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Arrête moi si tu peux [PV Sally]

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MessageSujet: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Lun 30 Jan - 0:10

Shin n’en revenait pas, il n’avait quitté sa sœur des yeux que quelques petites secondes et cela lui avait suffi pour aborder une inconnue. Non seulement elle dérangeait ce couple, mais en plus elle allait réclamer à manger. Ce n’est pas comme si le paria avait eu l’intention de lui dire non et Shintaro n’aimait pas l’idée que sa sœur passe pour une mendiante. Il s’excusa et lui ordonna d’en faire de même puis ils se présentèrent tous les deux. La jeune fille du nom de Sally avait un air amical et ne semblait pas jouer la comédie. Le jeune mercenaire ne pouvait en dire autant de l’homme qui se trouvait à ses côtés.

A sa plus grande surprise, la jeune fille accepta d’offrir une gaufre à Kotori. Il ne savait pas comment réagir, il resta un instant sur place l’air bête puis il se reprit et ils commencèrent à marcher en direction d’un bar. La petite avait enfin sa gaufre alors que les autres avaient commandé de quoi s’abreuver. Le serveur salua Shintaro, il était un habitué dans tous les bars de Nordkia, à quelques exceptions près. Il aimait venir dans ce genre d’endroit car il pouvait facilement trouver des informations ou tout simplement un travail.

Il savait qu’être reconnu par un employé n’aidait pas à se faire une bonne image, mais Shin n’étant pas quelqu’un de timide il se mêla sans problème à la conversation. Ce qu’ils se disaient n’était pas important mais il appréciait ce moment avec eux. Il savait qu’il ne reverrait plus ces deux jeunes gens alors il ne chercha pas à porter un quelconque masque, il restait naturel. C’est une facette qu’il avait du mal à garder à cause de son travail de mercenaire, il était tel un acteur et changeait de personnage en fonction des demandes de ses employeurs.

La soirée était agréable, il s’autorisa à rire mais sa situation lui revint rapidement en mémoire en apercevant les deux hommes qui le recherchait au loin. Il se maîtrisa pour ne montrer aucun changement dans son attitude, il commença à les surveiller d’un œil discret mais attentif. Alors qu’ils commençaient à se rapprocher du bar, Shin se leva en disant qu’il allait ramener de quoi s’amuser. Arrivé au comptoir il s’arrêta quelques secondes, il ne connaissait pas les gouts de Sally et Cecil alors il opta pour une boisson à la fois douce en bouche mais également avec un degré d’alcool assez élevé. Cette boisson était faite par le gérant, Shin l’avait aidé à l’améliorer pour que tout le monde puisse en boire, même ceux qui n’aiment pas le gout de l’alcool.

Il fallait toutefois faire attention, bien qu’il était possible de le boire comme du petit lait, il ne suffisait que de quelques verres pour que l’alcool fasse effet. Le paria avança vers la table, le plateau en main avec la bouteille, les verres ainsi qu’une boisson pour la petite. Il servit Sally et Cecil et leva son verre pour trinquer. Il racontait quelques anecdotes amusantes sur ces différentes aventures sans en dire trop, il ne voulait pas passer pour quelqu’un de vantard. Il ne disait rien non plus sur son métier de mercenaire, ce terme pouvait à la fois tout et rien dire et il était inutile d’ennuyer ces personnes avec ça.

Shintaro releva la tête et aperçu de nouveau les deux hommes, il se leva, s’approcha de Sally, lui tendit la main et lui demanda :

« Voulez-vous danser ? Si votre compagnon est d’accord bien entendu »

Le paria n’attendit pas la réponse, il emmena la jeune femme sur la piste de danse avec délicatesse sans toutefois la forcer. Shin était un bon danseur, comme il ne connaissait pas les talents de Sally il décida de la guider discrètement. Il manipulait sa cavalière comme une marionnette, elle avait juste à suivre le rythme et à profiter de la musique. Il s’agissait d’une danse en binôme, sans être trop collé ni trop éloigné, c’est pour cela qu’il se permettait de la guider si elle ne savait pas comment faire.  Mêlé aux autres danseurs, il était impossible de les apercevoir et il ne se faisait pas de soucis pour Kotori, les deux hommes n’avaient pas vu son visage.

Sa main dans celle de Sally, son regard plongé dans le sien, il profita de cet agréable moment sur la piste de danse. Il espérait que sa partenaire du soir éprouvait autant de plaisir que lui, il en avait perdu la notion du temps, il ne savait pas s’ils avaient dansé sur une ou plusieurs musique. De retour à la table la petite Kotori était endormie, la bouteille n’était également plus présente. Le serveur avait dû la ramener pour la remettre au frais si elle n’était pas vide, ou la jeter dans le cas contraire.

Il était temps pour le petit groupe de se quitter. Il monta Kotori sur ses épaules et d’un geste de la main fit ses adieux à Sally et Cecil. Il rentra chez sa belle-mère en faisant le moins de bruits possible et alla coucher sa petite sœur. Très tôt le lendemain matin, un ami de son père toqua à la porte comme un fou. Shin se réveilla brusquement, cet homme était très proche de la famille il n’y avait aucun secret pour lui, il savait tout, surtout la nature du paria. Il était paniqué, il tenait dans sa main un papier qu’il tendit au jeune homme.

« Il y en a partout en ville, enfuis toi ! »

Sur la feuille était dessiné approximativement son portrait. Il était assez ressemblant pour que tout le monde puisse le reconnaitre. Sa corpulence n’aidait pas à rester cacher, le motif de l’arrestation était tricherie mais ils savaient très bien que ce n’était pas exact. Shin prépara ses affaires et parti le plus rapidement possible. Malheureusement il était déjà trop tard, il y avait beaucoup de gardes et sortir de Nordkia sans se faire voir était désormais chose impossible.  
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MessageSujet: Re: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Dim 5 Fév - 0:49


Le rayon de soleil qui perçait au travers des volets cassés tira Sally du sommeil. La veille au soir, elle et Cecil avaient participé aux festivités de Nordkia si tardivement qu'ils avaient raté les dernières navettes en direction d'Anathorey. Ils avaient du se rabattre sur une de ces auberges de fortune, dont ils avaient tant l'habitude, il y avait de cela un an. Leur situation avait bien changé depuis...
Sally se leva, fit un brin de toilette avant d'enfiler à nouveau sa petite robe noire et descendit dans la taverne de l'auberge où elle trouva Cecil. Alors qu'ils mangeaient un maigre petit-déjeuner, elle songea à nouveau au grand colosse rencontré pendant la fête. C'était un homme immense, à la peau brune et très musclé. Ils avaient bu un verre avant qu'il ne propose à Sally de danser. Devant lui, elle se sentait minuscule. Il l'avait guidée avec douceur, mais ses mains impressionnantes auraient pu la broyer sans faire beaucoup d'effort. Jamais elle n'aurait pu penser qu'il existât un homme si fort, si grand qu'il dépassait Cecil lui-même. Quand ils eurent terminé, Cecil paya, puis ils sortirent de l'auberge avec l'intention de retourner à Anathorey, au QG des Chasseurs ailés où Ithilion devait certainement les attendre. Ils marchaient dans les galeries, et montaient en direction des Docks.
« Peut-être qu'il ne sera pas trop fâché, dit Sally avec espoir.
- Penses-tu ! lança Cecil, il ne perd jamais une occasion de piailler ! On aura de la chance si nos oreilles n'en claironnent pas pendant une semaine ».

Quand ils eurent atteint le quartier de Nolmë, ils croisèrent une personne familière qu'ils n'auraient pas cru rencontrer à Nordkia ce matin-là.
« Fried et Nancy... » s'amusa Cédric Dawkins, en les voyant arriver tous les deux. « Quand on m'a dit que vous aviez fait le mur, je n'ai pas voulu y croire ! »
Un peu honteuse, Sally baissa les yeux et se mit à rougir. Mais le vice-capitaine, qui était un homme d'un naturel très gentil, la rassura en voyant sa mine déconfite.
« Allons, il n'y a pas de mal à vouloir s'amuser de temps en temps. De toute manière je ne suis pas là pour vous tirer les oreilles.
- Vous êtes en mission ? demanda Cecil
- Oui. Mais c'est un cas un peu particulier car la demande provient de la garde de Nordkia. On nous a demandé notre aide pour retrouver un homme »
Ce disant Dawkins sortit de la poche sa veste d'uniforme un avis de recherche, qui apparemment avaient été placardés un peu partout en ville. Les deux compagnons durent admettre qu'ils n'avaient pas fait attention, plus soucieux de rentrer rapidement qu'autre chose. Ils découvrirent le portrait de l'intéressé avec étonnement.
« Nancy, ce ne serait pas l'homme qui était avec nous hier soir ?
- Je crois » répondit la jeune femme. Elle qui avait dansé avec lui un moment avait eu le temps de détailler son visage, car il avait eu l'élégance de la regarder droit dans les yeux malgré leur différence de taille.
« Vraiment ? s'écria le Chevalier. Nous avons de la chance dans ce cas. Retrouver quelqu'un dans cette fourmilière est un travail de titan, mais si vous deux nous serviez de témoins oculaires, nous gagnerions un temps fou ! »
S'ajoutait à cela le fait que Fried et Nancy étaient quelque part des membres du QG des Chasseurs, se dit Dawkins.
« C'est décidé, nous allons vous présenter les hommes que nous arrêterons et qui correspondraient au signalement du suspect. Votre rôle sera de nous dire si oui ou non il s'agit de notre homme. Bien que ce portrait soit bien fait, il a ses limites. Est-ce entendu ? »
Sally acquiesça vivement, alors que Cecil soupira. Il n'aimait pas traîner dans ce trou à rats, mais puisqu'ils n'avaient visiblement pas le choix...
« Capitaine, l'équipe 16 a repéré un individu correspondant au signalement dans les galeries ouest ! scanda un soldat qui venait d'arriver.
- Excellent, allons-y » et toute la troupe se mit en marche.

Sur place, un foule de gardes encadrait un groupe d'autres soldats, eux-mêmes postés en demi-cercle et qui tenaient en joue un homme contre la paroi d'une des galeries. Il avait certainement tenté de dissimuler son visage, mais l'ensemble de ses poursuivants avaient eu raison de ses ruses. Freinés par tout ce monde, Sally, Dawkins et Cecil durent rester à plusieurs mètres de la scène.
« Qu'a-t-il fait ? » demanda la jeune femme, surprise de voir un tel attroupement.
« Officiellement, il est accusé d'avoir commis des violences volontaires. Nous en saurons certainement plus lors de son interrogatoire » répondit Dawkins, qui n'était pas dupe non plus.
« Bon sang, on ne voit rien avec tout ce monde ! » râla Cecil, qui cherchait à reconnaître l'intéressé. Sally quant à elle avait pu apercevoir son visage au travers des coudes qui se débattaient : elle reconnut immédiatement Shintaro. Le jeune homme avec qui elle avait dansé la veille était bien celui qui était recherché comme un criminel dangereux.

Un des gardes, visiblement gradé, s'approcha de lui d'un air fier, en brandissant son bras au bout duquel clignotait son Dzêta, un petit brassard, doté d'un viseur et d'un petit canon capable de cracher des capsules de gaz anesthésiant, qui assommaient pour plusieurs heures.
« Rends-toi mon garçon. Inutile de nous résister »
Mais son interlocuteur ne bougea pas. Agacé par ce comportement, il tendit sa main avec la ferme intention d'activer son arme. Mais bizarrement après qu'il eut fait quelques pas vers le garçon, le clignotement s'emballa soudainement. Il lutta contre lui pendant quelques secondes, en pestant comme un vieux poissonnier.
« Mais tu vas fonctionner, espèce de saleté de machine ?! » s'écria-t-il avec rage.
Le cœur de Sally fit un bond dans sa poitrine. L'instant d'après, le Dzêta explosa alors que son propriétaire continuait à s'acharner dessus. Le bruit causa un mouvement vif de la foule, et déjà le gaz qui s'était échappé commençait à endormir les hommes les uns après les autres. Dawkins et Cecil furent bousculés comme jamais par les soldats qui cherchaient à reculer, tandis que Sally vit que le suspect s'échappait dans la galerie voisine.
« Je le suis !
- Non, Nancy, c'est dangereux ! »
Mais aucun des deux hommes ne parvint à la retenir : la petite Sally se faufila habilement au travers des soldats et courut à son tour dans la galerie sombre où s'était enfoncé Shintaro.

Comme il avait profité de la débandade causée par l'explosion, il avait pu prendre de l'avance sans se faire poursuivre par aucun garde. Seule Sally était à ses trousses. Sans l'entraînement que lui avait fait tenir Ithilion, jamais elle n'aurait pu suivre le rythme de ce colosse. Mais elle avait de la ressource, et surtout, beaucoup d'intérêt pour cet homme devant qui un Dzêta avait mal fonctionné. Tout comme elle annihilait l'action des armes des Üniks. Bientôt elle se retrouva quelques mètres derrière lui, dans des ruelles sombres et désertes de Nordkia.
« Attends-moi ! » l'appela-t-elle. « Arrête, attends-moi ! »

Mais il y avait peu de chances qu'il ne s'arrêtât au beau milieu des pavés dans ces rues étroites. Il fallait certainement se cacher dans un endroit reculé avant qu'il n'accepte de lui parler. Enfin, s'il l'acceptait...
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MessageSujet: Re: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Dim 5 Fév - 18:33

L’ami de son père était venu le prévenir assez tôt dans la matinée mais il n’avait que très peu dormi. Cependant, toute cette agitation lui donna une montée d’adrénaline qui l’empêcha de ressentir la moindre fatigue. Il n’avait pas eu le temps d’enfiler son armure, dans la précipitation il était parti avec son sac sur le dos et son bâton. Il faisait plutôt sombre à cette heure-ci, il pouvait aisément se déplacer sans attirer l’attention. Plus le temps passait et plus le nombre de gardes augmentait, il se sentait piégé à l’intérieur de sa propre ville. Devait-il fuir comme il l’avait fait enfant dans le territoire Hybrid ? Il n’en savait rien mais avant de penser au futur il devait se concentrer sur sa situation.

Shin était assez éloigné de la maison familiale mais toujours bloqué dans les couches les plus profondes de Nordkia. La chance était avec lui, il avait arpenté ces ruelles tellement souvent quand il était enfant qu’il connaissait bien l’endroit. Certains chemins n’étaient cependant que de vagues souvenirs et c’est à cause de cela qu’il tomba nez à nez avec une patrouille. Ils n’étaient qu’une petite bande de cinq personnes mais l’alarme avait aussitôt été sonnée.

Il ne disposait que de très peu de temps pour les semer avant que d’autre rapplique. Sans se faire attendre il rebroussa chemin et courut aussi vite qu’il le pouvait. Il se servait de son bâton pour passer des obstacles en hauteur et de sa force brute pour se trouver une échappatoire.  Le paria était à bout de souffle, il avait un bon physique mais ses poursuivants aussi et contrairement à lui, ils étaient plusieurs. Il s’appuya sur un mur qu’il ne connaissait que trop bien, le bar dans lequel il se trouvait la nuit dernière. Les soldats allaient arriver mais il ne pouvait plus bouger, il lui fallait un peu de repos. Au dernier moment, alors qu’il pensait que tout espoir était perdu, un homme bloqua la route des officiers pour leur proposer un verre. Pendant que le patron occupait les gardes à l'extérieur, le serveur emmena Shintaro à l’intérieur par la porte arrière.

Il était sauvé, mais il ne pouvait rester à cet endroit car il ne voulait pas attiré des ennuis à ces personnes. Au bout de quelques minutes il les remercia et retourna dans la rue où la voie était désormais libre. La course poursuite n’était pas terminée, elle ne faisait que commencer. Le jeune homme ne voulait pas se battre, il ne voulait pas leur donner une véritable raison de l’arrêter. Certains gardes en profitaient pour frapper dès qu’ils étaient à proximité, rien de très grave mais quelques hématomes se formèrent sur ses bras. A chaque fois qu’il arrivait à semer un groupe de nouvelles rumeurs se rependaient, il était question d’une brute sanguinaire qui frappait sans aucune hésitation. Ces ragots ne servaient qu’à appeler encore plus de soldats, peu à peu la chasse devenait trop importante pour lui. Il ne pouvait fuir infiniment et il se fit capturer dans les galeries ouest.

Il avait tout essayé pour s’évader durant ces quelques heures, il avait porté un tissu pour couvrir son visage mais sa morphologie était bien trop simple à reconnaitre. Il pouvait berner les nouveaux soldats mais pas les anciens qu’il avait déjà rencontré. Shin était adossé à une paroi, plusieurs groupes se tenaient devant lui prêt à lui tirer dessus au moindre geste. Son camouflage de fortune tomba sur le sol, il n’était plus d’aucune utilisé à présent.

« Rends-toi mon garçon. Inutile de nous résister »

Shintaro le regarda dans les yeux avec un certain mépris, cet homme avait toutes les caractéristiques qu’il détestait. Il avait l’air de quelqu’un d’important, ou du moins il pensait l’être, il agissait comme si toute cette opération avait réussi grâce à lui. En regardant de plus près son interlocuteur il ne savait pas comment il pouvait être soldat, il n’avait aucune aptitude physique. Le paria savait qu’il ne devait pas juger sur les apparences et  c’était là son plus grand défaut mais ce qu’il détestait par-dessus tout, c’était ces personnes qui se pensaient invulnérable grâce à leur Dzeta. L’homme devant lui en était l’incarnation parfaite, il avait une confiance aveugle envers son arme. Un petit sourire naquit sur le visage de Shin.

L’arme de ce soldat explosa en un nuage de gaz créant ainsi un mouvement de panique. Le paria en profita pour s’enfuir sans être remarqué dans les ruelles sombres. Il avait récupéré un peu de forces et décida de courir aussi vite que possible. Il sentait que quelqu’un le suivait et malgré toute l’énergie qu’il pouvait mettre il était incapable de le semer, pire que ça il était en train de le rattraper. Une petite voix devint de plus en plus audible, il la reconnut facilement. Il lui était difficile d’oublier cette jeune femme avec laquelle il avait dansé la veille.

Il allait s’arrêter et se retourner mais une pensée traversa son esprit, comment se faisait-il qu’elle arrivait à le suivre ? Il se demandait aussi pourquoi était-elle là. Il accéléra dans un dernier effort afin de la distancer de quelques mètres et tourna brusquement au carrefour. Il connaissait cet endroit et savait qu’à l’angle de la rue se trouvait une maison avec une ouverture dans son mur. La ruelle était tellement sombre qu’il était impossible de la remarquer d’un coup d’œil. Il s’engouffra à l’intérieur et attendit sa poursuivante. Quand elle arriva à son niveau, il sorti son bras et l’attrapa d’un geste rapide pour l’emmener à l’intérieur.

Il reprit son souffle, cette course l’avait fait puiser dans ses ressources. Il venait de perdre une bonne opportunité de fuir mais vu son état un peu de repos ne lui fera pas de mal. Il repensa à ce qu’il s’était passé, les soldats ne savaient pas qu’il était un Paria. Il regarda Sally, les gardes allaient mettre un peu de temps pour trouver cet endroit.

« Je ne sais pas si tu as entendu des choses sur moi, mais tout est faux ! En fait je … »

Shin fût interrompu par des bruits de pas. Il ne savait pas comment mais les soldats avaient quadrillé le terrain. Ils n’allaient certainement pas trouver leur cachette du premier coup mais il était impossible de sortir. Shin se rappela qu’il était venu ici de nombreuses fois et se dirigea au fond d’une pièce. Il souleva tout un tas d’objets, parmi eux se trouvait un Dzeta créé pour piéger un endroit mais il ne s’activa pas. Une trappe se cachait en dessous, il l’ouvrit et commença à descendre. Il releva la tête et s’adressa à Sally.

« Je ne veux pas t’embarquer la dedans mais on aura le temps de discuter en dessous. »

Il n’avait pas une grande confiance en Sally, mais si elle l’avait suivi ce n’était pas pour rien. Il décida de la laisser venir avec lui et si jamais elle le trahissait il pouvait toujours s’en servir comme otage. Cette trappe menait à des galeries souterraines très peu connu et qui ne figurait sur aucune carte. Shin n’avait pas pour habitude d’y pénétrer mais il n’avait pas le choix s’il voulait avoir une chance de s’en sortir. Il attrapa une veille lampe fonctionnant avec l’huile de vanship pour s’éclairer. La température était basse et l’ambiance inquiétante mais il fallait qu’ils se déplacent pour mettre un minimum de distance avec l’entrée d’où ils venaient.

« Maintenant qu’on est seul, pourquoi es-tu là ? »
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MessageSujet: Re: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Dim 5 Fév - 21:14


Shin s'était retourné brièvement pour voir le visage de celle qui le poursuivait. Mais il ne s'arrêta pas, et au contraire il se mit à accélérer, jusqu'à disparaître à un carrefour. Bien que les petites jambes de Sally n'aient pas réussi à suivre le rythme cette fois-ci, elle n'entendait pas renoncer et comptait sur son endurance pour le retrouver. Il fallait absolument qu'elle lui parle. Pourquoi les Üniks ne pouvaient-ils pas utiliser leurs Dzêtas face à lui non plus ? Etait-il possible qu'il fut comme elle ? Ses questions lui donnèrent la force nécessaire à sa course, mais lorsqu'elle arriva au croisement où Shin avait disparu, elle sentit une main puissante s'emparer de son bras et l'entraîner à l'intérieur d'une maison abandonnée, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Elle se retrouva nez à nez avec le géant, qui la dévisageait alors qu'elle reprenait peu à peu son souffle, en silence, interdite face à lui. Il était aussi fort qu'il semblait l'être. Il voulut lui dire que tout ce qu'elle aurait pu entendre sur lui était faux, mais il s'interrompit soudainement lorsque le trot de la garde se fit à nouveau entendre.

Shin se précipita dans le fond de la pièce voisine, aussi poussiéreuse et sombre que celle qu'ils occupaient juste avant, et débarrassant à grands gestes tous les meubles et objets qui encombraient le sol, il souleva une trappe dissimulée sous un tapis. A l'évidence, il connaissait les lieux. Sans plus attendre il se glissa à l'intérieur. Quand il fut presque totalement englouti par l'obscurité de la cachette, il dit à Sally qu'elle devrait le suivre si elle ne voulait pas qu'ils soient découverts par les soldats. Elle ne se fit pas prier pour le suivre. Rien de ce qu'elle avait fait jusqu'à cet instant n'était prudent. Courir après un homme recherché par les forces de l'ordre, outrepasser les dires de son supérieur et aller se cacher avec celui-là même qui possédait une force de titan, capable de lui rompre le coup rien qu'en serrant le poing. Néanmoins elle était curieuse, beaucoup trop curieuse, pour laisser filer une personne qui lui semblait être pareille à elle-même. Elle voulait savoir, elle en avait besoin. A aucun moment l'idée du danger ne lui effleura l'esprit. La trappe se referma sur eux dans un grincement aigu, les laissant alors dans le noir complet.

Rapidement, Shin alluma une lampe à huile qu'il avait ramassée on ne savait où. Lorsque sa lumière se répandit autour d'eux, Sally remarqua qu'ils se trouvaient dans ce qui ressemblait à un souterrain creusé à même la pierre. La fraîcheur et l'humidité la firent frissonner un peu. Ce n'était pas un endroit très rassurant, mais là encore elle ne songea pas une seule seconde à ce qui pourrait bien s'y passer. Elle suivit docilement son compagnon, et ne pipa mot pendant un petit moment. Ce qui l'importait était de pouvoir discuter avec ce garçon. Et le colosse ne tarda justement pas à lui demander ce qu'elle lui voulait, une fois qu'ils eurent fait quelques pas dans les ténèbres de ces tunnels bruts.
« Je voulais te parler » dit-elle d'une voix peu assurée, en joignant les mains. « J'étais là pendant ton arrestation... Ce qui m'intrigue, c'est ce qui est arrivé au Dzêta de ce garde qui était juste devant toi ».
Elle croisa le regard de Shin, impénétrable et mystérieux, dans lequel elle n'aurait su dire si elle lisait la colère, la peur ou bien l'intérêt. Il était un garçon très impressionnant. Mais quelle que soit l'issue de leur conversation, désormais elle ne pouvait plus reculer.
« J'ai vu qu'il a explosé. Mais j'ai aussi entendu que cet homme s'est énervé après son Dzêta parce qu'il n'est pas parvenu à fonctionner... Mais pour être honnête j'ai eu l'impression qu'en réalité, ce Dzêta n'a pas pu fonctionner, comme s'il avait été bloqué par quelque chose. Je me trompe peut-être mais... Je crois que s'il n'a pas fonctionné c'est parce qu'il se tenait près de toi ».

Sally prit une grande inspiration, avant de poursuivre sa descente vers le point de non retour.
« Si j'ai remarqué tout ça, c'est parce que devant moi non plus, les Dzêtas ne peuvent pas fonctionner ».
Son visage un peu inquiet mais néanmoins déterminé transperçait le regard que lui lançait Shin en retour. Elle mesurait parfaitement le fait que si elle se trompait, s'il était un Ünik, il pourrait la tuer et la laisser ici, dans ces tunnels. Mais au fond d'elle, la Paria était persuadée qu'elle ne se trompait pas. Elle était persuadée que Shin était comme elle, et le seul moyen qu'elle avait de le découvrir, c'était d'elle-même se dévoiler. C'était un pari très risqué, mais malgré tout un pari à prendre. Sally s'approcha du colosse.
« On nous appelle les ''Parias'', à ce que l'on m'a dit. Est-ce que tu en es un toi aussi ? Est-ce que ces soldats te cherchent car Madame Sullivan l'a ordonné ? Est-ce que toi aussi tu as vécu dans les laboratoires ? »
Pour elle, qui n'avait jamais rencontré de Paria de sa vie, si l'on en était un, on sortait fatalement du Laboratoire de cette méchante Érudite. Elle le croyait un peu naïvement, encore trop peu consciente de la vastitude du monde qui l'entourait. A ce titre, l'histoire de Shin promettait de l'étonner beaucoup.

« Il ne faut pas avoir peur de moi, dit-elle d'une voix douce. Je ne veux de mal à personne. J'aimerais juste savoir... »
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MessageSujet: Re: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Lun 6 Fév - 0:41


Shin et Sally se trouvaient dans les galeries souterraines de Nordkia, les parois étaient éclairées par la faible lueur de la lampe à huile. De temps en temps Shin observait des ombres mais il ne savait pas s’il s’agissait de son imagination ou si c’était vraiment réel. Dans des endroits comme celui-ci l’esprit pouvait jouer des tours en montrant aux yeux des choses qui n’existaient pas. Le paria voulait des réponses à la présence de cette demoiselle, il était persuadé la veille au soir qu’elle était en couple avec cet homme Cecil. Toutefois comment un prétendant pouvait laisse sa future danser avec un inconnu ou tout simplement lui courir après sans même l’accompagner.

Sally passa aux aveux, à chaque phrase la surprise se renforça de plus en plus mais le jeune homme ne laissa rien paraître. Elle se disait être une Paria, tout comme lui. Dans son esprit il était heureux, sa première rencontre avec une personne qui était comme lui mais il se calma rapidement. Il n’en avait jamais croisé auparavant alors comment être sûr de ce qu’elle avançait ?  Toutes ces idées fusèrent à grande vitesse, il s’arrêta, un détail avait capté son attention. Elle était présente durant cette scène et elle était suffisamment proche pour entendre les paroles de cet homme. En plus de cela elle devait se trouver à une distance assez réduite pour qu’elle puisse se lancer à sa poursuite avant l’un des gardes. Il y avait donc un risque pour qu’elle soit l’un des leurs et que toute cette histoire soit fausse.

Shin ne savait pas quoi faire, la jeune femme n’avait pas l’attitude d’une menteuse ou d’une manipulatrice. Il n’y avait que deux cas possible, soit elle disait la vérité, soit elle savait parfaitement jouer la comédie. Sa mère lui racontait de terribles histoires où chaque Paria qui se faisait prendre terminait d’une façon tout aussi horrible les uns que les autres. Certains se faisaient disséquer en laboratoire, d’autres étaient vendu comme esclave et pour les plus chanceux ils étaient simplement tués avec plus ou moins de souffrance. Il était hors de question pour lui de connaître ce genre de fin.

Le jeune homme devait savoir ce qu'il en était et rien de mieux qu’une situation intense et réelle pour dévoiler la vérité. Il se retourna et agrippa Sally à la gorge. D’un seul mouvement il la plaqua contre le mur leurs visages à la même hauteur. Shin fît tout son possible pour garder un air neutre, il n’aimait pas ce qu’il était en train de faire mais la situation l’obligeait. Il n’était toutefois pas sadique, sa poigne n’était pas à son maximum, il serrait sa prise un minimum sans trop lui faire de mal. Ce geste était plus de l’intimidation qu’un désir de souffrance.

« Tu es bien naïve Sally. L’idée que tout ceci n’était qu’un coup monté ne t’es jamais venu à l’esprit ? Imagine un peu, qu’est-ce qui pourrait attirer un Paria ? Un autre membre de la même espèce en danger »

Toute cette mise en scène pour savoir si elle disait vraiment la vérité. Dans la tête de Shin se trouvait des milliards de questions mais il devait être prudent. S’il se trompait sur elle sa vie était terminée. Il relâcha son emprise et sorti de son sac un corde pour attacher les mains de Sally. Il était conscient d’une chose, si les soldats venaient à les rattraper il pouvait se servir de cette fille comme monnaie d’échange. Ce qu’il ne comprenait pas c’était comment une paria, si elle en était vraiment une, pouvait faire partie de l’armée.

« Bien sûr si je t’attache c’est parce que j’ai peur de toi »
avait-il dit ironiquement avec un clin d’œil.

Ils continuèrent d’avancer mais Shin avait déposé sur les épaules de sa prisonnière un tissu chaud pour qu’elle puisse se réchauffer. L’ambiance était pesante, il ne savait pas depuis combien de temps ils marchèrent mais il décida de stopper pour manger. Pendant le trajet le paria avait repéré différents rongeurs qu’il tua à l’aide de ses couteaux de lancés. Dans son sac il y avait toujours un minimum de bois qu’il trouvait sur le territoire des Hybrids. Comme il ne pouvait utiliser un Dzeta il était obligé d’en avoir pour allumer un feu.

Shin improvisa un feu de camp et mis à griller ses trouvailles. Il y avait dans son sac un semblant de gourde, l’eau datait de la veille ou de l’avant-veille mais c’était mieux que rien. Il en proposa à Sally et pris une gorgée ensuite. Ils étaient tous les deux assis autour du feu, il avait retiré les liens de la Paria pour le repas.

« On s’est déjà présenté hier mais j’ai oublié de te dire que je suis un mercenaire. Le principe est simple, du moment qu’il y a une récompense je fais tout et n’importe quoi. Au lieu de vendre mon corps je vends ma personne et la seule limite est l’imagination de mes employeurs »


Il était assez maladroit, il ne savait pas pourquoi il lui racontait tout ça mais il avait envie de parler avec elle. Le repas prêt ils se mirent à manger, ce n’était pas d’un gout extraordinaire mais il avait déjà avalé pire que ça. Shin réfléchissait de plus en plus à la déclaration de son interlocutrice, cela ne devait pas être facile d’avouer sa véritable nature. Plus le temps passait et plus il la croyait alors il décida de se lancer.

« En réalité je ne te fais pas confiance mais après tout si tu es là et que tu me parles des Parias c’est que tu dois déjà être au courant. Je ne vais pas le nier plus longtemps »

Le regard de Shin était plongé dans celui de Sally, il l’observait pour analyser le moindre signe trahison. Il serra son bâton dans sa main, le seul souvenir de sa mère et continua de parler.

« Je n’ai pas vécu dans un laboratoire, je suis originaire de Nemoto, une ville Hybrid où j’ai vécu avec ma mère. J’ai dû fuir et je me suis installé ici, à Nordkia, avec mon père quelques années après. »

Il regarda les bras de Sally et aperçu les traces de la corde, il caressa son poignet et s’excusa.

« Je m’excuse pour ce geste mais je devais être sûr que tu ne me racontais pas d’histoire. Par contre foncer tête baissé vers moi sans information n’était pas vraiment prudent»

Il s’était mis à rire, il ne s’imaginait pas qu’une personne pouvait faire ce genre de choses surtout quelqu’un qui devait faire autant attention. Après quelques bouchés de viandes il continua.

« Comme tu l’as deviné, je suis bien un Paria. En revanche je ne connais personne du nom de Sullivan, qui est-ce ? »

Shin réfléchissait mais ce nom ne lui disait rien, même dans son réseau de mercenaire il n’en avait aucun souvenir. Toutefois il ne s’occupait pas de garder en mémoire le nom de ses employeurs alors tout était possible.

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MessageSujet: Re: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Mar 7 Fév - 19:35


A peine Sally eut-elle terminé sa phrase que Shin l'attrapa à la gorge dans un volte-face d'une vélocité affolante. Elle étouffa un petit cri lorsqu'elle sentit l'emprise de ses gros doigts autour de son cou. Plaquée contre la paroi de la galerie, tenue à bout de bras par l'impressionnant Shin, elle retenait son souffle. Il exerçait trop peu de force sur elle pour qu'elle ait mal, mais elle sentait qu'il n'était pas au bout de ses ressources. Un petit effort supplémentaire lui aurait suffit pour en finir avec elle. Le colosse se moqua de la naïveté dont elle avait fait preuve en le suivant. Rien ne prouvait que tout cela ne se soit agit d'un coup monté pour le capturer. Et si elle était complice de ces hommes ? Consciente de la faiblesse de sa position, Sally ne répondit rien, osant tout juste un regard vers lui. Il avait des yeux de braise, la mine fermée et impénétrable. On aurait dit un loup calme devant sa proie à l'instant précédant l'assaut. Shin finit par relâcher le cou de Sally – la faisant toussoter au passage – afin toutefois de lui nouer les mains fermement avec une corde qu'il sortit de son sac. Quand elle fut officiellement faite prisonnière, il l'entraîna derrière lui plus profondément dans les galeries. Elle n'avait sur elle aucune arme qu'elle eut pu atteindre avec les mains liées, et l'idée de fuir était absurde. Elle comprit qu'elle serait à partir de cet instant dépendante du bon vouloir de cet homme.

Ils entamèrent leur marche dans les souterrains humides. Sally était un peu inquiète. Quand rentrerait-elle au QG ? Cecil allait se fâcher si elle restait trop longtemps ici, Ithilion ne serait pas content non plus. Elle tortilla de temps à autres ses poignets pour tenter de desserrer la corde, mais elle ne parvint qu'à se faire des écorchures, qui finirent par la lancer à tel point qu'elle cessa ses vaines tentatives de se libérer. Ils avancèrent pendant un si long moment qu'elle finit par mettre un pied devant l'autre mécaniquement sans plus s'inquiéter de son sort, aliénée par l'obscurité et le froid. Par moment, elle regardait l'énorme dos carré qui lui faisait face, mais jamais elle n'osa lui adresser la parole, peu désireuse de ce qu'il cherche à la faire taire pour de bon. Elle le voyait jeter des couteaux devant lui, sur de malheureux rongeurs qui croisaient leur route. Il avait pris la peine de déposer un châle de toile épaisse sur les épaules de la jeune femme, comme s'il craignait de ce qu'elle attrape froid. Mais il tira définitivement Sally de sa demi-conscience lorsqu'il lâcha ses affaires sur le sol afin d'installer une sorte de feu de camp, à l'intérieur d'une cavité enfoncée dans la roche.
Tandis que Shin prenait soin de faire griller les quelques bestioles qu'il avait réussi à chasser, Sally alla s'asseoir sur une pierre à peu près plate. Les genoux sous le menton, elle enlaçait ses jambes en jetant un regard à la fois inquiet et curieux au drôle de personnage qui l'avait attachée. Il dût changer son fusil d'épaule car il finit par s'approcher d'elle afin de couper les liens qui lui brûlaient les poignets. Elle les tint en serrant les dents, la douleur encore un peu vive. Il était étonnant de se dire que la veille il s'était conduit avec elle en parfait gentilhomme. Tandis qu'il s'installait face à elle de l'autre côté du feu, il fut pris de l'envie de discuter avec elle.

Shin compléta les présentations de la veille en indiquant la profession qui était la sienne : un mercenaire. Qui faisait tout et n'importe quoi de ce que lui ordonnait son commanditaire dans la mesure où il touchait un salaire pour cela.
« Tout et n'importe quoi... » murmura-t-elle comme un échos. Elle ne sut que penser de cette prostitution éthique qui de toute manière la dépassait un peu. La seule comparaison qui lui vint à l'esprit fut celle avec les Chasseurs ailés, qui eux avaient cependant des missions spécifiques au sein de l'armée d'Anathorey.
Quand le « repas » fut prêt, Shin entama une part de ces étranges brochettes de survie. Sally de son côté n'en fit rien, car elle n'avait pas du tout envie de manger. Elle était venue pour obtenir des réponses à ses questions. Pour l'heure tout ce qu'elle avait récolté était une trachée à deux doigts d'être écrasée. Elle écoutait le grand homme, qui était devenu plutôt bavard en quelques minutes. Il ne lui faisait apparemment pas confiance, mais il était suffisamment sûr de lui pour lancer un échange avec elle. Il devait être conscient de ce qu'il lui serait facile d'en finir avec la jeune femme si quelque chose ne se déroulait pas selon ses plans. La preuve en fut qu'il admit être un Paria lui aussi. Cependant, il n'avait pas vécu dans les laboratoires. Il était originaire d'une ville Hybrid appelée « Nemoto ». Sally écarquilla les yeux d'un air fasciné. Cecil lui avait dit que s'y étaient déroulés des combats très durs lors de la guerre de la Purge, durant laquelle son ami et elle s'étaient cachés. Elle respira doucement. Tous les Parias ne venaient pas des Laboratoires... Et Shin ne connaissait pas le nom de Madame Sullivan. Cela signifiait qu'il existait d'autres personnes comme elle de par le monde. Cette idée lui sembla folle, incroyable, et pourtant lui procura une bouffée d'un sentiment qu'elle n'avait jusqu'alors jamais ressentit.

L'énorme main de Shin s'approcha des poignets de Sally, pour caresser doucement les marques violettes que la corde avait fait sur sa peau.
« Non, dit la Paria en se soustrayant vivement de cette nouvelle emprise, ça me fait mal ».
Elle affronta de nouveau le regard du colosse, sans défaillir.
« Je n'ai pas réfléchi lorsque j'ai couru vers toi. Je voulais savoir si ce que j'avais vu était vraiment arrivé ».
Au fond d'elle à ce moment-là, une curiosité incommensurable s'était éveillée, comme une botte de paille s'embrase au contact d'une petite flamme. Rien n'aurait pu arrêter ses pas, ni sa détermination. A présent qu'elle se trouvait face à Shin, tout impressionnant qu'il fut, elle n'entendait pas se défiler. Elle parlerait avec lui, même de cette Sullivan, puisque ce nom n'évoquait apparemment rien à son étrange compagnon.
« Madame Sullivan. J'ai vécu dans son laboratoire pendant des années, jusqu'à ce qu'une explosion me fasse voir le désert »
Sally baissa les yeux vers le feu, l'air de vouloir dire quelque chose, mais sans qu'aucune phrase ne sorte de sa bouche en entier. Elle soupira doucement.
« Je ne sais pas comment dire. Elle veut travailler avec moi et depuis que je suis partie, elle me cherche. Moi, je ne veux pas y retourner. J'avais mal, et j'étais toute seule ».

Sally songea aux Chasseurs ailés. A Ithilion, qui se montrait à la fois bienveillant et ferme avec elle, et qui passait son temps à la reprendre pour faire d'elle un bon soldat. A Alaryk qui lui souriait toujours, mais qui en faisait de même avec tout le monde au QG. Puis à Ethan, qui fronçait toujours les sourcils lorsqu'elle n'était pas loin. Et enfin à Cecil, dont elle dépendait depuis si longtemps mais qu'elle ne comprenait pas. Quoi qu'il en était, et quand elle y pensait, l'attitude des personnes qui savaient qu'elle était une Paria ne différait pas beaucoup de ce qu'elle avait connu dans les Laboratoires. Les Érudits qui assistaient Madame Sullivan ne se souciaient guère de savoir si elle était vivante ou morte, même si parfois ils s'étaient montrés gentils. Quant à Madame Sullivan, elle avait voulu la formater à une image de cobaye idéal, tout en la méprisant.
« En fin de compte je ne sais pas si je suis moins seule maintenant que je ne l'étais déjà avant ».
Qu'est-ce qui avait vraiment changé pour elle ? Elle se rappela le sourire d'Ithilion. Celui-là même qui avait dit que quelle que soit sa nature, il ne la laisserait pas tomber. Celui-là même qui demandait à ce qu'elle l'appelle « maître » et qui faisait « son éducation » comme on se plaisait à le dire dans le QG.

Sally ne comprenait plus rien.
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MessageSujet: Re: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Mar 14 Fév - 0:05


Shintaro aimait bien l’attitude de Sally, elle n’avait pas peur de lui et elle n’hésitait pas à lui tenir tête. Elle avait toutes les raisons du monde d’être apeurée mais elle ne l’était pas, ou elle faisait tout pour le cacher. Le jeune homme écouta la paria avec attention, son regard plongé dans le sien. Shin n’était pas attaché à sa nature mais pouvoir discuter avec quelqu’un de la même espèce était une expérience unique. Il n’avait pas à porter un quelconque masque, telle la soirée de la veille durant le festival, il pouvait être lui-même.

Sally avait vécu dans un laboratoire, Shin ne pouvait imaginer toutes les souffrances qu’elle avait dû éprouver. D’après son récit, cette Madame Sullivan était une scientifique qui devait avoir une certaine renommé et un certain pouvoir. Si comme Sally pouvait le croire cette femme avait l’autorité nécessaire pour ordonner une chasse à l’homme, elle allait devenir un sérieux problème. Shin ne pouvait faire que des hypothèses et il n’allait pas lui demander mais de son point de vu, son interlocutrice était un cobaye et les expériences qu’elle avait subies n’avaient de limites que la cruauté Unik. Peut-être qu’elle avait cherché à fuir depuis tout ce temps, elle avait échangé une vie de souffrances par une vie d’angoisses.

« En fin de compte je ne sais pas si je suis moins seule maintenant que je ne l'étais déjà avant »

Cette phrase paraissait lourde de sens et d’une tristesse sans fin. Shin se leva et vînt s’assoir à côté de sa compagne de route, leurs épaules se touchèrent et il resta là sans dire un mot. Seul le bruit des branches qui crépitaient pouvait se faire entendre dans ce souterrain sombre et froid. Finalement il se laissa tomber en arrière, adossé à la paroi il fixa le plafond.

« En quoi est-ce mal d’être seul ? » Avait-il dit d’une voix calme et pleine d’assurance.

Il positionna ses mains derrière sa tête pour imiter un coussin. Contrairement à elle, il avait choisi cette solitude quand il est parti de la maison parentale pour vivre sa vie de mercenaire. La confiance était un concept trop obscur et facilement obstruée pour se baser là-dessus. Il était si simple de trahir quelqu’un et son métier lui avait appris beaucoup sur ce sujet. Il ne comptait plus le nombre d’espionnage qu’il avait dû faire ou d’informations qu’il devait récupérer sur des personnes proches de l’employeur.

« Quelle est la chose la plus importante pour toi dans la vie ? » Avait-il demandé « Pour moi c’est la liberté. Tu peux être entouré de beaucoup personnes aussi aimables les unes que les autres, si tu ne peux pas faire ce que tu veux, ça ne vaut pas le coup. »

Shin ferma les yeux et repensa à quelques moments dans sa vie. Avant de devenir mercenaire il avait dû gagner de l’argent pour voyager et subvenir à ses besoins. Un sourire en coin se forma sur son visage.

« Il y a un moment dans ma vie où je me levais chaque matin en sachant à l’avance ce qu’allait être ma journée. Ce n’était pas quelque chose que je pouvais choisir, c’était une obligation et à force d’entrer dans cette routine je me suis un peu perdu. Je vivais dans la peur d’être démasqué comme étant un paria, dans la paranoïa de savoir si mes collègues et amis allaient me soutenir ou au contraire me trahir. J’avais l’impression d’être seul en étant entouré de beaucoup de monde. »

Il marqua une courte pause. Ce passé n’était pas très loin derrière lui mais il n’aimait pas trop penser à cette période. Chacun pouvait ressentir les choses différemment, il était sûr que s’il racontait cette histoire au patron du bar il rirait aux éclats.

« Maintenant c’est différent, je me lève et je ne sais pas de quoi ma journée sera faite. Je voyage souvent et je n’ai pas le temps d’avoir de grandes relations ainsi je peux être qui je veux. Si j’ai envie d’être le plus grand séducteur et faire l’amour pendant toute une journée et bien soit ! Si je veux être un malfrat ou encore un justicier je peux le devenir, je n’ai aucune limite. Dans ces moments là, je suis entouré de beaucoup de monde et pourtant je suis seul. »

Shin était heureux, il s’exprimait sur son mode de vie qu’il qualifiait de liberté. D’autre pouvait appeler ça de l’insouciance ou encore des gamineries mais il s’en fichait. Il ne savait pas si Sally allait bien comprendre la différence, il n’était pas doué pour s’exprimer sur ses sentiments car il n’en parlait jamais.

« Je sais que je ne suis pas très clair mais si un jour tu veux essayer je peux te montrer. Nous avons la chance d’être paria, nous ne sommes pas obligés de choisir entre vivre dans le continent Unik ou Hybrid, nous pouvons aller dans les deux. Les parias sont faits pour être libres ! »

La discussion continua un petit moment mais elle fut interrompue par un bruit sourd. Quelque chose avait fait une chute et s’était écrasée sur le sol. Des étranges petits bruits à intervalle très rapide se faisaient entendre et ressemblaient à des bruits de pas. Shin se releva en un instant, il attrapa son sac et son bâton puis éteignit le feu de camp. Il prit Sally par la main et ils se mirent à courir.

« Tu ne dois pas connaitre ces légendes, mon père et ma belle-mère me les racontaient quand j’étais petit. Il parait que dans les souterrains de Nordkia vit une tribu, on les appelle les Ohm d’en bas. Il est dit qu’ils sont les héritiers d’un temps où Unik et Hybrid ne faisaient qu’un. Ils ont été maltraités et bannis de ce continent, trouvant refuge uniquement sous terre. Des années de haines ce sont accumulées et ils ne sont pas vraiment amicaux avec ceux de la surface. »

Le paria ne savait pas si ces contes étaient réels ou s’ils ne servaient qu’à éloigner les enfants des souterrains. S’il ne s’agissait pas de ce peuple, cela pouvait toujours être les soldats. La meilleure solution était de s’enfuir pour chercher une sortie. Shin ne connaissait pas l’endroit et dans la précipitation il les entraina dans un cul de sac. Ils se retournèrent mais la source des bruits de pas se fit de plus en plus près. Ils ne savaient pas quelle en était l’origine mais ils allaient très vite le découvrir. Shin se positionna devant Sally, il posa son sac et se mit en garde avec son bâton.

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MessageSujet: Re: Arrête moi si tu peux [PV Sally]   Lun 20 Fév - 20:05


Comme il avait remarqué que Sally ne représentait pas le moindre danger pour lui, Shin vint s'installer à côté d'elle. Adossé à la paroi, il lui demanda d'une voix calme ce qu'il y avait de mal à être seul. L'interrogation de Sally semblait n'avoir aucun sens à ses yeux. Pour lui, ce qui comptait le plus dans la vie était la liberté, la possibilité de choisir de faire ce qu'il souhaitait quand il le voulait. Peu importait qu'il fut entouré de nombreuses personnes, si aimantes et agréables soient-elles, s'il n'était pas libre. Sally écarquilla un regard étonné, car à vrai dire, elle ne s'était jamais posé une question pareille. Ce qui comptait le plus pour elle dans la vie ?
« Je n'en sais rien » murmura-t-elle.
Shin n'avait pas l'air d'être un grand philosophe, et pourtant cette seule remarque de sa part démontrait qu'il avait davantage réfléchi à son existence que ne l'avait fait sa compagne.

Comme pour l'éclairer un peu alors que son esprit s'embrouillait de plus en plus, le colosse raconta un morceau de son histoire. Il fut un temps où il avançait masqué sur un chemin qu'il avait préalablement balisé avec soin pour être sûr de ne faire aucun faux pas. Il craignait son entourage et se méfiait de tout le monde. Désormais il menait un tout autre mode de vie. Il était serein et semblait heureux, il voyageait, sans s'attacher aux gens, il pouvait être une personne différente d'un jour à l'autre... S'il pouvait vivre ainsi, c'était parce qu'il était un Paria : un homme sans patrie qui n'était loyal à aucune terre, qui se fondait parmi les deux grands peuples comme cela l'enchantait. Il s'exclama enfin que les Parias étaient faits pour être libres. Sally le contemplait dans son enthousiasme, interdite et pensive. Shin avait beau être entouré, il ne comptait que sur lui-même. A l'entendre, cela avait l'air si simple. Mais leurs vies étaient différentes à de très nombreux points de vue. Lui connaissait ses parents, l'endroit où il avait grandi, il avait des repères en ce bas monde. Pour elle, c'était différent.
« J'ai peur quand je suis toute seule » dit-elle en se tortillant les doigts, comme elle en avait l'habitude lorsqu'elle était nerveuse.
« Je suis restée dans le laboratoire de Madame Sullivan pendant très longtemps, mais je ne sais pas pourquoi j'y étais. Cecil dit que j'y suis née ».
Mais de fait, elle n'avait aucune idée de qui étaient ses parents. Leur absence de sa vie était telle que jamais elle ne s'était posé de question à leur sujet. Elle ne savait même pas si elle avait ce que l'on appelle des racines. Elle existait, c'était tout. Madame Sullivan ne l'avait jamais traitée comme une personne et ne prêtait aucune attention à elle en dehors de ses expériences, de ce fait elle avait développé une personnalité très lisse, qui faisait d'elle un être influençable et faible. Jamais elle n'aurait pu survivre sans Cecil après s'être échappée des laboratoires s'il ne l'avait pas retrouvée.
« Vivre par moi-même... C'est trop... Je ne sais pas ».

Mettre des mots sur ses sentiments était compliqué pour Sally, mais elle était persuadée qu'elle ne savait rien faire ou presque, et qu'elle manquait cruellement de force. Shin lui savait prendre de la hauteur sur la réalité qui l'entourait et agissait en conséquence. Elle, se sentait perdue dès qu'elle mettait un pied en territoire inconnu. Elle prenait peur, et allait se cacher. Jamais elle n'aurait osé se rendre à Anathorey si elle n'avait été accompagnée de Cecil. Jamais elle n'aurait eu la moindre perspective d'avenir si elle n'avait suivi Ithilion au QG des Chasseurs ailés. Là-bas, elle avait appris des choses et savait désormais manipuler une arme à feu – peut-être pas avec brio, mais suffisamment pour pouvoir blesser ou tuer quelqu'un à bout portant. Néanmoins elle ne pouvait se passer de la présence de l'Ünik, qui protégeait son secret et éloignait les autres Chevaliers qui seraient trop curieux. Cecil n'était pas loin non plus. Il leur avait fallu manipuler l'esprit du commandant pour éviter qu'elle ne soit mise à mort, et il leur fallait compter sur la loyauté de trois autres personnes pour s'assurer de ce que personne ne sache quelle était la véritable nature de Sally. Cela faisait beaucoup de paramètres à surveiller pour vivre sereinement. Sally était très loin d'être indépendante, et au final, elle savait que sa vie ne tenait qu'à la volonté de son entourage de la couvrir.
Elle se redressa, frappée par une pensée soudaine :
« En fait la solitude, ça n'a rien à voir avec le fait d'être entouré ou pas ! ».
La preuve en était que malgré tous ces gens qui peuplaient désormais sa vie, elle se sentait désespérément seule. Elle savait qu'elle était différente, elle parvenait désormais à en prendre conscience. Elle avait compris que son souhait d'être « une fille comme les autres » n'avait aucun sens.
« Je suis une Paria. Même si je vis parmi les Üniks, je ne serai jamais ''l'une des leurs''. Ceux avec qui je vis le savent très bien. Pourtant... certains veulent que je reste près d'eux » C'était le cas de Cecil et d'Ithilion.
« Et... je crois que d'autres me détestent » Ce qu'elle soupçonnait être le cas d'Etan.
Elle vivait dans la peur et dans l'angoisse, même là où elle essayait de se faire une place. A l'évidence, Shin était beaucoup plus fort et courageux qu'elle. Comment faisait-il ? Il fallait qu'elle sache, elle voulait comprendre. Elle voulait vivre, et non plus survivre comme elle l'avait fait jusqu'alors.

« J'aimerais savoir... » Commença Sally, avant d'être interrompue par un bruit sourd qui résonna dans la galerie, qui les fit sursauter tous les deux. Des bruits de pas de course, légers mais qui se rapprochaient, se firent entendre. Aussitôt, Shin éteignit le feu, rassembla ses affaires et attrapa la jeune femme par le poignet pour qu'ils courent le plus loin possible tous les deux. Inspiré par l'effort soudain, il lui fit part en haletant d'une vieille légende de Nordkia, selon laquelle un peuple souterrain vivrait sous la cité depuis des décennies, dans le secret absolu. Sally se demanda si une telle chose était seulement possible, mais elle fut contente, malgré leur situation, d'entendre une nouvelle histoire – elle ne connaissait qu'un conte portant sur un petit pilote. Ils coururent suffisamment loin pour qu'ils se retrouvent dans un cul de sac. Les bruits de pas se rapprochaient de plus en plus, si bien que le géant se posta devant elle et se mit en garde. Une petite faille dans le plafond leur fit voir un trait de lumière, qui ne tarderait pas à éclairer l'être qui était à l'origine de ces pas.
« On ne doit pas être loin de la surface finalement... » dit Sally quand elle eut remarqué cette petite faille.

Shin n'eut pas le temps de répondre, car la silhouette d'un animal se dessina peu à peu devant eux. A mesure que les Parias reculaient doucement, il avançait, plus tranquillement que ses pas de courses précédents. Lorsqu'il fut sous la lumière, ils purent remarquer qu'il s'agissait d'un Calyon. De la taille d'un grand chien, le poil un peu élimé, celui-ci était sellé et portait de nombreux paquets de marchandises qui semblaient assez lourds. A sa vue, Sally se détendit. Il n'était pas rare de croiser de tels animaux à Urban City, du fait qu'ils accompagnaient souvent les marchands. Elle les savait inoffensifs, et ne doutait pas que ce fut le cas de celui-ci.
« Pas de peuple souterrain pour cette fois » déclara-t-elle en souriant.
Le Calyon approcha sa truffe humide de la main de la jeune femme pour flairer un peu ses doigts. Elle le détailla du regard, curieuse de rencontrer un tel être d'aussi près.
« Il y a une selle sur son dos mais il n'a pas de cavalier... »
C'était d'ailleurs un peu étrange car généralement on préférait monter les Kokobots ou les Lumelechs. Seule une toute petite personne pouvait grimper sur un Calyon. Bientôt, ils purent entendre d'autres bruits de pas, ainsi que des jurons. Apparu un homme minuscule, vêtu comme un mineur et portant de grosses lunettes rondes qui lui faisaient des yeux énormes, qui pestait tout ce qu'il pouvait.

« Ah, saleté d'bestiole ! Je m'en vais t'apprendre les bonnes manières ! » s'écria-t-il en brandissant un pic – ce qui n'impressionna pas le moins du monde le Calyon, trop occupé à renifler les pieds de Shin. Sally se pencha un peu vers l'intéressé, dont le chapeau biscornu lui parut curieux. Mais cette journée n'avait déjà rien de normal, alors tant qu'à faire, autant être aimable.
« C'est votre ami ? » demanda-t-elle d'une voix douce.
« Tu parles ! Si c'était le cas, ce maudit cabot ne chercherait pas à me déséquilibrer dès que je monte sur son dos ! »
Il s'empara des rennes du vieil animal et le ramena fermement au pied, le faisant pousser un petit grognement mécontent. Le bruit sourd qui s'était fait entendre, c'était donc la chute de cet homme ? Il avait du se faire mal. La preuve en était qu'il se massait légèrement le derrière, toujours en grommelant comme un vieillard.
« J'vous jure, pas moyen de faire son travail tranquillement... » râla-t-il, en posant ses mains sur ses hanches, le pic brandit vers le plafond. Le petit homme fronça davantage les sourcils après avoir inspecté Shin et Sally.
« Qu'est-ce que vous fichez ici, vous deux ? Vous allez sortir de ma galerie immédiatement ! »
Une autre démonstration de courage, de la part d'un si petit homme devant le colosse qu'était le compagnon de Sally. Quelque part, cela forçait son admiration.

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