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[Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]

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Qwark


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MessageSujet: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Mer 15 Mar - 0:14


____________Une réparation coûteuse____________




********* Checking system in progress *********

Etat critique :

Jambe gauche.................81% de domage
Jambe droite ...................34% de domage
Thorax...................................29% de domage
Bras droit.............................12% de domage
Bras gauche = Intact
Tête = Intacte




Après toute cette fâcheuse mésaventure dans le Sidhe, il ne me restait que la moto et son side-car, le journal d’une personne morte dans mes bras et une quantité impressionnante de blessures à divers endroit de mon corps.
Et au bout de trois jours de conduite difficile, trois jours de plus à tenter de survivre dans se désert, je suivis les dernières indications du journal afin de rallier le QG de feu Dan et ses compagnons où j'espérais trouver de quoi me réparer. Ce QG était dans le quartier Est de la ville et c'est donc l'endroit par lequel je choisis de m'approcher des murs en partie effondrés.

Je n'oublierai jamais le jour où, pour la première fois de ma jeune vie, j’aperçus la si tristement célèbre Cité Neutre. Alors que je rattrapais la distance nous séparant, elle la géante que personne n’eut épargnée et moi un simple grain de plus venu du Sidhe, le spectacle qui s'offrait à moi me remplit d'une sensation... Désagréable, en partie semblable à celle ressentie lors de mon départ des laboratoires, quand je du abandonner Cicéro mon créateur.
Je suppose que c'est de la tristesse que je ressent...
Les murs de la Cité Neutre étaient en bien plus mauvais état que je ne l'aurai jamais imaginé. Je ralentissais pour dépasser ses immenses gardiens silencieux, tombés dans une bataille qui les dépassaient largement, en continuant mon chemin dans les ruines de cette ville qui n'en était réellement une plus que de nom.
En avançant dans la cité, je ne vis rien aux primes abords que de la saleté, la misère lisible sur les bâtiments et des rues désespérément vides. Ce ne sera que bien plus tard que je comprendrais la logique de ces lieux : le reste des habitants s’y regroupèrent en petite communauté, facilitant ainsi leur survie, mais aussi leur défense. L’électricité n’arrivant pas en quantités suffisantes pour toute la ville, certains quartiers furent abandonnés afin de concentrer les ressources aux endroits utiles.
En fait, ce n’ést pas tout à fait cela. Ce spectacle se livrant à moi de manière simple et crue m’emplis de tristesse certes…  Mais d'une "profonde" tristesse.

Je me sentais exténué et j'avais beaucoup de mal à garder une trajectoire cohérente avec la moto. Malgré ma faible vitesse, chaque mouvement se faisait plus lent, et le temps de latence impulsion/réponse plus longue. Il ne me restait certainement qu'une ou deux heures d'autonomie, la profonde blessure sur ma jambe demandant beaucoup trop d'énergie et de concentration pour la maintenir dans un état fonctionnel suffisant à me mouvoir ou passer les vitesses.
Sur le plan que j'avais en mains, je pouvais distinguer plusieurs annotations dans une langue inconnue et, en me concentrant sur la marque la plus épaisse, finis par déduire qu'il s'agissait certainement du lieu tant attendu. Avant de passer le coude du chemin dans lequel je me situais, le moteur se mit à trembloter, tousser puis caler. Je descendis alors du véhicule et commençais à le pousser sans trop d'efforts. Au bout de quelques minutes, je me retrouvais au début d'une grande place circulaire. Ma destination se trouvait dans une des ruelles situées à l'autre extrémité de celle-ci.
Petit à petit, plus je m'avançais sur cette place et plus je décelais des mouvements fugaces un peu partout dans les maisons alentour. Qui une porte s'entrebâillant lentement, qui une paire d'yeux me suivant nerveusement du regard, qui des chuchotements derrière une fenêtre aux carreaux brisés. Plus je continuais mon chemin et plus je pouvais sentir comme une partie de la place grouiller autour de cette occurrence que je représentais. Puis une fillette Qantik sortit pour récupérer une peluche en piteux état, venant certainement d'être abandonnée dans la précipitation. La maman la suivit de près et je ne pus que constater que la misère observée sur les murs et les maisons de la cité, n'avait pas épargné les habitants de la ville – en tout cas ceux du quartier dans lequel je me trouvais.
Après un certain temps à pousser l'engin, j'arrivais enfin en vue de ce qui semblait être leur repère. La porte d'entrée fermait avec un code, alors je décidais dans un premier temps de frapper à la porte. Quand je compris qu'il ne servait à rien de continuer, si ce n'est faire du bruit pour le plaisir, je me décidais à recouper toutes les données que j'avais pu glaner en compilant le journal et en moins de cinq minutes… Voilà !
Seuls trois codes ressortaient du lot et paraissaient envisageables. Je m'approchais du panneau de contrôle et me mis à taper les codes l'un après l'autre. Le deuxième fut le bon.

Après avoir fouillé les lieux à la recherche de quelqu'un, je du me rendre à l'évidence : ici seules les affaires de cinq personnes encombraient les lieux - dont celles de Dan. Comme il y avait effectivement cinq personnes qui périrent ce jour-là, alors désormais les lieux étaient certainement sans propriétaires. Je me dirigeais vers un large volet métallique que j'ouvris, dans un grincement infernal, grâce à une vieille manivelle rouillée. Puis, après avoir soigneusement rentré la moto et pris soin de la couvrir, je décidais de le laisser redescendre tranquillement.
Un peu de carburant, des outils, quelques pièces de moteur – certainement de voiture – quatre boîtes de conserve, deux trousses de soins, des couvertures et enfin des munitions diverses et variées : telles étaient toutes les possessions sur lesquelles j'avais réussi à faire main basse en une dizaine de minutes. Je rangeais alors le tout dans une armoire métallique du garage et sortis.
Tout en m'éloignant de la porte après avoir retapé le code, je décidais de partir en quête d'une personne capable de me réparer, il me restais environ une heure pour cela et je devais faire vite ! Je choisis de revenir vers la place et de demander mon chemin à quelqu'un. Je ne m'étais juste pas encore rendu compte que l'on me suivait depuis que j'étais ressorti de chez Dan...


Précisions^^:
 


Dernière édition par Qwark le Lun 31 Juil - 16:28, édité 2 fois
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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Mer 15 Mar - 11:33

Depuis qu'elle s'était battue pour cette cité, et qu'elle en avait constaté la grande misère, Fleya n'avait cessé les aller-et-retour dans la Cité Neutre. Elle offrait son aide à quiconque le demandait ou l'acceptait tout simplement. Que ce soit pour réparer des bâtiments, dispenser des soins ici et là, améliorer les infrastructures pour les rendre moins insalubres, elle ne chômait pas. Elle n'avait pourtant pas de connaissances ou de maîtrises en particulier dans ces domaines là. A vrai dire, sa base de donnée avait été conçue pour lui permettre essentiellement d'infiltrer et de saboter efficacement les infrastructures et autres machineries. Mais l'avantage de ces informations, c'étaient qu'elles lui donnaient par la même occasion l'explication de leur fonctionnement et de leur construction. Sans être une professionnelle, elle pouvait au moins faire en sorte que les choses tiennent et fonctionnent tout le temps qu'il faudra avant qu'une personne plus compétente ne puisse intervenir. Sa force physique et sa vitesse étaient des atouts majeurs, et son implication dans la défense de la Cité Neutre lui avait offert une bonne réputation auprès des autochtones. Si au début nombreux avaient douté de sa nature Qantik, ses exploits, ses capacités physiques et surtout sa dévotion avaient fini par convaincre même les plus sceptiques. Car Fleya œuvrait également pour développer l'unité de ceux qui étaient les siens.

L'entraide était déjà bien instauré dans les quartiers principaux où elle avait commencé à s'activer pour la Cité Neutre. Une bonne dynamique étant déjà présente, et après avoir fait avancer les choses sur places, on lui avait rapidement parlé d'Ishval. Un endroit laissé pour compte où les plus faibles s'entassaient en luttant encore plus durement pour survivre. Il n'en avait pas fallu plus pour que la jeune I.A. s'y rende. Au début elle avait inspiré curiosité et peur panique. Elle avait l'air d'une Ünik dans sa petite robe bleue, et bien qu'elle ne semblait pas méchante, on se méfiait de l'inconnu ici. Mais Fleya était aussi têtue que déterminée. Elle avait commencé à apporter son aide aux familles présentes. Leur dénichant des vivres, restaurant les maigres défenses de la zone le temps qu'elle puisse trouver de quoi les améliorer. Actuellement elle s'était mis en tête de faciliter l'accès à l'eau pour les habitants. Elle avait vu les installations des autres quartiers, elle travaillait donc à les reproduire et les adapter à l'environnement présent. Les constructions étaient longues, la recherche de matériel pour pouvoir les réaliser occupant les trois quart du temps de Fleya. Elle était devenue très douée à l'exercice de recherche de matière première dans les débris et les décombres de la Cité Neutre. Le plus délicat était de trouver de quoi faire des liants, cordes, enduits, ciment, colle.... Mais les habitants qui le pouvaient venaient l'aider dans son entreprise. Et bien que doucement, les travaux avançaient, au gré des visites de la petite Qantik. Les résidents avait fini par l'adopter eux aussi, se laissant toucher par sa candeur et sa bienveillance manifeste. Elle leur semblait un peu naïve, mais encore plus gentille. Ce jour là elle rentrait d'une récolte de matériaux avec deux autres femmes du coin.


Tu ne devrais pas porter ta petite robe bleue quand tu viens ici nous aider Fleya.... A chaque fois tu la taches, et ton tablier est bien plus gris que blanc à présent. Ton "maître" va finir par se fâcher....

Si jamais il te fait du mal, tu nous le dis hein ?! Nos portes te seront toujours ouvertes.

Hi hi ne vous en faîtes pas ! Maître Luka traite très bien Fleya, et je crois qu'il est fier de ce que Fleya fait ici. Il ne m'a jamais grondé parce que je venais, et même si mes robes sont toutes sales après, il me dit que "j'ai l'air d'avoir bien travaillé". Fleya est contente quand Maître Luka pense ça.

"Je suis contente quand il pense ça". Ha ha ! Ta façon de parler est toujours aussi bizarre !

Arrête de l’embêter ! Elle a fait de gros progrès déjà.

Vraiment ? Fleya parle mieux ? Je suis contente !

Hé hé, il y a du mieux, mais il faudra encore du temps avant que le "je" ne s'installe définitivement. Fleya faire gros efforts, Fleya continuer !

C'est fini oui ?! Sale chipie !

Ha ha ha !

Mais les chamailleries innocentes cessèrent à l'approche d'Ishval. L'ambiance était tendue et alors que les trois femmes rentraient, un enfant pré-ado se précipita à leur rencontre.

Fleya ! Maman ! Vite !

Mais qu'est-ce qu'il y a Hishem ?!

Il y a un étranger qui est venu ! Personne le connait et....


Et quoi ?!

Il est pas en bel état, mais surtout il est rentré chez Dan.... Il a tapé son code..... Et Dan n'est pas avec lui.... Il....

Dan n'aurait jamais donné son code à un étranger que personne ne connaît....

Vous croyez que.... Qu'il aurait tué Dan et les autres ?

Ils ne sont toujours pas revenus ! Ça fait des jours ! Fleya ! Tu dois nous aider, il nous veut peut-être encore du mal !

Fleya ne le laissera pas faire !

La jeune I.A. posa tout son fardeau au sol et dégaina de son dos son Hobby Horse, sa masse singulière sous les traits d'un jouet..... En acier lourd et trempé..... Les bandits et les malfrats étaient légions dans la région, et ce n'était pas la première fois que la jeune demoiselle leur flanquait une correction de tous les diables. Des défaites cuisantes et humiliantes qui avaient surtout pour but d'être dissuasives. Jusqu'ici cela marchait plutôt bien, sans que toutefois le problème soit solutionné. Mais la Qantik n'était frileuse, s'il fallait appliquer un rappel, elle ne se gênerait pas pour le faire.

Les gars essayent de le coincer mais on ne sait pas à quel point il peut être dangereux ni même s'il est armé.

Fleya s'en charge ! Dis moi où il se trouve et restez à l'abri !

Alors qu'on lui donnait les indications, un peu plus loin, quelques hommes s'étaient réunis pour observer l'inconnu qui avait pénétré ces lieux. Ils avaient attendu qu'ils ressortes, des armes de fortunes en main, composées essentiellement de barre à mine, morceaux de métal ou de bois, et tout ce qui avait pu leur passer sous la main. Ils étaient trois, et bien qu'ils s'étaient mis en travers de la route de ce mystérieux personnage, il n'était pas très dégourdis. Tendus et effrayés, mais ils ne pouvaient pas se permettre de le montrer. Ils devaient être les dominants, ceux qui faisaient peur.

HE ! Toi l'étran-SBLAM- !

Le chef improvisé venait de se prendre les pieds dans un nid de poule.... Se viandant magistralement au sol et faisant tomber son camarade le plus proche dans la foulée. Le troisième encore debout se dépêcha d'aller voir si tout allait bien pour ses compères, l'un s'étant retrouvé sur l'autre. C'est à ce moment là que Fleya arriva, au pas de course, masse en main, et qu'elle vit le spectacle de deux hommes à terre, le troisième essayant de les relever.... Face à un inconnu déjà bien amoché.

Pete ! Ellioth !

Sans chercher à comprendre davantage, et craignant le danger pour ceux qu'elle protégeait, Fleya bondit pour s'interposer entre les trois habitants et l'inconnu. Elle brandit sa masse, et dans un ample mouvement circulaire, elle vint l'abattre violemment en sol, juste devant les pieds de l'étranger. Sous le choc lourd et brutal, le sol autour de l'impacte trembla, la poussière se soulevant, et la terre séchée se fracturant. Ce n'était pas une attaque, mais un coup semonce, destiné à effrayer et surtout faire reculer ce qu'elle croyait être un attaquant. Fermement positionné sur ses appuis, elle fixait droit dans les yeux l'homme qu'elle venait de défier. A l'intérieur, ses processeurs étaient déjà en ébullition.

"Initialisation du protocole de Cromwell.... Mise en attente manuelle. En attente d'instruction....."


Déclinez votre identité. Comment avez-vous obtenu le code de Dan ? Où est-il ? Qu'êtes-vous venu chercher ici ?

L'interrogatoire commençait, et Fleya espérait pouvoir obtenir des informations pour pouvoir secourir Dan et les autres disparus. Les trois hommes finirent par se relever et se mettre un peu en retrait. Même si leur fierté en prenait un coup, ils n'étaient pas forcément doués dans ce genre de situation. Toutefois ils se tenaient prêts à aider Fleya si cela tournait mal.

Pete ? Ellioth ?

Ça va, ça va, rien de cassé.


Fleya n'avait pas quitté l'inconnu des yeux mais ce n’était pas pour autant qu'elle ne s'inquiétait pas des autres. Rassurée, elle pouvait à présent se concentrer pleinement sur sa cible.


Dernière édition par Fleya le Jeu 16 Mar - 14:26, édité 2 fois
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Qwark


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Jeu 16 Mar - 12:55



Après être ressortis de chez Dan, d'une démarche boitillante et saccadée, je me dirigeais vers la partie un peu plus animée de ce quartier. Cette lourde blessure sur la jambe m'empêchait de me mouvoir rapidement, et à cet instant, je ne m'attendais simplement pas à ce que j'allais voir : trois individus du cru me barraient le passage avec ce qui semblait être des outils, ou des détritus, je ne sais pas vraiment. Les trois hommes devenaient nerveux, hésitant, et je pouvais observer chez eux un comportement plutôt... Suspicieux émanant de leurs personnes.

*** Threat : Initial Diagnosis ***
................ . . . . .  .  .  .  .  .   .   .   .   .    .    .    .     .      .      .      .

Comportement irrationnel
Transpiration accrue
Dilatation importante des pupilles
Chuchotements :
Danger potentiel = 47 %

Je ne savais pas trop pourquoi ils se mettaient en travers de la route aussi je voulus le leur demander, mais je n'en eus pas le temps. L'un d’eux venait de trébucher sur un petit trou de la route, embarquant avec lui dans sa dégringolade son compagnon. Je fis alors un pas en avant pour venir en aide ces hommes, quand j'entendis une voix féminine sur ma droite.
« Pete ! Ellioth ! »
Je n'eus même pas le temps de tourner la tête que la personne qui en était à l'origine fut en un bond face à moi, brandissant un jouet ayant l'air d'être assez lourd. J'en eus d'ailleurs la confirmation quand je voulus pencher ma tête sur le côté, afin de voir les trois hommes, et leur demander :
« Tout va b… »
Ma phrase fut coupée net par un arc de cercle magistral de la « masse » improvisée, venant percuter le sol devant mon pied avec une force de loin supérieur à la mienne et une violence rare.

WARNING !!! WARNING !!!
Imminent threat !!

Adversaire armé et potentiellement dangereux

Son regard froid ne me rendait l'écho d'un quelconque sentiment. Ni haine, ni colère, ni amour. Juste une posture étudiée et naturelle, parfaite dans sa dangerosité. Elle est comme moi, et pourtant si différente, car pourquoi réagir de la sorte. Pour l'instant, je devais trouver une solution de replis. Elle risquait de me détruire si je restais là. Que cette Qantik agisse de son chef ou soit sous les ordres d'une autre entité, qu'elle soit de nature belliqueuse et si encline au combat, ou qu'elle soit purement territoriale et que j'ai pénétré dans une zone clairement interdite, je ne pouvais de toute façon rester ici.

Protocole de survie = Activated

Escape ?
Yes / No

*Brrrrrrt*
Alors que le haut de mon corps tentait de se mettre en mouvement, et commença à pivoter pour changer d'axe, le bas quant à lui resta fixe. Bloqué.

IMPOSIBLE……….System failure

J'eus à faire ce jour-là, et ce pour la première fois de ma vie, à une vraie panique. Jamais je n'avait agis de manière aussi incohérente. Je tournais plusieurs fois la tête et le buste dans la direction vers laquelle je voulais m'enfuir. Sans plus de résultat que lors du premier essai.
Les simulations fusaient dans ma tête et trop peu d'entre elles ne se terminaient bien pour moi.
Je devais changer de méthode, rapidement… Je repassais en revue, aussi rapidement que possible, les maximums d'information glanée au fils des ans puis, au bout de quelques secondes, je retrouvai celle-là : nous étions dans un marché électronique sur Nordkia afin de trouver certaines pièces somme toute spécifiques. Peu de temps avant, un jeune homme venait de se faire arrêter par les chevaliers pour avoir racketté quelqu'un, sans voir qu'il était surveillé. Mon créateur me dit alors :
"Qwark… Ce qui vient de se passer est plutôt fréquent suivant le lieu. Il y aura toujours des gens qui mettront volontairement la vie des autres en jeu pour un peu d'argent ou des babioles insignifiantes. Sache que dans la plupart de ces cas, tout en ce bas monde peut se négocier. Si tu te retrouves dans une situation difficile et que tu ne peux pas t'enfuir alors tentes de négocier.
- D'accord, mais que puis-je négocier ?
- Tout ou presque, les ressources les plus rares étant les meilleures. Nourriture, eau, munitions, services… Tout se négocie"


Interruption de protocole d'urgence
Initialisation de la simulation transactionnelle.

Protocole marchand = Activated

En l'espace de quelques instants, mon visage passa de sa simple version inexpressive habituelle, à une moue dubitative et un regard jaugeur. Puis, lentement, un sourire de connivence se dessina sur mon visage. La Qantik qui me faisait face profita de cet instant pour me poser une série de questions :
« Déclinez votre identité. Comment avez-vous obtenu le code de Dan ? Où est-il ? Qu'êtes-vous venu chercher ici ? »
Imitant à la perfection les expressions faciales des divers négociants, que j'ai pu observer avec attention au cours de ces dernières années, je toisai mon interlocutrice et entrepris de négocier sévèrement ma liberté ; car maintenant je savais ce qu'elle désirait. Je croisais alors les bras sur la poitrine, pris un air songeur et attendis quelques longues secondes avant de répondre – technique souvent utilisée pour faire monter les prix, ou juste instaurer une ambiance plus prompte à la négociation par les marchands. Enfin quand je supposais que le temps de réflexion devait être arrivé à son terme, tout en rapprochant légèrement mon visage et en inclinant un peu la tête, je m'exprimais alors d'une voix basse, sur un ton calme et proche de la confidence :
« Qwark. Via son journal. Dans le Sidhe. Une réparation. »
Puis je ponctuais cette négociation magistrale d'un clin d’œil appuyé comme je l'ai vu si souvent. J'avais réussi à combler parfaitement la demande de ma cliente et désormais elle ne pouvait pas refuser de m'aider ! J'étais vraiment soulagé d'avoir réussi à marchander de cette manière. Je me redressais alors puis repris mon traditionnel sourire franc et sincère de sociabilisation.
Malheureusement, le répis ne fut que de courte durée. Dans une des vitres encore intacte, d'une fenêtre situé non loin de moi, je croisais mon reflet. J'étais sale, vraiment très sale : mes mains ou mon visage n'étaient quasiment plus visible, mes cheveux étaient très certainement d'un noir de jais sous l'épaisse couche de poussière et de crasse. Mes habits de ressemblais qu'à de vulgaires lambaux à différents endroits. Un petit bruit de grésillement fut suivi d'une légère odeur de bruler flqui flota jusqu'à mes narrines. Je baissais les yeux sur ma jambe gauche puis, m'exprimant avec lassitude, la tapotai du bout des doigts:
« Ah… Ça y est, je crois qu'elle ne répond plus du tout… »

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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Jeu 16 Mar - 21:24

Immobile et silencieuse, chaque fibre de Fleya était tendue, comme un arc bandé. Elle ne savait rien de ce qui était actuellement sa cible. Il semblait avoir essayé de bouger, mais en vain. Et lorsqu'elle l'avait questionné.... Il avait réagit bizarrement. Comme s'il avait eu un temps de latence, ou qu'il songeait à quelque chose. Réfléchissait-il à une histoire, une excuse à lui inventer ? Finalement il lui répondit, de la manière la plus simple, concise et efficace qu'il soit. Jusqu'à.... ce clin d’œil. Si jusque là, sa réponse et son attitude restaient dans une logique observable, sa dernière action avait troublé Fleya qui arqua un sourcil. Lui vint alors cette angoisse, ce sentiment horrible d'être passé complètement à côté de quelque chose, qui pourrait très bien être très important. La jeune Qantik resta un instant hésitante, puis elle se recula doucement jusqu'aux trois hommes, en restant toujours de face vis-à-vis de Qwark. Une fois à la hauteur de Pete et Ellioth, elle leur chuchota.

Pourquoi est-ce qu'il m'a fait un clin d'oeil ? il a voulu me dire quelque chose ?

Quoi ? Mais on en sait rien nous, c'est la question qu'on se posait !

....Fleya ne sait pas quoi faire....

Essaye d'en savoir plus ! c'est louche son histoire là.

Une fois ses messes basses terminées, elle revint vers Qwark et enchaîna.

Comment se fait-il que vous ayez le journal de Dan ? C'est quelque chose de personnel. Il ne l'aurait pas confié comme ça....

Fleya était emplie de doutes. Elle avait appris à quel point les gens pouvaient être fourbes et méchants, qu'ils pouvaient mentir pour parvenir à leur fin. Mais.... quelque chose ne collait pas avec ce tableau ici. Pourquoi ce donnerait-on tant de mal pour les maigres ressources d'Ishval ? Les pillards du coin n'étaient pas du genre à prendre autant de risque et surtout à s'exposer ainsi au grand jour. Encore plus en étant blessé. Et justement.... Une odeur de circuit grillé vint interpellé la Qantik à ce sujet qui baissa les yeux sur la jambe du dénommé Qwark. Ce dernier vint verbaliser une évidence, sa jambe était hors service. Le cumul de ces constatations et réflexion aboutit à une conclusion inéluctable. Et Fleya lâcha à voix basse, quelque peu penaude et déconfite.

"Protocole de Cromwell abandonné."


Fleya se sent bête....

Il ne pouvait pas être une menace. A moins d'être une bombe vivante qui attende pour exploser, dans la situation actuelle, il était en position critique. Cloué là, avec sa jambe en rade. Fleya rangea sa masse chevaline, avant d'observer l'homme face à elle avec un tout autre regard. Elle affichait une petite moue bien embêtée. Ce type était bizarre, mais il semblait pourtant avoir besoin d'aide. Comme un peu tout le monde ici. Elle se tourna vers ses compagnons qui haussèrent les épaules. Elle aurait aimé qu'on lui dise quoi faire, mais il n'y avait personne pour cela. Elle réfléchit. Qu'aurait fait son Maître Luka ? Si c'était lui qui aurait trouvé un Qantik un peu bizarre, blessé et visiblement désœuvré ? En se posant cette question, un souvenir la frappa.... C'était elle. Son cher Maître avait déjà vécu cette situation. Le jour où il l'avait trouvé. Errant blessée comme une âme en peine, en larme après l'assassinat d'Hojo. Il s'était tout de suite montré bienveillant et attentionné. Une lueur de détermination sembla luire dans le regard de la jeune I.A. .

On va le soigner !

Ha... ha bon ?

Oui !

Mais.... ?

Il ne peut pas nous faire de mal dans son état. Et c'est un Qantik comme nous tous.

Les arguments de Fleya laissèrent les habitants dubitatifs, certains s'étant à présent rapproché de leur fenêtre pour voir ce qu'il se passait. La demoiselle artificielle enchaina alors.

Fleya ne serait pas ici aujourd'hui si personne n'était venue l'aider quand elle s'est retrouvée orpheline.... Fleya était.... J'étais si seule...

Un sentiment étrange l'envahi alors qu'elle faisait face à ce qui avait été sa propre douleur, ses propres difficultés. En regardant Qwark, c'était un peu se regarder dans un miroir qui reflétait l'image du passer. Mais ici, c'était à son tour d'aider. Les autres spectateurs gardaient le silence. Chacun savait à quel point il était dur de survivre, et ce qu'était la solitude. Finalement, Pete prit la parole.

Il y a du nécessaire à réparation chez Dan. Autant qu'il serve. Enfin.... tu sais t'en servir Fleya ?

Je ferais de mon mieux pour que ça fonctionne. Au moins temporairement. Avec un peu de chance, Fleya connaîtra le type de modèle utilisé.

Il faudrait plutôt commencer par le dépoussiérer. Je ne donne pas cher de ses circuits si du sable vient se fourrer dedans.

Je l'emmène chez Dan, quelqu'un peut venir m'aider ?

Tout en faisant, Fleya s'approcha de Qwark et.... Le souleva. Comme s'il était aussi léger d'une plume. Elle le portait comme on portait une jeune mariée, et commença à avancer.

Bon bah je suppose que c'est pas pour t'aider à le porter.... Je viens, je pourrais t'aider à le débarbouiller et peut-être à le réparer, on va bien voir. On en profitera pour entendre toute son histoire à l'intérieur.

Merci Lysette.

Le petit groupe pénétra dans l'ancienne demeure de Dan. Fleya déposa Qwark sur ce qui allait faire office de table de réparation pendant que Lysette apportait l'outillage à réparation et des morceaux de tissu pour le nettoyage. Fleya scruta la "plaie" de Qwark, lançant une analyse des composants et des matériaux utilisés pour la confection de Qwark. L'avantage des membres étaient que, même si les composants variaient d'un individu à l'autre, l'agencement lui restait souvent le même. Fleya commençait à choisir ses outils, tandis que Lysette s'attachait à dépoussiérer Qwark du mieux qu'elle pouvait. Elle attendait patiemment qu'il lui conte son histoire, comment il en était arrivé là....
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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Mer 29 Mar - 16:35



Négociation terminée. Fin du protocole marchand.
La situation était franchement désespérée et pourtant, contre toute attente, je réussis à ne pas me faire réduire en pièces. Avoir trouvé la mécanicienne restait certes ce qu’on appelle un « coup de chance ».
Comme quoi, il serait bon que je me penche, à l'occasion, sur le facteur chance, sa multitude de possibilités et leurs répercutions...
Ceci dit, il était vraiment temps que la situation se dénoue. Quelques secondes après que ma jambe ait définitivement grillé, je n'avais plus vraiment l'énergie pour tenir la station debout. Ni pour suivre une conversation, et à peine de quoi parler. Quand la Qantik rengaina son arme, elle vint vers moi et me pris dans ses bras. Toute la petite troupe nous suivit et nous nous dirigeâmes vers la planque de Dan. Sans aucune hésitation, les deux femmes entreprirent de s’occuper de moi. L’une d’entre elles apportait des linges propres, commençait à se débarrasser de la plupart des lambeaux de mes vêtements, en laissant tout de même un morceau d’étoffe sur le bas-ventre. Quand cela fut fini, elle attaqua méticuleusement le nettoyage de mon enveloppe. La Qantik prit une minute à vérifier le matériel à sa disposition avant de se pencher sur ma jambe pour entamer les réparations.
Je n’avais actuellement pas assez de force pour parler. Mes yeux essayaient de suivre les mouvements qu’elles effectuaient et ce qui se déroulait autour de moi, mais ma bouche s’ouvrait sans que rien n’en sorte.
Je devais économiser mes dernières forces et en profiter pour lancer l’aide aux réparations.

Mise en veille forcée ?
Yes / No

Lancement du fichier de maintenance primaire.

* Lecture_vivevoix# Enregistrement_00007.tci
Bonjour, vous vous apprêtez à suivre le fichier de maintenance primaire concernant les membres inférieurs du projet Q.W.A.R.K
Je me nome Cicéro, créateur de cette merveille technologique. Si vous devez suivre ces instructions, je vous demanderai de les respecter à la lettre, pour le bien de Qwark.

Je vous détaillerais avec exactitude les composants internes de la structure, puis donnerai les indications nécessaires quant à leurs remplacements en cas de problème. N’oubliez pas qu’à tout instant, vous serez à même d’utiliser les fonctions vocales suivantes :  lecture, stop, retour arrière, avance rapide.

Bien sûr, si le sujet se voit équipé d’un matériel inadéquat, je ne pourrai garantir son bon fonctionnement sur le long terme.
Merci d’être attentif.

Première partie de la jambe :

Vérins de résistance inertiels aux chocs...



*    *    *


L’opération se déroulait calmement. Alors que les étapes à suivre s’enchainaient les unes aux autres, le corps de Qwark ressemblait de nouveau, grâce aux bons soins de Lysette, à un vrai corps Originien. À peu de choses près, bien sûr, comme le morceau de métal pendant de son autre jambe, les différents câbles branchés, et les parties de peau artificielle manquantes sur la main, le coude et l’épaule droite. Enfin, un trou conséquent au niveau du flan droit laissait s’échapper un fluide foncé en goutte-à-goutte.
Sous leurs yeux, c’était dévoilé lentement centimètre après centimètre sous une épaisse croûte de sable et de poussière, ce corps fin et élancé d’éphèbe dont on lui avait fait cadeau à la naissance. L’opération dura une douzaine d’heures, heures pendant lesquelles l’on vit ce relayer différentes personnes afin d’épauler Fleya, tant sur les moments de transformation des matériaux de seconde main, que sur les poses, les ajustements de profondeur et autres réglages complexes des mécanismes internes.
Ceci dit, il restait un problème.
En effet pour remplacer sa jambe définitivement, et ainsi être certain qu’aucune panne, aucun échauffement, ni aucun court-circuit ne survienne naturellement dans le temps, il manquait une suite de pièces précises : un « Vcyr740 P » et un « TransTZ ».
Le premier, une sorte de petit injecteur assez rare devrait être trouvable auprès d’un revendeur bien que très cher. Quant au second, c’est une sorte de pièce plutôt commune, sur certains petits modèles d’IA réparatrice, d’une génération plutôt ancienne, mais pourtant intemporelle.



*    *    *


Réactivation...

3203e Démarrage.

Je n’avais pas encore ouvert les yeux, que je sus que tout allait mieux. Certes, ma jambe ne répondait pas comme à l’accoutumée, mais au moins elle fonctionnait. Mieux encore, il ne me restait quasiment plus de gêne ni au thorax ni au bras droit. Il me faudra faire bonne impression pour mes sauveurs et les remercier à leurs justes valeurs, car, pour tout dire, sans eux je ne sais pas ce qui serait advenu. Je me lève et me dirige vers tout ce qu’il reste de mes vêtements : un tas de loques déchirées sur un coin d’établis. C’est alors que j’entendis des bruits de pas et des voix, dans mon dos vers fond de la salle, s’approcher. Sans vraiment faire attention à ce qui m’entourait, je décidais alors de les accueillir avec un sourire franc et sincère.
« Merci infiniment de m’avoir aidé. Sachez que… Tiens, se pourrait-il que ces vêtements soient pour moi ? »
Alors que je pointai du doigt les vêtements de rechange que la mécanicienne avait dans les mains, je vis la femme l’accompagnant tourner vivement la tête et regarder le mûr ouest fixement. Je reportai alors mon regard sur ce dernier, mais n’y vis absolument rien.
Je ne compris pas.
Les deux hommes quant à eux rigolèrent de bon coeur en me regardant, avais-je dit quelque chose de drôle ? Je penchais la tête sur le côté sachant que quelque chose m’avait échappé sans vraiment savoir ce que c’était, ni d’ailleurs pourquoi tout le monde me dévisageait de la sorte. Il me semblait pourtant qu’il était mal vu, par la quasi-totalité des personnes que j’ai rencontrées, de dévisager ainsi les autres - et je l’appris à mes dépens à l’époque.

Quelques minutes plus tard, une fois les vêtements récupérés et revêtus, je m’installais alors face à eux et entrepris de leur expliquer mon histoire sur ces derniers jours à renfort de fichier vocaux et du plus grand nombre de détails pertinents possibles…

Résumé:
 

« Donc voilà vous savez tout. » Je posais les yeux sur ma nouvelle cheville que je remuais machinalement, puis repris : « Pardonnez-moi de changer de sujet, mais n’avez-vous pas eu du mal à réparer ma jambe ? Je la sens anormalement lourde et lente quant à son temps de réaction. À vrai dire, je ne sais pas vraiment si je serai en mesure d’utiliser mon corps correctement en cas de problème. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Jeu 30 Mar - 15:50

Bien qu'elle était fermement décidée à prendre les choses en main, Fleya n'en restait pas moins bien embêtée. La réparation n'était un domaine complètement inconnu, mais la prise d'initiative sur ce plan là n'était pas son point fort. Outils en main, elle observa très concentrée la jambe de Qwark réfléchissant sur la meilleur procédure à suivre et surtout par quoi commencé. Jusqu'à ce que le principal intéressé ne se mette en veille, en enclenchant un dispositif d'assistance à la réparation. Une véritable aubaine pour la jeune Qantik qui poussa même un soupir de soulagement. Suivre des protocoles c'était facile, et le créateur de Qwark avait eu le bon goût de lui avoir laissé un véritable petit tutoriel ! Elle n'avait plus qu'à suivre les instructions, et elle se laissa même à croire que cela allait être un jeu d'enfant. A un petit détail près.... Elle n'avait à sa disposition que des outils et matériaux de récupérations ! Et rapidement, les séances "bricolages" se firent incontournable.

-On a de la fibre connectique de 1.8 ?

Euh non....

-Bon, tu peux me donner la 0.6 alors ? Et une tige de cuivre de 4, environ quarante centimètres.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

-Improviser une fibre de 1.8 avec tout ça.... je vais placer la tige de cuivre au milieu, comme un tuteur mais conductible, et la fibre de 0.6 autour. Dans l'absolue ça reviendra au même, mais en plus lourd, et moins raffiné.... Pendant ce temps est-ce que tu peux dénuder ces câbles là et me donner la gaine ? Elle me servira à protéger la connectique que je suis entrain de faire....

C'était une curieuse cuisine que la jeune Qantik faisait là, bidouillant et magouillant les composants manquant avec tout ce qu'elle pouvait trouver. Les "pauses" "lectures" et autres "retour arrière" ponctuaient cette curieuse scène, qui embaumait à présent la soudure. Les assistants de Fleya se relayaient, certains étaient plus biologique que artificielle et avaient donc besoin de repos et de sommeil. Fleya avait au moins l'avantage d'avoir une longue autonomie et ne souffrait pas de la fatigue sur ce genre d'activité. Les pièces étaient changées, réparées, nettoyées, les fuites colmatées ou soudée, et finalement après de longues heures de travail, cette opération de maintenance était terminée. Ou presque. Il manquait deux pièces.... Des pièces précises, spécialisées et au travail beaucoup trop complexe pour que Fleya puisse reproduire un équivalent avec les outils et matériaux dont elle disposait. Tant pis, Qwark devrait se contenter de cela. Dans l'absolue sa jambe demeurait fonctionnelle mais beaucoup moins réactive et fluide qu'à la normal. Néanmoins Fleya cette réparation avait conforté Fleya sur un point. Qwark n'était pas un Qantik militaire. Le choix de ses matériaux n'était pas orienté pour le combat ou les contextes de guerre. Ils étaient plutôt au diapason des Qantiks domestiques ou de compagnies. Légers, discrets, facile à habiller et à personnaliser selon les moindres désirs du créateur. Le tout avec le souci de l'efficacité et de la longévité. Ce n'était pas parce que ces Qantik là n'étaient pas blindés qu'on ne souhaitait pas qu'il perdure dans le temps. Il était conçu pour pouvoir "affronter" le quotidien sans souffrir d'usure ou de difficulté.

Fleya laissa ses conclusions et considérations de côté. Qwark venait de sortir de sa veille. Et le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il avait amorcé un retour en fanfare ! Dans son plus simple appareil, le Qantik s'était relevé de bon cœur.... Exposant à qui le voulait une plastique des plus agréables. A chacun sa réaction. Les hommes ne trouvèrent rien de plus intelligent que de ricaner dans leur coin. Lysette éprouva un intérêt soudain et profond pour le mur opposé. Quant à Fleya....


Initialisation du protocole "Pudeur"....

Un changement temporaire vint s'appliquer au niveau du programme d'interprétation des images de Fleya. Un flou vint se placer sur le bas ventre de Qwark, dont le créateur n'avait négligé aucun détail, ce qui permit à la jeune Qantik de poursuivre sereine son entreprise.

-Fleya est contente de vous voir opérationnel. Et oui, ces vêtements sont pour vous.... Dans la plupart des sociétés actuelles, il n'est pas du tout convenable pour quelqu'un de se montrer complètement nu devant autrui. Surtout en ce qui concerne les parties dites génitales. Ce n'est pas systématique mais majoritairement, cela peut gêner ou choquer les gens. N'hésitez pas à entrer les notions de pudeur dans votre programme de sociabilisation, vous verrez vous comprendrez mieux. Cela dit, la nudité est vraisemblablement toléré lorsque deux personnes sont amantes. Chacune tolère alors la nudité ponctuelle de l'autre, tant que cela reste dans un cadre privé. Cela s'observe aussi chez les personnes mariées.

Merci professeur Fleya !

Ne te moque pas d'elle, si on ne les a pas complètement programmés, il faut bien leur expliquer. Ils ne peuvent pas le deviner tout seul.

N'empêche.... C'était marrant !

Filez de là, enquiquineurs 2.0 !

Une fois que Lysette eut terminé de chasser ces mâles mal embouchés, Elle revint vers Qwark qui apporta des réponses à ses questions. La tristesse se grava sur son visage, et la pauvresse lâcha un soupir à fendre l'âme. Fleya posa sa main sur son épaule.

-Ça va aller ?

Oui, oui.... Je m'en doutais à vrai dire. Il va juste me falloir un peu de temps. je vais annoncer la nouvelles aux autres.

L'excuse était idéale pour pouvoir s'esquiver rapidement et laisser Fleya avec Qwark. Lysette avait besoin d'être seule.... Et Qwark commençait à ressentir certaines anomalies fonctionnelles sur sa jambes. Il interrogea sa comparse qui lui donna un compte-rendu détaillé des diverses opérations qu'elle avait pratiquée sur lui.

-Fleya a pu produire des éléments de substitution pour tous les composants manquant à l'exception de deux. Le Vcyr740 P et le TransTZ ne sont pas réalisables avec l'équipement présent. Il faudra se rendre à Anathorey pour pouvoir trouver ces pièces. Il est vrai qu'en cas de situation critique, ce membre ne pourra pas offrir de service efficace. Fleya peut vous accompagner sur le chemin d'Anathorey, c'est le chemin que j'emprunte pour rentrer chez Maître Luka. Fleya a des compétences de protection, je pourrais vous protéger des éventuels bandits sur le chemin retour. De combien est votre autonomie en activité de marche continue ?

D'ordinaire, Fleya pouvant courir sans effort à soixante km/h, elle parvenait à rentrer chez elle dans la journée. Mais elle ne connaissait pas les capacités de Qwark. Et de toute manière, il était hors de question de le faire courir avec une jambe dans cet état. Elle ne savait pas encore que Qwark avait un moyen de déplacement propre à lui. Et elle réfléchissait plutôt à un moyen de recharger ses batteries avant le voyage.

-Avez-vous un moyen particulier pour alimenter vos batteries ? Un besoin de matières, de carburants ou autre ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Ven 23 Juin - 11:25



Après avoir intégré le concept de pudeur dans mes codes de savoir-être, je me retourne alors et m'excuse de la gêne que je viens probablement d'occasionner chez les autres - et par là même, comprends leurs réactions aléatoires des dernières minutes. Une fois que la plupart des personnes de la pièce sont sorties, je regarde à nouveau ma sauveuse dans les yeux pendant qu'elle termine sa phrase. Selon elle, nous devrions aller à Anathorey, et c'est précisément l'endroit - avec les laboratoires bien sûr - où je ne devrais pas trop aller au risque de me faire reconnaître.
Je me dirige vers la seule fenêtre, de cette salle d'opération de fortune, et mes yeux se perdent alors dans le vague alors que le silence gagne la pièce.

*** Trust : Initial Diagnosis ***
................ . . . . .  .  .  .  .  .   .   .   .   .    .    .    .     .      .      .      .

Niveau d'hostilité présente 00 %
Peut-être considérée comme alliée par ses actes………. 95 %
Passé, rapport et relation connue avec les Üniks………… Trop peu d'informations
Moyenne de danger potentiel…………………………… 20 %

"Je dois vous dire que je vous fais relativement confiance. Vous auriez pu me laisser comme ça, sur place, me démonter et pourtant vous m'avez sauvé. Alors même si je suis doté d'un talent de négoce hors pair, je pense que vous êtes une personne gentille..."
Je laisse un temps de pause après cette phrase, comme pour valider une dernière fois ce qui me tournait en tête puis reprends d'un air décidé : "J'ai fui les laboratoires, comme je vous l'ai dit, mais je dois faire attention de ne pas tomber sur les scientifiques qui me connaissaient. Seul Cicéro, mon créateur, était vraiment intéressé par mes capacités « évolutives » et mon « potentiel cognitif » afin de l'aider dans ses recherches, tout comme le faisait l'homme dont je suis plus ou moins la réplique.
Mon créateur va bientôt mourir, et il n'est rien que je ne puisse faire pour contrer cela, donc il m'a ordonné de partir et de ne jamais revenir, afin de ne pas être capturé par ses collègues ou son chef laborantin. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais mon créateur pensait qu'ils s'intéressaient bien trop à moi - et pas d'un point de vue évolution de la machine - mais pour quelque chose qu'il soupçonnait en rapport avec mon sigma. Il y a encore des zones d'ombre sur ma création ou son but, et je n'ai pas encore toutes les clefs de cryptage afin de comprendre l'entière totalité de ce que je suis. Il m’a été téléchargé l’entière totalité des connaissances de mon créateur et de son mentor, mais je n’y ai pas encore l’accès. Le temps, ainsi que la compréhension de mon univers et du monde qui m’entoure m’y aidera. Je sais juste que Q.W.A.R.K était un projet qu’ils trouvaient révolutionnaire, mais les réponses ne viendront que dans certaines conditions, et à certains moments. Des moments que je ne connais malheureusement pas à l'avance… Pour la question que vous m'avez posée, mes "batteries" s'autorégulent. Je dois juste assimiler assez de matière première et me placer en veille forcée, un certain temps, le tout bien sûr proportionnellement à la dépense d'énergie engendrée.
Enfin, pour l'autonomie de marche continue je n'en sais encore rien, je n'ai jamais poussé mon corps au-delà de ses limites. J'utilise un engin à propulsion à deux roues que nommé « moto », avec un side-car, endroit pour du matériel ou un passager. Si vous le désirez, vous n'aurez ainsi d'ailleurs pas à marcher et pourrez profiter du voyage.
" Dis-je avec un grand sourire.
"Cependant, cet engin à besoin de carburant, et au vu de ce qu'il y avait sur le carnet il n'existe que peu de personnes disposant de carburant dans cette cité… Pensez-vous que nous pourrions aller en chercher ?"
Je me penchais alors légèrement en avant, tournais la tête d'un côté puis de l'autre puis revins vers elle avec hésitation : "Ah oui et pardonnez mon indiscrétion, mais je ne comprends pas à quelle personne vous faites référence depuis tout à l'heure… Qui est Fleya?"


suite:
 



Dernière édition par Qwark le Mer 28 Juin - 10:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Lun 26 Juin - 19:44

Lorsque Qwark confia sans retenu qu'il lui faisait relativement confiance, et surtout qu'il la trouvait gentille, Fleya lui répondit avec un naturel et un aplomb propre aux I.A. dans ce genre de circonstances.

-Affirmative ! Fleya est gentille avec ceux qui ne sont pas méchants ou dangereux.

Si elle paraissait toute guillerette à cet instant, lorsque son alter ego lui conta son histoire, elle revêtit une expression beaucoup plus grave et compatissante. L'histoire de ce pauvre hère faisait écho à la sienne. Elle savait très bien ce que cela faisait de se retrouver dans ce genre de situation. Elle découvrit énormément de similitude dans leur parcourt, ce qui lui sembla très étonnant. Qwark n'était définitivement pas un Qantik militaire, alors pourquoi autant de mystère et de secret autour de lui ? Elle ne lui posa pas la question car tout comme elle, il ne savait pas tout autour de sa construction et programmation. Lorsqu'il eut fini de lui raconter son histoire, Fleya se confia à son tour.

-Fleya sait très bien ce que Qwark vit.... J'ai perdu mon créateur. Son ultime demande à mon égard a été de fuir également. Se sachant condamné, il s'est sacrifié pour emporter avec lui mes poursuivants. Fleya s'est retrouvée seule au monde en quelques secondes à peine....

Cela était du passé, et pourtant, quelque part au fond d'elle, ses circuits transmettaient à ses programmes une certaine douleur à l'évocation de ces souvenirs. Cependant, elle se mit à sourire, tout en poursuivant.

-Heureusement, Maître Lukas m'a découvert presque aussitôt. Je l'ai choisi pour devenir mon Maître et il a bien voulu accepter. Grâce à lui j'ai beaucoup appris, et il est très gentil avec moi. Maître Lukas veille à ce que Fleya s'épanouisse et il la traite comme une vraie personne. Il répond à toutes mes questions, car moi aussi je n'ai pas encore accès à toute ma mémoire. Une partie a été endommagée lorsque je me suis enfuie, car le laboratoire où j'étais a explosé. Et Fleya a été soufflé par l'explosion.... C'est très frustrant d'avoir autant d'informations de verrouillées. Je ne sais pas ce pourquoi le professeur m'a construite.... Et plein d'autres inconnues. Mais cela se débloque. Doucement mais surement. C'est juste très long.... Alors, gardons espoir !

Elle écouta les conditions de gestion d'énergie de Qwark, qui lui paraissaient bien floues.

-Quelle type de matière première ? Végétale ? Organique ? Minérale ? En condition de voyage, combien de temps dispose t-on avant la veille forcée ?

Mais la plupart de ses questions se révélèrent moins urgentes qu'il n'y paraissait. En effet Qwark disposait d'une véhicule motorisé à deux-roues. Ce qui supprima le problème du trajet. Et ce qui enchanta la jeune I.A., car elle se voyait mal voyager avec un pauvre Qantik à la jambe défectueuse. Cela aurait été très éprouvant pour lui. Elle observa l'engin essayant d'en comprendre la mécanique, avant que son confrère ne lui demande des renseignements sur le carburant à disposition.

-Un moyen de transport est non négligeable avec l'état de votre jambe, pas question de passer outre. Les réserves de carburant se font plus rares car la cité l'utilise majoritairement pour les reconstructions et l'alimentation en générale. Et vu la taille des travaux, forcément ça demande beaucoup de ressource. Mais Joey fourni des bidons aux résidents de temps en temps. On pourrait aller le voir pour lui demander s'il ne peut pas nous céder de quoi rentrer. Allons le voir.

Fleya avait aussitôt mis le cap sur sa destination, mais elle se freina rapidement. Si elle était habituée à marcher d'un bon pas lorsqu'elle ne se promenait pas, ici elle ne pouvait pas faire à sa guise. Qwark ne pouvait pas solliciter sa jambe comme il le voulait dans son état. Elle ralentit donc le rythme pour ne pas égaré son compagnon Qantik. Qui en profita pour lui poser une question légitime.

-Fleya est Fleya. Ho pardon, je suis Fleya. J'ai encore un peu de mal à parler de moi correctement. Mais je progresse, j'emploie de plus en plus "je", donc ça finira par se faire. Je suis confiante.

Après une bonne demi-heure de marche, le duo arriva à un abris un peu plus spacieux que les autres.... Mais encore plus en bordel que les autres. Ce qui parut inquiéter Fleya. Sans chercher à comprendre davantage, elle dégaina son hobby horse et se plaça devant Qwark pour ouvrir prudemment et silencieusement la marche. Elle entra d'un coup dans la bâtisse faisant sursauter un pauvre hère apeuré, visiblement retranché dans un coin, qui s'était préparé à se protéger avant de visiblement la reconnaître.

Fl...Fleya ?!

-Joey ! Que t'est-il arrivé ?! Qui t'a fait ça ?!

La Qantik s'approcha rapidement de lui, non sans avoir vérifié du regard qu'il n'y avait personne en embuscade. Joey était un homme grisonnant, pas loin de la soixantaine. Un œil bionique, un bras du même type truffé d'outillages de réparation et d'entretien, quelques dents en moins, des rides.... Ajoutez à cela un homme de taille moyenne et plus chétif, et on obtenait Joey. Sauf qu'ici, le pauvre homme avait son œil organique au coquard, le nez et les lèvres en sang. Des bleus ici et là... Aucun doute, il s'était fait passer à tabac.

Ce sont les Cobras.... Ils sont venus me piller ! J'ai essayé de me défendre mais....

-Fleya en a marre de ces types là !

La jeune Qantik avait attrapé un chiffon pas trop sale, et commençait à essuyer le visage du pauvre homme qui grimaçait.

Depuis que la cité a commencé à s'équiper en protection et en défense contre les bandits, les gangs deviennent nerveux. Ils perdent leur monopole et leurs affaires. Alors ils se revanchent sur les plus petits et les isolés.... Nous n'allons pas survivre assez longtemps pour pouvoir nous équiper nous aussi de protections décentes. Ils m'ont pris tout mon carburant, et surtout mes outils !

Fleya était bien embêtée. Le carburant dont ils avaient besoin était en plein milieu d'un repère de malfrats, qui lui chauffaient les oreilles depuis trop longtemps. Il n'y avait pas cinquante mille solutions à ses yeux.

C'est un ami ?

-Ho oui pardon, c'est Qwark, il est arrivé d'hier.

Abandonné ou en fuite ? Il a pas l'air bien en point

-En fuite, et oui il a été endommagé. Nous avons besoin d'aller à la ville Ünik pour trouver de quoi le réparer. Mais pour ça on doit alimenter le réservoir d'un véhicule.

Ho merde.... Je suis désolé ma jolie.... T'as fait tout ce chemin pour rien.

-Sûrement pas !

Comment ?

-Fleya en a ras le bol des Cobras ! Je vais aller directement à leur repaire. Et Fleya va leur coller une correction qu'ils ne seront pas près d'oublier !

Joey manqua de s'étouffer, et répliqua rapidement.

Toute seule ? Mais c'est de la folie ma mignonne ! On ne sait même pas combien ils sont.

-Entre sept et dix. C'est le rapport que j'ai pu faire en confrontant les différents témoignages.

....Ok mais c'est toujours complètement fou ! Et ton ami n'a pas l'air en état de se battre avec sa jambe !

-Je ne sais pas si Qwark sait se battre, mais s'il faut j'irais seule. Je te ramènerai ton carburant et tes outils ! Et je récupérerai Qwark ensuite.

Plus ça venait plus le pauvre Joey en perdait le souffle. Il se tourna vers Qwark et l'interpella.

Dites quelque chose ! Vous n'allez pas la laisser faire tout de même ! Essayez de la raisonner !
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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Mer 28 Juin - 11:06



Fleya c'est elle.
Ainsi tout parait plus clair d'un coup ! À bien y réfléchir, comment n'ai-je pu le comprendre avant ?
Et après toute cette description, d'une partie de son passé et de sa vie, à cet instant je me sens bizarrement un peu moins seul. Elle aussi est un peu perdue dans un monde à qui elle ne ressemble pas.
Tout en essayant de ne pas me faire distancer par cette demoiselle IA qui marchait d'un pas assez tonique, j’entreprends de lui apporter quelques réponses :
« Je ne sais pas quand tout cela viendra, mais bon, oui effectivement gardons espoir ! Quant à ma gestion des matières premières...».
Pendant un court instant, j'ai hésité à en dire plus, mais finalement je reprends, car en y réfléchissant bien je sens « … Que je peux lui faire confiance. »
Sans m'en rendre vraiment compte, je viens de finir ma pensée à voix haute. Je regarde le sol à mes pieds, ramasse un caillou de petite taille et le tends vers elle paume ouverte. Je tends alors l'autre main, vide quant à elle, toujours vers le ciel paume ouverte.
« Eh bien c'est simple. J'ai besoin de matière première comme celle-là. Je peux alors déstructurer cette matière première et reformer sa struct... »
Sans un regard dans ma direction, je la vois accélérer et s'engouffrer dans l'un des entrepôts que nous longeons. Je décide alors moi aussi de me dépêcher en m'engouffrant dans cette grosse ouverture dans la façade de ce bâtiment et... manque, à peu de choses, de me faire emporter la moitié du visage alors qu'elle dégaine silencieusement l'arme quelle porte dans son dos. Apparemment, son protocole de combat s'est activé, je regarde alors ma jambe en piteux état et je ne peux m'empêcher de me poser cette question : dois-je attendre dehors ? Non, ayant vu de quoi elle est capable avec ce jouet létal, je suppose qu'elle serait réellement en mesure de me protéger comme elle me l'a dit plus tôt. Je resserre alors mon poing machinalement sur le caillou, sans vraiment me rendre compte que quelque chose au fond de moi était en train d'arriver. Quelque chose d'imperceptible a mes capteurs sensoriels ou internes et pourtant bien présents. Quelque chose qui ne fera que s’intensifier petit à petit dans des situations semblables ; sensation que je pourrai décrire, a posteriori, comme une sorte de grosse boule dans le ventre. Un nœud qui se resserre lentement, et de plus en plus fort quand une menace externe réelle se fait sentir.
En regardant autour de moi, je me rends compte que l'endroit vient tout juste d'être ravagé. Il ne reste plus rien en état, toutes les étagères sont effondrées ou leur contenu vidé par terre, les différents établis et meuble en tout genre ont été détruits grossièrement. Il ne reste dans ce hangar que tristesse et détritus. Tout ce qui avait certainement de la valeur, de près ou de loin, a été emporté. Fleya repart en courant dans un coin du hangar où une silhouette prostrée crie en nous voyant arrivés. De ce que je peux comprendre d'ici, Fleya à l'air de connaître cette personne et réussi tant bien que mal à la calmer lorsque j'arrive moi aussi à hauteur du vieil homme :

« C'est un ami ?

-Ho oui pardon, c'est Qwark, il est arrivé d'hier. »

S'en suis un dialogue faisant de plus en plus sortir les yeux de ses orbites au vieil homme. Et quand je l'entends mentionner ma jambe, je ne peux m'empêcher de la regarder attentivement. Elle avait quand même fait un boulot de vrai mécanicien avec le peu de pièces dont elle disposait ! Le vieil homme me sortit de mes pensées :

« Dites quelque chose ! Vous n'allez pas la laisser faire tout de même ! Essayez de la raisonner !

- Euh si… non, enfin… Je n'ai pas tout suivi pardonnez-moi, mais si Fleya dit qu'elle peut y arriver c'est que ça doit être le cas non ? Ses capacités cognitives et son raisonnement m'ont déjà prouvé qu'elle ne parlait pas sans savoir - alors que ça ne fait qu'une journée que je la connais – donc je ne vois pas de problème à la laisser faire. D'autant que si ça vous permet de retrouv…

- Mais réfléchissez voyons ! On parle des Cobras là ! Je vous rappelle que c'était un gang dangereux de Nordkia, qui a prospéré au sein des bas quartiers pendant plusieurs décennies et seule la dernière vague d'arrestations lancées par les autorités peu après la fin de la guerre civile força leur chef à s'expatrier ici. Alors certes ils ne sont qu'une dizaine, mais ils continuent de recruter parmi les plus défavorisés. Les ruines de la cité attirent malheureusement tout type de charognard et ceux-là sont plutôt à compter parmi les plus rancuniers. On dit même, selon certaines sources, que leur chef garderait enfermés ses ennemis dans une pièce de son QG afin de les voir mourir à petit feu…

- Mais pourquoi faire ça ? Hormis les garder en sujets d'étude, il n'y aurait aucune logique là-dedans…

- Va savoir gamin, les Originiens sont comme ça. Quand à lui c'est un ancien Ünik qui est devenu un cyborg, autant dire que depuis il voue une haine à l'univers entier.

- Eh bien si c'est le cas, ça tombe bien on pourra aider les gens a ressortir du coup, non ?

- Mais... n'as-tu pas peur ? »

Je regarde alors en direction de Fleya et incline la tête sur le côté :
« Je crois, si… depuis que je vous ai vu dégainer et que je ne suis plus en capacité de m'enfuir comme je le voudrai, quelque chose se passe dans mon abdomen. Ou du moins je l'imagine. Sans aller jusqu'à la panique pure et simple, ressentie lors de notre rencontre. Là je ressens quelque chose de différent, plus diffus. J'ai envie de savoir si ce quelque chose est positif ou négatif. »

Je reste un moment sur cette réflexion pendant que les dernières phrases sont échangées.
Ai-je bien fait d'accepter de venir ? Je n'en sais rien.

Apparemment trouver leur QG ne sera pas si simple, il se situe dans l'un des endroits les plus difficiles d'accès de la ville, et parmi les plus dangereux depuis l’effondrement d'une grosse partie de cette dernière : l'ancien réseau souterrain de la cité. À la fois un grossier labyrinthe où il serait aisé de se perdre, et à la fois un des endroits où il y aurai le plus d’éboulement et de glissement de terrain selon Joey. À cette pensée, ma jambe me lance encore en une sourde douleur, tel un écho de mes récentes mésaventures souterraines. Maintenant, la quasi-totalité n'étant plus accessible ou en trop mauvais état pour y évoluer, la solution de facilité, toujours selon lui, serait de trouver l'ancien entrepôt qui sert d'entrée à leur repaire. Ils étaient quatre à avoir attaqué le vieux Joey, ils auront probablement laissé des traces, ou des témoins de leur passage.



En suivant les traces de pneus laissés derrière eux, je me suis rendu compte que j'avais toujours mon caillou dans la main. Je prends donc le temps de regarder autour de moi s’il y a du monde, et voyant que le champ est libre je retends la main face à moi, en direction de Fleya.
« Donc, comme je disais, j'ai besoin de matière première comme celle-là. Je peux alors déstructurer cette matière première et reformer sa structure moléculaire dans un ordre et suivant une séquence différente. »
Pour joindre le geste à la parole, je donne silencieusement l'ordre à mes nanorobots de commencer leur œuvre. Dans un premier temps il semblait ne rien se passer. Puis, lentement, le caillou trembla, bougea légèrement et s'affaissa doucement sur lui-même. L'on pouvait observer la paume de ma main onduler par vague jusqu'au moment où ma main était purement et simplement vide. Je baissai la première et tendais alors l'autre cette fois, devant moi, et me concentrai afin de finaliser le processus de transformation. Ma ma gauche sembla à son tour vibrer, alors que je relâchais mes nanites des ouvertures prévues à cet effet sur ma peau. De la paume de ma main, l'on pouvait, petit à petit, discerner de plus en plus de sable se déverser par terre.

« À l'heure actuelle, je ne suis capable d'absorber et de recréer que certaines matières. Celles que j'ai appris à maîtriser. Et quant à ma veille forcée... »
Je laisse en suspend ma phrase et pointe alors mes cheveux du doigt, avant de reprendre :
« Mes cheveux ont une teinte bleutée pour l'instant. Plus j'utiliserai mes capacités - ou puiserai dans mon énergie pour marcher plusieurs heures par exemple, ou même tenter de survivre blessé - et plus ils perdront de leur éclat. Une fois mes cheveux noir de jais, je sais qu'il ne me reste que quelque minutes pour me mettre en veille manuelle, sans quoi je tomberai sur place. Ma veille varie de 3 heures à 5 heures si je suis à bout. Voilà, vous savez tout !»

Avec un grand sourire, je tape alors mes mains pour disperser le restant de sable et reporte mes yeux sur la route.



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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Mer 28 Juin - 23:54

Fleya tiqua sur le bout de phrase qu'avait lâché Qwark. Pas tant sur le fait qu'il parlait de confiance, mais plutôt sur l'idée qu'il n'y avait qu'une partie de la phrase. Aurait-il un problème de transmission de l'information à ses programmes de vocalisation ? A moins que ce ne soit eux qui aient un problème ? Le mystère resterait sans doute entier, car à peine Qwark avait-il commencé à expliquer comment il assimilait la matière que l'attention de Fleya fut focaliser sur des événements plus graves. Après quelques explications, ce fut un échange assez incongru qui s'opéra. Le pauvre Joey n'en croyait pas ses oreilles. Ils étaient tous devenus fous ! Pas un pour rattraper l'autre ! Et Fleya qui acquiesçait avec un large sourire aux propos de Qwark quant à ses capacités....

-Affirmatif ! Fleya a su tenir en position de siège pendant la guerre entre les peuples, et là il s'agissait de soldats armés et de guerriers entrainés. L'algorithme des probabilités estime le taux de réussite de cette opération à 97%. Les cobras ne s'attendent pas à ma visite, ni à ce que quelqu'un capable de se battre les affronte. Fleya va les prendre de court et en profiter pour leur faire peur suffisamment pour les dissuader de se montrer de nouveau.

Fleya n'aimait pas tuer. Si initialement c'était une chose qui lui faisait ni chaud ni froid, car elle se considérait comme programmé pour cela en cas de besoin, sa rencontre avec Lukas avait tout changé. C'était encore floue, encore abstrait, mais c'était comme s'il lui avait transmis son dégoût pour cette forme de violence ultime. Un curieux paradoxe en était né. Elle savait comment faire pour tuer. Rapidement ou pas, efficacement dans tous les cas, elle aurait pu être une vrai pro. Et pourtant.... Aujourd'hui, malgré le contexte grave et sérieux, elle préférait toujours se contenter d'une correction de tous les diables, que d'en finir directement. Elle savait qu'elle en était capable. Elle avait dû tuer pendant la guerre. Mais cela ne lui avait pas laissé un bon souvenir. Mais pour l'heure, elle était loin de ces considérations. Elle rebondit plutôt sur ce que décrivait Qwark.

-C'est simplement de la peur. C'est normal d'appréhender ce genre de situation. Fleya a pu voir un peu de la structure de Qwark et il n'est pas conçu pour des combats. J'ai été programmé pour pouvoir me battre et me défendre, je dois être une sorte de garde du corps poussé pour Ünik. Fleya n'a pas peur de ce genre de situation. Je n'ai pas d'appréhension par ce que j'ai été faite pour ça. Je sais quoi faire, quand le faire et comment le faire. Même si je suis blessée, je sais comment réagir. Tu n'as pas à t'inquiéter Joey. Je protège les Oubliés depuis la guerre, fais moi confiance.

Le pauvre Joey l'observa la mort dans l'âme. Il savait qu'elle avait raison, sur bien des points en tout cas. Mais envoyer la petite au casse-pipe lui mettait une boule au ventre à lui aussi. Il savait qu'elle était tout à fait capable de se défendre. Mais avec sa bouille de poupée de porcelaine.... Il ne pouvait pas s'empêcher de faire du souci. Quand à Qwark, le mêler à tout ça avec sa patte folle, c'était jute de la folie pure et dure.

Sois prudente ma mignonne.... Soyez prudents tous les deux. Pas de risques inutiles. Et si jamais ça tourne mal, ne faites rien de stupide, laissez tout tomber et fuyez !

Tout ira bien Joey ! On revient dès que possible !

Le vieux bonhomme les observa partir, se demandant s'il ne faisait pas la bêtise de sa vie à ne pas les retenir.... Et s'il allait devoir s'en vouloir jusqu'à la fin de ses jours.... De leur côté, Qwark et Fleya partageaient leur mode d'alimentation. Fleya observa très intéressée la manière de fonctionner de son comparse.

-Ho ! Très intéressant ! Fleya doit consommer des matières organiques, les végétales ça fonctionne aussi. Mais en cas de problème, je peux aussi fonctionner comme une plante, via l'énergie solaire. La photosynthèse est très pratique. Par ici je ne manque jamais d'énergie. Je n'ai pas pu voir ce qu'il se passait à l'intérieur de mon corps pour la "nourriture", mais je sais que mon corps fonctionne par dégradation, reconditionnement et assimilation. Une peu comme pour Qwark.... Mais à l'intérieur.


Son créateur avait mis l'équivalent d'un système digestif, mais en beaucoup plus simplifier, et beaucoup plus performant. Fleya ne produisait aucun déchet, absolument tout ce qu'elle ingérait était réutilisé. Elle semblait admirative devant l'utilité de la couleur de cheveux de Qwark.

-Ha c'est très utile ça ! C'était une bonne idée de choisir ce système là, comme ça on peut prévoir en temps réel les aménagements.

Si la Qantik appréciait de pouvoir discuter évolution et aménagement des fonctions, au bout d'un moment ils furent obligés de cesser leur réjouissance. Ils étaient arrivés à l'entrepôt. Fleya s'arrêta un instant, observant ce dernier. Elle le connaissait.... Comme elle connaissait une partie de ces labyrinthes pour avoir commanditer leur explosion afin d'y condamner les envahisseurs qui tentaient de les prendre à revers lors de la guerre des peuples. Les souvenirs désagréable lui revinrent en tête. Elle n'aimait définitivement pas cette partie de sa vie... Elle montra l'endroit du doigt à Qwark. Fleya les avait fait s'arrêter à une bonne distance du bâtiment en ruine, afin d'éviter de se faire repérer si jamais il y avait des sentinelles. Elle fit signe de la main à Qwark de la suivre derrière un tas de débris pour le briefer.

-Les Cobras se terrent dans leur nid, mais Fleya est prête à parier qu'ils auront sur protégés l'entrée principale du couloir qui mène jusqu'à eux. Je me souviens qu'il y a une entrée dans le réseau d'égouts plus loin sur la droite. Elle est oublié car même avant la guerre il avait été condamné pour des restaurations.... Qui n'ont jamais eu lieu. En passant par la nous pourront faire un détour et les prendre à revers. On cherchera d'abord où est caché leur butin. A ce moment là, Fleya va tout faire pour en assommer un maximum, puis focaliser l'attention sur elle. Ensuite Qwark devra en profiter pour prendre d'abord les outils de Joey, puis les bidons de carburant, et les sortir à l'extérieur. Une fois qu'on aura tout Fleya s'arrangera avec le terrain pour semer suffisamment la pagaille pour qu'on puisse partir avec les affaires de Joey. Des questions ?

Elle avait déjà en tête de flanquer quelques coups de masse bien senties sur quelques fondations, juste histoire de semer la panique. Une fois le briefing terminé, elle guida Qwark jusqu'au lieu voulu. On ne voyait qu'un sol poussiéreux, mais en sondant sa base de donnée mémorielle, Fleya sut exactement où déblayer le sable et la poussière, pour dévoiler une vielle plaque d'égouts. Elle l'arracha du sol d'un geste, évitant au maximum de faire du bruit et vérifiant minutieusement que personne ne les observait. Elle ouvrit alors la marche. Le réseau souterrain était toujours aussi labyrinthique.... L'obscurité régnait, la lumière filtrant seulement par quelques trous vers la surface. Largement suffisant pour elle voir. Le détour leur imposa d'interminables minutes à parcourir le réseau. Lorsqu'il s'approchèrent du but, Fleya avait de nouveau empoigné sa masse. Lorsqu'il fallait se plaquer pour éviter de se faire remarquer, elle prenait soin de faire plaquer Qwark avec de son bras libre. Elle progressait lentement, laissant le temps à son compagnon d'avancer avec sa jambe défectueuse. Et déjà les premiers assommés n'eurent pas le temps de comprendre leur douleur. L'I.A. traina les corps inconscients hors du champ de vision des autres. Au bout d'une bonne demi-heure, et quelques sentinelles "endormies", ils arrivèrent au cœur du nid des Cobras. Des "salles" plus grandes, et surtout, une isolé au bout d'un boyau, avec deux gardes devant elle. Fleya chuchota alors à Qwark.

-Restez-là. Fleya va aller par là-bas pour creuser un accès direct vers l'extérieur. Le bruit que je vais faire va rameuter les gardes à coup sûr. Je les affronterait en même temps que je creuserai vers l'extérieur. Ils croiront que j'essayais de m'enfuir. Mais dès que j'aurai fini, je les éloignerai encore plus loin pour continuer de les combattre, et laissez Qwark faire les allers et retour entre leur réserve et la sortie.

La jeune Qantik lui montra alors plusieurs piliers grossiers, de différentes taille.

-C'est ce genre d'appuis qui permet de maintenir cette parti de réseau debout. Plus le pilier est gros, plus il est important. En cas de besoin prenez n'importe quoi pour le détruire, planche, bâton, barre en métal, il y a des débris partout ici. Et brisez les plus petits, les secousses feront paniquer les Cobras. Restez prudent et si jamais ça tourne mal, fuyez.

Massue équidé en main, la demoiselle s'exécuta. L'endroit était plus éclairé, enfin un peu plus, ce qui la contraignait à se dépêcher. Une fois sur place, elle ne perdit pas une seul seconde, et prenant en compte l'état de Qwark, elle décida de faire un couloir en biais. Cela lui faciliterait l'accès vers l'extérieur, surtout s'il portait des trucs. Le raffut en plus des secousses eurent l'effet escompté. Et rapidement les malfrats affluaient vers Fleya.... Qui les repoussaient à grands coups de Hobby Horse ! Entre deux vagues, elle continuait de creuser. Mais elle ne sous-estimait pas ses adversaires. Elle devait conjuguer esquive, défense, attaque et creuser. Une opération qui allait lui demander du temps.... Et qui exposait Qwark au danger en attendant !
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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Dim 9 Juil - 11:34



 
Je suis de près la petite IA pendant un moment, moment pendant lequel on discute de points techniques de nos conceptions respectives : nos méthode de rechargement de batteries, alimentation globale, autonomie, etc. Puis je vois son visage devenir impassible, elle se baisse et se dirige vers un tas de caisses à moitié éventrées puis me fais signe de la rejoindre avec un signe voulant certainement dire de se baisser. Je me déplace alors jusqu'à elle et s'en suit un léger briefing concernant la marche à suivre quant à notre plan d'évacuation du matériel de Joey. On se dirige à pas de loup vers une petite ruelle toute proche d'où nous étions, et le temps que je regarde derrière moi pour voir si personne n'arrive, un trou vient d'apparaître sur le sol devant nous. Je la vois alors reposer la plaque d'égout et commencer à descendre dans la pénombre. Je ne sais pas pourquoi, mais cette situation ne me dit rien qu'il vaille… Comme une sorte de gros « déjà-vu » qui vient perturber mes idées.

Une fois en bas, mes pupilles s'ouvrent au-delà de leur maximum habituel, à un ratio de 800 % en recouvrant ainsi toute la surface de l’œil d'un noir profond, afin de me permettre de voir dans cette quasi-obscurité comme en plein jour ou presque. Plusieurs fois, Fleya me plaque doucement contre les murs afin d'éviter certains gardes. Je ressens cette fameuse boule dans le ventre, bien plus fort que chez Joey, et je me demande si cette sensation va longtemps continuer à s’intensifier de la sorte ou si bientôt elle va finir par stagner, voir disparaître.
Fleya me pointe une porte du doigt. Elle se situe au bout d'un couloir et est flanquée de deux gardes nonchalamment appuyés sur le mur, en train de discuter.

- Restez-là. Fleya va aller par là-bas pour creuser un accès direct vers l'extérieur. Le bruit que je vais faire va rameuter les gardes à coup sûr. Je les affronterais en même temps que je creuserai vers l'extérieur. Ils croiront que j'essayais de m'enfuir. Mais dès que j'aurai fini, je les éloignerai encore plus loin pour continuer de les combattre, et laissez Qwark faire les allers et retours entre leur réserve et la sortie.

Elle arrête alors de parler pour me montrer plusieurs piliers de soutènement, certain petits, d'autres bien plus gros, puis reprends :

- C'est ce genre d'appuis qui permet de maintenir cette partie de réseau debout. Plus le pilier est gros, plus il est important. En cas de besoin prenez n'importe quoi pour le détruire, planche, bâton, barre en métal, il y a des débris partout ici. Et brisez les plus petits, les secousses feront paniquer les Cobras. Restez prudent et si jamais ça tourne mal, fuyez.

Alors que je lève la main en signe de protestation face à cette possibilité - fuir en l'abandonnant - je la vois me sourire paisiblement, avant de s'engouffrer dans le couloir sans un mot. Je me retrouve là, dans la pénombre d'un boyau transversal à la galerie où elle s'est engouffrée, peu de temps avant d'entendre le premier coup de massue raisonner.

BLAM

- Mais putain qu'est-ce que c'est ??
- J'en sais rien ! Allons voir !
- Heu, je suis pas sur qu'on puisse laisser la…

BLAM

- Tu disais ?
- Roh… C'est bon, ta gueule, on y va !

Il récupère alors les torches accrochées aux murs et avance, sans se douter que ce bruit ne vient que d'une dizaine de mètres devant eux. Lors du troisième coup, j’entends également un bout de mur ou de plafond commencé à s'affaisser, mais Fleya impassible continu encore et encore à donner des coups vers la surface. Je risque un léger coup d'oeil dans le couloir, peu après avoir vu les deux malfrats s'approcher de la Quantik.

- Mais qu'est-ce que…
- Toi là ! Arrête ça tout de suite !

BLAM


Joignant les gestes à la parole, je le vois dégainer un gros couperet fait maison certainement, alors que son comparse regarde autour de lui sans vraiment savoir quoi faire. Puis voyant le premier partir à l'assaut de Fleya, il sort à son tour une arme en se jetant sur elle. Je la vois tour à tour tenter de les neutraliser sans trop de dégâts, esquiver les attaques maladroites et continuer de creuser vers la surface.

BLAM...

Au bout d'un moment, après avoir assommé les deux premiers gardes, elle se met littéralement à pilonner le mur de plus en plus fort et de plus en plus vite. Accentuant ainsi les secousses et les vibrations de ce sous-sol. Ce que je ressens, là tout de suite, n'est absolument pas définissable. Je ne saurai dire si tous les sons viennent de la massue, du mur et de leurs échos, ou si mon corps lui-même émet du bruit à cause des tremblements de peur qui m'assaillent en ce moment. J'ai comme l'impression que tout se déroule à une vitesse folle, et je ne sais pas si j'arriverai à remplir correctement ma partie du contrat.
De l'autre côté du couloir principal, dans lequel Fleya se trouvait, un second groupe d'hommes armés arrive alors. Ils se lancent eux aussi dans un corps à corps éperdu avec la Quantik qui durera un peu plus longtemps que le premier, du moins je pense, bien que je ne soi pas vraiment dans l'action en cet instant.
Intérieurement je prierai presque pour rester indéfiniment ici, plaqué contre ce mur froid, mais je suppose que « … Ce qui devait arriver arriva. »
J'entends déjà derrière nous, dans le complexe, des gens hurler des ordres et d'autres des insultes à l'intention du dangereux fauteur de trouble. Dans quelques minutes, le couloir de transverse où je me trouve sera plein de monde.
Il faut que je bouge.
Je ne peux pas rester ici.
Après avoir soufflé un bon coup, je regarde de nouveau dans la galerie principale et ne vois que Fleya qui continue inlassablement son œuvre. Je me lève alors et me dirige en courant vers la porte supposément être leur réserve et prie pour qu'il n'y ait personne qui la protège de l'intérieur. En passant à côté de l'IA, le plus rapidement que je ne le puisse avec mon genou, je lui crie pour couvrir le raffut :

- Ils seront bientôt là, à en juger par la configuration des couloirs que l'on a empruntés et le nombre qu'ils doivent être, je dirai deux à trois minutes le temps qu'ils comprennent d'où ça vient! D'ailleurs, sans vouloir remettre en doute vos capacités de récolte d'informations, leurs effectifs doivent être bien plus grands qu'une dizaine comme vous le mentionniez chez Joey.
Je vais voir où mène cette pièce, bonne chance avec le restant, normalement au vu de ce qui est au sol, vous verrez la lumière dans un peu moins de 8 coups !


Je me trouve face à la porte. Je pose la main sur la poignée et hésite, le temps d'une fraction de seconde, à l'ouvrir. Et si c'était pire derrière ?
Trop tard pour se demander cela de toute façon. J'abaisse la poignée, puis je rentre en laissant derrière moi le plus gros du bruit de la démolition.



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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Mer 12 Juil - 18:49

Fleya n'avait pas souvent l'occasion de laisser sa force s'exprimer librement. Aussi, elle ne lambinait pas et ne ménageait aucun de ses coups. Ses mouvements étaient amples, méthodiques et sûr. Chacun des coups résonnait non seulement dans un fracas assourdissant et difficilement négligeable, mais aussi par des secousses et des violentes vibrations qui commençaient à secouer tous les alentours. On pouvait les ressentir de partout. Dans les sols dans les murs et même le plafond transmettait les vibrations de ses coups de masse. La qantik mettait son cœur à l'ouvrage et avait déjà commencé à faire un joli trou. Mais la surface était encore loin, lorsque....

- Mais qu'est-ce que…
- Toi là ! Arrête ça tout de suite !

Fleya tourna distraitement la tête vers ses interlocuteurs, tout en continuant de frapper, et au cas où il n'aurait pas compris, elle leur répondit simplement.


-Non.

Son aplomb et son naturel avait un petit goût de provocation qui ne passa pas inaperçu. Les deux hommes se jetèrent sur elle, comme elle s'y attendait et l'avait prévu.

"Protocole d'Ikazuwa enclenché"

La qantik commença une curieuse danse souple et aérienne, où les contorsions se mêlaient aux petits bonds, le tout lui permettant d'esquiver les attaques de ses assaillants sans peine. Et surtout de pouvoir continuer à donner quelques coups supplémentaires avant de finalement se résoudre à en découdre. Elle fit alors volte-face à ses agresseurs.


"Protocole de Glasskauwn enclenché"

-Fleya va vous apprendre à semer le chaos chez les Qantik !

S'en suivit le début d'une sévère correction. Comme il était question de simplement "punir des méchants" Fleya garda sa massue équestre, laissant sa vorpale reposer en elle. Par ailleurs, il lui était plus facile de parer les coups des armes blanches avec sa masse et son allonge. Après avoir repoussé plusieurs estocades, d'un mouvement rapide, la demoiselle balança un coup rapide et bref de masse dans les mains des sentinelles, les désarmants sans leur laisser la moindre chance de pouvoir s'en sortir. Les deux hommes regardèrent leur main vierge d'arme, se regardèrent une fraction de secondes, avant de reporter leur regard inquiets sur la Qantik, qui les regardaient avec l'air courroucé d'une femme renfrognée.

-Prenez ça !

Chacun se vite recevoir plusieurs coups de masse, modérés afin de ne pas broyer tous leurs os, et dont le dernier les envoya tout droit dans les bras de l'inconscience, quelques mètre plus loin. Le réveille leur promettait de leur offrir toute une pléthore de bleus un peu partout sur leur corps, la sensation de la pire gueule de bois de leur vie, et peut-être une fracture ou deux s'ils étaient malchanceux. Ce n'était là que les premiers, et elle le savait. Les autres allaient arriver d'une minute à l'autre, ce n'était qu'une question de temps. Elle se dépêcha donc de se remettre au travail. Elle devait avoir fini de creuser vers la sortie avant leur arriver. Elle redoubla d'effort avant de se faire interrompre momentanément par Qwark, qui lui partagea ses informations, ainsi que quelques inquiétudes.... Qui ne semblèrent pas affecter Fleya, qui lui répondit souriante et confiante.

-Fleya n'a compté que les sentinelles extérieures pour ne pas inquiéter Joey. Il se serait fait un sang d'encre si Fleya lui avait dit qu'à l'intérieur il pouvait facilement y avoir une trentaine de gardes. Mais je sais que je peux les maîtriser ici. Ils ne s'attendent à pas à une attaque interne, ils ne se seront pas préparer en terme d'arme et d'organisation. Fleya devra juste vite les assommer ! Mais je peux le faire. Merci pour l'estimation du nombre de coups restants !

Laissant Qwark reprendre sa quête, Fleya s'empressa de donner les coups restants. Et son compagnon n'avait pas menti ! La lumière du jour vint enfin se mêler à la poussière que le ramdam de la Qantik avait soulevée. Elle ne prit cependant pas plus de temps pour pouvoir contempler son œuvre. Elle se replia immédiatement vers le second couloir, pour y recommencer son manège, mais cette fois-ci juste pour attirer l'attention sur elle. Elle voulait concentrer toutes les forces ennemies sur elle, et laisser le champ libre à Qwark. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle eu rapidement l'effet escompté ! Déjà quatre hommes venaient à son encontre,, sonnant l'alerte pour demander du renfort. Mais cette fois, Fleya les chargea avec la grâce et la délicatesse d'un dirigeable entrain de se crasher.... Son style se montra beaucoup plus agressif. Elle ne pouvait pas se permettre de se laisser submerger. Il fallait neutraliser vite, et de manière non-létale toujours. Rapidement, plusieurs voyous se firent envoler contre les parois les plus proches. Le vacarme était bien moins assourdissant, mais les parois continuaient de trembler...

Du côté de Qwark tout se présentait plutôt bien. Il avait trouvé la salle de toutes les convoitises, et tout le matériel qu'ils étaient venus chercher. Mais entre deux ordres aboyés, en plus des insultes qu'on en entendait au loin proférées contre Fleya, il y avait autre chose. Des cris de peur, des pleurs, des chuchotements, des voix féminines, et d'autres d'enfants.... Elles n'étaient pas dans la pièce même mais elle n'était pas loin. Cela dit, Qwark avait-il le temps de s'intéresser à cela ? Fleya comptait sur lui pour mener à bien leur mission, et malgré toute la puissance qu'elle avait à revendre, elle n'allait pas rester à châtier du vilains indéfiniment. Il y a avait plusieurs bidons à remontrer, sans parler des outils. Il n'avait pas vraiment de temps à perdre.


Dernière édition par Fleya le Sam 15 Juil - 22:50, édité 2 fois
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Qwark


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Sam 15 Juil - 22:13



Noir.

En l’espace d’un instant, je me suis retrouvé dans l’obscurité la plus totale.
Pas un bruit, pas un mouvement, pas un courant d’air.
Quelques minutes auparavant, je souhaitais que tout s’arrête : tous ces martèlements, les insultes et les cris, et surtout cette peur qui m’envahissait...
À peine rentré dans cette pièce, je me rends compte que ma silencieuse supplique a été entendue.
Au loin, encore des coups, mais largement atténués par cette lourde porte contre laquelle je me plaque fortement. Comme pour empêcher la réalité du couloir dans lequel je me trouvais, de rejoindre la réalité dans laquelle je me retrouve désormais. Pas de stress, juste du calme. L’espace de quelques secondes, je me sens bien. Comme si l’obscurité qui m’étreint désormais venait de me projeter dans un endroit à des lieux d’ici, loin de tout. Comme si cette sombreur était là pour me protéger de tout…

Bouge…

Au loin, j’entends vaguement des cris… Non, des hurlements, de terreur je suppose, mais sans réussir à en discerner l’origine, ni sans vraiment en faire attention je crois.

Bouge !

Je ne sais pas vraiment combien de temps a passé, depuis que je suis entré ici, mais quelque chose me dit que ce calme apparent ne durera pas bien longtemps. Je cherche à tâtons, de part et d’autre de la porte, un quelconque interrupteur que je finis par actionner. Pendant quelques instants, rien ne se passe, puis au bout de quelques longues secondes un bruit se fait entendre et la lumière s’active lentement. Me voici, comme Fleya l’avait pressenti, dans leurs réserves. Cette pièce aux allures d’entrepôts souterrains est remplie de caisses, matériel en tout genre et autres barils. En cherchant quelques minutes, dans ce capharnaüm finement organisé, je finis enfin par mettre la main sur le plus gros des outils de Joey. Je les rassemble en une grosse caisse et les rapprochent de la porte.
Je me dirige désormais vers la droite de la pièce afin de vérifier le contenu des barils. Douze d’entre eux contiennent du carburant, alors que les autres renferment principalement de l’huile mécanique out de l’eau. Je me dépêche de les transiter jusqu’à l’entrée de la pièce avec les outils.
De temps à autre les murs tremblent, le sol vibre et de la poussière tombe du plafond ou des piliers de soutènement de la pièce. Je colle mon oreille contre la porte afin de jauger le nombre d’individus se trouvant derrière, mais apparemment je n’entends rien de quelques combats pouvant se dérouler devant. Donc après une profonde inspiration, je décide de l’entrouvrir délicatement.
Dans ce couloir que j’ai quitté sombre, voici de grands rayons de lumière dans lesquels flottent des volutes épaisses de poussières encore stagnantes. Il n’y a, ici, nulle âme qui vive et pourtant je continue de ressentir quelque chose… d’anormal. Comme si, à cet instant, je me doutais que le plus dur restait à faire. Je me saisis d’une caisse, me dirige d’un pas incertain vers la sortie et apparais dans une ruelle – désormais déserte – de la cité. Je cache ces derniers à l’abri d’un des nombreux tas de détritus qui jonchent le sol. Je fais un aller et retour d’un côté à l’autre de la ruelle, mais le bruit et les secousses ont certainement fait fuir les quelques curieux potentiels.
De retour sous terre, l’air est un peu moins saturé de sable et de poussière, mais reste clairement difficile à respirer pour toute personne n’ayant de poumons synthétiques. En marchant par inadvertance sur le corps assommé d’un des gardes, je me rends compte qu’ils pourraient se réveiller d’un instant à l’autre. Je les traîne alors sans délicatesse dans le dépôt et les attache et bâillonne solidement. Je ne sais pas à quelle fin, mais mon créateur avait jugé bon de m’apprendre toute une liste de types de nœuds différents.

Après un moment à entrer, sortir, déposer les barils et recommencer le processus, j’entends plus clairement des voix provenant de l’autre bout de l’entrepôt. Des voix de femmes, mais aussi d’enfants.
Je regarde alors les barils, ma mission principale, en me rendant compte qu’il en reste encore six. D’un autre côté, s’il s’agit de prisonniers, tenter de les secourir serait une évidence.
Après avoir fermé la porte, je traverse cette longue pièce et colle mon oreille à la deuxième pour voir si j’entends un quelconque garde parmi les autres voix. Mais apparemment ce n’est pas le cas.
J’essaye d'abaisser lentement la poignée, mais il semblerait qu’une barre – ou autre – bloque le passage de l’autre côté.
Je pose alors mes deux mains sur la porte, et envoi un ordre silencieux dans mon corps. Quelques instants plus tard, entre mes deux mains, la porte commence à se dissoudre lentement et les cris redoublent alors en intensité. Lorsqu’un trou large comme mon visage finit d’apparaître dans la porte, et que je peux enfin voir derrière celle-ci, je me rends compte que les cris, les hurlements et de facto les personnes qui les émettent sont tous pointés dans une direction commune : la mienne. Les femmes retiennent les enfants contre elles ou les cachent dans leur dos, comme pour faire face elles-mêmes aux dangers qui les guettent.

Protocole de sociabilité : activated

Je les regarde avec un grand sourire franc et chaleureux et d’une voix douce leur dit :

- N’ayez pas peur ! Je ne fais pas partie de leur bande, je suis là pour vous aider à vous échapper. Nous avons fait une brèche dans un des murs des galeries pour regagner la surface, suivez-moi que je vous emmène en de lieux plus sûrs !

Personne ne bouge, personne ne parle. Ils me regardent tous comme si j’incarnais véritablement leur plus grande peur.

Mais ce pourrait-il que ?

Je me retourne alors persuader faire face à un danger derrière moi, dans l’axe de leur champ de vision, mais rien. Il n’y a rien.
Quelques enfants se remettent progressivement à pleurer, et certaines mamans tentent de les calmer. D’autres quant à elle tiennent vigoureusement dans leurs mains qui une barre de fer, qui un rouleau à pâtisserie, qui encore un bout de bois trouvé dans un coin.
Ils doivent vraiment avoir traversé de lourdes épreuves pour avoir peur de moi, il ne me semblait pourtant pas « qu’impressionnant » soit aux yeux du monde un adjectif cohérent me concernant. Et malgré tout leur peur était tout aussi présente que la mienne.

- Nous ne viendrons pas avec vous…

Je regarde dans la direction de cette voix déterminée qui vient de prendre la parole, c’est celle d’une femme qui approche d’un pas déterminé. J’ai l’impression qu’elle gonfle légèrement les épaules et bombe la poitrine pour paraître plus sûr d’elle, tant pour elle que pour les autres personnes dans la pièce. Elle se dirige vers moi et se positionne à quelque centimètre de l’autre côté de l’ouverture, je m’aperçois que son visage et bien plus rouge qu’il ne devrait être.

- Qui êtes-vous et que nous voulez-vous ? Qu’avez-vous fait des deux gardes qui étaient devant la réserve ?

À cet instant, le ton de sa voix trahit à la fois de la crainte, mais aussi de la colère.

- Je m’appelle Qwark et je…

- Je me moque de ton nom ! Combien êtes-vous et de quel groupe faites-vous partie ?

- Mais je croyais que… peu importe, je ne fais partie d’aucun groupe, en fait je…

- Je ne te crois pas ! Elle m’aboie cette dernière phrase avec véhémence, je fais alors instinctivement un pas en arrière malgré moi. Je la vois poser ses yeux sur un point à l’autre bout de la pièce, les plisser pour mieux voir l’objet de son étude, puis se mettre à les écarquiller de plus en plus au point de les voir presque sortir de leurs orbites.

- Yanys !!! Qu’as-tu fait à Yanys !!!

Son ton s’était changé en véritable fureur en un instant, et elle tente même de passer un bras à travers le trou pour m’attraper, tentative facilement évitée, mais qui m’aide à comprendre ce que je ne comprenais pas depuis tout à l’heure… Ce sont leurs familles ! Leurs femmes, leurs filles et leurs fils… Voilà pourquoi tant de peur, nous venons juste d’attaquer des gens chez eux, pour certain dans leur sommeil même. Cette réaction de leur part est tout à fait à propos, je suis l’intrus et je leur veux du mal. Peu importe pour quelle raison je suis ici, jamais elle ne sera bonne ou légitime – et surtout pas après avoir fait tout ce raffut et ces problèmes...
La première porte, à l’autre bout de l’entrepôt, s’ouvre en partie, mais est bloquée par les deux barils que je transportais avant de venir de ce côté. Je vois des mains qui essaye de passer pour pousser ce qui bloque la porte, mais en vain.

- Ici ! Il y a un des fous furieux, vite ! Aidez-nous !

- Madame, calmez-vous s’il vous plaît ! Nous ne voulons pas de mal aux vôtres, juste récupérer ce qui nous appartient.

Tout en parlant, je me rapproche de la première porte et me rends compte du problème : il y a trop de monde derrière pour pouvoir sortir de ce côté sans l’aide de Fleya !

- Pardonnez-moi, mais vous devriez reculer. Dis-je à l’encontre des hommes en armes derrière la porte. Tout va s’effondrer dans quelques secondes.

Alors pour joindre le geste à la parole, je m’adosse contre elle et je décide d’utiliser mes nanorobots chargés en matière pour me créer une lourde masse, quelque peu ressemblante à celle de Fleya, mais les détails en moins. Au bout d’une cinquantaine de secondes – ce qui est très long dans le cas où l’on empêche une porte d’être enfoncée – la masse est finalement créée.

Puissance musculaire 600 %

Et en espérant que les secousses n’endommagent pas trop ni les galeries ni ma jambe, je resserre mes doigts autour du manche et me prépare à mon tour de frapper sur le pilier proche de cette porte. Le premier coup déclenche des hoquets de stupeur parmi les civils. Le second fait augmenter les insultes de la part des bandits. Le troisième leur fait comprendre que je ne rigolais pas, et lorsqu'une partie du linteau de la porte s'affaisse en la bloquant, tout le monde déduis ce qui va arriver. J'entends les hommes reculer puis courir et les femmes hurler et paniquer de plus en plus. Juste après que le deuxième pilier ne se soit éfondré les hurlements se changent petit à petit en pleurs. Les enfants n'arrivent plus à être calmés. Le troisième dégage un bruit et un nuage de poussière impressionnant. Je récupère alors sous les bras deux des barils restant et me met en route pour les pièces à vivre.

En cinq minutes, je me suis fait repérer, j’ai condamné cette porte et je suis le nouvel IA à abattre dont tout le monde à peur.

Comment en est-on arrivé là ?

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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Mar 18 Juil - 15:53

Lentement.... doucement.... Fleya laissait parler la machine programmée qu'elle était. Ses émotions et ses sentiments s'estompèrent, laissant leur place à des programmes qui réalisaient à une vitesse éclair la résolution de calculs et d'algorithmes sur toutes les données contextuelles décelables. Nombre d'ennemis, armes détectées, estimation de la puissance physique des adversaires, de leur résistance, appréciation des vitesses individuelles, formation des positions adversaires.... Chaque requête se lançait d'elle-même, cherchant les informations nécessaires pour accomplir une réussite méthodique et efficace. Rien n'était laissé au hasard. De l'utilisation de l'environnement proche, au calcul des trajectoires des opposants repoussés à grands coups de masse. Fleya connaissait ses propres paramètres comme des éléments par défauts, ce qui accélérait encore plus la résolution des situations. Elle pouvait quasiment tout définir. Qui allait frapper, où, dans quel ordre, selon les positions et les contractions musculaires des sentinelles. Elle savait où frapper, avec quelle force, quelle inclinaison pour obtenir le résultat escompté. Ce qui donna rapidement l'impression aux Cobras de combattre quelqu'un qui prédisait leur coup. Ce qui en un sens n'était pas complètement faux. Même si en réalité, Fleya ne pouvait faire qu'un calcul des probabilité les plus importante et réagir en conséquence. Ce qui faisait la réelle différence était la vitesse à laquelle elle accomplissait ses calculs, sa vitesse de réaction, et bien entendu sa puissance hors norme.

Malgré le surnombre, ses assaillants ne parvenaient pas à la contenir, à peine à l'approcher. Les armes à feu étaient trop dangereuse pour être utilisées dans une mêlée pareille. Et à elle seule la demoiselle avait fait un sacré carnage, ayant mis une majeure partie des hommes K.O. . Face à autant de leur collègue mis au tapis si rapidement, une certaine appréhension commença à s'installer parmi les membres du gang. Si leurs compagnons n'avaient pas "juste" été sévèrement assommés, ils auraient juré qu'on avait envoyer une machine pour tous les exterminer.... Les cris de rage et injures fusaient dans tous les sens, les injectives glissaient sur la Qantik comme des gouttes d'eaux sur le plumage d'un cygne, et une sacrée pagaille commençait à se produire. Tant et si bien que le maître des lieux commença à en avoir marre de ce raffut sans nom, et décida à intervenir. Et quand on faisait déplacer le chef, c'était jamais bon ! Il y allait avoir des intrus qui allaient se faire occire, et des subordonnés qui allaient se faire botter le train jusqu'à cracher leur coccyx pour leur incompétence ! Surucu, chef du gang, était arrivé poings serrés et visage courroucé à l'intersection menant au couloir du conflit, lorsqu'il s'arrêta net, stupéfait.


Une gosse..... Vous êtes entrain de me dire que vous êtes à quarante depuis tout à l'heure SUR UNE SEULE ET MÊME GAMINE ?!!! VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI ?!!!

Le chef bandit voyait rouge. Toute une bande de criminels, pourtant de premier cru, ou du moins ce qu'il se faisait de mieux dans la région.... Incapable de mater une petite bonne femme en robe bleue et blanche.... Plus qu'une épouvantable honte, c'était un intolérable déshonneur à ce stade. Cela dit, un regard rapide vers la gamine en question commença à lui mettre la puce à l'oreille. Une poupée de porcelaine en apparence, mais elle donnait des coups beaucoup trop rapides et puissants pour être négligeables. Les pauvres sentinelles étaient prises entre deux feus. Celui de la tigresse qui les ridiculisait devant leur boss. Et ce dernier derrière eux absolument furax. Néanmoins, leur embarras serait de courte durée. Subitement Fleya s'interrompit, ses calculs s'emballant et lui lançant des messages d'alerte de la plus haute importance. Les vibrations et tremblements était devenus beaucoup trop puissants ! Elle leva les yeux vers le plafond, mais ni elle, ni les sentinelles n'eurent le temps de crier ou de s'enfuir en comprenant la suite. Un pilier s'effondra, entrainant avec lui les murs et le plafond du couloir. Tous furent ensevelis en quelques secondes sous terres, gravats et décombres, dans un vacarme assourdissant.

Sucuru n'avait même pas eu le temps d'aboyer un ordre ou une injure contre ses hommes qu'ils venaient tous de disparaître, ne laissant derrière eux qu'un épais nuage de poussière qui le faisait tousser, suffoquer et lui piquait les yeux. Il n'avait échappé au drame que d'une trentaine de centimètres.... Lorsqu'il retrouva ses esprits, et qu'il réalisa l'horreur de la situation, il resta quelques secondes figés. Ses gars... peut-être bien tous ses hommes venaient de périr.... Son gang quasiment détruit.... Laissant les femmes et les enfants, et son clan, faibles, vulnérables. Ils les connaissaient tous ses vauriens. Il avait même eu une affection secrète pour la plupart d'entre eux. Ils avaient beaucoup vécus ensemble. Et en quelques fractions de secondes, on lui avait tout pris. On avait saccagé sa demeure, et tuer les siens. Une colère sourde et violente commença à le saisir aux tripes. L'attaquante était morte avec ses gars, mais elle n'était surement pas la responsable. Les cerveaux n'allaient pas souvent sur le terrain.

Il fallait trouver les responsables et le faire payer. Comme des tonneaux d'huile sur le brasier ardent de sa fureur, il entendit les cris et les pleures des familles. Son sang ne fit qu'un tour, et il se précipita vers eux, qui étaient tout ce qui lui restait, et également la dernière chance de reconstruire son gang.  Enfermés.... On avait juré de décimé les siens.... C'en était trop pour le chef qui vit alors au loin un gars filer vers une sortie, qui n'était d'ailleurs pas là de base. Il empoigna ses armes et l'interpella.


TOI ! PAR MON SANG J'EN FAIS LE SERMENT, TU PAIERAS POUR CE QUE TU AS FAIS ! VOUS PAIEREZ TOUS ! JE MASSACRERAI CHACUN DES VÔTRES LA-HAUT ! VOUS N'AUREZ PLUS RIEN ! PAS MÊME VOS FEMMES ET VOS MÔMES POUR CHIALER ! JE LES AURAIS ÉGORGÉS !!!


Il commença à s'avancer vers Qwark d'un pas déterminé, résolu à le massacrer avant de monter à la surface faire une véritable boucherie vengeresse. Mais tout se mit de nouveau à trembler violemment. D'autres couloirs s'effondrèrent et des morceaux de roches se détachaient du plafond, écrasant tout ce qui se trouvait au dessus d'eux. Les fondations avaient été fragilisées et étaient à présent instables. Le plus gros des piliers se vit lui-même méchamment endommagé par la chute du plafond. Il ne lui manquait plus grand chose pour s'écrouler, condamnant avec lui tout le secteur des souterrains alentours, et toute la vie qui s'y réfugiait..... Sucuru était tombé sous la violence des tremblements, et s'évertuait à présent à se remettre sur ses pieds. Il ne pouvait pas se permettre de laisser l'autre fuir !
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Qwark


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MessageSujet: Re: [Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]   Jeu 27 Juil - 19:35



De la poussière, beaucoup de poussière.
Le filtre autour de mes yeux empêche le sable de s’insinuer dans mon organisme, mais du coup ne me facilite pas la vision. Je m’éloigne, toujours en boitant légèrement, de feue la porte des réserves donnant sur le couloir extérieur et me dirige vers les quartiers des habitations. Je vais faire le tour et sortir aussi vite que les lieux me le permettent. Actuellement, les femmes et les enfants me voient comme un fou furieux venant tout détruire chez eux.
Autant ne pas les effrayer plus qu’ils ne doivent déjà l’être. Je regarde par l’ouverture de la porte récemment créée pour voir si la femme est toujours là, ce qui est le cas. Je toc donc sur le montant et lui demande, pendant qu’elle me regarde horrifiée dans le blanc des yeux, de m’ouvrir et de me laisser passer calmement.

« ...Et tout se passera bien ! » Dis-je avec un grand sourire.

« Je vous laisserai, par ailleurs, récupérer les vôtres bâillonnés un peu plus loin dans la pièce afin que vous puissiez attester qu’ils vont bien, un peu sonnés tout au plus ! »

Un moment qui sembla durer une éternité passa avant que mon interlocutrice n’esquisse le moindre geste, choquée par les événements improbables qui se déroulaient sous ses yeux. Puis, après avoir déglutis et s’être délicatement raclé la gorge, elle se dirigea vers la porte et repris plus calmement que précédemment :

 « Bien. Veuillez ne pas nous causer plus de troubles que vous ne nous en avez déjà fait. »

Son regard se voulait glacial, mais sa voix simplement distante, presque comme s’il ne s’agissait que d’une simple visite protocolaire, ce qui contrastait fortement avec son attitude de tout à l’heure. J’incline alors la tête sobrement, comme pour continuer ce manège. D’un coup d’œil, je peux apercevoir les autres femmes nous regarder avec intensité, comme si les prochaines minutes décideraient de leur sort. Une tension palpable s’installe lentement dans la pièce, et bientôt nous n’entendons plus un enfant, plus un mouvement. Tous et toutes fixent avec attention ce qui se déroule sous leurs yeux.
Elle enlève la barre qui bloque la porte. Cette femme, désormais d’apparence calme qui doit certainement être la femme la plus gradée, ordonne gentiment à quelques une d’aller chercher les blessés.
Je me décale afin de les laisser passer puis à mon tour décide de franchir la porte, mes deux jerricans sous les bras. En passant à côté d’elle, je sens sa main m’attraper fermement le bras et m’attirer pour me parler à voix basse :

« Je ne sais pas qui tu es étranger, mais sache que je n’oublierai pas ton visage… Seules les montagnes ne se rencontrent jamais ».

Je hoche une fois de plus de la tête en souriant, mais cette fois-ci, avec le regard grave de celui qui perçoit la menace dans les mots de son interlocuteur. Je me dirige alors vers l’une des deux portes de sortie que l'endroit contient - celle devant laquelle personne ne se trouve - sans vraiment regarder les gens dans les yeux, mais plus en faisant attention à mon environnement : je n’avais pas encore remarqué qu’il s’agissait d’une immense cuisine. Je demande à l’une des femmes, proche de moi, de bien vouloir m’ouvrir la porte. Elle tourne alors son regard et cherche une approbation qu’elle obtient rapidement, me précède et commence à tirer cette porte semblant s’ouvrir dans les deux sens  : derrière cette dernière, se trouve deux hommes armés qui tente de se ruer dans la pièce, par réflexe, je donne un grand coup de pied dans la porte. L’un des deux y ouvre une brèche avec se tête, avant de rester coincé dedans, quant à l’autre il se retrouve projeter dans un petit groupe qui attendait juste derrière. Je retire alors vivement la porte vers moi et la referme du mieux que je ne puisse. Bien évidemment les cris reprennent et je me retourne d’un air penaud vers celle en charge des lieux :

« Là c’est pas de ma faute ! Je voulais juste sortir c’est eux qui veulent pas ! »

Alors que je retiens la porte pour empêcher les autres de rentrer en la poussant ou en la tirant, une des femmes ici présentes se jette sur mon dos et entreprend de me mordre dans l’épaule de toutes ses forces. J’ai alors le malheur de croiser son regard et je m’aperçois qu’il n’a plus rien d’humain.
C’est le regard d’une bête sauvage, certainement d’une maman protégeant sa portée, ses dents son légèrement plus longue qu'elles ne seraient sensées l'être.
Elle à clairement perdu tout sang froid et laisse ressortir une partie de son "don".
D’autres femmes la rejoignent pour essayer de la retenir, de la déloger même de sa place, mais en vain. Je commence malgré moi un va et viens sur mes appuis, de gauche à droite, au fur et à mesure que les femmes ne tirent leur amie. L’homme, dont le visage est à quelques centimètres du mien, arrête de se débattre pour sortir de sa tête de la porte, sous peine de se faire mal, puis regarde alors le spectacle qui s’offre à lui avec perplexité. À force des vas et viens de mon côté, et des pousser tirer de l’autre, je ne réussirai bientôt plus à tenir cette porte. Je fais donc un choix, dès que je le pourrais je lâcherais tout et me jetterai en arrière contre une table ou peu importe ce qu’il y aura. Une fois la bête délogée de mon dos, je foncerai en sautant dans ou par-dessus les gardes.

Je suis incapable de réfléchir calmement.

Aucune des solutions qui me viennent dans l'immédiat ne me paraissent bonnes… Tant pis, c’est maintenant !

J’imprime une effroyable pression sur la porte pendant une fraction de seconde pour relâcher d’un coup en basculant en arrière… Sous le poids des femmes qui me tirent en tout sens. Nous nous retrouvons bientôt tous à terre et j’entends un craquement suivi d’un hurlement. Quelques secondes plus tard, les hommes qui poussaient de l’autre côté - qui désormais n’ont plus eu aucune résistance, et ce en un instant - se retrouvèrent emportés par leur force dans la pièce. Ils trébuchèrent sur les jambes de l’homme à la tête coincée et virent nous rejoindre, malgré eux, dans cet imbroglio. En roulant sur moi-même et sur les autres une fois à terre, je réussis à me dégager et sortir en partie de ce chaos rampant, d’un côté cette masse de corps féminins criant et m’invectivant en tous sens à cause des appuis que je prends, et de l’autre cette masse de corps masculins cherchant à m’attraper tout en faisant attention à ne pas trop écraser les femmes du dessous. Je réussis malgré tout à m’extirper de là et me dirige d’un bond vers la porte que je referme en sortant, attrapant au passage l’un des jerricans. Je prends alors quelques barres se trouvant sur le sol pour la bloquer rapidement et profondément en les enfonçant dans le bois ou la terre.
Je relève alors la tête et deux choix s’offrent à moi : que ce soit à droite ou à gauche, le couloir continu quelques mètres jusqu’à une porte en bois. J’essaye mentalement de retracer les chemins empruntés pour venir, mais je suis dans une autre partie du complexe et je ne sais quelle porte prendre pour me rapprocher de la sortie. Au loin, j’entends des combats, mais impossible d’en connaître la direction. La porte bouge, ils essayent tous de l’ouvrir, puis j’entends qu’ils comptent faire le tour. Avec un peu de logique la porte de gauche doit déboucher sur la même pièce que la deuxième porte de la cuisine, donc pas de temps à perdre : je me dirige vers celle de droite.
Une fois cette dernière refermée, je me rends compte qu’elle donnait sur un cellier, avec pas mal de victuailles à l’intérieur. Une lanterne est posée négligemment sur une des étagères, la personne qui l’utilisait a certainement dû la laisser précipitamment. Je la récupère alors et passe la seconde porte qui aboutit sur... Un autre couloir ! Cet endroit est un véritable labyrinthe ! Alors que j’entends des gens rentrer dans le cellier, j’entreprends de les ralentir en faisant tomber le linteau de la porte. Je donne alors une suite de coups implacables sur les montants de la porte et les deux petits piliers adjacents. Le tout se fragilise et j’ai à peine le temps de reculer, qu’une grosse partie du plafond au-dessus de la porte s’effondre. Une fois que le plus gros des gravats est tombé, je finis par entendre plus distinctement la source des combats, ils sont certainement dans le coin. Je continue le long de ce couloir unique et débouche sur une immense salle. On peut y voir des armes accrochées le long des murs, des mannequins d’entraînement et une sorte d’estrade couverte de sang. Au centre de cette salle, un haut et imposant pilier surplombe toute la pièce. Un peu plus loin, plusieurs cages sur lesquelles des draps ont été posés négligemment et desquelles des bruits viennent. Je m’en approche et soulève d’un coup les draps, et ce que je vois m’intrigue : plein de petits animaux sont retenus prisonniers... Des belettes des ruines !
Jamais je n’en avais vu tant regroupées en un même endroit ! Je me précipite pour ouvrir les cages et cette ribambelle fuit dans tous les sens. L’une d’entre elles s’arrête un instant et me regarde fixement. J’aurais aimé savoir ce qui passait dans cette petite tête à cet instant, mais un bruit sourd m’extrait alors de ces pensées. Les secousses et les dégradations occasionnées dans les différentes parties du complexe ont eu des répercussions sur sa structure même. Une épaisse lézarde strie le pilier central quasiment de haut en bas et le bruit sourd se change progressivement en un grondement de plus en plus bruyant. Quand celui-ci cesse, je n'entends plus non plus les bruits des combats. J’ai comme un mauvais pressentiment qui étreint mon estomac et me dirige vers la porte la plus proche, vers laquelle j’entendais les rixes quelques minutes plus tôt. Une fois cette dernière ouverte, j’aperçois la sortie de fortune créée par Fleya, mais ne vois rien de plus que le plafond et les murs de la galerie effondrés en lieu et place des combats qui se tenaient ici un peu plus tôt. On peut encore apercevoir un bras et une jambe dépasser de cet immense tas de gravats. Quelle horreur, je ne sais pas combien de personnes se sont laissées surprendre par l’effondrement, mais comme pour réfuter le doute qui m’assaille, je me surprends à dire à voix basse :

« Fleya à certainement… Fleya est sortie, je vais en faire de même… »

TOI ! PAR MON SANG J'EN FAIS LE SERMENT, TU PAIERAS POUR CE QUE TU AS FAIT ! VOUS PAIEREZ TOUS ! JE MASSACRERAI CHACUN DES VÔTRES LÀ-HAUT ! VOUS N'AUREZ PLUS RIEN ! PAS MÊME VOS FEMMES ET VOS MÔMES POUR CHIALER ! JE LES AURAIS ÉGORGÉS !!!

La brutalité de ses propos m’a laissé complètement abasourdi. Comment peut-on réellement dire quelque chose de la sorte ? Comment peut-on réellement croire qu’une tragédie en effacera une autre ? Tuer des familles complètes à la surface ne fera pas revenir ses hommes morts. Pourquoi alors s’engager sur cette pente de la vengeance et de haine pure? Est-ce légitime ?
Tout à coup, je me rends compte qu’il est en train de me charger, et qu’il est d’ailleurs bientôt sur moi. Le meilleur réflexe dans ces cas-là ? Courir ! Je sais que je ne réussirai pas à regagner la surface et qu’il m’interceptera avant. Soit, je n’ai donc d’autres choix que de revenir en arrière et essayer de gagner du temps. Je recule de quelques pas et m’enferme dans la pièce du pilier central. Il est déjà sur la porte à tambouriner comme un véritable fou furieux. Je réussis malgré tout à verrouiller la porte-grâce ses clenches métalliques et me recule vers le milieu de la pièce pour m’assoir sur une caisse accolée au pilier.
Je suis fait comme un rat.
Pendant quatre ou cinq minutes je l’entends hurler des insanités à mon encontre, je l’entends aussi me décrire avec moult détails comment il compte assassiner les gens du quartier avec toujours plus d’inventivité, comment il réduira en esclavage les plus petits enfants, afin de les vendre à des bordels de Nordkia…
Si j’avais eu un estomac, je suis certain qu’il serait vide désormais.
Entre chacune de ces horribles descriptions, il martèle la porte comme un forcené, et chaque coup me rapproche de l’inévitable. Je vais mourir et les gens d’en haut aussi si je ne fais rien.

*** Démarrage du protocole de simulation ***
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Simulation terminée

Non ce n’est pas possible… Il doit y avoir un autre moyen !

*** Démarrage du protocole de simulation ***
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Simulation terminée

Pour la seconde fois, mon esprit simule chaque solution possible quant au dénouement de cette situation. En quelques secondes, chaque donnée est analysée et réutilisée afin de voir quelle serait la voie la marche à suivre la plus viable. Et malgré cela, je ne veux pas l'entendre. Il doit y avoir un autre moyen.

*** Démarrage du protocole de simulation ***
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Simulation terminée




*** Démarrage du protocole de simulation ***
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Simulation terminée




*** Démarrage du protocole de simulation ***
................ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Simulation terminée



La porte va bientôt céder, encore quelques coups et s’en est fini de tout. Ma main glisse lentement le long de mon corps, avec résignation et le regard absent, je la rentre plus lentement encore à la base de la craquelure dans le pilier.
Je demande alors à mes petits amis de changer le centre de ce dernier en sable.
La porte cède, et voilà le présumé chef de cette troupe de bandits qui se dirige droit sur moi. C’est alors que survient la troisième grosse secousse, projetant Sucuru à terre. Je profite de cette diversion pour terminer ce que je dois faire. Je saute par dessus les cages et me dirige droit sur la porte. Des monceaux de pierre, de roche et de terre se détachent du plafond. Le pilier quant à lui se fend de part et d’autre et fini par se fissurer en de milliers d’endroits différents. Je regarde alors cet homme droit dans les yeux, avec un regard de compassion et par lequel j’implore son pardon. Et avec une voix éteinte, je lui fais des excuses bien futiles.

« Je suis sincèrement navré. Rien de tout cela ne devait se passer… Je n'arrive pas à comprendre comment nous en sommes arrivés là. »

Puis sans un mot me lance dans une course effrénée pour remonter à la surface. Le bruit de l’effondrement et l’immense vague de poussière sur mes pas, je réussis à atteindre de justesse la sortie, par ce tunnel de fortune creusé à la masse. Alors, dans ce décor de fin du monde, je me retourne et m’aperçois qu’il n’y a qu’un immense tas de tôle, de bois et de gravats en lieu et place de l’ancien entrepôt. J’appelle vainement Fleya, mais aucune réponse ne me fais écho. Alors le regard vide, je me dirige vers l’endroit où elle serait censée se trouver et, après m’être mis à genoux dans la poussière, je commence à creuser à mains nues.
Pour la première fois de ma vie, j’ai dû en ôter plusieurs.
Moi qui ne m’étais encore jamais battu, je venais de prendre une décision abominable pour empêcher que mon adversaire ne s’en sorte vivant. Les simulations étaient formelles : pour pouvoir sauver un maximum de personne dans la ville, je devais me débarrasser de lui. Pour se faire, la seule solution que j’avais à ma disposition c’était de faire s’effondrer les galeries avec homme, femme et enfants compris. Ils n’étaient pas ici de leur fait, mais essayaient de s’en sortir des seules manières qu’ils pouvaient. Une trentaine de vies perdues contre cinq fois plus sauvées.
Tout en continuant de creuser, je me rends compte que de l’eau coule sur mes mains.
Je ne comprends pas pourquoi cette l'eau sort de mes yeux. Il n'y a aucune logique là-dedans.
A moins que ce ne soit ça, pleurer ? Suis-je triste moi aussi ?
Un mouvement me fait regarder sur ma droite.
Je vois un petit animal se poser sur son arrière-train, à quelques centimètres de là, et me regarder avec des yeux perçant, comme si elle cherchait à savoir ce que je faisais là. Son petit museau humait l’air et je le vois alors se rapprocher de moi toujours en reniflant. La petite belette des ruines que j’avais sauvée un peu plus tôt. Je la vois me sentir les mains, regarder le sol, me regarder moi, et renifler une seconde fois mes doigts. Je sens alors sa petite langue râpeuse passer dans la paume de ma main et lécher une des gouttes d'eau fraîchement tombées de mes yeux. Elle se lève alors sur ces pattes arrière, monte sur mon épaule et pousse un cri si strident qu’il me fait incliner la tête de côté. Elle recommence ceci deux ou trois fois puis redescend et commence à creuser à son tour à côté de moi. Je ne sais pas comment, mais elle vient de comprendre que quelque chose n’allait pas et essaye de m’aider.
Cette gentillesse me pousse à recommencer de creuser encore et encore, centimètre après centimètre.

Après un long moment à perdre le décompte des minutes - ou des heures qui sait ? - je tombe enfin sur un manche d’arme. Manche que j’ai déjà vu plusieurs fois, j’ai enfin réussi.
Je me redresse lentement et me rends compte que nous n’étions plus seuls : tous autour de nous, il y avait d’autres petites belettes qui nous aidaient à dégager les décombres.

Je remarquais un léger mouvement, quelque chose bougea non loin de moi. Et quand, en me rapprochant, je vis que la terre remue doucement et que sa main cherchait en tous sens à s’accrocher quelque part, je sus qu’elle allait bien.
Je pouvais me reposer un peu désormais.
La dernière image que j’ai de cet instant est d’elle, alors qu’elle remontait lentement à la surface. Je lui fis un sourire intense de soulagement.
Puis le noir.
Plus rien, je tombe.


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[Terminé] Une réparation coûteuse [PV Fleya]

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