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Nos retours en société [PV. Bliss Abberline]

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Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Nos retours en société [PV. Bliss Abberline]   Sam 26 Nov - 19:36


Il y avait si longtemps que Lukas ne s'était rendu dans les salons mondains qu'il en avait oublié la lourdeur des préparatifs. A peine cinq heures avaient sonnés qu'il avait été pris d'assaut pas Murray et quelques valets pour l'apprêter à la soirée chez les Levingstone. Trois mois s'étaient écoulés depuis qu'il avait reçu la lettre de la jeune Lady, ce soir était le grand soir. Le fait qu'il y aurait chez eux une grande partie de la pègre d'Anathorey ne faisait aucun doute. Une autre certitude était le fait que Lukas n'aurait certainement pas eu le courage de faire son retour en société ce soir-là s'il n'avait été accompagné de Lady Abberline. Sa chère Bliss, que chaque jour embellissait plus encore et qui lui faisait tourner la tête plus rapidement qu'une eau de vie. Il savait qu'à ses côtés, il n'aurait pas à craindre la suite des événements, lorsqu'il pénétrerait dans la maison de leurs hôtes, et que l'huissier crierait leurs noms. Il savait qu'il aurait le courage d'affronter ce monde qu'il n'aimait guère, grâce à la présence et au sourire de son aimée.
James, le valet de chambre de Lukas, entra dans la garde-robe où son maître l'attendait. Il avait les bras chargés de plusieurs paquets un peu poussiéreux, qui renvoyèrent immédiatement à Lukas l'image de ces longues années qu'il avaient passées enfermé, loin du centre-ville de la cité blanche.
« J'ai retrouvé quelques tenues au grenier Monsieur ».
Le Duc le remercia et soupira un peu devant ces vieux vêtements. Son travail l'avait tant absorbé qu'il en avait oublié de penser à comme il s'habillerait pour l'événement – il lui semblait que les problèmes des nobles étaient parfois bien superficiels. Le valet en étala plusieurs sur le lit, tandis qu'il les inspectait et tâchait de choisir celle qui serait le plus dans le goût du jour. Toutes étaient de couleur sombre, à l'exception d'un complet gris souris qui datait au moins de l'époque d'avant ses dix-huit ans. Mais bien que les années aient passé, les tissus avaient tous gardé une qualité impeccable. Son choix se porta rapidement sur un habit composé d'un pantalon noir, d'un gilet d'homme discrètement orné aux boutons et d'une redingote sombre au col droit. Quand il eut enfilé le tout par dessus une chemise blanche d'un éclat très propre, il mit une cravate et agrémenta son gousset d'une montre en argent.
« J'ignorais l'existence de ces vêtements jusqu'à aujourd'hui, Monsieur.
- C'est normal, James. Ceux-là appartenaient à mon père ».
Lukas, qui pensait qu'il n'avait rien en commun avec cet homme, fut surpris de constater que le tout tombait parfaitement sur sa silhouette élancée. Il chaussa des souliers noirs vernis et s'approcha d'un miroir. Il n'avait pas l'air si négligé que cela après tout, malgré les éternels épis qui ornaient sa chevelure sombre. Cependant il connaissait le goût prononcé de Bliss à leur égard, si bien qu'il était évident qu'il n'y toucherait pas.

Lorsqu'il sortit de sa chambre pour descendre, il croisa Murray, qui tenait dans ses mains une canne noire et droite à la poignée cylindrique faite d'un métal précieux. Un objet que Lukas avait en horreur mais qui malheureusement était devenu sa troisième jambe depuis l'incident qui avait frappé sa maison il y avait sept ans de cela, lorsque supporter son propre poids devenait trop difficile pour son dos blessé.
« Soutenez-vous que je doive avoir l'air d'un estropié devant Lady Abberline ? » demanda-t-il, un peu acerbe.
Lukas n'avait pu le cacher très longtemps à sa jeune compagne, malgré les efforts qu'il avait fait pour éviter qu'elle ne le voit ainsi diminuer. Quelques années les séparaient déjà en âge, et cette canne aux yeux de Lukas venait appuyer le fait que la demoiselle était tombée amoureuse d'un homme réduit à l'état de vieillard beaucoup trop tôt. Bien qu'il parvienne à se tenir droit lorsqu'il s'appuyait sur cet objet de malheur, il lui arrivait de claudiquer un peu. Le jour où il l'avait croisée dans les couloirs, ainsi diminué, il avait eu très honte de sa condition, ainsi que du fait qu'il ne lui avait rien dit jusqu'alors. Il n'avait pas envie que la chose se reproduise, et certainement pas ce soir. Murray savait fort bien toutes ces choses, mais il n'en démordit pas.
« Songez que vous allez certainement danser ce soir, Monsieur. Prenons-la au moins pour le retour ».
Lukas secoua la tête avec résignation, ne pouvant qu'approuver ce que lui disait son majordome, sans rien répondre cependant. Ils descendirent tous deux les escaliers, l'horloge venait de sonner dix-neuf heures. James se précipita derrière eux et tendit un chapeau haut de forme à Lukas, qui se contenta de le tenir à la main. Le rendez-vous était fixé à vingt heures chez les Levingstone, mais le trajet pour aller jusqu'à leur domaine était plutôt long.
La ponctualité lui importait cependant très peu ce soir. La seule chose qui comptait était la perspective de sortir avec la femme qu'il aimait. Ils auraient alors le plaisir de rentrer dans cet endroit qu'ils appelaient désormais « chez eux ». Le jeune Duc n'avait d'ailleurs que trop conscience qu'il lui faudrait un jour où l'autre officialiser leurs liens. Toutefois, il comptait d'abord sur le rétablissement de sa chère Lady, pour qui le décès de sa tante avait été un véritable choc. Pour autant, il lui semblait que son teint avait repris de son bel éclat et que Bliss était depuis quelques temps bien plus gaie qu'à son arrivée.

Dehors, la voiture attendait ses passagers. Murray se tenait près de la porte, sur le qui-vive, satisfait que tout se déroule pour le mieux. Lukas, quant à lui, attendait sa cavalière bien-aimée en bas des escaliers. Un peu anxieux pour une raison qui lui échappait un peu, il se préparait pour cette soirée remarquable, son retour parmi les nobles. Mais par dessus tout, il voulait briller aux yeux d'une seule personne, pour la seule qui comptât à ses yeux.
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