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Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]

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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Jeu 12 Jan - 21:45

Les yeux de Diyo s’arrondissent quand Haku a fini sa déclaration. Sous l’éclat lunaire, ce dernier distingue aussi sa bouche s’animer et même sa main se lever comme si le phytös s’apprêtait à faire un discours. Particulièrement attentif, le cadet attend ses futurs paroles. Et il n’est pas déçu. Diyo aligne sans discontinuer trois ou quatre phrases avec un enthousiasme perceptible. À tel point que son interlocuteur se demande si c’est la même personne qu’il a connu pendant le trajet. Il cherche ses mots pour le lui signaler mais aucune proposition ne lui semble pas blessante.

- Ouah, comment dire... C’est la première fois que tu exprimes tes émotions aussi bien !
- Il ne reste plus qu’à trouver un moyen d’aller sous terre,
dit-il d’un ton parfaitement sérieux et neutre.

De quoi parle-t-il ? Se demande Haku tandis que Diyo confectionne rapidement des lanternes à lucioles.

- Pardon ? Pourquoi veux-tu aller sous terre ? Savoir ce qui remue les lucioles comme ça. Après le tremblement de terre, des galeries se sont peut-être effondrées ou vont s’effondrer, c’est dangereux. Attends, je crois comprendre, tu veux revoir la sirène ! Il y a de fortes chances que les entrées soient toutes inondée d’eau noire, tu sais ?

Mais Diyo semble décidé à chercher cette potentielle entrée. En voilà une situation ironique, l’apothicaire veut explorer tandis que l’éclaireur se rétracte. C’est parce qu’il est complètement inconscient du danger, se dit Haku à lui-même. Mais je ne peux pas le laisser seul. Et si danger il y a, je me dois de l’affronter. Il ne sait pas pourquoi mais ses muscles sont tendus, prêts à bouger pour fuir le moindre danger. Il sent que quelque chose va se produire. Les récents événements l’ont alarmé, certes, mais ce n’est qu’un tremblement de terre, phénomène naturel. Et un nuage de lucioles mais si les hybrids n’en ont pas entendu d’échos, ce doit être anodin, n’est-ce pas ? Peut-être pas en fait...

- Je te suis. Ou plutôt non, je passe devant. Je te la trouverais cette entrée !

Parce qu’il faut avouer que malgré sa lanterne et les lucioles environnantes, Diyo ne doit pas voir très loin. Haku avance vers les falaises en scrutant les alentours. Son don sera utile pour avancer. Il n’est pour l’instant que capable de voir sous l’éclat des pleines lunes mais c’est justement le cas cette nuit.

Malheureusement, comme tout à l’heure, il ne peut voir ce qui vient d’en dessous du sol. Une nouvelle secousse, plus puissante que la précédente, Haku le jurerait, lui fait perdre l’équilibre. Dans un réflexe, il prépare ses mains pour se réceptionner à l’avant. Mais aucun réflexe ne peut l’aider quand le sol se dérobe sous ses pieds puis que d’autres plaques de terre se décollent tout autour de lui. Sans support, impossible de résister à l’attraction terrestre. La chute est inévitable. Haku parvient tout de même à agripper des racines profondes avec une main. Il n’a pas le temps de croire son calvaire terminé qu’elles cèdent sous son poids.

À plat ventre sur les gravats, les pieds enlisés dans un agglomérat sableux, les yeux plein de poussière, l’anemös se remet de l’expérience. Il vérifie intérieurement si des membres lui font mal ou au contraire sont cruellement silencieux. Bon, tout va bien, à priori, juste un petit bleu par ci par là. Il peut se redresser. Naturellement, il cherche son compagnon d’infortune. Peut-être même est-il encore en haut.

- Diyo ? Tout va bien ?

Machinalement, l’éclaireur lâche la poignée de racines arrachées. Il vérifie l’état de son arc et la présence de son carquois puis ramasse la fiole à lucioles encore intacte. Ce n’est pas trop mal, hormis qu’ils ont trouvé une entrée vers les galeries souterraines que Diyo espérait beaucoup. Haku regarde le ciel illuminé de lucioles qui lui permet de jauger rapidement la profondeur de sa chute. Il y a au moins trois mètres de pistes impraticables et Haku regrette d’avoir laissé sa corde au pied d’un arbre. Et ses portions de nourriture y sont aussi…
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Diyo

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Lun 16 Jan - 11:12

Les paroles de Haku auraient dû l’alerter. En effet, depuis qu’il avait posé les yeux sur l’envoutante créature, il n’était plus tout à fait lui-même. A l’intérieur de lui tout bouillonnait, l’empêchant de prendre des décisions parfaitement raisonnées, et ne lui permettant plus ce contrôle total sur ses faits et gestes, ce qui ne lui arrivait presque plus depuis ses treize ans. Et une rapide introspection lui aurait sans doute permis de s’en rendre compte. Mais tout est tellement incohérent depuis quelques temps que s’il venait à s’apercevoir que même lui était sous l’emprise de cet étrange enchantement, cela l’enfoncerait sans doute davantage dans l’incompréhension au lieu de l’aider à sortir la tête de l’eau. Inconsciemment il éluda donc cette remarque et préféra continuer sur sa lancée, qui elle lui permettait d’avancer.

Mais visiblement, les deux partenaires n’ont pas la même vision de l’avancement de la situation. Heureusement que Haku est également un garçon réfléchit, parce que s’il s’était retrouvé avec une tête brulée, tout cela aurait vite dégénéré. * S’il avait été du genre tête brûlé on ne serait sûrement pas arrivé jusqu’ici ensemble… * Ah, la personnalité de Diyo n’a pas été complètement altérée, c’est déjà un bon point !

Bref, tout cela pour dire que les deux garçons finissent par avancer, à la recherche de cette entrée sous terraine. Même s’il n’est pas dit que ce soit la chose la plus efficace à faire pour le moment, au moins cela leur donnera-t-il un but. Et ça, le Phytös en a grandement besoin. Il sent bien que s’il reste encore passif dans cet environnement féérique qui n’a plus rien de rationnel, lui aussi va finir par perdre la raison et devenir complètement fou. Il se contente donc d’acquiescer lorsque Haku propose de prendre la tête des opérations, étant le plus à même de leur trouver un passage.

Mais les recherches seront de très courte durée. Comme un peu plus tôt, voilà de nouveau le sol qui se met à trembler, suffisamment violemment cette fois pour lui faire complètement perdre l’équilibre. Autour de lui plus rien n’est à sa place. Il a juste le temps de voir Haku plonger plusieurs mètres plus bas que lui-même se retrouve aspiré par le sol qui se fissure sous ses pieds, le reléguant à l’état de simple pantin, incapable de faire autre chose que de subir, impuissant, l’attraction qu’est la gravité. Au moins, les lois de la physique semblent respectées…

Heureusement la chute n’aura pas été trop profonde, le sol stoppant très rapidement la dégringolade. Les deux Hybrids s’en sortaient bien pour le coup. Enfin, Diyo en tout cas, qui malgré une réception des moins gracieuses réussi rapidement à se relever sans douleurs inquiétante. Ce qui l’était en revanche, c’était l’absence de Haku dans son champ de vision. Ils n’étaient pourtant pas si loin l’un de l’autre au moment du tremblement, et il avait clairement vu son camarade victime du même phénomène.

Alors qu’il allait l’appeler, le plus jeune pris les devants. Sa voix était très proche, sûrement n’avaient-ils simplement pas atterri dans la même galerie.

« Ca va ! Et toi ?! » Il avait instinctivement élevé la voix, ne voyant pas son interlocuteur, son cerveau interprétant ce signe comme un éloignement physique nécessitant un volume sonore plus élevé pour pouvoir communiquer.

Le trou au plafond laissant pénétrer la pâle lumière de la nuit, associée à sa lampe luciole miraculeusement intacte malgré la chute lui permis de scanner rapidement son nouvel environnement. De là où il se trouvait il n’avait pas beaucoup de possibilités. D’un côté un tunnel semblait s’enfoncer plus profondément sous terre, de l’autre un cul de sac provoqué par les éboulements précédents. En fait non, il y avait toujours l’option de repartir vers le haut, son don lui permettant des accroches plus simples, il aurait facilement pu se hisser jusqu’au plancher des vaches à la force des bras. Mais autant dire que l’occasion était trop belle pour ne serait-ce qu’évoquer cette possibilité. * C’est sûrement un signe. * Bah oui, c’est pas un Hybrid pour rien, et quand la nature lui permet d’atteindre plus facilement ses objectifs, il l’interprète forcément comme un signe favorable du destin, qui le conforte dans son idée de base. Comme s’il avait besoin de ça en ce moment…

« Tu peux avancer ?! » Dans la situation actuelle il n’y avait plus qu’à espérer que chacun puisse aller de l'avant, en priant pour que ces galeries ne ressemblent pas à un dédale sans fin, qui les fasse tourner en rond suffisamment longtemps pour qu’ils en perdent la raison… « Si le lac communique bien avec un réseau sous terrain, à chaque fois qu’on aura le choix il faudra essayer de prendre la direction du lac de la surface. Si on se débrouille bien le sol et les parois devraient être de plus en plus humides. » Plus facile à dire qu’à faire. Parce que réussir à s’orienter quand on avance avec des ornières et dans la pénombre n’a plus rien de comparable avec ce à quoi ils sont habitués dans la forêt… « Si on y arrive on devrait finir par se retrouver. » Tellement d’hypothèses à vérifier dans ces propos que le dénouement n’a rien d’acquis par avance.
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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Jeu 19 Jan - 13:57

Diyo répond à son appel, il va bien. L’anemös est soulagé. Mais alors qu’il se retourne, il distingue là où son compagnon de voyage aurait dû se trouver une paroi de terre. Il s’approche d’elle, tente de l’attaquer avec ses bras mais sans succès. Si elle a résisté au tremblement de terre de tout à l’heure, alors ce ne sont pas des petits coups qui vont l’ébranler, réalise-t-il. Quelle frustration de savoir que tous les outils qu’il lui seraient bien utiles sont hors de portée.

- Tu peux avancer ?!
- Oui ! Il y a un tunnel à ma droite qui n’est pas effondré.
- Si le lac communique bien avec un réseau souterrain, à chaque fois qu’on aura le choix il faudra essayer de prendre la direction du lac de la surface. Si on se débrouille bien le sol et les parois devraient être de plus en plus humides. Si on y arrive on devrait finir par se retrouver.

Haku écoute Diyo à travers la barrière de terre proposer de se rapprocher du lac. Haku ne sais pas comment ce dernier en est arrivé à un raisonnement pareil mais s’il veut retrouver la sirène, c’est le mieux qu’ils puissent faire. Même si de l’acide l’attend, autant approcher la belle. Il pourra trouver une solution. Et puis ce n’est pas comme s’il a d’autres options.

Il cherche dans les pénombres du tunnel un indice, peine perdue sans la lumière lunaire. Mais il a son ouïe, il se concentre dessus. Il n’entend pas d’activité distincte. Il avance à tâtons dans la partie intacte de son tunnel, laissant Diyo de son côté. Les sons produits par ce dernier s’atténuent mais Haku peut saisir le bruit d’une goutte d’eau s’éclatant sur la roche. Sa lanterne à la main, il continue à progresser. Le tunnel laisse tout juste de la place à une personne. L’explorateur préfère ne pas penser à la perspective d’être coincé sous terre si d’autres éboulements bloquaient toutes les issues. Le passage rétrécit mais jamais assez pour que Haku reste bloqué.

Au fur et à mesure qu’il se faufile, le calcaire devient plus glissant. Il découvre pourquoi quelques minutes plus tard quand il trouve la source du bruit entendu tout à l’heure. De l’eau goutte des stalactites, pas de l’eau acide pourtant puisqu’il l’a touché sans se brûler. À la lueur des lucioles, il devine des racines effleurant du plafond. Des sortes de champignons noirs poussent sur le sol. Haku se demande si ça vaut la peine de s’encombrer d’un échantillon pour le montrer à l’apothicaire qui l’accompagnait. Sans doute que ce dernier préférerait la sirène. Il évite de marcher sur les corps spongieux pour boire un peu, du moins s’humidifier la gorge. L’eau a un goût calcaire très prononcé. Il poursuit son chemin avec lenteur en glissant un peu, s’adaptant aux caprices du terrain irrégulier, tournant à droite, à gauche, montant, descendant. Il remarque que même la hauteur du plafond change, brouillant encore ses repères. Depuis combien de temps évolue-t-il sous terre ?

En progressant toujours, des bruits diffus lui viennent. Des bruits constants de grandes choses en mouvement, ce qui ne l’inquiète pas trop. Le passage s’élargit, c’est une grande chambre avec une rivière souterraine. Par habitude de l’éclairage, il marque la galerie d’où il vient par une ligne de pierres. Comme ça, même dans la pénombre, le prochain visiteur buttera contre et saura que c’est un cul de sac. Il rejoint l’autre bout de la place et voit deux tunnels. Lequel prendre ? Chercher la sirène ou Diyo ?

Il repense à ce que Diyo lui-même lui a conseillé plus tôt. Lui cherche le lac, et la sirène ; s’il retrouve Haku, il cherchera toujours cette dernière. Mais si Haku retrouve la sirène avant Diyo, il n’aura pas Diyo dans les pattes. Et il jugera si la sirène est une ennemi ou une aide. Il choisit une entrée, tend l’oreille, compare la fraîcheur des parois avec l’autre. Il choisit finalement celle qui lui semble la plus humide et avance. Il ne pense pas à appeler Diyo, ça ferait fuir la sirène.

Le tunnel descend de façon continue, c’est le bon chemin se persuade-t-il. Et il glisse, le sol devenant soudainement lisse. Il tente d’attraper n’importe quel effleurement dans le noir. À bout de bras, il parvient à freiner sa glissade. Il s’écarte du toboggan pour descendre plus posément, sans perte de contrôle. Le bon côté est que personne ne l’a vu se vautrer. La mauvais est qu'il ne voit plus rien lui-même puisque la fiole qui contenait les lucioles s'est brisé quelques mètres plus loin. Cette histoire est de plus en plus contrariante...


Dernière édition par Haku le Jeu 6 Avr - 22:00, édité 1 fois
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Diyo

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Ven 20 Jan - 14:40

Eh bien voilà, on dirait qu’une partie au moins de la suite de l'aventure va se passer chacun de leur côté. Pourtant, cloitré sous terre, sûrement aurait-ce été le meilleur moment pour avoir un peu de compagnie. *C’est qu’on est pas vraiment fait pour vivre sous terre nous autres Hybrids ! * Serait-ce une pointe d’agacement que je commence à percevoir chez Diyo ? C’était pourtant bien son idée à la base de creuser la piste du lac sous terrain. Mais une fois devant le fait accompli, ça ne semble plus lui plaire tant que ça ! Peut-être le jeune homme serait-il légèrement claustrophobe ?! *J’aimerais bien t’y voir ! Passer de l’étendue presque sans limites de la forêt à ce tube ridicule n’a rien de drôle ! * C’est ça, il commence à s’énerver

Bon c’est vrai qu’en même temps, ces galeries n’ont pas dûes être creusées par des géants. Parce que si dans un premier temps le chemin emprunté semblait praticable, les murs ainsi que le plafond se rapprochent de plus en plus… C’est dans ce genre de situation qu’on est content d’avoir fait attention à son alimentation pour ne pas se retrouver en surpoids ! Bref je m’égare, mais c’est que cette histoire n’avance pas très vite. Une fois de plus, si le Phytös avait pris le temps de se poser quelques secondes pour réfléchir, comme il le fait habituellement, sans doute aurait-il rapidement arrêté les frais. Parce que comme je l’ai déjà précisé, rien n’assure que les plans qu’il a en tête se réalisent, et par conséquent, qu’après avoir rampé comme il le fait à présent, s’écorchant les avants bras sur quelques petits cailloux pointus qui trainent ici et là, il trouve bien sa sirène ! Et encore moins qu’il soit accueilli à bras ouverts, tel un preux chevalier qui vient de relever vaillamment les épreuves mises sur son passage… Mais une fois de plus, son cerveau est complètement embrouillé, et le voilà réduit à l’état de vers de terre, se tortillant tant bien que mal pour franchir encore quelques mètres supplémentaires.

C’est pas très gentil de se moquer je sais bien, mais vous le verriez faire à cet instant même, lui d’habitude si sérieux et irréprochable, personne ne résisterait ! Mais assez rigolé, parce que malgré tout, il faut bien admettre que la détermination, ça paye ! Je ne saurais vous dire combien de temps il a passé à l’horizontal, mais voilà que subitement, sans aucune adaptation de terrain, il se retrouve dans une nouvelle « pièce », celle-ci juste assez haute de plafond pour qu’il puisse reprendre sa position de bipède, mais avec de nombreuses possibilités s’offrant à lui. Un rapide tour avec sa lampe lucioles lui apprend que six chemins différents partent d’ici, sans compter celui par lequel il vient d’arriver. * Il y a forcément quelque chose de logique. Tout ça n’est pas arrivé par hasard, il y a forcément quelqu’un derrière tout ce bordel. Et même s’il s’agit d’un esprit aux goûts douteux, ça m’étonnerai que le but aient été dès le départ de nous laisser mourir sous terre.* C’est vrai qu’en y réfléchissant, ils auraient pu perdre la vie un certain nombre de fois depuis qu’ils sont arrivés aux cascades.

Déterminé à comprendre la façon dont avait pu réfléchir l’investigateur de toute cette mascarade, Diyo reste au centre de la pièce un certain temps – je suis désolée mais évoluer le temps qui passe est extrêmement complexe ici – avant de s’approcher de l’ouverture juste à droite de l’endroit d’où il vient de sortir. Parce que comme il fallait s’y attendre, à avoir suivi le tube étroit comme il l’a fait, il n’a plus aucune idée de la direction du lac à la surface. Ce premier couloir donc, est à peu près aussi bas de plafond que celui dont il vient d’émerger, ce qui l’encourage très vite à passer voir la possibilité encore un peu plus à droite. Là encore le plafond n’est pas très haut mais il y a tout de même une amélioration.

Je pourrais vous dire « je ne vais tous vous les faire » mais c’est finalement la troisième option que va choisir Diyo. Alors qu’il allait l’abandonner à son tour à cause cette fois de l’étroitesse des deux parois verticales, un bruit parfaitement perceptible pour son oreille humaine retenti comme au fin fond de ce couloir. * Ils auraient pas pu nous mettre des galeries praticables sérieux ?!* Si quelqu’un était derrière tout ça, il devait de toute évidence avoir très envie de rire avant de les laisser atteindre leur but.

Se mettant de profil pour pouvoir avancer, répartissant le plus ingénieusement possible toutes ses fioles au niveau de ses hanches et de ses cotes pour éviter qu’elles ne s’abiment contre la paroie, le Phytös essaie tant bien que mal d’oublier qu’il se trouve plusieurs mètres sous terre, enserré de chaque côté, sans aucune certitude de revoir la lumière extérieure un jour. * J’espère qu’Haku s’en sort mieux.* Après tout, si lui aussi était guidé par ces étranges présences qui se baladent dans les galeries, peut-être réussiront ils à se retrouver rapidement. Parce que dans ces circonstances, la solitude devient vraiment pesante.
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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Dim 22 Jan - 0:43

Les lucioles, sans doute désorientés, volettent un moment au dessus de leur ancienne prison de verre. Elles éclairent faiblement le cachot de pierre telles des petites étoiles. Au lieu de s’éparpiller, elles restent ensemble. Haku les rejoint en évitant les éclats de verre. Il se laisse guider gentiment. Leur lumière dansante l’apaise un peu, changeant de la monotonie auquel il était habitué depuis ce fichu séisme. La piste s’aplanit enfin menant à un espace assez haut de plafond puisque Haku voit les lucioles s’échapper par une fenêtre en hauteur. La piste est escarpée pour y aller et l’éclaireur trouve qu’il est suffisamment descendu comme ça mais la piste continuait probablement sur le côté. Il hésite un peu planté au milieu ne sachant s’il doit suivre les lucioles qui sont des animaux assez primitifs, sans repérage spatial exceptionnel connu des hybrids, ou s’il doit continuer un chemin moins fatigant. En tout cas, il se retrouve sans lumière et c’est peut-être ça qui le pousse à choisir l’option difficile.

Dans la pénombre, il n’y voit pas plus qu’une taupe. C’est donc en aveugle qu’il escalade le mur vertical, cherchant ses prises à tâtons en remerciant les stalagmites. Heureusement, le mur devient une montée plus douce et l’anemös peut se permet de se redresser sur ses jambes. Bon, pour le coup, il n’a pas pensé à marqué son chemin mais ce serait facile de se souvenir d’où il venait en ces circonstances. Du moins s’il avait une source de lumière ! Les insectes s’étant envolés de leurs propres ailes, Haku n’a pas le plus petite source de lumière pour ne serait-ce que savoir où il est. Et en plus, il a mal aux yeux et dans peu de temps probablement mal à la tête, à force de pousser sur son don. D’ailleurs, il a plutôt tenu longtemps cette fois-ci. Du moins, il en a l’impression. Impossible de savoir, l’évaluation du temps est en prison ici. Bon, c’est très probablement une fausse impression.

Tandis qu’il réfléchit à la façon de sortir de cette termitière, il marche en plaçant ses bras devant lui. Il ne peut faire qu’avance, même si c’est à pas de tortue. Se cognant pourtant de partout, il ne cède pas encore au désespoir. Même s’il aurait eu toutes les raisons du monde d’y céder. Voyons, il n’a pour seuls outils que son arc et ses flèches… et son carquois. Il peut sacrifier des flèches pour faire des torches. Encore faut-il avoir un silex ou n’importe quelle pierre à feu. Pierre qui se trouve dans son sac définitivement hors de portée. Note pour les éclaireurs : toujours avoir dans sa poche le kit de survie pour les milieux non-forestiers, penser à votre saleté de briquet ! Une poche sans fond, ce serait si bien, rêve-t-il.

- Aïe ! Ouaïe !

Une flaque d’acide lui brûle les orteils. Il retire sa sandale et essuie tant qu’il peut son pied avec le seul tissu à sa disposition, c’est à dire sa tunique, tout en pestant. Il en a marre, marre d’être dans les ténèbres les plus complètes sans espoir de sortir un jour de ces galeries souterraines, humides, froides, brutes, coupantes, glissantes et acides ! Quelles sont les chances qu’il arrive au bout de ces galeries ? Presque inexistantes ! Pensées positives, pensées positives. OK, qu’est-ce qui est le plus important : ta dignité ou ta vie ?

-  À L’AIIIIIIIIIIDEEE !!! UN PEU DE LUMIÈÈÈÈRE !!! S’IIIIIL-VOUUUS-PLAÎÎÎT je ne sais pas qui… n’importe qui ferait l’affaire...

Ça c’est de l’attitude positive.
Une sorte de mélodie larmoyante et indistincte se fait entendre devant lui. Il y a de la vie dans ces galeries ! Haku accélère, se guidant à l’espèce de lamentation déformée par les parois. Évidement, il bute toujours contre les obstacles mais ces sons, peu importe ce qui le produit, peuvent présenter une échappatoire à sa situation désespérée. Le geignement se rapproche et se modifie. Il croit distinguer à présent un gloussement cristallin. S’il n’était pas désespéré, le sang lui monterait aux joues mais il a déjà enterré sa dignité. Qui que soit la personne qui rit, elle n’est pas loin et est sûrement mieux équipée que lui en cet instant. Si elle refuse de l’aider, Haku ne lui laissera pas le choix. C’est une question de vie ou de mort !
Cette personne ne pouvait pas être Diyo. Le phytös ne lui semblait pas du genre à rire du malheur des autres. Où est-il d’ailleurs ? Est-il aussi perdu et démuni que Haku ? Celui-ci n’espère pas.


Dernière édition par Haku le Dim 5 Fév - 14:12, édité 1 fois
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Diyo

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Mar 24 Jan - 17:46

Alors que Diyo poursuivait son chemin se fiant de plus en plus à sa bonne étoile qu’à la raison, un cri lointain résonne en écho. Comme pour lui redonner un soudain élan de lucidité, chose qui lui manque cruellement en ce moment. Il stoppe alors son avancée quelques secondes, sortant du brouillard qui avait élu domicile dans son esprit. Aucun doute, c’est bien la voix de Haku. La distance mêlée aux nombreuses paroies qui doivent les séparer l’empêche de distinguer les paroles clairement mais il en sûr, ce n’est pas un cri de victoire ! * Et merde fait chier ! Y en a marre de ces conneries !* Bah ouais, mais la faute à quoi, qui n’a pas voulu remonter quand c’était encore possible ?! Mais comme se morfondre et s’apitoyer sur son sort n’est pas franchement des les habitudes de Diyo, il décide de s’orienter en direction de la voix de Haku. Sûrement que l’Anemös serait surpris s’il le savait, mais entre poursuivre sa quête farfelue à la recherche de la sirène, et aller lui porter secours il n’hésitera pas une seconde à choisir la seconde option. Mais ça, il fera bien sûr en sorte que le cadet ne puisse le deviner. D’ailleurs, encore faudrait-il qu’il ait les moyens d’aller l’aider…

Entre l’absence de sommeil, de nourriture, et les efforts physiques déjà fournis précédemment, on ne peut pas dire que le Phytös soit dans sa meilleure forme. Alors il continue à avancer, s’aidant de plus en plus des parois, qui à son plus grand bonheur commencent à devenir humide. Et ce n’est pas de l’eau de source ! Diyo enlève rapidement sa main lorsque la douleur de la brulure atteint la zone sensorielle de son cerveau. Et la faible lumière apportée par sa lampe qui lui permet de voir les rougeurs sous les petites cloques qui commencent déjà à apparaître, ne lui laissant aucun doute. C'est bien de l'acide. Celui-là même qui rempli le lac à  la surface ! * Enfin une bonne nouvelle !* J’ai dit qu’il abandonnerai sa recherche de la sirène ? En même temps s’il voulait retrouver Haku, le plus simple serait de se rendre au niveau de la source sous terraine – qui soit dit en passant n’existe encore que de sa tête… Et puis s’il s’était cassé une jambe ? * Rah faut que j’arrête de me polluer l’esprit, il l’est assez comme ça ! Je suis sûr qu’il s’en sort très bien, après tout c’est un éclaireur et il a l’habitude de l’obscurité !*

Et comme pour lui prouver qu’il avait raison - ou pas d'ailleurs quand on y réfléchit - il distingue au loin des lucioles passer. Ces mêmes lucioles qu’il y a dans sa lampe. Et qu’il devrait y avoir dans celles d’Haku… Depuis qu'ils sont arrivé aux niveaux inférieurs il n'en a pas vu une seule. La probabilité que ce soit celles de son compagnon est donc très forte. Mais comme pour le tester, au moment où il prend la direction des insectes, un rire taquin, le même que plus tôt dans la matinée – la soirée ?? - celui de la sirène à n’en pas douter, se fait entendre dans la direction opposée. * Logique si Haku arrive de l’autre côté, c’est que l’arrivée n’est pas par là !* N’ayant pas de doute sur sa capacité à retrouver ce chemin devant le peu d’options qui s’offrent à lui, il continue en direction de l’endroit où il a vu passer les lucioles.

Mais dans ce noir, impossible de voir à plus d’un mètre devant soit, même avec sa lampe. Heureusement que la vue n’est pas leur unique sens ! Il appelle donc son camarade, priant pour ne pas s’être trompé. « HAKU ?! » En espérant qu’il ne se trouve pas non plus à seulement deux mètres, sinon ses tympans risquaient de ne pas aimer….
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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Sam 28 Jan - 0:46

Dans les ténèbres, son nom est appelé par une voix familière. Diyo ! Quel soulagement pour lui. L’hybrid sombre est en vie ! Il aurait pu tomber cul-de-sac sur cul-de-sac, se perdre, se casser la cheville, tomber dans un trou d’eau acide ou faire une malheureusement rencontre. Non, le phytös n’a heureusement pas connu toutes ces galères.

- Ne bouge surtout pas ! J’arrive !

À deux, ils seront plus aptes à sortir de ce piège souterrain ; comme lorsqu’ils escaladaient les falaises au dessus du vide. L’éclaireur avance droit devant lui suivant la paroi à ses côtés. Il cogne sa main contre un mur et tourne la tête. Après le son, la lumière des lucioles ! Découpant une silhouette qui ne peut qu’appartenir qu’à Diyo. Le phytös a encore sa lanterne, tout concorde.

Pendant ses excursions en forêt, l’anemös n’a jamais ressenti le besoin d’être accompagné par autre chose que les étoiles. Bien sûr que Haku est content de voir Diyo sur ses deux jambes mais il est tout aussi content d’avoir ne serait-ce qu’une vague idée de l’environnement où il évolue. Il a l’habitude de la nuit et des ombres mais cette obscurité n'est en rien comparable aux ténèbres du monde d’en bas où seuls l’eau et la terre semblent être animés de leur vie propre. Cette expérience fut la pire de sa vie, incomparables au malaise des vastes clairières sacrées. L’anemös presse le pas pour rejoindre son compagnon d’infortune. La perte d’absolument toute sensation visuelle était une souffrance. Les larmes aux yeux, il attrape le bras de Diyo. Oui, c’est bien un autre être vivant se rassure-t-il et non une illusion comme dans les contes où le héros s’égare.

- Oh que je suis content que tu sois là ! Tu vas bien ? Et tu as entendu ? Il y a quelqu’un dans ses galeries, juste de ce côté. Il faut le rattraper !

Son regain d’espoir ne lui a pas fait oublié ce qui est peut-être une des clés pour sortir d’ici. Vif, il contourne Diyo et ouvre la marche, c’est lui l’éclaireur après tout. Même si, à première vu, il s’en est moins bien sorti que Diyo, le fait est qu’il est encore capable d’avancer. Leur situation n’est pas enviable toutefois : l’environnement leur est complètement hostile et même s’il ne se laisse pas le luxe d’y penser : sa tête et ses jambes lui font mal tandis que son pied lui rappelle son récent contact avec l’acide. Cette eau ne s’est pas égouttées toute seule, elle vient d’en haut, elle vient du lac et de la mer. Une grande masse d’eau corrosive au dessus de leur crâne. À mesure qu’il avance, la sensation de mouillée devient plus forte comme si y penser l’invoquait. Mais il continue. Ses récents échecs le pèsent, surtout qu’il entraîne un confrère avec lui.

- Je suis désolée si tu es fatigué et que je te mène vers un autre piège.

Ce n’est peut-être pas ma vocation finalement...


Mais il leur faut avancer car la voix féminine n’est pas loin et ne semble pas perdue, elle. De prime abord, cela peut sembler imprudent de leur part de se jeter en avant à l’aveuglette mais attendre n’apporte rien de mieux. Ils n’ont pas de gourde d’eau pour se rassasier, pas de couverture pour se reposer, pas de nourriture pour s’alimenter, pas de briquet pour se réchauffer. Tout ce qu’ils ont c’est une lanterne et un arc. Et les fleurs blanches de Diyo aussi mais ce serait étonnant que ce soit nourrissant.


Dernière édition par Haku le Ven 3 Mar - 23:59, édité 1 fois
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Diyo

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Lun 30 Jan - 22:52

Heureux de ne pas s’être trompé lorsqu’il entend Haku lui répondre, Diyo attend comme demandé que son compagnon réussisse à se frayer un chemin jusqu’à lui, l’aidant grâce au son de sa voix. Si l’Anemös ne cache pas sa joie due à leurs retrouvailles, Diyo se rend vite compte à quel point il est également exténué. Rien d’étonnant, lui aussi sent son corps faiblir depuis un moment. Pourtant, son rythme de vie l’avait rendu sacrément endurant. Et quant à son esprit… Bon, vous vous en êtes bien rendu compte, ça devient critique.

Alors, quand Haku l’attrape par le bras, il ne put retenir un sourire de satisfaction, trop heureux de retrouver son cadet. Mais s’il n’a plus la force nécessaire pour dissimuler toutes ses émotions comme à son habitude, il garde encore quelques réflexes, et pense sur le moment à baisser sa lampe, de sorte à ne rien laisser voir de ce moment de faiblesse. « Moi aussi je suis bien content de te revoir... » L’enthousiasme ne transpire pas dans ces paroles, mais qu’il le reconnaisse tout haut voulait déjà en dire beaucoup. Et revoir l’Anemös en un seul morceau, capable de continuer, le rassure quelque peu. Surtout lorsqu’il propose très vite de prendre une fois de plus la tête des recherches, démontrant sa motivation, et surtout sa force mentale à faire face aux différentes épreuves qui leur étaient imposées depuis déjà bien trop longtemps. Vraiment, ce jeune Hybrid, Diyo l’apprécie de plus en plus !

« Si tu veux prendre la tête, prend au moins de quoi voir tes pieds… » Bon vous commencez à cerner le personnage non, alors est-ce bien utile que je rappelle une fois de plus que le ton employé est des plus plats. Alors qu’il aurait suffit d’un rien pour rendre cette phrase bien plus sympathique. Enfin, on ne va pas le changer !

Après avoir passé le flambeau, il suit tranquillement Haku. Et s’il n’avait jamais vraiment eut l’occasion de s’en rendre compte jusque-là, il dû bien reconnaître cette fois que de suivre simplement quelqu’un, sans avoir à se soucier du chemin, de se poser la question de l’orientation, sans avoir à réfléchir en fait ; c’est très reposant ! Ce léger répit lui permis de remettre un semblant d’ordre dans ses idées. Et la gravité de la situation lui apparut d’un coup plus claire, surtout en observant le plus jeune qu’il suivait de très près, de peur de le perdre – une fois de plus. Malgré toute la bonne volonté qu’il peut y mettre, il n’a plus rien à voir avec le jeune homme plein d’entrain et de vigueur avec qui il partageait ce voyage il y a encore quelques heures de cela. Et ses paroles qui empestent le désespoir et la perte totale de confiance en lui ne font que confirmer l’état d’épuisement dans lequel il se trouve.

* C’est pas possible. On peut pas continuer comme ça. On va vraiment finir par y passer… Diyo a beau en avoir connu des situations catastrophiques, cette fois, il faut bien avouer qu’il commence à avoir plus que de sérieux doutes quant à leurs chances de revoir un jour le soleil. Alors que tout tourne à toute allure dans sa tête, suivant machinalement les pas de Haku – qui lui-même suivait les voix – un « signe encourageant » se montre enfin. Ils continuaient péniblement leur avancée dans les galeries, lorsqu’un un faible rayon de lumière vint éclairer une petite partie du sous terrain. En levant les yeux, un trou très largement au-dessus de leur tête, totalement inatteignable cette fois, laisse passer la lumière produite par les astres nocturnes. Sans doute lui aussi a-t-il été provoqué par les récents tremblements terrestres.

« Haku. Attend, on va faire une pause ici. Autant profiter de voir enfin quelque chose. » Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule – faut bien que ça marche dans les sens ces choses là… - un bruit lointain de chute d’eau se fait entendre. Ils doivent maintenant être tout proches, de nombreux mètres plus bas certes mais proches tout de même, de la cascade d’où la sirène avait émergé plus tôt.

« Assied toi, t’as besoin de t’reposer. » Cette fois, sa voix a réussi à se faire stricte comme il le voulait, ne laissant pas la place à la discussion. Ce n’est pas vraiment le genre de Diyo de dire aux autres quoi faire, lui-même ne supportant pas quelqu’un lui donne des ordres, mais dans le cas présent, cela lui semble nécessaire. Haku a pris les rênes bien assez longtemps comme ça, il est tant d’échanger un peu les rôles.

Le Phytös commence alors à étaler au sol toutes les fioles qu’il trimballe depuis le début. * Allez, réfléchis, je devrais bien pouvoir faire quelque chose de tout ça ! * En temps normal, il aurait très vite manipulé tous ces ingrédients avec une grande facilité et une assurance totale, mais là, dans ce tunnel, et dans cet état de fatigue, toutes ses capacités sont ralenties. * Raison de plus pour faire une pause… *

Finalement, ses mains finirent par piocher dans certaines fioles, manipulant les ingrédients avec une minutie étonnante. Il tend finalement à Haku plusieurs feuilles lisses qu’il a toujours sur lui, enduites de la sève de plusieurs autres tiges végétales, le tout correctement humidifié à l’aide de la mousse récoltée plus tôt. « Applique ça sur les endroits entrés en contact avec l’eau corrosive. Ça ne guérira pas complètement, mais pour l’instant je n’ai pas de quoi faire mieux. Ça soulagera suffisamment la douleur pour ne plus que tu ais à y penser. » Il en garde au passage une pour lui, qu’il serre dans sa main droite qui lui envoie des flashs de plus en plus intenses malgré le très faible contact qu’il avait eut avec la paroi.

« Il faudra sans doute se contenter de ça, je ne vais pas pouvoir faire beaucoup plus. Mais au bruit de chute d’eau, il y a fort à parier qu’on est très proches de la fin. » Sous-entendu, on ne sait pas ce qui nous attend, alors autant profiter de ce léger répit pour récupérer un peu de forces. « Et finalement… Tu ne m’as pas mené vers un autre piège… » Vous n’imaginez pas à quel point ces paroles ont du mal à franchir ses lèvres. Remonter le moral de quelqu’un, c’est clairement pas un des points fort de cet Hybrid ! Pourtant, il sent à ce moment là qu’il doit faire un effort. Et puis, ce n’était pas non plus comme si Haku l’avait habitué à s’apitoyer intentionnellement sur son sort !
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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Dim 5 Fév - 23:08

Après son aveu pessimiste, Haku a pris la lanterne que Diyo lui tendait et conduit ce dernier dans les galeries en suivant la source des rires moqueurs. Quand celle-ci se tarit, il se fia à l’humidité de l’air et aux échos d’une chute d’eau. À bien réfléchir, cela ressemblait à traquer un être vivant. Il agissait mécaniquement, sa migraine lui embrumait l’esprit. Le temps s’écoula de cette façon jusqu’à ce qu’enfin il voit une lueur, la lueur des deux lunes.

Une autre galerie a vu son toit éventré par le tremblement de terre de toute évidence. Cette fois encore, les murs sont trop hauts pour être escaladés sans les outils adéquats. La lumière filtrant à travers la crevasse n’a rien à voir avec la faible lueur de la lanterne que tient l’éclaireur. C’est ce moment que choisit Diyo pour enjoindre à son compagnon de souffler un peu. L’anemös réalise alors toute l’ampleur de son épuisement. Il est vrai qu’il n’a pas fait une seule pause depuis le tremblement de terre et son réveil en sursaut. L’importance de sortir de ce sous-sol et l’empressement de voir la créature rieuse qui peut être la sirène de ce matin l’en ont empêché. Il se sent bête malgré tout, il aurait dû penser à se reposer plus tôt, il a été trop fier.

- Assieds-toi, t’as besoin de t’reposer.

Docilement, il se plie au ton ferme de son aîné et s’assoit avec précaution contre le mur. Il se masse les yeux pour en chasser la fatigue et les idées noires. La tentation de dormir est grande et son ventre crie famine également mais pour ce dernier, il ne peut rien faire.

Il regarde d’un œil détaché Diyo préparer silencieusement ses remèdes d’apothicaire. Ses paupières s’alourdissent et son corps s’engourdit. Finalement Diyo lui tend des emplâtres. Haku est impressionné en réalisant que Diyo ait pensé à apporter des onguents contre l’acidité de l’eau en sachant qu’il se rendait aux Cascades Shimizu. Haku le remercie avant d’appliquer les feuilles sur ses pieds. Il devine dans les ombres que Diyo s’en applique discrètement lui aussi. Il s’est blessé tout comme lui.

- Il faudra sans doute se contenter de ça, je ne vais pas pouvoir faire beaucoup plus. Mais au bruit de chute d’eau, il y a fort à parier qu’on est très proches de la fin. Et finalement… Tu ne m’as pas mené vers un autre piège…

Est-ce qu’il essaye de me remonter le moral ? J’ai envie de dire qu’on n’est pas encore certains de ne pas être tombé dans un autre piège mais ce serait être défaitiste et on n’a pas besoin de ça.

- Tu as raison, le sol ne s’est pas dérobé sous nos pieds une seconde fois. Haha.

Dans l’état nerveux où il est, n’importe quoi aurait fait rire Haku. Il reprend aussitôt son sérieux. Leur halte à la lumière du ciel nocturne lui fait du bien. Ça et le fait d’avoir retrouvé son compagnon d’infortune qui le soutient en dépit de son inaptitude à s’exprimer émotionnellement. S’accrochant tant bien que mal à l’espoir de retrouver la surface, il fait lui aussi sa part de soutien.

- On va s’en sortir. On est deux, et l’autre est seul. Contre des rochers, on n’aurait aucune chance mais pas contre un autre originaire. Prêt ?

Malgré la fatigue, il a la force de soulever les commissures de ses lèvres en un sourire encourageant, ce qui au dessus du rayonnement des lucioles doit avoir un effet assez éloigné de l’intention de base. Assez de belles paroles, place à l’action ! Haku se force à se lever et quitter sa position de repos puis rend la lanterne de Diyo à ce dernier. Sa migraine estompée, il sort une flèche de son carquois comme s’il comptait l’utiliser d’une façon ou d’une autre.

Ils ne leur restent plus qu’à parcourir les derniers mètres les séparant de l’étendue d’eau souterraine dont les échos leur parviennent. Un dernier rire clair comme du cristal les nargue. Alors qu'ils approchent, le rire se change en chant mélodieux déstabilisant de légèreté. Continuant son chemin, Haku trouve alors la belle sirène prélassée sur un rocher poli, sa silhouette étonnamment mise en valeur par la lumière de la lanterne et le reflet poisseux de l'eau autour de son îlot rocheux. Un rocher au milieu d'un lac souterrain, parfaitement. La créature de rêve cesse doucement sa mélopée et fixe les deux hybrids. Mais comment l'atteindre ?

- Que vous êtes lents, je vous ai attendu longtemps.


Dernière édition par Haku le Sam 4 Mar - 0:08, édité 2 fois
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Diyo

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Dim 12 Fév - 21:10

Impossible de dire si c’est à cause de la fatigue ou de l’environnement étrange dans lequel ils évoluent depuis un temps absolument indéfinissable – cela pourrait faire à peine quelques heures comme une journée entière qu’ils sont arrivés aux cascades – mais Diyo perd petit à petit de son côté solitaire, taciturne, pour se montrer de moins en moins désagréable à vivre. Etrange, puisque de façon générale, avec la fatigue, la faim, la douleur, l’inconfort et la perte totale de repères, les gens ont plutôt tendance à devenir exécrables. Au moins une bonne nouvelle. Surtout pour Haku qui le supporte depuis un certain temps maintenant !

D’ailleurs, lorsque ce dernier fit remarquer avec l’humour propre à ceux qui se trouvent dans une situation désespérée que, finalement, ça pourrait quand même être pire, le Phytös a très envie de se laisser aller à un discret rire nerveux avec lui. Bien sûr, il n’en fait rien. Il faudra se contenter d’une amorce de sourire, ce qui a surtout pour effet de détendre les traits de son visage d’habitude toujours figés en la même expression blasée. Chose extrêmement rare ! Comme quoi, tout n’est pas perdu. * Ca va, j’ai quand même le droit d’être content de le voir rire ! * Qui a dit que cet originaire est dénué de tout sentiment ?!

Remontés à bloc – enfin autant qu’ils peuvent l’être dans leur situation – les deux compagnons se remirent en route, sous les encouragements de Haku. Ça peut paraître stupide vu de l’extérieur, mais là, ils en ont bien besoin ! Diyo hoche donc la tête, signe qu’il est tout à fait prêt à repartir. « Pour le round final cette fois. » Là vraiment, il est temps d’en finir une bonne fois pour toute ! Rassemblant les dernières bribes de force dont il dispose encore, il se lève à son tour, récupère la lanterne – les pauvres lucioles aussi doivent commencer à avoir faim et à être fatiguées parce que la lumière émise est de plus en plus faible – et prend la suite de l’archer.

Heureusement, le chemin qui les sépare de leur objectif est court, et là il peut l’assurer. Et si, dans une toute autre situation, il aurait juste eu envie de s’asseoir et de fermer les yeux quelques secondes une fois leur but atteint, une fois de plus, la féérie qui émane de l’endroit où les deux garçons se trouvent lui donne la fausse impression d’être en pleine forme. En cet instant de joie, il aurait tout à fait pu s’auto congratuler pour avoir fait confiance en son intuition du lac souterrain malgré toutes les embuches qui se sont trouvées sur leur chemin. Mais ce n’est, d’une, pas dans ses habitudes de se laisser aller à un tel sentiment d’orgueil, et de deux, la présence de la sirène sous ses yeux efface toute autre préoccupation de son esprit.

Diyo reste planté là quelques secondes, à observer la créature marine, qui, comme plus tôt, semble bien s’amuser de la présence des deux Hybrids. Après avoir jeté un regard aussi rapide que furtif en direction d’Haku, Diyo s’avance encore un peu plus, de sorte à ne plus pouvoir avancer d’un pas sans risquer de voir ses orteils se dissoudre. Toujours caparaçonné dans son air renfrogné malgré son émerveillement et l’étrange envie qui, quelque part au fond de lui, le pousse à braver les effets de la physique pour aller rejoindre la belle, il ignore la remarque de la sirène pour enchainer sur un sujet beaucoup plus terre à terre. Heureusement qu’il est habitué à une parfaite maîtrise de ses émotions, ou plutôt à les garder bien enfermées, enfouies au plus profond de sorte à ne leur laisser aucune voix de sortie, parce que les pulsions – qui peuvent être qualifiées de suicidaires si on regarde la scène avec un regard objectif -  qui s’agitent en lui auraient vite eut raison de sa vie.

« Qu’est-ce que tu attends de nous ?  Quel est le but de tout… ça ? » Impossible de trouver un mot qui décrirait suffisamment bien l’intensité et l’absurdité de ce qu’ils viennent de vivre.  

Un petit rire charmeur et enjoué à la fois, de ceux auquel aucun mâle normalement constitué ne peut résister retentit en écho dans la petite caverne où ils se trouvent. Argh, quel supplice. C’est bien la première fois qu’il se retrouve si malmené, tiraillé par ses émotions qui le poussent à des actes inconsidérés. *Hors de question que je me laisse avoir… * … Non, même lui n’est pas du tout convaincu, mais on fait comme on peut, avec les moyens du bord.

« Il est dit que seuls ceux au cœur pur et à la volonté sans faille pourront accéder à ce paradis et en ressortir vivants. » Cette fois, la voix de la sirène s’était faite bien plus sérieuse. Pourtant, Diyo ne put s’empêcher de se demander en quoi cela répond à sa question…

Mais il n’eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que la créature reprend son air mutin, et enchaine d’un ton enjoué. « Mais tout ça on s’en fiche n’est-ce pas ?! Tout ce qui compte c’est qu’on s’amuse bien ! Tous les trois ! »Oui je suis l’accord, c’est carrément louche comme paroles ! Tellement que Diyo en oublie ses propos précédents, qui seraient pourtant les plus importants à considérer à cet instant. Ne sachant quoi penser de tout ça, il jette un regard interrogateur à Haku. Avant que la créature n’en profite pour ajouter une remarque tout aussi déroutante, les dévisageants chacun à tour de rôle.

 « A moins que vous ne préfériez que l’on ne soit que deux… » Le ton employé associé à son visage presqu’angélique rendent ses propos extrêmement difficiles à déchiffrer. Est-ce qu’elle veut vraiment dire ce qu’elle est en train de dire ? Est-ce qu’elle essaie de les monter l’un contre l’autre ? Ou bien ne serait-ce qu’un test, une épreuve de plus ? Après tout ce qu’ils ont déjà traversé ?
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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Sam 18 Fév - 18:11

Haku qui ne s’était pas encore approché de la sirène se sent pourtant irrésistiblement attiré par elle. Ils ont fait tout ce chemin pour la trouver, elle, ou était-ce la sortie ? Elle est toujours encerclée d’eau et à en juger par la couleur noire, elle est aussi dangereuse que celle du lac. Mais il n’a pas le temps de s’appesantir davantage sur ce sujet, le regard de la sirène le capture. Il retrouve la même sensation qu’au pied de la cascade. Une parcelle de lui trouve tout de même la force de lutter. Il sait qu’elle est redoutable et qu’elle est un clé possible pour sortir vivant de ce trou à rats.

Diyo quant à lui s’avance doucement vers la créature dangereusement merveilleuse. C’est vrai que même après sa disparition, il était prompt à la chercher. L’anemös le rattrape, poussé par un gros sentiment de défiance. Non, ne l’approche pas, elle est vicieuse ! Ses yeux... Sa gorge sèche ne laisse pas échapper ses pensées. Bien malgré lui, il s’approche de l’envoûtante créature et du lac nocif. Le phytös pose alors des questions sur le plan et les attentes de la sirène. Après un nouveau délicat rire enjoué, la voix enchanteresse de la sirène leur parle de cœur pur et de paradis, ces paroles n’ont pas un sens évident pour l’anemös. Des questions lui brûlent les lèvres, il veut en savoir plus. Mais la sirène change immédiatement de sujet avec un air mutin si magnétique.

- Tout ce qui compte c’est qu’on s’amuse bien ! Tous les trois ! Haku reste sceptique après de telles paroles, de quoi parle-t-elle ? Diyo lui renvoie le même regard interloqué. À moins que vous ne préfériez que l’on ne soit que deux…

S’amuser à deux ? Elle veut parler de sexe ? Cette perspective le trouble plus qu’il ne l’imaginait, l’idée est séduisante mais la sirène a raison : Diyo n’y a pas sa place. Sa méfiance, initialement dirigé contre la sirène, se retourne contre son coéquipier. La volonté de la sirène lui semble claire : elle désire une preuve de courage et de force, un affrontement entre les deux hybrids. Bien qu’elle ne l’ait pas émis à voix haute, c’est ce que sous-entendent ses paroles. Néanmoins, qu’est-ce qui l’y oblige ? Est-ce qu’il gâcherait ses chances d’obtenir les faveurs de la sirène si Haku ne chassait pas Diyo ? S’il se montrait conciliant avec lui ? Le phytös a montré qu’il est digne de confiance et que c’est un bon ami. Le tuer serait trop cruel. Et d’ailleurs, en temps normal, Haku n’aurait même pas pensé à ôter la vie de quel originaire que ce soit. Il commence à avoir faim et il est fatigué. Il réfléchit, laissant le silence s’installer, avant de prendre la parole. Non, il n’est pas obligé de tuer Diyo, il peut le laisser juste s’en aller. Il s’adresse à Diyo.

- Je ne veux pas me battre contre toi. Nous savons tous les deux que je suis mieux entraîné.

Ce n’est pas de la vantardise, Haku le pense vraiment même si dans un combat réel, rien n’est joué d’avance. Il est soulagé de ne pas avoir emporté avec lui son couteau de combat, celui que sa mère lui avait offert pour ses dix-huit ans. Il aurait pu vouloir s’en servir contre son coéquipier. Il doit pourtant trouver le moyen de le faire partir s’il veut aimer la sirène.
Fatigués et affamés comme ils sont, dépenser davantage d’énergie les empêcherait d’interroger la sirène et de trouver la sortie. Interroger la sirène mais oui ! C’est leur priorité, ce n’est pas pas pour toucher la sirène qu’ils se sont enfoncés dans la terre. Pourquoi la sirène, la première fois les a-t-elle laissé sur leur faim ? Les mettre à l’épreuve ou les affaiblir pour les utiliser ensuite ? Haku se bat intérieurement avec ses propres sentiments, ils sont si contradictoires qu’il a l’impression de perdre la tête*. Il lève les yeux sur la sirène pour capter son regard et s’adresser à elle. Mais sa gêne le fait baisser les yeux pour fixer le sol obscur de la caverne.

- Où est la sortie, si l’un de nous veut partir, il n’a qu’à l’emprunter après tout. Dis-nous où elle est s’il-te-plaît, dit-il d’un ton bravache que dément sa posture.

Si sa première phrase le rassure par son fondement rationnel imparable, la suite sonne comme une supplication. Haku l’imagine sans peine se gausser de lui. Il repense aux premiers mots sérieux de la créature semi-aquatique : « Il est dit que seuls ceux au cœur pur et à la volonté sans faille pourront accéder à ce paradis et en ressortir vivants. » Mieux parler de ça plutôt que de laisser l’initiative à elle et de tuer un ami. Haku s’éloigne du bord du lac souterrain et fait un effort pour regarder la sirène et son expression. Celle-ci est difficile à cerner mais elle semble toujours maîtresse de la situation. I pourrait la menacer mais il n’en a pas la force morale.

- De quel paradis parlais-tu ? Et qui a dit ça ?

* les joies de la dissonance cognitive


Dernière édition par Haku le Dim 5 Mar - 22:44, édité 1 fois
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Diyo

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Mar 21 Fév - 11:30

Et c’est reparti pour un tour. Mais pourquoi n’étaient-ils pas partis quand ils en avaient encore l’occasion ? Ah oui, Diyo avait insisté pour la chercher… Et pour quel résultat ? Se retrouver une fois plus avec le cœur prêt à sortir de la poitrine ? A se retrouver une fois de plus avec les neurones dans l’incapacité totale d’établir la moindre connexion entre eux ? Et se retrouver avec Haku qui le regarde à présent d’un air méfiant ? Mais pourquoi ? A cause des paroles de la sirène ? C’est vrai que quand il y pense… L’idée de se retrouver en tête à tête avec la créature de rêve… Et puis c’est bien la première fois qu’il se retrouve aussi attiré… Avec autant de difficultés à maitriser ses pulsions masculines. Habituellement il est plutôt du genre… Neutre. Du genre pourquoi pas… Alors que là… Bah vous avez vu ce que ça peut donner.

Et pour un peu, il irait même jusqu’à répondre aux provocations de l’Anemös, visiblement victime de ce tour de passe-passe qui vous embrume le cerveau. Peut-être est-ce justement ce détail qui permis à Diyo de reprendre un semblant de contrôle sur ces agissements. Parce que ce comportement de la part d'Haku n'a rien de normal. Rien de rationnel. Non, le plus âgé ne répond finalement pas, se contente de fixer son compagnon de voyage intensément, comme s’il cherche à lire dans ses yeux ce qui peut bien se passer à l’intérieur de sa tête à cet instant même. S’il est sérieux. Réellement capable d’aller jusqu’à l’affronter. Et auquel cas, à minima, de le blesser. Diyo a parfaitement conscience de son manque de compétence au combat. Même si compte tenu de leur état physique, rien ne serait joué d'avance.

Heureusement, le cadet aussi est finalement gagné par un moment de lucidité. *Bien, elle n’a pas encore un contrôle total. Mais il suffit que l’on soit tous les deux sous son emprise au même moment, et ça pourrait vite très mal tourner. * La quitter des yeux semble leur permettre de recouvrer le minimum de conscience requis pour ne pas sombrer dans des pulsions incontrôlables. Mais il leur est également difficile de communiquer entre eux. Du moins, sans se menacer mutuellement.  Haku paraît reprendre conscience, et se tourne de nouveau vers la créature marine pour poser sans doute la meilleure question à poser dans leur situation.

Ce qui n’est apparemment pas tout à fait au gout de la demoiselle… La voici qui quitte son rocher, plongeant dans l’eau noire de ce lac sous terrain. Et qui en ressort, bien plus près des deux Hybrids, sans subir le moindre effet de ce que n’importe qui d’autre craint. L’acide. De la voir si près à cet instant fit faire un pas en arrière à Diyo. Juste au cas où. Elle l’attire autant qu’il s’en méfie. D’autant plus à cet instant, où malgré l’incroyable beauté qu’elle dégage toujours, quelque chose de moins doux, ou plutôt de moins innocent, se dégage d’elle. Son visage n’a à présent plus rien de joueur, l’éclat malicieux qui brillait dans ses yeux jusqu’alors s’en est allé, pour laisser la place à une lueur d’intelligence mêlée à de la curiosité.

C’est cette fois avec ce regard qu’elle prit le temps d’inspecter ses deux prétendants. Longuement. Avant de parler d’une voix calme, posée.  « Eh bien… On dirait que vous ne vous en sortez pas si mal. Rares sont ceux qui ont survécu aussi loin. »

Une nouvelle pause. Et Diyo qui ne sait toujours que dire. Ce qui n’a en réalité rien d’étonnant connaissant le jeune homme. Ce qui l’est plus c’est que cette fois, il aurait vraiment voulu avoir quelque chose à ajouter. Mais il a beaucoup trop de mal à suffisamment bien analyser la situation, à réellement comprendre tout ce que cela peut bien cacher pour participer intelligemment. Et dans ces cas-là, il n’est surement pas du genre à prononcer la moindre parole dans le seul but de combler les vides.

« Alors, cela mérite sûrement une petite récompense n’est-ce pas ?! Allez, venez tous les deux, rejoignez-moi, ne soyez donc pas si timides ! Vous ne risquez plus rien ! »

Ses paroles sonnaient presque comme un ordre. Mais pas l’un de ceux auxquels on se doit d’obéir en trainant des pieds. Non, de ceux auxquels on a très envie d’obéir. Comme si notre corps veut se mettre en mouvement tout seul. Et c’est exactement ce qui se passe chez Diyo à cet instant précis. Parce qu’il a déjà fait un pas en avant, se retrouvant de nouveau à seulement quelques millimètres de l’eau. Qui au passage, n’a toujours pas changé de couleur. Ni d’aspect. Heureusement, les bribes de raison qui sont restées bien enfouies au plus profond de lui l’empêchent d’aller plus loin. *Comment la croire ? Les risques n’ont pas du tout l’air d’être partis ! *
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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Mer 22 Fév - 17:31

Après sa dernière question, le sourire mutin de la sirène prend une tournure plus sérieuse. Elle glisse de son rocher avec grâce et rejoint le bord du lac, sa beauté semble désormais plus accessible. Déconcerté et fasciné par sa vue, Haku oublie presque tous ses efforts faits jusqu’à présent pour résister à l’attraction de la belle et ne remarque pas le pas de recul de Diyo. Elle les jauge du regard plus intensément qu’auparavant et intimide l’anemös malgré lui. Il sent le feu monter à ses joues pendant cet instant infiniment long. Elle s’adresse enfin à eux d’une voix posée et charmante.

- Eh bien… On dirait que vous ne vous en sortez pas si mal. Rares sont ceux qui ont survécu aussi loin.

On ne s’en sort pas si mal ? J’avais plutôt l’impression d’être pitoyable. Toutefois l’emploi d’un mot trouve encore le moyen de choquer une partie de son esprit : celui de « survivre » ; il avait encore l’espoir de s’en sortir, il n’y a donc pas d’autres sorties ? Ou les a-t-elle tous englouti dans l’eau en attendant leur arrivée ?

- Alors, cela mérite sûrement une petite récompense n’est-ce pas ?! Allez, venez tous les deux, rejoignez-moi, ne soyez donc pas si timides ! Vous ne risquez plus rien !

Ses paroles pourtant anodines emballent le cœur du cadet et balayent le danger implicite, du moins jusqu’à la dernière phrase, la promesse de sûreté. Il ne l’a pas vu tenter quoi que soit dans ce sens. Cela ressemble à de jolies mensonges enveloppés dans du miel. Et Haku déteste ça. C’est alors – avec beaucoup de retard – qu’il réalise que la belle mystérieuse a une fois de plus éludé les questions. Évidemment, s’il n’a pas de moyen de pression pour la faire parler, il n’y arrivera pas. Adieu la surface. D’habitude la gentillesse et l’obstination suffisent mais la sirène n’est pas du peuple de la forêt. Tandis qu’il repense à comment tirer des paroles sincères de l’aguicheuse, Diyo avance jusqu’au bord de l’eau dangereuse.

À ce moment-là, les deux camps de l’esprit de l’anemös s’accordent sur un point : Diyo ne doit pas approcher de la sirène, aussi bien pour ne pas se faire doubler que pour ne pas risquer la vie fragile du phytös. L’anemös s’élance vers l’aîné pour le tirer en arrière, mobilisant ses muscles sur la réserve et réveillant ses brûlures aux pieds. L’aîné reste un poil plus lourd que lui mais l’effet de surprise aide suffisamment. Haku trouve le moyen de le détourner de la vue de la magnifique blonde et d’articuler ses mots pour communiquer avec celui qui est à la fois un ami et un rival.

- Ne t’approche pas de l’eau, elle est corrosive je te dis !

Il ne va pas refaire la démonstration du cheveu sur l’eau et de toute façon ce n’est pas une action qu’il tenterait sereinement devant la sirène. Avec une détermination aveugle et après quelques instants de lutte épuisante, il entraîne le phytös d’habitude si raisonnable le plus loin possible du lac. La tâche s’avère de plus en plus aisée à mesure qu’ils gagnent quelques mètres. La sirène de son côté serre les mâchoires et les foudroie de ses beaux yeux bleus et ne semble pas avoir dit son dernier mot. Haku secoue Diyo plus que de raison pour réveiller ce dernier, un éclair de lucidité lui dicte le plan à suivre, le don du phytös sera utile.

- Regarde-moi, Diyo ! Si tu veux t’en sortir, il faut que tu entraves la sirène avec tes lianes, dit-il en évitant de parler trop fort. Je détourne son attention le temps qu’il faut et je la fais parler.

Il ne lui restera plus qu’à la menacer de son arc. Bien qu’il n’en est pas été capable tout à l’heure, c’est ce qu’il doit faire. Il prend les lucioles affaiblies à son aîné et rejoint la sirène qui hausse un sourcil devant ce changement inattendu de tournure. Tandis qu’il avance, il a plus de mal à garder l’objectif initial de son plan ; celui d’éloigner son concurrent remplace peu à peu celui de tenir en respect la créature aquatique. Il s’accroupit sur le bord du lac dont il peut entendre à l’oreille l’eau aller et venir sous l’effet du courant. Il pose la lanterne à ses pieds. La sirène n’a jamais été aussi proche, son corps frémit en le réalisant mais pas seulement de joie, aussi de peur. Il n’est plus aussi sûr de son plan d’action.

- Comment fais-tu pour supporter l’eau ? laisse-t-il échapper tandis que dans le noir les liens se forment.

La sirène s’approche, elle en tient enfin un.


Dernière édition par Haku le Mar 7 Mar - 1:27, édité 3 fois
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Diyo

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Ven 24 Fév - 18:56

Et voilà. Son regard a de nouveau croisé celui de la merveilleuse créature. Et de nouveau, son corps se comporte de façon totalement incontrôlable. L’absence virtuelle de risques le pousse à jouer avec les limites. Après tout, peut-être lui suffit-il juste de lui faire confiance ? Là encore, Diyo n’est pourtant pas du genre à croire les belles paroles d’illustres inconnues, aussi belles soient-elles. Mais pour l’heure, son pied se rapproche dangereusement de l’eau noire.

Il se sent prêt, prêt à prendre ce risque, sous le regard charmant de la sirène qui ne le quitte à présent plus des yeux. Mais alors qu’il s’apprête à réaliser une erreur monumentale, une étrange pression le retient. Impossible d’avancer. Et même… Oui, il recule ! Le simple fait d’avoir pris deux mètres de recul et surtout de détourner le regard lui permet d’avoir une vision plus claire de la situation. Haku. Oui, c’est bien lui qui l’a retenu au dernier moment. Sur le coup, le Phytös aurait voulu le repousser violemment pour se précipiter de nouveau vers son objectif. Mais il n’en fit rien. Les paroles du plus jeune permettent d’atténuer les pulsions du plus vieux. Evidemment, il a raison.

Diyo prend alors bien soin de ne pas tourner de nouveau les yeux en direction de l’eau. Et son compagnon l’y aide encore. Un plan ? Il a vraiment réussi à penser à élaborer un plan dans ces conditions ? Ok, ce n’est pas ce qu’il y a de plus complexe, mais dans leur situation, Diyo ne peut être qu’étonné. Pourtant, il se contente d’un imperceptible hochement de tête accompagné d’un clignement d’œil pour montrer qu’il a bien compris.  

”Et dans l’hypothèse où on y arrive, on improvise pour sortir ?” Penser tout haut ça non plus ce n’est franchement pas dans les habitudes de cet Hybrid. Et c’est bien ce qu’il vient de faire. Dans un chuchotement certes, mais tout de même. Mais c’est qu’il n’est pas très sûr de tout ça. Déjà parce qu’il doute énormément de sa maîtrise de son don. Ensuite, parce qu’une fois la sirène capturée, ils seront toujours bloqués sous terre. Et surtout… Au fond de lui, il n’a absolument pas envie de prendre le moindre risque de la blesser… *Arrête, c’est toujours mieux que rester là, à compter les secondes avant que l’un de nous ne finisse dissout dans ce lac !* En effet…

La sirène commence à montrer quelques signes d’impatience lorsque Haku se tourne vers elle pour jouer son rôle. Bien, à lui d’assurer maintenant… Au moins, en lui parlant, Haku attire l’attention de la créature, ce qui permet à Diyo de limiter les tentations qu’il peut ressentir. Et donc se concentrer sur sa mission. Ok. D’abord, rassembler suffisamment d’énergie pour matérialiser une liane suffisamment solide pour entraver une personne. Si en temps normal ce genre d’exercice ne lui pose plus de problème, avec le peu de force qui lui reste, ce n’est plus pareil. *Allez magne toi !!* C’est vrai que Haku se retrouve dans une situation délicate. S’il ne fait pas quelque chose rapidement, son compagnon risque de se retrouver dans le serres de la créature aquatique. Et qui sait ce qu’elle en fera… A priori pas ce que les garçons avaient en tête.

Ça y est. Dans son angle mort, il matérialise une liane relativement solide. Elle sort du sol, non loin de ses pieds, et pousse, de plus en plus, se rapprochant silencieusement de la sirène. Beaucoup trop lentement au goût du Phytös qui sent son poult s’accélérer. Il ne pourra pas tenir longtemps, il faut vraiment accélérer. Jusqu’à ce qu’enfin, elle arrive au niveau de sa cible. Après une très courte pause pour rassembler les dernières forces nécessaires, voilà la liane qui s’enroule rapidement autour de la demoiselle. Un premier tour mal contrôlé mais suffisamment vif au niveau de la poitrine, de sorte à ne laisser aucune liberté de mouvement à ses bras.

Maintenant Haku, sait ce qu’il a à faire. Enfin… C’est sans compter sur la sirène qui n’a pas l’air de vouloir leur faciliter la tâche. Non, d’ailleurs tout ça ne semble pas l’amuser du tout au vu de sa réaction excessive.

”Sale petits vermisseaux !! Comment osez-vous imaginer que je puisse tomber dans un piège aussi ridicule ?!”

Et en effet, au moment où elle esquisse un mouvement pour tenter de se libérer, Diyo se rend compte de la différence de force qu’il y a entre eux deux. Ce qui est plutôt incroyable. Certes il n’est pas au meilleur de sa forme mais tout de même. La jeune femme qu’il a face à lui ne semble pourtant pas physiquement si puissante ! Ce serait bien la première fois qu'il se retrouve ainsi surpassé par le sexe opposé.

”Haku !” Oui, cette fois il espère bien que ce soit l’Anemös qui ne traine pas. Il ressent les tensions qui subit la liane, ses veines ressortant exagérément, les pulsions sanguines de plus en plus violentes menacent de lui faire rompre le contrôle qu’il exerce encore gauchement à n’importe quel moment.
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Haku

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MessageSujet: Re: Volonté masculine vous connaissez ?! [Quête|Haku]   Dim 12 Mar - 21:47

Si près qu’il est du champs d’envoûtement de la sirène, Haku est encore confronté à des dissonances internes. Il sait bien qu’elle représente un danger potentiel au même titre que toute menace de la Sylva, il l’a répété à plusieurs reprises à Diyo et à lui-même. Et il est conscient que le phytös a prouvé plusieurs fois être plus digne de confiance que la créature moqueuse.
Pourtant, bien qu’ayant prémédité et guetté cet instant, il n’a plus la volonté de porter atteinte à la belle originaire de quelque manière que ce soit. Elle n’est après tout pas responsable de l’éboulement et leur détresse dans ces galeries. Porter la main sur elle et la menacer, à quelle extrémité en est-il venu ? Lui qui prône d’ordinaire le dialogue et le pacifisme comme les anciens de son village lui ont enseigné. C’est ainsi que dérivent ses pensées tandis que les lianes de Diyo s’animent et empoigne le torse de leur opposante.

Lorsque la belle comprend la supercherie, son visage passe de la stupeur à la colère. Être ainsi flouée par un piège aussi simple lui fait perdre toute patience avec ses victimes. Elle se débat, tire sur ses entraves et crache sa fureur aux deux aventuriers, effilochant du même coup le charme qui embrumait jusqu’à présent le cerveau de Haku. Il la perçoit enfin sans le subterfuge qui occultait tout détail antipathique.

- Haku !

Le ton pressant de Diyo lui fait comprendre qu’il doit agir vite. Il tend la main vers leur nouvelle prisonnière, décidé à exécuter le plan de départ. Cette dernière ne se laisse évidemment pas faire et dans l’eau elle a encore du pouvoir. Haku l’a vu venir, cette eau noire dont il a goûté les effets corrosifs quelques temps auparavant et qui environne toute la sirène. Celle-ci tente, en dépit des lianes qui gênent les mouvements de ses bras, d’asperger l’anemös pour lui apprendre la leçon. Loin de lui l’idée de vérifier si cette eau-ci est bénigne, il s’écarte avant de revenir à la charge tandis que la sirène malmène les liens qui l’enserrent.

Il doit agir vite, les lianes de Diyo ne sont pas forcément assez solides pour résister très longtemps à la fois à l’effet mécanique de la sirène et l’effet chimique de l’acide. L’éclaireur étourdit la sirène avec un coup porté par son arc. Il regrette aussitôt son action impulsive de peur de l’avoir fait sombrer dans l’inconscience ou plus. Mais ses craintes ne se réalisent pas et la sirène sonnée redresse la tête hors de l’eau après un temps.
N’ayant ni le temps de contempler ni beaucoup d’autres perspectives, il saisit les lianes bien abîmées pour attirer l’originaire vers la berge où elle sera moins encline à les menacer. Il ne tarde pas à ressentir des démangeaisons à ses doigts non gantés après le contact avec sa peau mouillée. Usant encore de ses forces, il traîne le poids de l’originaire en pleine santé loin de l’eau. La tâche s’avère difficile tandis qu’elle se débat et que les lianes finissent par se rompre. Elle au mieux de sa force et lui à bout d’énergie tout en répugnant à l’amocher, la lutte s’avère loin d’être gagné pour le jeune anemös.
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