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Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)

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Petite pinocchio (Anya P.)


RPG
Âge : 22
Groupe: Docker
Inventaire: Du matériel à marionnettes, des fils et l'aiguille

MessageSujet: Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)   Ven 9 Juin - 3:28



Les Enfants du Désert






Cliquetis,Cliquetis, cliquetis….

Un chariot de métal avançait péniblement dans les sables chauds du no man’s land. Des animaux étranges dont leur peau n’était qu’une armure argentée, tiraient le chariot en le maintenant en équilibre autant que possible. Les nombreuses dunes et creux de la sidhe étaient des obstacles à la bonne avancée des voyageurs. Mais si les secousses étaient supportables, la chaleur écrasante et la lumière crue saisissaient les pauvres passagers, qui soupiraient sans cesse en s’aspergeant d’eau. La conductrice extirpa sa main de sa grande cape pour crier à l’arrêt. Aussitôt les étranges bestiaux argentés se cabrèrent. Le chariot s’immobilisa complètement et une troupe enfouis eux aussi sous de grandes capes se regroupèrent devant de curieux tas noirs.

-C’est là dit la conductrice d’une voix cassée. Dix de plus qu’hier… ses mains tannées remuèrent une dune non loin du chariot. Un petit corps enseveli à moitié desséché était recroquevillé sur lui-même. Voyez… un Unik. Creusez ici et là vous en trouverez pleins d’autres. Pas tous en état…

Un des hommes du chariot commença à examiner les multiples corps d’enfants ensevelis dans le désert. Certains avaient un aspect à peine soutenable. L’homme à la peau de lait affichait un visage crispé et soucieux, suant à grosses gouttes au-dessus des cadavres. Cette chaleur pour un Unik comme lui, c’était difficilement supportable.

-Mais qu’est-ce qu’il y a bien pu se passer ici ? Pourquoi tant d’enfants morts ? Vous qui voyagez par içi, depuis combien de temps avez-vous remarqué ça ? « Deux, trois semaines tremblota la voix de la conductrice mais je n’ai rien vu de spécial. Ces corps, ces tombes, elles sont apparues comme ça, sans raison ! » L’homme et ses assistants capés se dispersèrent pour fouiller et tâter les corps. Ils grattaient, toquaient, touchaient, prenaient des morceaux de vêtements et de peau de chacun.

Moi, cachée dans une caisse du chariot, je les observais, entre fascination et dégoût. Traînant comme à mon habitude dans les docks à la recherche d’argent, j’avais, au cours des semaines, appris la discrétion et l'art de se fondre dans la foule. Mes marionnettes m’aidaient à glaner des informations, sans que personne ne me vienne me chercher des noises. ce qui était bien agréable. Depuis quelques semaines, justement, je sentais une angoisse grandissante parmi les ouvriers. Des enfants qui disparaissaient, de toutes conditions et de toutes races. Des hybrid dans le désert ! Certains n’en étaient pas fâchés, des enfants de ces sales sauvages en moins ! Mais les annonces des disparitions ne cessaient de faire gonfler des rumeurs, surtout dans les docks où les gens étaient très superstitieux. Certains étaient persuadés qu’il y avait une sorte de femme qui détestait les enfants, et les attiraient dans leurs filets, d’autres pensaient à un monstre venu de la sylva, d’autres se persuadaient que c’était une vengeance des sauvages. Personne ne trouvait d’explications, et les gens qui osaient sortir dans le désert  finissaient par ne plus dormir, envahis par des psychoses. Qui sait si les enfants ne suffisaient pas ? Et si cela pénétrait la ville ? Tous étaient en danger !

C’est par cet espionnage que je tombai sur la jeune conductrice discutant avec des scientifiques. Elle se rongeait les ongles en tripotant ses cheveux. Les scientifiques, enfin je supposai que c’en étaient, vu qu’ils étaient vêtus de blouses blanches, l’écoutaient à la fois inquiets et surexcités. Ils étaient engagés dans une discussion animée et je ne pus saisir que la fin. En échange d’une grande somme d’argent, ils avaient incités la jeune femme de les conduire jusqu’aux cadavres. Intriguée , je compris très vite de quoi il s'agissait, et décidait de m’infiltrer discrètement. Et me voilà içi. Les blouses blanches ne cachaient pas la joie de leur découverte. Je souffrais d'observer ces petits corps tous desséchés être remués sans ménagement dans le sable. même de loin, ils paraissaient si jeunes... est ce qu'ils avaient soufferts? ils avaient à peine vécus... Ma tristesse envahissante failli me trahir. Perdue dans mes pensées, je n'avais pas vu qu'ils en avAient fini. Les voyant revenir, je me précipitais pour regagner ma caisse. Le convoi repartit, et je serrai les dents à chaque secousse. Surtout pas de bruit.

-Quelle chaleur.. . Je  cuits. Si je ne retrouve pas mon laboratoire, je vais finir par faire un malaise… queqlu’un murmura quelque chose Je ne sais pas … Il me faudra du temps pour analyser tout ça. La voix devient plus fragile, comme sous le coup d’une émotion: moi qui croyait les rumeurs fausses…. Mais ces enfants ne sont pas morts de chaud, ils comme été …. Traumatisés physiquement… torturés peut-être? Je ne m’avance pas trop. Sa voix si troublée reprit un ton ferme et clinicien. Le chariot cliqueta en silence jusqu’à ce que la conductrice annonce l’arrivée aux docks. Cette histoire semblait vraiment un mystère. J’aimais ça. Mais il me fallait maintenant un compagnon de route. J’étais encore fragile. Et le désert m’allait moi aussi être pénible.

Stoppé en plein milieu des docks, le chariot immobilisé, la conductrice s’adressa au scientifique : Je ne vous l’ai pas dit mais… Ils ne seraient pas tous morts. Il y aurait des survivants… Dans les sables.
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MessageSujet: Re: Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)   Sam 10 Juin - 18:22


Le soleil était haut dans le ciel. Je relevai la tête vers l’astre en plissant les yeux. Je n’avais pas l’impression qu’il avait beaucoup bougé depuis mon départ de Nordkia. Il était tellement éblouissant que je reportais mon attention sur ce qu’il y avait devant moi. Du sable. Des rochers. Des cailloux. Divers insectes qui s’enfuient à chacun de mes pas. Il faisait chaud. Très chaud. Et ce n’était même pas la peine d’espérer d’avoir un peu d’ombre. Rien aux alentours n’aurait pu me rafraichir ou me permettre de me reposer un peu. Tout n’était que désert. Aride. Chaud. Et calme. Aucun bruit ne parvenait à mes oreilles pourtant sensibles. A l’exception peut-être de la très fine brise qui soulevait parfois quelques grains de sable. Je poursuivais ma route en marchant lentement. Je n’avais pas de destination précise mais un but. Enfin deux, dans une moindre mesure.

La veille, un individu d’Anathorey avait sollicité mes services pour une mission. Plusieurs de ses clients souhaitaient goûter les œufs de faucheurs blancs qui établissaient leur nid dans le No Man’s Land. Ce n’était pas vraiment le genre de boulot que j’avais l’habitude de faire mais la rémunération étant plus qu’intéressante, j’avais accepté sans trop me faire prier. Surtout que la mission ne semblait pas vraiment périlleuse. Certes, ces bestioles étaient féroces et agressives mais les œufs n’étaient pas gardés puisque les petits devaient savoir retourner au nid du groupe par leur propre moyen. Il suffisait donc juste de trouver ces petites balles rondes et blanches dont la couleur tranchait avec la couleur jaune-orangée des dunes. Enfin, ça, c’était la théorie. La théorie était un peu différente. Je cuisais littéralement sur place. Chaque pas me demandait un effort supplémentaire et me donnait encore plus chaud. J’étais certain que la capuche de ma cape visée sur ma tête était brûlante malgré sa couleur claire. J’aimerai tellement vite trouver ces fichus œufs, rentrer et prendre une bonne douche glacée pour me refroidir. Je comprenais mieux pourquoi tous ceux qui prenaient cette direction cherchaient à utiliser un chariot. Mais je faisais partie des gens pauvres. Sans le sous. Et donc sans possibilité de me payer ce luxe. Et pis, en chariot, trouver ces œufs relèverait de l’impossible, sauf si quelqu’un connaissait déjà l’emplacement des nids. Ce dont je doutais fortement.

Finalement après de longues heures a erré dans ce satané désert, je finis par trouver l’objet de ma convoitise. Quelque chose avait brillé au loin dans mon champ de vision et je m’étais rapidement dirigé vers cette lumière. Bien sûr, un malheur n’arrivant jamais seul, j’étais tombé dans le trou super profond que ces sales bestioles avaient creusé pour pondre leurs œufs. Je soupirais. Voyons le bon côté, je ne m’étais pas fait mal et j’avais atteint mon but. Je n’avais plus qu’à embarquer les œufs et à rentrer au frais. J’en mis quatre dans mon sac à dos avant d’entreprendre la remontée du cratère. Il me fallut de longues minutes pour arriver au sommet et reprendre ma route vers Nordkia.

Néanmoins, quelque chose m’interpella sur le trajet et me fit dévier de ma trajectoire initiale. Une nuée de corbeaux funestes tournait dans les airs depuis plusieurs minutes. Je savais qu’il s’agissait de charognards et que ce comportement indiquait qu’il avait trouvé leur proie du jour. Curieux, j’avais fini par m’approcher lentement de leur repas. Je regrettai très vite ma curiosité. J’eus du mal à retenir le haut le cœur qui me frappa de plein fouet. Le dîner de ces bestiaux n’était autre que le cadavre d’un gamin dont émanait une odeur putride. Il ne devait pas être là depuis longtemps, autrement les corbeaux l’auraient déjà déchiqueté mais avec la chaleur la décomposition était plus rapide…  La rumeur qui circulait dans la ville basse était donc fondée. J’aurai préféré que ce ne soit qu’une simple rumeur propagée pour faire peur aux enfants un peu trop turbulents ou désobéissants ! Sur cette idée, je repris ma route malgré mon sentiment de malaise.

De retour à Nordkia, j’avais rapidement été apporté l’objet de mission à mon commanditaire et recevoir mon dû avant de rentrer chez moi pour me rafraîchir. Placardé dans les rues, des affiches indiquaient que des parents recherchaient leurs enfants. C’est vrai que depuis plusieurs semaines, des rumeurs circulaient parmi les dockers. Des enfants disparaissaient du jour au lendemain sans laisser trace de vie. D’après eux, toutes les races étaient touchées. Autant les Hybrids que les Üniks. Je ne parlais même des gens comme moi. Un enfant de cette race qui disparaissait c’était le signe que Mère Nature faisait bien son travail et avait puni l’hérésie. Du moins, c’était le genre de discours que pouvait tenir les deux races principales. Et j’étais certain que les Üniks pensaient la même chose de la disparition de bambins Hybrids. La réciproque étant vrai également. Ce que j’avais vu dans le désert en rentrant ne faisait que confirmer cette hypothèse. Quelqu’un était-il au courant que ce n’était pas qu’une histoire à dormir debout ? Quelqu’un était-il déjà en train d’agir pour empêcher cela d’arriver ? A en juger par l’air grave et inquiet sur le visage des dockers, la réponse était probablement négative. Ce ne serait pas non plus les chevaliers qui allaient faire quelque chose pour aider le petit peuple à résoudre ce mystère. Nous ne pouvions que nous reposer sur nous-même. La loi du chacun pour soi. Je pourrais oublier ce que j’avais vu mais cela était impossible. Pas tant que je n’aurai pas trouvé pourquoi des enfants disparaissent et meurent ainsi loin de leur aînés. Cependant, seul je ne parviendrai à rien. Surtout avec la chaleur du désert. Mené une expédition ? Cela pourrait être une idée mais cela attirerait un peu trop l’attention sur moi et je n’avais pas envie que l’on découvre mon petit secret…  Une voix attira mon attention :

- « Nous devons retrouver nos enfants ! C’est de notre devoir de les ramener à la maison. Formons plusieurs groupes et partons à leur recherche ! Nous finirons bien par les récupérer ! »

Aux yeux des autres dockers, l’homme qui parlait ressemblait à n’importe quel crieur qui cherchait à vendre sa marchandise à tout prix. Les habitants craignent les choses qu’ils ne connaissent ou ne comprennent pas et ne vont surement pas s’aventurer sur un terrain sur lequel ils ne sont même pas certains d’avoir une réponse. Une jeune femme se démarqua un peu du restant de la foule. Elle semblait intéressée par ce que contait l’orateur du dimanche. Croyait-elle aux rumeurs ? Et à ce qu’il racontait ? Je soupirai. Cela va-t-il le coup de se faire remarquer en disant être partant pour cette expédition ?

- « Alors qui est avec moi ? Personne n’a envie de savoir ce qui est vraiment arrivé ? »

Il était parfois préférable de faire cavalier seul. Ne dit-on pas qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné ? Alors pourquoi mon corps trahissait-il mes pensées ? Sans même m’en rendre compte, ma main s’était levée. Me portant ainsi volontaire pour cette expédition qui allait me mener je ne savais où…

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Petite pinocchio (Anya P.)


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MessageSujet: Re: Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)   Ven 16 Juin - 3:02

"Sale mioche ! tu nous espionnais hein ?"


Je ne voyais plus rien. Mes cheveux me fouettaient le visage et j’étais ballottée violemment. Le vieillard me tenait fermement le bras et me secouait avec rage. J’essayai de crier et de me dégager, mais impossible, tant mes cheveux fouettaient au passage, et tant sa poigne était ferme. Le « vieillard » était le scientifique. A peine arrivé à bon port, je n’avais pas eu le temps de vérifier si je pouvais sortir de ma cachette. Lui m’avait délogé de force. fulminant de colère, il me hurlait en me maltraitant sans vergogne sous les yeux paniqués de son équipe:

"Alors tu réponds oui ? Qu’est-ce que tu faisais là ? Qui tu sers ? A qui tu vas rapporter ces infos ?"


"Mais je…"Je commençai à pleurer pour le prendre en pitié, puisque mes cris de contestations ne semblaient pas lui faire effet. Une main chaude et halée effleura mes yeux, pour s’abattre telle une claque sur la main de mon agresseur. La séparation fut si brusque que je fus déséquilibrée et je tomba en arrière.

"Ca suffit Sullivan, ca ne te ressemble pas… Tu aurais pu tuer cette gosse ! bien elle nous a suivi, et alors ? Tout le monde est au courant de la rumeur. Arrêtes ton cinéma, qu’est-ce que cette gosse a à en tirer ? Tu es beaucoup trop tendu, utilises plutôt ton intelligence ! Et si elle pouvait nous aider ? Tu n’y as pas pensé ? Au lieu de céder à une colère pareille ? Vraiment je ne te reconnais plus"


« Sullivan » afficha une mine renfrognée. Puis sous le regard insistant de sa disciple, son visage se détendit pour remplacer par une expression penaude et franchement désolé.  Comme le silence était retombé au sein du groupe, je décidai de le briser lorsque je me releva

-Oui je vous ai suivi. Je suis désolée. Je ne travaille pour personne ! je voulais juste comprendre….Ce mystère de cadavres, ces rumeurs. Je voulais connaître la vérité. Je voulais vérifier si tout ca c’était pas des rumeurs de bonnes femmes. On en entend tellement ici… mais comme mon interrogatoire physique m’avait pas mal violenté, une montée de colère m’envahit, et je ne pus m’empêcher de le piquer un peu « Mais dis donc, et vous alors ?  Que faisiez-vous  làs bas ? C’est pas des territoires interdits ? Et puis depuis quand un scientifique fait-il une expédition secrète ? Vous devriez pas être dans votre labo là ? «  

L’assistante au visage halé sembla perturbée par la question, mais elle tenta de cacher sa gêne. Ses yeux anxieux cherchaient celui du vieillard. Il tourna immédiatement le dos. Ses mains frôlèrent nerveusement sa barbe, en affichant un air agacé. Mais je vis bien une pointe de chagrin dans son regard, sous ces sourcils exagérément froncés. D’ailleurs sa barbe….

Je fis ce geste malgré moi, bondissant vers son visage sans réfléchir, alors qu’au fond je savais très bien la torgnole qui m’attendait. Il eut à peine le réflexe de crier et de surprise, et voilà sa  touffe rêche entre mes mains, le scotch de mauvaise qualité virolevotant dans le vide, et lui, menton nu, le regard vide et hébété. Schlack ! Cela ne manqua pas. Un coup brulant griffa ma joue, et je me rattrapa juste à temps pour ne pas me retrouver par terre. Mais ce n’était pas lui, mais son assistante. Cette fois ci ses yeux étaient rouges de colères. J’étais tellement habituée aux coups que je ne pleura pas. J’avais obtenu ma réponse. Ce Sullivan n’était pas plus âgé qu’elle et moi ! sa mauvaise perruque chuta comme la barbe. Il en découvrit un visage jeune et malicieux, la trentaine, aux cheveux blonds miel, à la peau rose et rebondie. Ses yeux bleus perçants étaient fascinants, miroir d’une grande intelligence et d’une beauté sans égale. Cependant un reflet de tristesse profonde continuait de transparaître. Soudain je criai de surprise. Je connaissais ce visage:

«

Je sais ! j’vous connais ! Vous êtes Sullivan, l’ami de mon père ! Vous aviez des ennuis tout le temps !parce que vous aimiez une…une hubot !

»

Il devint blanc comme un linge, et il s’empoigna le cœur «  sale gosse ! Tu es… Oh merde ! Anya , c’est toi ? Et ton père… tu n’as révélé ca à personne hein ? Cela devait rester un secret… Entre deux respirations pénibles, il se rassit, recolla maladroitement sa barbe et jeta deux trois coups d’œil en arrière. « Bon très bien, comme tu l’imagines, c’est peu courant qu’un scientifique, surtout comme moi, fasses une expédition pareille. Mais il y a eu ces circonstances dernièrement… j’ai perdu la foi de mes confrères. Je dois reconquérir leur estime…Cette affaire est une aubaine. Un mystère scientifique. Comment expliquer tous ces cadavres en un seul lieu, et surtout que des Hybrid se retrouvent là ? Ces sauvages sortent rarement de leurs terriers. Surtout à cet âge ! Seulement, je suis plus doué à élaborer des stratégies et des théories qu’à m’aventurer dans des lieux si chauds ! Je n’ai pas ta fougue et ta résistance ! Je te propose un deal intéressant. Enquêtes à ma place. Devient mes yeux et l’affaire close, je te donnerais des informations sur ton père….

Mon sang ne fit qu’un tour. Mon père ? Pouvais-je le retrouver ? Y’avait-il un espoir alors que tous les indices avaient été perdus ? Sullivan ne manqua pas de le remarquer et se mordilla la lèvre d’un air de satisfaction. Mais j’étais inquiète. Partir seule dans ce désert si brûlant sans la moindre idée d’où aller …

« Comme je le disais tout à l’heure, j’ai des sources, qui suggéraient qu’il y aurait des survivants, dans les sables… Je pourrai concevoir un système de messages là-bas, pour qu’on te guide mais ce lieu est trop dangereux pour une personne seule. Et si…"

Un brouhaha sans nom fit paniquer l’assistante. Une foule enragée, fourches, tuyaux en main s’engageait dans la frontière du désert. Les ouvriers des docks entre fascination et colère ne cachaient pas leur crainte de voir débarquer les chevaliers.

« Sale monstre ! On va te réduire en bouillie ! On a pas peur ! Tu toucheras pas aux nôtres ! «

La foule en furie s’engageait maintenant en direction du No man’s land. Sullivan me saisit au vol et agita ses mains vers son équipe

« vite rattrapons-les ! Je sens que ça va dégénérer ! «
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MessageSujet: Re: Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)   Dim 18 Juin - 18:17


Je sentis d’étranges regards se poser sur moi alors que je réalisai que ma main était bien levée au-dessus de ma tête. Je regrettai déjà de m’être fait remarquer. Je regardais ma main toujours en l’air en soupirant. Pourquoi mon corps trahissait il ainsi mes pensées ? J’aurai fait mes recherches. Récolter des informations et peut être trouver une raison à la présence de ces enfants dans le désert. Mais seul ! J’étais un solitaire. Je ne voulais pas d’un groupe… Alors pourquoi ?! Allez ressaisis-toi Kei ! Il n’était pas encore trop tard. Je pouvais toujours me raviser. En simulant un grattage de tête par exemple. J’étais en train de mettre mon plan en œuvre lorsque l’orateur me rejoignit rapidement en criant :

- « En voilà un jeune homme qui a du cran ! » Il avait saisi mon poignet et maintenait mon bras en l’air. « Alors qui d’autre veut se joindre à nous ?! A plusieurs on est sûr de trouver des réponses ! Vous n’allez tout de même pas me faire croire que les fiers dockers ont peur de ce qu’ils pourraient trouver et que ce garçon est le seul courageux ici ?! »

C’était une blague là… ? Il ne serait pas en train de se servir de moi pour pousser les autres à le rejoindre quand même ? On dirait bien que si… Je soupirai une nouvelle fois. Comme si cela pouvait être si facile. Et pourtant. D’autres mains et d’autres voix s’élevaient. Le groupe s’agrandissait. L’orateur avait su les motiver alors que je regrettai déjà de m’être impliqué là-dedans. Content d’avoir pu rallier autant de gens à sa cause, il nous proposa de nous retrouver aux portes du désert dans une heure, le temps que tout le monde puisse se préparer. Le groupe se dispersa alors. L’homme parti également après m’avoir donné une bonne tape sur l’épaule en disant « Merci gamin » . Je n’avais absolument rien fait. Et je n’étais pas non plus un gamin. J’avais voulu lui dire mais il s’était déjà volatilisé. Enfin… Comme tous les autres, je repris le chemin pour rentrer chez moi et me « préparer ».  Je ne pouvais plus faire marche arrière maintenant.

L’heure du rassemblement approchait. J’étais rentré chez moi et avait rapidement rempli un sac à dos de ce dont je pensais que l’on pourrait avoir besoin. Eau, couverture, un carnet et un crayon pour prendre des notes et mon couteau suisse. Je m’étais changé aussi. J’avais tronqué mes vêtements sales pour un t-shirt gris foncé et un pantalon de toile de la même couleur. J’avais pris soin d’emporter mon tantô avec moi et de le placer à l’horizontal au niveau de ma ceinture. Il serait ainsi caché par le bas de mon t-shirt et surtout par la cape claire qui couvrait ma tête. Je m’étais accoudé contre une barrière en attendant le reste du groupe qui tardait à venir. Et je compris pourquoi en les voyant arriver. La plupart avait dans leurs mains des armes : fourches, tuyaux et autres outils en tout genre. Ils étaient sérieux ? On ne savait même pas encore ce qui arrivait aux enfants et les voilà prêts à en découdre. Je n’étais pas certain que c’était ce genre de comportement qu’attendait l’organisateur de tout ça. Vu l’air un peu décontenancé qu’il afficha à son arrivée, j’avais vu juste. Il héla les gens afin qu’ils se rassemblent autour de lui :

- « Allez mes amis ! Allons récupérer nos enfants et bottons le cul à ceux qui leur osé leur faire du mal ! »

- « Sale monstre ! On va te réduire en bouillie ! On a pas peur ! Tu toucheras pas aux nôtres ! »

Et moi qui croyais qu’il allait calmer le jeu… Tu parles ! Il a encore plus attisé leur colère… Ce n’était pas comme ça qu’ils parviendraient à retrouver les gamins, les sauver et supporter la chaleur du désert. Je laissai échapper un long soupir avant de suivre le groupe gonflé à bloc en laissant plusieurs mètres entre eux et moi. Combien d’entre eux allait survivre à cette expédition ? Allait-on vraiment trouver l’origine de la disparition des enfants ? Allait-on seulement en retrouver vivants ? Les questions se bousculaient dans mon esprit et j’étais assez impatient d’avoir des réponses. Même en sachant que cela serait difficile. Alors que nous allions passer la frontière, des individus nous bloquèrent la route. Des chevaliers ? Non, ils auraient été un peu trop vite pour arriver jusque ci. Curieux, je m’étais discrètement avancé jusqu’aux premières lignes. L’organisateur de l’expédition était déjà en train de converser avec les inconnus. Je n’écoutais pas vraiment ce qu’il disait. Je m’en fichais un peu. En observant les interlocuteurs de plus près, il n’était que trois. Un homme avec une barbe hirsute et deux jeunes femmes aux teints complètement différents. A en juger par leur tenue, à savoir une cape comme celle que je pouvais porter, couverte de sable, je pu facilement deviner qu’ils avaient dû faire un petit tour ans le désert. Deux d’entre eux portaient en dessous des blouses blanches. Scientifiques ? Sûrement… Je ne voyais pas d’autre personne capable de porter ce genre de vêtements. Qu’est-ce que des gens comme eux pouvaient bien nous vouloir ? Je finis par tendre l’oreille pour écouter :

- « C’est trop dangereux pour vous. Vous ne tiendrez jamais dans ce désert. »

- « On a pas d’ordre à recevoir de vous ! Nous faisons ce que nous pensons être justes puisque personne ne daigne bouger le petit doigt ! Allez bouger de là et laissez nous passer ! »

- « Vous n’arriverez à rien comme ça ! Tout ce que vous avez à y gagner c’est à vous faire tuer ! Laissez-nous faire. Nous allons mener l’enquête et nous ramènerons les enfants »

- « Comme si des rats de laboratoire comme vous étaient plus forts que nous. On connait vos habitudes à squatter vos labos sans mettre le nez dehors et vous allez nous faire croire que vous allez faire mieux que nous ?! Ne vous foutez pas de nous !! »

- « Ce n’est pas moi qui fait le faire mais elle. » Il désigna la femme au teint clair du doigt et poursuivit. « Elle est dockeuse tout comme vous et est capable de supporter les fortes chaleurs. Elle a déjà mis les pieds dans le désert et elle saura où chercher. Laissez là faire et je vous promets des résultats ! »

Le ton montait au fur et à mesure des échanges. Personne n’arriverait à avoir ce qu’il voulait dans ces circonstances. Et mettre les dockers en colère n’était pas une solution pour ces scientifiques. T’en mêle pas Kei. De toute façon seul ou à plusieurs t’iras mettre ton nez où il faut pas. Lorsqu’il pointa du doigt la jeune femme, j’en profitai pour l’observer plus attentivement. Sa cape n’était pas autant couverte de sable de sa consœur. Elle ne semblait pas beaucoup plus âgée que moi et des cheveux de jais s’échappaient de sa capuche. Vu la tête qu’elle tirait, elle n’avait pas l’air très convaincu de ce que raconter le vieillard. Ça sentait le mensonge à plein nez. Je ne doutais pas qu’elle était plus capable que lui. Du moins, elle semblait plus apte que lui à tenir dans le désert. Le meneur du groupe hésita. Je suppose qu’il n’avait pas envie d’avoir des blessés ou pire sur sa conscience. Les mots du scientifique avait dû le faire réfléchir un peu à ses actes. Après un moment de blanc, il reprit la parole d’un ton plus calme :

- « Trois jours. Si dans trois jours on ne sait toujours rien sur les disparitions nous mèneront l’enquête nous-même. Et ce, peu importe ce que vous aurez à dire ! Allez les gars, rentrons. S’ils échouent on leur prouvera qu’on est meilleur qu’eux ! »

Bon… L’expédition étant annulée avec eux, qu’est-ce que je fais maintenant ? Je lâche l’affaire et je laisse ces trois énergumènes faire leurs recherches ? Même si je me doutais que seule la fille désignée par le barbu serait de la partie. Ou alors je me propose pour les accompagner ? Cela paraitrait peut être un peu louche … Et pourquoi accepteraient-ils une personne supplémentaire, qui potentiellement, pourrait être un boulet ? En plus, je n’aime pas tellement être avec d’autres personnes… Ou alors je fais cavalier seul comme j’en ai l’habitude. Ouais… Ça me semble être une bonne idée. Encore une fois, une voix me tira de mes réflexions :

- « Embarquez ce gamin avec vous. J’vous fais pas confiance mais il semblait intéressé par cette affaire. »

Mais de quoi il se mêle celui-là ! J’lui ai rien demandé ! Allez, c’est parti pour un p’tit mensonge :

- « Ne l’écoutez pas. Il raconte n’importe quoi. C’est lui qui m’a embarqué là-dedans. Je vais rentrer. Bonne chance pour trouver pourquoi ces gamins sont morts. »

- «Attends petit ! Où as tu eu l'information qu'ils sont décédés ?»

Comme je leur avais tourné le dos dès la fin de ma phrase pour rentrer, le vieil homme avait saisi mon épaule pour me retenir. J'avais frappé sa main dès qu'elle avait effleuré mon épaule en lui disant de ne pas me toucher. Comme si je pouvais avoir confiance en ces hommes en blouses blanches. On disait qu'ils étaient intelligent et qu'ils inventaient toutes sortes d'objets utiles ou non à la société. Si il avait quelque chose en sa possession qui lui permettait de distinguer les Üniks des Parias j'étais grillé ! Hors de question de me mêler à ces types et de risquer ma peau. Même si ma vie est misérable j'y tenais.

- « Comme si j'allais vous dire ce que je sais. Vous avez trois jours. Débrouillez vous. Vous êtes des êtres supérieurs alors prouvez le.»

Et je m'éloignai dans la foule.
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