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Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]

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Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]   Dim 2 Avr - 20:53

Prélude : Les problèmes ne font que commencer !



Après une première expérience pas des plus concluantes Diyo est de retour à Anathorey. Et tout lui parait toujours aussi démesuré. Pourtant, il est habitué à la forte densité de végétation qui habille la Sylva, des maisons construites le long des troncs, des créatures à la carrure impressionnante. Sauf qu’ici, c’est le luxe, le pouvoir, la grandeur, la fierté qui se dégagent des bâtiments et des habitants qui le font se sentir si petit. D’autant plus que lui n’a strictement rien d’un riche… Il est même au contraire souvent confondu avec un mendiant, et doit faire attention pour ne pas se faire chasser.

Il pourrait pourtant réussir à se procurer quelques vêtements un peu plus classiques. Autre chose que ses guenilles rafistolées, qui ont de plus l’air d’être taillées pour quelqu’un de bien plus grand et plus baraqué que lui. *Facile à dire, pour l’instant c’est le seul moyen que j’ai de pas me faire démasquer illico !* C’est vrai que ses nombreux tatouages ne laissent aucun doute sur son appartenance au peuple Hybrid. Heureusement pour lui, il n’a physiquement pas pris grande chose de sa plante totem, la liane. Après tout, il aurait pu se retrouver avec des fleurs ou des épines sur la tronche ! Mais non, ses yeux certes très foncés, et son teint légèrement halé lui permettent pour le moment de se fondre dans la masse. Enfin… Si on oublie le décalage vestimentaire !

Parce que pour ce qui est du système monétaire, il a enfin réussi à s’y faire ! C’est pas très difficile quand on y pense. Il suffit d’avoir des pièces pour pouvoir échanger de la nourriture. Et ces pièces, il lui arrive souvent de les trouver à ses pieds quand il se réveil. Oui, on le prend bien pour un sans abris. Ce qu’il est en fait quand on y pense bien…  Bon, il n’est pas encore intégré je vous l’accorde, mais quand on compare aux premiers jours qu’il a passé dans la ville, on peut noter une nette amélioration, ce qui est bon signe pour la suite !

D’ailleurs, en trainant le pas ce soir là, il s’arrête quelques instants dans une petite ruelle calme comme il les aime. Oui, cette partie de la ville, il commence à la connaître à peu près. Du moins, mieux que le reste. Certes il n’apprécie guère le genre de personnes qui y déambulent, mais c’est bien le seul endroit où un semblant de sérénité semble planer. Ce qui lui manque le plus lorsqu'il est à Urban City.

Un peu plus loin, il s’arrête dans un cul de sac et observe une affiche placardée minutieusement sur l’un des murs. Ce n’est pas la première fois qu’il la voit. Mais l’événement s’approche. Demain pour être précis. Je vous le dis tout de suite, Diyo n’a aucune envie de participer à ce genre de festivités. D’ailleurs, personne ne le laisserait entrer. Seulement, il ne peut s’empêcher de faire un certain rapprochement avec les coutumes de son peuple. Au fond, ils ne sont pas si différents. Ils partagent la même envie de s’amuser, de faire des rencontres, de marier les riches jeunes femmes à de riches jeunes hommes...

Il en est là de ses réflexions lorsqu’il entend des pas venir dans sa direction. Tournant discrètement le regard, il aperçoit plusieurs hommes qui s’approchent de lui. Des problèmes, il en a déjà eu tout un lot au cours des jours passés dans cette partie d'Origins. Et 9 fois sur 10, il n’en connaissait pas la cause. Manque de chance Flyx, le jeune Tingar qui l'accompagne depuis quelques temps n'est pas avec lui ce soir là, sans doute trop occupé à chasser, dormir ou simplement s'amuser. Manque de chance, parce que la présence du félin suffit généralement à dissuader tous ses éventuels détracteurs. Diyo se prépare alors à attraper le petit sabre dont il ne se sépare jamais, bien décidé à ne pas se laisser faire cette fois. Il n’est franchement pas bagarreur comme gars, mais c’est qu’il commence aussi à en avoir marre de devoir fuir pour éviter de prendre trop de coups constamment !
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Diyo


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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]   Mer 5 Avr - 20:25

Chapitre 1 : Enrôlement


”T’inquiète l’ami, on te veut pas d’mal !”

Un accent, que l’on qualifierait chez nous de latino, si fort que Diyo n’est pas immédiatement sûr d’avoir bien compris. Et avec leur tête de voyou, difficile de leur faire confiance. Tous habillés richement, comme toutes les personnes déambulant dans ces ruelles, ils ont pourtant ce quelque chose qui vous met mal à l’aise. Les traits durs, trois d’entre eux ne manquant visiblement pas d’entrainement physique, on n’a pas spécialement envie de s’y frotter. Le quatrième, celui qui a parlé, plus petit mais tout aussi baraqué, arbore des vêtements aux couleurs plus vives et, de ce qu’en connaît le brun, plus classieux. Ce qui le laisse penser qu’il s’agit de leur chef.

N’étant naturellement pas très bavard, Diyo attend la suite. Que peuvent-ils bien lui vouloir si ce n’est du mal ? A part pour lui demander de partir, peu de monde lui adresse la parole. Tout cela, il doit bien l’avouer, l’intrigue autant qu’il s’en méfie. *Après tout, peut-être est-ce enfin une occasion d’en connaître un peu plus sur les Üniks. * Et il ne croit pas si bien dire !

”T’as vu l’affiche ! C’est moi qui organise !”

Si le nouveau venu espère que le jeune originaire lui face la conversation, il est mal barré ! Après un nouveau temps de pause, pendant lequel le Phytös n’a rien perdu de son regard méfiant, de sa mâchoire crispée, et de sa main gauche toujours prête à se saisir de la courte arme au moindre signe – ce qui vu la situation ne serait pas d’une grande utilité je vous l’accorde – l’homme reprend la parole, comprenant que son interlocuteur n’allait pas lui faciliter la tâche.

”Et dis moi, t’as pas envie de participer aux festivités ?”

Sentant le tension pesante dans l’environnement malgré le large sourire arboré par la seule personne qui parle actuellement, Diyo se dit qu’il est peut-être temps de faire preuve d’un minimum de courtoisie en improvisant une réponse. Pas facile pour quelqu’un qui est plus habitué à se contente d’un haussement de sourcil dans ce genre de situation.

”Loin de moi l’idée de vous manquer de respect, mais, c’est que je ne pense pas avoir de quoi me présenter pour un tel événement.”

Eh beh voilà, c’est pas si difficile que ça ! Enfin… Compte tenu de l’éclat de rire – peut être un trop appuyé – difficile de savoir en fait… C’est qu’en plus de ne pas être spécialement doué pour ce genre d’exercice, il se retrouve dans une situation pas des plus évidentes à gérer.

”T’es pas facile toi ! Mais c’est pas ma question ! Ça j’men fou ! Sinon j’serais jamais venu t’voir ! Non. Ma question, c’est est-ce que toi, toi, tu veux être des nôtres demain soir ?!”

Tout, l’ambiance, le ton employé, et la distance fortement réduite qui sépare à présent son visage de celui de l’Ünik ne laisse la place à une réponse négative. Non, même s’il avait simplement eu envie de lâcher que ce genre de mondanités, des lieux dégoulinants de pouvoir, des gens plus hautains les uns qui les autres qui se pavanent dans le seul objectif de plaire, tout ça, ça le fait gerber, et que pour rien au monde il n’y mettrait les pieds, il se retrouve étonné par les paroles qui franchissent sans aucun contrôle la barrière de ses lèvres.

”Ce serait un grand honneur que de pouvoir être en votre compagnie.”

Ce qui n’est peut-être pas plus mal. Parce que l’autre alternative semble être trois molosses lui apprenant à refuser les propositions de leur patron…

Un nouveau rire, un peu moins forcé cette fois, mais toujours aussi tonitruant. Le calme qui régnait dans la ruelle lors de son arrivée n’y a plus sa place. Pourtant, personne ne semble vouloir approcher de la scène.

”Parfait ! C’est tout c’que j’voulais entendre ! Au fait, c’est quoi ton nom ?!”

”Heu… Diyo...”

”Moi c’est Dino ! Eh bien Diyo, j’sens qu’on va bien s’entendre ! Allez, on y va ! Qu’on t’trouve de quoi t’changer ! Et qu’on t’explique aussi ton rôle !”

Evidemment… Diyo n’était pas assez stupide pour s’imaginer que le paternel voulait le présenter en tant que prétendant de sa fille chérie.

Il emboite à contre cœur le pas de son futur hôte, suivis par les trois figurants. ”Pff, dans quelle galère j’ai encore réussi à me mettre… ?” En effet, les heures à venir ne s’annoncent pas des plus simples à gérer pour cet Hybrid !
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Diyo


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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]   Jeu 13 Avr - 22:18

Chapitre 2 : Briefing

Après quelques minutes de marche, le convoi arrive à destination, devant un manoir qui n’a pas à rougir face à la concurrence pourtant importante qu’il y a dans ces quartiers résidentiels. Le maître des lieux, toujours en meneur de file, entre le premier, invitant Diyo à ne pas trainer dans les rues. C’est seulement en pénétrant dans le hall que l’Hybrid se rend compte du froid qu’il fait effectivement à l’extérieur la nuit. Sûrement commençait-il à s’y habituer, mais il dû bien avouer sur ce coup là qu’un peu de luxe ne fait peut-être pas tant de mal… Pas pour le nombre de tableaux ornés de dorures ou pour le parquet d’une netteté impeccable, mais bien pour sentir enfin son corps se détendre, arrêter de frissonner de façon incontrôlable.

”Bien, Alberto, tu t’en occupes ! Moi j’ai encore plein de problèmes à régler d’ici demain ! Et prend soin de notre hôte !”

Un jeune homme bien plus gringalet que le quatuor qui l’avait alpagué plus tôt, acquiesce aux ordres de son maître, lequel s’éloigne déjà à grands pas, toujours sous bonne escorte. Puis lâche un long soupir qui en dit long sur l’entrain qu’il apporte à la réalisation de sa mission.

”Bon, je suppose que Dino ne t’as rien dit…”

Regagnant un peu d’aplomb suite au départ de cet homme qui le mettait si mal à l’aise, Diyo hausse les épaules négligemment. ”Et toi tu vas me le dire c’est ça ?”

”Ouais. Et j’vais aussi t’donner un air plus présentable ! Sérieux, j’sais pas c’qu’il te trouve ! Il aurait pas pu prendre quelqu’un déjà propre ! Ça m’aurait fait moins de boulot ! M’enfin, c’est pas comme si j’avais mon mot à dire… Allez suis moi !”

Non, ce genre de parole ne fait ni chaud ni froid à l’Hybrid. Il en faut bien plus pour le pousser à s’énerver. Et puis, objectivement, on ne peut pas dire que l’autre Ünik ait tort… Alors Diyo se contente de le suivre comme demandé, à travers le long dédale de couloirs et d’escaliers qu’ils franchissent. Jusqu’à arriver dans une grande chambre, un lit immense trônant au milieu de la pièce.

”Juste à côté t’as la salle de bain, n’hésite surtout pas à l’utiliser et à en abuser !” Bon, ok, mais c’est peut être pas non plus la peine d’insister autant non ?

Le valet ouvre ensuite la porte de l’armoire en bois massif qui ne sert apparemment pas que de décoration, puisqu’il en sort une impressionnante pile de vêtements. Il prend plusieurs vestes, toutes aussi noires les unes que les autres, les place face au torse du Phytös, évaluant visiblement celle qui sera la plus adaptée à sa morphologie et répète l’opération avec les pantalons. Prenant toujours bien soin de garder une distance de sécurité minimale. ”Quelle pointure ?”

”Heu…” Pointure ? Le système métrique en matière de chaussures est-il seulement le même chez les deux peuples ? N’en ayant pas la moindre idée et ne voulant pas se griller immédiatement, Diyo préfère jouer l’ignorant.

”Sérieux ?! Ah bah merci du cadeau ! Bon, tu t’débouilleras, il y en a tout un tas dans le tiroir du bas, t’auras qu’à essayer !

Et une fois le choix vestimentaire effectué, mettant de côté ceux qu’il a choisi, il prend le reste de la pile sortie précédemment sous le bras.

”Bon, je suppose que tu t’en doutes déjà, mais si t’es là, c’est en tant que garde du corps en quelque sorte ! Hier le boss a décidé qu’il lui fallait plus d’hommes. J’sais pas quelle lubie lui a pris encore mais bon, c’est que quand il s’agit de sa fille… Bref, j’ai fait c’que j’avais à faire. Alors lave toi, va dormir, et demain t’auras qu’a enfiler ces vêtements. Ah et…”

Il sort de sa poche arrière une paire de gants blancs. ”Là non plus, me d’mande pas pourquoi, mais il veut aussi que tu portes ça en plus. Pour le reste, demain c’est Marisa qui s’occupera de toi !” Diyo lui, avait bien une idée de la raison de la présence des gants. Ainsi cet homme pourrait être au courant de son origine ? Et juge utile qu'il soit le seul au ayant connaissance de ce détail...  Mais il fit comme s'il n'en savait pas plus, et se contenta d’un hochement de tête, pressé de pouvoir enfin se retrouver seul. Ce qui ne tarde pas à arriver, son guide visiblement pressé, lui, de le quitter.
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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]   Ven 14 Avr - 21:51

Chapitre 3 : Une nouvelle équipe !

Après avoir passé de très longues minutes dans la dite salle de bain, aussi luxueuse que le reste du manoir, à essayer de comprendre comment l’intégralité de ce qui s’y trouve fonctionne, Diyo, enfin propre comme il ne lui était pas arrivé depuis plusieurs jours, pu enfin profiter du lit. Et quel confort ! Pour sûr qu’il n’a jamais dormi dans un tel lit ! Même la suspicion qu’il garde envers ses hôtes ne put l’empêcher de sombrer dans un sommeil des plus profonds. Et de se réveiller bien plus tard qu'à son habitude.

Comme prévu la veille, l’Hybrid à peine sorti de sa chambre se retrouve avec la fameuse Marisa sur les bras. Une femme Quantik à n’en pas douter. Il commence enfin à se familiariser avec ces différentes races. Au moins, elle était bien plus agréable que le petit valet de la veille. Et si même le repas était prévu, c’est surtout la visite des lieux qui les occupa une grande partie de la journée. Il fallait a priori qu’il arrive à se repérer dans ce labyrinthe avant le soir. Ce qui n’est pas des plus évidents lorsque des dizaines de personnes s’affairent en plus à bouger tous les meubles et toute la décoration sans cesse…

Et arriva l’heure fatidique. 17h. Heure à laquelle il lui est demandé de retrouver le maître des lieux dans son bureau. Et il n’est pas le seul qui ai reçu cette consigne visiblement. En poussant la porte en bois massif qui donne sur une pièce de taille à laquelle le Phytös n’arrive toujours pas à s’habituer, quatre personnes s’y trouvent déjà. Mais parmi elles, que des inconnus. Et trois autres arrivèrent en suivant, ayant l’air tout aussi perdues. Pourtant, personne ne parle. En fait, tous, sous leurs costumes identiques, semblent aussi enclins à la discussion et aux relations sociales que Diyo. Eh bien, ça s’annonce gai tout ça…

Heureusement, une dizaine de minutes plus tard, Dino pénètre à son tour dans le bureau, toujours escorté de ses misters muscles, mais aussi d’une jeune femme.

”Bien, bonjour messieurs, mademoiselle.” En effet, parmi les huit ”invités” présents, il n’y avait qu’une femme. ”Comme aucun de vous n’est complètement stupide, vous devez bien vous douter de la raison pour laquelle je vous ai réuni.”

Evidemment, pas besoin de s’appeler Einstein non plus. Mais pour Diyo, la raison qui l’avait poussé à le choisir lui précisément reste encore un mystère. Pourtant, il n’en dit rien. Comme pour tous les autres. C’est d’ailleurs à cet instant que Dino leur fit part d’une lettre anonyme menaçante reçue deux jours plus tôt. Et sa décision d’engager d’autres personnes pour veiller sur sa précieuse fille. Huit personnes spéciales d’après lui. Aux compétences très intéressantes. C’est comme ça qu’il apprit que dans le bureau, quatre assassins sont en ce moment réunis. Joyeux… Aucun mot ne fut prononcé au sujet de l’autre moitié des participants – dont Diyo. Il en déduit qu’ils avaient également un statut délicat. Peu importe. Parce que pour le moment, il se demande comment il fait pour se retrouver embarqué dans ce genre de galère. Nan mais sérieusement, le Dino il a dû se planter. Ce n’est clairement pas un job pour notre Phytös ça !!

”Et j’en profite également pour vous présenter ma très charmante fille, Cathalina.”

Charmante, elle l’est en effet, avec ses cheveux bruns qui malgré qu’ils ne soient pas spécialement longs se montrent rebelles, ses yeux d’un vert émeraude, et les formes de son corps mises à son avantage dans une robe légère de satin qui semble avoir été faite sur mesure. Sans doute l’est-elle en fait…

”Mais qu’on soit bien d’accord, c’est pour assurer sa protection que vous êtes tous ici, que je n’en vois pas un essayer de lui tourner autour ! Je ne me contenterais pas de vous raccompagner gentiment à la porte dans ce cas là…”

Au ton employé, il est évident que Diyo n’a pas la moindre envie de tenter quelque rapprochement que ce soit avec la demoiselle… Ce qui ne lui pose pas vraiment de problème en fait…

”Les premiers invités arriveront dans moins d’une heure. Nous, on va se préparer. Vous, je vous invite à faire plus ample connaissance, je suis sûr que vous saurez mettre à profit vos talents respectifs pour trouver le meilleur moyen d’assurer la sécurité au cours de cette soirée. Et… N’oubliez pas la récompense si vous assurez correctement votre rôle…”

Aucun doute que tout le monde ici présent l’est pour l’argent. Ce qui pose une fois de plus la question de : Mais qu’est-ce que Diyo peut bien faire au milieu de tout ça ?!
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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]   Dim 16 Avr - 0:53

Chapitre 4 : Interlude

Après la sortie des derniers arrivés, l’ambiance déjà glaciale ne se réchauffe pas particulièrement… Effectivement, ce ne sont pas des rigolos qui ont été « embauchés ». Parce qu’en fait, à aucun moment le Phytös ne se souvient qu’on lui a demandé son avis.

Alors non pas que le silence ne lui pose problème, mais là, il ne se sent absolument pas dans son élément. Lui, au milieu de toutes ces personnes, potentiellement très dangereuses, qui toutes ses dévisagent, se jaugent. Quel ne fut pas son soulagement lorsque celui qui paraît le plus jeune de la troupe improvisée, pas très grand, plutôt maigrichon, à l’air plus enjoué que tous les autres protagonistes – ce qui ne représente en rien un exploit disons le bien – se décide à prendre la parole, le ton léger.

”Bon, je suppose qu’on ne va pas passer la soirée à se regarder dans le blanc des yeux les gars. On est sensé former une équipe le temps d’une soirée, alors un peu de communication ne ferait pas de mal vous croyez pas ?!” Même face au manque d’enthousiasme général, le gringalet ne perd pas son sourire. Après un petit haussement d’épaule il poursuit tout naturellement son monologue improvisé.

”Je m’appelle Likou, et si je ne suis pas très fort tout le monde reconnaît que je peux être d’une grande discrétion. Et vous ?”

C’est comme ça que chacun commence à dire le strict minimum les concernant. Non en effet, pas des gens bons sous tous rapports, ça saute aux yeux. Diyo pourrait passer pour un enfant de cœur. Ce dont il n’est en réalité pas si loin si on y réfléchit… Mais l’heure n’est pas à la philosophie.

Alors si on résume, en plus de nos quatre assassins/hommes de mains on a deux fous de vitesses – dont la jeune femme fait partie – notre petit gamin invisible, et Diyo, qui s’est simplement présenté comme guérisseur. En même temps, à part pour ça, il ne voit pas pourquoi il pourrait être là. Mouais, il n’a aucun réel intérêt en fait, sauf s’ils venaient à retrouver la fille à moitié morte. Mais là ils auraient tous plutôt intérêt à disparaître… Bref, suite à ces révélations un débat des plus concis a lieu sur qui fait quoi. Après tout, le but est bien de démasquer le ou les auteur(s) de la lettre anonyme. Il fut donc décider que les quatre assassins se mêleraient à la foule pour écouter les conversations et repérer les éventuels comportements louches. Les quatre autres resteront dans les étages pour garder directement un œil sur Cathalina.

C’est à ce moment que l’Hybrid découvre l’existence des moyens de communication hyper sophistiqués des Üniks dont ils sont équipés. Evidemment, jusqu’à cet instant il n’en avait pas la moindre connaissance. Apparemment un petit bidule se trouve incorporé au col si désagréable qui lui enserre le cou depuis qu’il s’est habillé ce matin. Et ce bidule en particulier enregistre le son de la voix pour la retransmettre à une certaine fréquence, qui peut être captée et retransmise par une oreillette. Un minuscule autre truc qui se trouvait jusqu’alors dans la poche de veste de chacun d’entre eux, et qu’il faut se mettre dans l’oreille.  Un peu sceptique quant à la marche à suivre, Diyo fini par faire comme tout le monde dans la salle, sans oser poser la moindre question. On verra bien en application ce que ça donne. Au moins a-t-il saisi le principal !

Les protagonistes de cette scène ne sont pas beaucoup plus bavards qu’au moment de leur rencontre, mais au moins ont-ils réussis à mettre en place un semblant de plan. Parce que tous – à part notre Hybrid – sont très enthousiastes à l’idée de recevoir sous peu une somme d’argent faramineuse. Diyo, lui, n’a juste pas envie de subir le courroux de son employeur. Et puis, au fond, si quelqu’un est en danger, une jeune femme d’autant plus, il ne peut se résoudre à l’abandonner à son sort. Quand je vous dit qu’il peut faire office d’enfant de cœur au milieu de cette scène…
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Diyo


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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]   Dim 30 Avr - 22:25

Chapitre 5 : Ouverture du bal

Enfin. Tous les préparatifs achevés, les festivités peuvent commencer ! Les quatre au sol sont partis prendre leur poste, tandis que l’autre moitié dans les étage se réparti les angles de vue. Et déjà les premiers arrivants foulent la salle de bal. Si Diyo, depuis son arrivée à Urban City ne cesse de trouver son environnement démesuré, il doit bien se rendre à l’évidence. Il n’avait encore rien vu. Parce que la salle qui s’étale sous ses yeux à l’étage du bas est à lui couper le souffle. La grandeur de la pièce, la hauteur sous plafond qui s’étend jusqu’au sommet du manoir, eux-mêmes se trouvant seulement aux balcons à un étage intermédiaire, les colonnes ornées d’or, tout ça, il en a déjà eu un avant-goût en pénétrant les lieux la veille. Mais tout le reste, à savoir les banquets qui s’étendent sur des dizaines de mètres, les décorations toutes plus luxueuses les unes que les autres, et surtout les tenues extravagantes de tous les invités, ça, ça le laisse scotché à la balustrade pendant plusieurs secondes, comme hypnotisé par ce qui se déroule quelques mètres plus bas.

”Qu’est ce qui t’arrive le toubib ?! Bouges de là, si tu continues on va se faire griller direct !”

Ses yeux ayant malgré l’intervention de son interlocutrice bien du mal à quitter la salle de bal, il finit par s’en détourner pour suivre la miss turbo.

”J’te préviens, si tu deviens un boulet, je t’enferme quelque part jusqu’à la fin ! Hors de question que tu viennes tout foutre en l’air ! J’en ai besoin moi de cet argent !”

Un peu gêné, Diyo regarde la jeune femme aux manières de bonhomme, et fini par la suivre docilement. En fait, elle est peut être plus flippante que tous les autres "employés" réunis. Ce qui fait frissonner l'Hybrid, lui infligeant une légère sensation de honte.

”Heu, ouais, excuse moi... T’inquiète je vais me faire discret.”

Pour résumer, on a donc une grande salle de bal au rez de chaussé, qui a globalement une forme rectangulaire – je n’ai pas été vérifier l’exactitude des angles droits mais supposons que les architectes aient bien fait leur travail. Pour ce qui est des mètres carrés… Je dirais plus simplement qu’elle permet d’accueillir sans aucune difficulté la centaine d’invités, en plus de tous les serveurs et personnel de maison qui circule à grande vitesse, zigzagant entre les convives et les nombreuses tables installées, sur lesquelles de somptueux plats trônent. C’est ici que les quatre plus costauds du groupe effectuent leurs repérages. Cette pièce, qui ne devait pas être suffisamment démesurée au goût du patron, est rehaussée par un balcon qui fait le tour complet de la pièce, large de quatre bons mètres. Ce qui permet toujours une très bonne vue sur ce qui se passe plusieurs mètres plus bas. C’est à cet endroit que circulent les quatre autres membres de la brigade de protection.

Diyo laisse alors la demoiselle avancer, et fini par s’arrêter prêt d’une colonne sur laquelle il s’appuie, observant avec une grande curiosité le lancement officiel du bal. Chacun des invités doit être maintenant en place, tous ayant été annoncé un par un. Dino, dans ce qui doit être son plus bel apparat, entre par le fond de la pièce, sa fille toujours à son côté. Elle aussi a dû passer entre les mains de nombreuses maquilleuses et couturières, sa beauté ayant été démultipliée. Cette apparition a pour effet d’instaurer naturellement un silence total, synonyme de tout le respect des convives pour leurs hôtes, vers qui tous les regards se tournent instinctivement.. C’est avec un large sourire, visiblement ravi, que Dino prend la parole pour faire un discours de bienvenue enflammé. Après quoi des applaudissements retentirent, avant de laisser de nouveau place aux bavardages, qui se perdent au moment où la musique commence. Aucun doute, tout a été programmé au millimètre près.
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Diyo


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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]   Jeu 4 Mai - 12:29

Chapitre 6 : Panique à bord

En bas, tout le monde s’amuse. Certains enflamment la piste de dance, d’autres préfèrent visiblement les petits fours à la jeune femme à marier. Diyo est toujours scotché devant ce spectacle qui dépasse de loin tout ce que son imagination aurait pu créer. Tellement, qu’il en oublie complètement la raison de sa présence en ce lieu. Ce qui n’est pas le cas de ses camarades qui au rez de chaussée commencent à s’agiter. Et des grésillements, suivis de leurs voix, qui retentissent dans son oreille. Et qui le font sursauter.

”Il y a trois gars sur la piste de danse qui matent non stop la fille, et qui s’arrangent pour passer chacun proches les uns des autres.”

”Ouais ça va, c’est pas non plus ce qu’il y a de plus louche. Tout le monde a les yeux rivés sur la nana. Puis y a de quoi !”

”Mais je suis sûr qu’ils communiquent ensemble !”

Les délibérations continuent ainsi quelques temps, sans que cela n’ait aucune conséquence sur leurs actions. Personne ne bouge de son poste. Mais en bas, dans la salle tout s'accélère. Même Cathalina, qui s’éclipse par une porte sur le côté. Intrigué et commençant à en avoir assez des échanges verbaux qui sont de moins en moins civilisés, Diyo tente vainement de se débarrasser du petit dispositif qui lui vrille les tympans, et entreprend de retrouver la demoiselle.

Toujours à moitié perdu au milieu de tous ces couloirs, il réussit quand même à descendre du même côté que celui où la jeune femme à protéger a disparu. Mais en tournant à une intersection, ce n’est pas sur la bonne qu’il tombe. Puisqu’il se retrouve nez à nez avec sa coéquipière du soir, qui a visiblement eut la même idée.

”Stresse pas, elle est juste aux toilettes derrière cette porte.”

”Je stresse pas, j’en ai juste marre de leurs disputes.”

Ce qui n’est pas faux… Alors au lieu de subir les discussions sans fond de ses camarades, il se retrouve bloqué dans un couloir, devant la porte des toilettes pour dames, en compagnie d’une personne aussi bavarde que lui, à attendre la sortie de la fille du grand patron… Ce qui n’a rien pour le mettre à l’aise.

Si les premières minutes l’Hybrid réussi à feindre l’indifférence à merveille, le regard dans le vide, les bras le long du corps, les traits du visage fermé, le temps finit par lui paraître long. Un regard discret en direction de sa camarade d’attente lui indique qu’elle s’impatiente également. Le pied qui bat une mesure qui n’a rien à voir avec le rythme de la musique que passe à travers les murs, elle finit par se diriger vers la porte des toilettes.

”J’en ai marre, je vais voir ce qui se passe là-dedans !”

Forcément, quand on est une femme c’est plus facile ! Alors Diyo se retrouve cette fois seul, à attendre la sortie de deux personnes… Mais il n’a cette fois pas longtemps à patienter.

”Oh putain, ramène toi !!”

A peine un instant d’hésitation – c’est que rentrer dans les toilettes pour femme ne l’emballe pas spécialement… - qui s’éclipse rapidement compte tenu du ton d’urgence employé. Et il fait bien. A peine la porte poussée qu’il se trouve face à sa coéquipière qui a visiblement forcé la porte de la seule cabine qui devait sembler occupée. Sur le carrelage qui se trouve derrière le siège de toilettes, un mot écrit à l’aide de ce qui devait être du rouge à lèvre : « DOMAGE ».

”Et regarde là haut…”

Un trou dans le plafond, la plaque par laquelle les ravisseurs sont passés qui a été remise dans la précipitation. Aucun doute face à cette scène. Cathalina n’a pas eu le temps de satisfaire ce qu’elle était venue chercher dans cet endroit de paix, qu’un individu au moins a surgit de nulle part pour la faire passer là-haut. Ce qui n’a pas dû être évident, mais compte tenu de la carrure de la jeune femme, ce travail doit être aisément réalisable pour deux hommes en bonne condition physique.

”Merde ! Il faut faire quelque chose ! Prévient les autres j’y vais !”
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Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo]

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