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Convalescence et félins [Test solo niveau 3]

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Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Convalescence et félins [Test solo niveau 3]   Dim 26 Fév - 12:24

Un bourdonnement. Intense. Tellement qu’il en fait mal à la tête. Et… La vue affreusement brouillée. A ne rien distinguer. Aucun repère. Il ne sent pas grand chose de ses membres non plus malgré ses efforts à serrer les doigts de sa main gauche. Que s’est-il passé ? Impossible de se souvenir de quoi que ce soit. Et réfléchir est trop douloureux. Trop mal à la tête. Pourtant, il lui faut essayer de faire quelque chose. Bouger. Plisser les yeux de plus en plus dans l’espoir d’obtenir une vision plus nette. Non rien ne marche. Et pour finir voilà Diyo qui replonge dans le coma.

”Pauvre garçon… Je ne sais pas quoi faire d’autre. J’espère qu’il va s’en sortir. Il y en assez de voir ces jeunes partir beaucoup trop tôt !”

”Où… suis-je ? Qu’est ce qui… s’est… passé ?” Le souffle court, une douleur difficilement supportable dans sa poitrine à chaque mot prononcé, au moins l’Hybrid avait-il enfin réussi à émerger de sa longue léthargie. Il arrive à distinguer les sons qui émanent de l’environnement. Et deux silhouettes se dessinent, encore floues certes, mais elles sont là, à quelques mètres de lui.

”Oh tu es réveillé ! Parfait ! Repose-toi.” Et il n’en fallut pas beaucoup plus à Diyo pour se laisser aller à un sommeil profond comme il n’en a jamais connu.

****

Deux jours supplémentaires furent nécessaires pour que le brun réussisse à distinguer les traits de ses hôtes, les contours de la pièce dans laquelle il se retrouve cloîtré, que ses oreilles arrêtent de lui filer des maux de crâne, et qu’il puisse enfin passer en position assise. Des problèmes, il en a connu dans sa vie. Il ne compte pas le nombre de fois où il a dû rester caché le temps que son corps récupère suffisamment d’énergie vitale, mais cette fois. Non, c’est bien la première fois qu’il doit sa vie à d’autres personnes. De purs étrangers qui plus est ! Ce qui n’est pas pour l’arranger. Les codes sociétaux impliquent qu’il leur doit toute reconnaissance. Ce qui est évidemment le cas, mais… Comment leur faire savoir ? C’est le plus difficile. Heureusement pour lui, ces personnes, en plus d’avoir pris la peine de s’occuper d’un mourant, sont aussi des plus bavardes, et lui facilitent la tâche.

”Tu commences enfin à reprendre des couleurs ! Et ton visage est de moins en moins boursouflé. La femme qui prononce ces paroles semble avoir une cinquantaine d’années. Mais aussi être terriblement fatiguée. A côté d’elle, son mari probablement, n’a pas l’air beaucoup plus en forme. Voilà qui dénote bien avec tous ceux qu’il a vu à Anathorey jusqu’à présent. Leurs vêtements paraissent sales et vieux. Aucune marque de richesse.

”Merci beaucoup. Mais, je dois savoir où je me trouve. Et ce qui m’est arrivé.”

”Pauvre chéri, pas étonnant qu’il ne se souvienne plus de rien.” La femme tourne la tête en direction de son mari. Qui soupire, attrape un tabouret, et s’assoit à côté du lit dans lequel Diyo est allongé pour le moment.

”Moi c’est Edgur, et voici ma femme Valia. Tu es chez nous, à Nordkia. On n’est pas franchement très riches, et… Nos… Occupations ne sont pas toujours très bien perçues. Alors on se retrouve à vivre ici, dans les Ghettos.” ”Mais au moins on a pu s’offrir un grand terrain !” Diyo hoche la tête pour signaler qu’il suit bien le récit malgré les changements de narrateur. Et aussi que ces histoires de Ghettos et d’occupations mal vues ne le gênent en rien.

”Quand à ce qui t’es arrivé… Cela fait maintenant cinq jours qu’on t’a trouvé. Enfin on… Oui, si. On rentrait d’une soirée importante, il était tard, le soleil n’allait sans doute pas tardé à se lever. Quand on t’a vu, au sol, inconscient, dans une mare de sang. Ici, les combats et règlements de comptes sont fréquents, mais nous on ne peut pas accepter ça ! Pour être honnête, je n’aurais jamais parié que tu te réveillerais un jour…” ”Edgur !” La voix de Valia s’était faite puissante et sèche pour la première fois, reprochant à son mari ses paroles.

”Ce n’est rien. Après tout, je vous dois la vie.” Un petit gloussement de satisfaction échappe à la femme, accompagné par ce petit geste de main qui signifie « voyons, ce n’est rien ». ”Nous n’allions tout de même pas te laisser ainsi. Bon assez discuté ! Tu dois mourir de faim, tu n’as toujours rien mangé ! J’ai préparé du potage, je me suis dit que ça passerait mieux ! Je reviens tout de suite.”

Tout cela paraît louche aux yeux de l’Hybrid. A présent que ses idées s’éclaircissent, il se souvient effectivement du groupe formé par trois hommes tous de noir vêtu, qui lui sont tombés dessus sans raison apparente. Rien en cet endroit n’inspirait confiance. Alors comment un couple tel qu’eux, visiblement bons sous tous rapports, prêts à aider le premier inconnu, pouvaient-ils survivre au milieu de tous ces voyons bien plus jeunes et plus forts ? Est-ce que cela avait un rapport avec leurs fameuses occupations ? Et dans ce cas-là, de quoi peut-il bien s’agir ? Enfin, ce n’est sûrement pas le moment d’aborder un tel sujet. Il est encore très faible, tout juste arrive-t-il à réfléchir. Autant profiter de ce repos généreusement offert.

D’ailleurs, en parlant de récupérer, Diyo tente de se redresser en position intermédiaire entre couché et assis. Il s’aide tant bien que mal de ses mains qu’il passe par-dessus les couvertures pour verticaliser légèrement sa position. C’est à ce moment qu’il s’en rend compte. Ses yeux restent posés sur ses mains quelques temps, avant de parcourir ses bras, puis d’arriver jusqu’à son torse, lui aussi dénudé – à l’exception de plusieurs bandages. Ses yeux s’arrondissent, ses dents se resserrent alors que ses lèvres s’entrouvrent légèrement. Impossible que ses hôtes ne soient pas au courant de son origine. Pourquoi n’y a-t-il pas pensé avant ?!! C’est donc tout doucement qu’il relève les yeux vers Edgur. Qui lui sourit. Pas besoin d’être un génie pour savoir ce qui vient de se passer dans la tête de l’Hybrid.

”Bah, t’inquiète pas pour ça, nous, on s’en fout. Tant que tu fous pas le bordel ici, c’est tout c’qu’on demande.” Mais Diyo sent bien une certaine gêne dans ses paroles. D’ailleurs son regard fuyant le trahi également. Vraiment, il se sent de moins en moins à l’aise. Pourtant, s’ils avaient voulu, il leur suffisait de le laisser sans soins, il aurait fini par mourir tout seul.

Un long silence suivit. Jusqu’à ce que Valia entre de nouveau dans la pièce, des plats plein les mains. Mais en penchant tant bien que mal la tête sur le côté, le Phytös pu se rendre compte qu’elle n’était pas seule. Un félin la suit. Qu’elle essaie tant bien que mal de garder derrière elle. ”Qu’est ce que tu peux être casse pied ! Je t’ai dit de rester tranquille ! Il est encore trop tôt.” Si c’est bien à l’animal que la femme Ünik s’adresse, alors il y a forcément un problème de communication, parce qu’une boule de poil haute d’un bon mètre déjà débarque dans la chambre, pleine d’énergie et saute sur le lit, manquant au passage de renverser Valia et ses bols de potage.

”Je suis vraiment désolée ! Mais bon, puisqu’il est là, je te présente Flyx.” ”Un… Tingar ? Diyo ne peut s’empêcher de poser la question, ses yeux passant du petit félin à la femme. Si c’est le cas, alors il doit être plutôt jeune. Il n’a jamais eu l’occasion d’en rencontrer, mais il en a déjà entendu parler, et plusieurs descriptions sont présentes dans des livres qu’il a pu emprunter. Il n’y en a plus dans la Sylva, ou alors très peu. Pourtant, quelques écrits que l’on pourrait qualifier d’esothériques en la matière, font mention de certaines capacités curatives de l’intérieur de leurs canines. Enfin… Plus ou moins, suivant ce qu’on leur associe. Mais là n’est pas la question.

”En effet. Et… Pour être tout à fait honnête, c’est lui qui t’a trouvé le premier. Mais c’est une longue histoire. Mets-toi à l’aise et mange pendant que je t’explique tout ça. Je crois que tu as le droit de savoir”

C’est à ce moment que plusieurs des questions qu’il se posait jusqu’à présent furent élucidées. Parce que ce couple à l’air rude et pourtant adorable, ne se contente pas de posséder un unique Tingar. En fait, ils en possèdent une bonne dizaine dans leur cours. Raison pour laquelle ils n’ont pas de problèmes avec la racaille qui peuple les rues. Quant à leurs occupations, c’est bien ça. Ils militent pour sauver certains de ces animaux de la vie d’esclavage et de combats qui est la leur, souvent utilisés pour alimenter des paris tout en offrant un spectacle grandiose. Et visiblement, il y a une semaine donc, ils allaient récupérer ce jeune représentant de son espèce, né en captivité, et sans autre avenir que les barreaux et la mort au cours d’un combat.

”Tu sais tout. Et depuis qu’on est rentré, il passe son temps à se faufiler dans la maison pour venir jusqu’ici. C’est drôle, mais je crois qu’il t’aime bien !” Voici donc pourquoi ils lui font confiance si facilement. Les Tingars sont réputés par leur instinct. Jamais ils n’iraient vers quelqu’un d’agressif ou de foncièrement mauvais. Et, si on considère la situation en sens inverse, alors sans doute Diyo peut-il en retour accorder une partie de sa confiance à ses hôtes. D’ailleurs, ce potage est ce qu’il a mangé de meilleur depuis son départ de la Sylva ! A moins que ce ne soit parce qu’il n’a rien avalé depuis une semaine… Toujours est-il qu’il ne mit pas longtemps à finir les litres que Valia avait préparé.

***

Quatre autres jours passèrent. Diyo peut de nouveau se lever, marcher, se débrouiller seul quoi. Ce qui lui fait le plus grand bien ! Parce que même si ce couple est tout ce qu’il y a de plus serviable, il commence à avoir du mal à les supporter. Trop de promiscuité, trop de dépendance, tout ça, ce n’est pas fait pour lui, habitué aux grands espaces et à la solitude. Cela dit, ce séjour a au moins eu un avantage énorme. Il en a appris beaucoup plus que ce qu’il n’espérait sur les habitudes Üniks, les différences entre les gens d’Anathorey et de Nordkia, les relations qu’ils entretiennent avec leurs dirigeants et surtout, comment passer un peu plus inaperçu… Il en apprit également beaucoup sur leurs étranges objets du quotidien. Notamment leurs moyens de transport. Il ne resta pas suffisamment longtemps sur place pour savoir exactement comment tout cela fonctionne, et même si ça l’intrigue beaucoup, il a encore le temps.

Parce que pour le moment, il lui faut trouver un moyen de dire au revoir. Des vêtements propres enfilés, suffisamment longs pour cacher l’intégralité de ses tatouages, le soleil est au plus haut lorsqu’il passe le seuil de la porte de la petite maison. Evidemment, ces deux personnes passent plus de temps à l’extérieur avec leurs « animaux de compagnie » qu’à l’intérieur. Pas encore très à l’aise face à l’accueil mitigé que les fauves lui réservent à chaque fois, Diyo s’approche du couple très occupé à dresser la dernière recrue. Qui se jette littéralement sur l’Hybrid à peine entré dans son champ de vision. ”Woo Flyx !” Il n’est pas encore aussi massif que ses aînés, mais il pèse déjà son poids ! Pourtant, l’attaque de léchouilles qui s’ensuit arrive à arracher un sourire au jeune homme d’habitude si morose.

”Flyx ! Qu’est ce qu’on a dit ?! C’est pas bien élevé ça ! Je suis désolée, son éducation n’est pas encore faite.” Il est vrai que si on le compare à ses congénères, tous sagement installés à divers endroits du grand terrain vague que possède le couple, celui-ci est particulièrement agité. Ce qui s’explique facilement par son jeune âge.

”Vous avez vraiment réussi à.. Heu… Eduquer de telles créatures ?”

”Eduquer est peut-être un bien grand mot, après tout chacun d’entre eux est libre de faire ce que bon lui semble. S’ils voulaient nous tuer ce ne serait pas très difficile. D’ailleurs parmi tous ceux que nous avons sauvé, deux n’ont jamais voulu rester ici et sont repartis à l’état sauvage. J’espère toujours qu’ils vont bien et ne sont pas retombés sur ces gens sans cœur ! Pour les autres, ils se sentent bien ici. Ils ont a mangé, personne ne les embête. Mais les jeunes, quand ils ne dorment pas, ce sont de vraies boules d’énergie !”

Tout en grattant distraitement la tête de l’animal qui est toujours collé à lui, Diyo prend une inspiration. Réussir à dire au revoir tout en montrant l’immense reconnaissance qu’il a pour ces personnes, ce n’est vraiment pas un exercice évident pour le Phytös.

“Je crois bien qu’il est temps pour moi de repartir. J’ai déjà assez abusé de votre hospitalité… Et… Encore merci. Pour tout.”

”Tu nous quittes déjà ? Es-tu sûr que ça va aller ? Tu n’es pas encore complètement guéri tu sais !” La voix de la femme se veut apaisante, mais on sent un certain stress au fond.

”Valia, c’est un grand garçon. Tu ne vas quand même pas le retenir ici contre son gré !” Chez l’homme en revanche, tout semble parfaitement maîtrisé.

”Non bien sûr ce n’est pas ce que je voulais dire. C’est juste que ça change de tomber sur un jeune homme serviable.” Ah bon ? Il n’a pourtant pas l’impression d’avoir fait grand-chose. Peut-être leur montrer comment utiliser deux ou trois plantes présentes chez eux pour soigner des troubles mineurs, mais il leur a apporté beaucoup moins que ce qu’ils n’ont donner.

”Et n’hésite pas à repasser nous voir de temps en temps, tu seras toujours le bienvenue !” Evidemment. Depuis qu’il a mis les pieds à Urban City, c’est bien la première fois qu’il a réussi à se reposer ainsi qu’à rassasier son estomac. Ce sont également les deux premières personnes avec qui il a réussi à avoir de réelles conversations. Et qui lui en apprirent le plus sur l’endroit où il se trouve.

Ses diverses sacoches en place, un petit sac sur le dos – dans lequel se trouvent quelques provisions que Valia a absolument voulu qu’il emmène - il franchit le portail de la grande propriété. Vieille, délabrée, d’extérieur rien n’incite à y entrer. Elle dénote avec les hauts buildings que l’on peut apercevoir au second plan, mais comme partout dans les ghettos, on sent la pauvreté qui y règne. Le cœur étrangement lourd, Diyo prend la direction des Docks que le couple lui a indiqué avant de partir.

Mais il n’a pas le temps de faire six mètres qu’un nouveau compagnon le rejoint, plein d’entrain. L’Hybrid s’arrête, tourne les yeux vers le jeune Tingar qui lui rend un regard plein d’une joie affreusement communicative. ”Qu’est-ce que tu fais là toi ?” Il effectue à une rotation à 180 degrés et voit Edgur et Valia, accoudés au portillon. ”Je crois qu’il s’est attaché à toi… Ces animaux ne sont pas toujours simples à comprendre. Enfin, si tu es d’accord, je te propose de le garder.” Un nouveau coup d’œil en direction du félin. Ils sont sérieux ? Et lui d’ailleurs, est-ce qu’il veut vraiment s’encombrer avec un compagnon de voyage attitré ? Il a toujours fait cavalier seul, et jusqu’à maintenant il s’en est toujours parfaitement accommodé. ”Et puis, vu comment tu te défends, ça pourrait pas te faire de mal…” Sur ce point-là, il n’a pas tort. Ce n’est certes pas la même meute que le couple possède, mais pour sûr que Flyx serait un très bon garde du corps. Et puis… Mine de rien, il est plutôt mignon. Peut-être qu’il pourra s’y attacher. ”T’as intérêt à te montrer suffisamment autonome. Si tu veux suivre, tu t’débrouilles. T’es un grand garçon maintenant !” Regardez ça, il commence déjà à lui parler !
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