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Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]

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MessageSujet: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Dim 14 Mai - 16:32


J’étais assis dans une pièce qui m’était étrangement familièrement. J’y avais passé une bonne partie de mon enfance enfermé avant d’avoir eu le courage de mettre le nez dehors. Ma mère ne venait pas me voir. Personne ne venait jamais. J’étais l’intrus de cette famille. L’être que l’on veut voir disparaitre du plus profond de son cœur. Bizarrement je n’entendais pas les bruits extérieurs comme à l’époque. C’était la seule chose qui me rappelait que j’étais en vie. Que j’existais un tant soit peu dans ce monde. Et pourtant, là je n’entendais rien. La pièce s’assombrissait même de plus en plus. Le fin filet de lumière qui filtrait par les volets fermés de la fenêtre autrefois ne perçait plus. J’étais plus seul que jamais. Il faisait plus sombre. Trop sombre même. Encore plus que lorsque la nuit tombait.  J’eus même jusqu’à avoir l’impression que la cellule qui me retenait prisonnier se réduisait de minutes en minutes. J’avais un mauvais pressentiment. Je frottais énergiquement mes bras pour me rassurer. Le rétrécissement de la pièce n’était pas un fruit de mon imagination. J’entendais le grincement des meubles que les murs poussés. Les livres sur les étagères commençaient à tomber. J’avais beau tambouriner à la porte qui me coupait du monde, personne ne répondait. Aucun bruit ne me parvenait de l’extérieur. Je criais dans l’espoir que ma voix atteigne quelqu’un. Les murs se rapprochaient. Les objets du fond de la pièce étaient déjà en train d’être écrabouillé sous la pression. Je m’époumonais sans que cela n’y change quelque chose. J’allais finir écraser comme les livres ou la bibliothèque avant moi. La distance entre les murs et moi diminuaient dangereusement. Les bras tendus parallèlement au sol, mes mains rencontraient l’obstacle. Je n’avais pas la force de le repousser. Dans moins d’une minute, je pourrais dire au revoir à ce monde. Mes bras fléchirent.  Je commençais à me sentir à l’étroit. Sept. Six. Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un. Zéro.

J’ouvris d’un coup les yeux. Je clignai plusieurs des paupières et posa ma main sur ma joue. Un rêve. Je me redressai pour me retrouver en position assise. Ce n’était qu’un rêve. Ou plutôt un cauchemar.  Je reprenais lentement mon souffle. J’essuyai la sueur qui coulait de mon front. Depuis combien temps n’avais-je pas fait de songe sur mon passé ? Depuis mon arrivé à Nordkia peut être. Je ne savais plus très bien. Je posai les pieds au sol. Ma main toujours posée contre ma tempe, je me disais  que je n’aurai peut-être pas dû prendre part à ce concours de beuverie hier soir. Je soupirai tout en me rendant dans ma mini salle de bain pour me rafraîchir. J’avais trainé dans un bar la veille pour récolter des informations pour l’un de mes commanditaires. Et je m’étais laissé emporter…  J’avais bu un verre, puis deux au bar avant de me trouver un bon camarade de boisson sur ma droite. Nous avions enchaîné les culs secs jusqu’à ce que mon adversaire s’écroule sous l’effet de l’alcool. Je n’étais pas ivre lorsque j’étais rentré. Juste un peu éméché. Mais visiblement cela avait suffi à me faire faire des cauchemars. Je soupirai une nouvelle fois. L’eau froide passa de mes mains à ma figure. Je répétai cette opération plusieurs fois, histoire d’être bien réveillé. J’attrapai un t-shirt beige couvert de taches noires que j’enfilai avant de faire la même chose avec un pantalon de couleur plus sombre. Je regardai mon visage dans le miroir fissuré. Machinalement, mon index suivit le tracé de ma cicatrice sous mon œil gauche. J’attrapai mon fond de teint pour l’appliquer sur cette marque du passé et la faire disparaitre pour la journée. Au fait, quelle heure était-il ? Le réveil n’avait pas sonné. Ou alors je n’en avais pas le souvenir. Je retournai dans la pièce principale où prônait une horloge. Huit heures trente. Je déglutis lentement avant de comprendre que j’étais en retard. La journée commençait bien…

J’avais attrapé la première veste qui traînait et l’avait enfilé à la va vite en sortant de chez moi. J’étais en retard. Et pas qu’un peu ! Les dockers commençaient souvent leur ouvrage dès les premiers rayons de soleil. Avec un peu chance, on n’avait pas encore remarqué mon absence vu mon habitude à être discret. Mais ce n’était une raison pour abuser de l’horaire ! Je courais à perdre haleine. Je bousculais une personne sur dix en lâchant un « désolé » sans même m’arrêter. Je n’avais pas le temps pour ça ! Mon pied à terre se trouvait pas très loin de la « frontière » entre les Ghettos et les quartiers commerçants et bien vu de Nordkia. J’avais donc une petite trotte à faire pour arriver à destination. La population dense de femme en train de faire leur marché ne m’aidait pas vraiment à avancer non plus. J’empruntais donc les ruelles moins passantes mais qui rallongeaient la distance à parcourir. J’avais couru pendant une bonne dizaine de minutes avant d’apercevoir enfin mon lieu de travail au loin. Lorsqu’il me restait une centaines de mètre, je ralentis pour terminer ma course en marchant. Je devais prendre mon poste discrètement. Ne pas me faire remarquer. Je passai par la porte de derrière. Je rejoignis les vestiaires où se trouvait mon casier pour prendre mes outils et rejoindre mon plan de travail. Discrètement. Encore quelques mètres et c’était dans la poche…  

- « Ah Kei ! Tu t’occuperas de ce gamin aujourd’hui. »

- « Mais chef, je…. »

- « Y’a pas de mais qui tienne ! Et au boulot ! »

Je soupirai discrètement en regardant le "stagiaire" qu’on me collait au basque aujourd’hui. Décidément, ce n’était pas mon jour…


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Diyo


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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Jeu 22 Juin - 9:36

Des aéronefs... ? Qu'est ce que c'est encore que cette invention ?

Il ne se passe pas un jour sur Urban City sans que Diyo ne découvre quelque chose de nouveau. Voilà maintenant quelques temps qu'il a fait ses premiers pas dans la cité des Uniks, et à chaque fois qu'il se dit qu'il commence enfin à en comprendre les rudiments, une nouvelle chose surdimensionnée lui tombe sur le coin du nez. Au sens figuré évidemment... Parce que bon, un aéronef quand même...

Bref, toujours est-il qu'une fois de plus, le voilà qui se retrouve dans une situation des plus étranges, l'une de celles qui a le don de le mettre particulièrement mal à l'aise. Faut dire que Diyo n'est pas un être particulièrement social, alors se retrouver entouré de dizaines d'Üniks s'affairant en tous coin de ce qui ressemble à un immense hangar n'est pas pour le rassurer. *Pourquoi a-t-il encore fallu que j'accepte ce genre de plan ? Je le savais que c'était pas fait pour moi...* Pourtant, il n'a toujours rien touché. Parce que je vous préviens tout de suite, cet Hybrid est très loin d'être un génie de la mécanique ! Allez donc demander à un apothicaire de faire voler ce genre d'engin vous ! Personnellement je ne me risquerais pas à y embarquer...

D'un autre côté, il n'avait pas vraiment eu le choix la veille. Sa curiosité maladive a encore fait des dégâts, puisqu'après avoir observé d'un peu trop près un bolide à deux roues stationné devant un pub de Nordkia - comprenez par là qu'il n'a pu s'empêcher de poser les mains dessus - l'engin en question s'est retrouvé au sol accompagné par un "BANG" des moins discrets. Si l'idée de s'éclipser rapidement lui a effectivement traversé l'esprit, il n'eut pas le temps de la mettre en application que tout un groupe d'hommes bien plus costauds que lui sorti du pub en question. Et tous le dévisageaient avec un air des moins sympathique. Déglutissant tant bien que mal, le voilà qui priait très fort pour devenir invisible. Ou au pire suffisamment petit pour passer dans l'une de ces bouches d'égout et disparaitre de cet endroit.

Evidemment, rien de tout cela ne se produisit. S'il commença à fermer un oeil, s'attendant à se retrouver une fois de plus à devoir encaisser bien gentiment les coups - même s'il avait su se battre dans ce genre de situation ça n'a pas beaucoup d'importance - les paroles que l'un de ses interlocuteur lui cracha au visage aurait presque pu le faire sourire de soulagement. Emmitouflé dans sa longue cape beige qui lui donne un air de mendiant, il n'eu aucun mal à lui faire croire qu'il n'avait effectivement pas la moindre pièce sur lui. Non pas qu'il pense que la moto - qui avait entre temps été redressée par son propriétaire en colère - ait réellement subit de gros dégâts, mais l'expérience lui avait apprit que dans ce cas, mieux valait ne rien en dire.

”Eh bah t'as plus qu'à venir bosser pour moi gratuitement la prochaine semaine, ça pourra peut être rembourser une partie de ta dette ! Et j'espère que t'es pas du genre fainéant parce que je bosse pas avec des tires au flan !”

L'envie de lui rétorquer que puisqu'il ne serait pas payé ça ne changerait pas grand chose était forte, mais une petite voix lui conseilla fortement de se contenter d'acquiescer. Il faut dire que Diyo est loin d'être le genre bagarreur, et il a déjà eu son lot de mauvaises rencontres depuis qu'il est arrivé sur ce continent, alors il commence à savoir comment faire pour éviter les ennuis. Même s'il va encore lui falloir apprendre à ne pas toucher toutes les choses étranges qui se trouvent sur son chemin...

Et le voilà donc, de bonne heure, dans ce grand hangar, accompagné de ce personnage qui le fait autant flipper de jour que de nuit. D'ailleurs, il n'a pas l'air très content. Apparemment, celui qui doit lui montrer quoi faire n'est pas à l'heure. Au moins il ne va pas devoir bosser seul. Non pas que la compagnie de ses congénères lui soit des plus agréables, mais dans le cas présent, il est bien content de ne pas avoir à montrer au grand jour son incompétence totale. Ok, la journée ne fait que commencer...

Kei. Voilà donc le malheureux qui va devoir le supporter. En espérant qu'il ait en patience ce qu'il n'a pas en ponctualité... Le Phytös, qui avait du effiler une tenue obligatoire - suffisamment longue et ample heureusement pour camoufler sa collection de tatouages typique de son peuple - sa longue cape n'étant apparemment pas conforme aux normes de sécurité, se força à respecter les normes d'usage de la société lorsque l'on rencontre une nouvelle personne avec laquelle on va devoir interagir, le patron ayant déjà tourné les talons.

”Hum, bonjour. Moi c'est Diyo.”

Stricte minimum. Il n'a même pas pensé à tendre l'une de ses mains gantée comme le voudrait les bonnes manières. D'ailleurs, il n'en aurait de toute façon pas eu envie. Et il ose encore s'étonner de ne pas réussir à s'intégrer ! Je ne sais pas ce que le jeune homme aux cheveux blancs a bien pu faire à son patron, mais clairement, lui refiler l'Hybrid n'est pas un cadeau !

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Lun 26 Juin - 20:56


Arrivé en retard au boulot ce matin à cause d’une beuverie un peu trop longue la veille m’avait valu de me retrouver avec un stagiaire. Je n’avais malheureusement pas eu le temps d’atteindre mon plan de travail que le chef me remarqua et m’assigna le jeune homme. C’était la punition pour ma grasse matinée. Je soupirai en regardant un peu plus le garçon en face de moi. Cheveux noirs. Petit bouc de la même couleur. Yeux sombres. Un peu plus grand que moi. Mais en même temps ce n’était pas bien compliqué… Il avait déjà enfilé l’uniforme du hangar et c’était tant mieux. C’était ça en moins que j’aurai à lui montrer ! Il me salua en m’indiquant son nom. Diyo. C’était original. Il ne me présenta pas sa main, ce qui ne me dérangeait pas. Bien au contraire. Moins les gens me touchaient ou m’approchaient, plus j’avais de chance de garder mon secret. Machinalement, je lui répondis de la même façon :

- "Bonjour. Comme tu l’as entendu par le chef, je suis Kei. Allez viens, je vais te montrer où on va bosser aujourd’hui."

Je ne pris pas la peine de présenter les autres ouvriers que l’on croisait. De toute façon, je ne connaissais, pour la plupart, pas leur nom. Ça venait bosser et ça repartait quasiment aussi vite. Et puis, on n’était pas vraiment là pour faire connaissance ou faire ami-ami. On était là par obligation. Pour gagner sa croûte. De plus, certains devenait teigneux lorsqu’on les dérangeait dans leur ouvrage. Fallait mieux s’abstenir de tout faux pas. Surtout que mon acolyte de la journée ne semblait pas très malin… Arrivé quasiment à mon plan de travail, je me retournai vers lui. Il n’arrêtait pas de regarder partout où ses yeux pouvaient se poser. Il n’avait jamais vu ces engins ou quoi ? C’était pourtant commun ici à Nordkia… Enfin…

- "Au fait, on t’a filé des outils ou pas ? J’vois que tu as déjà la tenue adéquate mais le chef a pensé au reste ?"

- " Bah alors Kei, c’est à c’heure-là qu’on arrive ?!"

- "On s’est pas remis d’sa p’tite sortie d’hier ?"

- "Tiens, on joue à la nounou aujourd’hui ?"

- "Hé les gars ! L’gamin s’occupe d’un autre gosse aujourd’hui. Le patron va bientôt les embaucher dès la sortie du berceau !"

- "C’est bon les vieux, on vous a pas sonné ! Fermez là un peu !

- "Mais c’est qu’il se rebellerait presque. "

- "Va bosser au lieu d’me chercher des noises Bruno.

- "Calmos gamin. Fais attention comment tu parles, j’arrive pas à la bourre moi !"

- "Ouais p’t mais en attendant, moi le boulot est fait en temps et en heure, contrairement à certains.

- "Tu veux t’battre Kei ?!"

- "C’est quand tu veux l’vieux !"

Diyo n’avait finalement même pas eu le temps de répondre à ma question que les autres ouvriers avaient ramenés leur grain de sel. Ce n’était pas mon genre habituellement de céder aux provocations… Mais ayant assez mal dormi, je n’étais pas vraiment d’humeur à me laisser marcher sur les pieds aujourd’hui alors j’avais répliqué. Résultat, un combat allait avoir lieu. Qu’est-ce que le stagiaire allait penser ? Peu importe de toute façon. J’allais rabattre son caquet à Bruno et on irait bosser tranquillement ensuite. L’annonce du fight fit rapidement le tour du hangar. Rapidement certes mais discrètement. Si cela arrivait à l’oreille du patron, nous risquions tous de passer un sale quart d’heure. Un ouvrier ramena deux engins démontés. La victoire reviendrait à celui qui parviendrait à le remonter en premier. Vous pensiez vraiment qu’on allait en venir aux mains ? Mais non. C’était une question de fierté. Et cela aurait été trop facile de s’abaisser à ça.

Le combat manuel s’engagea. Minutieusement, j’étudiais chacune des pièces pour en déterminer leur place. Les petites vis. Les écrous. Les grandes vis. Les boulons. J’observais chacun des trous sur les plaques métalliques. Rien n’était jamais fait au hasard. C’était comme un puzzle qu’il fallait refaire. Sauf que le nombre de pièce étaient plus important et que le tout donnait un résultat en trois dimensions. J’alignais chaque bout du puzzle sur l’espace qui m’était attribué. Ça allait le faire. Chaque engin se ressemblait de toute façon. J’attrapais mes outils et un à un je refixais les écrous, les boulons. J’enfonçais les petites vis dans les petits trous et les plus grandes dans les autres. Tout s’assemblait parfaitement. Je soudais ensuite ensemble plusieurs plaques de métal pour en faire un caisson et le tour fut joué ! Je fis déclarer vainqueur et Bruno était dégouté d’avoir perdu contre le jeunot que j’étais. Malicieusement, j’enfonçais un peu le couteau dans la plaie :

- "On s’fait la revanche quand tu veux, vieux."

- "C’est pas bientôt fini vos jeux ?! Allez au boulot bande de feignasse !"

Le chef veillait vraiment au grain… mais il avait quand même attendu la fin du match pour se manifester. J’étais retourné vers Diyo, que j’avais un peu oublié… En même temps, fallait pas me le coller dans les pattes ! Il avait toujours cet air de gars complètement paumé… Je soupirai et lui redemanda :

- "Alors ces outils ?"



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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Mer 28 Juin - 22:49

Le jeune homme qui lui fait face ne semble pas beaucoup plus sociable que Diyo. Tant mieux, il préfère éviter les bavardages inutiles autant que possible, il se contentera de l’essentiel. Ne se départissent pas de son air des plus blasés, le Phytös profite de leur bref face à face pour détailler en son intégralité son interlocuteur. Dans la plus grande discrétion évidemment, et en ne retenant que les détails qu’il juge utile. Comme pour la plupart des êtres issus de cette partie d’Origin, beaucoup de détails concernant son physique lui paraissent inhabituels. D’autres un peu plus familiers. Comme c’est davantage le cas pour les personnes qu’il rencontre à Nordkia. Sans doute parce qu’ils sont moins embourgeoisés, et donc plus « naturels » que ceux d’Anathorey. Après tout, à la base ils faisaient tous parti du même peuple…

Après avoir acquiescé Diyo pris la suite de son enseignant du jour, remarquant au passage que les relations entre membres du personnel ne semblent pas surdéveloppées. Un fois de plus, tant mieux. Retenir des dizaines de noms et visages et anecdotes superflues associées ne fait pas partie des éléments pour lesquels il se montre des plus performants. En revanche, la plupart semblent prendre leur travail au sérieux. *Pas très étonnant avec un chef pareil…* Mais ses premières impressions sur cet environnement des plus studieux furent assez vite mises à mal lorsqu’ils atteignirent le fameux « poste de travail ». Eh oui, encore une nouveauté pour cet Hybrid habitué à changer d’environnement de « travail » au gré des lieux où se développent les plantes entrant dans la composition de ses diverses mixtures.

Heureusement que d’autres individus, sortis de nulle part lui donnent un temps de répit pour trouver la réponse adéquate à la question que vient de poser Kei. Des outils… A priori non, rien de ce que les autres personnes du hangar utilisent n’est arrivé entre ses mains depuis ce matin. La suite s’enchaine très vite. Des paroles qui montent à mesure que le retardataire répond, jusqu’à ce qu’une fameuse « rixe » éclate. Là encore, Diyo n’avait que faire du résultat de ce petit jeu, mais il nota bien ces étranges façons de faire. Au moins la violence ne semble pas être le seul moyen de règlement de conflits à Nordkia. Bon à retenir – même s’il serait effectivement incapable de reproduire ce que les deux protagonistes de cette petite scène viennent d’effectuer. Jusqu’à ce que son compagnon remporte la victoire. Au moins, il sera de bonne humeur, c’est pas plus mal ! Et ce petit échauffement lui permis en plus de mémoriser les différents engins qu’il allait sûrement à un moment donné avoir à manipuler. Et d’avoir la confirmation que rien de tel ne lui avait été fourni.

”Non. Cette tenue est la seule chose qu’on m’ai donné ce matin.”

Le ton employé est étrangement détendu, sans doute parce qu’après ce court interlude, le voilà qui dispose d’un peu plus d’informations sur le milieu dans lequel il se trouve. Même s’il n’a toujours pas la moindre idée de la finalité du travail effectué par chacune des personnes ici présentes. Et qu’il voit encore moins le rapport entre toutes ces « pièces », plus ou moins importantes suivant les endroits du hangar, et l’espèce d’énorme truc volant qui porte le nom d’aéronef. Mais chaque chose en son temps.

”Alors, qu’est-ce que tu fais exactement toi ici ?”

La question lui semble appropriée. Le lieu de travail paraît « découpé » en plusieurs segments, où chaque groupe de travailleurs produit des choses qui lui paraissent différentes. Et puis, s’il a vu juste, peut-être réussira-t-il à en apprendre un peu plus sur ce qui va inévitablement l’occuper toute la semaine qui va suivre. Et sinon, il aura juste l’air encore plus à côté de ses pompes que ce qu’il ne paraît déjà. Non, ne croyez surtout pas que cette phrase a été lancée pour alimenter la conversation. D’ailleurs, les intonations tout ce qu’il y a de plus platonique, associées aux traits de son visage qui n’ont pas encore manifesté la moindre trace d’émotion ne laissent aucun doute sur ses intentions. Et il n’a pas la moindre envie de fournir l’effort pour faire au moins semblant. Pourtant, quelque part tout au fond de lui, il meurt d’envie de poser tout un tas de questions tellement il y a qui lui passent par la tête. Mais il ne peut pas. Déjà parce qu’il risquerait d’attirer les doutes, ne sachant exactement ce que le plus gros des ignorants du continent peut se permettre de ne pas connaître, et puis parce qu’il est juste incapable d’exprimer physiquement ce qui se passer tout au fond de lui..
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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Lun 10 Juil - 20:40



Après m’être «frité » contre l’un de mes charmants collègues et remporté la victoire, j’avais reporté mon attention sur mon cher stagiaire. Oui, oui, j’étais gâté aujourd’hui. Ce n’était surement pas aujourd’hui que j’allais gagner le jackpot en jouant au pari. Je soupirais. Ce n’était pas l’objectif du jour de toute façon. Le chef avait son travail à moitié avec le nouveau venu. Il lui avait fourni les vêtements de travail mais pas les outils qui allaient avec. Qui allait s’y coller ? C’était bibi. Je retiens un soupir avant de lui dire que j’allais lui en chercher et qu’en attendant il ne devait toucher à rien. On ne touchait qu’avec les yeux. L’aller-retour ne me prit que quelques minutes. J’étais allé dans l’entrepôt où étaient rangés les outils. Des dizaines et des dizaines d’instruments s’alignaient dans les racks. Je pris le strict nécessaire pour la journée. Diyo ne semblait pas familier avec ces objets. Autant ne pas l’embrouiller davantage avec un surplus d’information. Les différents outils en ma possession, je retournai auprès de mon élève qui m’avait sagement attendu. Rien ne semblait avoir bougé de place, ce qui signifiait qu’il avait respecté la consigne. Bien. Malgré son air rêveur et désintéressé, il écoutait au moins ce qu’on lui disait. En posant les divers outils sur la table, je lui dis :

- " Voilà ton matériel pour aujourd’hui. C’est ceux que j’utilise le plus. "

- " Alors, qu’est-ce que tu fais exactement toi ici ? "

Sa question était légitime. Nous nous étions présentés que très succinctement. Je l’avais ensuite emmené vers mon plan de travail sans même lui expliquer les différentes zones du hangar ni les personnes avec qui ils pourraient être amené à travailler. J’aurai peut-être dû… S’il ne connaissait personne, ça serait surement encore à moi de m’occuper de lui demain ! Je râlais déjà en pensant au lendemain alors que je ne savais même pas ce qu’il valait dans le boulot. C’est pas bien Kei. On ne juge pas les gens juste sur leur apparence nonchalante. Oui, oui, je le savais très bien ça. Je n’osais même pas imaginer ce qu’il pensait de moi. Je ne devais pas lui paraitre très sympathique non plus. Enfin bon, ce n’était pas le but. Revenons à sa question. Comment lui expliquer de manière pas trop complexe ? Je réfléchis un instant, avant de finir par lui répondre :

- " Ici on s’occupe principalement des aéronefs. Les pilotes nous les déposent pour qu’on fasse la révision. On vérifie que toutes les pièces sont encore bonnes et qu’ils peuvent voler en toute sécurité. Si on remarque une anomalie, on démonte, on répare et on remonte la ou les pièces incriminées. En gros, on est un peu les garants de la sécurité des pilotes et de la durée de vie de l’appareil."

Je pris une pièce qui trainait derrière le plan de travail. C’était l’une de mes tâches d’aujourd’hui. Un engin était arrivé hier en fin d’après-midi et les ailes étaient endommagées. J’avais fini ma journée de travail de la veille en les démontant. La pièce était longue. Tellement, qu’elle faisait toute la longueur de l’établie. Les Üniks avaient vraiment fait du bon boulot. Malgré son volume l’aile restait maniable. Ils étaient parvenus à utiliser un matériau à la fois léger et résistant. Ce n’était pas les Hybrids qui auraient réussi à faire ça. D’ailleurs. Les habitants de la Sylva avaient-ils déjà expérimentés le vol ? J’en doutais un peu. Ils connaissaient l’altitude lorsqu’ils grimpaient aux sommets des arbres de la Sylva. Mais la sensation qu’apportait le vol était différente. Je fis signe à Diyo se s’approcher pour qu’il observe plus attentivement.

- " Regarde. Ce qui lie ces deux morceaux de l’aile est rouillé et le mouvement est entravé. La zone qui bouge permet au pilote de choisir son altitude de vol et sa direction. Si c’est défectueux, je te laisse imaginer les dégâts. Je vais faire celle-là et je te laisserai faire l’autre."

Tout en lui expliquant, je lui montrais que le petit aileron avait du mal à monter et à descendre. Le raccord rouillé faisait grincer l’aileron au moindre mouvement. Comme le métal était rongé, le moindre choc pouvait conduire à la catastrophe. Je dévissais les écrous qui tenaient la charnière rouge en place. Je les mis dans un p’tit bocal pour éviter qu’elles ne se fassent la mal. Je retirai le bout rouillé. Les deux morceaux d’ailes étaient maintenant dissociables. Je pris des vis et charnière neuve. J’examinai rapidement les tailles pour les choisir à l’identique. Pour finir je refixais le tout avec les nouveaux éléments. Je vérifiai qu’il n’y avait ni frottement, ni grincement et que tout s’articulait bien. Les vérifications faites, il n’y avait plus qu’à aller refixer le tout sur l’engin. Mais avant ça, il fallait que la seconde aile soit opérationnelle à son tour. Je déplaçai celle terminée pour laisser la place à mon élève du jour.

- " A ton tour maintenant."

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Diyo


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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]   Aujourd'hui à 10:29

*Tous ces trucs sont réellement utiles ?* Impossible pour Diyo de ne pas se poser la question en apercevant Kei revenir. Il est vrai que dans les coutumes Hybrids on ne s'encombre pas avec autant de matériel, l'objectif absolu étant de pouvoir tout faire en se servant de ce que propose la nature. A quelques exceptions prêt évidemment, comme ces fioles qu'il garde cachées toujours quelques part sur lui, lui servant à stocker tous ses ingrédients. Mais jamais au cours de sa vie il n'avait eu l'impression de manquer de quoi que ce soit pour réaliser ce qu'il voulait. Ok, jamais encore il n'avait tenté de construire un aéronef. Ni personne de son peuple d'ailleurs... Les quelques imprudents qui auraient eu l'envie de voler se seront bien plus logiquement lancé dans la fabrication d'ailes humaines, s'inspirant du règne animal. *Enfin si je veux réussir à m'intégrer va bien falloir que j'arrive à y piger quelque chose !* C'est plus la trouille de se faire rattraper par le boss et son équipe qui le pousse à faire des efforts, parce qu'entre nous, la probabilité qu'il tente un jour de reproduire un tel engin est plutôt faible...

Première étape, comprendre de quoi parle Kei. Ok, réparer les aéronefs ça c'est bon. Parce que comme tout ce que peut construire un originaire, ce n'est pas éternel, que ce soit par le temps, par les caprices de Mère Nature ou plus simplement par l'erreur qui est inévitable, il arrive un jour où ce qui a été construit soit détruit. Maintenant à savoir concrètement comment on répare une telle chose, c'est une autre question ! Visiblement, on ne lui demande pas d'identifier les pièces défectueuses. C'est déjà une bonne chose. Il lui "suffit" d'aider à la réparation de celles qui le sont effectivement. Attentif à ce que lui montre Kei il se contente de hocher la tête comme s'il avait tout compris. Parce que si théoriquement il n'y a aucun problème, il redoute le moment où il devra se mettre à l'action. C'est qu'il n'est sûrement pas là en tant que simple élève, et il est évident qu'à un moment il va lui falloir participer un peu plus activement... *Ou alors faut que je trouve un moyen de disparaitre avant...* Bien sûr... S'il en avait été capable, il ne serait pas là en ce moment. Mauvais plan.

”T'as l'air hyper à l'aise avec tous ces trucs, alors pourquoi tu continues à bosser ici ?"

Même si à première vue ce genre de phrase peut sonner comme un ultime essai pour gagner du temps, je peux vous assurer que ce n'est pas le cas. Pour la simple et bonne raison que Diyo est du genre à préférer se viander devant toute une équipe de mecs trop pleins de testostérone que de faire "gratuitement" la conversation. Non, s'il pose une question, c'est qu'elle lui a réellement traversé l'esprit. Enfin, essayer de comprendre ce mec peut prendre beaucoup de temps... Alors s'il commence à se familiariser avec le système monétaire d'Urban City - même s'il ne comprend toujours pas l'intérêt qu'il présente par rapport au troc qui règne dans la Sylva - cette façon de travailler l'interpelle toujours autant. Parce que ça ne fait pas une heure qu'il est sur place qu'il ne pense déjà plus qu'au moment où il va enfin pouvoir quitter ce fichu hangar ! Et à la meilleure façon pour ne pas y remettre les pieds sans se retrouver avec des gros bras prêts à lui taper dessus....

Tout en parlant, il tente de recopier ce qu'a fait Kei sur la première aile. Et puis on ne sait jamais, peut être que tout occupé qu'il sera à lui répondre il ne fera pas attention à toutes les erreurs que ne va sans doute pas manquer de commettre l'Hybrid. Une fois de plus, rien de tout cela n'était vraiment prémédité, mais disons que ça l'arrangerait bien...

Bon déjà faudrait qu’il commence par réussir à placer correctement ce truc qui doit l’aider à enlever ce qui s’appelle écrou et qu’il voit pour la première fois. Ses mouvements sont mal assurés, à la manière d’un enfant qui voudrait imiter son père dans son atelier de mécano. *Ca n’a pourtant pas l’air si dur…* En fait, en voyant Kei, ça avait même l’air tout à fait naturel. Comme si ses outils étaient des prolongements de ses bras. Pour Diyo en revanche, aucun doute que ces prolongements sont tout ce qu’il y a de plus inhabituels. Heureusement, après avoir ripé deux ou trois fois, ne pouvant s’empêcher de se demander pourquoi ce n’est pas aussi évident que ce que ça en avait l’air, il finit quand même par réussir à desserrer suffisamment ce qui maintient l’aile rouillée. Tellement bien qu’il ne se rend pas compte qu’il arrive au bout de la vis, et que l’écrou se retrouve inévitablement à chuter au sol avec ce faible bruit métallique, lamentablement suivit de ce son de roulement qui ne laisse aucun doute sur le fait que l’écrou se fait le mal entre les nombreux plans de travail étalés dans le hangar….

*Bravo…* Alors qu’en son fort intérieur il est des plus blasés, l’Hybrid n’en laisse strictement rien voir, à se demander s’il est capable d’exprimer la moindre émotion. Heureusement que tout un stock de ces petits trucs se trouve sur le côté parce qu’autant dire que vu l’état du hangar, ça devient difficile de retrouver un si petit truc parmi tout ce bazar. D’ailleurs, après un rapide coup d’œil au sol, il ne doit pas non plus être le seul à laisser tomber quelques petits bouts de métal.

”Et, il n’y a pas de produits qui permettraient d’empêcher que ces matériaux se retrouvent dans un tel état ?”

Ah ça, c’est sûr que la chimie est bien plus son domaine que la mécanique. Alors la chimie version Hybrid certes, mais mélanger des solutions aux diverses propriétés pour obtenir un résultat que certains qualifient de ”magique”, ça il le comprend beaucoup plus vite. Les matériaux des Üniks lui sont assez peu familier, mais après tout ce qu’il a déjà pu voir en dehors de la Sylva, il ne doute pas qu’ils ont réussi à mettre au point de nombreux solvants aux propriétés qui doivent être impressionnantes. Et ça, ça l’intéresse beaucoup plus…
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Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo]

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