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Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)

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Kei Hynawa

Originaire depuis le : 30/04/2017
Récits contés : 88

RPG
Âge : 20
Groupe: Déviant
Inventaire: Une palette de maquillage, un couteau suisse, un carnet, un tantô, un tapis volant, une cape d'invisibilité, une canne rétractable

MessageSujet: Re: Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)   Jeu 2 Nov - 16:56



Dans ma fuite, j’avais fini par retrouver Anya par le plus grand des hasards. Cette dernière s’était aussi fondue dans la masse en revêtant un habit d’hôpital. Ce n’était pas vraiment à son avantage mais bon nous faisions avec ce que l’on avait sous la main. Contrairement à ce que je m’attendais, elle n’était pas entourée de gamin mais en compagnie d’un vieil homme. Ce dernier provoquant des tremblements chez le petit bonhomme que je transportais sur mon dos pour plus de praticité. Vu la manière dont la demoiselle s’occupait du pauvre homme, ce n’était pas un allié. Elle lui coinçât fermement les mains dans son dos. Et alla même jusqu’à le menacer de son aiguille. C’est qu’elle ferait presque peur la p’tite. Malgré l’apparence qu’elle se donnait à maitriser la situation, j’avais bien vu qu’elle était en panique lorsque nos regards s’étaient croisés. Après tout, les scientifiques étaient toujours à nos trousses ! Et ils ne lâcheraient probablement pas l’affaire aussi facilement. Nous étions littéralement dos au mur. Confiné dans cette petite pièce avec une seule issue. Il n’y avait même pas de bouches d’aération pour se faire la malle. Dommage. Il faudrait passer en force.

Pan !

Visiblement, les grosses têtes étaient arrivées à la même conclusion. Nous entendîmes plusieurs coups de feu. Probablement de sommation, pour nous effrayer et nous inciter à sortir de notre cachette. Ils étaient justes derrière cette porte. Les menaces allaient bon train. « Nous avons des fusils. » « Nous sommes nombreux. » « Soyez sages et rien ne vous arrivera. » Des belles paroles tout ça. A peine nous aurions mis le nez dehors qu’ils nous descendraient sans la moindre hésitation. Je sentais le gosse sur mon dos de plus en plus inquiet. C’était la même chose pour ma camarade. C’est dans ce genre de situation qu’il fallait rester calme. Je posai ma main sur l’épaule d’Anya. Elle n’était pas seule et nous allions sortir d’ici. Ma tentative pour l’apaiser sembla marcher puisque la demoiselle avait repris du poil de la bête et était prête à foncer dans le tas. En mettant le vieux en première ligne. J’acquiesçais. La porte s’ouvrit d’un coup de pied. C’est parti !

Comme je me l’imaginais, à peine sortis, que nous étions canardés. Heureusement qu’en face, il s’agissait de grosses têtes et pas de tueurs à gages. Toutes les balles manquèrent leurs cibles, même si l’une d’elle parvint à frôler ma joue gauche. Le gamin se planqua un peu plus dans mon dos. Tandis qu’Anya prenait les devants. En menaçant leur « maitre » de mort, les assaillants faiblirent et nous laissèrent la voie libre. Lentement nous progressions. Ce n’était pas parce que nos ennemis étaient devenus dociles qu’ils ne préparaient pas un sale coup. Surtout vu les messes basses qui me parvenaient aux oreilles. Un peu réticent, le vieillard nous guida quand même vers une sortie en bredouillant ses directives. La demoiselle, pleine de ressource, ou alors était-ce la panique qui la faisait agir ainsi, fit sortir une de ses poupées et lui ordonna de retrouver les enfants pour mener une mutinerie. Rapidement, des cris se firent entendre. Son plan avait fonctionné. Les sujets d’expérimentations s’étaient soulevés et allaient semer la pagaille sur leur passage. Pour mes oreilles, par contre, les bruits étaient difficiles à supporter. Entre les hurlements des gosses et cette maudite alarme qui refusait de s’arrêter, j’avais l’impression que ma tête allait exploser d’une minute à l’autre. Heureusement, nous arrivâmes à la sortie. Le vieux saisit un code et nous revîmes le jour. Eblouis par la lumière du soleil, je posai ma main au-dessus de mes yeux. La chaleur était toujours aussi écrasante. L’alarme avait enfin cessé de résonner et les voix des gosses ne me parvenaient plus.  Enfin. Disons que le plus dur était derrière nous.

Je fis descendre l’enfant sur mon dos tandis qu’Anya s’occupait du vieillard. Elle l’attacha solidement à une vielle poutre. L’interrogatoire commençât. D’abord réticent, le vieux finit par parler et surtout, par révéler son vrai visage. Ce dernier était recouvert d’une membrane similaire à la peau qui lui donnait des dizaines d’années de plus. Réellement, il devait juste avoir dépassé la quarantaine. Décidément, les scientifiques avaient de drôle d’idée… Plus l’homme déballait son discours et plus la colère de la demoiselle montait. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. Je l’étais aussi. Mais je ne le montrais pas. Il avait déjà été mis au placard pour des problèmes d’éthique lorsqu’il menait des expériences et il avait recommencé avec ces gamins. Tiens. Il était recherché. Je n’osais même pas imaginer ce qu’il avait fait pour ça… Généralement, les grosses têtes étaient tenus en haute estime, peu importe les recherches qu’ils mènent. Et lui, pauvre malheureux, avait dépassé les bornes et devait se cacher pour vivre. Il avait embelli la réalité avec ses belles paroles et naïfs qu’ils étaient, les enfants l’avaient crus. Ce qu’il avait fait à ces enfants étaient ignobles. J’étais entièrement d’accord là-dessus.  J’approuvais aussi lorsqu’il disait qu’Anya était une rêveuse. Il était loin d’être le seul à blâmer. Si ma théorie était exacte, les parents qui les avaient vendus, n’étaient pas mieux… De plus, même si les gamins avaient connu des choses horribles, ils étaient tout de même nourris, logés. D’autres n’ont pas cette chance.

Je soupirais. J’avouais ne pas trop savoir comment réagir. Je trouvais injuste ce qu’avaient subi les gosses. Cependant, ce type semblait avoir eu des bonnes raisons d’agir de la sorte. Probablement pour l’intérêt commun. Pouvait-on vraiment blâmer quelqu’un qui pensait à l’échelle de la communauté pour l’intérêt d’une dizaine d’individus ? Certains sacrifices n’étaient-ils pas nécessaire pour la prospérité du plus grand monde ? Non. Je ne pouvais pas raisonner comme cela. Je secouais la tête. Cela reviendrait à approuver le sort qui nous était réservé, à nous les parias. Le petit garçon tira sur le bas de mon pantalon pour attirer mon attention. Pour me sortir de ma réflexion aussi. Il pointa du doigt la porte par laquelle nous avions retrouvé la chaleur du désert. Des dizaines d’enfants en sortirent accompagnés de Sullivan. Au même moment, Timmy et les deux petites filles qui l’avaient accompagné dans le conduit nous rejoignirent. Seuls Coco et Naia manquaient encore à l’appel. J’avais un mauvais pressentiment. Quelque chose clochait. Déjà, l’ex vieillard avait déballé son sac avec un peu trop de facilité. Ensuite, les gamins étaient un peu trop calmes. Ils retrouvaient la liberté qu’ils avaient perdue depuis longtemps. Ils devraient sauter de joie !

Malheureusement, j’avais vu juste. Les gamins n’étaient pas dans leur état normal. Chacun avait à la main une arme. Bout de tuyau, piqure, agents chimiques, armes à feu dérobés aux scientifiques. Tous étaient bons pour se faire entendre. Les dizaines de gosses se jetèrent sur nous. Anya, Sullivan, moi. Aucun de nous n’était épargné. Ceux que j’avais fait évacuer n’étaient pas atteints. Aoru restait indéfectiblement planqué derrière moi. Timmy avait trouvé refuge près d’Anya et les deux gamines auprès du scientifique. Les petits chargeaient sans la moindre hésitation. Leurs regards étaient vides d’expression. J’aurai du m’en rendre compte plus tôt ! J’avais pourtant sentis qu’il y avait un truc qui n’allait pas. Je n’avais pas envie de blesser ces gamins. J’évitais donc leurs coups comme je le pouvais. Tout en protégeant celui derrière moi. J’avais beau essayé de raisonner les gamins, c’était comme si ils étaient sous hypnose. Rien n’y faisait. Aucune parole ne les atteignait. Pendant que nous faisions face à ces petits assaillants en tentant de ne pas leur faire de mal, le vieillard se marrait bien. Il exaltait de nous voir galérer comme ça. Il n’y avait pas d’autre solution. Il allait falloir y aller en force. Désolé les enfants. L’un après l’autre ils tombaient à terre. Je les assommais avec le fourreau de mon tantô. Je n’avais pas l’intention de les tuer. Juste de leur faire tenir tranquille. Anya et Sullivan semblait avoir un peu plus de mal à les maîtriser. Je me dirigeai vers le quadra toujours attaché et qui riait à gorge déployé. Ca le faisait rire. On verrait bien s’il continuerait dans quelques minutes. Je sortis la lame de sa protection avant de la pointer sur lui. Environ dix centimètres en dessous de son épaule :

- "Arrêtes ces gamins."

- "T’oseras pas. T’es qu’un rêveur comme cette fille !"

Il me provoquait. Néanmoins, cela ne marchait pas avec moi. J’étais un rêveur, c’était vrai. Je suis comme ces Üniks. Je crois en moi. En ma force et en mon jugement. Leur style de vie avait peut-être un peu trop déteint sur moi. Malgré tout, je continuais à savoir ce que je voulais. A savoir ce qui était juste. De mon point de vue du moins. Et ce qu’il avait fait et faisait de ces enfants ne l’étaient pas. J’eus cependant un moment d’hésitation. Si je ne faisais rien, d’autres allaient finir par être blessés et ce trafic allait continuer. L’homme en face de moi poursuivait ses provocations. Tu n’oseras pas. On ne s’en prend pas à l’un des siens. Tu es bien trop gentil. Et une petite voix résonna dans ma tête. Vas-y. Et la lame pénétra dans sa chair. Je n’avais même pas eu conscience du geste que j’avais fait. Juste son cri de douleur qui agressa mes oreilles sensibles.

- "Enfoiré ! Tu me le paieras. J’connais du beau monde dans les ghettos et dans la garde. Tu pourras pas faire un pas sans craindre pour ta vie !"

- "Je fais partie des rejetés depuis ma naissance. Tu dois bien te douter que tes menaces font déjà partie de mon quotidien." Je le saisis par le col pour lui dire ces mots à son oreille. "Arrêtes les gamins"

- "Je… peux pas… C’est mon associé…"

J’avais dû lui faire peur avec mes paroles car il bredouilla sa réponse sans même croiser mon regard. J’avais peut être pris un air sadique sans m’en rendre compte. Enfin. Il rejetait la faute sur… Son associé ? C’était quoi encore que cette histoire ? Il se fichait de qui là ? Tout à l’heure il balance pourquoi il a fait. Et maintenant il dit qu’il n’a pas agi seul ? Il devait être dérangé… Ou alors c’était lui le rêveur. J’allais retirer l’arme qui était toujours planté dans son épaule lorsque je sentis un poids pesé sur mon avant-bras. Qu’est-ce que… ? Je dirigeai mon regard vers l’origine de cette sensation et c’était le gamin que j’avais porté jusqu’ici. Il mordait à pleine dent mon bras. Il lui arrivait quoi à ce gosse maintenant ?! J’avais beau lui demander de me lâcher et secouer mon bras dans tous les sens, rien n’y faisait. Il restait fermement accroché. Ses yeux étaient injectés de sang et ses membres tremblaient. On dirait un animal enragé. Oui. C’était exactement ça. Une bête qui aurait perdu l’esprit. Les mots ne l’atteignant plus, je sortis mon tantô du corps du scientifique avec ma main libre et lui donnait un coup sur le sommet du crâne avec le pommeau. Le résultat fut immédiat. L’étreinte qu’il exerçait sur mon bras disparu dès que le gosse tomba dans les pommes.

- "Eh bien eh bien, que de violences envers ces pauvres enfants."

Cette voix venait de la porte du laboratoire. Elle appartenait à celle qui manquait à l’appel. Naia. Bizarrement le ton qu’elle avait employé était rempli d’ironie. Je sentais le truc malsain. A des kilomètres. En posant mes yeux sur elle, ma « crainte » se confirma. La jeune femme, qui avait semblé si gentille et pleine d’empathie pour le sort de ces enfants, menaçait maintenant Coco d’une lame sous sa gorge. La première impression était la bonne. Mon intuition me trompait rarement. On ne pouvait décidément pas faire confiance à ce genre de personne. C’était tous des pourris ! Qui allait être le premier à demander des comptes ? Anya ? Sullivan ? Ou moi, peut-être ? Le scientifique qui nous avait accompagnés ouvrit la bouche :

- "Qu’est-ce que tu fais Naia ?"

- "C’est très simple mon cher Sullivan. Ce gamin mettait un peu trop son nez où il ne fallait pas. Et il a mis un sacré bazar dans mes affaires ! Tous ces enfants que j’ai pris sous mon aile et que j’ai élevé se sont levés contre moi ! Ma petite armée personnelle qui était si obéissante à oser se révolter contre leur mère !   A cause de lui ! De vous ! Vous allez payer pour avoir ruiné mes plans !"

Tous les gamins que nous avions pu assommer commençaient à se remettre sur leurs pieds. Comme le ferait des zombies sortis de terres. C’était glauque. Comment faisait-elle ça ? Elle aussi était une marionnettiste ? A moins que les enfants soient sous l’influence d’une drogue quelconque qu’elle aurait fabriquée … En tout cas, nous ne pouvions pas rester sans rien faire. Seuls Sullivan, Anya, Timmy, Coco et moi étions lucides. Même le singe que je venais d’envoyer dormir se relevait. Ca promettait… En plus, le soleil tapait encore fort dans ce maudit désert.

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Petite pinocchio (Anya P.)

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MessageSujet: Re: Les Enfants du désert (pv Kei Hynawa)   Sam 10 Fév - 20:13

J’étais toute barbouillée.

Mes yeux louchaient dans le vide, je me sentais frappée, ballottée, mes forces m’avaient quitté. Acculée sur un mur, des cris inhumains continuaient de pleuvoir sur ma pauvre tête. Je n’arrivais pas à crier, pas à répondre. Soudain un mouvement, fugace, suivi d’un hurlement, un son de peau tranchée, des gouttelettes rouges sur mon visage…

"Enfoiré ! Tu me le paieras. J’connais du beau monde dans les ghettos et dans la garde. Tu pourras pas faire un pas sans craindre pour ta vie !"

La voix me guida vers Key et le scientifique. Dans le brouillard qui s’épaississait devant mes yeux, je pus deviner une forme brillante qui traversait le corps du scientifique. Une lame. La lame de Key. Je me laissais emporter par l’inconscience et le sommeil. Mes forces étaient en train de me quitter. Key remuait, l’asticot sur son dos s’était mis à gigoter anormalement. Key avait l’air en difficulté. Je ne pouvais pas me permettre de me laisser envahir par la faiblesse. Je tâtonnais, tandis que je luttais contre ma perte de conscience dans ma poche. Un fin objet brûlant me piqua le doigt. Tressaut. Je souris. Ça allait marcher. De toutes mes forces, j’enfonçai violemment l’aiguille dans mon bras.

AAAAAH !


Un cri suraigu s’échappa de ma gorge. Le réveil fut immédiat, et je me retrouvai en moins de deux sur mes deux jambes, parfaitement réveillée, avec un bras en sang. Mon réveil me refroidit. Key se débattait avec le gamin, tandis que Naia était réapparue, mais avec un tout autre visage…

"Eh bien eh bien, que de violences envers ces pauvres enfants."

Elle semblait confiante, arrogante, tandis que tels des poupées sans vie, les enfants se relevaient docilement pour former un mur. Elle les observait avec fierté et mépris, comme si c’était son œuvre, de parfaits petits esclaves, des chairs à canon. Coco avait une lame sous la gorge. Un geste de trop, le gamin était mort. Sullivan pâlissait à vue d’œil, bredouillant ses mots avec stupeur. Il était catastrophé. C’était une véritable trahison. D’un côté, cela me rassura. Cela prouvait son innocence. Sullivan n’était pas quelqu’un de mauvais malgré son caractère ambigu.

Je ne m’attendais pas à cela ! Mais pourquoi avait elle fait cela ? La chaleur était à son pic, les rayons solaires me brûlaient les yeux, tandis que la situation se gelait. Chacun se toisait, au moindre mouvement c’était l’explosion. Naia, en position de force, n’avait pas froid aux yeux, d’une série de sifflements, les enfants avancèrent en bloc, yeux fixés sur chacun d’entre nous, armes en main. Je ne sentais aucun don derrière. Ce n’était pas une marionnettiste. Leurs bouches bavouillaient de liquide. Et si c’était une drogue ? Une rumeur courrait ces derniers temps d’une forme de substance qui vous supprimait toute conscience pendant quelques heures. … un moyen d’embrigader de force des dockers pour en faire de parfaits pantins. Il y a quelque temps cela me semblait fou, presque un fantasme, juste une histoire pour faire peur. Des histoires marmonnées entre deux beuveries…

Mon cœur s’emballa. J’observais le résultat d’expériences encore plus sordides que je n’imaginais.

Naia s’éloignait. Elle allait s’échapper. Je vis des fioles dans ses poches. Les expériences… des lames sur ma gorge. Je sentis l’urgence. Les enfants s’avançaient lentement mais sûrement. En quelques minutes moi et les autres seront empalés. Dernière chance. Mains tremblantes, pendant qu’un couteau me griffait déjà la carotide, je remuais avec fureur ma poupée qui ne réagissait plus déjà depuis une heure. J’avais atteint les limites du temps de l’âme, je le savais, mais si seulement ! Alors je pris mon aiguille et tritura le mince filet d’âme qui s’échappait du corps de coton. Je cousus avec boucherie pour la forcer à rester. Je plantai ma fine lame dans son cœur.

… une plainte, un cri qui déchira le ciel, un hurlement d’outre-tombe, un son que je n’avais jamais entendu auparavant.

Le cri transperça les oreilles. C’était insupportable. Les gamins chutèrent, réveillées de force de leur hypnose. Naia fut si surprise qu’elle relâcha sa prise sur Coco qui s’écroula par terre. Se bouchant une oreille, elle voulut reprendre son otage. Mais je ne la laissai pas faire. Je me lançai de toutes mes forces et lui asséna de grands coups d’aiguille, la maniant comme une lame. Cela finit par la blesser au cou. De rage, elle me prit à bras le corps et resserra ses mains autour de ma gorge. Je suffoquai, sa force était telle que je n’avais plus de souffle. Coup de pied, coup de poing… lorsque finalement par un coup du hasard, l’aiguille finit par se planter en travers de son cœur. Urg ! Sa bouche s’ouvrit, surprise, du sang ruissela sur son menton, ses mains faiblirent. Elle chuta brusquent sur ses genoux, son regard tourne vers moi, dans un mélange de peur et de rage. Elle s’agrippa à mon aiguille, comme si elle tentait de retarder le moment final, mais ce fut vain. Dans un dernier râle, elle s’écroula dans le sable, fauchée par la mort.

Je récupérai mon aiguille, l’essuyant comme je pouvais dans ce sable teintée de sang. Je la regardai, crispée en position de fœtus, terrorisée par sa fin si brusque. Le sable se soulevait, la recouvrait déjà de poussières dorées. D’ici une heure, le désert deviendrait son tombeau.  Je jetai un œil vers Sullivan. Il regardait déjà ailleurs, le dos rond, accablé, la trahison, la mort de sa partenaire. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

Les enfants reprenaient déjà leurs esprits. Vrais esprits. J'extorquai l’âme de Naia en douce, posséder l’âme d’une criminelle, je n’étais pas sorcière pour rien. Je la sentais gigoter, brûlante, elle était difficile à contenir. Elle remplaça l’âme du garçonnet. J’étais un peu triste j’aurais préférée entendre des mots plutôt qu’un dernier cri … une fumée transparente et fragile s’envola haut…. Je plaquai la poupée rebelle au fond de mon sac et séchait mes larmes.

Il était temps de rentrer. Qu’allait-il se passer pour ces enfants ?



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