ce qu’il m’avait demandé, je ne comprenait pas pourquoi il tenait tant que ça à me couvrir d’éloge sur chacun de mes faits et gestes … ils n’avaient rien d’exceptionnels, et pourtant aux yeux d’Haku cela semblait être quelque chose d’admirable et d’extraordinaire.
Alors qu’il s’adressait à moi, il se rendit compte qu’il pleuvait, il rangea son arc et la corde qu’il avait soigneusement retirer de son arme juste avant ; cela le coupa net et alors qu’il était en plein milieu de sa phrase dont je ne connaîtrais sans doute jamais la fin, m’adressa alors ses au revoirs. Il se retourna donc afin de me laisser comme simple support visuel son dos.


La pluie s’était déjà intensifié, et bien qu’il ne fasse pas réellement bien froid en cette soirée, je sentis des frissons me parcourir, après tout j’étais d’une constitution fragile … que je le veuilles ou non, bien que ce ne soit pas autant que lorsque j’étais un jeune enfant, je devrais vivre avec ce problème de santé pendant le restant de ma vie.
Mes cheveux étaient maintenant bien humide et je sentais les gouttes ruisseler sur mon visage, puis le long de mon cou avant de se réfugier dans les quelques ouvertures qu’offrait mes vêtements.
Comme l’avait indiqué Haku, le mieux serait de grimper dans un arbre afin d’utiliser leurs branches remplis de feuilles pour se protéger de la grande majorité des gouttes qui étaient en train de frapper le sol.


D’un geste rapide, je pliais mon naginata avant de le ranger dans son étui puis retrouva mon sac, m’assurant que mon carnet et tout ce qui s’y trouvait n’avait pas pris l’eau, le fait de l’avoir laissé entrouvert avait permis à l’eau de s’y infiltrer, mais l’ouverture n’étais pas suffisamment grande pour que mon inventaire s’en retrouve inutilisable. Il me suffisait juste de fermer la sangle et d’attendre que la pluie cesse avant de faire sécher tout ce qui avait pu entrer en léger contact avec la pluie.


Pourvu que mon carnet n’est pas trop pris l’eau …


Je me redressai, puis, alors que Haku c’était de nouveau retourné vers moi afin de m’adresser ce qui semblait être ses dernières paroles envers moi, je me mis à éternuer une première fois, puis une seconde, puis une troisième fois. Au total, j’avais éternué cinq fois d’affilés, j’avais de plus en plus froid et pourtant je sentais ma température corporelle augmenter.
Je ne m’étais toujours pas reposé depuis maintenant un bon moment, j’avais de plus dépenser de l'énergie en s'exerçant, ce n’était peut être pas intensif, mais accumuler avec la fatigue cela me suffisait.
Je me tenais alors le crâne.


Ç-ça …. devrait aller …


Mes paroles étaient encore saccadés, mais cette fois-ci ce n’était pas à cause de mon simple problème d’élocution avec les autres personnes, cette fois-ci c’était mon état de santé qui était responsable … ce ne faisait pourtant pas longtemps que j’étais sous cette pluie … mais pourquoi devrais-je être si faible ?


… N-ne t’en ...fais pas pour m…


Je me souviens ne pas avoir pu finir ma phrase, puis ce fut le trou noir … je me sentais juste lourd, comme si je m'effondrai au sol.
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Haku

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Sam 5 Nov - 22:56

Haku sent en voyant Eden tousser et se tenir la tête qu’il ne va pas bien. Il reste incrédule quand celui-ci s’écroule sur le sol boueux de l’Hoshizora.

Ce n’est quand même pas la pluie qui l’a mis dans cet état-là ?!

Il se précipite vers le corps étendu d’un Eden dans les vapes. Il pose la main sur sa peau et constate qu’elle est chaude. Haku n’est pas guérisseur et ne sait absolument pas si cette réaction est normale. Il coince son arc sur lui, place le lourd sac de voyage d’Eden dans son dos et saisit ce dernier par les aisselles pour le traîner quelque part à l’abri des gouttes de pluie qui s’abattent sur eux et affaiblissent le pauvre Eden. Ses gestes sont un peu empressés, la santé du jeune itinérant l’inquiète vraiment. Étant le seul présent pour l’aider, il se sent un devoir de le faire. Il ne prend même pas le temps d’étudier le dilemme d’abandonner définitivement sa ronde ou non.

Les nuages ayant recouvert le petit croisant de lune, aucune lumière ne parvient à filtrer le feuillage. Cela lui demande de l’effort pour installer cette grande perche au pied de deux arbres jumelés durant leur croissance. Il passe la main sur le visage mouillé d’Eden. Il réalise qu’il lui faut de quoi sécher l’évanoui et dans le meilleur des cas lui trouver un endroit sec. Il n’a rien d’utile sur lui et sa chemise aussi est mouillée. Il ouvre le sac de voyage qu’il s’est efforcé de traîner avec lui. Il trouve le carnet dans lequel Eden griffonnait, le laisse au sec et retire une couverture compressée dans le sac de toile. Il essuie le visage, le cou et les mains d’Eden avec un pan et recouvre son corps avec la dite-couverture. Il réfléchit à ce qu’il pourrait faire d’autre pour l’aider. L’autre a toujours les yeux fermés et les cheveux parsemés de traces de boue. L’anemös prend le pouls d’Eden, le juge normal. Le souffrant tremble toujours mais sa respiration est normale. D’où lui viennent ses tremblements ? Il lui tapote la joue pour le réveiller et lui parle doucement parce qu’ils sont toujours dans la forêt.

- Eden ! Eden ! Réveille-toi ! As-tu besoin d’un remède ?

Eden ne réagit pas. Il s’agissait peut-être d’une maladie et non de la conséquence de la pluie après tout. Mais il n’y avait pas de boîte dans le sac, si ? Il fouille une fois de plus délibérément dans ses affaires, trouve une boîte mais qui ne contient que des aliments et un bol, un verre, des couverts. Il ouvre la bouche d’Eden pour examiner sa langue et vérifier si ce n’était pas de l’allergie aux arachides. Haku est probablement le seul jeune de son village à savoir ce que c’est, il n’y a aucun allergique au village et Haku aime accumuler des anecdotes. Le manque de luminosité l’empêche de voir quoi que ce soit. Il se résigne à toucher la langue avec son doigt. Non, elle n’est pas gonflée, ce n’est pas un empoissonnement. Il décide de lui frictionner les épaules et la poitrine, c’est ce qu’on fait à quelqu’un trempé jusqu’aux os même si en l’occurrence il fait chaud et lourd et que la pluie l’a juste mouillé.

Il ne lui reste plus qu’à attendre et prier Mère Nature pour que cette faiblesse soudaine parte. Quand il y pense, il n'a jamais eu une preuve solide de l’existence de Mère Nature. Jusqu’à présent la vie lui avait laissé l’impression de tourner sans se soucier particulièrement de la piété des hybrids ou de la destinée des originaires.
L’aide d’un nain des forêts serait utile, non pour lui demander d’excellents conseils – comme ils sont réputés pour le faire – mais pour veiller sur le malade pendant que Haku remplit son devoir d’éclaireur. Oh, il jugera peut-être le motif indigne d’un serviteur de Mère Nature mais du point de vue de Haku, personne n’y perd. Qu’est-ce que cela coûte de se reposer à côté du chevet d’un hybrid ? Du moins, il pourrait peut-être lui apporter des précisions sur l’état de faiblesse de l’hybrid aux cheveux bleus. Mais il faut les trouver. Pour ce faire, Haku n’a pas son excellente vision puisque la lune n’est qu’un croissant ni la capacité de reconnaître leur habitat : ils sont camouflés comme des bosquets.

Les tremblements d’Eden ne se sont pas manifestés depuis un moment. Il réalise que le gamin est peut-être hors de danger. Il a juste besoin de se reposer ; contrairement à Haku, c’est une personne diurne. Mais du coup, a-t-il besoin de le veiller toute la nuit ? Imaginons qu’une menace soit dans les environs et que l'éclaireur la rate, ce serait de la détérioration ou des blessés (sans parler de l’estime de Haku envers lui-même piétinée dans le procédé). Haku se décide à agir pour de bon et secoue vraiment l’inconscient toujours emmitouflé dans sa couverture, s’il ne fait que dormir il se réveillera.


Dernière édition par Haku le Sam 19 Nov - 18:51, édité 1 fois
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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Ven 18 Nov - 22:31

J’étais inconscient, cela faisait aucun doute que j’avais perdu mes esprits sans doute dû à cette fatigue mêlé à cette pluie fine qui m’avait sans doute donner froid. Au début c’était un long silence complet dans une pénombre telle que je ne pouvais strictement rien voir, je ne sentais rien, aucun contacts, aucunes sensations extérieures comme si je n’étais qu’un réceptacle vide. Puis je sentis quelque chose, comme si l’on me prenait dans ses bras et qu’on le prenait soin de moi d’une certaine façon, cependant je ne pouvais pas bouger ni même intervenir d’une quelconque façon, je n’étais simplement que “spectateur” de ma propre faiblesse.


J’entendis une voix, elle semblait m’appeler … cependant elle me paraissait si lointaine qu’elle ressemblait plus à un rêve qu’à une intervention réelle.
Cependant pendant ce moment d’incertitude concernant mon état, je me souvenais de mon enfance … le plus souvent alité tandis que mes parents et plus particulièrement ma mère se trouvait auprès de moi à me soigner, à me rassurer et à prendre soin de moi, son seul et unique enfant qu’elle avait tant espéré. Elle avait l’habitude de me toucher le front en passant sa main dans mes cheveux afin de m’apaiser pour que je puisse m’endormir et ainsi augmenter les chances d’un guérison plus rapide.
Elle me contait souvent des histoires, souvent celles qu’on lui avait raconté lorsqu’elle était enfant par sa mère que je n’ai jamais connu et que je ne connaîtrai sans doute jamais, car refusant tout contact avec sa fille qui avait décidé de renier sa race pour former un foyer avec les “ennemis naturels” des Uniks ; elle me racontait aussi ses faits d’armes, en tout cas les plus joyeux, elle cherchait toujours à m’épargner toutes horreurs de ce monde car j’étais trop frêle et trop faible pour pouvoir les affronter un jour.


Encore une fois je sentais quelqu’un auprès de moi, une présence qui était réelle, j’en étais persuadé, mais une fois encore, j’étais dans l’incapacité de sortir de ce coma. Je n’étais toujours qu’une coquille vide.
Cette fois-ci je me mis à penser à mon père, lui qui n'était pas si expressif et pourtant si protecteur envers sa famille et son jeune fils, si ma mère venait toujours me voir au moindre soucis, mon père lui venait toujours me voir le soir où lorsque ma mère n’étais pas présente, comme s’il voulait cacher sa peine de voir son enfant souffrir alors que lui était impuissant face à ma maladie et à ma constitution. Je me souviens de sa présence, il s'asseyait souvent sur mon lit, posant sa main sur la mienne en la serrant fort tout en prenant soin de ne pas me faire mal ni même de me réveiller, pourtant je savais qu’il était là, auprès de moi. Je me souviens de ces soirs où il pleurait, priant mère nature de m’épargner toute cette souffrance qu’elle me faisait endurer. Je sentais d’ailleurs une larme chaude ruisseler sur ma joue en me souvenant de ces souvenirs …


Toujours inconscient, je sentis une légère secousse, puis celle-ci commença à s’accentuer comme si elle essayait de m’extraire de ce coma qui me paraissait durer une éternité.
J’essayais donc de entrouvrir mes yeux, qui peinent à s'ouvrir, je me sentais faible, encore plus faible que lorsque je sentis mon corps s'effondrer au sol, mes membres étaient endoloris, ce qui pouvait être compréhensible surtout si j’étais bel et bien tombé
J’ouvrais donc difficilement les yeux, je ne voyais rien, je n’avais aucune idée si cela était dû au manque de luminosité extérieur, au fait que j’avais du mal à sortir de cet état de coma profond ou si j’avais perdu la vue par un quelconque moyen … si c’était le troisième cas, je ne sais même pas si je serai choqué de l’apprendre où si finalement ce ne serait pas une suite logique à cette faible constitution que je promène depuis ma plus tendre enfance.


P-père ? ….


Je ne voyais rien, mais la dernière image que j’avais en mémoire était celle de mon “rêve”, de mon père à mon chevet priant pour ma guérison.
Je sentais encore l’humidité sur mes joues, mais je savais très bien qu’elle n’avait pas de réel liens avec la pluie qui semblait tomber.
Je tendais donc la main faiblement vers un souffle d’air qui venait caresser mon visage jusqu’à toucher celui de la personne qui me faisait face. Je ne voyais rien, mais la surface lisse et douce de ce visage était loin d’être celui appartenant à mon père, il appartenait à quelqu’un de plus jeune.


Ha-haku … t-tu n’es pas parti ? Tu …. étais …. pourtant su-sur le ….départ ….


Mes paroles étaient saccadées, la fièvre était encore présente et me donnait encore des difficultés pour m’exprimer correctement, bien que je n’étais pas quelqu’un de très bavard de base.
Je tentais de me relever, enfin de m’assoir du moins, je peinais à me redresser mais je devais faire un effort.
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Haku

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Mer 23 Nov - 16:09

Autour d’eux, la pluie continue de tomber régulièrement, transformant le sol en boue. Seul le feuillage dense des arbres jumelés leur épargne la douche. Les battements de la pluie rappellent à Haku que le temps passe et que la santé de son compagnon ne s’améliore pas et ne risque pas de s’améliorer ainsi.
C’est alors que ce dernier lève une main dans l’obscurité et touche le menton de l‘anemös. Quand enfin il exprime une phrase cohérente, c’est du soulagement que ressent Haku. Il avait peur que son esprit reste dans les vapes, comme quand Eden avait appelé son père.

- Ha-haku … t-tu n’es pas parti ? Tu …. étais …. pourtant su-sur le ….départ ….
- Ah, tu m’as fait peur. Je n’ai pas compris pourquoi tu t’es effondré de la sorte. Non, ne te relève pas ! Dis-moi si ça t’est déjà arrivé par le passé. Est-ce que tu as froid ou mal quelque part ?

Laissant le temps à Eden de répondre, Haku passe la main sur le front chaud mais pas brûlant du malade. En touchant son visage, il sent de la sueur et des traînés humides laissées par des larmes. Il l’essuie avec la couverture qui sera bientôt sale à force de traîner dans la terre spongieuse. Haku finit par faire un choix : reléguant au final sa méfiance et ses réticences à l’idée de mener cet étranger à son village au second plan, il ne laissera pas l’autre seul. Il faut qu’il agisse, et bien.

C’est vraiment dommage qu’avec ces nuages, je ne puisse pas trouver de moros ; leur aide serait bienvenue pour le transporter jusqu’au village. Je vais tenter d’en appeler un.

Les moros sont des loups blancs de la Sylva vénérés par les hybrids et réputés pour se déplacer rapidement dans l’hoshizora. Les chasseurs racontent volontiers que les loups aident les hybrids blessés ou perdus. Et si c’était le moment de vérifier ? Haku prend une inspiration et siffle entre ses lèvres, du plus fort qu’il peut. C’est le meilleur moyen qu’il a trouvé pour communiquer. Il espère qu’en dépit de leur discrétion, l’un d’eux viendra. Mais le son se noie sous la pluie et, après une dizaine de minutes, aucune créature vivante ne semble venir.

- J’ai bien peur qu’il ne faille rester ici jusqu’à ce que la pluie s’arrête. Elle ne va pas durer toute la nuit. J’espère. Sinon...

Haku essaye de se remémorer les habitations des environs.

- On va devoir se mouiller un peu mais il y des grottes au nord, on sera plus au sec ensuite au moins. Je pourrai faire du feu. Comme tu l’sens.

Un bruit attire l’attention de l’éclaireur, dans l’obscurité de la nuit, un animal lourd vient. Haku reconnaît le moro à ses pupilles jaunes. Il ne semble pas offensif, Haku tend la main, le loup approche sa truffe noire puis se tourne vers Eden.

- Tu as de la chance ! Je crois qu’il veut nous aider, dit-il tandis que le loup s’approche irrépressiblement vers Eden.

Haku met le sac d’Eden sur ses épaules et aide ce dernier à s’asseoir sur le dos du moro. La bête saute. Le saut a paru vertigineux à Haku, qu’en est-il d’Eden ? S’il est encore conscient.


Dernière édition par Haku le Dim 12 Mar - 23:33, édité 1 fois
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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Sam 24 Déc - 16:05

A mon réveil, Haku semblait affolé et inquiet à mon sujet ; en effet je m'étais bien évanoui, j'avais perdu connaissance devant le jeune hybrid. D'un côté le fait que le jeune homme était présent en ce moment et qu'il m'est vu était quelque peu rassurant, car s'il n'avait pas été là à mon chevet, peut-être que mon état ce serait détérioré et peut-être aurais-je fini par pousser mon dernier soupire en ces lieux inconnus alors que mon voyage ne faisait que commencer.
Le jeune homme prenais soin de moi, il m'essuya le visage à l'aide de la couverture qui était entouré autour de moi et qui se trouvait à l'origine dans mon sac. Il me posa des question concernant mon état de santé, si cela m'étais déjà arrivé auparavant et si j'avais des douleur ou des maux supplémentaires. Bien sur que ça m'étais déjà arrivé, cela m'arrivait même très souvent, je n'étais pas du genre très solide mais je ne voulais pas l’inquiéter davantage, actuellement il n'avait pas besoin de ça, je lui avait déjà causer bien trop de soucis en si peu de temps alors que nous venions a peine de nous rencontrer.
Si seulement je pouvais le remercier d'une quelconque façon ...
Je gardais pour le moment le silence, encore assommé par ma perte de connaissance et la fièvre qui m'avait jusque là emporté dans mes songes. Je laissais donc malgré moi, même si je n'étais pas très causant, l'hybrid faire son monologue.

J'espérait également voir la pluie s’arrêter, je savais que si cette dernière continuais je risquait fortement de voir mon état se dégrader davantage de retomber une nouvelle fois sous les plaisirs du sommeil.
Finalement l'attente qui était prévu se transforma en nouvelle expédition au coeur de la pluie qui me fait pourtant défaut, mais je ne pouvais rechigner, il m'avait peut-être sauver la vie je n'allais donc pas faire la fine bouche.

Nous venions tout juste de sortir de notre tente de fortune, bien que tente soi un bien grand mot car nous étions tout juste protéger par les quelques feuillages. Quand une bête ressemblant à un loup s'approcha de nous, malgré l'obscurité apparente, on pouvait nettement remarquer le pelage clair de l'animal, gris ou peut-être blanc, en tout cas une chose et sure les yeux et plus précisément les pupilles jaunes qui pouvait se remarquer quelque soit la luminosité ambiante.
Haku s'approcha de l'animal doucement puis le loup se retourna vers moi, il avait quelque chose de majestueux, de magique et il commença à se rapprocher de moi, décidé à faire ma rencontre ; ne connaissant pas vraiment cette espèce, je fis un pas en arrière comme méfiant.

Haku me redonna mon sac, qu'il mit sur mon dos avant de me poser sur le dos du loup géant avant de s'installer lui même sur l'animal, derrière moi. La grande bête s'élança dans un saut vertigineux, je fus étonné bien évidement je n'avais jamais quitter la terre ferme autre qu'en grimpant aux arbres ; a cause de ce saut, mon mal de tête repris et je sentais les battements de mon cœur résonner dans mes tempes comme s'il allait exploser.
Je m'agrippais au pelage de l'animal, aussi fermement que pouvait me permettre mes forces restantes.

- J-j-je te remercie ... merci d'être resté auprès de moi ...

Je me mis à tousser, une légère toux cependant.

- Je ne veux pas de causer de problèmes, je suis désolé ...

J'étais peut-être encore fiévreux mais je restais encore inexpressif, mais un part d'ombre traversa ma voix, malgré moi.

- Je suis un paria. M'amener jusqu'à chez toi ne t'apportera que des problèmes. Après ce que tu as fais pour moi je ne peux te créer tant de torts. Tu peux m'abandonner ici ... J-je ne t'en voudrais pas.

J’éternuais alors une dernière fois, apercevant au loin les lueurs d'un village, s'il voulait faire demi-tour ou bien m'abandonner c'était pour lui les derniers instants qui lui restait.
Je ne pouvais pas lui mentir ainsi pas après tout ce qu'il avait fait pour moi jusqu'à présent, c'était la meilleur chose à faire ; je ne lui avait pas vraiment menti, loin de là, mais je connaissais les problèmes de races mieux que quiconque, moi, enfant de deux races ennemis ... Hybrid et Unik ; et si cela venait à se savoir, le jeune hybrid allait surement avoir de gros et lourds problèmes.
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Haku

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Lun 2 Jan - 19:00

Se remettant de leur déplacement rapide à travers l’hoshizora, Haku descend du loup blanc sans qui ça n’aurait pas été possible. Inutile pour lui de bien voir pour savoir où il est, il a confiance en le moro pour les avoir mener à bon port. L’anemös ne sait pas trop comment le remercier. Le loup les a mené à la « tanière » de Haku, en un temps record, ce qui n’est pas du luxe avec l’état alarmant du prénommé Eden. Tandis que la pluie leur tombe dessus, Haku aide doucement celui-ci à lâcher la fourrure entremêlée de feuillages du moro. Le malade tousse encore et parle enfin. Il l’aide à marcher sous la pluie qui n’en finit pas tout en l’écoutant d’abord le remercier puis...

- ... Je ne veux pas te causer de problèmes, je suis désolé... Je suis un paria. M'amener jusqu'à chez toi ne t'apportera que des problèmes. Après ce que tu as fais pour moi je ne peux te créer tant de torts. Tu peux m'abandonner ici ... J-je ne t'en voudrais pas.
- Tu es un fils d’hybrid et d’ünik ?
Chuchote-il tandis que le loup s’éloigne du village.

Pour Haku, les parias se réduisaient à des rumeurs. Tant de questions lui viennent à l’esprit. Où avait-il vécu ? Est-ce qu’il a un totem et un dzêta ? Est-ce qu’il sait faire d’autres choses ? Est-ce qu’il existent d’autres parias comme lui ? Ses problèmes de santé ont-ils quelque chose à voir avec ça ? Mais pourquoi est-il si réfractaire à l’idée d’être aidé ? Et pourquoi être prêt à se laisser mourir ? Certes, si les autres hybrids du village apprenaient sa nature, certains le « sacrifieraient ». Néanmoins, il reste une vie donnée par Dame Nature mais, contre les autres, Haku ne pourrait pas défendre son point de vue. Il suffit que ça ne se sache pas. Reste calme, tu n’es pas plus au courant qu’avant.

- Tu sais bien que tu vas mourir si tu ne t’abrites pas. Ne dis rien devant les autres, je n’ai rien deviné tout à l’heure. Eh, un de tes parents était hybrid, non ? Accroche-toi à cette idée.

Ils passent sous un auvent naturel et Haku révèle la porte d’entrée d’une résidence impossible à distinguer dans la nuit. Le moro reste à l’extérieur tandis que les deux originaires entrent dans la demeure.
Haku retire ses sandales en demandant à Eden de l'imiter. Il fait toujours noir, Haku qui connaît bien les lieux se déplace sans difficulté, faisant graduellement passer Eden loin de tout obstacle domestique. Ils continuent à progresser dans le noir jusqu’au trou de terre encadré de bambou qu’est le foyer. Haku ravive le feu à partir des braises rouges ensevelies sous la cendre. Les nouvelles flammes illuminent un peu la pièce. Bientôt, elles gagneront assez en force pour réchauffer le malade. Il mourrait d’envie d’interroger le seul paria qu’il rencontrerait peut-être de toute sa vie mais de toute façon Eden est trop mal au point et n’était déjà pas bavard avant de s’écrouler.

- Tu vas te réchauffer et te reposer, ensuite je te laisserai partir. Dors le plus possible, on t’embêtera moins et tu te rétabliras plus vite.

Quelques instants plus tard, un rideau s'écarte et une personne apparaît. Au son de ses pas, Haku devine son identité.

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Haku, tu n’es pas censé être en mission ? Qui est-ce ? Demande une voix féminine, confirmant son intuition.
- Il est malade à cause de la pluie, il s’appelle Eden, c’est un chanteur itinérant.

Elle va forcément l’aider, n’est-ce pas ? C’est elle qui lui a enseigné qu’il faut aider les autres avant tout. Il a rajouté du crédit à son geste. Sa mère prend quelques secondes pour jauger la situation malgré l’heure tardive.

- Ça ne vaut pas la peine d’aller déranger les apothicaires. Je vais apporter des couvertures, lance-t-elle avant de s’en aller. Sa voix est douce, aux sonorités profondes et ronronnantes.
- C’est ma mère : Tsukiko Yasu, dit-il sobrement. Tu vois, elle est gentille.

Bon, évidemment, elle ne sait rien. Si elle apprenait sa véritable nature, je ne sais pas comment elle réagirait à vrai dire…

Plus tard, Tsukiko arrive avec deux serviettes et la couverture pour Eden et dépose près du feu un tatami et un futo. Discernable à la lueur du feu, elle porte une chemise à bretelles qui révèle les cicatrices marquées sur ses épaules après les démêlées contre les üniks. Peu de chance qu’Eden les remarque heureusement. Elle tend la seconde serviette à Haku. Inquiet, ce dernier interroge encore sa mère du regard pour savoir si Eden peut rester. Elle lui fait comprendre que ça lui va, qu'il n’a pas fait de bêtise. Il l’aide à aménager le futon à côté de l’âtre et du sac d’Eden. Elle se tourne vers Eden, ses yeux verts le scrute mais pas vraiment de manière agréable, plus comme un chat jauge un chaton égaré. Son lien de parenté avec Haku est confirmé par la couleur de ses cheveux.

- « Eden », tu as l'air bien jeune. Tu as faim ? Soif ? Je peux faire réchauffer des légumes ou chercher des galettes.


Dernière édition par Haku le Sam 30 Sep - 15:12, édité 3 fois
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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Lun 16 Jan - 21:49

A peine avions-nous "atterrit" près du village de Haku, que le loup nous laissa sur place, il avait rempli la mission qu'on lui avait confié, m’emmener dans un lieu sur. Cependant, tout ce ne se passa pas comme je l'avais souhaité. L'hybrid, en entendant ma condition de paria ne réagit pas comme je l'avais imaginé, il était calme, non pas seulement à cause de son chuchotement, mais le fait d'apprendre qu'une abomination comme moi - en tout cas c'est ce que racontait les rares récit à ce sujet - était présent à ses côtés ne l'affecta pas plus qu'une goutte de pluie supplémentaire sur sa peau. Sa seule réponse était de détailler mon identité, l'enfant de deux races pourtant ennemis, Hybrid et Unik.
Je me contentai d'un simple hochement de tête furtif comme réponse.

Si sa première réaction m'avait quelque peu étonné, la seconde me surpris d'avantage, il s'inquiétait pour moi, enfin surtout de mon état de santé qui n'était pas au beau fixe et des risques que cela pourrait engendré si je ne me soignais pas. Il me demandait même de faire comme si de rien n'était, de mentir en n'annonçant à personne ma nature de paria tout en mettant en avant mes racines Hybrid que je tenais de mon père.
Pourquoi se met-il en danger pour me sauver ? On ne se connait pas pourtant ... Ma vie n'est pas aussi importante que sa place au sein de sa tribu. Connait-il les risques si cela venait à ce savoir ?

Haku me guida dans son village dans l'obscurité, avant de soulever porche menant tout droit à une porte d'entrée.
A l'intérieur, j'imitais mon jeune camarade en retirant mes bottes avant de les posées soigneusement pour qu'elles ne gênent pas le passage avant d’éternuer, l'eau ruisselant sur mon visage et dans le creux de ma nuque, me faisant frissonner de plus belle.
L'hybrid me guida au sein de la demeure, en tout cas cela en avait tout l'air avant de me laisser en s'éloignant légèrement pour raviver un feu qui donnait ses derniers signes de vie. Une fois le feu ravivé, je pouvais enfin voir le monde qui m'entourait et l’étendu des dégâts sur mes vêtements, qui à cause de cette pluie avait rendu ma chemise entièrement transparente et collante ; ma veste n'avait plus aucune forme et mon pantalon était dans un état tel qu'on aurait cru que je m'étais roulé dans la saleté.

Le feu bien ravivé, je m'installai non loin pour profiter de la chaleur qu'il pouvait m'offrir. La dernière fois que j'avais profité d'un tel foyer c'était lorsque j'étais encore chez moi, avant que je ne décide de partir à l'aventure, à la recherche d'autre personne de mon espèce.
Je venais tout juste de prendre mes marques lorsque j'entendis un bruit venant de la maison, suivit d'une voix de femme. Je me tournai vers cette personne, qui questionnait l'hybrid, enfin dans ce cas, cette seconde personne était également une hybrid ; sa voix était claire, calme et douce, elle avait quelque chose d'apaisant malgré toutes ses interrogations.
Haku pris la parole à ma place, enfin en réalité il ne faisait que répondre à cette femme, il me présenta à elle comme un chanteur itinérant, j'ai eu envie de l'interrompre pour lui dire que je n'étais pas un chanteur, mais je me ravisais. L'hybrid qui m'était encore inconnue s'éloigna, et Haku m'appris qu'il s'agissait de sa mère.

Merci ...

C'est le seul mot qui pu sortir de ma gorge, et encore il était à peine inaudible, je ne savais même pas si j'avais seulement pensé le dire ... Et qu'il n'était resté que dans mon esprit.
La mère d'Haku revint avec des serviettes, un tatami et un futon afin que je puisse me reposer, l'hybrid et sa mère se mirent à préparer ce qui allait s'en doute me servir de couchage pour la nuit tendis que je emmitouflais dans la serviette afin de retirer mes vêtements pour les mettre à sécher non loin du feu et me sécher d'avant de m'enrouler dans une couverture toujours non loin du feu. Une fois confortablement installé, je me mis de nouveau à tousser.
Tsukiko me regardait, pas vraiment de travers, mais disons qu'elle semblait découvrir quelque chose sur moi en me regardant ; puis elle m'adressa la parole, principalement pour savoir si j'avais besoin de quelque chose. Je fis non de la tête, non pas parce que je n'avais aucunes envies de ce type, mais plutôt parce que je me sentais mal ... pas seulement à cause de ma maladie, mais principalement parce Haku devait mentir à sa propre famille pour me protéger. J'en avais déjà trop fait, je ne voulais pas devenir un poids.

Non merci ... la chaleur de votre cheminée et de votre accueil sont amplement suffisant pour un garçon comme moi ...

Encore une fois, je m'adressais à des personnes comme un robot, avec ce ton monotone et monocorde qui me caractérisait si bien.
J'étais le parfait mélange de mes deux parents, j'avais le même visage fin et doux de ma mère ainsi qu'un timbre de voix similaire bien que légèrement tinté de tonalités masculines rappelant celles de mon père, qui m'avait transmis quant à lui la couleur de sa chevelure et de ses deux iris. Tout deux n'étaient pas dénué de paroles et savaient exprimer leurs sentiments même sans en faire usage, leurs gestes, leurs regards, leurs attitudes ; tout ce qu'ils pouvaient faire transmettaient leurs sentiments, et moi dans tout ça, je n'avais rien obtenu de cette communication, j'étais comme une coquille vide.
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Haku

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Ven 20 Jan - 22:29

Qu’a pu tiré sa mère de l’aspect d’Eden ? Étant du genre observatrice, elle a pu sentir le malaise de ce dernier. Haku se mord la lèvre tandis qu’Eden répond mécaniquement. Ce n’est pas l’aisance oral des ménestrels qui tirent parti de n’importe quelle situation pour émouvoir et gagner leur pension. Elle compatissait quand Haku, petit, rapportait des oiseaux blessés mais il doute qu’elle adhérerait si cette manie persistait encore.

- Tu as vraiment l’air épuisé. Repose-toi cette nuit. On verra demain. (à Haku) Que comptes-tu faire ?
- Retourner dehors finir mon repérage bien entendu. Je vais juste prélever de la viande pour le moro dehors si tu n’y vois pas d’inconvénient. Je le remplacerai !

- Un moro, c’est intéressant ça. Bah vas-y. Et rentre à la maison dès que tu as fini. Il ne faut pas laisser notre rescapé seul.

Haku secoue la tête pour montrer qu’il a compris. Après un crochet dans le garde-manger situé dans une autre pièce de la demeure, il sort avec un paquet sous le bras rejoindre le moro. Ce qui laisse la mère seule avec Eden. Celle-ci lui apporte une carafe d’eau puis retourne dans sa chambre, partant du principe que le malade n’aura besoin de rien de plus cette nuit. Personne ne dérangera Eden cette nuit, le laissant à sa convalescence et ses cauchemars rythmés par le martèlement de la pluie sur le toit.

\'/\'/\'/\'/\'/\'/
Haku est content car son intuition était juste, le moro a aimé son cadeau de remerciement. Le magnifique gardien le guide alors jusqu’au lieu où sa mission s’était interrompue. Mener un paria à son village n'est pas contre pas un acte anodin. S’il justifiait son action devant ses voisins, comment le prendraient-ils ? L’écouteraient-ils seulement jusqu’au bout ? Peut-être d’autres hybrids auraient fait comme lui mais Haku ignore qui. Peu importe ce qu’il s’est passé, Haku se rattrapera en faisant sa mission. Malgré cette angoisse, il ne regrette pas vraiment son acte, puisqu'il a agit selon sa conscience. Et en regardant les bons côtés de cette situation, il a un spécimen rare chez lui-même, il lui tarde de l’interroger vraiment !

\/.\/.\/.\/.\/.\/

C’est le matin quand la pluie cesse enfin. Les premiers rayons de soleil filtrent à travers les interstices de l’habitation. Soutenus par des fûts de bois, les murs tressés sont décorés de tapisseries et de  fourrures, un intérieur typiquement hybrid où chaque ressource est utilisée ingénieusement. Un anemös d’une douzaine d’années observe Eden sous toutes les coutures. Ses oreilles de félins se confondent avec sa tignasse couleur fauve.

- Je crois qu’elle est réveillée, lance l’hybrid de sa voix immature.
- Écarte-toi Chibi, gronde une nouvelle voix masculine.

Cette voix-là ressemble beaucoup à ce que pourrait devenir celle de Haku dans quelques années, excepté qu’elle exprime la méfiance. Chibi bondit de sa position pour observer l’étranger de plus loin. L’adulte mâle s’agenouille près d’Eden. Ses yeux sont la première chose qui frappent au regard, ils sont jaunes et perçants, leur agressivité mise en relief par d'épais sourcils noirs particuliers en ceci qu’ils sont ornés d’une seconde pointe.

- Tu t’appelles Eden, de quel village viens-tu ?

C’est ce moment que choisit Haku pour rentrer. Il n’en a pas l’air mais il a couru, une fois son rapport transmis. Il ne manque pas le regard lourd de reproches de son père ; il s’y attendait.

- Bonjour papa, bonjour Chibi.
- Haku ! Qui c’est l’hybrid que tu as ramenée ?
demande ce dernier.
- Bonjour fils, répond son père avant de se lever vers Haku.

Haku espérait ne pas avoir une discussion à ce sujet mais vu le ton formel de son père, il ne peut pas y couper. Celui-ci le rejoint devant l’entrée, délaissant Chibi qui profite de l’occasion pour observer à nouveau Eden de près.

- C’est quoi ton totem ? Chuchote Chibi. Dis, dis, dis !

En même temps, à l’autre bout de la pièce, les bras croisés, le père chuchote.

- As-tu informé ton instructeur de ton écart ?
- À l’instant, mais ce n’était pas un écart, c’était une intervention d’urgence. Je ne pouvais pas laisser l’un des nôtres mourir.

Il lui est facile de maquiller la vérité. Il ignorait les origines d’Eden au moment d’agir et ce dernier n’en est pas un ünik pour autant. On peut désigner beaucoup de personnes par « l’un des nôtres ».

- Quand même, tu n’aurais pas dû interrompre ta mission et mener un étranger ici sans en référer à tes instructeurs ? Si c’était un ünik--
- Il ne l’est pas, j’aurais vu son dzêta, et maman aussi. C’était une situation d’urgence. Son nom est Eden et je me porte garant de lui.

- "Lui" ? Je croyais que c’était une fille, dit Chibi qui suivait la discussion de loin.
- Tu es aussi buté que ta mère. Tu te portes garant : d’accord mais ne recommence pas ce genre de chose. C’était inconsidéré !
- Oui… Pour sûr.


Haku pose ses affaires et s’approche de Chibi avant de lui filer une gentille pichenette sur le nez. Ce dernier tente de se venger en l’enquiquinant à son tour mais le grand frère profite de son allonge pour le repousser. À bien y regarder, le cadet a l’air de trouver ce jeu amusant.

- S’il t’embête, dis-le clairement, sinon il ne comprendra pas. Comment te sens-tu maintenant ?
- J’ai faim !
- Ce n’est pas à toi que je posais la question.


Dernière édition par Haku le Sam 30 Sep - 15:38, édité 2 fois
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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Dim 5 Fév - 22:00

La mère de Haku, qui semblait pourtant distante au premier abord m'apporta, bien qu'ayant refuser un quelconque traitement, une carafe d'eau afin que je puisse me désaltérer avant de repartir se coucher. J'hochai simplement la tête en signe de remerciement et la regarde rejoindre sa chambre.
Je pris un verre et me servis de l'eau, même plusieurs fois. Il pleuvait peut-être mais cela ne m'empêchait pas d'avoir soif, d'autant que lorsque l'on est malade c'est ce dont on a besoin pour pouvoir rapidement se remettre.

Je restais au coin du feu emmitoufler dans mon futon et la couverture que m'avais gracieusement offert Haku et sa mère le temps d'une nuit. Plus le temps passait plus je sentais mes forces s'amenuiser.

- Demain, je partirai à la première heure ... pour qu'il n'est pas d'ennuis.

Finalement le sommeil me gagna plus rapidement que prévu.

~~~~~~

J'ouvre alors les yeux doucement, les rayons du soleil traversant la pièce. Devant mes yeux entrouvers se trouve un jeune homme-félin, un anémos si je ne me trompe pas, qui me regardai avec des yeux pleins de curiosité. A côté de lui se trouvait un homme adulte, bien plus agressif que toutes les personnes que j'avais pu croiser jusqu'à présent. Il avait de grand yeux couleur jaune et son regard exprimait une certaine agressivité qui correspondait au ton de sa voix.
Je restais là, immobile, fixant l'homme qui me dévisageait ; puis il m'adressa la parole, d'un ton sec.

- M-m-mon village ?

Venant tout juste de sortir du lit, je n'étais pas extrêmement réceptif, bien que je ne le sois pas normalement. Mais même si j'avais été réveillé, j'aurai eu du mal à répondre à cette question, je ne le savais pas moi-même. D'ailleurs, est-ce qu'une simple maison dans une vallée peut être appelé village.
C'est au même moment qu'intervint Haku, décidément il avait un don pour me sauver la vie. Cet homme, était donc son père, après tout avec de tel iris, il y avait de forte chance pour qu'il y ai un lien de parenté.

J'observais alors les deux hommes "au loin" en train de discuter, tandis que Chibi s'approcha lentement de moi afin de me parler, en chuchotant. Lui aussi semblait être curieux en me voyant ; d'abord Haku, maintenant ce jeune Anemos ... Qu'avais-je donc de si étonnant pour éveiller la curiosité des personnes qui m'entourent.
Je ne savais pas vraiment comment lui répondre, après tout je n'avais aucun totem ... Je savais que mon père était un Anemos également, et qu'il possédait le totem du "Lynx". Pourtant je n'avais aucune caractéristiques physique pouvant rappeler un tel totem, mes grands-parents paternel était respectivement un Anemos et une Phytos, et que la couleur de cheveux de mon père venait de ma grand-mère ... mais c'était les seules informations que je possédais.

Alors que j'étais dans ma réflexion afin de répondre à Chibi, celui-ci fut étonner d'apprendre que j'étais en réalité un garçon. C'est vrai que je n'ai rien d'un mâle au premier abord, mais ça fait bizarre d'entendre quelqu'un nous prendre pour une femme.
Haku s'approcha alors de moi et du jeune Anemos.

- Mieux ... J'ai pu me reposer. Je crois que je n'ai plus de fièvre.

J'allais demander à Haku de me raccompagner jusqu'à la sortie du village pour pouvoir poursuivre mon voyage et surtout pour éviter le moment où l'on apprendrai ma condition, mais à la place mon ventre se mis à faire du bruit.

- J-j'ai un peu faim également ... désolé ... je t'importune encore. Et je n'ai rien à t’offrir en retour ...

Je n'avais rien, ni argent, ni objet de valeur mis à part mon arme. Je n'avais même pas une seule informations pouvant servir aux Hybrids ... j'étais décidément bien inutile dans ce monde.
C'était peut-être pour cette raison que les Paria étaient chasser, parce qu'ils ne peuvent être utile à aucune des races présentes sur cette terre.

- Tu as eu des ennuies à cause de moi n'est-ce pas ? Si c'est le cas je peux partir maintenant, tu as déjà fait beaucoup !

Je voulais fuir, non pas parce que je n'appréciais pas la présence d'Haku, mais simplement parce que j'avais peur des conséquences de ma présence ici et surtout des répercutions sur mon bon samaritain.
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Haku

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Jeu 9 Fév - 0:00

L’état du malade n’est plus préoccupant mais Haku doute énormément de la capacité d’Eden à survivre à deux jours de voyage seul. Néanmoins, celui-ci a raison, il ne peut pas rester longtemps ici à cause de la présence de son père. Ce dernier surveille leur échange, l’anemös est mal à l’aise même s’il ne le dit pas. De plus, si ce dernier sortait le naginata mécanique d’Eden de son étui pour l’examiner, il risquait de comprendre son origine ünik malgré la tradition des hybrids à fabriquer ce type d’arme. Et de soupçonneux, il passerait à carrément agressif, lui qui déteste tant la race modernisatrice, et brutaliserait le porteur de l’arme. Quelle idée avait-il eu de mener Eden ici ? Il aurait pu le lâcher dans sa tanière qui ne servait qu’à lui et ses amis. Mais la caverne ne contenait pas autant de confort que la minka familiale ni au moins une personne pour surveiller l’état de santé du jeune si fragile. Son petit frère arrive enfin à lui tirer les cheveux mais Haku reste impassible.

- J-j'ai un peu faim également... désolé... je t'importune encore. Et je n'ai rien à t’offrir en retour... Tu as eu des ennuies à cause de moi n'est-ce pas ? Si c'est le cas je peux partir maintenant, tu as déjà fait beaucoup !
- Tu ne m’importunes pas, on n’a pas toujours des invités à la maison. Je suis assez grand pour choisir à quels ennuis m’exposer. Écoute, tu ne me dois rien. Je n’attends pas de compensation parce que si je me trouvais en détresse à mon tour, je serais bien content de recevoir de l’aide sans devoir passer un marché.


Du temps passé avec Eden, il lui semble que le jeune paria n’est pas familier des gestes désintéressés. Cette éducation lui venait des anciens de son village après tout, tandis qu’Eden vient d’une chaumière isolée. Haku peut imaginer qu’Eden confond cela avec le lien familiale ou au contraire n’a pas été traité avec charité. Cette nuit lui a été profitable pour réfléchir à comment bien expliquer le concept à ce dernier en quelques phrases. La reconnaissance et l’inquiétude d’Eden gênent Haku. Qu’est-ce qu’il se serait passé si l’éclaireur l’avait abandonné dans la boue comme un fardeau inutile ? Haku ne se serait plus supporté après ça.

- Et tu peux bien partager le déjeuner avec nous avant de partir. N’est-ce pas ? Haku se tourne vers son père, attendant une confirmation.
- Maintenant qu’il est là, oui.

Bon, au moins il semble s’être adouci, ayant compris qu’Eden n’était qu’un fils d’hybrid un peu jeune pour partir à l’aventure.

- Bon, Chibi, prépare les coussins. Oh...

Le petit frère s’empresse de raviver le feu et de rapatrier des coussins devant le foyer tandis que Haku constate le piteux état des vêtements d’Eden qui n’ont pas été nettoyés de leur boue. La boulette... Haku ramène les vêtements rêches à leur propriétaire pour laisser la place aux coussins.

- J’espère que tu as une tenue de rechange.

Puis il disparaît dans la cuisine avec la bouilloire et la carafe d’eau, laissant Eden à nouveau seul avec deux hybrids quasi inconnus.

Haku revient accompagné de sa mère habillée et portant des ingrédients et des ustensiles. Petit à petit, le repas se met en place et les odeurs de poissons grillés et d’omelette en train de cuire embaument les environs du foyer. Un bol de riz et un bol de soupe miso sont servis à chacun, les légumes marinés, les haricots et les poissons étant à la disposition de tous le monde.  La disposition des convives s'organise naturellement. Chibi est à côté de son père, ce dernier bien face à Eden, lui-même entouré de Haku et de la mère. Cette dernière s’enquiert de la santé d’Eden, ce qui permet au passage à l’éclaireur de refaire des présentations formelles sans mentionner cette fois le métier supposé d’Eden.

La grande sœur manque à l'appel mais elle mange régulièrement en extérieur, comme Haku à l'occasion mais le repas lui permet aussi de parler avec sa famille. D’habitude, il raconte sa nuit de travail mais moins il en dit sur son invité, mieux ce sera. Il choisit finalement d’évoquer le moro, ce qui suscite la curiosité de toute la table. Son père semble ignore l’intrus pour l’instant. Chibi se rappelle soudain qu’il avait une interrogation.

- C’est quoi ton totem ?
- Allons, tu peux deviner, c’est évident.


Haku sait par les rumeurs qu’Eden n’a probablement pas de totem et que celui-ci serait en peine d’en inventer un crédible, même si Haku avait un exemple tout trouvé en tête.

- … Pivert ?
- Euh non...
dit Haku sans feinte.

Et voilà comment donner une excuse à Eden d'être dérouté et lui laisser le temps de réfléchir. En principe, ça peut marcher.


Dernière édition par Haku le Sam 18 Fév - 19:02, édité 1 fois
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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Mer 15 Fév - 0:19

Pour ne pas changer, Haku ne semblait pas comprendre les risques à m’avoir à ses côtés. D’un autre côté, le jeune homme n’avait pas un mauvais fond et il ne cherchait pas de la reconnaissance et estimait qu’il aurait aimé qu’on lui fasse la même chose s’il avait été dans mon cas. En y réfléchissant, je pense que si j’avais été dans la même situation que lui, j’aurai sans doute fait la même chose, enfin je suppose … c’était assez compliqué à savoir puisque je n’étais jamais réellement entré en contact avec quelqu’un. Après je doute pouvoir laisser quelqu’un dans le besoin ; je sais que ce n’est pas comparable mais j’ai déjà ramené plusieurs fois des animaux blesser à la maison … alors pourquoi ce serait différent avec une vrai personne !
Comme pour répondre à mon envie de partir, non pas parce que je ne me sentais mal à l’aise en ces lieux, mais parce que je craignais pour ma nature et ses conséquences sur Haku, l’hybrid me proposa néanmoins de rester chez lui le temps du petit déjeuner.

Tandis que Haku et par extension, moi-même nous rendions compte de l’état lamentable de mes vetements, qui n’avaient pas eu la même attention que moi. Ils étaient restés entièrement couvert de boue et en ayant sécher, ils étaient devenus rêche et dur, et donc impossible de les revêtir dans ces conditions. De plus, de quoi aurai-je l’air si je me promenais ainsi à l’extérieur …
Regardant alors, presque les yeux dans le vide ma tenue, Haku me demanda alors si j’avais des vêtements de rechange et comme s’il s’agissait d’un déclic, je relevai alors rapidement la tête, me faufilant tel un félin sur ses quatres pattes en direction de mon sac, dans l’espoir de trouver ma seconde tenue dans un état correcte. En ouvrant mon sac, je fus soulagé de voir qu’ils étaient toujours présent et qu’ils n’avaient subi aucun dommages apparent. Je poussa alors un long soupire de soulagement, tandis que Haku partit dans une autre pièce de la maison et que, son frère ravivait le feu à côté de moi.

Je me changeais alors en des vêtements plus confortable et surtout plus propres, constitué d’une chemise à rayure, d’une cravate grise foncée, d’une veste verte et d’un pantalon en tartan foncé.


Je me retrouvais alors d’un côté avec le père de mon camarade et de l’autre avec son petit frère. J’étais bien évidement assez tendu de me retrouver seul, surtout en présence de la présence masculine que laissait le père d’Haku ; il était imposant, non pas par rapport à son poids mais par sa prestance, j’étais mal à l’aise en ça présence. Peut-être parce qu’il était, depuis mon arrivé ici, la personne représentant le plus grand danger pour moi, je devais faire attention à mes fait et geste afin d’éviter de faire une bêtise pouvant briser à la fois “anonymat” mais également le “mensonge” d’Haku. Je n’étais qu’une petite souris déguisée en félin, au milieu de véritable membre de cette espèce et un moindre faux pas pourrait me coûter la vie.
Je regardai le père de celui qui m’avait sauvé, mon air habituel sur le visage, presque défiant, bien que ce ne soit pas vraiment mon attention ; avant de rétablir mon attention sur le petit hybrid qui était à côté de moi. Je le regardai faire, regardant alors bouger ses stigmates prouvant son appartenance à l’espèce des hybrids ; son pelage était de couleur fauve, et voir ses oreilles félines me rendaient quelque peu nostalgique. Je n’avais certe pas quitter ma maison depuis bien longtemps, mais même si il s’agissait d’oreilles plus grandes, leurs forment me rappelaient celles de mon père.
Que faisait-il actuellement ? Et ma mère, s’en voulait-elle encore de m’avoir laisser partir seul malgré mes problèmes de santé ?
Trop de question et pourtant, Haku venait déjà de revenir, accompagné de sa mère et de tout le nécessaire pour pouvoir petit-déjeuner.

Les odeurs qu’apportaient les deux hybrids était alléchante et réveillait mon estomac qui se mit alors à grouiller montrant alors son envie de se repaître. Je baissai alors légèrement le regard, gênée par ce bruit pourtant naturel.
Haku et sa mère disposaient alors chaque éléments constituant notre repas sur la table avant de s’installer autour de la table. Je me retrouvais alors entre mon sauveur et sa mère, j’étais quelque peu rassuré de ne pas me retrouver à côté du père de mon camarade, avant de me rendre compte qu’il se trouvait en face de moi, ce qui n’était pas forcément des plus réconfortant au final.
La mère d’Haku s’inquiéta de mon état de santé, et je la rassurais en lui indiquant que je n’étais plus fiévreux.

Le frère d’Haku revint alors à la charge concernant mon totem, me prenant de nouveau de court, je jetais sans le vouloir un petit coup d’oeil à mon camarade qui s’était déjà chargé d’éluder la question en retournant la question à l’anémos.
Le petit garçon chercha alors la réponse, me scrutant au passage comme pour m’analyser et ainsi détecter mon supposer totem.

- Pivert ?

Sa réponse m’étonna, avais-je tant de ressemblance avec un tel oiseau ?
J’attrapais alors une mèche de cheveux la regardant, comme si c’était à cause de ça et de ma couleur d’iris que l’anémos avait établis cette connection, puis cette supposition. Je trouvais néanmoins cela étrange que l’on me compare à un oiseau, car au vu des caractéristiques visible, il aurait également été normal que le jeune hybrid me prenne pour un Phytos. Mais cela n’était-il pas une sorte de racisme que de dire que le vert signifiait forcément posséder un totem symbolisant la flore ?
Alors que j’étais perdu dans mes pensées une fois de plus, Haku répondis alors immédiatement, laissant alors le jeune homme réfléchir de plus belle sur mes origines.
Je sentais le regard du père d’Haku sur moi, comme s’il continuait à me surveiller … Si je ne donnais pas rapidement une réponse, il risquait de suspecter quelque chose … seulement j’étais incapable de mentir et même si je le faisais, personne ne parviendrai à croire en mes mots… Je n’avais pas d’autres choix … mais en annonçant le lynx, me croiront-ils ? Je ne ressemble en aucun cas à cette espèce, j’en possède les caractéristiques mentale oui ; discret, rarement visible, … Je soupirai alors légèrement.

- J-je suis un lynx … Comme mon père. Cette couleur de cheveux me vient de l’un mes grands-parents qui était un Phytos.

Je ne mentais pas vraiment, c’était juste une déformation de la vérité puisque mis à part mon appartenance au totem du Lynx, tout le reste était vrai. Enfin, de ce qu’on m’avait raconté plus jeune.
Je mangeais alors ce qui était devant moi, attentif aux mouvements et aux éventuelles remarques qui pouvaient alors intervenir, puis je reposais mon bol. Avant de m’adresser à toute la tablée.

- Je tenais à vous remercier de votre accueil et de tout ce que vous avez fait pour moi.

Je fis alors une légère pause avant de reprendre, en regardant tout d’abord la mère d’Haku.

- M-merci madame de m’avoir permis de passer la nuit dans votre demeure et d’avoir écourter votre nuit pour vous occuper de moi.

Je regardai ensuite Haku baissant alors légèrement le son de ma voix déjà peu expressive.

- M-m-merci de ne pas m’avoir laissé dehors et seul cette nuit …

Je repris alors mon bol, continuant de boire ma soupe comme si de rien n'était.
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Haku

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Sam 18 Fév - 21:10

Le repas se déroulait pour le mieux du point de vue de Haku jusqu’à ce que Chibi mette son grain de sel et pose une question innocente s’il en est à son invité, un paria qui n’a tout simplement pas de réponse à donner. Si Haku a laissé un peu de temps à Eden, celui-ci doit tout de même répondre le plus naturellement possible à la question du petit anemös découvrant tout juste son propre don.

- J-je suis un lynx… Comme mon père. Cette couleur de cheveux me vient de l’un mes grands-parents qui était un phytos.
- Mais c’est pas évident du tout 
! s’exclame Chibi après la réponse d’Eden.
- Oui je sais, dit Haku avec un sourire taquin adressé à son frère, ce qui passe crème.

L’anemös n’a absolument pas prédit la réponse d’Eden mais ce n’est pas grave. Être convaincu même si on ne l’est pas, c’est encore une bonne base pour mentir. Naturellement, ça ne lui plaît pas de jouer aussi longtemps le jeu avec sa propre famille mais c’est le mieux s’il veut laisser vivre le paria. Chibi commence à se désintéresser de son invité-surprise mollasson pour profiter du repas. Avouer la vérité à son frère qui est encore trop jeune pour en vouloir véritablement aux races étrangères est une mauvaise idée : il pourrait le révéler accidentellement comme il l’a fait à de nombreuses reprises, notamment quand Haku s’est trouvé son premier repère « secret » quatre ans auparavant. Chibi n’est pas méchant mais moins un secret a de gardiens mieux il est gardé. Eden n’aurait pas dû partager le sien à Haku même si c’était pour ne pas lui attirer d’ennuis. Le paria voyait juste mais comme Haku l’a dit : il peut choisir de s’exposer volontairement à des ennuis, on a toujours le choix.

- Je tenais à vous remercier de votre accueil et de tout ce que vous avez fait pour moi.

Le père de Haku ne se laisse pas attendrir par les douces paroles d’Eden, ne quittant pas sa vigilance censé impressionner le jeune inconnu. Il semble toutefois avoir renoncé à passer un interrogatoire à son invité.

- M-merci madame de m’avoir permis de passer la nuit dans votre demeure et d’avoir écourter votre nuit pour vous occuper de moi.
- Oh si peu, c’était pas grand-chose. Et je regrette pour tes habits, c’est dommage.
- M-m-merci de ne pas m’avoir laissé dehors et seul cette nuit…
- De rien, c’était normal.

Même pour un fils d’ünik et d’anemös plus bizarre qu’une souris traquée.

Le déjeuner se poursuit tranquillement. Haku est fatigué par sa longue nuit de repérage, encore une heure et il rejoindra sa caverne personnelle.

- Tu veux peut-être nous chanter une balade en remerciement, Haku a dit que c’était ton métier, dit Tsukiko avec son sourire coutumier.
- Je ne suis pas sûr qu’il veuille… Il vient juste de se rétablir.
- Une petite chanson ne fait pas de mal. Et j’ai très envie d’entendre davantage sa douce voix.


Et c’est à ce moment-ci que Haku regrette son petit mensonge. Il a dit à Eden qu’il n’avait pas à s’acquitter de quoi que ce soit mais sa mère ne comprend pas ou – tout aussi probable – fait semblant de ne pas comprendre. Impuissant, il laisse Eden s’extirper du faux pas de Haku. Chibi attend aussi dans un silence respectueux tandis que le père de famille se demande s’il doit continuer son jeu d’intimidation ou se détendre pour ce qui est sensiblement un anemös solitaire vraiment très nerveux mais apparemment ménestrel. Et chacun sait que les ménestrels sont un peu à part.

♪♫♪♫♪

Chose promise, chose due : Haku mène enfin Eden à la sortie du village. Dans le matin naissant, ils sont enfin à nouveau seuls, plus besoin de masque ni pour l’un, ni pour l’autre. Une libération que l’hybrid attendait avec impatience pour rassasier sa grande curiosité.

- Je suis désolé pour ma famille, mon père, mon frère, ma mère, ils sont… un petit peu ce qu’ils sont. Et ne le prends pas mal comment j'ai parlé de toi avec mon frère, c'était pour sonner "vrai". Euh, où comptes-tu aller ? Je peux t’indiquer le chemin. Et j’ai… Si tu le veux bien. Des questions à te poser, je veux savoir tout ce que tu sais sur les… Les parias. Tout ce que tu peux me dire sur eux.

L’ anemös qui trépigne d’impatience tout juste contenu, fait de son mieux pour supplier le paria du regard.


Dernière édition par Haku le Sam 30 Sep - 15:52, édité 2 fois
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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Mar 21 Fév - 22:42

Ma réponse concernant mon totem semblait avoir surpris le jeune anémos qui ne s'attendait certainement pas à une telle annonce de ma part, de l'autre je ne pouvais pas lui en vouloir j'étais moi-même peu convaincu de mon mensonge, principalement à cause de mon apparence. De son côté Haku semblait s'amuser de voir la tête de son frère, n'étant que fils unique, je ne connaissais pas les joies d'avoir une fratrie, si bien que je ne comprenais pas spécialement ce lien qui pouvait unir deux personnes partageant le même sang.
Au fond de moi je les enviais un peu, vivre seul, bien qu'entourer de parents était tout de même pesant. Je n'ai jamais eu la chance de côtoyer d'autres enfants d'ailleurs, j'ai toujours été séparé du reste du monde.

Le père de mon sauveur ne voulait pas diminuer de vigilance me concernant, intérieurement, j'étais quasi certain qu'il se doutait de quelque chose, mais je ne pouvais lui demander si c'était vraiment le cas, ni même me permettre d’éveiller les soupçons d'avantage sur moi si ce n'était pas le cas.

Le repas suivait alors son court, personne ne parlait réellement, le silence régnait tel le maître en ces lieux, puis la mère de Haku brisa le silence,  s'adressant au jeune homme qui se trouvait auprès d'elle : moi.
Je regardai alors cette femme de mes yeux froids comme la glace, me demandant de chanter pour eux, car j'étais d'après leur fils, un chanteur. Je regardai alors brievement mon sauveur du coin de l'oeil, comme pour lui demander non verbalement pourquoi il avait dit ça, puis retourna mon regard vers cette femme.

- J-je ne comprends pas pourquoi les gens me paye pour chanter. Je ne pense pas avoir une si belle voix que ça ...

Je regardai alors rapidement autour de la table avant de continuer, je venais encore de mentir, jamais on ne m'avait payé pour que je chante, d'ailleurs mis à part mes parents et Haku personnes ne m'avaient encore entendu chanter. C'était une première fois devant un si grand auditoire.

- M-mais après tout ce que vous avez fait pour moi, je ne peux me permettre de refuser une telle demande.

Je pris alors une grande respiration, cherchant en même temps ce que je pourrais leurs chanter. Je cherchais ce qu'il y avait dans mon carnet intérieurement afin de trouver une chanson qui pourrait peut-être leur plaire, après ce n'était pas évident, je ne connaissais absolument pas leurs goûts et donc, même si l'une de mes créations pouvaient paraître selon moi, approprié, ce n'était peut-être pas le cas.
Mon choix se posa alors sur l'une des premières chansons que j'avais écrite puis commença alors à la chanter, je n'avais jamais été accompagné d'instruments, car pour moi il s'agissait seulement de sons m'entourant, si bien que je mémorisais chaque son afin de créer une mélodie qui une fois assimilée à des paroles pouvait être parfaitement perceptible. Celle-ci parlait d'un petit oiseau blesser qui malgré ses efforts ne pouvait sortir de sa cage dû à sa faiblesse, mais qui ne rêvait que d'une chose gagner sa liberté lorsqu'il deviendrait grand et pourrait alors découvrir ce vaste monde qu'il n'avait pu voir que du haut de son perchoir. Bien évidemment cette chanson parlait de mon enfance, un peu imagée certes, mais quiconque me connaissait un temps soit peu pouvait tout à fait comprendre mon histoire.

Je chantais alors chacune des paroles, ne laissant passer aucunes notes, laissant alors s'échapper toutes les émotions que pouvaient dégager cette chanson : la tristesse, la solitude et enfin l'espoir et la liberté qui s'offrait à cet oisillon.


♦♦♦♦♦♦♦♦


Après cette interlude musicale, Haku me mena alors jusqu'à la sortie de son village, le jour était encore timide mais cela valait peut-être mieux.
Nous étions donc tout les deux à nouveau, libre de pouvoir "parler" sans craindre une quelconque interruption ni même de laisser mon secret être dévoilé. Haku ne mit d'ailleurs pas longtemps avant de reprendre son ballet de questions concernant mon espèce, je pouvais ressentir son impatiente concernant mes réponses à travers ses paroles.

- Ta famille est plutôt vivante, c'est vrai ...

J'écoutais alors toutes ses questions, afin de lui répondre, du moins essayer. Depuis notre rencontre, ma langue s'était quelque peu délié comme si son caractère avait quelque peu déteint sur moi. Néanmoins, mes paroles restaient toujours vide d'émotions.

- Je ne sais pas encore où va me mener mon aventure, je suis parti de chez moi pour découvrir le monde et les races qui le compose.

Je pris alors une pause afin de répondre à la seconde partie de la question de Haku.

- Les paria ? A vrai dire je ne sais pas grand chose de mon espèce, mis à part notre origine mêlant le sang d'Unik à celui d'Hybrid je veux dire. Je n'ai jamais côtoyé personnes, toi et ta famille êtes les premières personnes que j'ai pu croisé depuis le début de mon périples. C'est aussi pour ça que je suis parti de chez moi, pour en apprendre plus sur ce que je suis !

Je baissai alors la tête vers le sol.

- Je sais uniquement que les autres races nous traitent d'êtres maléfiques, et qu'il en existe peu. Désolé de ne pas pouvoir t'aider plus.

Même après tout ce qu'avait pu faire Haku, j'étais incapable de pouvoir lui donner un centième de ce qu'il m'avait offert.
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Haku

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Mer 22 Fév - 19:19

Toujours sans manifester d'émotions, le paria répond à ses questions.

- Je ne sais pas encore où va me mener mon aventure, je suis parti de chez moi pour découvrir le monde et les races qui le compose.

L’éclaireur fait le lien entre ça et la ballade de tout à l’heure. Et si l’oiseau fragile était Eden ? Et celui-ci s’apprête à repartir sur les sentiers de l’hoshizora grouillant de danger dont il n’a qu’effleurer l’ampleur.

- Les paria ? A vrai dire je ne sais pas grand chose de mon espèce, mis à part notre origine mêlant le sang d'Unik à celui d'Hybrid je veux dire. Je n'ai jamais côtoyé personnes, toi et ta famille êtes les premières personnes que j'ai pu croisé depuis le début de mon périples. C'est aussi pour ça que je suis parti de chez moi, pour en apprendre plus sur ce que je suis !

Il baisse alors la tête vers le sol d’un air abattu.

- Je sais uniquement que les autres races nous traitent d'êtres maléfiques, et qu'il en existe peu. Désolé de ne pas pouvoir t'aider plus.

Eden lui semble triste bien que sa voix soit aussi plate qu’auparavant. Et bien qu’ils ne se connaissant que depuis la veille, Haku se risque à poser une main sur son épaule.

- Tu ne m’as pas l’air maléfique à moi. Tu m’avais l’air le plus hybrid du monde, je n’ai pas pensé que tu étais en partie ünik avant de trouver ton naginata trop sophistiqué. ‘Fin je n’ai jamais vu d’ünik de mes propres yeux encore donc j’imagine que ça n’compte pas vraiment... mais ce n’est pas le cas de mes parents donc ça marche. Même si tu as l’air changé ce matin, je te vois différemment.

Le visage d’Eden ne lui évoque plus autant l’aspect « hybrid » que la nuit dernière. D’ailleurs, les couleurs du matin lui semblent plus vives et ce n’est pas la seule singularité qu’il ressent mais c’est beaucoup moins facile à percevoir et déterminer. L’ambre de ses iris, qui un moment auparavant dominait le noir des pupilles, perd du terrain et les yeux de l’anemös semblent « normaux ».

- Si je comprends bien, tu n’as pas de dzêta ? Ni de don ? Les dons apparaissent vers douze ans, Chibi commence à utiliser le sien.

Se rappelant qu’il souhaitait encourager Eden et non l’accabler, il repart très vite sur un autre sujet. Il file un petit coup de poing encourageant à Eden en version lente pour ne pas trop surprendre le pauvre originaire. L’étrange sensation ne disparaît pas.

- Moi, je te conseillerais d’aller à Nemeto, il y a une multitude de personnes là-bas, tu t’y fondras facilement ! Ce n’est ni une minka isolée ni un village. L’ambiance y est magique en plus. Et puis, c’est déjà phénomènale que tu quittes ton nid, tu vas découvrir plein de choses sur toi, en tout cas je te le souhaite !

Haku est plus sûr de lui même si la peur qu’Eden n’y arrive pas à cause de son problème apparent de santé se rappelle à lui. L’éclaireur donne à Eden les indications pour se rendre à la capitale en passant régulièrement par des abris et des villages. L’itinéraire ne lui est pas inconnu puisqu’il y est allé il y a tout juste quatre ans de cela.

- Crois-le ou non, ça me fait plaisir de t'avoir rencontré.


Dernière édition par Haku le Sam 30 Sep - 16:00, édité 3 fois
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Eden

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MessageSujet: Re: Une excursion sans vague ? [PV Eden Weiss]   Dim 26 Fév - 23:12

Haku écoutait mes paroles sans m'interrompre avant de poser sa main sur mon épaule, je relevais alors la tête lui faisant face, mon visage toujours aussi vide tel un robot. L'Hybrid essayait de me réconforter, m'indiquant que je n'étais en aucun cas maléfique et que je ressemblais bien plus à un Hybrid qu'à un Unik. Il devait avoir raison car, même si ses parents étaient resté un peu sur la défensive, en particulier son père qui ne m'avait pas lâcher du regard un instant à partir du moment où nos chemins c'étaient alors croisé. Si j'étais bel et bien un monstre tel qu'on contais les êtres nés Paria, je doutais qu'ils m'auraient laissé ainsi pénétrer leur demeure.
Je penchais alors légèrement la tête sur le côté comme le ferait un petit animal, lorsque Haku évoqua un changement chez moi, selon lui, j'avais l'air différent, seulement l'hybrid ne m'indiqua pas réellement la raison de ce changement, ce qui provoqua un questionnement interne. Était-ce en bien ? Était-ce parce que j'étais plus bavard ? Je n'avais pas vraiment l'impression d'avoir changer, bien que je savais pertinemment que j'étais plus causant que la veille, j'avais confiance en Haku et c'était l'une des raisons qui me poussait inconsciemment à m’ouvrir à lui.

Passant ensuite à autre chose, Haku évoqua les "capacités" dont était possesseur les Hybrids et les Uniks, je connaissais très bien l'un comme l'autre puis qu’étant un mélange de ces deux cultures, seulement, comme l'avait souligner le jeune homme, je ne possédais ni l'un ni l'autre. Mes parents m'avaient parlé d'une capacité qui était propre aux Paria, mais ils ne m'avaient rien dit de plus, ne sachant pas eux même ce à quoi cela correspondait.
L'hybrid changea ensuite rapidement de sujet, pour une raison qui m'était inconnu avant de me donner un coup de poing faible sur l'épaule, me faisant alors pencher d'avantage la tête.

- Ne-me-to ?

Je ne connaissais pas cette ville, pas plus que je connaissais le village d'Haku ni même de toutes les villes qui composent les continents le monde d'Origin. Il me fallait encore tout découvrir.
L'hybrid, me conseillait vivement d'aller dans cette ville afin d'en apprendre plus sur moi et sur le monde qui m'entourait avant de m'indiquer le chemin.

- Je te remercie pour tout ce que tu as pu faire. Je suis content d'être tombé sur quelqu'un comme toi !

J'espérais, bien que le vide qui caractérisait chacune de mes paroles, que le jeune homme sache que j'étais reconnaissant de l'avoir rencontré, que ce soit parce qu'il m'avait sauvé la vie ou tout simplement parce qu'il marquait le véritable départ de mon voyage, ma première rencontre avec un originaire, mes premières péripéties, ...

- Tu as été comme .... euh ... un f-f-frère avec moi. Même si je n'ai pas la notion de fraternité, j'ai l'impression que c'est comme ça que se comporterai un grand-frère avec son cadet !

J'avais vu la complicité qui unissait Chibi à Haku, et bien que cela paraissait différent, j'avais l'impression d'avoir une connexion avec l'hybrid. Au début je pensais que c'était uniquement dû à sa gentillesse et au fait qu'il était la première personne que j'avais rencontré, mais plus j'y réfléchissais moins cette idée me paraissait réaliste.

- Ç-ça ne te dérange pas au moins ?

Je ne pouvais imposer mes envies et mes choix, il était normal d'avoir l'avis du principal interessé.
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