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Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]

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Diyo

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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Ven 22 Sep - 14:26

Chapitre 15 : Quand tu es nul en négociations

C’est avec la plus grande satisfaction donc que Diyo observe les hommes poser la souffrante sur son lit. Tout s’était étrangement passé dans les meilleures conditions. C’est bien la première fois que la chance lui sourit ! Mais il ne va pas s’en plaindre, parce que dans le cas contraire, l’issue aurait été fatale. Pourtant, l’espace d’un instant, il ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il va bien pouvoir faire. Une fois de plus, il n’a pu s’empêcher de venir en aide à une personne en ayant besoin, sans penser une seule seconde à lui-même. Or, s’il pouvait se permettre ce type de comportement dans la Sylva, ici, c’est clairement différent. Ses actes inconsidérés le mettent dans une situation plus que délicate. Non seulement Cathalina est salement amochée, loin d’être sauvée, mais il a en plus usé publiquement de son don. *A ce rythme là je vais pas tenir très longtemps…* S’il s’en sort, il va vraiment falloir qu’il fasse plus attention à l’avenir.

”Tu vas la sortir de là n’est-ce pas ?”

L’Hybrid se retrouve dans la chambre de la malade, cette dernière toujours inconsciente, avec pour seule compagnie le père. Qui a retrouvé la quasi intégralité de l’aplomb que Diyo lui connaît. Employant une fois de plus ce ton qui ne vous donne pas envie de répondre par la négative. Pourtant, son visage semble exprimer l’inquiétude d’un papa se retrouvant au chevet de sa fille mourante. D’ailleurs, où est la mère ? Question à ne pas poser évidemment, et le Phytös ne va pas s’y risquer.

”Je suis loin de chez moi, je ne connais que très peu les moyens médicaux de chez vous. Je ne dispose pas des ingrédients auxquels je suis habitué. Je pense vraiment que vous feriez mieux de demander à quelqu’un dont les compétences sont reconnues.”

Mais si Diyo espérait réellement pouvoir partir à présent, et passer le relai à quelqu’un qui saura prendre soin de la jeune femme, il se fait des idées. Parce que le paternel ne semble clairement pas enchanté par cette proposition. Et il n’a pas dit son dernier mot. Et en matière de négociations, l’Hybrid n’a pas l’avantage.

”J’ai une grande bibliothèque, tu devrais trouver les informations sur ce qu’on peut faire ici. Et je suis en mesure de te procurer tout ce dont tu auras besoin. Pour soigner ma fille comme pour toi.”

Même si en temps normal le brun aurait vite fini par céder, ne pouvant se résoudre à laisser Cathalina dans cet état, il faut avouer qu’en plus sa curiosité a été suffisamment aiguisée pour qu’il acquiesce. *Et puis c’est toujours mieux que de retourner trainer dans les rues immédiatement.* Il s’approche donc de la jeune femme pour un premier check up. Son visage est loin de refléter la sérénité de ceux qui sont simplement plongés dans un sommeil profond. Elle paraît à l’inverse en proie à de nombreuses souffrances, ses traits beaucoup trop tirés et des perles de sueur naissant au sommet de son front. Front qui est brulant. Quant à sa blessure, elle prend une tournure de plus en plus inquiétante, tirant sur des teintes jaunes à l’aspect visqueux.

”Il va lui falloir boire beaucoup d’eau. Et rester au lit. Je vais voir ce que je peux faire. En attendant, si vous avez déjà de quoi faire tomber la fièvre, ça serait une bonne chose.”

Si ses expressions faciales n’ont pas bougé d’un trait, Diyo a en revanche repris tout ce professionnalisme qui l’anime lorsqu’il est question de soins. Il n’est pas du genre à laisser quoi que ce soit se décider au hasard – d’autant plus qu’il lui est rarement favorable – mais dans cette situation il est encore plus précautionneux. Et incontestablement efficace. En fait, c’est bien la première fois qu’il se sent aussi à l’aise depuis qu’il est arrivé à Urban City.

”Ce sera fait. En attendant tu es ici chez toi. Tu as ta chambre et le personnel de cette maison est à ton service.”

Comme s’il avait besoin d’une chambre alors qu’une bibliothèque entière lui est promise. D’autant plus qu’il n’a pas de temps à perdre. La situation de la demoiselle est instable, chaque minute est importante.
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Diyo

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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Lun 25 Sep - 18:51

Chapitre 16 : Recherches fructueuses

Il n’aura pas fallu très longtemps à Diyo pour faire le tour du manoir – qu’il commence à plutôt bien connaître – afin de donner ses consignes à Marisa, la femme de chambre qui s’était occupée de lui le matin-même. Ou plutôt la veille à bien y réfléchir. Le soleil est couché depuis bien longtemps et ses premiers rayons ne vont pas tarder à filtrer par les larges fenêtres. Et le jeune homme n’a toujours pas dormi. En fait, il n’a pas l’intention de fermer un œil avant d’avoir trouvé une solution pour soulager Cathalina. Ce n’est pas comme s’il n’était pas habitué aux nuits blanches, son corps ne lui demandant heureusement que peu de repos. Il faut dire qu’il n’a jamais eu un rythme de vie très stable.

Et quand il met le premier pied dans la bibliothèque évoquée par Dino, le peu de fatigue qu’il pouvait ressentir jusqu’à présent s’évapore totalement. Des livres de partout. Il ne lui en faut pas plus pour oublier tout le reste. Il parcourt les étagères pour comprendre l’ordre de rangement choisi, et ne tarde pas à trouver les ouvrages intéressants. Il n’y en a pas énormément qui traitent de médecine mais ce n’est pas plus mal. N’y connaissant rien aux pratiques Üniks en la matière, il ne saurait par où commencer. Là au moins, il n’a pas beaucoup de choix. Après avoir attrapé une demi-douzaine de bouquins qui lui paraissent pertinents pour répondre à sa problématique le voilà qui part s’installer à l’une des petites tables présentes dans la pièce. Il a toujours préféré la raideur d’une chaise au moelleux d’un fauteuil lorsqu’il est question de recherches.

Si seulement il avait eu plus de temps, il se serait bien plus attardé sur chacun des ouvrages qui passent entre ses mains impatientes. Mais il ne perd pas l’essentiel de vu. Trouver des réponses. Notamment comment stopper cette propagation fulgurante de bactéries sans ses ingrédients habituels. Mais étrangement, aucun de ces livres ne donne ce genre d’explication. Ils traitent tous de sujets bien plus complexes. Des maladies apparemment autrement plus étranges que celles auxquelles il est habitué dans la Sylva doivent sévir sur ce continent. Dont ironiquement les scientifiques sont en majorité responsables. Malgré tout, les nombreuses lignes qui défilent sous ses yeux aguerris le passionnent. Toutes ces histoires de molécules, il les comprend étrangement bien malgré son absence totale de connaissances sur ce sujet. Mais son esprit vif fait rapidement le rapprochement avec ce qu’il utilise habituellement. Qu’ils soient Üniks ou Hybrids, ils sont à la base constitués de la même façon et ça, Diyo le sait bien. Il n’y a donc aucune raison qu’un antidote qui fonctionne chez ceux de sa race ne fonctionne pas chez les habitants d’Urban City. Par conséquent, même s’ils n’ont pas la même approche de la médecine, les mécanismes intrinsèques doivent être les mêmes. Il suffit donc simplement de trouver la clé qui permet de convertir ce qu’il lit en ce à quoi il est habitué. Ce qui n’est qu’une simple formalité pour l’intellectuel qu’il est.

Malgré la dose énorme de nouvelles connaissances qu’il vient d’emmagasiner, qui devraient par conséquent le combler de joie, il reste frustré. Il comprend parfaitement tout ce qu’il peut lire, mais tout cela ne lui apporte pas la solution technique qu’il recherche pour autant. Comment vaincre ces fichus microorganismes pathogènes ?! Son index gauche se balade le long des tranches des différents livres se trouvant encore parfaitement rangés. Jusqu’à ce qu’une autre section accroche son regard, stoppant par conséquent la progression de son doigt. Non loin de la médecine se trouvaient des références en matière de commerce mais aussi de plantes… *Je n’aurais jamais pensé trouvé ça…* Et pourtant, ce n’était cette fois pas le nombre de références qui manquaient. Son hôte devait être sacrément intéressé par le sujet… Ce qui fait bien son affaire ! *Avec un peu de chances ils vont bien avoir des choses similaires à ce qu’on trouve dans la Sylva !*

Le voilà donc qui repart à sa table, une pile de nouveaux bouquins dans les bras. Et cette fois, c’est le bon tirage. Une grande partie des espèces florales du continent doit être répertoriée dans ces énormes encyclopédies. Toutes les propriétés et les différents assemblages possibles étant parfaitement retranscrits. Sans perdre plus de temps il sélectionne ce qui lui paraît le plus efficace et le moins risqué, fait une petite liste de ce qu’il lui faut et la glisse dans une poche de son pantalon. Pantalon toujours à moitié déchiré. Il n’a évidemment pas pris la peine de se changer depuis ses péripéties dans les airs. Puis il sort de la pièce, bien décidé à aller trouver le petit valet de la veille pour qu’il aille lui trouver tous ces éléments. Il faut dire qu’il n’a pas la moindre idée de l’endroit où il peut se procurer de telles choses.
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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Mar 26 Sep - 17:12

Chapitre 17 : Premiers soins

Combien de temps au juste est-il resté dans la bibliothèque ? Il ne saurait le dire tellement le temps défile à une vitesse incroyable lorsqu’il se trouve dans ce genre d’environnement. Un rapide coup d’œil à l’horloge présente dans le couloir dans lequel il pénètre lui indique pas loin de midi. *Oh merde ! Je pensais pas avoir perdu autant de temps !* Quand je vous dit qu’il ne voit pas les heures passer… Pourtant son estomac lui indique son mécontentement depuis un moment. D’ailleurs, depuis combien de temps n’a-t-il rien avalé ? Mieux ne vaut pas y penser. Encore une mauvaise habitude qu’il a pourtant prise depuis de nombreuses années. A se demander parfois si son corps est bien parfaitement organique… *Bah pas grave, j’aurais bien le temps de manger plus tard.*

Après avoir trouvé la personne recherchée et lui avoir transmis sa liste, Diyo retourne dans la chambre de la malade prendre des nouvelles. De toute façon il n’a plus qu’à attendre que sa commande arrive. Heureusement, il croise Marisa sur le chemin, qui ne lui laisse pas d’autre choix que de lui ramener de quoi se restaurer directement dans la chambre de Cathalina. Elle devait bien se douter qu’il refuserait de perdre ne serait-ce que dix minutes pour aller dans la salle à manger.

En poussant la porte il y trouve Dino, installé dans un large fauteuil qui n’était pas là lorsqu’ils étaient arrivés, veillant sur sa fille qui est à présent éveillée. Mais qui ne paraît pas en bien meilleur état… Pourtant ses vêtements ont été changés pour lui rendre un aspect plus acceptable, et son visage au moins a dû être nettoyé. Contrairement à celui de Diyo qui garde encore des nombreuses traces de leurs mésaventures aériennes et terrestres… Sentant le regard de Dino se poser lourdement sur lui, l’Hybrid ne sent obligé de répondre à une question non formulée.

”J’ai trouvé de quoi l’arranger. Ce ne sera sans doute pas très conventionnel mais ça devrait marcher.”

L’Ünik masculin présent dans la pièce paraît bien fatigué d’un seul coup. Il n’a pas dû quitter la chambre et l’inquiétude a creusé ses traits, lui donnant l’air bien plus vieux que celui qu’il connaissait. Sans y prêter trop attention, Diyo s’approche de Cathalina et fait une nouvelle vérification. La fièvre n’est pas complètement tombée mais elle n’a pas non plus progressé, ce qui est plutôt bon signe. De ce côté-là, elle devrait récupérer. En revanche pour ce qui est de la blessure, à laquelle il n’a accès qu’après des manifestations de la demoiselle qui n’est pas enchantée de devoir de nouveau dévoiler une partie de son corps, là il n’y a pas d’amélioration. A l’inverse, l’aspect devient de plus en plus écœurant pour qui n’est habitué. C’est d’ailleurs ce moment que choisi Marisa pour ramener un copieux sandwich maison dans la chambre. Ce qui ne fait nullement réagir le Phytös qui a déjà vu bien pire.

”C’est pas normal que ça évolue à cette vitesse…”

Comme souvent lorsqu’il prend la casquette du doc, il réfléchit à voix haute. Sale habitude, puisque ce n’est évidemment pas pour rassurer la patiente, et encore moins le père qui observe toujours la scène. Qui est d’ailleurs bien silencieux ! Mais ça, Diyo ne va pas s’en plaindre. En vrai, il a bien une idée de la raison qui provoque une telle réaction de la part du corps de la demoiselle. Et ce n’est pas pour l’enchanter. * S’il y a vraiment un bout de metal qui s’est coincé là, je ne vais pas avoir le choix. Mais dans ces conditions…* Il n’ose pas imaginer une intervention que l’on peut qualifier de chirurgicale. Les risques ici sont bien trop importants. D’autant plus qu’il va falloir faire vite !

Heureusement, il ne faut pas attendre bien longtemps pour que le valet missionné revienne, les bras chargés de nombreux petits sacs dans lesquels tous les ingrédients demandés plus tôt arrivent. Et si l’Hybrid n’a pas touché à son sandwich, il se dépêche en revanche d’étudier scrupuleusement tout ce qui lui est rapporté. S’il ne peut s’empêcher de remarquer que la commande est arrivée étrangement vite, signifiant par conséquent que son hôte doit avoir une petite réserve personnelle quelque part, il faut bien avouer que dans ce cas, ça l’arrange. Et sans plus attendre il se met au travail, transformant sommairement les divers ingrédients qui se trouvent à sa portée exactement comme les bouquins le recommandaient. Habitué à ces manipulations, il ne lui faut pas très longtemps pour obtenir différentes mixtures. Tout d’abord une sorte d’infusion qu’il fait boire à Cathalina, et qui devrait aider son corps à lutter contre les poussées de fièvre. Ensuite une mixture crémeuse qu’il applique cette fois directement sur la plaie, et qui devrait permettre une première élimination des bactéries qui y ont élu domicile. Pas évident avec les mouvements incessants de la jeune femme qui souffre réellement, mais il finit par y arriver.

”Vous devriez déjà récupérer plus facilement… Mais je crains que ce ne soit suffisant…”
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Diyo

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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Mer 27 Sep - 11:26

Chapitre 18 : La persévérance paie toujours

Non, ce n’est pas suffisant. Voilà bien trente minutes que Diyo a fait ses premières manipulations, le temps de faire trois fois le tour de la pièce, de dévorer son sandwich sans prendre la peine de se soucier de ce qu’il y a dedans, puis de repartir voir si rien n’a changé par la fenêtre. Il n’est pas très difficile et ne s’intéresse que très peu à ces détails culinaires. Pourtant aucun signe d’amélioration sur la malade n’est visible. Au contraire. Et le père commence visiblement à perdre patience. Il ne doit pas être habitué à ce que ses exigences n’aboutissent pas. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’un sujet aussi sensible.

”Ca suffit ton manège ! Pourquoi est-ce qu’elle ne guérit pas ?!”

Il a tout retrouvé de son autorité naturelle et reprend son rôle de leader. Mais cette fois Diyo réussi à garder la tête froide. Après tout, c’est lui le médecin. *Puis s’il n’est pas content il n’avait qu’à appeler les toubibs Üniks comme je lui avais conseillé…* En fait, l’Hybrid n’est pas franchement satisfait non plus de la tournure de la situation. Rien de bon ne se profile. Vous commencez à avoir l’habitude n’est-ce pas ?!

”Il va falloir que je vérifie que rien ne se trouve à l’intérieur.”

Cette perspective ne lui plait absolument pas. Non pas qu’il n’ait jamais ouvert qui que ce soit, et dans certains cas l’ampleur du boulot était bien plus importante et bien plus délicate que celui qui se présente sous ses yeux. Mais il avait tout ce dont il avait besoin à ce moment. Alors que là, à part ses décoction antibactériennes, il n’a rien sous la main. Et de ce qu’il a pu lire, les moyens utilisés pour endormir les patients sur ce continent n’ont rien à voir avec ce à quoi il est habitué. Il faut des tuyaux et certains gaz obtenus à partir d’outils bien particuliers dont il ne dispose pas. Et quand bien même, il ne saurait de toute façon pas les utiliser correctement. *Et je ne vais pas pouvoir toucher à la blessure sans l’endormir…* En vérité, il pourrait, mais la jeune femme souffrirait horriblement. Et finirait sans doute par s’évanouir de nouveau, mais une idée déjà bien présente dans un coin de sa tête l’oblige à tenter quelque chose.

”Je ne garantit pas le résultat, mais il y a peut-être une solution. Il va sans doute me falloir un peu de temps avant d'aboutir à quelque chose d'exploitable. En attendant il me faut absolument une paire de gants, des masques pour toutes les personnes qui seront dans la pièce, un objet bien tranchant parfaitement stérilisé, et de quoi refermer une plaie assez large.”

”Je m’en occupe.”

Le valet était en effet bien vite reparti, il ne reste donc plus que Dino à qui Diyo puisse s’adresser dans cette pièce. Cathalina présentant des signes physiques d’éveil, mais son esprit ne semble pas être avec eux. Ce qui arrange bien le Phytös, ce qu’il s’apprête à tenter étant parfaitement nouveau pour lui, il préfère ne pas avoir de public pour assister aux échecs qui ne vont théoriquement pas manquer. Il existe effectivement bien une fleur dont il a connaissance, qui a la particularité de dégager de forts effluves capables de vous faire temporairement quitter ce monde. Elle doit être manipulée avec grande précaution, car à trop forte dose, la personne qui respirerait ce parfum risque de ne plus jamais ouvrir les yeux. Mais elle présente surtout l’avantage de fleurir à partir d’une liane. Vous voyez ce qu’il a en tête ?

Avant de se lancer le brun sort sa petite bible de l’apothicaire dont il ne se sépare jamais. Il veut s’assurer de connaître le maximum d’éléments concernant cette liane support. Jusqu’à présent les lianes qu’il matérialisait étaient toutes semblables. De simples tiges au patrimoine génétique le plus basic possible. Mais en vérité, il existe une très grande variété de lianes différentes, qui peuvent donner naissance à des fleurs, voir même dans certains cas à des fruits. N’ayant jamais été confronté à ce genre de situation, Diyo n’a jamais eu besoin de vérifier s’il est en capacité de sélectionner le type de liane qu’il fait émerger. *Cette fois je n’ai pas le choix, il faut absolument que ça marche !* Il sait très précisément ce qu’il veut comme résultat. Que ce soit l’aspect physique de la liane comme de la fleur, ainsi que l’essentiel de leurs propriétés chimiques.

Il commence donc par se lancer dans un premier essai. Ne sachant pas vraiment comment s’y prendre il se contente de visualiser autant que possible le résultat désiré, reproduisant pour le reste exactement le même geste que s’il avait voulu faire pousser n’importe quelle liane. Echec. La tige végétale a un aspect tout ce qu’il y a de plus lambda et aucune excroissance laissant penser qu’une fleur pourrait y émerger. *Merde, allez ça doit pourtant bien être jouable !* Deuxième essai. Nouvel échec. Troisième. Pas mieux. Je ne vais pas compter le nombre de tentatives que le Phytös effectue avant qu’un signe positif soit enfin visible. La liane n’est déjà plus exactement la même que celles qu’il a fait naître au départ. Mais encore aucune fleur.

Les minutes défilent, les essais également, le sol est à présent couvert de lianes échecs, et Diyo sent ses forces faiblir à un rythme beaucoup trop rapide. C’est pas bon, il va finir à quatre patte sans aucun résultat positif si ça continue. Heureusement qu’il a pu avaler ce sandwich un peu plus tôt ! Dino a fait son retour entre temps, déposant les articles demandés sur la table de chevet. Il ne fait pas le moindre commentaire sur la scène étrange qui se déroule sous ses yeux, et se contente d’aller prendre la main de sa fille qui ne paraît même pas s’en rendre compte. Voyant du progrès, Diyo ne perd pas espoir et continue, faisant tant bien que mal abstraction des étoiles qui commencent à danser devant ses yeux. Quand enfin, l’une des énièmes lianes qui nait des cadavres de ses consœurs laisse apparaître un bouton jaune vif. Exactement celui que l’apothicaire recherche.
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Diyo

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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Ven 29 Sep - 18:32

Chapitre 19 : Tête à tête

Il lui aura encore fallu quelques minutes pour obtenir une fleur assez mature pour être utilisable, et en nombre suffisant, mais le résultat est bien là. Après avoir tendu un masque à Dino et en avoir lui-même enfilé un, il arrache les fleurs de leur liane support et agite les spores qu’elles contiennent à hauteur de Cathalina. Qui les respire correctement, et qui finit comme prévu par fermer les yeux, son corps se détendant enfin. *Une bonne chose de faite.* Le problème c’est que Diyo a dépensé une quantité de forces bien trop importante pour obtenir ces fleurs. Ce qui est clairement identifiable aux gouttes de sueur qui perlent sur son front, mais aussi à ses mains qui tremblent. Plutôt mauvais signe quand on sait quelle est la prochaine étape…

”Ok, il ne me reste plus qu’à procéder à l’opération.”

L’Hybrid passe donc les gants fraichement apportés, s’empare d’un petit cutter parfaitement affuté, et plonge en lui-même pour trouver les ressources nécessaires afin de regagner une maitrise absolue dans ses mouvements. Puis commence par vérifier s’il arrive à voir quelque chose à partir de l’état actuel de la plaie de la demoiselle. Elle est vraiment profonde, mais le pu qui a commencé à s’agglutiner ne lui laisse pas l’opportunité d’avoir un bon visuel. Il s’aide donc de son cutter pour se frayer un petit chemin de sang à travers la chaire chaude de la jeune femme. Suffisamment large pour y glisser une partie de sa main. Je pense que je vais arrêter ici de vous présenter les détails, tout cela devenant des plus écœurant. Même Dino, qui paraît pourtant habitué aux scènes choquantes devient blême et détourne le regard, préférant s’approcher de la fenêtre. Diyo quant à lui reste parfaitement concentré sur sa tâche. Il ne lui faut pas très longtemps pour distinguer, entre ce qui doit être deux muscles, quelque chose de beaucoup plus dur. Il coince alors le corps étranger entre deux doigts, et l’extirpe précautionneusement du corps de la demoiselle, de sorte à ce qu’il ne découpe rien d’autre au passage. Il ne lui reste plus qu’à nettoyer l’ouverture élargie avec une solution désinfectante qu’il a préparé au préalable, puis à la refermer à l’aide d’un large pansement ramené par Dino.

Le brun s’autorise enfin à lâcher un long soupire qui en dit long sur le niveau d’angoisse qui l’habitait, puis, après avoir pris soin d’ouvrir la fenêtre pour dissiper ce qui peut rester des spores soporifiques dans l’air, se laisse tomber sur le fauteuil laissé libre par Dino. Si ses mains ont décidé de se remettre à trembler de façon non contrôlée, ses jambes ne sont pas en reste. Impossible de dire quelle est l’énergie totale qu’il vient de dépenser, mais son corps ne semble absolument pas cautionner le traitement qu’il lui impose. Enfin, il a fait ce qu’il avait à faire.

”Tout ce qu’il lui faut maintenant, c’est beaucoup de repos, s’assurer que la blessure ne s’infecte pas de nouveau, et changer régulièrement le pansement jusqu’à ce qu’elle cicatrise bien. Elle devrait reprendre connaissance dans une petite heure ”

Dino acquiesce d’un simple signe de tête. Il n’a toujours pas repris ses couleurs, et la fatigue est parfaitement lisible sur son visage. L’état de la chambre est pitoyable. Le sol est jonché de végétaux, et les draps auparavant d’un blanc immaculé sont désormais rougis par des taches de sang qui a coulé.

”Vous devriez aller vous reposer. Elle est hors de dangers maintenant. Je vais rester ici pour m’assurer que tout se passe bien jusqu’à son réveil.”

Dino semble hésiter, posant un regard insistant sur le jeune homme. Il s’approche finalement de sa fille, chasse de son front humide les mèches de cheveux qui sont venues s’y coller, puis vient y déposer un baiser. Avant de se tourner de nouveau vers Diyo, retrouvant presque son air menaçant.

”T’as sans doute raison. Encore. Mais j’te préviens, t’as pas intérêt à en profiter !”

L’air superbement blasé que lui renvoi l’Hybrid à cette remarque ne requiert pas d’autre réponse. Les sourcils rehaussés, étirant légèrement les traits de son front, la tête à peine penchée sur le côté et ce regard emplit d’un désintérêt total sont parfaitement compréhensibles. Et suffisent visiblement à Dino qui finit par sortir, après avoir jeté un dernier regard à sa fille.

Une fois la porte refermée Diyo s’enfonce un peu plus profondément dans le large fauteuil et retire le masque qu’il portait jusqu’à présent, estimant qu’il n’y a plus de risque qu’il s’endorme. Puis pose à son tour les yeux sur Cathalina. Maintenant qu’il se retrouve seul avec elle, il ne peut s’empêcher de prendre la mesure de sa beauté. Son visage enfin débarrassé de ces couches de maquillage que les femmes de sa condition se doivent de porter en public paraît bien détendu, réellement endormi. Il est pourtant visible qu’il a connu la souffrance au cours des dernières heures. Lui donnant un air beaucoup plus authentique que cette image de poupée parfaite, façonnée pour correspondre aux exigences de la société qu’elle avait lorsqu’ils se sont rencontrés. Et qui attire beaucoup plus notre Hybrid, qui reste plusieurs secondes sans bouger à la détailler. Difficile de résister. Jusqu’à ce qu’il finisse par se rendre compte de ce qui se passe dans sa tête, ouvre grand les yeux comme surpris de lui-même, et secoue la tête qu’il vient ensuite poser dans la paume de sa main. *Tsss, ça va pas, je dois vraiment avoir besoin de dormir moi aussi…* Effectivement, s’attacher à une femme Ünik serait bien la pire idée qu’il puisse avoir. Après s’être fait la morale, il s’autorise à fermer les yeux. Juste cinq secondes. Du moins c’est ce qui est prévu.

Sans s’en rendre compte le voilà qui glisse vers le monde des songes, ne pouvant s’empêcher de revivre la scène qui s’est déroulée il y maintenant de ça pas loin de 24h. Lui-même, poussant cet homme dans le vide. Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallut que ça ce termine ainsi ? Il n’avait pourtant pas d’autre choix. C’était lui ou eux. Mais jamais encore il n’avait provoqué la mort de quelqu’un de la sorte. Les rares fois où il n’avait pu sauver une personne mal en point, il en avait fait des cauchemars plusieurs semaines durant, alors il ne risque pas d’oublier cette vision d’horreur avant un bon moment.

Jusqu’à ce que la voix à peine audible de Cathalina le sorte de ce cauchemard. En ouvrant les yeux il n’a effectivement pas l’impression de s’être absenté très longtemps. Pourtant la nuit est tombée. Une fois de plus. Il a bien dû dormir une ou deux heures. Ça ne lui ressemble pas. Heureusement qu’il a le sommeil léger et que le moindre bruit le sort de ses rêves.

”Diyo ? Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?”

De nouveau étonné par cette question il commence par se passer une main dans les cheveux. Se rendant compte par la même occasion qu’ils sont sacrément poussiéreux. Et se redresse, de façon à retrouver une position assise moins avachie que celle qu’il avait adopté durant son début de nuit.

”Eh bien, je n’y ai pas encore réfléchit à vrai dire.

” Tu repasseras nous voir n’est-ce pas ? Je crois que mon père t’aime bien.”

Evidemment il ne va pas dire qu’il est déçu par de tels propos. Il serait effectivement heureux de pouvoir leur rendre visite de temps à autre. Pourtant, ce n’est clairement pas son caractère. Il n’est pas du genre à passer prendre des nouvelles. Il préfère s’assurer que tout va bien mais de loin. Et puis on ne va pas se mentir, il ne veut surtout pas prendre le risque de pouvoir développer quel que sentiment que ce soit pour la jeune femme qui lui fait face. Et pour qui il le sait, il pourrait finir par éprouver une certaine attirance. Ce qui ne lui apporterait en plus pas la moindre trace de sympathie de la part de son père ! Il s’arme donc de son air parfaitement neutre, érigeant de nouveau sa solide carapace autour de lui, hausse négligemment les épaules, et répond sur le ton le plus platonique qu’il puisse prendre.

”Possible.”
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MessageSujet: Re: Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]   Ven 6 Oct - 17:32

Epilogue : Le départ

Après avoir passé la nuit à veiller sur la malade en faisant les quatre cents pas, histoire de ne pas se rendormir, Diyo part se coucher au petit matin après que Dino l’ait rejoint. Il ne prend toujours pas la peine de se changer et s’écroule simplement sur le matelas qui aurait pu être le pire du monde que ça n’aurait rien changé aux douze heures d’affilé qu’il y passe. *Ouais, bah j’en avais bien besoin…* Aussi résistant soit-il, il y a inévitablement un moment où il faut qu’il accorde un peu de repos à son corps et son esprit. Ce n’est qu’ensuite qu’il se décide à se laver, puis à remettre les vieux vêtements qu’il avait en débarquant dans le manoir pour la première fois. Et qui ont visiblement été lavés entre temps... *Marisa…* Sans aucun doute. D’ailleurs, il est à présent temps d’aller se restaurer ! Et cette fois il ne boude pas l’énorme assiette qui lui est apportée. C’est donc parfaitement remis de ses dernières péripéties qu’il retourne dans la chambre de Cathalina. En plus de Dino, deux autres hommes de main s’y trouvent.

”Ah ! Diyo, merci infiniment !! Ma fille va beaucoup mieux !”

L’enthousiasme du père est peut-être légèrement exagéré, la demoiselle étant encore loin de pouvoir quitter son lit seule. Mais elle a au moins retrouvé le sourire. Ses draps ont été changés, la chambre entièrement nettoyée, et elle porte encore de nouveaux vêtements… Cela dit, il faut bien avouer qu’elle n’a plus rien à voir avec le zombie qui occupait sa place la veille. Ce qui soulage l’Hybrid. Il était loin d’être persuadé du résultat lorsqu’ils s’étaient retrouvés tous les deux dans la rue suite à leur chute brutale de l’aéronef.

”J’en suis ravi. Tout ça ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Quant à moi, il est temps que je vous dise au revoir.”

En effet, il est resté largement assez longtemps dans ce manoir. Non pas qu’il ne s’y sente pas à l’aise, bien au contraire, mais ce n’est sûrement pas pour vivre chez de riches Üniks que Diyo était partit de la Sylva à la base. Et puis il a encore beaucoup de choses à voir, même si le confort qu’il peut trouver ici n’est pas désagréable. Et si Dino paraît comprendre, acquiesçant à ces paroles, Cathalina semble moins compréhensive. Ses yeux presque suppliants se sont fixés sur l’Hybrid à ces paroles et ses lèvres se sont à peine entrouvertes. Ce qui étrangement n’échappe pas au brun. Mais évidemment le père est plus rapide.

”Si c’est c’que tu veux, alors je ne te retiens pas. Tu sais que tu peux revenir quand tu veux, tu seras toujours le bienvenu chez moi. Et si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas. J’ai une dette envers toi !”

Après avoir échangé quelques banales politesses d’adieu avec ses hôtes, Diyo repart en direction de la sortie. Il ne s’attendait sûrement pas à vivre tout ça lorsque le boss était venu à sa rencontre pour l’enrôler dans tout ce bazar il y a trois jours. Mais finalement, maintenant que tout est fini, il ne regrette pas. De ce qu’il a pu en voir, ces gens sont assez loin des stéréotypes qui planent dans la Sylva. Il doit avouer qu’ils sont malgré tous leurs défauts attachants. D’ailleurs, il aurait bien voulu avoir quelques mots moins basiques que son simple ”bon rétablissement” pour Cathalina. Mais même s’ils avaient été seuls il est à peu près sûr qu’il n’en aurait rien fait. *Ca aurait été stupide.* Soit. Mais tout le monde commet des erreurs après tout. C’est naturel.

Le cours de ses pensées est bien vite interrompu. Il n’a pas eu le temps de faire trois cents mètres dans les rues d’Anahorey que Flyx, le Tingar qui l’accompagne, lui saute littéralement dessus. Et il n’a plus une taille de bébé… Surpris, l’Hybrid se laisse finalement aller à un sourire bien plus large que ce qu’on lui connaît, gratifiant le félin de quelques gratouilles sur le sommet de son crâne.

”Désolé de t’avoir laissé si longtemps ! Aller, c’est repartit !”

Même si les deux compagnons ne sont pas toujours fourrés ensemble, depuis leur rencontre jamais Diyo ne s’en était séparé trois jours de suite. Ce qui a apparemment parut bien long au Tingar qui ne le lâche à présent plus d’une semelle. L’Hybrid ne va pas s’en plaindre. Il s’est habitué à sa présence, et passer la nuit qui s’annonce seul n’aurait pas été pour lui plaire.

--Fin--
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Quand un bal tourne à la haute voltige [Quête solo-Terminée]

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