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[Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]

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Qwark


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Âge : 5 ans réel / 17 ans d'apparence
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MessageSujet: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Lun 6 Fév - 17:24



Que cache vraiment le Sidhe



.......Error........
*Do not compute*

    Voilà deux jours que je vois ce nuage de sable au loin, allant dans la même direction que j'emprunte, en plein vers la Cité Neutre. Impossible de savoir à l'heure actuelle ce qui bouge ce sable, chaque tentative de scan reste infructueuse encore et encore; même si je me rapproche d'heure en heure, je ne suis pas encore en mesure de savoir ce que c'est.
La nuit ne va pas tarder à tomber, je décide alors de m'arrêter avant de risquer le moindre accident. Les dunes ne sont pas facilement praticables de nuit, et rouler toutes lumières allumées reviendrait à indiquer sa position aux créatures nocturnes du coin.

    Non, décidément, cela ne m'intéresse que peu.

    N'ayant pas utilisé mes capacités depuis quelques jours, je n’eus nul besoin ce soir-là d’enclencher ma veille forcée. Je passais la nuit à regarder les étoiles, ayant caché la moto sous un morceau de toile couleur désert et m'étant moi-même camouflé en m'ensevelissant la quasi-totalité du corps sous une couche de sable d'une trentaine de centimètres. Le ciel était beau, majestueux même et je ne réussissais pas à décrocher mes yeux de ce spectacle divin. Il me restait environ une demi-douzaine d'heures avant les premières lueurs de l'aube et à vrai dire, j'en perdis leurs décomptes…

    Quelque chose me sortit de ma rêverie. J'essayais de calculer quelles probabilités j'aurais eu d’apercevoir les deux lunes d'Origin exactement l'une dans l'axe de l'autre depuis cet endroit du No man's land, quand j'entendis de drôle de bruit : une sorte de gros claquement lointain, répété plusieurs fois .


*TAC TAC TATATATAC*


    Je relevais alors la tête et tâchais de localiser le lieu d'où émanait ces bruits.


*TATATATAC TATAC TATATATATAC*


    Puis plus rien… C'était fini… Les échos du désert ne me permirent pas de retrouver le point d'origine de ces sons. Très vite, la nuit redevint paisible et calme. Au loin, poignaient déjà à l'horizon comme les prémices des premières lueurs. Je décidais donc de me délester du sable qui me collais et de repartir en direction de la Cité.
    Pendant un moment je n’aperçus rien de spécifique ce jour-là, aucun nuage de poussière dans le lointain, rien de différent pour la vie dans ce désert. Puis arrivé au sommet d'une butte de sable particulièrement haute, je me retrouvai face à un campement, laissé en piteux état par ces occupants, je suppose – il n'y avait clairement pas de mouvements.

    Je décidais alors de m'en approcher.

    Je coupe le moteur de la moto, vérifie qu'elle restera bien en place, et commence à descendre doucement la dune en direction du camp. À chaque pas, je pouvais un peu plus me rendre compte de la violence qui œuvra ici. Pour un camp simplement abandonné, il y avait là beaucoup trop de sang, des traces de luttes à peu près partout, des tentes non pas déchirées, mais plutôt éventrées. Gisaient, de-ci de-là, toutes sortes de restes organiques ayant certainement appartenu à des humains il y a encore peu de temps. Un véhicule est totalement écrasé à quelques mètres du camp et des armes sont éparpillées à gauche ou à droite.
Et puis il y a ces traces…
D'immenses traces sinueuses dans le sable, partant ou rejoignant des renfoncements dans le sol tel les pièges en entonnoirs de certains petits insectes.

    C'est à ce moment que mon ouïe capta quelque chose : un long et difficile râle.
    Je me lève d'un bond et me dirige en courant vers le son. Entre deux tentes un peu plus loin, se trouvait un homme allongé sur le sol, ayant perdu apparemment pas mal de sang. Je m'en approche à grandes enjambées et le rejoins le plus vite possible.
« Monsieur ? Monsieur ?? »
C'est un Qantik lui aussi, un cyborg et très certainement un ancien Hybride.
« Que vous est-il arrivé, monsieur ? »
Je me place proche de lui, à genoux, et le retourne le plus délicatement possible. Il lui manque une jambe et un garrot de fortune lui a déjà quasiment permis de stopper l'hémorragie.
« ...me faut de l'eau. Par pitié… Avez-vous un peu… D'eau... »
Pas le temps de retourner à la moto, tant pis, je lui bascule doucement la tête en arrière et la pose sur mes genoux.
    Ma main gauche se pose sur le sol, et l'on peut clairement apercevoir le sable commencer à bouger lentement en dessous. Petit à petit, un creux se forme sous ma main, au fur et à mesure que mes Nanorobots déstructurent et se nourrissent de ce sable. Au bout de quelques secondes, j'approche mon autre main et la place au-dessus du visage du Qantik et, gouttelette par gouttelette, de petites goutes d'eau commencent à perler du bout de mes doigts. Il boit, boit et boit encore, puis se met à tousser violemment et j'arrête alors de l'abreuver.
« Les autres ? »
Je fis un hochement négatif de la tête, aucune trace de ses compagnons, encore en entier et en vie du moins.
« Allez-y doucement, prenez votre temps, vous voulez vous redresser un peu ? »
Il acquiesça et je l'aidais alors à prendre appui sur l'un des rabats de la tente derrière lui - une des rares tentes qui tienne encore vaguement debout - et c'est avec difficulté qu'il réussit à se redresser.
« Je m'appelle Dan... J'ai été engagé par quelques habitants de la Cité Neutre. »
Chaque parole lui coûtait un lourd effort et malgré sa respiration saccadée par la douleur et la fatigue, il reprit : « On devait retrouver les enfants… *kof kof* ou découvrir ce qui les ont poussés à s'aventurer ici…
- Ah. Vous êtes donc en train de m'expliquer que des enfants Qantik ont fugué dans le No man's land ?
- Non, pas des enfants Qantik, des enfants de diverses races... » m’expliqua-t-il, tant bien que mal, de sa voix sifflante.
« On a retrouvé plusieurs tombeaux à différents endroits, certains ouverts, d'autres fermés, et tous accueillaient le corps de jeunes enfants. Uniquement des enfants.
- C'est horrible…
- Et c'est pour cela que nous devions patrouiller. Malheureusement nous arrivions à court d'eau et de vivres donc nous devions rentrer… *kof kof* je n'en peu plus, j'ai besoin de dormir…
- Non, je vous invite a restez avec moi, ne sombrez pas maintenant, c'est une mauvaise idée!
- Retrouvez les gosses, s'il vous plaît. Qui que vous soyez, ramenez-les à la Cité Neutre…
- Non, si je puis me permettre monsieur, vous ne devriez pas…
- Ramenez… Les…
- Dormir... »
Malgré son regard lointain, son visage était presque serein. C'est la première fois que j'observe une créature vivante rendre son dernier souffle, et je dois avouer que c'est on ne peut plus... Troublant?

    Alors voilà ce qu'il va vous arriver tôt ou tard ? Que devrais-je faire ? Continuer vers l'endroit que vous m'aviez demandé de rallier, ou suivre un autre chemin ?

    C'est alors que notre dernière discussion m'est revenue :
"Qwark… Ne change jamais... Tu m'entends? Ne change jamais pour personne. Tu es capable de grandes choses alors continues d'avancer et de rechercher une noble cause. Sois prudent, ne laisse personne te dire qui tu dois être ou ce que tu dois faire sauf si ta vie est en jeu.
- Je t'en fais le serment, je ne changerai pas, pour personne. Je veux que tu sois encore fier de moi le plus longtemps possible.
- Bien... Je suis heureux que tu comprennes. Aller il est temps d'y aller, monte là-dessus, et pars en direction de la Cité Neutre…"


Je me relève et regarde pensivement vers le sud… Je suis décidé. Je vais chercher ces enfants.
Je remarque que quelques papiers jonchent le sol proche de l'une des tentes, donc je décide d'aller y jeter un coup d'oeil afin de chercher des pistes.
Il faut bien commencer quelque part.




Dernière édition par Qwark le Mar 14 Mar - 20:30, édité 4 fois
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bliss


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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Lun 6 Fév - 23:28



Quel merdier. J'avais envie de tout, sauf de courir à travers la Sylva pour des broutilles. Ce type commençait à me taper sur le système et je n'avais, pour le moment, pas d'autre choix que de lui obéir. Trighan avait pris le temps de m'accueillir ou plutôt de me recueillir alors qu'une blessure affreuse me barrait le dos. A ce moment là, je n'avais pas la capacité de bouger, de me soigner, ni même de me nettoyer et me panser. Ce fut lui qui s'en chargea, quand il me trouva au milieu des fourrés, complètement ensanglanté. Seulement, ça me filer la rage de me dire que je lui en devais une, juste parce qu'il m'avait sauvé la vie. Même si c'était beaucoup, je préférai rester indépendant que de devoir quoi que ce soit à quelqu'un. Je ne voulais pas que quelqu'un me fasse regretter à un seul moment de lui avoir fait confiance. Comme cet homme. Ma remise en forme, contre des petits services du type chasse et récolte.

Ma blessure allait mieux depuis quelques semaines, et je pouvais me mouvoir quasiment sans douleur. La peau tirait encore à quelques endroits, mais elle ne risquait plus de se déchirer. Le grand manitou refusa de me porter dans ces foutus laboratoires. Pour lui, hors de question que je devienne une des ces machines blasphématoires suite à un combat qui avait tourné en ma défaveur. J'avais été créé par Mère Nature, je devais alors rester entièrement organique. Bien que je répudiais l'idée de me voir avec un quelconque bout de ferraille dans le corps, je ne pouvais m'empêcher de voir cette idée comme pas si mauvaise d'un côté. Imaginer ce que je pourrai faire avec un bras mécanique, une certaine force ou même une agilité accrue... Ca me faisait autant rêver que ça m'effrayait.

Ce jour là n'était en rien différent des autres. Je sortis de la besace les plantes et organes qu'il m'avait demandé, les plaçant sur un établi au bois dépoli depuis un moment. Mon visage présentait une ecchymose, que Trigghan remarqua immédiatement. Son doigt vint se placer sous mon menton, me redressant alors la tête, pendant qu'il m'observait d'un oeil critique. Ce regard que j'avais fini par détester « Je peux savoir ce qu'il t'est encore arrivé ? » Le chaman était plus petit que moi. De nature assez grande et de corpulence moyenne, j'étais plus sec que trapu, grâce à mon agilité. Lui avait quelque chose de rabougri, un peu tassé et pourtant, il se tenait aussi droit qu'un i et ne claudiquait nullement. Pourtant, ça ne l'empêchait pas de me regarder de haut. Il ne laissa rien au hasard et, se détournant, me dit sèchement « Ne me regarde pas comme cela. Ce n'est pas ma faute si tu ne tiens pas en place. » Je ne pouvais croire à ses paroles déplacées « Répète ce que tu viens de dire. » - « Je ne te conseillerai que trop bien de baisser d'un ton jeune homme. Ton air de chefaillon des bacs à sable ne m'effraie pas. Cela fait maintenant deux ans que tu vis sous mon toit et à mes dépends et je n'ai jamais vu la reconnaissance et l'humilité te faire grand mal. » Je restai silencieux. Il avait raison, certainement, mais je détestais que quelqu'un me clou le bec si facilement en plus. Pour toute réaction je grognai, me renfrognant un peu plus.

J'avais le menton prononcé, la mâchoire carrée et la pommette saillante. Mes sourcils épais et foncés n'arrangeaient en rien mon visage déjà très masculin. Mes traits reflétaient ma jeunesse, mais chaque expression que j'arborai se voyait décuplée par mon regard et la rugosité de mon faciès. J'avais clairement une sale gueule et on me le reprochait assez souvent aussi silencieusement que de manière plus audible. Considéré une fois sur deux comme une tête brulée, voire la tête de Turc, mais jamais comme une victime, je pense, à posteriori, que je me complaisais dans cette situation en un sens. Je la provoquai également.
Enfin ici, la situation demandait un peu plus d'intelligence que de testostérone et, malheureusement, je ne possédais pas encore la lumière adéquate pour comprendre les sages paroles du chaman. Il devait être un guide ou un maître pour certains. Pour moi, il était juste une plaie purulente au milieu du visage et j'avais très rapidement envie de m'en débarrasser.

Devant mon silence, il hocha la tête, mettant ainsi fin à la bataille. Il prit le temps de ranger tous les reliquats qui trônaient sur la table, pendant que je partis me changer. La boue et le sang me collaient à la peau et je devais à tout prix me laver « Zackary. » -  « Quoi ? » Ma voix se fit plus dure que ce que je n'avais voulu, mais il n'en tint pas compte « Prépare-toi rapidement, nous allons sortir. » Non... Je haïssais quand il me disait ça. On allait encore flairer des pistes et essayer de communiquer avec des puissances ésotériques qui ne répondaient jamais. Je venais de me changer et j'allais retourner me les geler sous la pluie « Hé ! On pourrait pas juste rester autour du feu pour une fois ? Je viens tout juste de... » - « J'ai besoin de toi. » Je stoppai mon geste. Besoin de moi ? Il n'avait jamais formuler ça de cette manière, aussi franchement. Il avait l'habitude de toujours trouver des excuses pour m'utiliser ça et là, mais jamais admettre que je lui étais franchement indispensable. Ainsi, sa formulation m'alarma et je ne pu m'empêcher de me hâter.

Nous étions alors sortit et il m'emmena à l'orée de la forêt. Un endroit où je ne m'attardais jamais vraiment car il n'y avait pas grand chose. On sentait d'ores et déjà l'aridité du désert avec une pointe d'humidité lié à la Sylva. C'était un contraste très dérangeant et les vêtements collaient à la peau. C'était très désagréable. Je n'aimais pas la texture de la terre sableuse et je n'arrivai pas à me faire à la végétation plus éparse. Pourtant, Trigghan n'en avait strictement rien à faire.
Au bout d'une heure de marche dans le silence absolu il finit par s'arrêter et se baisser « Voilà, ce sont les dernières traces, je les ai perdu juste après ça. » Devant nous s'étendait le désert. Nous étions sous les dernières feuilles qui procurait encore un peu d'ombre. Les arbres étaient cramés par le soleil et, pourtant, résistants à cette chaleur qui, pour ma part, m'étouffait déjà « Les traces de... ? » - « Ca fait plusieurs jours que je suis sur la piste d'Hybrids égarés. Beaucoup de campements et villages se lamentent de voir leur progéniture disparue. » - « Pourquoi tu ne m'as rien dit ? il fallait... » Il leva la main droite pour me faire taire, la gauche étant agrippée à son bâton de marche « Parce que je ne voyais pas en quoi tu aurais pu m'être utile. » J'attendais la suite, les muscles tendus, comme si un danger pouvait arriver « J'ai repéré beaucoup de passage inhabituel autour de notre hutte, se dirigeant vers des directions complètement différentes et aléatoires. J'ai donc suivis chacun des chemins et tous ramènent ici, en ce point qui est, pour moi, une impasse. » - « Et donc... ? Où j'interviens ? » - « Maintenant. Tu vas retrouver ces enfants Zackary. Vas dans le désert et suit les pistes que tu trouves. Découvre ce qui leur est arrivé. » - « Hé ! Attends un peu vieil homme ! Comment ça je dois aller me crever la paillasse alors que je viens tout juste de me remettre de mes blessures ? Je les connais même pas ces mômes ! » Je voyais à travers ses yeux que je n'aurai pas gain de cause et que tout ce que je pourrai dire ne m'aidera en rien. Je n'avais peut être pas d'empathie à ce moment là, pensant à moi et moi seul, mais je savais pertinemment que j'allais devoir courir après ces fantômes peut être déjà morts.

Me voilà donc, à ramper dans le Sidhe, comme un vermisseau qui n'a prit ni assez d'eau, ni de sous-vêtements de rechange. Quand le vieillard m'avait dit de prendre mes affaires, j'avais pensé à quelques contenants et l'attirail habituel et non pas à tout un bagage d'habits. J'avais l'air d'un con totalement perdu.
Mon flair et tous mes attributs de renard ne me servaient à rien dans cette lande brûlante. Mes sens étaient complètement anesthésiés par cette fournaise et plus j'avançais, plus j'avais l'impression que j'allais mourir. Quand la première nuit arriva, le bivouac que je construis de mes mains n'avait rien de spectaculaire et le fait d'être à découvert me dérangeait sérieusement. J'essayai de me cacher dans des renfoncements de pierres et d'énormes roches, mais je n'étais pas tranquille quant aux nouveaux bruits que j'entendais. Ici point de belettes ou de loups ! Si je devais me retrouver nez à nez avec un ennemi c'était soit une de ces horribles machines, soit un monstre de deux toises de haut et quasiment autant de large. Alors le lendemain, quand le soleil se leva un peu trop tôt à mon goût je constatai avec douleur que la pierre était plus dure que la mousse, et qu'ici je n'avais pas d'eau pour me ressourcer dès le petit matin.

Je passai environ deux nuits comme ça, à continuer d'avancer prudemment d'oasis en oasis, découvrant combien j'étais aussi bien équipé qu'un unijambiste dans un bal dansant. Le troisième jour, vers l'aube, ce fut des bruits ignobles qui me sortirent de ma rêverie. Le mal de dos que je m'étais créé, faute de couchage adéquat, avait limite viré en sciatique, et je mis malgré tout quelques minutes à me lever.
Mes pieds devaient certainement saigner depuis la veille, mais je refusais d'enlever mes chaussures, par peur du massacre. Pourtant, chaque pas était une torture. J'espérai que ces niards soient encore vivants parce que sinon, j'allais écarteler ce charlatant !
L'odeur du fer et notamment du sang, fut porter par le vent dans ma direction. Je m'empressai alors de suivre cette piste. Péniblement, je grimpai sur une dune de sable assez haute, profitant de la chaleur un peu plus calme que d'habitude, pour me dépêcher. Le spectacle qui s'offrit à moi était loin d'être très ragoutant.

Se tenait un campement vide et complètement déchiré. Les bivouacs avaient été massacrés et la plupart de ses occupants disparus. Les vivres et caisses avaient été saccagées, et énormément de sang jonchait le sol. Cette même odeur qui m'avait attiré ici. J'avais peine à croire que se tenait là des Hommes, quelques minutes plus tôt.
N'entendant pas de bruit, je m'approchai à pas de loup malgré mes pieds défoncés, et commençais à remuer quelques toiles à la recherche d'âme qui vive. J'entendis, à quelques mètres, deux voix assez basses et feutrées. L'une d'elle était très douce alors que l'autre était plus rocailleuse et présentait plus de pénibilité à parler. Curieux de nature, j'annihilai la distance qui me séparait des inconnus. J'arrivai d'ailleurs sur la fin de la conversation et mes oreilles frémirent quand j'entendis parler d'enfants. Non ! Il ne fallait pas qu'il... meure. Merde ! Comment j'allais faire ?
Le survivant se releva visiblement peu surpris ou touché que l'autre ait crevé dans ses bras. D'ailleurs, il était bien propre pour un rescapé...

« Hé. » Quand il se retourna, j'eu un mouvement de recul et levai immédiatement les deux mains en l'air à hauteur de ma poitrine « Ho. Je ne te veux pas de mal. Je cherche ces enfants moi aussi... » D'accord j'étais pas vraiment civilisé, mais ce type me mettait mal à l'aise. Je ne flairais aucune odeur émanent de lui, ni même un semblant de vie purement organique « Tu pourrais me dire ce que ce type t'a dit avant de... mourir ? » Je ne savais pas s'il le connaissait ou non, mais je ne pouvais m'empêcher d'être abrupt, insensible, brutal. C'était dans ma voix grave, dans ma nature rustre et dans mes gestes finalement primitifs. Je n'en avais pas conscience à ce moment-là et la façon dont je m'adressai à lui me demandait déjà pas mal d'efforts que je ne fournissais pas en temps normal. Je dissimulai ma nervosité, ne voulant en aucun cas laisser à un potentiel ennemi la chance de pouvoir me prendre en traite. Surtout que je ne pouvais le sentir alors s'il avait des alliés, je pouvais facilement me faire encercler sans m'en rendre compte. Mes yeux vacillèrent à gauche et à droite, cherchant à détecter une présence en plus, en vain.
Laissant tomber mes mains, je tournais la tête pour regarder une tente éventrée à mes pieds « Ils ont tout pris. Tu as vu vers où ils étaient partit ? Des enfants de mon peuple se sont fait enlever et ils doivent être dans les prisonniers. Il me faut les retrouver. » Pourquoi ? J'en savais rien, mais je le faisais, comme un benêt.
L'artiste que j'avais en face de moi était vraiment étrange mais il n'avait pas l'air franchement dangereux. Aussi je décidais de me présenter, espérant alors qu'il m'indiquerait au moins quelque chose d'utile « Je m'appelle Zackary, je viens du nord, et toi ? T'es de ce camp ou tu es tombé dessus par hasard ? »

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Qwark


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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Mar 7 Fév - 8:48



« Hé. »
Hé? Je me retournais d'un bloc dans la direction de cette voix encore inconnue. Un humain me faisait alors face, bien qu'il ait un petit quelque chose de différent comparé aux êtres que je côtoyais d'habitude aux laboratoires… Je le vis lever les bras, à hauteur de torse, paumes de mains tournées vers moi. Je sais qu'à cet instant je me demandais s'il s'agissait d'une coutume quelconque, la salutation d'une contrée lointaine peut-être ?
Penchant la tête sur le côté, par pur réflexe d’analyse cognitive, je cherchais à cerner les exigences de cet organique.
« Ho. Je ne te veux pas de mal. Je cherche ces enfants moi aussi... »
Très bien. J'ai déjà plus d'informations concernant cet étranger.
Il me parle des enfants, allié potentiel ou danger ?
Il ne vient peut-être pas d'une contrée si lointaine puisqu'il parle mon langage. Mais un accent bizarre se laisse entendre, comme un écho aux différences comportementales de l'individu.
Connaissait-il ces gens ? J'en doute.
« Tu pourrais me dire ce que ce type t'a dit avant de... mourir ? »
Probabilité de recherche des humains présentement décédés = 23 %
Il agit d'une manière un peu irrationnelle. Regardant à gauche puis à droite, tournant les yeux en tous sens… Au vu de la transpiration dégagée par les glandes sudoripares de sa peau, il est soit d'un état de stress avancé, soit commence à être dans un état de déshydratation certain.
Ou les deux ?

*** Threat : Initial Diagnosis ***
................ . . . . .  .  .  .  .  .   .   .   .   .    .    .    .     .      .      .      .
Ne paraît pas hostile, bien que très tendu.
Forte odeur et sudation clairement anormale, peut-être malade.
Désorientation. Émotivité. Fatigue.
Je décèle aussi comme une difficulté a tenir sur le plat de ses pieds, certainement blessé.
Accent certain, origine inconnue = probabilité d'origine Hybride à 87 %

« Ils ont tout pris. Tu as vu vers où ils étaient partis ? Des enfants de mon peuple se sont fait enlever et ils doivent être dans les prisonniers. Il me faut les retrouver. » Précisa-t-il, en me regardant avec une moue proche de l’incompréhension face à cette situation, je suppose.

Escape ?
Yes / No

« Je m'appelle Zackary, je viens du nord, et toi ? T'es de ce camp ou tu es tombé dessus par hasard ? »

Protocole de sociabilité = Activated


Un grand sourire illumina mon visage, programmé à la perfection, un sourire franc, chaleureux et joyeux.
Comme me l'avait enseigné mon créateur, je devais calquer mes mouvements sur les mouvements de la cible. Que ce soit en Programmation neurolinguistique humaine, ou juste en réflexes naturels animaliers.
Je tendis donc à mon tour les bras à hauteur de poitrine, mains ouvertes vers l'étranger pour lui refléter sa salutation.
« Hé. »
Le plus important, dans certaines situations difficiles, est de recopier le modus operandi de certains animaux lorsque l'on se retrouve face à face avec eux. Les neurones miroirs du sujet s'activent alors, libérant des réponses automatiques corporelles favorables et pour peu que l'on trouve la bonne combinaison de mimiques, l'on peut débloquer ainsi plusieurs situations délicates en calmant et rassurant par se biais l'animal.
« Ho. Je ne te veux pas de mal non plus. »
Je m’autorise alors à baisser les bras, en gardant les doigts des mains écartés et décalés du corps afin d'indiquer que je ne cache rien à mon interlocuteur.
« Moi aussi je cherche les enfants, je viens d'en faire à l'instant ma mission prioritaire. Je ne connaissais pas ce campement il y a douze minutes trente-huit et cet individu m'a révélé ce qu'il savait avant de décédé.»
Pour qu'il comprenne la situation clairement, je suppose qu'il est de bon ton que je rejoue le fichier audio.

En une fraction de seconde, le sourire plaisant que le visage de Qwark affichait s'évapora aussi vite qu'il était venu ; son regard, quant à lui, se fit distant et vague tout aussi rapidement.
Alors de sa bouche, rejouant une scène déjà vécue par Qwark, ressorti les voix des protagonistes : la sienne et celle de l'homme désormais passé à trépas.


* Lecture_vivevoix# Enregistrement_000556.tci

« Je m'appelle Dan... J'ai été engagé par quelques habitants de la Cité Neutre. On devait retrouver les enfants… *kof kof* ou découvrir ce qui les ont poussés à s'aventurer ici… »
*bruit de son en accéléré*
« On a retrouvé plusieurs tombeaux à différents endroits, certains ouverts, d'autres fermés, et tous accueillaient le corps de jeunes enfants. Uniquement des enfants.
- C'est horrible…
- Et c'est pour cela que nous devions patrouiller. Malheureusement, nous arrivions à court d'eau et de vivres donc nous devions rentrer… *kof kof* je n'en peux plus, j'ai besoin de dormir…



« Voilà ce qu'il s'est dit entre nous ! Apparement, les gens de ce camp nont pas eu le temps de s'enfuir. » Puis je levais la main en dirrection du côté opposé du camp où se trouve l'épave écrasée de leur véhicule.
« Et à en juger par les traces un peu plus loin, ce doit être l'oeuvre de ce qu'on appel une Hydre du désert. Heureusement que ce fût la seule créature du coin, sinon nous n'aurions rien retrouver du tout... Êtes-vous content que j'aie partagé cette information ?
Je m'appelle Qwark, absolument enchanté de vous connaître monsieur Zackary! »


Mon visage venait de retrouver toute sa contenance, son entrain et sa joie.





Dernière édition par Qwark le Mar 7 Fév - 17:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Mar 7 Fév - 16:51



Entre nous, je savais que les étrangers étaient des êtres à part, mais celui-ci dépassait l'entendement. Soit j'avais un cerveau et une tolérance atrophiés, soit ce type que j'avais en face de moi, était du genre marginal. Les deux n'étaient cependant pas impossible.
Déjà, il mit un laps de temps à comprendre ce que j'étais en train de lui dire et ce que je lui voulais. Et quand il s'agita et me parla, ça me fila la frousse. Je n'étais pas franchement du genre peureux mais si je devais me définir, courageux mais pas téméraire me qualifierait bien. Aussi, cet être sans odeur me laissa perplexe et me procurait un sentiment d'appréhension plutôt évident.

Il répéta les mêmes paroles que moi et exécuta les mêmes gestes « T'es débile ou quoi ? » Ca m'exaspéra. Je comprenais pas pourquoi il se donnait ce genre totalement bizarre. Si c'était pour jouer les intéressants c'était raté « Bref, on s'en fout. Sympa ta petite prestation vocale mais évite de refaire ça, d'accord ? C'est gênant. » En fait c'était pas gênant c'était carrément dérangeant. D'accord, ça m'avait été utile et ça m'avait paru fortement crédible mais au final je me disais que c'était vraiment anormal. Si je le croyais sur tout ce qu'il me disait, je serai déjà parti, tête baissée, dans une direction aléatoire. Même si c'était ma passion de jouer les décérébrés, je n'étais actuellement pas assez en forme pour ça. Je me déchirerai une autre fois car, pour l'heure, je l'étais déjà bien assez « Pars du principe que je suis content même si ça se voit pas trop. » Je fis volte-face commençant à fouiller dans les tentes et les débris, à la recherche de vivres, de vêtements et d'eau « J'ai les pieds défoncés, j'ai jamais autant transpiré que ces trois derniers jours... J'en ai marre de courir dans le désert pour des mômes qui sont peut-être déjà morts. » Tout en cherchant je parlais à ce nouveau compatriote à l'air béa. Je fini par sortir de quelques caisses et paquetages de maigres rations.

« Bon, de manière simple, tu fais quoi, toi, ici ? Tu viens d'où ? » Retirant mon haut en coton qui, ici, ne me servait pas, je n’eus aucune pudeur à me dévêtir partiellement devant lui. Les habits que j'avais trouvé était un peu trop larges, mais ils feraient l'affaire. Cet inconnu avait l'air tellement inoffensif que je ne pouvais m'en méfier plus longtemps « Je te propose qu'on s'aide. On cherche la même chose, c'est plutôt évident. » Je m'assis sur le sol sablonneux et, à l'aide de mes vieux tissus, je me fis des bandages aux pieds en faisant attention que du sable n'entre pas en contact avec la plaie. Mes chaussures étaient quasiment déchirées et je les quittai avec plaisir. Qwark pouvait voir tout ce que je faisais ainsi que ma manière de bouger. Mon visage n'était vraiment pas expressif et il ne laissait transparaitre qu'une sorte d'air colérique ou du moins agacé en permanence. Je ne savais pas exactement quand mes sourcils se "défronçaient" et quand ma mâchoire se desserrait, ce qui me donnait un air peu aimable. En soit, je m'en fichais.
Ainsi, j'étais assit par terre à faire preuve d'une grande souplesse pour regarder la plante de chaque pied. C'était vraiment moche à voir et bien qu'enlever ces sandales était un grand soulagement, je doutais être capable de marcher avec de simples bandages en tissu « Soit tu sais te battre, soit tu sais soigner. Actuellement j'aimerai que tu saches soigner et moi je serai là pour te défendre. Ca te va ? » Que ça lui aille était une chose mais je ne connaissais pas ses capacités de soin et s'il fallait, il n'en avait tout simplement pas.



Dernière édition par Bliss Abberline le Mar 7 Fév - 18:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Mar 7 Fév - 18:10


Débile? Selon les critères humain un être débile est le strict opposé de ce que je suis.
Pourquoi alors me demander ça? Je ne comprennais pas trop où il voulait en venir.
« Prestation vocale? Hum... Très bien comme vous voudrez... » Je lui donnais ce qu'il attendais et malgré tout ça ne lui convenais pas? Décidément je ne comprends pas cet individu.

Je le voyais s'affairer à chercher un peu partout quelque chose sans savoir quoi. En tout cas, mon diagnostique n'était pas éronné. Ces pieds le font souffrir, et je n'ai rien sur moi qui...
Après une courte pause, les yeux dans le vague, je me remémorais que dans le side-car, il y avait toujours une petite trousse de soin au cas où Cicéro se blessait.

« Pour vous répondre : de manière simple? Je recherche les enfants, comme je vous l'ai dit. »
Je me déplace alors et me rapproche de lui pendant qu'il s'assoit à même le sol et entreprend de défaire ce qui lui reste de chaussures.  
« C'est une cause juste et comme je n'ai pas de véritable but actuellement si ce n'est rallier la Cité Neutre quand tout celà sera fini. Enfin je suppose... Effectivement votre aide sera un atout précieux. Enfin, non je ne sais pas me battre. Si je sais soigner? Je suppose puisque je connais l'équivalent de deux cursus scolaire complet pour agent de soins et de traitement. Malheureusement uniquement sur les humanoïde, d'un point de vue strictement animalier je ne m'y connais pas. »
Tournant la tête et parlant à voix basse
« Bien que leur structure osseuse et musculaire reste plutôt similaire malgré tout... Hum... »

Je me dirigeais d'un air penssif vers une lourde caisse métalique. Assez basse, moins large que longue et la tirai sans trop d'efforts vers un endroit dégagé.
En la retournant, afin de faire tomber le sable, je lui indiquais l'endroit :
« Allongez-vous et reposez-vous un peu. Il doit y avoir une trousse de secours dans le side-car, je reviens. J'ai aussi de l'eau pour rincer vos plaies afin d'éviter les infection et pallier à votre début de déshydratation. »
Alors je parti en petite foulée, et gravi la dune surplombant le camp. Je mis quelques minutes à trouver ce que je cherchais, et je revins avec une gourde d'eau pleine à raz-bord et la trousse à pharmacie.
« Tenez, buvez un peu, vous en avez grand besoin. je me charge de nettoyer les plaies une fois que vous aurez fini ».
Regardant d'un œil critique les lambeaux de vêtements que Zackary venait de préparés en substitution de vrai bandages, je préférais les laisser de côté pour l'instant et sortir de vraies bandes saines. Une fois la gourde récupérée, je me rapprochais alors de ses jambes :
« Accepteriez-vous que je jette un œil de plus près à vous blessures? »
Son regard déterminé me fit comprendre que c'était le cas. Je posai alors genou à terre et rinçait le plus délicatement possible les chairs à vif de ses voûtes plantaires. Tout le temps des soins, j'étais extrêmement concentré sur ce que je faisais, l'on n'entendait de ma part que la checklist des actions à entreprendre. L'une après l'autre, minutieusement, puis vint le moment de la désinfection. Un moment crucial et nécessaire qui dans bien des cas pouvait rendre le sujet plutôt fébrile.
« Vous devriez mordre dans quelque chose, un tissu, un bout de bois, n'importe. Vos blessures n'étant pas graves, il n'y aura pas de séquelles si vos plaies sont désinfectées et pansées correctement. »
Je débouchais un petit flacon qui sentait relativement fort, pinçait la pipette afin de la remplir et me préparait à en faire couler plusieurs doses sur ses pieds.
« Attention, ça va faire mal, mais c'est un mal pour un bien, vous allez cicatrisez rapidement avec ça. Quand vous êtes prêts, donnez-moi le feu vert ».



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bliss


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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Mer 8 Fév - 19:11



Ce type m’inspirait. Il avait un air plus bête que méchant et parfois, ses expressions lui donnait un air très candide. Je ne savais pas trop pourquoi ni comment, mais ça avait le mérite de faire ressortir en moi le côté très protecteur que pouvaient avoir les renards. Pendant que je m’affairai à regarder mes pieds, je lui jetai un coup d’oeil, l’observant déplacer une caisse pour me protéger du sable « Ouais, c’est plus prudent, tu as raison. » La situation était ridicule mais je voulais éviter un maximum d’infecter un peu plus mes plaies et qu’importe si je devais siéger dans un panier en osier ou une caisse militaire blindée pour cela.
Pour le coup il avait répondu à mes questions de manière pratico-pratique. L’avantage avec lui c’était que j’avais ce que je voulais. Peut être pas de la meilleure manière qu’il soit, mais il me donnait forcément ce que je lui demandais.
« Le side… car ? » Qu’est ce que c’était que ça ? Il avait parlé une langue que je ne connaissais pas, mais je ne m’en offusquai pas. En réalité, je m’en fichais. Il fut bien plus productif quand il revint.

Je n’avais pas d’autres choix que de lui faire confiance sur ce plan là. Je ne possédais que peu de notions concernant le soin et si je ne retrouvais pas rapidement mes pieds, je risquais d’en pâtir. La cicatrice que je me payais dans le dos me tirait également, mais rien comparé à ma voute plantaire. Ce désert allait finir par me tuer « C’est bon, vas-y. » J’ettouffai un grognement quand il me désinfecta « Wow... » J’en transpirais deux fois plus tant ça me demandait d’efforts pour ne pas hurler. Le soleil se levait vite et la chaleur commençait à monter plus que ce qu’elle n’était déjà. Il s’attarda sur des zones qui me faisaient faiblir. Je dus m’allonger, les coudes touchant le sol, pour ne pas m’écrouler et garder un semblant de dignité « T’en as pour longtemps ? » Ma voix était rauque et la douleur paraissait nettement. Je ne lui en voulais pas, mais je ne pouvais rester calme dans ce genre de moments. Mon maître en savait quelque chose…

Quand il eut fini, j’eu l’impression d’accéder à une sorte de rédemption. Je ressentais une gêne, mais je n’avais plus aussi mal. Les bandages maintenaient les plaies fermées et moi je suais comme un cochon. Mes nouveaux vêtements étaient aussi trempés qu’avant et j’avais fini par complètement m’allonger. Les toiles de tentes me protégeaient le visage du soleil qui tenait le sol « J’en peux plus... » Et je ne pensais même pas pouvoir marcher en plus. De ce qu’il m’avait dit, il avait l'air d'être d'une origine plutôt robotique. D’où le fait qu’aucune odeur n’émanait de lui. C’était très gênant car je n’arrivais pas a savoir ce qu’il pensait réellement et comment son corps réagissait. Mes sens ne captaient rien. On m’avait dit que les robots et autres humains étaient un blasphème et qu’ils ne devaient pas exister mais moi, ce que j’en disais, c’était que si ce type n’avait pas été là, je serai mort par les pieds. Et ça aurait pu être long « Chez moi on vous aime pas trop. Enfin, moi je m’en fous et puis t’es plutôt sympa, mais ce qui est sûr c’est que les chefs vous aiment pas. Ils nous mettent en garde car vous êtes aussi insupportables que dangereux… C’est bizarre, si c’était le cas, tu m’aurais pas soigné non ? » Tout ce que m’avait dit le chaman pendant ces deux ans, tombaient complètement à l’eau. Il a fallu que je tombe sur le seul être faisant exception à la règle. Mais ça ne me concernait que peu, tant que nous restions chacun dans notre coin, je ne risquais pas grand chose « Je trouve ça étonnant le fait que nous soyons seuls, tous les deux. Il paraît que des groupes de personnes traversent le désert. Et pas des êtres esseulés et donc suicidaires. »

On prit le temps de quelques minutes pour discuter. Moi ça me faisait du bien de ne pas marcher immédiatement, le temps que mes pieds s'adaptent à l'étau, et puis lui... Eh bien ça le distrayait trente secondes « Bon... On doit retrouver ces gosses. Au fait, c’est quoi un… “side-car” ? » L’accent que je mettais pour prononcer ce mot n’avait rien à voir avec le sien mais je savais qu’il allait comprendre. Je me relevai avec difficulté. La douleur, quand je mis tout mon poids sur mes plaies, était difficile à supporter et je commençais à avoir de sacrés vertiges. Me retenant rapidement à un piquet de tente, je pu garder un équilibre, certes un peu précaire, de manière à contrôler ma vision tournoyante. Fermant les yeux en me pinçant l'arrête du nez, j'inspirai de grandes bouffées étouffantes d'air brûlant, pour aérer un maximum poumons et cerveau « Ca va aller il faut... Juste que je m'habitue... » Ce qui allait être compliqué.

Précisions =D :
 
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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Jeu 9 Fév - 16:53


Une fois les soins finis, nous eûmes un moment de répit. Je profitais de ce temps pour regarder un peu les papiers éparpillés partout sur le sol à cause de ce qu'il venait de se passer ici cette nuit. Quand à lui, je jetais un coup d'oeil, de temps à autre voir s'il ne décidait pas de se lever inopinément. Il faut du repos, éviter les chocs et bien sûr éviter de transpirer un maximum dans son cas. Bref économiser son énergie. Allongé sur le fond de la lourde caisse à l'abri du sable et du soleil, grâce à la toile de tente que j'avais tirée au-dessus, il me parlait plus calmement cette fois. De toute évidence, la douleur peut intrinsèquement faire changer le comportement d'un individu en quelques secondes seulement.
« Chez moi on vous aime pas trop. Enfin, moi je m’en fous et puis t’es plutôt sympa, mais ce qui est sûr c’est que les chefs vous aiment pas. Ils nous mettent en garde car vous êtes aussi insupportables que dangereux… C’est bizarre, si c’était le cas, tu m’aurais pas soigné non ?
- Je suppose effectivement que si j'étais un organisme dangereux, je n'aurais pas agi de la sorte... Enfin, je crois? Je n’en sais rien à vrai dire... Je n'ai pas été conçu pour démontrer de la haine ou de la dangerosité donc ce sont des notions tout à fait abstraites pour moi ! »
M'étant rapproché de lui, je lui fis de nouveau ce grand sourire empreint de gentillesse que j'affectionne tant. Pourquoi cacher des choses à quelqu'un comme lui? Il m'apparaissait comme quelqu'un de plutôt sympathique après tout.
« Vous savez, vous êtes vous aussi le premier hybride avec lequel je rentre en interaction. Enfin, à vrai dire, le premier que je rencontre tout court. Même si je peux clairement sentir une différence dans le schéma olfactif que vous dégagez, je croyais que vous tous étiez différents. Avec des spécificités physiques différentes, quelque chose de plus... Végétal ou animal... Dommage! »
À cet instant, je me repris assez vite, je pense, pour qu'il ne puisse pas lire de déception sur mon visage. Je ne voulais surtout pas qu'il s'aperçoive de quoi que ce soit, il aurait pu être triste à cause de moi et je ne le voulais pas.
« Et vous avez tout à fait raison, c'est plutôt étonnant! Les probabilités de tomber sur une autre personne seule étaient infimes. Pourtant, ce qu'il y a de plus fou encore, c'est que vous ayez quand même l'air d'être quelqu'un de bien. Je suppose que j'ai de la chance moi aussi d'être tombé sur vous en plein milieu de ce nulle part! »
Pour ponctuer ma phrase, je fis le même mouvement que faisait Cicéro quand quelque chose se déroulait bien ou qu'il arrivait un évènement heureux : la main fermée et le pouce vers le haut avec un grand sourire et le regard déterminé.

En fouillant l'épave de la voiture, j'avais mis la main sur un journal relativement intéressant : c'était le journal de Dan. c'est donc content que je revenais vers Zackary. En le lisant, je me suis rendu compte que ce journal avait été écrit tout au long de ses périples dans le No man's land. Et dans la couverture, était repliée une carte détaillée des endroits par lesquels lui et ses camarades passent pour se reposer au calme. Des indications plutôt précises étaient retranscrites, quant à la façon de trouver, je cite : ces dépôts de ressources et de matières premières pour la Cité. L'un d'entre eux, le plus proche ayant un moyen de s'enfermer pour la nuit, était à moins d'une demi-journée en moto. Avec un peu de chance, il y aura du carburant, sinon je devrai pousser jusqu'à l'atteindre. Au bout de quelques minutes supplémentaires de discussions, je me levai et partis en direction de la dune. Puis dans mon dos, j'entendis :  
« Bon... On doit retrouver ces gosses. Au fait, c’est quoi un… “side-car” ? »
En me retournant, je l'ai vu se lever en prenant son temps, dans cette caisse vide. Et c'est donc d'une voix plutôt douce, mais ferme, que je m'adressai à lui :
« Je vous inviterai bien volontiers à ne pas descendre dans le sable, pour ne pas salir les bandages, je reviens dans quelques secondes alors attendez-moi là s'il vous plait! » Puis parti en courant sous cette chaleur de plomb qui régnait désormais.


Quelques minutes plus tard, la moto et son side-car dépassèrent la carcasse de la voiture broyée, puis rentrèrent dans le camp à vive allure. Arrivé à côté de Zackary dans un bruit tonitruant, je ne compris pas tout à fait le regard que me lançait ce dernier : peur, colère, surprise... Peut-être un mélange de tout, mais je décidais de ne pas lui demander et de faire comme si de rien n'était. Puis, une fois garé a coté de la caisse en métal, repris :
« C'est ça un "side-car", dis-je en montrant la place vide à côté de moi. J'ai fait attention à me coller le plus proche possible de votre position; besoin d'un coup de main pour vous asseoir dedans ou ça ira?»

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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Lun 13 Fév - 10:25



« Est-ce que tu peux laisser tomber le vouvoiement ? Je me sens vieux et particulièrement sage. J'aime pas ça. » Et puis, disons-le, ces deux vertus n'étaient pas mes principales. Il n'y avait pas d'animosité dans ma voix, c'était autant une question qu'une affirmation, mais mon visage restait relativement neutre. J'avais tellement chaud... La pauvre toile de tente ne me couvrait pas entièrement et c'était très désagréable d'avoir quelques membres au soleil.
« Tous les Hybrids ne présentent pas forcément d'aspect animal ou végétal. Nous sommes avant tout des êtres Humains et nous naissons comme tout le monde, depuis le ventre d'une mère. La Nature nous octroie des Dons et ceux-ci nous aide à nous transformer partiellement ou entièrement. Après, c'est juste une question de maitrise... » Ce type avait au moins l'art de me divertir. Ses gestes n'allaient pas du tout avec ses paroles et il planait complètement quand il s'exprimait. Tantôt des yeux neutres, tantôt un sourire plus que béa, rien n'était logique chez lui.
Cependant je ne m'en offusquai pas. Il avait une drôle de manière de m'aider et je préférai prendre sur moi plutôt que de lui crier après. Je m'en fichais, je n'avais pas assez d'énergie et puis, après tout, ce n'était pas méchant ce qu'il faisait. Alors bien que je me levai, je restai debout dans la caisse à l'abris du sable.

Le soleil et la chaleur frappaient de plus en plus fort et les gros morceaux de roches n'emmenaient aucune fraîcheur, pas même du réconfort. Le Désert était une torture aride qui n'épargnait aucune de ses victimes. Les nuits étaient un peu plus reposantes, si on avait de quoi se couvrir. Qwark m'emmena dans sa machine infernale qui faisait un bruit auquel je ne m'habituais pas. Le vieux sage m'avait bien dit que, si je sortais, je verrai des immondices mais là, ça dépassait tout ce que je pouvais imaginer. Un être fait quasiment que de métal poli, avec un vrombissement similaire aux chars de guerre des Üniks et quand on 'roulait', l'air qui nous fouettait n'avait rien d'agréable. Il était, certes, bien plus frais mais il faisait mal et je devais couvrir mes mains pour ne pas qu'elles s'éraflent avec les grains de sables. Nous créions une poussière similaire à une tornade que nous laissions derrière nous comme un signal d'avertissement : qui passait par là se ferait ensevelir. Ce n'était même pas la peine que j'essaye de lui parler ou même de parler tout court. Il ne m'entendrait pas et moi, je risquai d'avaler quelques intrus qui voletaient. Le fait que je ne puisse contrôler la vitesse et que je du me laisser glisser sur ce sol, avec le vent haïssant, me fit presque perdre la raison. Ce n'était pas simplement de la peur, c'était de la folie. Je ne m'attendais pas à être directement bercer dans le monde cacophonique des Qantiks et Qwark ne me ménagea pas.

Enfin nous nous arrêtâmes. Je savais, au fond de moi, que nous n'avions pas beaucoup rouler, à peine quelques kilomètres, mais nous avions découvert quelque chose de plutôt étrange. Personnellement, je ne pu m'empêcher de me pencher par dessus le side-car dans lequel je m'étais presque réfugié, pour vomir la pauvre bile que j'avais. L'estomac vide ne me réussissait pas et, lorsqu'on me mettait dans cet état de transe, il m'était difficile d'éviter la conséquence.
Le sable absorba les gouttes d'acide et les grains imbibés s'enfouirent rapidement.

Qwark eut l'amabilité de me déposer à l'entrée de la grotte. C'était pas vraiment une grotte en fait c'était une sorte de ruines, comme si, ici, avait été construit une sorte de temple ou un édifice un peu grand. De ce fait, il était en pierre brune et dans une enclave, abrité du sable. Des colonnes brisées s'élevaient vers le ciel et plus on allait au centre, plus on pouvait voir un trou menant certainement sur un escalier. En tous les cas, les a-pics rocheux dissimulaient vaillamment cet endroit et si le flair de mon ami n'avait pas pu repérer ces ruines, je n'en aurais pas été plus capable « Tu penses qu'ils se sont arrêtés ici... ? » Je commençai à descendre de la moto, sur la pierre lisse « Je te conseillerai d'aller cacher ton engin, déjà qu'on a du t'entendre dans toute la contrée. Je t'attend à l'ombre. » Je fis deux pas de manière à ce que tout mon corps soit dissimulé dans une ombre stricte, me camouflant presque à la vue des gens.

Lorsque le petit robot revint, nous nous mimes en route pour arriver au centre de l'ancien édifice « On va y aller par étape. Je pars en éclaireur. Si la voie est libre, je te fais signe de venir. Ici on va parler à voix basse et on ne se sépare pas, d'accord ? » Il n'avait pas l'air très alerte sur les explorations inconnues alors, même s'il savait peut être tout ça, je préférai répéter. Personnellement, j'étais plutôt nerveux. Mon instinct de renard m'indiquait que je m'enfonçais tout droit dans un piège, sans autres sorties apparentes, et je craignais d'y laisser la peau. Après tout, j'allais me filer dans un trou sans moyen immédiat de pouvoir en sortir... Seulement nous n'avions pas le choix, c'était une piste à ne pas négliger si nous voulions retrouver ces mômes.
Comme premier exemple, je traversai la place à découvert, avant de regarder le trou béant. En effet, un escalier quasiment détruit nous menait vers les profondeurs lugubres. D'un signe de main j'appelai Qwark de manière à ce qu'il me suive rapidement « Bon... Allons-y. J'espère qu'il y aura des torches en bas... » Car, jusqu'à preuve du contraire, je ne voyais pas encore dans le noir.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Mar 14 Fév - 3:11




Il faut vraiment que nous mettions la main sur une paire de lunettes de pilote pour Zackary

Le sable et le vent frappaient à toute vitesse, et je le voyais s'enfoncer de plus en plus, au fur et à mesure du voyage, au fond du side-car. Ses yeux n'étaient pas équipés pour une telle violence et sa tenue n'était absolument pas adaptée à la moto : trop légère et trop ample. Je le voyais tourner et retourner au fond de cet oeuf, à mon côté, regardant en tous sens - ses pieds, ses mains, ses jambes, les fonds du side-car - sans pour autant oser porter le regard sur le paysage autour de lui. Au bout d'un moment, son agitation me fit tourner la tête une fois de plus et je croisai alors son regard, ce qui me laissa alors perplexe. J'en venais presque à me demander si c'était vraiment dû au sable, ou plutôt à la chaleur, à la vitesse ou au bruit qu'il agissait de la sorte.

Nous étions partis depuis une petite trentaine de minutes direction "sud-ouest-ouest", quand nous roulâmes au travers d'un champ de pierres érodées par le temps, ayant été disposées ça et là, de manière aléatoire... Bien que ce ne soit certes pas vraiment un champ, cette image est pourtant la seule qui me vint en tête à ce moment précis. Sur la carte, il n'y avait aucune indication d'un tel lieu et pourtant. Les pierres n'étaient pas spécialement plus grosses , mais leur éloignement facilitait amplement la conduite ; tout en ralentissant légèrement, je décidai de suivre ces formes aléatoires, tantôt enfouies, tantôt à l'air libre. En quelques minutes, nous étions sortis de cette "zone " et seules quelques pierres véritablement éparses ne se dessinaient plus que sous une couche plus ou moins épaisse de sable. Nous avions dérivé légèrement de notre itinéraire de quelques degrés qui se rattraperaient rapidement, je n'en doutais pas, alors je suivis délibérément ces fugaces indices.

Quand nous arrivâmes dans ce renfoncement largement camouflé par les dunes, je ressentis ce que je qualifierais comme une grande agitation interne. Mes yeux parcouraient chacune des imposantes colonnes soutenant partiellement une si ancienne structure architecturale qu'elle ne ressemblait en rien aux standards des styles Uniks. Et comparés même au plus ancien des bâtiments d'Anathorey, qu'il m'ait été donné de voir, ces roches semblaient être totalement différentes – structurellement parlant j'entends bien sûr ! Après avoir lentement freiné afin de déposer mon camarade sur ce sol sans aucune aspérité, je coupai net le moteur et pourtant je l'entendis encore un moment en écho. Je n'y fis pas attention, car une intense envie d'inspecter et d'étudier les lieux naquit en moi.
Seules cinq des colonnades originellement présentes - sur une douzaine - tenaient debout d'une façon somme toute relative, et le toit de l'édifice n'était presque qu'un vague souvenir pour ces lieux même. Juste une petite partie remplissait encore son office, au-dessus d'une ouverture s'enfonçant dans les entrailles de la Terre, et quand mon regard se perdit dans cet obscur souterrain, mon voisin me sortit de ma rêverie.
« Je ne crois pas non, lui répondis-je. Il n'y a absolument aucune trace de cet endroit sur la carte de Dan. » Et je poursuivis avec patience : « Le cyborg mort au camp ce matin… Je suis même presque sûr qu'il ne connaissait pas cet endroit. » Sur les conseils de mon compagnon, je poussai l'engin, puis parti le cacher un peu plus loin, recouvert de la bâche et de sable.

« On va y aller par étape. Je pars en éclaireur. Si la voie est libre, je te fais signe de venir. Ici on va parler à voix basse et on ne se sépare pas, d'accord ?
- Bien sûr ! Tu as l'air de bien maitriser ton sujet. Permets-moi d'apprendre en te regardant !»
Je décidai de le laisser passer devant. Me penchai légèrement en avant comme lui et observai avec la plus grande attention la posture qu'il utilisait pour se mouvoir. Il me fit un signe de main, et bien qu'il ne fut pas rassuré, je le suivis sans l'ombre d'une hésitation.
« Je vais progressivement agrandir mes pupilles à 230 % donc je serais susceptible de voir un peu mieux dans la pénombre, je pourrais te guider si tu avances lentement pendant un court moment. » Il acquiesça d'un imperceptible geste de la tête tout en continuant la lente descente.

Le début des escaliers était jonché de gravats et autres rochers, puis les éboulis laissèrent la place à un couloir plus large. De temps à autre, nous pouvions entendre un gravillon s'échapper d'un joint mural, accompagné par un peu de poussière ou de sable. Plus nous avancions et plus nos pas résonnaient tels des coups de marteau toujours plus fort, le dernier du précédant.
Au bout de cinq minutes, la configuration des lieux changea et j'en prévins mon comparse en chuchotant :
« Tu feras attention, nous somme désormais dans une vaste salle.
L'escalier continu tout droit encore pendant une trentaine de mètres.
Tu veilleras à bien continuer tout droit.
Parce qu'il y a un gouffre sur ta gauche et ta droite.
Je n'en vois pas le fond.
Ceci dit,
dis-je en reprenant rapidement, il y a une excellente nouvelle pour l'instant, le couloir et en ligne droite parfaite depuis l'entrée et je vois encore bien assez pour nous guider ! »

Cependant, le destin choisit cet instant même pour ourdir un de ses plans capricieux. Vingt minutes plus tôt, ils ont déclenché par leur simple arrivée, une suite de réactions en chaîne qui s'apprête à prendre fin. En effet, le moteur à combustion de la moto, atteint alors une certaine fréquence – amplifié par les échos de l'encaissement rocheux – qui suffit à déloger un unique petit grain de sable de sa cachette. Grain qui en entraina à son tour un autre. Puis un troisième.
Nul ne pouvait alors se douter que l'une des colonnes surplombant passivement les deux êtres, rentrant dans les ruines, allait bientôt pouvoir se reposer et s'étendre, lascivement, après ces éons passés à remplir fièrement son rôle.

Le sol n'était pas particulièrement en mauvais état, la visibilité était plutôt bonne pour Qwark, et environ à vingt mètres devant eux cette angoissante salle prenait fin, en une simple ouverture sur un nouveau couloir.
On pouvait même distinguer quelque chose au mur...


tournure:
 

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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Lun 20 Fév - 20:39



L'avantage avec un bleu, c'est qu'il faisait confiance à ceux qui étaient expérimentés. Du moins qui en avaient l'air. Qwark était en joie de jouer à l'apprenti explorateur alors que personnellement, je sentais le danger à des mètres à la ronde. Si j'avais gardé ma forme animale, nul doute que je me serai carapaté vite fait. Mais à cet instant, j'étais un humain et pour garder un semblant de dignité, je ne comptais pas fuir la queue entre les jambes.
Ce robot était bien utile soit dit en passant « Eh bha, pilote, docteur, aventurier, chauve-souris... Tu fais la vaisselle aussi ? » Bien que j'émis un petit rire sarcastique, le plongeon dans les ténèbres me fit taire rapidement. Je n'en menais pas large et, au contraire, doutais légèrement de mes capacités à défendre le petit être qui se tenait à l'abris derrière moi, comme je lui avais promis. Certains de mes sens étaient handicapés et je m'en retrouvais affaibli. Heureusement qu'il me guida et me retint par certain moment, car mon sens de l'orientation était complètement diffus et je ne savais même pas où nous étions réellement par rapport à la surface.

Étrangement, les chuchotements de Qwark me rassuraient. Il était là, derrière moi, faisant son travail et, pourtant, je m'y accrochai. Je ne comprenais pas comment je pouvais volontairement me mettre à l'épreuve comme ça... Il me fallait une force mentale extrêmement pugnace pour ne pas hurler et faire demi-tour. Peut être que cette force émanait involontairement de lui ? Je ne sais pas... C'était un être complexe pour moi et pourtant plutôt complémentaire.
Sa description de sa salle me fit sortir de mes pensées. Je me focalisai sur ses mots. Nous étions entouré de vide absolu donc il fallait que je garde une ligne de mire que je ne voyais absolument pas. Je ne vois pas en quoi c'était une super nouvelle !
Plus on avançait, plus je sentais la lumière quitter le couloir, comme si elle fuyait, refusant de s'enfoncer d'avantage. Au moment où j'allai parler, un grésillement me stoppa et me fit tendre l'oreille « Attend. » Je ne savais pas s'il l'avait entendu mais pour moi, c'était très clair, quelque chose avait bougé au dessus de nos têtes. Quoi, je ne le savais pas mais ça s'était rapidement arrêté. Comme une fissure qui lézarda un mur en moins d'une seconde, se taisant juste après. Attendant une sorte de chute, je ne vis rien et ne sentis rien de plus. Mes muscles ne se détendirent pas pour autant « Allez... Viens... » Au moins, autant ne pas s'attarder dans ces escaliers sans fin.

Dix secondes plus tard nous mettions enfin pied à terre. Dès que j'effleurai le sol de ma chaussure, des torches s'allumèrent le long des deux murs, m'éblouissant complètement. Bien que je restai sur mes gardes, je fus complètement perturbé par ce mouvement brusque de lumière et fit un pas en arrière. Heureusement pour nous, il n'y avait personne qui nous attendait, armé jusqu'aux dents.
Lorsque je fus remis de ce petit désagrément, je vis Qwark s'intéresser à quelque chose plus loin. L'attrapant par le bras avant qu'il ne fasse un seul geste, je lui dis doucement « Attention. Cette salle est surement piégée pour éviter aux étrangers et aux touristes de s'aventurer trop loin. Il doit y avoir un mécanisme quelque part, laisse moi le déverrouiller avant d'avancer. » Au moins qu'il ne se fasse pas trouer la couenne avant même d'avoir commencé à découvrir ce monde.

Je marchai prudemment sur les dalles, retenant mon souffle à chaque instant. Je regardai partout, redoutant que les murs se trouent pour laisser passer des flèches mortelles. Je transpirai à grosse goutte, mal à l'aise. Il n'y avait aucune verdure, pas la trace d'un minéral ou d'un végétal. J'avais faim et je sentais que cette épreuve me demandait énormément d'énergie. Seulement, je ne pouvais pas échouer, pas déjà.
Au milieu de la salle, j'inspirai un grand coup avant de prier silencieusement, les bras le long du corps. La mutation s'opéra et je me transformai en renard roux. Avec toute la vitesse qui pouvait me caractériser sous cette forme, je couru pour me retrouver dans l'encadrement de la porte opposée. J'avais parcouru une dizaine de mètres et, pourtant, ce fut les plus longs de ma vie.
A bout de souffle, je revins sous forme humaine « Je... J'ai trouvé... » Je ne voyais pas bien l'anti-chambre suivante mais qu'importait. Ce que je pouvais dire, c'était que le levier qu'il y avait juste devant moi ne pouvait pas servir à autre chose qu'à désactiver les fameux pièges sur lesquels je n'avais pas marché.
Une fois fait, je vis un fil se détendre à un mètre de moi et le haut plafond se dérober pour s'effondrer dans un bruit sourd. Bien que je protégeai mon visage de mes bras en croix, je me reçu énormément de sable et de poussière sur tout le reste du corps. Un petit courant d'air se fit également sentir mais il n'éteignit pas les torches. Le système était ingénieux. Mortel, mais ingénieux.

Montant sur la marche de dalle en pierre, je rejoignis Qwark « On l'a échappé belle. Il y avait un fil invisible à hauteur de tête. Je me le prenais, j'étais cuit. » C'était le moins que l'on puisse dire. Cependant le bruit que ce piège avait fait en se désactivant me rendait anxieux. Si il y avait réellement des ravisseurs, ils nous avaient entendu à coup sûr et peut être qu'ils ne tarderaient pas à rappliquer...
« Sinon, tu as vu quelque chose d'intéressant ? »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Mar 21 Fév - 17:07




Je voyais Zackary avancer à pas feutrés dans cette longue salle étroite. Pourquoi quelqu'un piégerait son propre chez lui? Je ne comprenais pas pourquoi il faisait preuve de tant de prudence, mais après tout s'il pensait que tout cela était nécessaire alors soit. Je le vis s’arrêter net au milieu de la pièce, puis quelque chose d'incroyable arriva alors : devant mes yeux, son corps se mit à changer et en peu de temps je n'avais face à moi, au milieu de cette pièce devenue soudainement si grande, qu'un mignon petit renard roux et blanc.
J'aurai aimé à cet instant que ce véritable mystère me soit intelligiblement accessible, une infinité de questions se bousculaient dans ma tête, et chacune d'entre elles amenait d'autres questions qui ouvraient à leur tour d'autres portes sur d'autres idées. Je fus saisi par l'immensité et la puissance de la sensation vécue à ce moment, je savais inconsciemment que je n'arriverais peut-être jamais à percer son mystère et cela m'a à la fois rendu triste et content. Quelque chose que je ne comprends pas m'occupera certainement pendant une période plus ou moins longue, mais lorsque j'en aurai compris et assimilé tous les tenants et aboutissants - suivant la complexité de mon étude bien sûr - alors je la délaisserai au profit d'un quelconque autre nouveau challenge cognitif.
Seulement si je ne trouvais jamais de réponses suffisamment complètes, dans leurs ensembles, alors je pourrai encore assister à ce bouillonnement intense en moi d'incompréhension, d'émerveillement et interrogations mélangées.
Je n’eus pas le temps de continuer plus en avant dans le fil de mes pensées puisqu'un bruit tonitruant me sortit de mes pensées.
L'endroit était piégé.
Réellement.
Il me fallut quelques secondes pour comprendre finalement que, suivant la configuration des lieux, la pièce dans laquelle nous nous trouvions était certainement un rempart contre une intrusion extérieure potentielle. Le piège pouvant être déclenché par un mécanisme rudimentaire lors du passage d'une personne, ou... Pouvant être activé à dessein, par un défenseur en place, afin d'ensevelir -vu la surface de plafond tombé - les visiteurs indésirables sous une certaine quantité de pierres. Le levier que venait de tirer Zackary était très certainement ce mécanisme de défense. Devais-je lui faire part de ma déduction, quand il reviendrait, étant persuadé avoir "désarmé" ce système de défense archaïque alors qu'il n'a en fait que failli nous ensevelir par manque de données?
Non.
Il n'y a aucun intérêt à expliquer tout ceci, après tout il est sûr de lui, a l'air d'être expérimenté et plutôt habitué aux explorations dans le monde. Un point crucial a certainement dû m’échapper et il à certainement dû choisir entre plusieurs solutions. Il avait alors choisi la meilleure d'entre elles. Mais pourquoi ? Nous laisser la retraite sûre et libre de tous risques potentiels supplémentaires? Mécanisme peut-être trop vieux pour risquer qu'il se déclenche dans un moment non choisi et hors de notre contrôle? Faire croire à de potentiels ennemis présents que nous avons finis sous leur piège et profiter de l'effet de surprise?
Pourquoi n'avais-je pas réussi à penser à ça avant ? Il est certain que je devais continuer à bien l'observer et profiter pour apprendre un maximum de connaissances que cet être décidément surprenant voudra bien partager!
Il me fit sortir de mes idées :
« Sinon, tu as vu quelque chose d'intéressant ?

- Non, rien de spécifique. En revanche je me rends compte que ta capacité cognitive dépasse de très loin ce à quoi je me serai attendu d'un organisme vivant».
Je ponctuais mon constat par un regard empli d'étonnement, j'étais très clairement impressionné, et je ne pus m'empêcher d'y voir un rapport à ses « sens » animaliers qui m'étaient alors inconnus.
« J'ai tellement de questions à te poser !!! Que peux-tu me...», mais nous nous arrêtâmes dans l'instant. En une fraction de seconde nos têtes se tournèrent de concert vers les escaliers, encore à quelques mètres, derrière moi. En haut de ses derniers, on entendit une déflagration, qui fut reprise en une monstrueuse suite d'échos dus au vide. Si mes conduits auditifs, à cet instant, avaient été innervés, j'aurai très certainement tenu mes oreilles à deux mains sous le bruit et la pression de l'air. Tous mes autres capteurs, eux, étaient en alerte et des billions de données diverses affluaient en même temps, par les synapses de mes neurones artificiels, vers mon noyau central.
En une fraction de seconde j'avais amassé et analysé bien trop d'informations inutiles. Les pierres qui chutaient dans ces abysses, leur taille, leur poids, en fonction de celle que je voyais et celle que je décernais faiblement ; la lumière de la surface venant du haut de la salle qui disparut ; la poussière qui s'élevait en un nuage qui selon mes calculs remplirait toute la pièce en un peu moins de deux minutes et trente secondes ; la distance qui séparait les escaliers du fond du gouffre - qui finalement ne devait pas faire plus d'une trentaine de mètres de profondeur, me dis-je alors, en fonction du temps que les rochers prenaient à toucher le sol.
Je fus tellement absorbé par ce qu'il se passait, ou plutôt devrais-je dire "surchargé", que je n’eus qu'à peine le temps de me rendre compte que Zackary essayait de me parler.
De me prévenir. De quelque chose spécifiquement ?
Aucune idée je n'entendais rien dans ce vacarme. Puis je tournais enfin la tête dans la direction qu'il me pointa du doigt : le bas des marches et le début du couloir où je me trouvais venaient de craquer et n'allaient pas tarder à m’entraîner avec eux.
Alors je me retournais vers Zackary à deux mètres de moi et croisai son regard avec un sourire empreint d'impuissance sur mon visage, tendis une main vers lui, quand le sol commença à se dérober sous mon poids "certain".

Comme c'est fâcheux. Pensais-je.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Que cache vraiment le Sidhe [RP libre PV Zackary]   Lun 13 Mar - 16:45




********* Checking system in progress *********

Etat critique :
Jambe gauche.................81% de domage
Jambe droite ...................34% de domage
Thorax...................................29% de domage
Bras droit.............................12% de domage
Bras gauche = Intact
Tête = Intacte

Température interne 71°
Tentative de réactivation des nanograins…   ECHEC
Seconde tentative de réactivation........................REUSSIE

Bienvenu Q.W.A.R.K.

_________________________________________________________


Réactivation...
.....
.............
3202e Démarrage.
.........
...............


Tout est noir ici… Plus aucun bruit, plus aucun mouvement. Seul sous un tas de roches de diverses tailles, je prends quelques instants pour ressentir les multiples points de pression exercés sur mon corps par les éboulis. Seule ma jambe posera certainement problème, en effet vu la pression, un rocher bien plus gros que les autres doit y reposer. Ma jambe elle-même risque d'être plus endommagée, si je m'y prends de la mauvaise manière, pour sortant de là-dessous. Je ne savais pas ce qui était advenu de Zackary, et j'espérais sincèrement qu'il ne lui soit rien arrivé. Je tentais alors de l'appeler, mais rien n'y fit, il n'était plus ici. J'apprendrai bien plus tard, qu'en voulant me secourir, il partit à la recherche d'un chemin alternatif dans les ruines. La voie plus courte, que j'avais alors empruntée, ne lui disait rien et il fut arrêté en chemin sans malheureusement ne jamais pouvoir me rejoindre.
Pour l'heure, je dégageai alors lentement mes mains, puis mes bras. Déplaçant avec parcimonie les gênes, qui me pesaient, en suivant un ordre logique. Au bout de quelques heures, seul mon membre inférieur restait bloqué. Je ne ressens pas vraiment la douleur et dans la plupart des cas, me direz-vous, cela est parfaitement utile. En revanche, dans un cas comme celui-ci, c'est un handicap flagrant : si je ne ressens pas la douleur, je risque de continuer de tirer, d'avancer, de pousser, etc. malgré une mécanique déjà défectueuse ; au risque de compromettre ainsi l'intégrité même de mon infrastructure. Je ne pouvais pas me permettre de perdre ma jambe ici, donc je pris le temps nécessaire pour remédier à cette situation dangereuse. Après avoir répandu l'ordre à mes Nanites, juste avant de me plonger en veille forcée pour le temps du scan, je les sentis quitter ma structure corporelle afin de s'éparpiller sur toute la surface de la pierre et commencer leurs analyses moléculaires. Cela dura l'équivalent d'une journée complète, mais au terme de celle-ci, j'avais enfin la possibilité de libérer ma jambe. Mes nanorobots entamèrent alors la déstructuration méthodique de toute substance en contact avec ma jambe et avec le rocher, mais de manière à ce q'il roule sur lui-même en libérant progressivement la pression. Ce qu'il se produisit. Cette quantité de matière lui permit de recréer suffisamment d'eau pour réhydrater les circuits hydrauliques de son corps (élasticité et apparence de la peau, circuit de refroidissement, gyroscopes, etc.)
Suite à quoi je me mis en route dans le noir, en suivant un courant d'air si infime que j'étais souvent obligé de m'arrêter quelques minutes avant de le retrouver et ainsi pouvoir repartir. Ce fut long, mais surtout laborieux, car sa jambe n'était presque plus fonctionnelle.

Puis, la lumière.

Après plusieurs jours passés à parcourir diverses galeries, ramper dans différents boyaux et se cogner des milliers de fois sur presque chaque obstacle qui le séparait de la sortie, Qwark put à nouveau sentir l'air frais sur son visage. Il était ressorti par une suite de galeries plus ou moins naturelles, à seulement trois heures à pied de l'entrée des ruines. Il se mit en marche afin de pouvoir retourner vers son véhicule. Il devait au plus vite voir un mécanicien pour être réparé.
Il connaît ce qui ne va pas chez lui, sait quelle pièce changer, comment démonter et remonter chaque partie de son corps. Il ne savait en revanche absolument pas le faire lui-même, et le vocabulaire contenu dans sa mémoire était bien trop compliqué pour le premier badaud venu.

C'est au bout de trois jours de plus, les réservoirs de son véhicule quasiment à sec, qu'il arriva en vue de la grande Cité Neutre.


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