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Le feu contre la peur [Test solo niveau III]

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Haku


RPG
Âge : 18
Groupe: Anemös
Inventaire: Un arc, des flèches, un couteau de chasseur, un appeau à raton-laveur et une petite renatsu

MessageSujet: Le feu contre la peur [Test solo niveau III]   Lun 13 Fév - 15:29

Le soleil se couche. L’horloge biologique de Haku le sent et le fait se lever. Le jeune anemös s’habille et se peigne puis quitte sa tanière pour souper chez sa famille. L’activité est encore présente près des minkas, Haku salue les voisins qu’il connaît et apprécie de loin. Ces derniers lui renvoient la pareille mais Haku regrette de ne pas les connaître plus. Il ne les voit pas longtemps car il est difficile de concilier leurs régimes de vie et le jeune hybrid n’a pas le don pour entretenir des liens d’amitié ainsi. Les longs moments de contact social lui manquent un peu en ce moment. Il hérite tellement de temps solitaire au milieu de la nuit qu’il trouve dommage de ne pas les mettre à profit pour arranger ce problème.
Il soupire en repensant à la dernière décision de son ami Kenta. Le phytös suivra désormais les cours de la divinatrice Kiku. Son meilleur ami d’enfance ne sera pas murmurant comme il l’espérait et ils se croiseront encore moins car l’institutrice ne donne ses cours que lorsque les astres se relaient, c’est à dire quand ils peuvent se croiser. Kenta a l’air heureux, c’est l’essentiel.
Après le repas, sa grande sœur Aiko interrompt sa rumination pour lui proposer de l’accompagner cette nuit ; ce que Haku, trop heureux de renouer leur complicité d’antan, accepte.

- Je suis content que tu me montres enfin ce qu’un dresseur fait. Ça promet d’être instructif. Pourquoi as-tu attendu si longtemps ? dit-il.
- Tu étais trop jeune, lâche-t-elle d’un ton sérieux.
- Eh bien, je suis honoré de ne plus être considéré comme tel.
- Daisuke a senti une bête mais est incapable de me faire comprendre ce que c’est. Donc, j’ai besoin de toi pour le trouver et le faire le nécessaire.
- Il ne t’a rien « dit » de plus ?
- Ça l’inquiète, je pense que c’est au moins un concurrent, sinon un prédateur pour lui. Et il est nocturne.
- Ça pourrait être beaucoup de choses. Oh, est-ce que tu as déjà vu des géants des forêts ?
- Non.
- Des esprits maléfiques ?
- Non plus.
- Aiko, les éclaireurs aguerris disent que la forêt est plus hostile qu’autrefois. Tu l’as senti ?
- Et toi ?
- Je n’ai rien remarqué mais je ne peux pas juger. Je ne suis jamais allé si loin. Mais et toi ?
- La forêt est à l’image de ceux qui y vivent. Le pillage des üniks a apporté la guerre et celle-ci n’a rien apporté de bon.

À se demander pourquoi elle a été provoquée, pense Haku pour lui-même.

Aiko ne poursuit pas la discussion et le groupe restreint quitte le village sans plus dire mot. Les larges troncs des arbres s’étendent à perte de vue, du moins pour Haku. Aiko se guide à la lanterne et mène la marche vers le lieu indiqué par son lynx.

- Bon, maintenant sur tes gardes !
- Oui, je sais. On n’est pas à la cueillette aux champignons. Une suggestion à faire pour être sur ses gardes ?
- Chut !

Je me taisais déjà avant que tu me mettes en garde.

Haku redouble toutefois de concentration. L’arrivée du lynx ne le surprend pas. Ce dernier est le compagnon attitré d’Aiko depuis deux ans déjà. Hormis avec elle, Daisuke n’est pas agréable, du genre sournois et à chercher le moindre prétexte pour montrer qu’il est le plus fort. Il est utile de préciser que c’est un mâle. L’animal se place en tête, indiquant la voie à son tour. Le duo semble interagir, cela fait son effet de voir Aiko déduire depuis les signes de son plus fidèle compagnon.

- Tiens ton arc prêt.

Continuant d’avancer, Haku guette et analyse chacun des bruits. La forêt dense grouille de bruit encore plus de nuit qu’à la lumière du soleil. Une déflagration se fait entendre et une lumière rouge éclaire momentanément les contours des arbres. Ni une ni deux, le groupe presse le pas. La scène, tout juste éclairée par quelques rayons lunaires, présente un affrontement entre deux petits animaux vifs et ailés et une bête plus grosse et pataude. Pas si pataude que ça. Alors qu’un des canidés visait la tête, il est expulsé d’un revers.

- Vas-y tire ! Réclame Aiko, elle-même prête à employer son fouet.
- Mais nous ne savons même pas ce que c’est…

Les confrontations font partie de la nature après tout. De la distance où il est, il ne discerne qu’une tête et quatre pattes larges comme celles d’ours. Un détail dans l’aspect de la silhouette l’effraie. Elle est floue, comme mouvante, tandis qu’elle repousse les assauts du lynx. Le second renatsu lance une autre boule de feu en frottant ses ailes contres le panache de sa queue. La vive lumière se fracasse contre le front de la créature. Celle-ci n’a pas d’oreille et son museau vaguement bosselé est orné d’une protubérance tranchante comme un croissant de lune. Le pire de tout sont ses yeux, deux trous béants et noirs qui semblent pourtant tout voir.
Le lynx recule laissant Aiko l’occasion d’entraver la patte du mauvais génie avec son fouet. Le démon tranche ce dernier avec sa corne aiguisée comme un rasoir. Haku se rappelle qu’il doit lui aussi placé sa flèche. Plus de pitié, l’esprit n’est pas un animal et ne peut entendre raison, pas avec les moyens actuels des hybrids. Et l’esprit vient justement d’immobiliser le second renatsu.

Alors que l’éclaireur prépare sa flèche, un frisson glacé et irrationnel le transperce. Il tremble, il transpire, il a envie de se recroqueviller sur lui-même. Autant de symptômes qui lui rappellent les mises en garde des anciens : « ils exacerberont ta peur pour te paralyser ». À quoi cela lui sert-il de le savoir ? C’est fini, il est foutu, ni les renatsus, ni le lynx, ni sa sœur ne peuvent le battre. Ses flèches minables ne lui feront aucun effet. Le démon commence à déchiqueter le corps chaud d’un des renatsus avant de s’avancer vers sa sœur. Haku observe son avancée impuissant, les bras pressés contre ses côtes. Aiko ne semble pas décidée à bouger les jambes non plus mais ses bras lui obéissent encore. Elle saisit le large cou de l’esprit avec son lasso mais ses efforts sont pathétiques si elle ne bouge pas. Le démon avance et Aiko reste figée. Elle aurait dû demander plus que l’aide d’un jeune éclaireur, au moins un dresseur aguerri, peut-être même deux.
Les jambes flageolantes de Haku reçoivent une poussée qui manque de le déstabiliser. Il se tourne pour voir le lynx, oreilles en position basse, feuler dans sa direction. Haku se retourne hypnotisé par la menace imminente avant de se faire mordre le mollet par le lynx. La douleur submerge la peur juste le temps qu’il lui faut pour solliciter des réflexes acquis par l’entraînement : orienter la flèche en direction de l’esprit et lâcher la corde tendue de son arc. À sa grande surprise, la flèche s’enfonce jusqu’à l’empennage dans le corps brumeux de l’esprit maléfique comme dans du foin. L’emprise viscérale s’altère et Aiko retrouve sa liberté de mouvement pour tenir le démon avec son lasso. Après de long instant de lutte, le génie s’en défait en dépit des efforts de sa sœur et disparaît dans la forêt. Haku rattrape Aiko.

- Non, attends ! Il faut que ce soit de vrais dresseurs qui s’en chargent.

Remis de leurs émotions, ils observent l’état des animaux acteurs de l’échauffourée. Pour le premier en charpie ils ne peuvent rien mais l’autre agité de mouvements compulsifs a un vilain coup à la tête et son aile est plié d’une horrible façon. Avec l’approbation d’Aiko, Haku enfonce la lame de son couteau dans la tête de la pauvre victime. La dresseuse quant à elle murmure une prière solennelle pour offrir le corps et l’esprit des animaux aux soins de Mère Nature. Le ventre pelé du renatsu lui apprend qu’il s’agissait d’une femelle allaitant une couvée. Celle-ci périra bientôt de faim. Il fait part de sa découverte à sa sœur.

- On peut encore faire quelque chose pour eux. Le terrier doit être tout proche.

Puisque les renatsus se sont défendus ici, c’est logique. Le lynx, grâce à son expérience, trouve le terrier le plus proche : il s’agit d’un nid d’écureuils. Les renatsus ne font jamais leur terrier eux-même, ils préfèrent de loin s’installer dans un terrier de blaireaux ou de lapins, même quand ces derniers l’occupent encore. Tandis que Haku guette le retour éventuel de l’esprit, Aiko passe la main dans le terrier sans subir la morsure des locataires grâce à son talent avec les animaux. Elle extirpe un renatsu de quelques semaines, puis deux, puis trois. Un seul est en vie.

- Les écureuils c’est pareil j’en ai peur.
- Il est trop mignon mais que va-t-on en faire du coup ?
- Si j’arrivais à trouver un second terrier, les renatsus pourraient le recueillir. Ils font ça quand les parents colocataires décèdent mais d’un autre nid je ne sais pas si ça peut marcher… Prends-le
, dit-elle en fourrant la boule de poils chaude entre les mains de son petit frère. Daisuke n’aime pas partager.

Donc elle ne veut pas le garder, même le temps de trouver une nouvelle famille d’accueil. Haku manipule le mini-renatsu avec précaution et le place dans le col de sa chemise pour la chaleur. Il sent le contact de ses petites pattes. L’animal cesse de s’agiter et émet un petit gémissement. Le lynx grogne soudain en direction d’un fourré. Silencieusement la menace de tout à l’heure réapparaît, le poitrail débarrassé de la flèche de Haku. Les deux hybrids ressentent une nouvelle fois la peur les envahirent. Daisuke se positionne courageusement devant eux pour chasser l’esprit en dépit d’un manque manifeste de conviction. Le petit renatsu reste immobile mais Haku sent son minuscule cœur s’emballer. Il reprend son arc et pointe une seconde flèche en direction du démon. Bien que perturbé par la présence de l’animal dans son cou, il ne risque pas de rater sa cible. Il tire finalement, visant près du cœur supposé.

Puis ils battent en retraite au village, envoyer les dresseurs compétents pour gérer l’esprit maléfique.

- Tu es servi : tu voulais voir un esprit maléfique et tu as un compagnon.
- Je ne voulais pas en voir, ni avoir de compagnon. Mais je préfère largement le compagnon au démon.


Les semaines qui suivent, son nouveau protégé occupe Haku à plein temps. Lui trouver un substitut de lait maternel fut plus dur que de lui faire un terrier ou le nourrir régulièrement. Haku emmène l’animal pendant ses patrouilles, soit glissé dans son cou pour dormir soit actif dans ses bras. Mais les tentatives d’incorporer le très jeune canidé à une nouvelle famille furent des échecs en plus de déchirer à moitié le cœur de Haku. Il décide avec une pointe de culpabilité de ne pas insister au-delà du troisième essai. Il pouvait tenter davantage mais l’odeur du renatsu semble définitivement le compromettre, accompagnant Haku chaque minute de son temps. Le jeune passe à l’alimentation solide, grandit et présente l’espièglerie de son âge. Celui-ci comprend finalement qu’il s’agit d’une femelle et décide de l’appeler Miu pour sa sonorité douce. Il essaye de stimuler chez elle un caractère indépendant en cachant sa nourriture et l’amenant au contact d’autres renatsus semi-apprivoisés. Avec le temps, il pourra tenter de lui apprendre à chasser par elle-même.
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