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Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé

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Diyo

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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé   Lun 25 Sep - 13:53

Bien, la tension entre les deux seuls clients du restaurant semble être retombée. Un peu. Parce qu'ils ne sont sûrement pas prêts à complètement rompre la glace, chacun faisant toujours attention à ses paroles. Pourtant il y a sûrement moyen qu'ils arrivent à bien s'entendre. Mais les sujets abordés restent trop sensibles pour leur permettre une parfaite décontraction. Comme le prouve la conversation décousue qu'ils arrivent néanmoins à entretenir. Au prix d'efforts des deux côtés...

Cette situation est vraiment étrange. D'un côté Diyo se sent horriblement mal à l'aise - mais évidemment à son éternel air blasé c'est difficile à deviner - de devoir alimenter une discussion a priori assez banale, pendant une pause repas. En temps normal, il se serait sans aucun doute déjà éclipsé, trouvant un subterfuge plus ou moins discret et élégant. Mais d'un autre côté il est comme satisfait de ne pas avoir d'autre choix. Certes toutes ces phrases à demi-mots qu'ils échangent ne sont pas pour le placer dans sa zone de confort. Pourtant, il a très envie d'en savoir toujours plus. Et puis, finalement, Kei n'a pas l'air si désagréable. Alors même qu'il sait qu'il n'a pas un Ünik en face de lui - il n'y a pas vraiment besoin de confirmation orale de l'intéressé pour que ça paraisse évident - son comportement n'a pas foncièrement changé. Du moins, pas comme l'Hybrid l'aurait imaginé. Ce qui à ses yeux représente une bonne opportunité.  Peut-être qu'il ne serait pas inintéressant d'essayer d'adopter une attitude plus naturelle. Autant que faire se peut pour le brun bien entendu...

D'ailleurs, Kei en vient à parler d'adaptation. Que veut-il dire par là ? Que lui non plus n'est pas forcément originaire de Nordia ? Pourtant, de ce qu'a pu en observer Diyo, sur Urban City il est assez rare que les gens d'Anathorey rejoignent les ruelles puantes de Nordkia. Tout comme il est presqu'impossible pour les personnes issues de ce milieu défavorisé de rejoindre le luxe qui s'étale sans pudeur chez leurs voisins qui ne connaissent pas le sens du mot privation. A moins que les Üniks ne puissent également vivre ailleurs sur ce continent ? Ou peut-être veut-il simplement parler du boulot qui les occupe pour la journée ? Il est vrai que Kei n'a pas l'air bien vieux, et même si à Nordkia les enfants travaillent très souvent, les souvenirs de son arrivée à la botte de ce patron qu'il ne semble pas porter dans son coeur ne doivent pas dater de mathusalem. Mais l'Hybrid n'a pas le temps d'y réfléchir beaucoup plus que le gérant du restaurant arrive à leur table, deux plats dans les mains, et un sourire commerçant collé sur le visage.

Comme il est difficile de lutter contre sa nature, Diyo ne peut s'empêcher de jeter un regard curieux à ce que contient l'assiette de son collègue, ce dernier lui donnant même quelques explications. Il ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec certaines spécialités culinaires de la Sylva, même si le résultat parait différent. Evidemment, il n'en dit pas un mot. Et reporte son attention sur sa propre assiette. *Hum, c'est donc ça.* En fait, il n'a pas la moindre idée du goût que cela peut bien avoir. Et le meilleur moyen de savoir reste encore de tester ! Diyo s'empare donc à son tour de sa fourchette pour découvrir ce qui se cache derrière ces fameuses tagliatelles ! *Pas mal !* Je vous l'ai dit, il n'est franchement pas difficile. En même temps, il faut avouer que c'est le genre de plat qui rencontre un succès assez universel. Le brun serait pourtant bien incapable de dire comment il est fait, ce qui ne l'empêche pas d'avoir déjà bien entamé son plat quand Kei se décide à rompre le silence qui s'était installé. Ce qu'il faisait là bas ? Il va encore falloir user des demis mots... Non, il n'est pas décidé à lui faciliter la tache. Ni à relâcher son attention.

”Je ne suis jamais resté très longtemps au même endroit. J'aime bouger.”

On ne peut pas dire que ce soit faux, puisque si on exclut le temps de son enfance passée en orphelinat, il ne s'est par la suite jamais attardé plus de quelques semaines dans un même village, parcourant la Sylva dans sa grande majorité. Ce qui l'a amené à avoir envie de voir au delà de cette immense forêt, aussi agréable lui soit-elle.

”Et, j'ai pas mal de compétences en matière de médecine. Ce qui me permet généralement de me débrouiller un peu partout.”

Là non plus il n'invente rien. Mais ça devient un peu plus délicat. Si chez les Hybrids il est effectivement capable de venir à bout de presque toutes les maladies, possédant une connaissance quasi parfaite de toutes les plantes de la Sylva et des leurs propriétés curatives, ce n'est pas forcément valable à Urban City. D'autant plus qu'il a déjà eu l'occasion de voir que les médecins de ce continent ont des façons de faire qui n'ont strictement rien à voir avec ce à quoi il est habitué. D'ailleurs il aimerait beaucoup en apprendre plus sur leurs pratiques. Mais il n'est pas sans savoir que Nordkia n'est pas spécialement le meilleur endroit pour cela.

”Tu as toujours grandit ici ?”

Evidemment, Diyo n'est pas du genre à se contenter de répondre aux questions qui peuvent lui être posées. De façon générale il en pose même plus que ce à quoi il répond. D'autant plus quand son interlocuteur l'intrigue. Ce qui est précisément le cas actuellement. Mais il sait bien que cela pourrait paraitre déplacé de livrer spontanément toutes les interrogations qui lui tournent dans la tête actuellement.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé   Mer 27 Sep - 13:59


Nos plats avaient été amenés et été bien entamés lorsque je mettais décidé à relancer la conversation. Pas que le silence me dérangeait mais l’atmosphère était pesante. Il y a des silences qu’il ne faut pas rompre, et celui-ci n’en faisait pas partie. J’aurai pu trouver mieux comme sujet. C’est vrai. Malheureusement, rien n’était venu à mon esprit à ce moment-là. J’avais donc demandé à mon invité ce qu’il faisait lorsqu’il était dans la Sylva. Si mes souvenirs étaient exacts, chaque Hybrid avait une tâche, un rôle bien défini, qu’il devait accomplir. Sa réponse ne me satisfit pas vraiment. Elle était vague, et ne correspondait vraiment à ce à quoi je m’attendais. C’était comme si il avait répondu à la question « où as-tu vécu » … Ce n’était pas ça que je voulais savoir mais soit… Ce n’était pas comme si je souhaitais à tout prix tout connaitre de lui. A la base, je tentais juste de relancer la conversation. Il n’était pas resté très longtemps au même endroit. Et j’appris qu’il aimait bouger. Ce qui pouvait expliquer sa venue à Nordkia. Même si cela faisait une belle trotte. Il avait même été jusqu’à ajouter qu’il s’y connaissait en médecine.

- "C’est super cool ça ! J’y connais rien mais ça doit être vachement pratique de s’y connaitre là-dedans. Les méthodes d’ici doivent être différentes de par chez toi non ?"

J’ai dit que je voulais faire la conversation. Et visiblement, si Diyo me parlait de ça, c’est qu’il avait envie d’en discuter. Du moins, je le supposais. Je ne me rappelais pas être déjà tombé malade, que ce soit durant mon enfance, ou bien depuis mon arrivée sur le continent Ünik. Du coup, je n’avais aucune idée de comment était soigné les souffrants dans les deux camps. Toute information était bonne à prendre. Déjà pour ma culture personnelle. Mais surtout au vu de mon travail de l’ombre. En espérant qu’il soit loquace là-dessus.

Faut croire que j’avais été trop curieux. A son tour il me posa une question. Une de celle qui fâche. Ou presque. Avais-je toujours vécu ici. La réponse était bien évidemment que non. Enfin, ça ne l’était que pour moi. Il n’avait aucun moyen de le savoir. Si je voulais jouer au philosophe, je lui demanderais de voir quel était pour lui la définition du mot vivre. Était-ce juste être vivant ? Ou bien, était-ce plus subtile plus que ça ? En mon sens, j’ai commencé à vivre lorsque je suis arrivé à Nordkia. Les quatorze premières années de ma vie précédent cet évènement ne comptait pas vraiment. Bien sûr, je ne pouvais pas vraiment lui dire ça. Déjà que ça réveillait en moi des souvenirs pas très joyeux. Rien que l’idée de repenser à l’enfermement me faisait frissonner. Et pourtant. Même si je ne voulais pas y penser, les souvenirs dansaient devant mes yeux. Les voix et les rires de ma « famille » derrière la porte inlassablement fermée. La lumière du soleil qui filtre à peine des volets. La pénombre constante de la pièce. Le regard rempli de dégoût de ma mère lorsqu’elle apportait ma ration de survie. Oublies ça Kei. C’est du passé. Et maintenant tu es libre de tes actes. Ressasser ces moments me coupa l’appétit. Je repoussais mon plat qui était au trois quarts terminés. Je pris mon verre et en but une gorgée avant d’enfin répondre à sa question :

- "Non. Ça fait six ans environ que je suis à Nordkia. J’ai grandi dans le même coin que toi. C’est pour ça que tout à l’heure je te disais que moi aussi j’avais dû m’adapter. Je suis la preuve vivante que c’est possible. Faut juste tomber sur les bonnes personnes. C’est pour ça aussi que je dirais rien là-dessus."

Je n’entrerais pas plus dans le détail sur ma vie dans la Sylva. Ou du moins, je ne lui dirais certainement pas la vérité. A personne d’ailleurs. Je n’avais pas envie que les gens me prennent en pitié. Même si, avouons-le, personne ne ressentira ça pour un Paria. Au mieux, ils penseront que je l’aurai bien mérité. Et que je devrais même m’estimer heureux d’avoir vécu jusque-là. Je ne pouvais remercier que ma mère ne pas avoir eu le cran d’en finir avec moi. Je terminai mon verre avant de prendre la carafe d’eau et de me resservir. Si le verre de mon camarade est vide, je lui rendrais l’appareil en le remplissant à nouveau. Ce n’était que de l’eau. On pouvait se le permettre. Je jetai un œil à la pendule fixé au mur. Treize heures moins le quart. Il nous restait bien une trentaine de minutes avant de retourner à l’ouvrage. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire pour occuper ce temps…

- "Ca va, le plat te plait ?"

Plus banal, tu meurs… Je ne voulais pas lancer le sujet sur la Sylva. J’aurai trop l’impression de forcer le passage. Surtout que, je souhaitais que ce soit lui qui en parle. Pas moi. Je n’avais rien à en dire après tout. Ma connaissance du territoire Hybrid se limitait à la pièce sombre et à l’extérieur lorsque je filais en douce. Je n’avais jamais été très loin. Par contre, niveau coutume, je devrais m’en sortir si on en venait à ça. J’avais bien écouté aux portes pour en retenir l’essentiel.



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Diyo

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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé   Ven 29 Sep - 15:07

Kei paraît s’intéresser à ce que peut lui raconter Diyo. En apparence au moins, essayant d’embrayer sur les possibilités que lui tend l’Hybrid. Qui lui, n’a absolument aucune envie d’aborder sa propre histoire. On est mal barré… Déjà qu’en temps normal il n’aime pas ça, alors ici, et avec un parfait inconnu, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Même s’il pourrait effectivement fournir une réponse plutôt détaillée concernant ses connaissances en matière de médecine, qui n’a effectivement rien à voir selon le continent sur lequel on se trouve, il n’en a tout simplement pas envie. Il se contentera donc, comme bien trop souvent, du minimum syndical.

”En effet. Cela dit, en excluant les Quantiks nos corps fonctionnent tous de la même façon.”

Il faudra s’en satisfaire. Ses diverses rencontres lui ont effectivement permis de savoir que la médecine Hybrid fonctionne bien sur les Üniks, et que la leur fonctionne sur lui. Concernant les Parias il ne sait pas grand-chose, mais sachant de quelle union ils sont issus, la logique veut qu’ils ne soient pas fondamentalement différents.

La suite est beaucoup plus intéressante aux yeux du brun. Kei semble plutôt mal à l’aise face à la dernière question posée. Ou, juste mal peut-être. Difficile à dire avec précision, mais son silence en dit long sur la gêne qu’il peut ressentir. Ce qui n’était nullement voulu. D’ailleurs, Diyo ne s’attendait sûrement pas à une telle réponse ! *Dans le même coin que moi ? Il sait pourtant bien que je viens de la Sylva…* Même si sa théorie du Paria ne lui paraissait pas absurde il ne s’attendait clairement pas à rencontrer ici quelqu’un qui ait connu le territoire Hybrid. Ah moins qu’il ne soit réellement comme lui. Mais pourquoi avoir attendu tout ce temps pour lui dire alors ? Parce qu’il n’avait que des doutes ? *Et je n’ai jamais entendu parler d’Hybrids qui se seraient installés à Urban City.* En plus il se débrouille vraiment bien avec cet environnement purement Ünik. Aïe, ça commence à faire des nœuds dans sa tête. Ce qui lui a étrangement toujours beaucoup plu. C’est quand même bien plus stimulant qu’une simple histoire de… Plats.

Non, Diyo n’a pas la moindre intention de le laisser s’échapper de nouveau avec ces conversations bateau. Il a essayé de faire des efforts, mais là, ça va juste au delà de ses capacités. Il hoche simplement la tête à cette remarque plus que banale, entamant un peu plus son assiette qu’il avait presque oublié. Je vous l’ai dit, il a un rapport à la nourriture assez étrange. Pourtant, il a bien l’intention de terminer sa part. Après tout, il ne sait pas avec certitude quand est-ce qu’il pourra trouver de nouveau quelque chose à se mettre sous la dent.

”Qu’est-ce que tu penses des Hybrids ?”

Bim ! Une nouvelle petite bombe dont il a le secret jailli de ses lèvres alors qu’il finit juste une nouvelle bouchée. Certes, le volume sonore employé pour formuler sa question est relativement bas compte tenu du lieu dans lequel ils se trouvent. Pourtant, son regard parfaitement planté dans celui de Kei comme s’il voulait voir au delà, et son air sérieux – si tant est que la différence soit réellement visible avec l’aspect qu’il a à longueur de journée – ne laisse pas de doute sur l’assurance qu’il a à bafouer tous les codes de bienséance. Mettre son interlocuteur à l’aise, ça, ça n’a jamais fait partie de son champ de compétences. Et le peu de tagliatelles presque froides qui survivent encore dans son assiette lui sont de nouveau complètement sorties de l’esprit.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé   Dim 1 Oct - 13:10


J’avais d’abord demandé à mon camarade du jour ce qu’il avait l’habitude de faire lorsqu’il était dans la Sylva. Sa réponse était restée bien vague. Même si il avait laissé échapper qu’il s’y connaissait bien en médecine. Je n’avais aucune connaissance dans ce domaine, et de nature curieuse, j’avais tenté d’en apprendre plus. Notamment sur les différences de procédures entre les deux peuples. Diyo devait bien pouvoir me renseigner. Malheureusement, le résultat fut peu probant. Il confirma juste mes dires. Comme quoi il y avait effectivement des différences en matière de soin. En soulignant que nous fonctionnons tous pareils, sauf peut-être les Quantiks. Oui. D’accord… Mais encore ? Je voulais en savoir plus moi ! Visiblement, lui aussi. La conversation vira de bord avant même que j’ai eu le temps de dire ouf. Et ce, sur un sujet loin de m’emballer. Ma vie passée. Mon enfance surtout. Les mauvais souvenirs m’avaient coupés l’appétit et mon malaise n’avait pas du échapper à mon compagnon de table. Tant pis. Je ne pouvais pas camoufler ça. C’était trop lourd à porter pour garder un visage ou une attitude impassible en y repensant. Après un silence pour me remettre de mes émotions, je lui avais finalement répondu. Sans entrer dans les détails non plus. Six ans que j’étais à Nordkia. Enfance passée dans la Sylva. Et c’était tout.

J’avais tenté une parade en reprenant un sujet beaucoup plus banal. Si son plat était à son goût. Il avait hoché la tête positivement. Tant mieux. J’aurai au moins réussi ça aujourd’hui. Lui trouver un bon endroit pour se restaurer et reprendre des forces. Je repris une gorgée d’eau pendant qu’il portait une nouvelle fourchette dans sa bouche. Je faillis m’étouffer en entendant sa nouvelle question dite à voix basse. Qu’est-ce que je pensais des Hybrids ? Il voulait me tester. Ce n’était pas possible autrement ! Qu’est-ce qu’il voulait que je lui réponde ?! Voulait-il la version d’un Ünik ou celle d’un Hybrid ? Dans le premier cas, la réponse serait probablement qu’il s’agissait de fanatiques d’une Mère Nature qui n’existait que dans leur tête. Qu’ils n’étaient qu’une bande de sauvage, loin de leur norme de civilisation. Dans le second cas, le peuple formait une grande famille et par conséquent chacun considérait l’autre comme son frère ou sa sœur. Qu’ils aimaient et préservaient la nature qu’ils jugeaient comme précieuse. Quant à ma vision personnelle, elle était bien plus mitigée. Je n’avais pas côtoyé suffisamment d’Hybrid pour me faire une idée d’eux. Bien sûr, lors de mes escapades, j’avais eu l’occasion d’en observer certains en pleine action mais sans jamais ouvrir la discussion. Par contre, j’avais une meilleure vision des gens de Nordkia. C’était des travailleurs acharnés pour la plupart. Levés tôt, couchés tard, leurs journées étaient bien remplies. C’était des bons vivants qui aimaient leur vie. Bien que celle-ci était loin d’être rose tous les jours. Comment j’allais bien pouvoir le répondre ?

"J’en pense qu’ils ne sont pas bien différents des Üniks. Leurs manières de fonctionner sont différentes mais leur but est le même. Vivre le mieux possible toute en respectant les valeurs qu’ils ont apprises. Enfin. C’est ce que je pense après avoir pu vivre aux côtés des deux peuples. J’te retourne la question. Et toi alors ? De ce que tu en as vu, t’en penses quoi des Üniks ?"

Et voilà c’était sorti… A demi voix. Espérons que ça ne soit pas mal interprété et que Diyo ne soit pas un de ces fanatiques pro « faut éliminer tous ceux qui sont contre Mère Nature ». Autrement, je le voyais déjà me sauter dessus pour avoir osé dire que sa race était similaire à celle de son pire ennemi. Même si je doutais que ce soit son cas. Autrement, il n’aurait pas mis les pieds dans cette ville. A moins, qu’il ne veuille attaquer de l’intérieur. Non. Impossible. Il n’avait pas le profil pour le job. Et de toute façon, dans un cas comme dans l’autre, je m’en fichais. La guéguerre entre les deux peuples ne me concernait absolument pas. Je n’avais pas non plus l’intention d’y prendre part. A quoi bon ? Que j’aide un camp ou l’autre, s’il venait à découvrir ce que je suis, ils n’hésiteraient pas à retourner leur arme contre moi. Autant continuer à vivre ma petite routine comme je l’entends. Avec comme seul mot d’ordre : ma survie. Le cuistot s’approchait de notre table pour demander si nous avions besoin de quelque chose et si tous se passait bien. Ça pourrait aller mieux si l’Hybrid arrêtait de me poser ce genre de question !

- "Tiens ? Tu termines pas ton assiette aujourd’hui ? Tu l’embarques ?"

- "Ouais, j’vais emporter le reste. J’aurai pas du boire autant hier, la gueule de bois doit me couper un peu l’appétit."

Le vieil homme embarqua mon assiette pour me l’emballer. Je jetai un œil à la pendule. L’heure de retourner bosser approchait. Tant mieux. Cela permettrait d’éviter sur ce genre de sujet de conversation. Avec toutes les personnes en train de travailler, on va éviter de discuter du peuple de la forêt. Je n’avais aucune intention de me faire des ennemis là-bas. J’attendis que le vieux revienne avec mon bagage avant de me lever.

- "On y va ? Si j’arrive encore en retard aujourd’hui, le chef va encore me tomber dessus et j’m’en priverai bien."

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Diyo

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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé   Jeu 5 Oct - 21:56

Si le manque de finesse de Diyo dans sa façon de poser les questions n’en plus à prouver, il faut avouer que cela n’est reste pas moins redoutablement efficace. Quand son interlocuteur ne se contente pas de lui balancer ce qu’il a sous la main à la figure et de simplement se barrer sans rien ajouter. Si ce n’est quelques insultes tout au plus. A son plus grand bonheur Kei n’a pas l’air de faire partie de ces personnes. Ou bien n’a-t-il tout simplement pas franchement d’autre choix vu qu’ils vont encore devoir passer l’après-midi ensemble…

Quoi qu’il en soit, il finit par répondre. Et ce qu’il accepte de lui dire est des plus intéressants. Ainsi, il n’est pas le seul à penser que les différences sont si faibles ? Evidemment, chaque peuple a évolué différemment, notamment en raison de leur habitat qui lui n’est clairement pas le même. Mais il n’y a aucun doute possible sur le fait qu’ils aient des ancêtres communs. *Si je ne suis pas le seul à penser ça alors pourquoi le résultat doit-il être si sanglant ?* Sans doute parce qu’ils sont relativement peu nombreux à oser s’aventurer en ”territoire ennemi”. Ce qui est compréhensible. Ce n’est pas comme si l’accueil qu'il reçoit est des plus chaleureux. Même s’il sait que les Hybrids ne sont pas plus amicaux avec les Üniks qui franchissent l’orée de la forêt.

Comme il fallait s’y attendre, Kei lui pose exactement la même question. Et pour tout dire, Diyo se retrouve bien embêté pour savoir quoi répondre. Non pas qu’il ne veuille trop en dire, il a déjà fait une croix sur sa couverture, seulement son jugement n’est pas totalement abouti. Et beaucoup de doutes subsistent dans son esprit. Il a vécu des choses tellement contradictoires depuis qu’il a mis les pieds à Urban City que la synthèse de tous ces événements pour une conclusion parfaitement objective est encore difficile. Mais par simple notion de respect, il entreprend tout de même de lui livrer l’état actuel de ses réflexions. Après avoir pris la peine de terminer les trois pates complètement froides qui résidaient toujours dans son assiette.

”J’ai beaucoup de mal à comprendre pourquoi… Ils acceptent une telle différence de traitement. Entre ici et Anathorey j’veux dire.”

Une légère hésitation, ne sachant toujours pas dans quelle catégorie placer Kei. S’il doit ou non l’inclure aux Üniks. A priori non, il n’y aurait aucune raison pour qu’il ait grandit dans la Sylva si ça avait été le cas. Mais pour tout dire, ce n’est plus ce qui l’intéresse le plus actuellement. Il a eu la confirmation qu’il n’est pas comme tous ceux qu’il croise à Nordkia et c’est déjà pas mal. Et puis, visiblement il n’est pas prêt à lui en dire plus, alors autant s’en contenter.

”Cela dit, cette différence est parfaitement assumée ici. Ce qui n'est pas le cas dans dans la Sylva où on nous fait croire à une égalité parfaite. Qui n’est valable que pour ceux qui sont normaux.”

Il fait référence à son statut d’orphelin qu’il a toujours bien du mal à accepter. Les détails matériels il n’en a jamais rien eu à faire, mais les différences de traitement, ça lui a toujours donné envie de vomir. Il a lui-même pu l’expérimenter lorsqu’il a commencé à être reconnu en tant qu’apothicaire. Alors que la plupart des Hybrids le regardaient d’un œil bizarre lorsqu’ils le voyaient débarquer, il ne lui suffisait qu’à faire la démonstration de ses compétences pour voir toutes les portes s’ouvrir prêtes à lui proposer un toit et un repas chaud. Alors que pour lui, la logique voudrait que ce soit l’inverse. Les plus faibles devraient être les plus aidés.

”Enfin, dans les deux cas on est suffisamment stupides pour s’entretuer sans raison valable.”

Alors qu’il finit sa phrase, il aperçoit le gérant s’approcher d’eux. Et proposer à Kei de lui emballer ce qu’il n’a pas terminé. Puis le jeune mécano annonce l’heure de s’y remettre. Eh bien, pourquoi pas, après tout Diyo est plutôt satisfait de cette pause déjeuner. Non seulement il a réussi à en apprendre bien plus qu’espéré sur son compagnon du jour qui est hautement intrigant, mais en plus ces tagliatelles sont une sacrée bonne découverte !  

L’Hybrid se lève donc à son tour, remercie poliment l’homme qui leur a assuré le repas, enfonce ses mains dans les poches du pantalon de travail qui lui a été fournit le matin en arrivant, et traverse la rue toujours aussi bondée. La plupart des personnes ont l’air pressé. Ne voulant pas attirer davantage d’ennuis à Kei, le brun ne traine pas non plus, de sorte à revenir au plus vite sur leur lieu de travail. *Pfff, je sais pas comment ils font pour faire ça tous les jours…* Ah ça, on ne peut pas dire qu’il ait eut l’éducation d’un docker, et sa soif de liberté n’est clairement pas conciliable avec ce rythme de vie. L’intégration est assez mal barrée… Heureusement, il n’a pas non plus l’intention de passer le restant de ses jours dans cet endroit.

Mais pour l’instant ils ont un autre problème sur les bras. En effet, à peine entrés dans le batiment, Diyo prêt à mettre le peu de bonne volonté qui lui reste à tenter de faire au mieux ce qu’on lui demanderait de faire, que le boss arrive dans leur direction d’un pas lourd et déterminé. C’est à peine si on ne verrait pas de la fumée sortir de ses narines à chaque expiration. Le Phytös jette un rapide coup d’œil derrière lui, comme s’il s’attendait à ce que la cible du taureau lancé à vive allure se trouve dans son dos. Evidemment, ce serait trop simple. Et il n’attend pas d’être à la hauteur des deux travailleurs pour baver sa mauvaise humeur.

”Je croyais pourtant vous avoir demandé de nettoyer cet endroit ! Et qu’est-ce que je vois ?! Une vraie porcherie !! Ce n’est pourtant pas bien compliqué !!”

Il faut bien avouer que le hangar n’est pas reluisant. Mais honnêtement, ce n’est pas bien pire que ce qu’il a vu en arrivant le matin. Non, cet homme devait juste avoir passé une mauvaise nuit et a besoin de déchainer sa colère sur quelqu’un. Manque de bol il a l’air de vouloir s’acharner sur les mêmes individus. Après avoir lancé un rapide regard en biais en direction de Kei, Diyo hausse négligemment les épaules et répond le plus innocemment du monde.

”Bah, ça n’aurait de toute façon pas changé grand-chose. Vous feriez mieux de vous occuper de ce genre de tache le soir une fois que tout le monde est parti.”

Sans doute aurait-il mieux fait de se contenter de ce qu’il maitrise. A savoir garder le silence. Et laisser le soin à Kei de désamorcer la bombe ambulante. En effet, les yeux du directeur qui s’agrandissent pour laisser voir deux billes parfaitement rondes, sa mâchoire qui semble se crisper suffisamment pour s’éclater une dent, et ses poings qui se resserrent dangereusement ne sont pas ce que l’on pourrait appeler communément bon signe.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé   Mar 10 Oct - 13:50


Après avoir eu du mal à répondre à sa question quant à ma vision de son peuple, je lui avais retourné l’appareil en lui demandant ce qu’il pensait des Üniks. Pour lui aussi, les mots eurent du mal à sortir. En même temps, ce n’était pas un sujet facile. Encore moins lorsque l’on était en territoire ennemi comme c’était le cas de Diyo. Il avait néanmoins répondu. Il avait du mal à comprendre comment les dockers faisaient pour accepter la différence de traitement entre Nordkia et Anathorey. Je n’avais jamais mis les pieds dans la ville haute depuis mon arrivée à Urban City. Je n’avais donc eu que des échos, des rumeurs et autres messes basses sur ces discriminations. Et personnellement, je n’avais pas vraiment envie d’aller côtoyer les bourgeois. J’avais déjà eu du mal à m’intégrer parmi les dockers, aucune chance que j’y parvienne parmi les gens de la haute. Néanmoins, les Üniks s’étaient habitués à ces différences et ils s’en accommodaient plutôt bien. Ils vivaient tout simplement avec. Par contre, ce que Diyo avait fini par ajouter attira ma curiosité. Dans la Sylva, l’égalité parfaite était prônée mais seulement en apparence. D’après lui, seuls les gens « normaux » pouvaient en profiter. Qu’entendait-il donc par normaux ? Les Hybrids pures souches ? Ceux ayant trouvé leur voie ? Je ne comprenais pas vraiment. Et ce n’était pas le moment de poser mes questions. Du coin de l’œil, je vois le cuistot se ramenait alors que Diyo terminait sa phrase. Bien que semblables, cela ne les empêchait pas de s’entretuer.

- "C’est pas faux…"

Cette phrase était sortie de mes lèvres malgré moi. Je n’avais pas su la retenir. Elle était partie toute seule. Je la pensais pourtant. Les différences entre les deux peuples étaient minimes mais personnes ne se donnaient la peine de les constater. Un Ünik ne ferait pas l’effort de d’essayer de comprendre un Hybrid. Et l’inverse se vérifiait également. Du coup les conflits étaient fréquents, leur origine étant très souvent, pour ne pas dire à chaque fois, des broutilles. La manière de penser n’aidait pas non plus à la réconciliation. Un être de la forêt n’avait pas sa place à Nordkia. S’il venait à être découvert, il aurait la chance de rejoindre les esprits. Peut-être que si les deux peuples avaient un ennemi commun à abattre, un terrain d’entente pouvait être trouvé. Et encore… Les parias n’étaient-ils pas ce qu’ils voulaient voir disparaitre d’un côté comme de l’autre ? Heureusement que l’on parvenait à se fondre dans la masse. Enfin. Le restaurateur arriva à notre hauteur et me demanda si je voulais qu’il me fasse un paquet avec les restes de mon plat que je n’avais pas su terminé. J’attendis qu’il revienne pour annoncer qu’il était l’heure de retourner au hangar. J’avais payé le vieil homme puis l’avait salué en lui disant à la prochaine, avant de sortir, Diyo sur mes talons.

Il y avait peu de monde dans l’allée qui menait au restaurant que l’on venait de quitter. Par contre, c’était tout l’inverse dans la rue principale. C’était à peine si on parvenait à se frayer un chemin à travers la foule. Comme d’habitude. Les dockers se hâtaient de retourner au travail. Tout comme nous. Je zigzaguais entre les passants en marchant d’un pas pressé. J’étais déjà arrivé en retard ce matin, je n’avais pas l’intention de réitérer ! Surtout que le patron m’avait dans le collimateur. Diyo devait suivre derrière. Probablement. Je ne jetais pas de regard par-dessus mon épaule pour vérifier si c’était bien le cas. Nous arrivâmes au hangar avant l’heure de la reprise. Le boss ne pourrait pas m’accuser d’être en retard pour cette fois ! Pourtant, vu l’allure à laquelle il s’approchait de nous et la tête de déterré qu’il faisait, quelque chose nous était reproché. J’avais bien remarqué le petit coup d’œil en arrière de mon apprenti. Quelque fois que la colère du chef ne nous serait pas destiné. Tu parles ! Il en avait qu’après nous !

Il nous reprochait très clairement de ne pas avoir nettoyer cet endroit. Ok, le hangar n’était pas très propre. C’était un fait. Mais ce n’était pas à nous deux, sur une heure de temps que l’on allait le faire briller du sol au plafond ! Nous n’étions pas des fées du logis et encore moins des magiciens. Quoique, peut être que Diyo l’était un peu avec son Don. Et encore. Ce n’était même pas sûr. Le brun me jeta un coup d’œil avant d’hausser les épaules et de répondre. J’aurai peut-être dû l’en empêcher… Même si, l’Hybrid avait entièrement raison. Que nous aurions fait le ménage ou pas, l’endroit serait toujours aussi crasseux. Les yeux de l’homme en face de nous s’agrandirent. Sa mâchoire se crispa et ses poings se serrèrent. La cocote minute qu’était devenue le chef semblait être sur le point d’exploser d’une seconde à l’autre. Allez Kei, va soulever le couvercle. Je soupirais. Trouver les bons mots pour calmer ce type. Ça n’allait pas être facile. Il ne m’appréciait pas. Et moi non plus. C’était couru d’avance. Quoique je dise à cet instant précis, je n’aurai pas à revenir le lendemain. Je pris une profonde inspiration avant d’ouvrir la bouche :

- "Nous avons ramassé les écrous et autres boulons qui trainaient comme vous l’aviez demandé. J’ai pensé que nous avions fait notre partie du job alors nous sommes partis manger. On va s’y remettre tout de suite."

Sur ma dernière phrase, je m’étais avancé vers lui pour le dépasser et retourner effectivement au boulot. Je n’aurai pas du. J’aurai dû rester à ma place. A côté de Diyo et attendre que sa colère s’apaise. Je ne sais comment il avait interprété mes mots mais ça ne lui avait pas plus du tout. Tout ce que je reçus fut son poing en plein dans ma joue gauche. Je reculais de quelques pas, sans poser un genou à terre. Non, je ne lui ferais pas ce plaisir. J’essuyais ma lèvre d’un revers de main alors qu’il gueulait :

- "T’as pensé ?! Tu te fiches d’la gueule de qui là ?! T’arrives en retard c’matin, tu glandes rien d’la matinée et Monsieur se permet d’aller manger en laissant cet endroit dans sa crasse ! Mais qui m’a foutu une bande de bons à rien pareil ?!"

Les autres ouvriers qui revenaient de leur pause déjeuner commençaient à se rassembler autour de nous. Forcément. Entre l’autre qui beuglait comme un mouton que l’on égorgerait, l’atmosphère pesante et le beau bleu sur ma joue. Il en fallait peu pour devenir le centre de l’attention. Les messes basses parvenaient déjà à mes oreilles. Mais je m’en fichais. C’était déjà plié. Je ne reviendrais pas ici pour plusieurs raisons. Je ne pouvais pas saquer l’homme en face de moi, et la réciproque était vrai. Je n’appréciais pas que l’on me traite de bon à rien alors que rien ne le justifie. Et pis, je pourrais trouver mieux. Enfin. Moins pire qu’ici n’était pas bien compliqué. Dès lors, il n’était pas étonnant que ma courtoisie se soit envolée :

- "C’est vous. Vous êtes le patron, c’est vous qui nous avez engagé. VOUS avez choisi des tirs au flancs et des bons à rien."

- "Espèce de !"

Un nouveau coup se dirigea vers moi. Pas deux fois la même chose. Je l’évitai cette fois en me décalant d’un pouce. Le vieux trébucha et se retrouva le nez dans la poussière du sol. Les éclats de rires de l’assemblée se firent entendre alors que je peinais à cacher mon sourire. Bien fait pour lui. On ne pourrait pas dire qu’il ne l’avait pas cherché. Le brouhaha se stoppa net lorsqu’il releva la tête avec un regard noir. Aussi noir que la suie. Et que, s’il pouvait tuer, aurait déjà descendu tout le monde ici présent.

- "Retournez bosser ! Et vous deux, déguerpissez d’ma vue. J’veux pu vous revoir ici c’est clair ?! Hep ! Où vous allez comme ça vous ?! Z’avez pas entendu c’que j’viens d’vous dire ?!"

- "On va récupérer nos affaires. Et rassurez-vous, on se casse après ! Et avec grand plaisir !"

La foule avait disparu pendant que nous nous dirigions vers les vestiaires. J’étais sûr que Diyo avait des trucs à récupérer. Et moi aussi. Pas question de lui faire gagner de quoique ce soit ! Le patron nous guettait de loin. Pour vérifier que nous n’allions rien prendre de plus que nos affaires. Zéro niveau confiance. Arrivés à destination, je me changeai pour revêtir mes habits de ville. Un jean et un t-shirt couvert de tâches d’huiles. Je récupérai le peu d’élément présents dans mon cassier avant de repartir dans l’autre sens, vers la porte d’entrée. Une fois à l’extérieur, je me tournai vers l’Hybrid :

- "Désolé Diyo. Ta journée ici a été raccourci. Fais attention sur qui tu tombes la prochaine fois. Et bonne chance pour trouver tes réponses."

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Diyo

Originaire depuis le : 02/11/2016
Récits contés : 144

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Âge : 22
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Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé   Ven 13 Oct - 11:35

On va s’y remettre tout de suite ? Comment ça ? Nan vraiment, Diyo n’a pas la moindre envie de faire le ménage. Déjà que la mécanique ne le passionne pas vraiment, mais au moins il peut voir de nouvelles choses. Mais nettoyer tout ce bordel… Ouais, il n’est pas habitué à avoir un patron, et faire gentiment ce qu’on lui demande, ce n’est pas non plus dans sa nature. Même si la crainte de ce mec lui a fait tenir la matinée, il n’est pas contre improviser un nouveau plan de survie une fois qu’il aura simplement quitté cet endroit sans qu’on ne lui en a donné l’autorisation…

Mais il faut croire que la poisse en a eu marre de sa tronche à cet instant précis, puisque l’intervention de Kei va précipiter les événements de façon plutôt favorable. A l’Hybrid j’entends, parce que pour l’employé qu’est le jeune mécano, les mots qui vont suivre ne sont pas forcément au top quand on a besoin de revenus.  

Pas que les mots d’ailleurs. Non seulement le big boss a une sale tronche, mais en plus il n’hésite pas à abuser de son impressionnante carrure. Même si les muscles ne doivent pas occuper la plus grande partie de sa masse corporelle, il n’empêche que Kei a l’air bien gringalet à côté. Alors voir ce poing filer en direction du visage du jeune homme n’est pas bon signe. Mais il ne broncha pas. Il semble avoir des comptes à rendre avec ce mec. D’ailleurs le ton monte très vite, attirant inévitablement tous les regards alentours. Et laissant Diyo bien embêté par ce spectacle.

Si en temps normal l’Hybrid ne serait sans doute pas resté bien sagement à sa place, il a vite compris le sens de ce mot qu’est l’honneur à Nordkia. Et dans ce genre de milieu, entouré d’hommes qui doivent avoir une montée de testostérone à la vue d’une baston, il ne vaut mieux pas intervenir. Heureusement, Kei s’en sort très bien. Même si l’issue n’est pas la meilleure qui soit. A l’exception de la scène où monsieur tout puissant s’étale à la vue de tous évidemment.

L’avantage, c’est qu’avec tout ça il a pour instruction de quitter les lieux. Et s’il en était capable, sans doute un large sourire aurait trôné sur le visage du brun. Pas besoin de finir la journée ! Ni même d’échafauder un plan pour ne pas avoir à remettre les pieds dans le hangar les jours suivants ! Finalement, tout se déroule plutôt bien ! Il n’ose pourtant pas dire quoi que ce soit, et se contente d’aller récupérer les affaires qu’il avait dû déposer en arrivant le matin. En commençant par ses fringues. *Dommage, ce costume était plutôt efficace pour passer inaperçu* Il trouvera bien un moyen de se procurer ce genre de tenue plus tard. Il attrape ensuite le sac qu’il se trimballe partout, qui contient le peu d’affaires personnelles qu’il possède, et sort à son tour du hangar. Et Kei qui s’excuse de la tournure des événements. S’il savait comme ça l’arrange.

”Merci.”

Il ne sait pas vraiment quoi ajouter. En fait, il se sent un peu mal pour son partenaire du jour. Et il ne peut s’empêcher de se sentir partiellement responsable. Totalement serait surement plus juste. Sans doute que s’il n’avait pas été là Kei aurait passé une journée aussi banale que toutes les autres qu’il a dû passer dans ce lieu. En même temps, il y a quelque chose lui dit qu’il n’avait rien à faire dans ce genre d’endroit. Non, il n’arrive toujours pas à se faire à l’idée que tout le monde n’a pas la chance de mener le même train de vie que lui, à être maitre de ses choix à tout moment.

”J’suis sûr que tu t’en sortiras bien mieux ailleurs.”

Sur ces paroles les deux hommes se quittent donc, chacun partant d’un côté. Diyo n’a pas la moindre idée de quelle sera la suite de ses aventures. Peut-être ferait-il mieux de quitter Nordkia quelques temps, que toute cette histoire soit oubliée. Mais il n’en a pas vraiment envie non plus. Il a sans doute encore bien des choses à apprendre de cet endroit. *En faisant attention ça devrait bien se passer.* Bien sûr… Encore cet optimisme à toute épreuve qui n’augure rien de bon pour la suite.

--- Fin ---
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Manuel de mécanique pour les nuls [Pv Diyo] - Terminé

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