Boutique RP ouverte ^^ à ce-sujet N'hésitez pas à y faire un tour !

Partagez|

Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Dim 2 Avr - 20:53

Prélude : Les problèmes ne font que commencer !


Après une première expérience pas des plus concluantes Diyo est de retour à Anathorey. Et tout lui parait toujours aussi démesuré. Pourtant, il est habitué à la forte densité de végétation qui habille la Sylva, des maisons construites le long des troncs, des créatures à la carrure impressionnante. Sauf qu’ici, c’est le luxe, le pouvoir, la grandeur, la fierté qui se dégagent des bâtiments et des habitants qui le font se sentir si petit. D’autant plus que lui n’a strictement rien d’un riche… Il est même au contraire souvent confondu avec un mendiant, et doit faire attention pour ne pas se faire chasser.

Il pourrait pourtant réussir à se procurer quelques vêtements un peu plus classiques. Autre chose que ses guenilles rafistolées, qui ont de plus l’air d’être taillées pour quelqu’un de bien plus grand et plus baraqué que lui. *Facile à dire, pour l’instant c’est le seul moyen que j’ai de pas me faire démasquer illico !* C’est vrai que ses nombreux tatouages ne laissent aucun doute sur son appartenance au peuple Hybrid. Heureusement pour lui, il n’a physiquement pas pris grande chose de sa plante totem, la liane. Après tout, il aurait pu se retrouver avec des fleurs ou des épines sur la tronche ! Mais non, ses yeux certes très foncés, et son teint légèrement halé lui permettent pour le moment de se fondre dans la masse. Enfin… Si on oublie le décalage vestimentaire !

Parce que pour ce qui est du système monétaire, il a enfin réussi à s’y faire ! C’est pas très difficile quand on y pense. Il suffit d’avoir des pièces pour pouvoir échanger de la nourriture. Et ces pièces, il lui arrive souvent de les trouver à ses pieds quand il se réveil. Oui, on le prend bien pour un sans abris. Ce qu’il est en fait quand on y pense bien…  Bon, il n’est pas encore intégré je vous l’accorde, mais quand on compare aux premiers jours qu’il a passé dans la ville, on peut noter une nette amélioration, ce qui est bon signe pour la suite !

D’ailleurs, en trainant le pas ce soir là, il s’arrête quelques instants dans une petite ruelle calme comme il les aime. Oui, cette partie de la ville, il commence à la connaître à peu près. Du moins, mieux que le reste. Certes il n’apprécie guère le genre de personnes qui y déambulent, mais c’est bien le seul endroit où un semblant de sérénité semble planer. Ce qui lui manque le plus lorsqu'il est à Urban City.

Un peu plus loin, il s’arrête dans un cul de sac et observe une affiche placardée minutieusement sur l’un des murs. Ce n’est pas la première fois qu’il la voit. Mais l’événement s’approche. Demain pour être précis. Je vous le dis tout de suite, Diyo n’a aucune envie de participer à ce genre de festivités. D’ailleurs, personne ne le laisserait entrer. Seulement, il ne peut s’empêcher de faire un certain rapprochement avec les coutumes de son peuple. Au fond, ils ne sont pas si différents. Ils partagent la même envie de s’amuser, de faire des rencontres, de marier les riches jeunes femmes à de riches jeunes hommes...

Il en est là de ses réflexions lorsqu’il entend des pas venir dans sa direction. Tournant discrètement le regard, il aperçoit plusieurs hommes qui s’approchent de lui. Des problèmes, il en a déjà eu tout un lot au cours des jours passés dans cette partie d'Origins. Et 9 fois sur 10, il n’en connaissait pas la cause. Manque de chance Flyx, le jeune Tingar qui l'accompagne depuis quelques temps n'est pas avec lui ce soir là, sans doute trop occupé à chasser, dormir ou simplement s'amuser. Manque de chance, parce que la présence du félin suffit généralement à dissuader tous ses éventuels détracteurs. Diyo se prépare alors à attraper le petit sabre dont il ne se sépare jamais, bien décidé à ne pas se laisser faire cette fois. Il n’est franchement pas bagarreur comme gars, mais c’est qu’il commence aussi à en avoir marre de devoir fuir pour éviter de prendre trop de coups constamment !


Dernière édition par Diyo Fukuoka le Ven 6 Oct - 17:39, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Mer 5 Avr - 20:25

Chapitre 1 : Enrôlement


”T’inquiète l’ami, on te veut pas d’mal !”

Un accent, que l’on qualifierait chez nous de latino, si fort que Diyo n’est pas immédiatement sûr d’avoir bien compris. Et avec leur tête de voyou, difficile de leur faire confiance. Tous habillés richement, comme toutes les personnes déambulant dans ces ruelles, ils ont pourtant ce quelque chose qui vous met mal à l’aise. Les traits durs, trois d’entre eux ne manquant visiblement pas d’entrainement physique, on n’a pas spécialement envie de s’y frotter. Le quatrième, celui qui a parlé, plus petit mais tout aussi baraqué, arbore des vêtements aux couleurs plus vives et, de ce qu’en connaît le brun, plus classieux. Ce qui le laisse penser qu’il s’agit de leur chef.

N’étant naturellement pas très bavard, Diyo attend la suite. Que peuvent-ils bien lui vouloir si ce n’est du mal ? A part pour lui demander de partir, peu de monde lui adresse la parole. Tout cela, il doit bien l’avouer, l’intrigue autant qu’il s’en méfie. *Après tout, peut-être est-ce enfin une occasion d’en connaître un peu plus sur les Üniks. * Et il ne croit pas si bien dire !

”T’as vu l’affiche ! C’est moi qui organise !”

Si le nouveau venu espère que le jeune originaire lui face la conversation, il est mal barré ! Après un nouveau temps de pause, pendant lequel le Phytös n’a rien perdu de son regard méfiant, de sa mâchoire crispée, et de sa main gauche toujours prête à se saisir de la courte arme au moindre signe – ce qui vu la situation ne serait pas d’une grande utilité je vous l’accorde – l’homme reprend la parole, comprenant que son interlocuteur n’allait pas lui faciliter la tâche.

”Et dis moi, t’as pas envie de participer aux festivités ?”

Sentant le tension pesante dans l’environnement malgré le large sourire arboré par la seule personne qui parle actuellement, Diyo se dit qu’il est peut-être temps de faire preuve d’un minimum de courtoisie en improvisant une réponse. Pas facile pour quelqu’un qui est plus habitué à se contente d’un haussement de sourcil dans ce genre de situation.

”Loin de moi l’idée de vous manquer de respect, mais, c’est que je ne pense pas avoir de quoi me présenter pour un tel événement.”

Eh beh voilà, c’est pas si difficile que ça ! Enfin… Compte tenu de l’éclat de rire – peut être un trop appuyé – difficile de savoir en fait… C’est qu’en plus de ne pas être spécialement doué pour ce genre d’exercice, il se retrouve dans une situation pas des plus évidentes à gérer.

”T’es pas facile toi ! Mais c’est pas ma question ! Ça j’men fou ! Sinon j’serais jamais venu t’voir ! Non. Ma question, c’est est-ce que toi, toi, tu veux être des nôtres demain soir ?!”

Tout, l’ambiance, le ton employé, et la distance fortement réduite qui sépare à présent son visage de celui de l’Ünik ne laisse la place à une réponse négative. Non, même s’il avait simplement eu envie de lâcher que ce genre de mondanités, des lieux dégoulinants de pouvoir, des gens plus hautains les uns qui les autres qui se pavanent dans le seul objectif de plaire, tout ça, ça le fait gerber, et que pour rien au monde il n’y mettrait les pieds, il se retrouve étonné par les paroles qui franchissent sans aucun contrôle la barrière de ses lèvres.

”Ce serait un grand honneur que de pouvoir être en votre compagnie.”

Ce qui n’est peut-être pas plus mal. Parce que l’autre alternative semble être trois molosses lui apprenant à refuser les propositions de leur patron…

Un nouveau rire, un peu moins forcé cette fois, mais toujours aussi tonitruant. Le calme qui régnait dans la ruelle lors de son arrivée n’y a plus sa place. Pourtant, personne ne semble vouloir approcher de la scène.

”Parfait ! C’est tout c’que j’voulais entendre ! Au fait, c’est quoi ton nom ?!”

”Heu… Diyo...”

”Moi c’est Dino ! Eh bien Diyo, j’sens qu’on va bien s’entendre ! Allez, on y va ! Qu’on t’trouve de quoi t’changer ! Et qu’on t’explique aussi ton rôle !”

Evidemment… Diyo n’était pas assez stupide pour s’imaginer que le paternel voulait le présenter en tant que prétendant de sa fille chérie.

Il emboite à contre cœur le pas de son futur hôte, suivis par les trois figurants. ”Pff, dans quelle galère j’ai encore réussi à me mettre… ?” En effet, les heures à venir ne s’annoncent pas des plus simples à gérer pour cet Hybrid !


Dernière édition par Diyo Fukuoka le Lun 24 Juil - 15:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Jeu 13 Avr - 22:18

Chapitre 2 : Briefing

Après quelques minutes de marche, le convoi arrive à destination, devant un manoir qui n’a pas à rougir face à la concurrence pourtant importante qu’il y a dans ces quartiers résidentiels. Le maître des lieux, toujours en meneur de file, entre le premier, invitant Diyo à ne pas trainer dans les rues. C’est seulement en pénétrant dans le hall que l’Hybrid se rend compte du froid qu’il fait effectivement à l’extérieur la nuit. Sûrement commençait-il à s’y habituer, mais il dû bien avouer sur ce coup là qu’un peu de luxe ne fait peut-être pas tant de mal… Pas pour le nombre de tableaux ornés de dorures ou pour le parquet d’une netteté impeccable, mais bien pour sentir enfin son corps se détendre, arrêter de frissonner de façon incontrôlable.

”Bien, Alberto, tu t’en occupes ! Moi j’ai encore plein de problèmes à régler d’ici demain ! Et prend soin de notre invité !”

Un jeune homme bien plus gringalet que le quatuor qui l’avait alpagué plus tôt, acquiesce aux ordres de son maître, lequel s’éloigne déjà à grands pas, toujours sous bonne escorte. Puis lâche un long soupir qui en dit long sur l’entrain qu’il apporte à la réalisation de sa mission.

”Bon, je suppose que Dino ne t’as rien dit…”

Regagnant un peu d’aplomb suite au départ de cet homme qui le mettait si mal à l’aise, Diyo hausse les épaules négligemment. ”Et toi tu vas me le dire c’est ça ?”

”Ouais. Et j’vais aussi t’donner un air plus présentable ! Sérieux, j’sais pas c’qu’il te trouve ! Il aurait pas pu prendre quelqu’un déjà propre ! Ça m’aurait fait moins de boulot ! M’enfin, c’est pas comme si j’avais mon mot à dire… Allez suis moi !”

Non, ce genre de parole ne fait ni chaud ni froid à l’Hybrid. Il en faut bien plus pour le pousser à s’énerver. Et puis, objectivement, on ne peut pas dire que l’autre Ünik ait tort… Alors Diyo se contente de le suivre comme demandé, à travers le long dédale de couloirs et d’escaliers qu’ils franchissent. Jusqu’à arriver dans une grande chambre, un lit immense trônant au milieu de la pièce.

”Juste à côté t’as la salle de bain, n’hésite surtout pas à l’utiliser et à en abuser !” Bon, ok, mais c’est peut être pas non plus la peine d’insister autant non ?

Le valet ouvre ensuite la porte de l’armoire en bois massif qui ne sert apparemment pas que de décoration, puisqu’il en sort une impressionnante pile de vêtements. Il prend plusieurs vestes, toutes aussi noires les unes que les autres, les place face au torse du Phytös, évaluant visiblement celle qui sera la plus adaptée à sa morphologie et répète l’opération avec les pantalons. Prenant toujours bien soin de garder une distance de sécurité minimale. ”Quelle pointure ?”

”Heu…” Pointure ? Le système métrique en matière de chaussures est-il seulement le même chez les deux peuples ? N’en ayant pas la moindre idée et ne voulant pas se griller immédiatement, Diyo préfère jouer l’ignorant.

”Sérieux ?! Ah bah merci du cadeau ! Bon, tu t’débouilleras, il y en a tout un tas dans le tiroir du bas, t’auras qu’à essayer !

Et une fois le choix vestimentaire effectué, mettant de côté ceux qu’il a choisi, il prend le reste de la pile sortie précédemment sous le bras.

”Bon, je suppose que tu t’en doutes déjà, mais si t’es là, c’est en tant que garde du corps en quelque sorte ! Hier le boss a décidé qu’il lui fallait plus d’hommes. J’sais pas quelle lubie lui a pris encore mais bon, c’est que quand il s’agit de sa fille… Bref, j’ai fait c’que j’avais à faire. Alors lave toi, va dormir, et demain t’auras qu’a enfiler ces vêtements. Ah et…”

Il sort de sa poche arrière une paire de gants blancs. ”Là non plus, me d’mande pas pourquoi, mais il veut aussi que tu portes ça en plus. Pour le reste, demain c’est Marisa qui s’occupera de toi !” Diyo lui, avait bien une idée de la raison de la présence des gants. Ainsi cet homme pourrait être au courant de son origine ? Et juge utile qu'il soit le seul ayant connaissance de ce détail...  Mais il fit comme s'il n'en savait pas plus, et se contenta d’un hochement de tête, pressé de pouvoir enfin se retrouver seul. Ce qui ne tarde pas à arriver, son guide visiblement pressé, lui, de le quitter.


Dernière édition par Diyo Fukuoka le Ven 25 Aoû - 9:11, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Ven 14 Avr - 21:51

Chapitre 3 : Une nouvelle équipe !

Après avoir passé de très longues minutes dans la dite salle de bain, aussi luxueuse que le reste du manoir, à essayer de comprendre comment l’intégralité de ce qui s’y trouve fonctionne, Diyo, enfin propre comme il ne lui était pas arrivé depuis plusieurs jours, pu enfin profiter du lit. Et quel confort ! Pour sûr qu’il n’a jamais dormi dans un tel lit ! Même la suspicion qu’il garde envers ses hôtes ne put l’empêcher de sombrer dans un sommeil des plus profonds. Et de se réveiller bien plus tard qu'à son habitude.

Comme prévu la veille, l’Hybrid à peine sorti de sa chambre se retrouve avec la fameuse Marisa sur les bras. Une femme Quantik à n’en pas douter. Il commence enfin à se familiariser avec ces différentes races. Au moins, elle était bien plus agréable que le petit valet de la veille. Et si même le repas était prévu, c’est surtout la visite des lieux qui les occupa une grande partie de la journée. Il fallait a priori qu’il arrive à se repérer dans ce labyrinthe avant le soir. Ce qui n’est pas des plus évidents lorsque des dizaines de personnes s’affairent en plus à bouger tous les meubles et toute la décoration sans cesse…

Et arriva l’heure fatidique. 17h. Heure à laquelle il lui est demandé de retrouver le maître des lieux dans son bureau. Et il n’est pas le seul qui ai reçu cette consigne visiblement. En poussant la porte en bois massif qui donne sur une pièce de taille à laquelle le Phytös n’arrive toujours pas à s’habituer, quatre personnes s’y trouvent déjà. Mais parmi elles, que des inconnus. Et trois autres arrivèrent en suivant, ayant l’air tout aussi perdues. Pourtant, personne ne parle. En fait, tous, sous leurs costumes identiques, semblent aussi enclins à la discussion et aux relations sociales que Diyo. Eh bien, ça s’annonce gai tout ça…

Heureusement, une dizaine de minutes plus tard, Dino pénètre à son tour dans le bureau, toujours escorté de ses misters muscles, mais aussi d’une jeune femme.

”Bien, bonjour messieurs, mademoiselle.” En effet, parmi les huit ”invités” présents, il n’y avait qu’une femme. ”Comme aucun de vous n’est complètement stupide, vous devez bien vous douter de la raison pour laquelle je vous ai réuni.”

Evidemment, pas besoin de s’appeler Einstein non plus. Mais pour Diyo, la raison qui l’avait poussé à le choisir lui précisément reste encore un mystère. Pourtant, il n’en dit rien. Comme pour tous les autres. C’est d’ailleurs à cet instant que Dino leur fit part d’une lettre anonyme menaçante reçue deux jours plus tôt. Et sa décision d’engager d’autres personnes pour veiller sur sa précieuse fille. Huit personnes spéciales d’après lui. Aux compétences très intéressantes. C’est comme ça qu’il apprit que dans le bureau, quatre assassins sont en ce moment réunis. Joyeux… Aucun mot ne fut prononcé au sujet de l’autre moitié des participants – dont Diyo. Il en déduit qu’ils avaient également un statut délicat. Peu importe. Parce que pour le moment, il se demande comment il fait pour se retrouver embarqué dans ce genre de galère. Nan mais sérieusement, le Dino il a dû se planter. Ce n’est clairement pas un job pour notre Phytös ça !!

”Et j’en profite également pour vous présenter ma très charmante fille, Cathalina.”

Charmante, elle l’est en effet, avec ses cheveux bruns qui malgré qu’ils ne soient pas spécialement longs se montrent rebelles, ses yeux d’un vert émeraude, et les formes de son corps mises à son avantage dans une robe légère de satin qui semble avoir été faite sur mesure. Sans doute l’est-elle en fait…

”Mais qu’on soit bien d’accord, c’est pour assurer sa protection que vous êtes tous ici, que je n’en vois pas un essayer de lui tourner autour ! Je ne me contenterais pas de vous raccompagner gentiment à la porte dans ce cas là…”

Au ton employé, il est évident que Diyo n’a pas la moindre envie de tenter quelque rapprochement que ce soit avec la demoiselle… Ce qui ne lui pose pas vraiment de problème en fait…

”Les premiers invités arriveront dans moins d’une heure. Nous, on va se préparer. Vous, je vous invite à faire plus ample connaissance, je suis sûr que vous saurez mettre à profit vos talents respectifs pour trouver le meilleur moyen d’assurer la sécurité au cours de cette soirée. Et… N’oubliez pas la récompense si vous remplissez correctement votre rôle…”

Aucun doute que tout le monde ici présent l’est pour l’argent. Ce qui pose une fois de plus la question de : Mais qu’est-ce que Diyo peut bien faire au milieu de tout ça ?!


Dernière édition par Diyo Fukuoka le Ven 25 Aoû - 9:15, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Dim 16 Avr - 0:53

Chapitre 4 : Interlude

Après la sortie des derniers arrivés, l’ambiance déjà glaciale ne se réchauffe pas particulièrement… Effectivement, ce ne sont pas des rigolos qui ont été « embauchés ». Parce qu’en fait, à aucun moment le Phytös ne se souvient qu’on lui a demandé son avis.

Alors non pas que le silence ne lui pose problème, mais là, il ne se sent absolument pas dans son élément. Lui, au milieu de toutes ces personnes, potentiellement très dangereuses, qui toutes ses dévisagent, se jaugent. Quel ne fut pas son soulagement lorsque celui qui paraît le plus jeune de la troupe improvisée, pas très grand, plutôt maigrichon, à l’air plus enjoué que tous les autres protagonistes – ce qui ne représente en rien un exploit disons le bien – se décide à prendre la parole, le ton léger.

”Bon, je suppose qu’on ne va pas passer la soirée à se regarder dans le blanc des yeux les gars. On est sensé former une équipe le temps d’une soirée, alors un peu de communication ne ferait pas de mal vous croyez pas ?!” Même face au manque d’enthousiasme général, le gringalet ne perd pas son sourire. Après un petit haussement d’épaule il poursuit tout naturellement son monologue improvisé.

”Je m’appelle Likou, et si je ne suis pas très fort tout le monde reconnaît que je peux être d’une grande discrétion. Et vous ?”

C’est comme ça que chacun commence à dire le strict minimum les concernant. Non en effet, pas des gens bons sous tous rapports, ça saute aux yeux. Diyo pourrait passer pour un enfant de cœur. Ce dont il n’est en réalité pas si loin si on y réfléchit… Mais l’heure n’est pas à la philosophie.

Alors si on résume, en plus de nos quatre assassins/hommes de mains on a deux fous de vitesses – dont la jeune femme fait partie – notre petit gamin invisible, et Diyo, qui s’est simplement présenté comme guérisseur. En même temps, à part pour ça, il ne voit pas pourquoi il pourrait être là. Mouais, il n’a aucun réel intérêt en fait, sauf s’ils venaient à retrouver la fille à moitié morte. Mais là ils auraient tous plutôt intérêt à disparaître… Bref, suite à ces révélations un débat des plus concis a lieu sur qui fait quoi. Après tout, le but est bien de démasquer le ou les auteur(s) de la lettre anonyme. Il fut donc décider que les quatre assassins se mêleraient à la foule pour écouter les conversations et repérer les éventuels comportements louches. Les quatre autres resteront dans les étages pour garder directement un œil sur Cathalina.

C’est à ce moment que l’Hybrid découvre l’existence des moyens de communication hyper sophistiqués des Üniks dont ils sont équipés. Evidemment, jusqu’à cet instant il n’en avait pas la moindre connaissance. Apparemment un petit bidule se trouve incorporé au col si désagréable qui lui enserre le cou depuis qu’il s’est habillé ce matin. Et ce bidule en particulier enregistre le son de la voix pour la retransmettre à une certaine fréquence, qui peut être captée et retransmise par une oreillette. Un minuscule autre truc qui se trouvait jusqu’alors dans la poche de veste de chacun d’entre eux, et qu’il faut se mettre dans l’oreille.  Un peu sceptique quant à la marche à suivre, Diyo fini par faire comme tout le monde dans la salle, sans oser poser la moindre question. On verra bien en application ce que ça donne. Au moins a-t-il saisi le principal !

Les protagonistes de cette scène ne sont pas beaucoup plus bavards qu’au moment de leur rencontre, mais au moins ont-ils réussis à mettre en place un semblant de plan. Parce que tous – à part notre Hybrid – sont très enthousiastes à l’idée de recevoir sous peu une somme d’argent faramineuse. Diyo, lui, n’a juste pas envie de subir le courroux de son employeur. Et puis, au fond, si quelqu’un est en danger, une jeune femme d’autant plus, il ne peut se résoudre à l’abandonner à son sort. Quand je vous dit qu’il peut faire office d’enfant de cœur au milieu de cette scène…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Dim 30 Avr - 22:25

Chapitre 5 : Ouverture du bal

Enfin. Tous les préparatifs achevés, les festivités peuvent commencer ! Les quatre au sol sont partis prendre leur poste, tandis que l’autre moitié dans les étage se réparti les angles de vue. Et déjà les premiers arrivants foulent la salle de bal. Si Diyo, depuis son arrivée à Urban City ne cesse de trouver son environnement démesuré, il doit bien se rendre à l’évidence. Il n’avait encore rien vu. Parce que la salle qui s’étale sous ses yeux à l’étage du bas est à lui couper le souffle. La grandeur de la pièce, la hauteur sous plafond qui s’étend jusqu’au sommet du manoir, eux-mêmes se trouvant seulement aux balcons à un étage intermédiaire, les colonnes ornées d’or, tout ça, il en a déjà eu un avant-goût en pénétrant les lieux la veille. Mais tout le reste, à savoir les banquets qui s’étendent sur des dizaines de mètres, les décorations toutes plus luxueuses les unes que les autres, et surtout les tenues extravagantes de tous les invités, ça, ça le laisse scotché à la balustrade pendant plusieurs secondes, comme hypnotisé par ce qui se déroule quelques mètres plus bas.

”Qu’est ce qui t’arrive le toubib ?! Bouges de là, si tu continues on va se faire griller direct !”

Ses yeux ayant malgré l’intervention de son interlocutrice bien du mal à quitter la salle de bal, il finit par s’en détourner pour suivre la miss turbo.

”J’te préviens, si tu deviens un boulet, je t’enferme quelque part jusqu’à la fin ! Hors de question que tu viennes tout foutre en l’air ! J’en ai besoin moi de cet argent !”

Un peu gêné, Diyo regarde la jeune femme aux manières de bonhomme, et fini par la suivre docilement. En fait, elle est peut être plus flippante que tous les autres "employés" réunis. Ce qui fait frissonner l'Hybrid, lui infligeant une légère sensation de honte.

”Heu, ouais, excuse moi... T’inquiète je vais me faire discret.”

Pour résumer, on a donc une grande salle de bal au rez de chaussé, qui a globalement une forme rectangulaire – je n’ai pas été vérifier l’exactitude des angles droits mais supposons que les architectes aient bien fait leur travail. Pour ce qui est des mètres carrés… Je dirais plus simplement qu’elle permet d’accueillir sans aucune difficulté la centaine d’invités, en plus de tous les serveurs et personnel de maison qui circule à grande vitesse, zigzagant entre les convives et les nombreuses tables installées, sur lesquelles de somptueux plats trônent. C’est ici que les quatre plus costauds du groupe effectuent leurs repérages. Cette pièce, qui ne devait pas être suffisamment démesurée au goût du patron, est rehaussée par un balcon qui fait le tour complet de la pièce, large de quatre bons mètres. Ce qui permet toujours une très bonne vue sur ce qui se passe plusieurs mètres plus bas. C’est à cet endroit que circulent les quatre autres membres de la brigade de protection.

Diyo laisse alors la demoiselle avancer, et fini par s’arrêter prêt d’une colonne sur laquelle il s’appuie, observant avec une grande curiosité le lancement officiel du bal. Chacun des invités doit être maintenant en place, tous ayant été annoncé un par un. Dino, dans ce qui doit être son plus bel apparat, entre par le fond de la pièce, sa fille toujours à son côté. Elle aussi a dû passer entre les mains de nombreuses maquilleuses et couturières, sa beauté ayant été démultipliée. Cette apparition a pour effet d’instaurer naturellement un silence total, synonyme de tout le respect des convives pour leurs hôtes, vers qui tous les regards se tournent instinctivement.. C’est avec un large sourire, visiblement ravi, que Dino prend la parole pour faire un discours de bienvenue enflammé. Après quoi des applaudissements retentirent, avant de laisser de nouveau place aux bavardages, qui se perdent au moment où la musique commence. Aucun doute, tout a été programmé au millimètre près.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Jeu 4 Mai - 12:29

Chapitre 6 : Panique à bord

En bas, tout le monde s’amuse. Certains enflamment la piste de dance, d’autres préfèrent visiblement les petits fours à la jeune femme à marier. Diyo est toujours scotché devant ce spectacle qui dépasse de loin tout ce que son imagination aurait pu créer. Tellement, qu’il en oublie complètement la raison de sa présence en ce lieu. Ce qui n’est pas le cas de ses camarades qui au rez de chaussée commencent à s’agiter. Et des grésillements, suivis de leurs voix, qui retentissent dans son oreille. Et qui le font sursauter.

”Il y a trois gars sur la piste de danse qui matent non stop la fille, et qui s’arrangent pour passer chacun proches les uns des autres.”

”Ouais ça va, c’est pas non plus ce qu’il y a de plus louche. Tout le monde a les yeux rivés sur la nana. Puis y a de quoi !”

”Mais je suis sûr qu’ils communiquent ensemble !”

Les délibérations continuent ainsi quelques temps, sans que cela n’ait aucune conséquence sur leurs actions. Personne ne bouge de son poste. Mais en bas, dans la salle tout s'accélère. Même Cathalina, qui s’éclipse par une porte sur le côté. Intrigué et commençant à en avoir assez des échanges verbaux qui sont de moins en moins civilisés, Diyo tente vainement de se débarrasser du petit dispositif qui lui vrille les tympans, et entreprend de retrouver la demoiselle.

Toujours à moitié perdu au milieu de tous ces couloirs, il réussit quand même à descendre du même côté que celui où la jeune femme à protéger a disparu. Mais en tournant à une intersection, ce n’est pas sur la bonne qu’il tombe. Puisqu’il se retrouve nez à nez avec sa coéquipière du soir, qui a visiblement eut la même idée.

”Stresse pas, elle est juste aux toilettes derrière cette porte.”

”Je stresse pas, j’en ai juste marre de leurs disputes.”

Ce qui n’est pas faux… Alors au lieu de subir les discussions sans fond de ses camarades, il se retrouve bloqué dans un couloir, devant la porte des toilettes pour dames, en compagnie d’une personne aussi bavarde que lui, à attendre la sortie de la fille du grand patron… Ce qui n’a rien pour le mettre à l’aise.

Si les premières minutes l’Hybrid réussi à feindre l’indifférence à merveille, le regard dans le vide, les bras le long du corps, les traits du visage fermé, le temps finit par lui paraître long. Un regard discret en direction de sa camarade d’attente lui indique qu’elle s’impatiente également. Le pied qui bat une mesure qui n’a rien à voir avec le rythme de la musique que passe à travers les murs, elle finit par se diriger vers la porte des toilettes.

”J’en ai marre, je vais voir ce qui se passe là-dedans !”

Forcément, quand on est une femme c’est plus facile ! Alors Diyo se retrouve cette fois seul, à attendre la sortie de deux personnes… Mais il n’a cette fois pas longtemps à patienter.

”Oh putain, ramène toi !!”

A peine un instant d’hésitation – c’est que rentrer dans les toilettes pour femme ne l’emballe pas spécialement… - qui s’éclipse rapidement compte tenu du ton d’urgence employé. Et il fait bien. A peine la porte poussée qu’il se trouve face à sa coéquipière qui a visiblement forcé la porte de la seule cabine qui devait sembler occupée. Sur le carrelage qui se trouve derrière le siège de toilettes, un mot écrit à l’aide de ce qui devait être du rouge à lèvre : « DOMAGE ».

”Et regarde là haut…”

Un trou dans le plafond, la plaque par laquelle les ravisseurs sont passés qui a été remise dans la précipitation. Aucun doute face à cette scène. Cathalina n’a pas eu le temps de satisfaire ce qu’elle était venue chercher dans cet endroit de paix, qu’un individu au moins a surgit de nulle part pour la faire passer là-haut. Ce qui n’a pas dû être évident, mais compte tenu de la carrure de la jeune femme, ce travail doit être aisément réalisable pour deux hommes en bonne condition physique.

”Merde ! Il faut faire quelque chose ! Prévient les autres j’y vais !”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Lun 24 Juil - 15:49

Chapitre 7 : Course poursuite dans les combles



Non, Diyo n’a toujours pas compris cette histoire de parler dans l’étrange bidule pour communiquer avec le reste de l’équipe. Il préfère largement laisser la seconde personne présente sur les lieux s’en charger. Pour autant, il ne se sent pas non plus de partir comme ça à la poursuite des ravisseurs, très probablement dangereux… C’est que lui n’est pas vraiment dans la catégorie des combattants… Je vous l’ai dit, il se demande encore quelle est sa place dans tout ce foutoir. Et là, à cet instant précis, il se demande ce qui peut bien lui passer par la tête pour s’être faufilé, seul, dans ce faux plafond qui doit déboucher sur il ne sait quel genre de repère de mecs suffisamment balèzes pour s'en prendre à une famille de mafieux.... Un élan d’héroïsme surement, celui-là même qui le pousse à chaque fois à entreprendre des actes inconsidérés. *D’un autre côté je peux pas la laisser seule avec ces types ! Et là tout de suite, il n’y a pas grand monde d’autre.* Il est comme ça Diyo, il ne peut pas s’empêcher d’aller aider ceux qui en ont besoin… Même s’il n’a pas la moindre idée de l’aide qu’il peut apporter !

”Allez magne toi toubib !”

Ah bah nan, il n’est pas seul en fait ! Sa coéquipière a vite réglé le problème de la communication de la situation précaire au reste de la troupe, et s’est glissée rapidement à sa suite dans l’entrée au plafond. Faut dire que non sûr de lui, Diyo ne bat pas les performances de vitesse de progression dans un tunnel étroit... Evoluant à quatre pattes, il ne se sent pas spécialement dans son élément dans un espace si réduit. Un peu claustrophobe le garçon, habitué qu'il est aux grands territoires offerts par la Sylva.

”Ouais ouais, je fais ce que je peux… Et les autres ?”

”T’as rien écouté ?! Ils arrivent !”

Ah non, apparemment il a bien réussi à désactiver – ou juste à casser – leur outil de communication. Et maintenant, il n’a bien entendu pas la moindre idée de la façon de le réactiver. Tant pis, ce n’est pas ce qui va l’empêcher de continuer. Le mur contre lequel il se cogne durant sa progression en revanche, oui.

”Oh merde, je crois qu’on est bloqué”

Dans le noir, difficile d’en être sûr. Heureusement que la demoiselle est pleine de ressources, et s’empare d’une lampe torche qui leur permet une meilleure appréhension de leur environnement. En effet, c’est un cul de sac. Mais une fois de plus, en levant les yeux, une trappe apparaît. Eh oui, le plafond n’est plus aussi bas qu’au début, ils peuvent retrouver leur position bipède sans risque. Depuis combien de temps ? Difficile à dire.

Une échelle semble pouvoir se déplier depuis le haut. Mais elle est vraiment haute. Sans avoir eut son mot à dire, l’Hybrid se retrouve sans plus attendre avec sa coéquipière sur les épaules… Brr, non, vraiment pas à l’aise ! Heureusement qu’elle est rapide. A peine montée que l’échelle se trouve à portée de main, et la jeune femme prend la tête de l’expédition, suivie de près par Diyo.

Une fois en haut, elle pousse quelque chose qui semble plutôt lourd, laissant passer un large rayon de soleil qui les éblouit le temps de quelques secondes, leurs yeux alors trop habitués à la pénombre.

”Oh pas cool…”

Ce n’est qu’en émergent à son tour que le Phytös prend toute l’ampleur de ces trois mots. En effet, la course poursuite était peut-être une mauvaise idée…

Voilà donc nos deux protagonistes qui émergent sur ce qui doit être le toit de la villa. Si ce n’était que la hauteur, Diyo s’en serait assez facilement accommodé, mais les cinq mecs balèzes qui lui font face, ça en revanche, c’est beaucoup plus gênant. Le seul point positif dans tout ça, c’est la présence de Cathalina. Bâillonnée et les mains attachées certes, mais elle est là. Bien gardée au milieu de tous ces gars…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Mar 25 Juil - 15:46

Chapitre 8 : Tout en finesse




”Pourquoi de tous il a fallu que ce soit avec toi que je me retrouve… ?!”

On ne peut pas vraiment en vouloir à la jeune femme de formuler une telle question. Quand on voit à quoi ressemblent les six autres gars – qui doivent tout de même être en route – c’est sûr que de se retrouver avec le seul qui ne sait pas se battre, c’est plutôt pas de bol.

”Ahah, c’est vous la garde qu’on nous a envoyé ?! Désolée chérie, mais on dirait bien que ton papa ne tient pas tant que ça à toi !”

*C’est pas vrai, c’est qu’un cauchemar, tout ça est complètement fou, ça ne peut pas être la réalité !* Voilà à peu près ce qui tourne en boucle dans la tête de Diyo à cet instant. Pourquoi faut-il toujours que le destin lui réserve les situations les plus improbables ? Pourquoi ne peut-il pas simplement dire non quand un plan du genre de présente ? Et pourquoi est-ce que depuis le temps il n’a toujours pas appris à manipuler une arme correctement ?! Ou pourquoi ne s’est-il pas à former à quelque art de combat qui soit ? Histoire de pouvoir se sentir un minimum plus viril dans ces cas-là. Parce que la demoiselle à ses côtés semble bien plus apte à mettre K.O. au moins l’un de ses opposants. Alors que lui…. Il va finir une fois de plus dans le coma avant d’avoir pu prononcer le moindre mot. *C’est ça !* Quand on sait pas se battre vaut mieux avoir un cerveau en bon état de marche.

”Pourquoi maintenant ? Au beau milieu de tous ces invités ? Si c’est une éventuelle rançon qui vous intéresse ça aurait été bien plus simple de planifier son enlèvement à un moment plus calme.”

Parler. Gagner du temps jusqu’à ce que les renforts arrivent. C’est la seule chose de sensée à faire pour le moment. Même si après ça il passera pour le dernier des poltrons, si ça peut leur donner la moindre chance de sortir Cathalina de ce bordel, alors tant pis. Et même si ça donne une occasion de plus à ses opposants de se foutre ouvertement de lui. Ce n’est pas comme si Diyo avait un égo surdimensionné. Son instinct de survie est bien plus développé que sa fierté personnelle. Le choix n’est donc pas trop difficile pour lui.

”Peut être parce qu’on a des couilles nous !”

Bon, passons le manque de finesse de cette réponse, au moins ils sont fixés sur la nature de leurs opposants. De bons bourrins qui marchent à l’adrénaline. Ce n’est pas pour arranger ses affaires ça… Mais comme on dit, à chaque situation ses avantages et ses inconvénients. En bon adepte du dicton "il n'y a pas de problèmes, seulement des solutions", l'Hybrid réfléchit déjà au meilleur moyen d'en tirer profit.

”Et puis que ça lui foutra bien la honte au vieux ! Se faire piquer sa fille au beau milieu d’un bal donné en son honneur ! Sa réputation est foutue !”

Voilà donc comment fonctionne ce monde… Ils sont tous fous ! En attendant, son plan initial a bel et bien fonctionné, puisque c’est à ce moment que la plaque par laquelle ils ont émergés quelques instants plus tôt se déplace, et laisse sortir les renforts qui n’ont pas trainé. Il n'y a pas à dire, le père a bien choisi sa troupe de renforts. A une exception près, Diyo étant toujours bien embêté de sa situation ici même...

”Sale pisse-froid ! C’est c’que tu voulais ?! Allez les gars, emmenez la donzelle pendant qu’on s’occupe de ces culs terreux !”

Ils ont des expressions bizarres ici… Enfin, si on peut être tenté de se marrer face à ce genre d’insultes, la suite des événements donne beaucoup moins envie de rire ! Comme on pouvait s’y attendre, tôt ou tard, il allait falloir les affronter ces affreux jojos. Voilà donc les quatre plus costauds qui s’avancent en ligne vers l’équipe improvisée, sortant différentes armes, toutes pouvant tuer n’importe qui d’un seul coup…. Heureusement, ses acolytes ne semblent pas aussi effrayé que l’Hybrid et s’avancent à leur tour, dégainant de quoi riposter. Et Diyo ? Là tout de suite, il a très peur. Et s’il en était capable, il préférerait largement repartir par cette satané trappe. Mais en voyant le cinquième ravisseur s’emparer de Cathalina, la forcer à se retrouver en position sac à patate sur une espèce de moto et… Décoller ?! Non, il ne rêve pas, l’engin caché plus loin sur le toit vient bien de s’élancer dans les airs. *Sérieux… ?! Et merde !* En vérité, il s'agirait bien davantage d'un petit vanship tout en longueur, qui a dû passer dans les mains d'un petit génie à l'âme d'artiste. Toujours est-il qu'une fois de plus, quelque chose ne doit pas bien marcher dans sa tête, et voilà de nouveau le mode "fake hero" qui s'enclenche, celui-là même qui lui a valu de se retrouver sur ce toit quelques minutes plus tôt. Et qui évidemment, n'annonce rien de bon pour la suite...


Dernière édition par Diyo Fukuoka le Mer 30 Aoû - 16:33, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Ven 25 Aoû - 17:17

Chapitre 9 : Equilibre précaire

Bon, pour résumer, là, c’est le bordel. Pourtant, une fois de plus Diyo s’élance sans avoir pris réellement la peine de consulter les conseils avisés que son cerveau n’aurait pas manqué de lui fournir. Le voilà donc qui laisse les gros bras à leur concours de qui a la plus grande – même si une dame s’y retrouve mêlée… - et part à toute allure en direction de la moto (nous parlerons indifféremment de vanship ou moto pour cet appareil que Diyo ne saurait vraiment qualifié). Qui est déjà en l’air… Tant pis, tout le monde va savoir mais il n’y a pas d’autres solutions. Et l’urgence de la situation prend le pas sur la nécessité de se montrer discret quant à ses réelles origines. *De toute façon les chances que j’en sorte vivant sont tellement minces que ce n’est pas le moment de réfléchir aux conséquences futures.* Quel optimisme…

Sans hésiter la moindre seconde il fait donc appel à son don. Chose qu’il ne fait que dans les moments critiques comme celui-ci, alors forcément, il manque encore d’entrainement… Pourtant, il lui faut réussir. C’est donc dans la précipitation totale et le plus maladroitement du monde qu’il fait surgir trois lianes côtes à côtes du bord de l’immeuble, qui prennent rapidement la direction de la moto qui leur tourne le dos pour s’éloigner, et finissent par s’enrouler autour, l’empêchant l’espace d’un instant de continuer son ascension.

Après s’être débarrassé des gants qu’il porte depuis le début de la soirée et avoir déboutonné son col beaucoup trop serré, Diyo profite de l’aide – quelque peu fragile certes mais il n’y a pas beaucoup d’autre choix – que lui offrent ses lianes pour se propulser sur l’engin. Sous le regard ébahi du conducteur. Ah ça, c’est clair qu’il ne devait pas s’y attendre ! En fait, lui aussi est plutôt étonné que tout ce soit si bien déroulé. On ne peut pas dire qu'il passe des heures à s'entrainer, et depuis qu'il a quitté la Sylva les occasions de s'exercer n'ont pas été nombreuses.

Parfait, au moins il n'aura pas à se contenter d'observer le ravisseur s'éloigner avec Cathalina sans rien pouvoir faire.. Et maintenant qu’il se retrouve sur le vanship amélioré qui a malgré tout du mal à gérer ses trois passagers gesticulants, il peut relâcher le contrôle de ses lianes qui s’écroulent plusieurs mètres plus bas. Et lui se retrouve avec un gars armé, sur une moto volante, avec la demoiselle, les mains attachées, qui ne tient en place que par la volonté d’une force supérieure ! Génial, de mieux en mieux… Il y a vraiment des fois où il devrait se contenter de n'avoir que ses yeux pour pleurer au lieu de jouer les sauveteurs aériens !

”Dommage pour toi, t’aurais pu t’enfuir et rester en vie, mais là, je suis au regret de t’annoncer que tu vas mourir.”

Commençant à être habitué aux situations critiques, l’Hybrid n’hésite pas la moindre seconde à percuter - ou plutôt bousculer compte tenu du peu d'élan possible - son adversaire, lui faisant perdre l’équilibre. Mais ça aurait été tellement simple qu’il tombe. Pourtant le Phytös n’est pas non plus un gringalet, et heureusement, parce que son adversaire ne manque pas d’entrainement, réussissant à ne pas se laisser embarquer. Laissant libre cours à son intuition, Diyo s’empare de ce qui ressemble bien à un guidon de moto, et lui fait faire un virage serré. Ce qui surprend suffisamment l’Ünik qui est obligé de se retenir tant bien que mal à une partie du siège avant, les deux jambes dans le vide. Evidemment, Cathalina subit le même sort, et Diyo la maintient fermement sur le siège arrière où elle se trouve depuis le début, avant qu’elle ne s’écrase sans pouvoir rien faire. Il profite même de ce cours répit pour sortir son petit sabre. Ne sachant effectivement pas se battre avec, c'est bien pour rompre les liens qui enserrent les poignets de la jeune femme qu'il l'utilise. Pour ce qui est de l’espèce de gros scotch qui lui barre la bouche, il la laisse se débrouiller.

”Si on n’était pas dans cette situation je vous giflerais !”

Ah, la demoiselle semble bien remontée. En même temps, elle a de quoi. Personne n’aurait aimé être malmené comme elle l’a été. Mais ce n’est effectivement pas le moment, puis le troisième personnage tente de se remettre en selle. Et lui aussi semble terriblement en colère. Pas le choix. Avant qu’il n’ait l’occasion de retrouver un bon équilibre – autant qu’on le peut quand on se tient à trois sur un tel enfin, en l’air, et sans conducteur attitré – Diyo, à l’aide de son arme ridicule, mais aussi de Cathalina qui lui prête main forte, réussi à faire complètement chavirer dans le vide son opposant encore instable, qui tombe telle une pierre, accompagné d’un cri où la terreur laisse le pas à la colère. Ne pouvant encaisser une telle scène, Diyo détourne la tête tout en fermant les yeux une poignée de secondes. Voilà bien la première fois qu'il est à l'origine du décès d'un homme. Pourtant, il n'avait pas le choix. C'était lui ou eux. Ce qui n'empêche qu'il se sent terriblement mal. Comme si tout en lui avait décidé de se tordre.

Mais ce n'est pas le moment. Il aura tout le temps de se poser des questions plus tard, quand il sera seul. De se demander s'il n'y avait pas une autre solution. S'il n'aurait pas été préférable de ne pas se mêler de cette histoire. S'il n'aurait pas pu rattraper l'homme… Pour le moment, il y a encore Cathalina, et il est loin du sol. Son cœur retrouve petit à petit un rythme viable, ce qui permet à son cerveau d'être de nouveau irrigué correctement et de pouvoir fonctionner normalement. De sorte à ce que la question fatidique le fasse rapidement replonger. Comment ils font maintenant qu’ils se retrouvent perchés sur ce vanship ?! Parce que je ne pense pas que vous serez très étonnés à ce que je vous annonce que Diyo n’a pas la moindre idée de la façon dont ça se pilote, et encore moins de comment on est sensé atterrir...


Dernière édition par Diyo Fukuoka le Mer 30 Aoû - 16:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Ven 25 Aoû - 21:23

Chapitre 10 : Les pieds sur terre


Sans beaucoup de conviction Diyo s’empare du guidon alors que l'étrange moto se dirige droit vers un manoir un peu plus haut que les autres. Pourquoi est-ce qu’il y a autant de boutons partout ? A quoi correspondent tous ces voyants ? C'est dingue le nombre de gadgets miniatures qu'il peut y avoir de concentrés en un si petit espace. S’il ne risquait de mourir à tout moment, sans doute tout cela aurait fortement intéressé l’Hybrid. Mais pour le moment il y a beaucoup plus urgent.

”Quelqu’un vous a-t-il apprit à faire revenir cet engin au sol ?!”

Pas besoin de réponse lorsqu’il aperçoit le visage effrayé de celle qu’il n’a pas encore tout à fait sauvé. Il n'avait pas grand espoir a vrai dire. Avec autant de valets qui lui emboitent le pas à longueur de journée, la probabilité que le père l'ai laissé apprendre à manipuler un tel engin est assez faible. Tant pis, il va donc devoir se débrouiller seul et improviser… Attention danger. Au moins pour ce qui est de la direction, ça semble plutôt instinctif… Un seul guidon vaut mieux que tout un tas de manettes.

”Ok, accrochez vous comme vous pouvez, je ne garantit pas un atterrissage en douceur.”

Ces paroles ne sont pas réellement indispensables, puisque la demoiselle a déjà solidement agrippé les tiges métalliques qui se trouvent à l'arrière du bolide. De son côté Diyo essaie tant bien que mal de réfléchir comme le ferait un Ünik. *Ca doit pas être si difficile. C’est sûrement juste un bouton. Mais lequel ? Rah mais ils pouvaient pas juste écrire dessus ! Ou faire un dessin ?!* Chose très rare, voilà Diyo qui commence à perdre les pédales, tout s'emmêle dans sa tête, son rythme cardiaque est beaucoup trop élevé pour réussir à garder un parfait contrôle. Ses yeux s'attardent sur chaque petit détail - et il y a de quoi faire - même ses mains le trahissent par de légers tremblements incontrolables. La pression, notamment celle d’avoir la vie de la jeune femme entre ses mains, devient très difficile à gérer. Ajouté à cela l'image de l'homme qu'il a envoyé à une mort certaine quelques minutes plus tôt, je peux vous assurer que ça fait l'effet d'un mauvais cocktail dans sa cervelle. Encore une chance qu’il n’ait pas le vertige…

D'ailleurs, comment se fait-il qu’ils soient arrivés si haut ? Comme si le vanship n’avait cessé de s’élever dans les airs depuis qu'il a réussi à éviter le toit de ce manoir... Ah oui... Finalement ça parait logique. Peut-être qu'avec un peu d'entrainement il finirait par savoir piloter. Le problème c'est qu'il faudrait qu'il maitrise l'engin maintenant. Tout de suite. Laissant son instinct parler, le Phytös se penche en avant, essayant de donner la même orientation à sa monture métallique et donc inverser leur courbe ascendante. Ce qui marche. Un peu trop bien… Les voilà maintenant qui descendent, guidon en avant, beaucoup trop vite ! *Moins vite moins vite !!* Trop tard, le sol se rapproche, et le brun a beau essayer de redresser autant qu’il veut, leur chute libre continue.

”Sautez !”

C’est la dernière option. S’écraser avec le vanship est beaucoup plus dangereux que seul. Ne faisant pas confiance à la demoiselle pour quitter le navire – façon de parler – d’elle-même, il l’attrape au passage et se dissocie du bolide comme il peut. Tout en anticipant un petit tapis de lianes aussi moelleuses que possible pour leur atterrissage.

La suite est bien trop embrumée dans l’esprit de l’Hybrid. L’adrénaline ayant accéléré le fonctionnement de ses organes vitaux à une vitesse encore peu connue, la scène lui paraît bien trop irréaliste. Et surtout beaucoup trop rapide pour que son cerveau ait pu analyser la moindre image. Il n’a même pas eu le temps de lâcher Cathalina. D’ailleurs où est-elle ? Juste à côté de lui, tant mieux. Si lui a réussi à ouvrir un œil, ce n’est pas le cas de la jeune femme. *Merde !* Alors qu’il tente de se redresser pour voir pourquoi elle ne bouge pas, une douleur vive se fait ressentir au niveau dorsal, l’empêchant de bouger. *Allez, c’est pas le moment là !* En effet. D’autant plus que le bruit va attirer sous peu la foule, et si le papa trouve sa fille dans cet état, il a plutôt intérêt à être en mesure de disparaitre.


Dernière édition par Diyo Fukuoka le Dim 17 Sep - 19:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Mer 30 Aoû - 22:07

Chapitre 11 : Quand y en a plus, y en a encore !


La meilleure solution reste encore de redonner conscience à la demoiselle. Chose qui est, enfin, pile dans son domaine de compétences ! Pour ça, il gère beaucoup mieux que pour ce qui est de surveiller une salle bondée, jouer aux asticots dans un faux plafond trop bas, ou encore s'improviser voltigeur ! Le problème, c'est qu'après tout ça, lui-même n'est pas dans le meilleur état qui soit. Heureusement qu'il connait à la perfection le corps humain, parce que c'est avec un naturel plutôt choquant pour qui n'est pas habitué qu'il attrape son omoplate gauche avec sa main droite, tourne la tête à gauche, et applique une pression aussi rapide que violente sur son propre corps. Le tout accompagné d'un craquement à faire tourner de l'oeil... Le problème n'est pas complètement réglé, la douleur est toujours bien présente, mais au moins peut-il se déplacer. Doucement, en faisant attention au moindre de ses mouvements, mais enfin il peut s'occuper de celle qui n'a toujours pas donné signe de vie depuis leur atterrissage forcé. Ce qui n'est pas très encourageant...

Après avoir effectué les trois pas que le sépare de la demoiselle, Diyo découvre horrifié la raison de son absence mentale. Elle est sans doute moins liée à un possible traumatisme crânien provoqué par leur rencontre brutale avec le sol que par les litres de sang qu’elle perd actuellement au niveau du flanc. La moto qui avait dû s’écraser avant eux s’est décomposée en de nombreux morceaux métalliques, dont un qui a fini par entailler méchamment Cathalina. Et ce malgré la grande présence de feuillages qui leur a au moins permis de ne pas voir leurs os exploser de la même façon.

”Et à quel moment j’arrête d’avoir la poisse moi ?!”

Visiblement pas pour tout de suite. Le seul bon point c’est que cette fois, il se trouve dans une situation presque habituelle. Ou du moins qu’il sait gérer. Quand il ne vient pas de faire une chute de plusieurs dizaines de mètres. Et qu’il a les ingrédients adéquats. Parce qu’avec son accoutrement ridicule, aucune place pour la moindre fiole. Donc pour le moindre ingrédient de secours qu'il garde pourtant constamment sur lui justement pour parer à ce genre de cas. Au moins la vue du sang ne lui fait absolument aucun effet. Et c’est sans la moindre hésitation qu’il déchire un pan du bas de sa chemise pour tenter de ralentir le débit d'écoulement sanguin. A ce niveau, aucun garrot n'est envisageable. En plus, il est bien content de pouvoir de nouveau respirer à peu près normalement ! Ces vêtements sont vraiment d'un inconfort absolu !!

Mais l’emplacement de la blessure est plutôt mauvais, et le tissu s'imbibe rapidement, ne pouvant stopper à lui seul l'hémorragie. La compression ne sera pas suffisante. D'autant plus si les autres arrivent sans un bon médecin. Parce que l'Hybrid ne se fait pas d'illusion. Il pourra dire ce qu'il veut, quand le père verra sa fille dans cet état, il voudra immédiatement la rapatrier chez lui.

Ce n’est pas bon, à ce rythme là elle va y laisser la vie. Même en restant sagement sur place. Bon ok, peut être que ces vêtements ont quand même réussi à garder un unique bon point. Des poches. Pas beaucoup, et sacrément trop serrée pour qu'on puisse y mettre beaucoup de choses, mais pour quelques feuilles savamment choisies, ça peut faire l'affaire.

*Bah ouais, je pouvais pas partir comme ça sans rien... Le problème c'est que je ne pense pas qu'elles soient vraiment en bon état elles non plus.* Comme il ne pouvait pas emmener beaucoup de choses, et uniquement des feuilles, qui sont par conséquent plates et ne prennent pas de place, il n'a pas beaucoup de choix. Heureusement, comme tout bon guérisseur qui se respecte, il s'est arrangé pour prendre tout ce qui sert en cas de premier secours. *Merde... Bah ouais comme si j'allais enfin commencer à avoir du bol...* Alors qu'il passe la main dans sa poche à la recherche des quelques plantes qu'il y a mis en s'habillant le matin même, la texture gluante lui donne la confirmation. Elles n'ont pas aimé le traitement qui leur a été infligé depuis. *Complètement inutiles...* Effectivement, tous les nutriments qu'elles contiennent, ceux sur lesquels une bonne partie des effets médicinaux reposent, sont actuellement collés à son pantalon. Foutus...

Pourtant, Diyo ne cède pas à la panique. On ne peut pas dire qu'il soit du genre chanceux dans la vie, et la poisse il connait bien. Alors depuis le temps, il a apprit à ne pas s'en agacer, et à garder son calme pour réfléchir de façon plus efficace. Ce qui lui permet effectivement de trouver très rapidement une autre alternative. *C'est risqué. La plaie pourrait s'infecter. Et ce n'est même pas sûr que ça fonctionne. Pourtant, si je ne stoppe pas l'hémorragie immédiatement, c'en est fini.*

Le voilà donc qui fait de nouveau appel à son don. La fatigue se fait sentir, et faire pousser trois lianes, chétives qui plus est, devient difficile. Mais il n'a pas le choix. Il faut qu'il y arrive. Après un effort de concentration intense, qui lui coute les dernière bribes d'énergie qui lui restent, ces tiges végétales émergent enfin à ses pieds. Tout doucement. Dès qu'il juge la quantité suffisante il les coupe à la base à l'aide de son arme, les scinde en plusieurs morceaux, les frictionne autant que son corps l'accepte à l'aide de ses deux mains, jusqu'à obtenir une texture assez molle. Comme une pâte de lianes. Et l'applique directement sur la plaie qui continue à laisser s'écouler un fin filet de sang.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Jeu 31 Aoû - 23:49

Chapitre 12 : Réveil


On dirait bien son improvisation fonctionne. Diyo maintient toujours le pansement de fortune bien plaqué contre le flanc de Cathalina, constatant avec satisfaction le résultat. Le sang ne passe pas. Il devrait arrêter de s’écouler, et éviter à la jeune femme une mort rapide. Parce qu’elle n’est évidemment pas encore tirée d’affaire. *En espérant qu’elle récupère vite…* Non, le Phytös est loin d’être optimiste à ce sujet. Les conditions dans lesquelles elle s’est blessée, la profondeur de la plaie, et la méthode plus que rudimentaire qu’il vient d’utiliser ne lui laisse rien présager de bon pour la suite.

Mais pour l’heure, il ne peut rien faire de plus. Alors il se laisse aller à s’écrouler à son tour sur le sol, aux côtés de la malade, de sorte à pouvoir garder sa main en contact avec la blessure, tout en s’autorisant un long soupire d’angoisse. Il ne se fait pas d’illusions, les ennuis ne sont toujours pas finis. Ses ”collègues” ont bien dû les voir s’écraser depuis le toit et donner l’alerte. * A supposer qu’ils soient toujours en vie…* Evidemment… Mais même dans le pire des cas, la ruelle dans laquelle ils ont atterrit a beau être de celles qui semblent désertes, et la nuit déjà suffisamment avancée pour diminuer le flot de déambulations des badauds, quelqu’un va bien finir par les trouver. Et alors la scène qu’ils auront sous les yeux ne sera clairement pas à l’avantage du brun. D’autant plus qu’il faudrait être bien naïf pour croire encore qu’il n’est qu’un pauvre Ünik fauché, cherchant la pitié des plus riches. Finalement, il serait vraiment préférable que ce soit son hôte qui le trouve…

Il en est là de ses réflexions, allongé sur le dos, la tête en direction du ciel, les yeux à demi clos, à essayer de retrouver un semblant d’énergie, lorsqu’il sent Cathalina esquisser un mouvement. Pas besoin de bouger pour la voir. Elle a effectivement repris connaissance, et paraît pour le moins perdue. Le dernier de ses souvenirs devant être le sol arrivant à grande vitesse, et Diyo la forçant à sauter, il est tout à fait normal qu’il lui faille un temps d’adaptation. Avant que la douleur ne se manifeste enfin à en croire l’expression de son visage qui se déforme, et sa main qui vient se poser au niveau de sa blessure. Rencontrant celle de l’Hybrid qui n’ose pas encore relâcher la légère pression qu’il applique toujours sur la plaie. C’est qu’elle est d’une sacrée envergure…

”Qu’est-ce que… Non… Non, vous ne pouvez pas. Ce n’est pas correct. Si quelqu’un nous voyait…”

Eh bien, cette jeune femme a eu une sacrée éducation. Les bonnes manières et le respect du code de conduite sans doute imposés aux dames bien nées prennent le dessus sur sa propre santé. La douleur doit pourtant être sacrément intense. Diyo n’en revient pas, et pour tout vous dire, il a bien du mal à choisir ses mots. Il s’attendait plus à un ”Qu’est ce qui s’est passé ?” ou encore ”Où on est ?” Mais surement pas à ”Ce n’est pas convenable…” Des personnes mal en point, il en soigné un certain nombre. Et tous ne correspondaient pas parfaitement à la norme sociale, même chez les Hybrids. Ainsi, les réactions farfelues au réveil, il en a déjà testé plusieurs. Mais celle-ci, c'est une première !

”Et… Ma tenue ! Oh mon Dieu ! Mais je ne suis absolument pas présentable !”

Effectivement… Aucun de ces mots n'était prévisible pour le simple Phytös qu'il est.! Même si on ne peut pas non plus dire qu’elle ait tort. Sa belle robe est trouée, de sorte que beaucoup plus de peau que ce que ne doit accepter l’étiquette est visible. Et la main de Diyo repose à un endroit où un homme de sa condition ne devrait avoir accès, profitant de la large déchirure dans la soie présente à cet endroit. Pourtant, aussi belle soit la blessée, il n’en reste pas moins tout à fait sobre et irréprochable dans son rôle de guérisseur. Ne ressentant rien de l’attrait classique dont un homme pourrait être naturellement prit. *Mouais, d’ailleurs ce serait bien que les autres se dépêchent. Il va falloir que je lui enlève ce truc, mais il me faut quelque chose de propre et de quoi désinfecter très vite…* Et après on s’étonne qu’il soit toujours célibataire… Même si dans ce cas-là précis, ce n’est peut-être pas plus mal.

”Arrêtez de gesticuler et de vous agacer comme ça. Votre état est des plus instable. Je pense que votre père comprendra. Au pire, je serais le seul à blâmer.”

Alors si techniquement Diyo est un très bon guérisseur, maitrisant les propriétés chimiques et physiques de la plupart des végétaux existants, connaissant autant que possible pour un Hybrid le fonctionnement du corps originaire, possédant un aplomb de compétition et une concentration poussée à l’extrême, pour ce qui est de trouver les mots justes en revanche, il possède une large marge de progression… Et le ton platonique employé n’est pas pour motiver davantage la malade...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Mar 19 Sep - 16:59

Chapitre 13 : Rien n'arrête une pipelette

”Je suis parfaitement calme ! Et je ne vous autorise pas à me parler de la sorte !”

Bah voyons… Mais si elle croit qu’il en faut si peu à Diyo pour la laisser tranquillement mourir, gardant le peu de dignité qu’il lui reste dans sa situation, elle se trompe grossièrement. Même si cela ne l’enchante absolument pas, il compte bien supporter ses jérémiades, et même la forcer à rester allongée si nécessaire. En attendant que le reste de l’équipe arrive. *Ce serait quand même bien qu’ils arrivent vite. Vraiment…* Autant parce qu’il n’a pas envie de passer encore des heures en compagnie de la râleuse que parce que son état ne va pas aller en s’arrangeant. A moins que son système immunitaire ne soit des plus costauds, résistant à toutes les bactéries qui ont déjà dû se développer sur cette sale entaille. Mais compte tenu de son mode de vie, Diyo préfère ne pas miser là-dessus.

”Pardon… Vous faites ce que vous pouvez pour me sauver et moi je vous crie dessus…”

Après la colère, la voici qui passe aux remords, prenant un air visiblement des plus abattu. Est-ce que la fièvre viendrait déjà se mêler à la partie ? D’ailleurs, la malade essaie tant bien que mal de se tourner, de façon à ce que Diyo, qui entre temps avait fini par laisser son pansement sommaire tenir seul en place, entre dans son champ de vision.

” Vous ne devriez pas bouger.”

Il a l’impression de se répéter, mais dans ces conditions, il ne peut pas faire grand-chose d’autre.

”Et alors comme ça, vous êtes… Un Hybrid ?”

Eh bien, la demoiselle n’arrête pas de le surprendre ! Une fois de plus, il ne s’attendait surement pas à une telle question. Enfin, pas maintenant. Alors qu’elle doit lutter pour ne pas perdre de nouveau conscience, elle s’inquiète de la race de son compagnon d’infortune. Ce dernier se tortille, mal à l’aise face à une telle remarque, ne sachant pas réellement ce qu’il devrait répondre. Est-ce qu’il vaut mieux tout avouer, ou bien feindre l’ignorant ? *Elle a tout vu, je ne suis plus crédible…* Non seulement il a utilisé son don sous les yeux de plusieurs personnes, mais en plus, étalé comme il l’est, ses vêtements en plusieurs pièces, il devient physiquement évident qu’il n’est pas un Ünik.

”Ce n’est pas grave. Connaissant mon père, il devait sans doute être au courant. Et avoir une bonne raison de vous faire venir ici. Peut-être même qu’il avait tout à fait prévu que ce genre d’événement allait arriver. La plupart des médecins de chez nous sont perdus lorsqu’ils n’ont pas leur matériel à portée de main. En plus, ils s’empresseraient sans doute d’aller raconter aux plus nobles d’ici ce qui serait arriver. Mon père ne les supporte pas.”

A bout de souffle, Cathalina arrête de parler, regardant son interlocuteur comme un animal rare. Ce qu’il peut comprendre. Lui aussi dévisageait les habitants d’Anathorey en arrivant. A moins qu’elle n’attende simplement une remarque de sa part, ne serait-ce qu’un signe prouvant qu’il suit et participe à la conversation. Dans ce cas, il est évident qu’elle connaît encore bien mal notre Phytös !

”Il aurait mieux fait de trouver quelqu’un capable de vous faire taire. A ce rythme, vous allez vous tuer toute seule.”

Sans doute vexée par cette remarquer, la demoiselle expire suffisamment fort par le nez de façon à montrer son mécontentement, écarte les narines et prend une moue boudeuse, les lèvres pincées. Ce qui lui donne un air adorable de petite poupée fragile. Ce qui échappe complètement aux yeux non aguerris du brun. * Peut-être que je suis capable de la faire taire finalement.* Sentant la tension de plus en plus pesante, les minutes s’écoulant sans que personne ne daigne se montrer, Diyo fini par souffler à son tour, se résignant à ajouter quelques mots pour la bienséance.

”Oui, je suis bien un Hybrid. Et oui, c’est sans doute pour mes compétences en matière de médecine que je me retrouve ici. En tout cas, ce n’est sûrement pas pour ma capacité à contrôler vos étranges engins volants…”

Ce n’était absolument pas voulu, mais cette dernière remarque arrache un sourire à la jeune femme, qui ne boudait apparemment que pour la forme. Aucun des deux protagonistes n'a le temps d'ajouter quoi que ce soit que, enfin, des bruits précipités de pas retentissent au fond de l’allée. Mais il n'y en a pas autant que ce à quoi s’attendait Diyo. Tout juste s’ils doivent être quatre ou cinq. *Bah, tant pis, l’important c’est qu’on puisse enfin la sortir de là !*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Ven 22 Sep - 11:49

Chapitre 14 : Transport périlleux

Diyo se remet en position assise tant bien que mal. Son dos a dû prendre un bien mauvais coup. Heureusement, ce type de douleur a beau être intense, il sait qu’avec les bons ingrédients elle sera également de courte durée. Et puis ce n’est de toute façon pas dans ses habitudes de se soucier de son propre état de santé… Quant à Cathalina, elle a bien dû comprendre qu’elle n’avait pas intérêt à trop remuer. De toute façon, il n’y avait plus aucune échappatoire, qui que soient ces nouveaux venus, ils vont assister à un bien triste spectacle. D’ailleurs, l’Hybrid n’a pas encore le temps de voir qui débarque aussi vite que la voix tonitruante de Dino résonne dans la ruelle. Forcément, tout ça ne va pas l’enchanter. *Pourquoi est-ce que je ne me suis pas barré quand je le pouvais encore déjà ?* Oui, une fois de plus, Diyo se retrouve dans une situation bien inconfortable, cet homme ayant un don pour le mettre mal à l’aise. Alors avec sa fille à son côté et dans cet état, voilà de nouveau le rythme cardiaque du brun que s’emballe.

”Oh mon dieu, ma poupée jolie, dans quel état es-tu ?! Mais que s’est-il passé ?! Eh bien, bougez-vous, on ne va pas la laisser ici !”

Perturbé le papa en effet. Mais on ne peut pas lui en vouloir. En revanche, lorsque le Phytös aperçoit les mêmes molosses que ceux qui accompagnaient déjà le boss lors de leur rencontre la veille, s’approcher gauchement de Cathalina, avec l’intention manifeste de s’emparer d’elle pour la ramener au domicile, Diyo ne peut retenir un geste de la main, comme s’il espérait les stopper de la sorte, avec une amorce de phrase.

”Vous ne devriez…”

Contredire les ordres du chef, ce n’est pas son genre. Mais là, il voit la catastrophe arriver beaucoup trop rapidement pour ne rien tenter. Enfin, commencer, parce qu’il ne sait toujours pas comment s’imposer. Et face à tous ces hommes qui forcent le respect de par leur carrure ou leur aura, c’est assez difficile pour lui de trouver une petite place. Heureusement, Dino semble prendre le jeune homme en considération, ou du moins ses remarques. C’est donc lui qui arrête net ses gardes du corps, arrivés aux pieds de la demoiselle.

”Attendez. Pourquoi ils ne devraient pas ? Qu’est-ce que tu sais ? Qu’est-ce qu’elle a ? Qu’est-ce que je dois faire ?”

Sentant le regard insistant du père peser sur lui, Diyo expire aussi discrètement que possible, tout en prenant une nouvelle large inspiration en commençant sa réponse. Par chance, la question posée rentre parfaitement dans son champ de compétence, ce qui lui permet d’apporter une réponse claire et explicite assez aisément. Il faut aussi dire que voir cet homme si désarmé lui redonne un semblant d’aplomb. Disons qu’il est un peu moins impressionnant. Cela dit, il garde bien à l’esprit qu’il n’est pas dans son intérêt de commettre le moindre faux pas…

”Elle s’est blessée en chutant, et la plaie est profonde. J’ai pu stopper l’hémorragie, mais au moindre choc ça peut reprendre. Or, elle a déjà perdu bien trop de sang pour se permettre d’en perdre davantage. J’aurais pensé que vous seriez venu avec une équipe médicale. Ils devraient avoir le matériel adéquat pour la transporter en toute sécurité.”

Si Dino acquiesçait gravement aux premières paroles de l’Hybrid, sa tête qui se met à balancer rapidement de droite à gauche sur la fin ne laisse pas place au doute. Aucun médecin ne se pointera ici. C’est ce qu’il avait pu comprendre des dernières paroles de Cathalina. Il espérait simplement que la gravité de la situation pencherait en sa faveur.

”Hors de question que je donne la satisfaction à ces aristos arrivistes de me casser du sucre sur le dos ! Il doit bien y avoir une solution pour la ramener vivante au manoir ?!”

Le ton employé était presque suppliant. S’il n’avait pas eu ce regard rempli d’un mélange de pitié et d’espoir, Diyo aurait presque pu trouver ces paroles amusantes. Mais évidemment, il ne peut refuser d’apporter son aide. Et encore moins quand on le lui demande.

”Eh bien, on devrait pouvoir faire sans, mais il va falloir être très délicat…”

Le Phytös montre alors aux autres gorilles comment transporter la malade. Qui au passage s’était de nouveau évanouie. Sans doute la pression des pas précipités venant vers elle, si peu présentable, avaient-ils provoqués cette réaction. *Tant mieux, ça devrait faciliter le transport…* La jeune femme n’étant pas très grande il est plus facile pour les hommes de main de la maintenir à l’horizontal. C’est donc dans ces conditions plus que précaires que le convoi repart, Diyo de plus en plus anxieux, vérifiant à chaque pas l’état de la blessure, qui ne demande visiblement qu’à s’ouvrir de nouveau pour laisser le liquide rouge s’échapper du corps de Cathalina.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» La Cb pour les nuls (Haute voltige de langage)
» PV ASHKAN & ADA ∆ Sommeil et haute voltige
» Quand la bullshit tourne mal - ft. Lysander
» Quand une skin party tourne mal//pv:
» Quand haiti pourra-t-elle exporter vers RD?
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Origins :: 
Urban City
 :: Anathorey :: Les banlieues résidentielles
-