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Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]

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MessageSujet: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Dim 14 Mai - 16:32


J’étais assis dans une pièce qui m’était étrangement familièrement. J’y avais passé une bonne partie de mon enfance enfermé avant d’avoir eu le courage de mettre le nez dehors. Ma mère ne venait pas me voir. Personne ne venait jamais. J’étais l’intrus de cette famille. L’être que l’on veut voir disparaitre du plus profond de son cœur. Bizarrement je n’entendais pas les bruits extérieurs comme à l’époque. C’était la seule chose qui me rappelait que j’étais en vie. Que j’existais un tant soit peu dans ce monde. Et pourtant, là je n’entendais rien. La pièce s’assombrissait même de plus en plus. Le fin filet de lumière qui filtrait par les volets fermés de la fenêtre autrefois ne perçait plus. J’étais plus seul que jamais. Il faisait plus sombre. Trop sombre même. Encore plus que lorsque la nuit tombait.  J’eus même jusqu’à avoir l’impression que la cellule qui me retenait prisonnier se réduisait de minutes en minutes. J’avais un mauvais pressentiment. Je frottais énergiquement mes bras pour me rassurer. Le rétrécissement de la pièce n’était pas un fruit de mon imagination. J’entendais le grincement des meubles que les murs poussés. Les livres sur les étagères commençaient à tomber. J’avais beau tambouriner à la porte qui me coupait du monde, personne ne répondait. Aucun bruit ne me parvenait de l’extérieur. Je criais dans l’espoir que ma voix atteigne quelqu’un. Les murs se rapprochaient. Les objets du fond de la pièce étaient déjà en train d’être écrabouillé sous la pression. Je m’époumonais sans que cela n’y change quelque chose. J’allais finir écraser comme les livres ou la bibliothèque avant moi. La distance entre les murs et moi diminuaient dangereusement. Les bras tendus parallèlement au sol, mes mains rencontraient l’obstacle. Je n’avais pas la force de le repousser. Dans moins d’une minute, je pourrais dire au revoir à ce monde. Mes bras fléchirent.  Je commençais à me sentir à l’étroit. Sept. Six. Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un. Zéro.

J’ouvris d’un coup les yeux. Je clignai plusieurs des paupières et posa ma main sur ma joue. Un rêve. Je me redressai pour me retrouver en position assise. Ce n’était qu’un rêve. Ou plutôt un cauchemar.  Je reprenais lentement mon souffle. J’essuyai la sueur qui coulait de mon front. Depuis combien temps n’avais-je pas fait de songe sur mon passé ? Depuis mon arrivé à Nordkia peut être. Je ne savais plus très bien. Je posai les pieds au sol. Ma main toujours posée contre ma tempe, je me disais  que je n’aurai peut-être pas dû prendre part à ce concours de beuverie hier soir. Je soupirai tout en me rendant dans ma mini salle de bain pour me rafraîchir. J’avais trainé dans un bar la veille pour récolter des informations pour l’un de mes commanditaires. Et je m’étais laissé emporter…  J’avais bu un verre, puis deux au bar avant de me trouver un bon camarade de boisson sur ma droite. Nous avions enchaîné les culs secs jusqu’à ce que mon adversaire s’écroule sous l’effet de l’alcool. Je n’étais pas ivre lorsque j’étais rentré. Juste un peu éméché. Mais visiblement cela avait suffi à me faire faire des cauchemars. Je soupirai une nouvelle fois. L’eau froide passa de mes mains à ma figure. Je répétai cette opération plusieurs fois, histoire d’être bien réveillé. J’attrapai un t-shirt beige couvert de taches noires que j’enfilai avant de faire la même chose avec un pantalon de couleur plus sombre. Je regardai mon visage dans le miroir fissuré. Machinalement, mon index suivit le tracé de ma cicatrice sous mon œil gauche. J’attrapai mon fond de teint pour l’appliquer sur cette marque du passé et la faire disparaitre pour la journée. Au fait, quelle heure était-il ? Le réveil n’avait pas sonné. Ou alors je n’en avais pas le souvenir. Je retournai dans la pièce principale où prônait une horloge. Huit heures trente. Je déglutis lentement avant de comprendre que j’étais en retard. La journée commençait bien…

J’avais attrapé la première veste qui traînait et l’avait enfilé à la va vite en sortant de chez moi. J’étais en retard. Et pas qu’un peu ! Les dockers commençaient souvent leur ouvrage dès les premiers rayons de soleil. Avec un peu chance, on n’avait pas encore remarqué mon absence vu mon habitude à être discret. Mais ce n’était une raison pour abuser de l’horaire ! Je courais à perdre haleine. Je bousculais une personne sur dix en lâchant un « désolé » sans même m’arrêter. Je n’avais pas le temps pour ça ! Mon pied à terre se trouvait pas très loin de la « frontière » entre les Ghettos et les quartiers commerçants et bien vu de Nordkia. J’avais donc une petite trotte à faire pour arriver à destination. La population dense de femme en train de faire leur marché ne m’aidait pas vraiment à avancer non plus. J’empruntais donc les ruelles moins passantes mais qui rallongeaient la distance à parcourir. J’avais couru pendant une bonne dizaine de minutes avant d’apercevoir enfin mon lieu de travail au loin. Lorsqu’il me restait une centaines de mètre, je ralentis pour terminer ma course en marchant. Je devais prendre mon poste discrètement. Ne pas me faire remarquer. Je passai par la porte de derrière. Je rejoignis les vestiaires où se trouvait mon casier pour prendre mes outils et rejoindre mon plan de travail. Discrètement. Encore quelques mètres et c’était dans la poche…  

- « Ah Kei ! Tu t’occuperas de ce gamin aujourd’hui. »

- « Mais chef, je…. »

- « Y’a pas de mais qui tienne ! Et au boulot ! »

Je soupirai discrètement en regardant le "stagiaire" qu’on me collait au basque aujourd’hui. Décidément, ce n’était pas mon jour…
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Diyo


RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Aujourd'hui à 9:36

Des aéronefs... ? Qu'est ce que c'est encore que cette invention ?

Il ne se passe pas un jour sur Urban City sans que Diyo ne découvre quelque chose de nouveau. Voilà maintenant quelques temps qu'il a fait ses premiers pas dans la cité des Uniks, et à chaque fois qu'il se dit qu'il commence enfin à en comprendre les rudiments, une nouvelle chose surdimensionnée lui tombe sur le coin du nez. Au sens figuré évidemment... Parce que bon, un aéronef quand même...

Bref, toujours est-il qu'une fois de plus, le voilà qui se retrouve dans une situation des plus étranges, l'une de celles qui a le don de le mettre particulièrement mal à l'aise. Faut dire que Diyo n'est pas un être particulièrement social, alors se retrouver entouré de dizaines d'Üniks s'affairant en tous coin de ce qui ressemble à un immense hangar n'est pas pour le rassurer. *Pourquoi a-t-il encore fallu que j'accepte ce genre de plan ? Je le savais que c'était pas fait pour moi...* Pourtant, il n'a toujours rien touché. Parce que je vous préviens tout de suite, cet Hybrid est très loin d'être un génie de la mécanique ! Allez donc demander à un apothicaire de faire voler ce genre d'engin vous ! Personnellement je ne me risquerais pas à y embarquer...

D'un autre côté, il n'avait pas vraiment eu le choix la veille. Sa curiosité maladive a encore fait des dégâts, puisqu'après avoir observé d'un peu trop près un bolide à deux roues stationné devant un pub de Nordkia - comprenez par là qu'il n'a pu s'empêcher de poser les mains dessus - l'engin en question s'est retrouvé au sol accompagné par un "BANG" des moins discrets. Si l'idée de s'éclipser rapidement lui a effectivement traversé l'esprit, il n'eut pas le temps de la mettre en application que tout un groupe d'hommes bien plus costauds que lui sorti du pub en question. Et tous le dévisageaient avec un air des moins sympathique. Déglutissant tant bien que mal, le voilà qui priait très fort pour devenir invisible. Ou au pire suffisamment petit pour passer dans l'une de ces bouches d'égout et disparaitre de cet endroit.

Evidemment, rien de tout cela ne se produisit. S'il commença à fermer un oeil, s'attendant à se retrouver une fois de plus à devoir encaisser bien gentiment les coups - même s'il avait su se battre dans ce genre de situation ça n'a pas beaucoup d'importance - les paroles que l'un de ses interlocuteur lui cracha au visage aurait presque pu le faire sourire de soulagement. Emmitouflé dans sa longue cape beige qui lui donne un air de mendiant, il n'eu aucun mal à lui faire croire qu'il n'avait effectivement pas la moindre pièce sur lui. Non pas qu'il pense que la moto - qui avait entre temps été redressée par son propriétaire en colère - ait réellement subit de gros dégâts, mais l'expérience lui avait apprit que dans ce cas, mieux valait ne rien en dire.

”Eh bah t'as plus qu'à venir bosser pour moi gratuitement la prochaine semaine, ça pourra peut être rembourser une partie de ta dette ! Et j'espère que t'es pas du genre fainéant parce que je bosse pas avec des tires au flan !”

L'envie de lui rétorquer que puisqu'il ne serait pas payé ça ne changerait pas grand chose était forte, mais une petite voix lui conseilla fortement de se contenter d'acquiescer. Il faut dire que Diyo est loin d'être le genre bagarreur, et il a déjà eu son lot de mauvaises rencontres depuis qu'il est arrivé sur ce continent, alors il commence à savoir comment faire pour éviter les ennuis. Même s'il va encore lui falloir apprendre à ne pas toucher toutes les choses étranges qui se trouvent sur son chemin...

Et le voilà donc, de bonne heure, dans ce grand hangar, accompagné de ce personnage qui le fait autant flipper de jour que de nuit. D'ailleurs, il n'a pas l'air très content. Apparemment, celui qui doit lui montrer quoi faire n'est pas à l'heure. Au moins il ne va pas devoir bosser seul. Non pas que la compagnie de ses congénères lui soit des plus agréables, mais dans le cas présent, il est bien content de ne pas avoir à montrer au grand jour son incompétence totale. Ok, la journée ne fait que commencer...

Kei. Voilà donc le malheureux qui va devoir le supporter. En espérant qu'il ait en patience ce qu'il n'a pas en ponctualité... Le Phytös, qui avait du effiler une tenue obligatoire - suffisamment longue et ample heureusement pour camoufler sa collection de tatouages typique de son peuple - sa longue cape n'étant apparemment pas conforme aux normes de sécurité, se força à respecter les normes d'usage de la société lorsque l'on rencontre une nouvelle personne avec laquelle on va devoir interagir, le patron ayant déjà tourné les talons.

”Hum, bonjour. Moi c'est Diyo.”

Stricte minimum. Il n'a même pas pensé à tendre l'une de ses mains gantée comme le voudrait les bonnes manières. D'ailleurs, il n'en aurait de toute façon pas eu envie. Et il ose encore s'étonner de ne pas réussir à s'intégrer ! Je ne sais pas ce que le jeune homme aux cheveux blancs a bien pu faire à son patron, mais clairement, lui refiler l'Hybrid n'est pas un cadeau !

HRP:
 
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