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Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END

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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Ven 25 Avr - 21:26

Pourquoi devait-il être si facilement bouleversé ? Pourquoi ses sentiments prenaient-ils ainsi le dessus sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit ? Etaient-ce toutes ces années passées à les refouler qui l’empêchaient de les contenir aujourd’hui ? Possible. Voire même probable. Malgré tout cette réponse ne le satisfaisait pas. Dans l’intervalle précédent les réponses de la renarde, Mao entreprit donc de se ressaisir s’appuyant en partie sur le mouchoir que venait de lui offrit la jeune femme. Il était intéressant de voir comme une petite larme pouvait entraîner nombre de réactions désagréables du genre morve, et autre joyeusetés.
Une fois ressaisi, il fut en mesure d’écouter les réponses prodiguées par Kitsune. Etrangement, celle-ci commença par lui annoncer qu’elle n’était pas si forte que cela. Mais si c’était le cas, alors qu’en était-il de lui ?  Etait-il donc un moins que rien incapable de se débrouiller par lui même, incapable de faire face à son histoire ? Petite exagération, cela dit, comme ne tarda pas à le confirmer la jeune femme en expliquant que si elle en était là aujourd’hui c’était grâce à son maître qui l’avait guidée. Alors tout ne reposait que sur ce simple fait ? Trouver un guide ? Une personne qui serve d’ancre dans cette réalité déformée par le vice ? Plus simple à dire qu’à faire. La seule personne que Mao connaissait et qui correspondait à ces critères était No1, aujourd’hui décédé. Aussi le jeune homme ne connaissait pas grand monde sur ces terres. Comment pourrait-il trouver quelqu’un qui lui serve de repère ? A moins que… L’idée c’était imposée, comme une évidence. Il y avait bien une personne qui répondait à ces critère, mais… Non, il lui fallait apprendre à se débrouiller par lui même aussi, pour ne pas être un fardeau. Mais… Non !
Remettant ce choix à plus tard, Mao recentra son attention sur la renarde bien que ce problème ainsi qu’une autre question ne lui brûle les lèvres.

La renarde embraya donc sur des problèmes un peu plus philosophiques, ne pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’il nous fasse, ne pas sombrer dans la violence sous peine de finir par tous s’entretuer. Mais malgré tout, dans ce discours pointait des incohérences, peut-être pas énormes, mais suffisantes pour soulever des questions.
«  Tu leur referait la tronche bien volontiers ? Mais n’est-ce pas répondre au sang par le sang ? A la violence par la violence ? » Le ton n’était pas accusatif, mais interrogatif. La notion paraissait étrange au félin qui tentait vainement de déterminer ce qui était bon de ce qui était mauvais pour lui.
Néanmoins, malgré cette petite incohérence, la suite du discours  se tenait. En effet, il aurait paru logique à bon nombre de personnes de laisser tomber après avoir fait tomber la sanction sur le principal responsable de ses souffrances ? Alors pourquoi Mao s’entêtait-il ? Parce qu’il avait reporté la colère qu’il ressentait pour son ancien maître contre toute la race de ce dernier ? Parce que tout les Üniks qui fréquentaient son ancien maître étaient similaires à ce dernier ? Certes, mais s’ils avaient été dissemblables alors jamais ils ne seraient venus au château. Alors le jeune Hybrid s’aveuglait-il lui même par des images préconçues de ce qu’étaient pour lui les Üniks ?
Kitsune avança alors son ‘’plan’’, ou tout du moins ce qui pouvait se rapprocher le plus d’un plan : à savoir commencer sa quête par un seul représentant des Üniks qui partagerais ses idées et qui servirait de vecteur pour répandre son idée à plus grande échelle. Après tout, même les plus grands monuments partaient d’une simple pierre, non ? Alors pourquoi pas ? Pourquoi Mao ne pouvait-il pas simplement accepter la proposition qui lui était faite ? Pourquoi ne pouvait-il se faire à l’idée de rencontrer des Üniks afin de leur proposer cette idée de paix ? Sûrement parce qu’il lui manquait de l’expérience avec ces individus. Ne connaissant de cette race que leur noblesse aliénée, l’image de tout les autres lui était faussée.

Quoi qu’il en soit,  les quelques dernières phrases de Kitsune arrachèrent un grand sourire au félin. « Bien sûr que je suis d’accord ! » Comment aurait-il pu refuser la main tendue par une personne qui venait de passer un bon moment à l’aider ? De plus, il devait avouer que la jeune femme lui était fort sympathique.
Mais la réponse du félin ne s’arrêta pas là. Tel un plongeur s’apprêtant à faire le saut le plus risqué de toute sa carrière, Mao respira profondément avant de faire un pas en avant, pour le meilleur ou pour le pire. « Et je pense… Je pense que je vais te rejoindre dans ta quête… Je ne sais pas si je te suivrais jusqu’au bout, mais je verrais de mes propres yeux ce que son les Üniks, pas seulement une partie d’entre eux, mais les Üniks dans leur ensemble. J’apprendrai à les connaître et alors je me ferais une opinion plus globale. Comme tu l’as dit, je ne peux pas rester enchaîner à mon passé. Alors je te demande, si tu le veux bien, de m’empêcher de faire des bêtises… » La dernière phrase fut dite avec un léger sourire au coin des lèvres. Mao savait qu’il risquait de se jeter à la gorge des Üniks par moment, de perdre le contrôle si la situation l’y conduisait, alors il faudrait quelqu’un pour l’en empêcher.
A présent, il lui restait tout de même une question à poser…
« Mais dis, c’est quoi une petite amie ? Une amie qui est plus petite que la moyenne ? T’es une petite amie toi ? »
L’autre interrogation qui pesait sur ses pensées pouvait attendre, il lui faudrait bien y réfléchir avant de se lancer.
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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Ven 9 Mai - 0:55

Mao l'écoutait attentivement. Kitsune en fut touchée car d'ordinaire, elle était très peu populaire parmi son auditoire. En général, on lui sommait de la boucler, parfois avec perte et fracas en la traitant de parfaite idiote. Mao lui ne semblait pas la juger, et prêtait une oreille intéressée à tout ce qu'elle racontait. Ce simple fait, même si en définitive il décidait de ne pas la suivre la remplissait de joie. Elle saurait s'en souvenir, et nul doute qu'à partir de maintenant, il pourrait compter sur elle en toute circonstance !
Il avait même pas mal de répondant, ce jeune garçon qu'elle avait cru si timide et réservé de prime abord (bien qu'il lui ait parlé en premier). Il s'étonnait d'apprendre qu'elle voudrait refaire la tronche de ses ennemis, comme elle l'avait dit, car ce serait quelque part répondre à la violence par la violence. Aussitôt, Kitsune appuya son index sur le nez de Mao, en fronçant les sourcils : « Hé là, me fait pas dire c'que j'ai pas dit... » Elle approcha encore son visage du sien, en tâchant de monter sur la pointe de ses pieds, comme pour se faire plus imposante. Mais elle ne devait le surplomber que de deux ou trois centimètres tout au plus, ce qui rendait son geste dérisoire. Kitsune lui fit un petit sourire. « Le combat, c'est bourré de principes. Pas comme la guerre. Le combat, c'est une éthique, un mode de vie, une quête permanente, et surtout un très grand sens du respect de celui que tu affronte ! ».

Derechef, Kitsune sauta en arrière, et se positionna comme si elle s'apprêtait à assaillir. Les mains légèrement levées et les jambes un peu écartées, elle sentit qu'elle avait envie de bouger. Elle poursuivit, en regardant Mao droit dans les yeux. « Tout d'abord, on n'attaque pas quelqu'un gratuitement. Deuxièmement, on ne s'en prend pas à plus faible que soi. Plus fort par contre, y a pas de souci : soit tu progresse et c'est tant mieux, soit tu te fait exploser et c'est ton problème ! ». Elle inspira un grand coup, avant d'expirer longuement. Puis elle parvint à faire jaillir dans une de ses paumes une petite flamme, tel que son Don du Renard de feu le lui permettait. « Enfin, on ne fait pas mal à quelqu'un pour le plaisir de lui faire mal. Y a d'autres règles bien sûr, mais à mon avis, ce sont ces trois-là les plus importantes ! Moi, je tâche toujours de procéder par étapes avant d'en venir aux mains. Si je vois un homme embêter une autre personne, je vais m'en mêler pour lui dire d'arrêter. Je me répète s'il le faut ! Mais s'il ne m'écoute pas et continue à faire le mariole, je lui colle mon poing dans la figure. Mais sache une chose : je ne fais jamais saigner mes adversaires ! » Kitsune éteignit sa petite flamme, et croisa les bras. « Je suis une aventurière ! Pas un tortionnaire cruel et sans cœur ! » Kitsune éclata de rire, comme si elle était très fière d'elle. Puis elle répondit à Mao, plus clairement : « Ce n'est pas une méthode très douce. Mais je ne tue pas, je ne blesse pas gravement, et surtout j'essaie de parler avant tout combat. Alors non Mao, ce n'est pas répondre à la violence par la violence. Il s'agit souvent de calmer les lâches, en leur prouvant qu'autrui peut les surprendre, haha ! ». Ce qu'elle savait plutôt bien faire. De toute façon, avec son physique de crevette, personne ne soupçonnait le fait qu'elle puisse casser la jambe d'un robuste chevalier rien qu'à la force de ses bras !

« Et si tu comprends ça, compagnon, je sais qu'on pourra faire une longue route ensemble ! En tout cas, je suis désormais ton alliée ! ». Kitsune était heureuse que Mao ait accepté son offre. Ils étaient désormais amis, et c'était là un accord qui s'avérait très efficace ! C'était là un des premiers enseignements de son maître. Alors qu'elle souhaitait rester seule, isolée de tous dans son village d'adoption, il avait su lui faire comprendre qu'elle n'irait pas bien loin sans compagnon. Alors, Kitsune depuis ce jour, cherchait à se faire des amis, et à accourir dès qu'ils avaient un problème. Ou même dans d'autres contextes, comme pour les empêcher de faire n'importe quoi. « Tu veux que je t'arrête si tu perds les pédales ? Ça marche ! » s'écria Kitsune, en levant son pouce au bout de son bras tendu. Elle lui fit un clin d’œil complice, convaincue que leur alliance serait plus que géniale. Ils essaieraient de croire toujours plus en leur convictions, et surtout ils allaient s'éclater ! L'idéal serait de trouver d'autres compagnons, se disait Kitsune. Mao était en tout cas un très bon début !

Bien qu'il ne sache pas grand chose... Kitsune ne sut comment réagir lorsqu'il lui demanda ce qu'était une petite amie, et surtout si elle en était une elle-même ! La renarde se mit à rougir, bafouilla un peu, et bondit sur Mao pour le saisir par le col en symbole de grande détrese émotionnelle. Mais que disait-il ? Elle, une petite amie ? Mais c'était bien trop gênant, elle n'était pas assez mature pour entendre ce genre de choses, et de plus elle était une respectable jeune fille ! Pourquoi lui disait-il cela ? Mais les trouments de Kitsune n'avait rien d'une jeune femme qui cherche à cacher sa vie amoureuse : « D'où tu dis que je suis petite ?! C'est pas vrai !! C'est à cause de mes cheveux, sont trop longs, ça tasse ma silhouette !! ». Kitsune n'était pourtant, il fallait bien l'admettre, pas très grande. Elle lâcha Mao, soupira, et sourit toujours en étant aussi rouge ? « Désolée, quand on me parle de ma taille, je m'emporte, héhé ! ». Elle se calma un peu, et décida de répondre. « Un ou une petite amie, c'est un garçon ou une fille dont on est amoureux ! Mais je peux pas trop t'en dire plus, j'en ai jamais eu ! ». Non, visiblement, la pudeur concernant la vie amoureuse ne défrisait pas Kitsune...
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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Ven 9 Mai - 14:02

Un peu surprise, Mao loucha sur le doigt qui venait de se poser sur son nez. Il battit des paupières plusieurs fois avant de reposer son regard sur Kitsune qui semblait se gonfler pour paraître plus imposante. Ça lui rappelait d'ailleurs quelque chose, mais quoi ? Ah oui ! Les poissons globes qui se trouvait quelque part dans le manoir du compte et qui se gonflaient en cas de danger. En une fraction de seconde Mao eu en tête une image d'un poisson globe au cheveux roux et il manqua de s'étouffer en retenant son rire. Il ne fallait pas non plus que Kitsune ait l'impression qu'il se moquait d'elle. Ce qui n'était pas du tout le cas... Ou peut-être juste un tout petit peu alors...
Mais il était plutôt temps d'écouter les explications de la renarde. Qui ne manquèrent pas de le plonger dans des réflexions encore plus complexes. D'après elle, un combat était bourré de principes mêlé de respect de ton adversaire. Mais alors qu'il tentait de décortiquer tout ça la jeune femme sauta en arrière, se mettant en garde. Plus par réflexe que par réel crainte qu'elle ne l'attaque, Mao senti ses jambes fléchir légèrement et ses sens s'aiguiser dans l'attente d'un assaut qui ne vint pas. Au contraire la demoiselle continua ses explications en énonçant des « règles » que d'après elle devait suivre un combat :
1) Attaquer gratuitement tu ne feras point
2) Plus faible que toi tu n'attaqueras pas, prends-toi en à plus fort et fait toi détruire la tronche si t'es nul, ça ça pose pas de problèmes
3) Faire souffrir pour le plaisir ne sera point ton but

Mais malgré ces règles, une question continuait de tarauder le jeune homme :
« Certes je comprends ce que tu veux dire, mais ceux que tu attaques, même s'ils le méritent, ne sont pas forcément au fait du fondement de tes actions, non ? N'est-ce pas imposer ton point de vue aux autres ? Donc dans leur sens, tu réponds à la violence par la violence, même si là n'est pas ton but, non ? »
Encore une fois, aucune accusation ne planait dans le ton, simplement de la curiosité et une volonté de comprendre. Il ne fallait pas croire que, parce qu'il n'avait rien vu du monde durant toute ces années, Mao était stupide. De plus l'envie de rattraper son retard était forte en lui et il aspirait à tout comprendre jusqu'au fond des choses.

Point satisfaisant de la discussion Kitsune avait accepté de l'arrêter s'il perdait les pédales. Y arriverait-elle ? C'était une autre histoire mais Mao en fut simplement heureux. Il s'était fait sa première réelle amie dans ce monde. Il y avait aussi Alec bien sûr, mais Mao ne savais pas trop si ce dernier était un ami ou pas ? A ses yeux sûrement oui, mais comment l'IA le considérait-il ? Et pouvait-il comprendre le principe d'amitié ? Bref, ce n'était pas le moment de débattre là-dessus. A présent la question était de comprendre un autre principe : celui de la petite-amie.
Ce qui était marrant avec Kitsune c'était qu'il ne comprenait pas comment la discussion pouvait prendre de tels atours. Il semblait au félin n'avoir posé qu'une simple question sans aucune arrière pensée mais les réactions de la demoiselle furent au delà de ses espérances. Rouge, bafouillante, elle se jeta au col de Mao lui demandant... D'où il disait qu'elle était petite ? Donc une petite amie était réellement une amie qui était petite, mais apparemment la renarde n'aimait pas que l'on parle de sa taille. Pourtant Mao ne comprenait pas ce qu'il y avait de mal à être petit, lui même n'étant pas très grand. Où alors était-ce là la manière de commencer un combat selon ses règles ? Si en plus Mao prenait en compte la garde que Kitsune avait pris un peu plus tôt, ce devait sûrement être ça !

Attentif à la moindre ouverture qui lui permettrait de riposter, le félin trouva celle-ci lorsque son col fut libéré. Rapide comme un chat le jeune homme envoya son pied fendre l'air, prenant soin de s'arrêter avant de toucher le visage de la jeune femme si celle-ci n'esquivait pas.
« C'était une demande en duel, c'est ça ? » finit-il tout de même par demander ingénument avant de continuer sans quitter sa position. Après tout, il se trompait peut-être ?
Du coup il lui manquait la fin de sa réponse, mais après tout, au vu de la réaction de la jeune femme, il avait compris ce qu'était une petite-amie et c'était bel et bien une amie plus petite que la moyenne.
Néanmoins si un duel s'engageait, Mao savait qu'il serait en désavantage, il avait beau avoir une bonne maîtrise de con corps, les arts martiaux étaient un concept qui lui était étranger. Mais enfin, Kitsune lui avait bien dit que l'un des règles était de ne pas s'en prendre à quelqu'un de plus faible que soit ?

Il s'était peut-être trompé en fait...
« Euh... »
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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Ven 9 Mai - 17:03

« Hé, du calme... » lâcha Kitsune, alors qu'elle levait simplement son bras pour arrêter le coup de pied que Mao tentait de lui asséner. Sa jambe fut arrêtée à hauteur de visage, mais Kitsune n'avait pas bouger d'un pouce. Ce n'était pas le genre de coup capable de la faire reculer, ou même esquiver. Arrêter le geste était bien plus efficace. Son regard blasé surligné d'un sourcil arqué dévisageait Mao avec incompréhension. Il était très impulsif, et rapide. Kitsune se demandait pourquoi subitement il avait tenté de la frapper. « C'est parce que je te parle d'une amoureuse que tu t'énerves ? Tu es timide ? » lui demanda-t-elle, en souriant malicieusement. Elle avait envie de rire, mais il avait l'air un peu perdu. Il fallait rétablir de l'ordre dans leurs idées, sinon tout ceci deviendrait n'importe quoi.

Kitsune relâcha Mao. « Écoute moi bien... » dit-elle, doucement, mais sur un ton très sérieux. Il s'agissait là d'une de ses plus grandes convictions, et tant pis si on jugeait qu'elle avait tort. Elle ficha ses grands yeux rouges sévères dans le regard de son compagnon : « Ces règles sont celles que tout combattant digne de ce nom se doit de connaître et de respecter. Si un type prétend en être un mais qu'il les viole, même sans le savoir, il n'est rien d'autre qu'une crapule ! » Kitsune fit craquer ses doigts, nerveusement. « Et l'ignorance, c'est pas une excuse valable. Si je vois un gorille sans principe qui s'en prend à autrui, et qu'il ose me dire qu'un combat est sans règle, je le défie, et lui prouve qu'il y en a. Y aura des coups, et oui je te l'accorde, ça peut être violent. Mais il faut savoir rester loyal. C'est une ligne de conduite que chaque combattant doit respecter ! » La voix de la renarde s'était faite plus forte, sans même qu'elle s'en aperçoive. Elle était tellement emballée par ces idéaux que lui avait transmis son maître qu'elle avait mis tout son cœur dans son explication. Elle soupira, pour se calmer, et redressa un visage souriant vers Mao.

« Ce que je veux dire, c'est qu'il y a une sacrée différence entre péter la gueule de quelqu'un et se battre contre un adversaire ! » ajouta-t-elle gentiment. Casser la figure de quelqu'un, c'était très facile. Il suffit de cogner, encore et encore, sans jamais s'arrêter, et toujours là où cela fait le plus mal pour être sûr de mettre la victime au tapis. Ensuite, il faut frapper la personne à terre, la cogner, la saigner, encore et encore, jusqu'à ce qu'elle crache son sang et s'étouffe dans ses propres sanglots et spasmes de douleur. Mais le combat, c'était tout autre chose. Rigueur, précision, ténacité, courage, loyauté et fair-play. Bien sûr, un combat ça ne se résume pas à des caresses. C'est rude, il faut savoir encaisser, et parfois très douloureux. Mais l'éthique qui chapeaute ces combats est belle, noble, et particulièrement difficile à toujours suivre. Lors d'un combat, il faut garder les idées claires pour trouver la faille chez l'adversaire et pouvoir remporter la victoire. Kitsune leva subitement son bras vers le ciel, et s'écria très gaiement : « Frappe pas plus qu'il n'est juste, et pas plus qu'il n'est utile ! C'est de Maître Yuppa, le plus grand homme de combat que j'ai jamais connu ! ». Elle s'approcha de Mao, avec énergie. « Je n'aime pas les crapules sans principe. Mais je vais te dire une chose : tout ceux que j'ai fichu par terr se sont étonné de ce que je ne les frappe plus quand ils étaient au sol, et que je leur tende la main pour qu'ils se relèvent. Certains s'en foutent, mais d'autres comprennent que la force, ce n'est pas que la force brute ! ».

Kitsune fit une petite galipette vers l'arrière, et sentit son teint rosir légèrement : « En parlant de force... une petite amie, ou une amoureuse, il paraît que ça aide à avoir plus de force ! Si tu vas dans les villages, je suis sûre que tu t'en trouverais une facilement ! ». Kitsune s'assit en tailleur, et se mit à réfléchir à voix haute : « Il faudrait qu'elle soit courageuse et qu'elle aime se battre elle aussi, comme ça elle se joindrait à nous ! Et ce serait cool de se trouver d'autres amis, mais il va falloir vadrouiller parce que dans la forêt, on trouve que des idiots qui ne savent que prier ! Et franchement, y a rien de plus pénible que se foutre à genou pour parler à une Déesse dont on n'est même plus sûrs de l'existence ! ».

La Renarde se tut. Cela devait faire du bien, quand elle se taisait un peu ! Elle leva le nez vers le ciel. Des nuages arrivaient, il allait sans doute pleuvoir. Peut-être qu'ils devraient bouger d'ici peu de temps !
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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Sam 10 Mai - 12:13

Il s'était trompé, gouré, tout ce que vous voulez... Et bien évidemment s'en était rendu compte trop tard... Comme allait réagir Kitsune à ce qui pouvait passer comme une agression sans fondement ? Heureusement pour Mao, elle mit cette action sur le compte d'un manque de connaissance et d'un incompréhension, ce qui était fort heureusement le cas.
« Ah euh... Non, je m’énerve pas, c'est juste que tu as parlé de combat... Puis tu m'as saisi au col, donc je crois que j'ai un peu tout mélangé... Désolé... » répondit-il à la question qui lui était posé avec un regard d'excuse, prenant au pied de la lettre ce qui ne devait être qu'une pointe d'humour visant à le taquiner.

Alors la renarde entreprit de compléter son idée du combat et de nouveau attentif, le félin écouta, cherchant sincèrement à comprendre, à apprendre. Pour lui un combat n'avait toujours été que de la violence gratuite, parfois même au service du divertissement de l'élite...
« Je crois que je comprends... Pour moi, un combat n'a toujours été que violence sans fondement, où alors une course désespérée vers la survie menant au dévoilement de la plus sombre part d'un être. J'ai vu des membres de la même famille s'entretuer pour le simple divertissement de l'élite. Des Üniks faisant partie des basses sphères, des Qantiks, parfois même des Hybrids, appelés à se battre pour flatter le regard d'être pervertis. La liberté est la récompense à leur victoire. De moins tel est ce qui leur est dit pour les motiver à offrir un bon spectacle. »
Ce n'était plus de la tristesse ou de la colère que l'on pouvait retrouver dans la voix de Mao, simplement une constatation des déviances d'un peuple qu'il énonçait en plongeant son regard dans celui de la renarde pour appuyer ses paroles.
« Dans ta quête, il faudra t'attendre à être témoin de bien des choses au delà de ton imagination en terme de cruauté et de barbarie, » conclut le félin, et il savait de quoi il parlait.
Cet état de fait énoncé, il reprit son écoute attentive. La surprise étira un instant ses traits lorsque Kitsune lui expliqua qu'elle tendait généralement la main à ceux qu'elle avait mis à terre. C'était le genre d'action qui lui vaudrait un coup de poignard en traître... Certains ne se gêneraient pas pour piétiner sans pitié les rêves de la demoiselle... Mais cela, Mao le garda pour lui. S'il la rejoignait sans sa quête, ce serait à lui de prévoir la traîtrise et la déviance. Après tout, il la connaissait assez bien et autant faire en sorte que Kitsune garde son point de vue optimiste sur le monde.

Alors qu'il reprenait son air serein, Mao vit Kitsune rougir soudainement avant de dire qu'avoir une petite amie aidait à avoir plus de force et continuer en disant qu'il n'aurait aucun mal à en trouver dans les villages.
« Trouver une petite amie ? Pourquoi la « trouver » ? Elle se cache ? Et comment elle fait pour donner plus de force ? » questionna un Mao qui n'y comprenait décidément plus rien. Non mais sérieusement, c'était quoi de ces petites amies qui se planquait aussi ? Elle pouvait pas faire comme tout le monde, non ?
Par contre, en parallèle il venait d'apprendre quelque chose. Apparemment de nombreux Hybrids tentaient de parler à une Déesse. Le principe de dieu et déesse ne lui était pas inconnu vu que N°1 lui en avait déjà parlé, donc le fait de vouloir s'adresser à elle... Si il ne se trompait pas, il s'agissait de prière ? Mais n'était-ce pas le principe même des religions que de prier sans être certain de l'existence d'un être ? Étrangement Kitsune semblait être totalement contre se principe, si bien que Mao ne chercha pas à en savoir plus. Il aurait tout le temps de se pencher sur la problématique plus tard, surtout que, comme il le remarqua en suivant le regard de Kitsune, il allait bientôt pleuvoir.

Il allait pleuvoir ? Cela signifiait que tout le monde rentrait chez lui, pour éviter la pluie. A chaque fois que des nuages s'annonçaient à Anathorey le compte faisait en sorte d'être à l'abri avant que la moindre goutte de pluie ne s'écrase sur les pavés de la ville.
« Hum, il va pleuvoir, commença donc le jeune homme pertinemment,je suppose donc que tu vas devoir rentrer ? »
C'était dommage, il trouvait pourtant cette discussion intéressante. Enfin bon, dans son cas il n'avait pas à rentrer vu qu'il n'avait pas de toit, mais il comprenait bien que d'autres y soient tenus. Par contre il ne comprenait pas ce qu'ils pouvaient avoir contre la pluie ? Plusieurs fois durant son voyage jusqu'à Hoshizora il s'était pris des averses et à aucun moment il n'en avait senti d'inconfort. Bon, en même temps il ne devait pas être tout à fait normal comme individu...
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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Mer 14 Mai - 18:02

Mao n'avait pas la même notion du combat que Kitsune. Tout du moins, il n'en avait pas eu la même expérience. Puisqu'il avait grandit dans des milieux Üniks, on avait pu appelé combat des scènes meurtrières qui se déroulaient sous ses yeux. Elle l'imaginait, frêle et fébrile, tout en haut d'une arène, regarder avec angoisse et dégoût la bataille de deux pauvres bougres qui n'avaient plus que le choix de tuer l'autre pour garantir leur survie. « Ceux qui t'ont dit que c'était un combat t'ont raconté des cracks » répondit gentiment Kitsune. « Le combat a un esprit noble ! Ce que tu as vu, c'est le résultat de toutes ces guerres séculaires, dont la rancœur subsiste. Appelons cela... Un barbare duel à mort ! » Et pour la Renarde, il y avait une immense différence entre les deux. On ne se bat pas en duel pour le plaisir, en revanche le combat est une voie qui permet de se retrouver. Elle s'était promis de toujours garder en tête les enseignements de Maître Yuppa, pour que jamais l'esprit du combat ne soit perverti par l'amertume ou la vengeance. Il lui fallait rester digne, et intègre à elle-même.

Mao ajouta que Kitsune devait s'attendre à voir des horreurs, qui dépassaient de loin son imagination. La jeune femme fit un sourire pincé, et un peu triste. A qui croyait-il parler ? On avait éventrer sa mère juste sous ses yeux quand elle était petite. Kitsune leva un poing fier vers le ciel, et s'écria gaiement : « Ça ne me fait pas peur ! Je ne renoncerai jamais au chemin que j'ai choisi de suivre ! ». Elle rit de sa voix claire, et ce son joyeux résonna dans la forêt environnante comme un clairon glorieux. On pouvait dire qu'elle tenait une pêche d'enfer en ce jour ! D'autant plus que pour une fois, son auditoire l'avait écoutée jusqu'au bout, ce qui la remplissait d'une joie incommensurable. Mao ne s'en rendait peut être pas compte, mais il était la source de la bonne humeur de Kitsune.

A présent que les discours sérieux étaient terminés, Mao demanda à sa compagne toute rousse pourquoi il devrait trouver une petite amie. Se cachait-elle ? Et il ne comprenait pas en quoi elle pourrait lui donner plus de force. Kitsune tourna vers Mao un regard interloqué : « Je n'arrive pas à te suivre... Une petite amie, c'est une fille dont tu es amoureux ! » appuya-t-elle, pour commencer. « Quant à savoir si elle se cache... » Là, c'était autrement plus compliqué. Ne sachant pas vraiment comment dire les choses, Kitsune croisa les bras et se gratta un peu le menton, les yeux plissés de concentration. Elle réfléchit quelques instants, et décida finalement de se lancer, avec un grand sourire : « En fait, une petite amie, on commence d'abord par la rencontrer. Ensuite, il faut faire connaissance, et si tu t'entends bien avec elle, peut-être que tu ressentiras quelque chose de spécial pour elle, qu'on appelle ''amour'' ! ». Kitsune se gratta la nuque, d'un air gêné. « Enfin, c'est ce que m'a dit Maître Yuppa, quand je lui ai demandé ce que c'était un amoureux. Mais j'en ai jamais rencontré un seul ! ». Le ton naïf de la jeune femme montrait qu'elle était assez hésitante, et qu'elle avait envore beaucoup à apprendre sur le sujet. Elle parlait comme si des personnes dans le monde se baladaient avec une pancarte sur laquelle il était écrit le mot « amoureux « , tel un métier itinérant que quiconque voulait exploiter se devait de retrouver au prix d'un long périple. Kitsune n'y comprenait pas grand chose de plus que Mao sur le sujet, il fallait bien l'admettre !

La pluie s'intensifia. Kitsune ferma les yeux, et se mit à ouvrir la bouche très grand, le visage levé vers les nuages épais et gris. C'était une drôle d'habitude qu'elle avait prise depuis qu'elle était enfant, et elle aimait beaucoup à boire la pluie qui tombait au travers des feuilles de la forêt. Elle était toujours si fraîche, et venait couvrir le monde comme une rassurante caresse maternelle. Mao demanda alors à Kitsune si elle allait rentrer chez elle. « Je suis déjà chez moi ! » répliqua Kitsune, qui essayait toujours d'attraper des gouttes de pluie. C'était vrai : la Renarde n'avait pas de maison. « Il y a bien le village où m'a élevé mon maître... Mais cela va faire un an que j'en suis partie pour conquérir le monde ! » déclara-t-elle, gonflée de fierté. La jeune femme dormait en effet dans les arbres, des petites grottes, ou parfois se construisait des petits abris douillets par endroit, et les rejoignaient en fonction d'où elle avait vadrouillé dans la journée.
« Et toi, tu vas aller quelque part ? » demanda-t-elle au Chat. Kitsune cessa alors de boire la pluie, et reporta son attention sur Mao. Ses cheveux orange étaient trempés d'eau, ce qui lui donnait un air encore plus ébouriffé que d'habitude. Kitsune sentait l'eau couler sur son front, le long de ses oreilles, et sur sa nuque. C'était froid, et pourtant l'apaisement que lui procurait les gouttes d'eau la réchauffait. C'était magique !
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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Dim 25 Mai - 12:54

Combat, massacre, duel ? La limite était fine, à partir de quel moment quittait-on la voie de la lumière pour emprunter celle du carnage ? A quel moment l'esprit noble laissait-il place à la soif de sang ? Question philosophique qu'il faudrait résoudre, mais pas tout de suite. Mao avait d'abord besoin de digérer les informations et d'y repenser à tête reposée. Une chose était sûre cependant : Kitsune avait eu de la chance de tomber sur son maître. Qui sait ce qu'elle serait devenue après ce qu'elle avait vécu dans son enfance si personne ne s'était chargé de la remettre dans le droit chemin... Mais après tout, la question s'appliquait aussi à lui, si le jeune homme plein de haine et d'amertume qu'il était n'avait pas croisé Alec et Kitsune, que serait-il devenu ? Sans savoir que la réponse à cette question allait lui venir de la façon la plus cruelle qui soit, Mao quitta ses pensées pour se recentrer sur l'instant.

Une nouvelle fois Kitsune fit alors montre de sa foi envers son choix en défiant le ciel d'un poing fier, assénant que jamais elle ne serait prise à renoncer à son choix. Si parmi les Üniks il pouvaient trouver quelqu'un capable de la même droiture alors le rêve qu'elle nourrissait ne serait peut-être pas si chimérique que cela. Après tout, il ne suffit que d'une simple boule de neige pour déclencher une avalanche, ainsi pourquoi une simple idée et quelques personnes motivées ne pourraient-elles pas renverser un système de pensée archaïque? Bon, ça ne serait pas simple, loin de là, mais une lueur d'espoir pourrait bien pointer le bout de son nez au cours de cette aventure.

Mais bon, laissons-là la partie sérieuse de cette histoire et observons l'incompréhension faire face à l'incompréhension. En effet, d'un côté Mao ne parvenait toujours pas à cerner le concept de petite amie tandis que de son côté Kitsune ne comprenait pas pourquoi Mao ne comprenait pas ce qu'elle lui expliquait. Et voilà que pour ajouter au trouble du jeune homme la demoiselle ajouta un nouveau concept à la conversation : celui d'être amoureux. La suite des explications coupa néanmoins court aux questions supplémentaires du jeune homme : Kitsune ne semblait elle non plus pas trop savoir de quoi il en retournait en fait.... Ils étaient donc tout les deux bien avancés avec tout ça. Mais bon, après tout une toute nouvelle vie de liberté s'étendait devant le jeune homme, il serait bien temps de comprendre tout cela plus tard, aussi il rangea l'information dans un coin de sa mémoire tandis que les gouttes commençaient à s'écraser sur la mousse de la forêt.

Au plaisir du félin, la renarde répondit à sa question d'une manière qui indiquait qu'elle ne comptait pas partir tout de suite. Ainsi donc ne serait-il pas la seule personne étrange qui appréciait sentir les gouttes d'eau s'écraser sur sa peau, petites pointes piquant d'une douce fraîcheur. Elle lui appris alors qu'elle avait quitté son village depuis un an. Cette information s'accompagnant d'une certaine fierté, Mao l'interrogea : « Tu semble être fier de ce fait, pourquoi? ». Après tout, la plupart des gens étaient bien heureux d'avoir un toit et de pouvoir y retourner tout les soirs. De plus, chez l'élite, c'était la taille du manoir qui jouait sur la fierté de son occupant et si Mao savait que les critères Üniks ne devaient pas avoir leur place chez les Anëmos, il pensait néanmoins que la notions de chez-sois avait une certaine importance pour la plupart des gens.
Vint alors le tour de la demoiselle toute ébouriffée par la pluie de poser une question à laquelle Mao répondit de bon cœur après une courte réflexion. « Je n'ai pas réellement d'endroit où aller. Ni de chez moi, ni de point d'attache où que ce soit, lança-t-il avec un léger sourire. Je ne suis libre que depuis peu et depuis je n'ai fait que marcher jusqu'à me retrouver ici. »
Mais la question était intéressante, où allait-il aller à présent ? Il s'était imaginé qu'en se rendant ici tout serait clair. Peut-être pensait-il qu'une inspiration divine se poserait sûr lui, lui indiquant le chemin à suivre, mais bien évidemment rien de tout cela ne s'était produit...
« À vrai dire, je n'ai aucune idée de ce que je vais faire à partir d'aujourd'hui, j'ai beaucoup à découvrir sans même savoir par où commencer... »
Le jeune homme laissa échapper un rire léger avant de faire quelques pas dans la mousse.
« Je devrais peut-être suivre tes conseils et trouver cette ''petite amie'' qui semble si importante, peut-être alors aurais-je la force de faire face aux Üniks en tendant la main de la paix. Ou alors peut-être devrais-je parcourir cette forêt jusqu'à en connaître les moindres recoins. A vrai dire je n'en sais rien. »
Écartant les bras, le jeune homme se laissa tomber en arrière, s'étalant de tout son long dans la mousse humide et réfléchissant à cette question essentielle. Qu'allait-il faire à partir d'aujourd'hui ?
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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Âge : 19 ans
Groupe: Discret
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MessageSujet: Re: Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END   Mer 28 Mai - 0:04

Kitsune avait quitté son village depuis un an. En réalité, ce n'était pas du tout l'endroit où elle était née, ce dernier avait été détruit quand elle était petite fille. Alors que les flammes dévorait toute la vie qui s'y était établie, elle avait pu s'échapper. Pendant quatre jours, elle avait marché sans cesse, en se répétant toujours ce que lui avait dit sa mère quand elle l'avait fait sortir de la maison : « Cours, Kitsune ! ». Au bout de ces cinq jours, elle était tombée d'épuisement, au détour d'un chemin de l'immense Hoshizora. Elle serait sans doute morte si Maitre Yuppa n'était pas venu étudier les plantes du coin. Il l'avait alors prise sous son aile, et l'avait ramenée à son propre village. Elle y avait grandit à ses côtés, et c'était un endroit qu'elle appréciait. Malgré tout, elle ne s'y sentait bien qu'en présence de son maître, qui était devenu son ultime repère. Mais à présent qu'il s'était évanoui dans la nature, elle ne voyait plus aucune raison de rester dans un village où l'on se riait de son idéalisme. Alors elle avait décidé de partir.

Mao demanda à Kitsune si elle était fière d'être partie de ce village. Elle lui répondit par un sourire joyeux, mais ne prononça aucun mot. Elle ignorait si elle était attachée à ce village en réalité. La seule chose à laquelle elle était attachée actuellement, c'était ses idéaux. En dehors de cela, elle n'avait pas d'amis proches, ni de famille. Elle était un peu comme un électron libre, qui virevoltait ça et là. Parfois, quand elle y pensait, elle se sentait triste, et désireuse d'un peu de chaleur. Mao, à quelques mètres, se laissa tomber dans la mousse humide. Des petites perles de pluies furent alors projetées avec légèreté dans les airs. La Renarde l'observa se délaisser lui aussi sous la pluie douce de la forêt. C'était tout bête, mais le voir ainsi la rassura. Elle n'était pas seule dans cette immense étendue verte, dans laquelle parfois elle se sentait bien petite. A présent, pourrait-elle entretenir avec lui une relation amicale, comme elle le lui avait promis quelques instants auparavant ? Elle l'espérait de tout son cœur. En tout cas, elle lui avait donné parole de l'aider quelle que soit la situation, et elle tâcherait de s'y atteler dès qu'il en aurait besoin !

Le Chat déclara qu'il ne savait pas vraiment où aller à présent. Lui qui avait été enfermé pendant si longtemps devait se sentir un peu noyé dans cet océan des possibles qui s'étendait devant lui. Il lui faudrait tenir la barre ! Kitsune vint s'asseoir près de lui, et lui dit pour le rassurer : « Quelle que soit la direction que tu vas prendre, tu vas forcément tomber sur un village ! Les Hybrids sont partout dans Hoshizora ! La preuve, on s'est rencontré par pur hasard, héhé ! ». Kitsune se mit à la place de Mao. Il devait être angoissé à l'idée de ne pas savoir quoi faire. Il n'avait aucune attache extérieure à son lieu de séquestration. Plonger ainsi dans le monde Hybrid était une expérience très impressionnante. « Mais ne te fais pas de souci : je suis certaine que quiconque te croisera t'apportera son aide ! Eh oui, c'est comme ça, entre nous il faut s'épauler ! ». Elle en était l'exemple vivant. Sans la bonté de Maître Yuppa, elle n'aurait jamais atteint l'âge de sept ans.

Kitsune se mit à rire lorsque Mao lui confia qu'il allait rechercher cette « petite amie » qui avait tant alimenter leur conversation. A croire que le sujet le travaillait vraiment ! « De toute façon, que tu choisisse de la rechercher ou de parcourir la forêt, c'est évident que tu vas finir par la trouver ! Quel que soit ton choix... ». Kitsune demeura pensive quelques secondes. « N'empêche, ce doit être très chouette d'être aimé par quelqu'un, comme ça, tous les jours. On doit être très heureux ! J'ai bien envie de chercher de mon côté aussi, pour voir si je me trouve un petit ami. Ou alors, j'essaye de trouver un pote animalier ! Tu sais, Maître Yuppa m'a dit que c'était important d'avoir un compagnon animalier ! » Kitsune levait en l'air son index pour appuyer ses propos. Mais les animaux d'Hoshizora n'était pas de nature très câline. Ils avaient pu le constater en faisant face au Nago de tout à l'heure. Il était vraiment de mauvais poil celui là !

« Du moment que tu trace ta route comme tu veux, il n'y a rien à craindre ! » ajouta fièrement Kitsune. C'était là encore un enseignement de son maître.

Elle croisa ses jambes en tailleur, et leva les yeux vers le ciel. La pluie faisait tomber sur leurs corps de lourdes gouttes d'eau, fraîche et stimulante. Et pourtant, malgré cette mousson interminable, Kitsune sentait dans son dos une lumière douce, comme celle d'un timide rayon de soleil. Cette douce sensation lui donna le sourire comme jamais !
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Les bébêtes d'Hoshizora [Pv Mao] - END

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