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La malédiction du clan Zalëon [quête solo]

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Haku

Originaire depuis le : 19/09/2016
Récits contés : 130

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Âge : 18
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Inventaire: Un arc, des flèches, un couteau de chasseur, un appeau à raton-laveur, un ruban proctecteur, un maillot anti-chaleur, un papier magique et une petite renatsu

MessageSujet: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Dim 16 Juil - 22:12

L’orage gronde sur la forêt


Au delà du manteau orageux, le tonnerre gronde. Le moindre rayon de lumière est étouffé. Abrité sous le feuillage d’un arbre, Haku attend sereinement que la pluie cesse sa chute torrentielle. Les intempéries font partir des voyages, il le sait bien et n’en se démoralise pas. Miu, la boule de poils mouillés au creux de ses bras, sursaute en entendant le dernier fracas du tonnerre. L’anemös chuchote quelques mots apaisants pour cette dernière qui, avant l’approche des premiers éclairs, jouait gaiement sous la petite averse. Sous leur abri, ils attendent la fin de l’orage furieux. De longues minutes s’écoulent, rythmées par le déluge.

Comme si la tempête n’était qu’un lointain souvenir, les nuages s’écartent et dévoilent les premières lueurs de l’aube. Haku ressent le besoin de s’endormir pour reprendre des forces. Il ne va pourtant pas dormir tout de suite. Un village n’est pas loin si ses souvenirs sont bons. L’éclaireur ignore où exactement, ses repères s’étant brouillés pendant la nuit sans lunes. Mais il lui suffit de marcher, il retrouvera peut-être une marque ou le ruisseau. Ce léger contretemps ne retardera pas de beaucoup son arrivée à Nemoto.

Ses pieds le guident à une trace d’habitation : un puits, mais la construction contraste trop avec son environnement pour être celle d’un hybrid. De fil en aiguille, il tombe sur une habitation ünik plus forestière qu’il n’est conventionnel pour ces amoureux de la transformation. Une personne aussi curieuse que Haku ne peut pas passer à côté de l’occasion d’y voir de plus près. Et quelle meilleure approche que de toquer à la porte ? Avec un peu d’appréhension toutefois... Depuis la dernière guerre entre les deux races, il est très mal vu de se côtoyer mutuellement ; de ce fait, ses occasions de frayer avec un ünik se comptent sur les doigts d’une main.

Notant que les volets sont fermés, il s’aventure prudemment jusqu’à la porte principale. Son arc dans le dos et sa dague de chasseur près de sa main droite, il donne deux coups timides à la porte. Rien ne se passe, pourtant son ouïe fine lui indique qu’il y a une légère agitation à l’intérieur. Et Miu dans tout ça ? Elle vit sa vie de renastu fièrement indépendante en devenir et se balade autour de la maison en reniflant le sol. Après deux minutes de silence, il retente un peu plus fort. De nouveaux bruits qui ressemblent à des chuchotements. Les occupants de cette maison doivent être bien méfiants à l’égard des étrangers. N’y tenant plus, il décide de tenter une dernière fois sa chance en haussant le ton.

- Y a-t-il quelqu’un ?

Haku reste un moment devant la porte sans autre réponse que des chuchotements inintelligibles. Et plutôt que de camper sur place, il décide avec regret de passer son chemin. Il n’a après tout pas le droit de déranger ses occupants comme s’il était en terrain conquis. C’est alors que le battant coulisse. Haku se retourne vers la porte désormais entrouverte juste assez pour distinguer une voix d’âge mure.

- Attendez ! Ne partez pas ! Mais n’entrez pas tout de suite !
- Ah. Que dois-je faire alors ? Et d’abord pourquoi ne peut-on pas se parler plus directement ?
- Restez où vous êtes. Nous pouvons parler. Que désirez-vous ?

Merci pour les explications... Euh voyons, pourquoi j’ai toqué déjà ?
- Je cherche un village dans les environs, est-il loin ? J’aimerai y être avant le milieu de la matinée.
- Non, vous ne pourrez pas y arriver avant midi, le village le plus proche est loin.
- Hum…
- Mais pourquoi avant le milieu de la matinée, sans indiscrétion ?
- Je n’ai pas dormi de la nuit et mes affaires sont un peu mouillées.
- Si ce n’est que ça, vous pouvez sans problème dormir ici. C’est la meilleure option. Vous pouvez entrer maintenant vous êtes le bienvenu.
- Ah ?


Comme le matin commence à s’éclaircir, Haku est bien content de pouvoir entrer même si la première approche a été bizarre. Il passe le portail et entre dans la pièce obscure.

- Mon nom est Haku. Je vous remercie de m’accorder l’hospitalité.
- Oh vous êtes bien hybrid, laisse échapper avec une pointe de soulagement la voix. Je me présente, je m’appelle Zora du clan Zalëon. Je vais vous présenter les autres membres.


Haku a beau dire que ce n’est pas la peine, qu’il ne veut pas déranger, la vieille originaire ouvre les volets et le conduit à une autre salle où se trouve le reste de sa famille prêt pour le petit déjeuner. Haku est assez intimidé par la différence d’âge entre lui et l’ensemble du clan (comptant au nombre de cinq), le plus jeune ayant dépassé la trentaine. Avec beaucoup d’égard, la matrone lui fait servir sa propre portion : des œufs, des légumes, du fromage, un peu de galette et du thé. Il les remercie pour le repas.

- Vous n’avez vraiment rien contre les üniks ? Demande Zora.
- Non, pas du tout. On n’en voit jamais là d’où je viens, surtout pas qui habitent ici.
- Nous aimerions bien partir mais nous ne pouvons guère.
- Que voulez-vous dire ? C’est un bel endroit...


La matrone s’apprête à poursuivre avant d’être interrompue par un bruit de grattement. Tous tournent la tête vers les vitraux de la fenêtre et voient un tout jeune renastu les fixant du regard.
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Haku

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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Mar 18 Juil - 21:51

Un clan abandonné

Miu sur ses genoux, Haku attend la suite de l’explication. Contrairement à une Miu affamée qui se contorsionne pour manger un œuf dans l’assiette de Haku, suscitant le sourire de quelques personnes.

- Ceci était notre résidence secondaire, il y a longtemps. Ma petite-fille Lastel qui avait tout juste dix ans est sortie seule en pleine nuit. Nous ne l’avons jamais revue mais le lendemain, les hybrids nous ont accusé d’avoir volé une amulette de Khamui. Nous n’aurions jamais commis ce que nous savions un tel sacrilège pour eux. Lastel et l’offrande ont disparu sans laisser de trace et aucun hybrid d’ici ne nous fait confiance. Cela fait plus de trente ans.

Haku se dit que l’enfant devait être morte à présent et que c’était une bien triste tragédie.

- Si ce n’est pas de votre faute, alors pourquoi rester au milieu de villages qui vous en veulent ?
- Khamui nous a jeté une malédiction depuis, nous changeons d’apparence une fois la nuit tombée. Nos voisins nous craignent et nous n’osons pas retourner chez nous. Nous préférons qu’ils ignorent ce qui nous arrive,
répond-elle d’un air affligé.
- Une malédiction… ? Ça existe ?
- Nous n’étions pas enclins à croire ce genre de choses, nous pensions que c’étaient des sottises mais plus maintenant. La malédiction est bien réelle,
peine à dire la vieille ünik. Pour calmer Khamui et lever la malédiction, je ne vois d’autres moyens que de retrouver l’amulette. Aucun d’entre nous n’a la moindre idée de son apparence et nos dzêtas ne sont pas efficaces. Nous avons fouillé malgré tout mais n’avons rien trouvé.
- Et vos voisins la connaissent cette amulette. Ils ont dû chercher eux aussi.
- Nous n’avons aucun contact avec eux, plus depuis ce malheur. Vous semblez ne pas avoir la même répugnance. Pouvez-vous leur demander s’ils-- de continuer les recherches ? Il y a trop longtemps que nous n’en pouvons plus. Les autres membres opinent.
- Je vais le faire, ne pleurez pas ! Je vais la chercher pour vous !
déclare-t-il pour l'apaiser.

La matrone, qui s’est entre-temps essuyée les yeux, relève la tête pour le fixer directement.

- Vraiment ?
- Je vais voir ce qui a été fait et tenter ce qui ne l’a pas été
, dit en se demandant si l’ancienneté des événements ne rendait pas complètement désuète toute tentative. Je ne garantie pas le succès mais si euh… l’affaire est ressortie… Je vais voir ce que je peux faire pour calmer l’esprit. Pour Lastel, euh…
- Il y a longtemps que personne n’a même essayé. Nous vous en serions infiniment reconnaissants.


Miu ne comprend pas pourquoi les muscles de son frère protecteur se contractent ni pourquoi ses plumes se hérissent légèrement. Ils sont dans un endroit agréable avec de la nourriture, certes l’endroit est occupé par des énergumènes qui n’ont pas la bonne odeur mais pas non plus d’intention belliqueuse. Tout ce qu’il manque ici est une douillette couette de mousse pour dormir.

Haku ne sait pas comment s’en sortir. Il n’a pas foncièrement engagé sa parole – chose qu’il déteste risquer – mais il a bien peur que son investigation se fasse en pure perte et ait donné de faux espoirs à cette famille. Bien sûr qu’il veut aider mais encore faut-il que le défi soit dans ses cordes. Pour récupérer de la contenance, il incline la tête en signe de respect avant de reprendre en silence son repas en partie entamé par Miu. Les membres de la famille ne semblent pas le prendre mal et redoublent même de prévenances à son égard.

La famille lui installe un lit dans une chambre. Haku ne peut se retenir de penser qu’elle appartenait peut-être à Lastel. Une fois installé et seul avec Miu, il s’adresse à cette dernière :

- Tu vois, Miu, la curiosité est un vilain défaut. Si tu disparais sans prévenir, un autre te pique ta chambre. Tu ne comprends rien de ce que je te dis, n’est-ce pas ? Dit-il en lui grattant l’oreille. Dors, et pas de bêtise. Pendant ce temps-là, je réfléchis à ce que je vais faire.

Et effectivement, Haku réfléchit à la question avant de s’endormir. Il est réveillé par Miu au milieu de la journée lorsque cette dernière lui marche dessus, mais heureusement, il réintègre très vite la contrée des songes.
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Haku

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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Lun 24 Juil - 15:30

Jusqu'au Temple du Khamui

Levé à l’heure des chouettes, Haku quitte sa chambre, prêt à assumer les conséquences de sa bonne conscience. Il réunit très vite les cinq membres du clan.

- J’irai au temple où a eu lieu le présumé vol et je recueillerai des informations sur ce Khamui. Mais j’aurais besoin de l’un d’entre vous, je pense, pour-- pour me décrire Lastel entre autres. Je pense que ça m’aiderait. Et m’accompagner pour la reconnaître et aussi me guider au temple.
- Un membre de notre famille dehors…
énonce l’aïeule avec appréhension.
- Comme vous le sentez mais je pense qu’avec moi qui suis hybrid et archer, il ou elle ne risque pas plus que n’importe qui d’autre. Et je serai prudent, ça je peux l’affirmer.

Pour que Haku puisse prouver qu’il a tout tenté, il lui faut un témoin et surtout quelqu’un capable de reconnaître la fameuse disparue. Si tant est qu’elle vive encore…
La cheffe de famille semble prise au dépourvu. Elle ne veut sans doute pas risquer de perdre à nouveau un membre de sa famille. Haku comprend et pourtant, un tel cocon doit être anxiogène, une véritable prison. Ils doivent étouffer s’ils ne sortent que le jour et pas au-delà du périmètre délimité par le jardin et le puits.

- Je vais vous laisser en discuter en privé. Un moment... ‘Fin si vous voulez pas… c’est pas grave.

Et il s’échappe par la porte pendant que la famille commence à débattre. L’hybrid patiente en observant Miu fureter dans chaque coin de la pièce. Ce serait drôle si elle retrouvait l’objet de sa quête et lui rapporterait mais ce serait trop beau. La porte s’ouvre, il se redresse et se tourne vers le nouvel arrivant. Si Haku a bien mémorisé son nom, il s’appelle Düsha, le plus jeune membre de la famille. Haku le regarde sans dire un mot, comme il en a la fâcheuse habitude.

- Lastel est ma petite sœur, je vais vous accompagner pour la retrouver.
- C’est super. Merci Düsha. Nous devrions partir ce soir... ?
- Oui, le plus tôt sera le mieux. Arriver avant la nuit si c’est possible.

La malédiction, encore… De quoi ont-ils l’air de nuit ?

Il semble que les paroles de Haku aient réussi à les convaincre. Cette perspective lui donne du courage, jusqu’à ce qu’il se demande si ce n’est pas l’état de désespoir du clan qui lui facilite la tâche. Le jeune éclaireur déjeune encore une fois façon ünik avant de se mettre en route.

Cela lui fait drôle de marcher à côté d’un ünik bien que ce ne soit pas la première fois qu’il ait eu l’occasion d’en côtoyer. Les circonstances étaient toujours particulières, dans le cas actuel c’est comme si la Purge n’avait pas eu lieu ni les trente dernières années d’ailleurs. Je peux discuter avec un ünik ! Sur quel sujet je peux le lancer ?

- Euh… vous aimez quelque chose ici ?
- Il faut bien. Hum, voyons… Je crois que ce que j’aime le plus c’est l’atmosphère d’ici. L’endroit est beau et paisible, parfait pour lire. Ma sœur et moi adorions jouer dehors avant.
- J’adore faire ça aussi, même si on m’a répété que c’était dangereux.
- Pourtant vous vivez tous en forêt, non ?
- Il n’y a pas que des amis en forêt. D’ailleurs, vous avez un dzêta, non ? Je peux vous demander ce qu’il fait ?
- Bien sûr. Bon, le mien n’est pas discret : il génère de la fumée,
dit-il en montrant son gant décoré de bidules sur le haut.
- Ouah ! À quoi ça peut bien servir ? Se demande Haku.

- Je ne savais pas qu’on pouvait avoir un renastu pour animal de compagnie.
- C’est plutôt courant. Les renastus viennent et partent librement. Ils ne s’attachent pas, ils viennent par curiosité, essentiellement.
- Est-ce qu’ils restent aussi longtemps que celui-ci ?
- Miu est un peu particulière. Elle était encore plus jeune quand j’ai commencé à m’occuper d’elle.
- Vous vous occupez de cet animal comme votre petite sœur, dit-il avec un sourire.
- On peut dire ça. Euh… vous pouvez me tutoyer si vous voulez. Ça me perturbe, vous êtes quand même beaucoup plus âgé que moi. Euh… Düsha, j’espère que vous ne nourrissez pas trop d’espoir là dessus. C’était il y a très longtemps, un objet peut se conserver mais...
- Oui, je me doute bien que ce sera loin d’être facile. Mais je n’ai jamais su ce qui était arrivé à ma sœur. Et je ne veux pas finir ma vie sans le savoir. Je ne veux pas renoncer !


Après deux heures de marche, le temple est en vue, sauvage et… occupé par deux ou trois hybrids. Ce qui refroidit immédiatement Düsha, camouflé de son mieux dans les fourrés. Depuis la guerre, les haines inter-raciales se sont accrues. Le dégoût et la crainte inspirés par le clan maudit ne le protège pas de la race adverse. Difficile de tricher, la différence de visage entre un ünik et un hybrid est assez difficile à expliquer mais elle saute aux yeux. Pour Haku qui a pu observer des üniks, le constat est véridique.

- Je devrais peut-être rester ici.
- Oui, ça vaut mieux. Surveiller Miu. Je vais leur parler, je reviens plus tard.


Relativement confiant, il s’approche du temple. Son apparition suscite des coups d’œil furtifs et curieux. Il se présente devant les deux phytös en train de discuter à l’entrée.

- Nous ne voyons pas souvent de nouveaux visages ici, bienvenue, fit la phytös aux cheveux bleus.
- Je suis déjà venu une fois dans la région. Il parait que ce temple était très prospère il y a plusieurs décennies.
- Ah ça, les vieux en rajoute toujours une couche,
dit le plus jeune avant de recevoir un regard assassin de sa voisine.
- Son autel est vraiment bien garni. On m’a dit que Khamui avait une très belle amulette autrefois. Euh… Est-elle ici ?
- Une amulette ? Il en a plusieurs. Laquelle est-ce ?


Haku est embêté de ne pouvoir donner de description précise mais pire encore, son interrogatoire lui donne l’impression d’être très suspect. S’il inventait une histoire pour couvrir la famille ünik, il empirerait la situation alors il se retient.

- Celle qui a été volée il y a une trentaine d’année.
- Je n’ai jamais entendu parler de cette histoire
, énonce celle qui semble être l’aînée.
- Moi encore moins… réplique le cadet. Tu crois que les anciens la connaissent ?
- On peut leur demander.
- Ce n’est pas grave. Je suis surtout venu avec une modeste offrande pour prier.
- Mais je t’en prie, ne te prive pas. Une offrande, quelle qu’elle soit, charmera certainement notre Khamui vénéré.


Avec une nonchalance forcée, il s’éloigne du couple. Son regard se pose sur l’autel, très joliment décoré et bien chargées d’offrandes. Il dépose la sienne – une bouteille d’alcool issue de la réserve du clan Zalëon – tandis que les deux phytös s’interrogent un peu trop tard sur ce qu’il a dit. Leurs chuchotements parviennent clairement aux oreilles aiguisées d’un Haku tendu.

- Attends une minute, qui lui a dit ça ?
- Non, n’interromps pas sa prière, ça ne se fait pas ! Attends au moins qu’il ait fini.


Il ne lui reste plus qu’à faire semblant de prier et réfléchir à une approche pour arrondir les angles entre le village et le clan.
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Haku

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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Mar 25 Juil - 21:35

Le contact spirituel

Assis devant l’autel à côté d’autres hybrids en pleine prière, Haku ferme les yeux et tente de calmer les pulsations de son cœur. Pourquoi tu t’inquiète ? Tu es hybrid, ils ne te chasserons pas. Au pire, ils te traiteront avec mépris parce que tu as pris au mot des üniks tout à fait normaux en dehors de leur malédiction. Je n’ai pas vu à vrai dire si la malédiction modifie leur apparence… Mais je ne pense pas que ce soit un mensonge. Et qu’est-il arrivé à Lastel ? La meilleure personne à qui poser la question serait la dernière à avoir vu la gamine. Et si les esprits pouvaient répondre, nul doute que ce serait utile. Enfin, cette affaire remonte à des décennies, qu’est-ce que tu espérais ? Idiot !
Hybrid ? Qui es-tu ?
Cette voix est différence de l’habituelle voix dans sa tête, cette voix-ci n’est pas à lui, elle a des intonations plus profondes et plus étranges. Le décors autour de lui s’est évaporé, laissant à la place de noir.
Vous m’entendez ?
Oui, je t’endends. Présente-toi. Dis-moi... Pourquoi penses-tu à cette voleuse ?
Mon nom est Haku. Vous êtes le Khamui du temple, je présume. Savez-vous ce qui est arrivée à « cette voleuse » ? Comme vous dites.
Je t’ai posé une question.
Ah, pardon Mitama. C’était quoi déjà… Ah oui ! La voleuse m’a été décrite par son frère que vous avez maudit, répond Haku avec une once de désapprobation sur la fin. Cette punition vient bien de vous, n’est-ce pas ?
La petite m’a volé puis a disparu sans laisser de traces. Si les üniks veulent vivre heureux, ils doivent réparer cet outrage. Pendant la déclaration de l’esprit, Haku ressent un vertige.
Il y a avec moi, un ünik prêt à lever la malédiction et retrouver votre objet pour vous le rapporter. Mais il ne sait absolument pas de quoi il a l’air. Et la malédiction le handicape, il a besoin de votre aide. Je vous supplie de m’en dire plus sur ce fameux objet et sur Lastel. Cela fait trois décennies maintenant que rien ne bouge.
Soit !
Un tonnerre retentit sous le crâne de Haku. Et des images défilent, celles d’une petite fille jouant dans le temple avant de manipuler les objets offerts au Khamui et saisir une amulette rouge vive ornée de gemmes oranges. Une image très nette de l’objet lui apparaît et celle d’un hybrid cousant l’épais ruban. La petite fille regarde l’offrande à travers un monocle puis franchit l’enceinte du temple, le ruban porté au dessus de la tête, exposant les jolies pierres aux rayons lunaires. Puis elle lance l’objet comme s’il s’agissait d’un oiseau et court là où il est tombé. Elle le retrouve. Haku laisse échapper un soupir de soulagement. La petite Lastel se retourne en direction du temple, ses boucles volent au dessus des ses frêles épaules. Puis elle s’enfuit dans la direction opposée. Le point de vue rétrospectif de Haku suit sa silhouette mais celle-là se floute. Haku tente de noter un détail pour reconnaître l’emplacement. La vision s’obscurcit.

Retrouve-la ! Hybrid Haku.
Une nouvelle douleur à son front le fait souffrir, semblable à une marque au fer rouge. Plié en deux, Haku porte la main à son front. D’autres images de Lastel et de l’amulette parasitent une ultime fois sa conscience. Avant le néant.
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Haku

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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Mer 26 Juil - 19:53

Bienfait volé

En ouvrant les yeux, Haku voit le toit des arbres faiblement éclairé par les deux lunes-sœurs. Je suis au temple. Il ne lui faut pas longtemps pour noter la présence d’un linge mouillé sur son front et de deux étrangers à ses côtés. Non en fait, la phytös aux cheveux bleus, il l’a déjà vu. L’autre hybrid, clairement plus vieux à ses côtés, le regarde.

- Comment vas-tu ? … Plus de fièvre.
- Ça va… Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Tu étais devant l’autel depuis un long moment quand tu as fait un malaise. Ça va ?

Rien de plus ? C’était un rêve ? Haku porte les mains à son front, omettant complètement la phytös à son chevet. Un rêve… Jamais je n’ai rêvé comme ça... Mais alors, c’était quoi sinon ? Un contact avec un esprit ? Les gens ressentent ça chaque fois qu’ils prient vraiment ?
- Merci à vous. Je suis désolé si je vous ai fait peur. Je vais reprendre ma route, dit Haku en se redressant.
Maintenant, m’en aller, respirer un bon coup et rechercher la fille. Elle n’a pas dû aller bien loin comme ça...
- Non, attends étranger. Tu viens à peine de te réveiller, reste assis. Ce n’était pas une fièvre normale, dit le vieil hybrid. Appelle-moi Kyo, je suis l’ancien du village. Tu as parlé d’une amulette volée à Itsuki et Chika ici présente. Qui t’a parlé d’amulette ?

Haku réfléchit à comment se tirer le mieux de sa première approche maladroite.

- C’est une vieille personne qui m’a raconté ça quand je lui ai demandé le chemin vers le village, répond Haku en articulant chaque morceaux de phrases, cherchant la réponse la plus sincère et neutre possible. Cela fait une trentaine d’année qu’elle n’est pas retournée au temple et se demandait si… L’amulette rouge vive aux pierres oranges avec « bienfait » écrit dessus avait été retrouvée.
- L’amulette dérobée est exactement comme ça !
- Pourquoi un nouveau venu a entendu parler de cette histoire, contrairement à moi qui suis au temple depuis plusieurs années ?! Je n’ai jamais entendu parlé de cette histoire !
- Nous n’en sommes pas très fiers… et nous avons remplacé l’amulette depuis. Il est étrange qu’une personne du village t’ait parlé de ça,
dit-il en revenant à Haku à la recherche de réponse.
Bon, j’ai dit que je le ferai, je le fais !
- Celle qui m’a parlé de l’amulette d’abord, c’était la vieille ünik du nom de Zora.
Si l’expression du vieil hybrid change très vite, la phytös met du temps à comprendre.
- Quelle vieille ünik ? Il n’y a que les monstres dans les parages. s’exclame Chika.
- Ce sont des personnes comme vous et moi !
- Tu ne pouvais pas savoir… Ils ont été maudits après la fuite de leur fille,
explique froidement le vieux Kyo.
- Quand ? Ils n’ont pas toujours été ainsi ? Demande la phytös.
- Il y a trente ans, tu marchais à peine.
- C’est ce qu’ils m’ont dit. Ils veulent espérer que les recherches pour l’amulette et leur fille continuent,
ajoute Haku.
- Si l’amulette pouvait être retrouvée, elle le serait depuis longtemps. Mais je suis étonné qu’ils aient jamais vu l’amulette de leurs yeux, son créateur ne l’a pas exposé avant la cérémonie où elle a été volé, dit-il attristé par les souvenirs.
- Ils ne l’ont jamais vu, effectivement. Sauf Lastel.
- Alors comment sais-tu à quoi ressemble l’amulette de Kazue ?
- Je l’ai vu en rêve, tout à l’heure.
- Mais un anemös n’est pas divinateur…
contredit hâtivement Chika.
- Divinateur ou non, aucun hybrid n’en serait pas capable. Ne te moque pas de nous, mon garçon, avertit l’ancien.
Peu importe, ils ne peuvent pas m’aider. Il faut que je retrouve Düsha et l’endroit où le Khamui a perdu la trace de Lastel.
- Je ne plaisante pas. Et je ne suis pas divinateur mais éclaireur. Maintenant je vais vous laisser, si vous le permettez.

Irrité, Haku se lève et rassemble ses affaires devant les deux villageois. Le jeune anemös fait des efforts pour mettre en doute ce qu’il a vu et ressenti mais n’y parvient pas. Ses émotions parlent ! Qu’ils se moquent de sa naïveté s’ils veulent. Haku n’a pas la patience de leur détailler son expérience. L’ancien ne peut pas plus le renseigner sur une histoire qui remonte à trois décennies. Un clan – aussi étranger soit-il – a besoin qu’on tente quelque chose et il n’est pas la seule victime dans l’affaire.

- Attends, que vas-tu faire ? De quoi as-tu rêvé ?
- Je vais chercher à comprendre pourquoi Lastel a disparu. Mes hallucinations peuvent être fausses mais je ne perds rien à essayer. Au revoir,
abrège-t-il sèchement.

Si l’ancien doutait qu’il ait pu voir l’amulette en rêve pour la première fois, il risquait de ne pas le croire davantage s’il disait que le Khamui du temple lui avait parlé. Et clairement en plus ! Mais pourquoi lui ? Ce n’est pas comme si les recherches n’avaient pas sérieusement occupé les esprits des habitants au moment des faits.

Une nouvelle présence vient interrompre ses pensées. Une présence qui s’appelle Miu.

- Tu sais que tu es de loin la plus agréable présence de la journée ? Quoi, tu as déjà faim ? Mais ton déjeuner remonte à deux heur-- Ah. Si, peut-être plus que deux.
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Haku

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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Jeu 27 Juil - 17:53

Au delà des pierres

Après ces discussions houleuses avec un esprit puis deux membres de sa propre race, Haku a besoin de rester seul avec lui-même, ce qui inclut paradoxalement la forêt et Miu. Il ne reste pas longtemps seul toutefois. Düsha, son guide, attend son retour pas très loin.

- Ave-- As-tu appris quelque chose ?
- Oui, beaucoup grâce à quelqu’un.


Il lui raconte par le menu ce que l’esprit lui a montré sur l’amulette et la disparition de Lastel dans la brume, incorporant son échange avec l’ancien. Düsha, d’abord surpris, écoute jusqu’au bout sans l’interrompre.

- Lastel aurait disparu dans la brume ? Demande sincèrement l’ünik.
- Je ne sais pas pourquoi ma vision s’est obscurcie à ce moment-là mais c’est la seule piste que j’ai.

Quel bonheur d’être aisément cru. Düsha accepte sans réticence le fait qu’un anemös ait des visions bizarres. Ils se mettent sans plus tarder à la chasse d’un très ancienne piste qui remonte à une trentaine d’années. Les arbres ont grandi mais restent reconnaissables. La nuit commence à tomber pour de bon, obligeant Düsha à allumer une lanterne pour suivre Haku sans se prendre les pieds dans les racines des arbres. C’est pourtant ce même sentier que la petite suivait autrefois. Elle avait une aisance d’aventurière, alors même quelle n’avait pas le don de vision nocturne de l’anemös.

L’éclaireur se retourne pour constater la disparition du temple derrière eux. Alors que ses yeux n’étaient même pas dirigés vers Düsha, celui-ci se met à paniquer et resserrer sa capuche.

- Non ! Ne regarde pas !

Haku détourne vivement la tête. Ah oui, c’est vrai, leur malédiction ! L’esprit a dû s’être assuré de leur donner une apparence répugnante pour qu’ils réagissent comme ça.

Il reprend la route, s’arrêtant devant quelques vieilles pierres marquées de symboles hybrids. L’endroit où la fillette a échappé au Khamui. La signification lui est totalement étrangère cependant… Pris d’un frisson, il avance à la recherche de la moindre trace laissé par un originaire. Un moment s’écoule avant qu’il remarque un changement déconcertant. Les bruits discrets de la forêt ont disparu, ainsi que les bruits de pas de son compagnon. Il redresse la tête et constate que la brume a effacé le moindre arbre vivant pour laisser la place à quelques arbres morts éparses et des ombres ambulantes. Comme des esprits maléfiques ?! Elles sont loin et se mouvent avec lenteur. Il se retourne pour voir où est Düsha mais ne voit que de la brume et une flamme blanche au lointain. Il appelle Miu et Düsha, criant presque. Quelques ombres tournent mollement leurs têtes sans visage dans sa direction puis reprennent leur errance.

Espérant que ces fantômes soient inoffensifs, il s’approche de l’une d’entre elles en lui barrant la route. Il articule quelques mots. L’interpellé continue sa progression en l’ignorant et manque de frôler Haku. Des mots inarticulés viennent à ses oreilles mais tellement confus et insondables que l’anemös est dégoûté de l’expérience. Il s’écarte de l’ombre et tente de comprendre ce qui se passe. Il doute fortement d’être encore chez lui. Mais qu’est-ce qu’il lui arrive encore ? Comment a-t-il pu égarer les autres ?

Haku continue à progresser au milieu des ombres fantomatiques. Il marche lentement, n’osant pas courir dans ce monde étranger. La flamme blanche derrière lui s’éloigne. L’anemös commence à se demander s’il ne ferait pas mieux de rebrousser chemin pour retrouver sa renastu et son monde à lui quand la brume révèle du bambou gris devant lui. Voilà qui change des fantômes ! Les tiges sont si serrées qu’on ne voit pas au travers. Il décide de contourner le mur circulaire formé par ces végétaux.

La piste le long des bambous est longue mais finit par s’interrompre. Les bambous forment une entrée assez grande pour faire passer de face deux Nagos. L’anemös reste un moment à la porte mais cette brume fatigante qui paralyse son Don l’empêche d’observer les lieux. D’ailleurs son Don est inefficace depuis longtemps, la veine… Les lunes ont disparu en même temps que les arbres. Pourquoi ne s’en est-il même pas aperçu plus tôt ?!

Haku commence à prendre conscience de sa vulnérabilité actuelle. Cela ne l’empêche pas toutefois d’être fasciné par l’endroit inexploré devant lui comme un… Un... Bon, il ne trouve pas de meilleur comparatif qu’un lièvre devant un lynx. Il se rappelle bien qu’il a un arc ainsi qu’un couteau mais les dangers sont tellement imprédictibles ici qu’une arme ne peut le défendre à coup sûr.

Dame Nature, je sais que je ne fais pas souvent appel à vous mais je veux bien un peu de protection, là tout de suite. Si vous existez.
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Haku

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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Ven 28 Juil - 21:48

Le cercle des bambous

À pas de loup, Haku franchit l’ouverture de l’enceinte de bambous, oubliant que son but premier était avant tout de retrouver Lastel ou l’amulette rouge. Un vilain cliquetis se fait entendre au dessus de lui. Une sueur froide coule de son front et de sa nuque. Il se retient à grand peine de lever la tête pour voir et continue à avancer le plus discrètement possible. Lentement, il prépare son arc et une flèche. Très vite, une masse fonce sur lui. Avant qu’elle l’atteigne, une déflagration le pousse contre le sol à moitié désorienté. En dépit d’une nouvelle douleur vive à la tête, il se force à réagir. Il reprendre ses armes et roule sur le côté pour viser la menace.

Aaaah ! Maudit ! Résonne une voix.
- Recule ou je te transperce ! Clame Haku le plus sérieusement du monde.

Il a déjà tué des êtres vivants pour se nourrir ou se protéger. Pas des êtres doués de parole mais ils aurait pu ! Pas de gaieté de cœur, s’il peut l’éviter ce sera bien mais sa survie reste primordiale. Dans ce monde étrange, les flèches n’ont peut-être pas d’effet mais ce qui compte c’est l’assurance qu’il affiche. La créature recroqueville son long corps carapacé doté d’une multitude de pattes fines comme celui d’un mille-pattes. Elle a un visage hideux pourvu de lèvres bouffies qui ne collent pas avec ses dents fines et aussi pointues que des épines. Quant à ses yeux, ils sont mesquins et entièrement noirs. Si la confiance s'accordait exclusivement d'après l’apparence, Haku n’en allouerait aucune à cette horreur. Et sa tentative d’attaque n’aide pas du tout du tout.

- Qui es-tu ? Demande Haku en se relevant et en continuant de tenir en joug la créature au corps de mille-pattes.
Je suis Chiamibou et je suis navré de t’avoir fait peur.
Tu es navré de m’avoir pris pour ton repas plutôt ! Je suis bien avancé avec ce nom qui ne me dit rien...
Les visiteurs sont d’ordinaire… d’immondes chapardeurs. J’ai cru avoir affaire à l’un d’eux. Comment t’appelles-tu, honorable envoyé de notre vénéré Khamui ?
J’ai suffisamment mal à la tête sans avoir à démêler le vrai du faux dans ses paroles.
- Je suis Haku et je cherche une petite ünik d’une dizaine d’années. L’as-tu aperçue ?

Non, pas le moins du monde, Haku. Quel délicieux nom.
Si tu l’as attaqué, tu n’as pas dû avoir de le temps de bien l’observer… Je n’ai aucune certitude que tu dis la vérité.
- « Envoyé de Khamui » ? Qu’entends-tu par là ? Demande l’anemös en atténuant sa prise sur son arc.
Rien de plus que sa première signification : que le Khamui t’a envoyé à moi. C’est bien le cas ? Comment se porte donc notre honorable ami, demandant le centipède en désignant la flamme blanche visible à travers les bambous.
- Très en colère… À cause d’une petite fille qui a disparu. C’est pour ça que je demande si elle est passée par là. Quels sont tes relations avec le Khamui ?
Rien de plus que du bon voisinage.


Haku cherche mentalement à faire plier le monstre mais ne trouve rien. Le menacer avec son arc serait du même niveau que son père. Pour l’instant, l’insecte se tient à distance et ne semble plus vouloir l’attaquer. L’anemös se déplace lentement, obligeant l’autre à s’adapter. Il observe le reste de l’antre à travers la brume. Hormis ce que cache éventuellement le corps géant du centipède, l’antre est la plus vide que Haku a jamais vu.

- Tu vis ici depuis longtemps ? Dans le voisinage du Khamui ?
Le temps, c’est une valeur d’ohm. Et vous les ohms vous ressemblez tous. Je ne peux t’aider à trouver la petite. Je t’invite à poursuivre ta quête et te souhaite bonne chance pour celle-ci
, répond-il d’un ton qui voulait dire « passe ton chemin ».
- Si tu ne sais pas reconnaître un « ohm », tu dois quand même te souvenir des objets que les ohms passant par là portaient sur eux.
Non, pas le moindre souvenir. Je suis profondément navré pour toi et notre vénérable Khamui.
- Si tu gardais des objets, tu me le dirais ? Pour notre Khamui.
Bien entendu.
- Bon, eh bien je vais te laisser, honorable esprit. Je te remercie de m’avoir accorder un peu de ton temps précieux. Pense à ne pas sauter sur les immondes chapardeurs avant de leur avoir demander leur nom
, ajoute-il d’un ton un brin insolent.

L’esprit monstrueux agite ses pattes mais le laisse partir tranquillement – dans une certaine mesure.

- Une dernière chose : je ne comprends pas comment tu sais que Khamui m’a envoyé ici.

Haku se retourne pour regarder Chiamibou dans les yeux. Il a négligé cette piste. Parler frontalement de Lastel ne mène à rien mais de « notre vénéré Khamui » peut-être. L’esprit aux yeux sombres soutient son regard un long moment comme s’il s’agissait du but du jeu. Haku ne flanche pas et reste muet, planté au milieu des bambous. Chiamibou finit par étirer ses lèvres en un affreux sourire.

C’est visible sur ton visage.

Hein... ?
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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Sam 29 Juil - 20:25

Le dzêta abîmé

- C’est à dire ? Mon visage ? Demande Haku en levant la main vers celui-ci.
Tu ne sais pas ?

L’esprit s’approche lentement de l’anemös comme pour vérifier quelque chose mais recule brusquement en faisant une grimace. Le choc affecte également Haku qui ressent une douleur au front pour la troisième fois de la soirée. Encore ?! Mais c’est fini, oui ?! Néanmoins Haku commence à comprendre.

- Je vois., dit-il en guise d’adieux.

Il quitte l’esprit et sort de l’enceinte de bambous. L’éclaireur explore davantage les alentours. Derrière l’antre, encore des arbres étrangement effilés noirs et dénudés de feuilles. Les fantômes défilent avec lenteur. Haku remarque que certaines formes évoquent plutôt des animaux et des plantes plutôt que des bipèdes. Ce monde a beau être nouveau et mystérieux, il lui semble trop vide et déprimant. Fatigué, il rebrousse chemin en direction de la silhouette blanche et éthérée du temple tout en contournant l’antre de l’esprit à corps d’insecte.

La brume s’écarte et la forêt redevient telle que Haku l’a toujours connu. Ses sens détectent vite une présence bien familière. Haku la rejoint plus confiant que face aux esprits et aux ombres. Il retrouve sa renastu de Miu en train de jouer. Heureux, Haku se met à sourire. Sa protégée s’amuse avec un objet rond couvert de terre jusqu’à ce qu’il le lui prenne pour l’examiner. Miu s’installe sur son épaule, contente d’avoir récupéré son perchoir personnel. L’examen de l’anemös lui indique qu’il s’agit d’une loupe d’origine ünik puisque fabriqué avec ces matières qu’ils nomment  « verre » et « plastique ». L’objet ne lui est pas totalement étrange mais il n’arrive pas à se rappeler où il l’a vu.

L’éclaireur repart à la recherche de son compagnon. Il retrouve la silhouette encapuchonnée de Düsha en pleine recherche fébrile. Se faisant connaître par un mot, l’anemös rejoint son guide. Ce dernier lui met la lanterne sous le nez avant que son inquiétude s’apaise.

- Où étais-tu ? Demande-t-il avec soulagement.
- J’étais avec un esprit à corps de mille-pattes – pas des plus sympathiques en plus de ça.
- Un esprit… ? Mais pas Khamui. Qu’a-t-il dit ?
- Pas grand chose… Je ne suis-- J’ai l’impression qu’il me ment ; son discours ne colle pas. Euh…
- Quoi ?


Devrait-il dire à Düsha que les chances pour Lastel d’être encore en vie sont faibles ? L’ünik s’en doute déjà, il le lui a confirmé.

- Son premier réflexe a été de m’attaquer.
- Et tu l’as repoussé ?! C’est impressionnant.
- Pas tout seul à vrai dire. Du tout. J’ai eu un gros coup de pouce avant d’avoir tenter quoique ce soit. Je pense que le Khamui m’a protégé. Euh, mon visage est normal ?
Demande Haku en relevant sa franche.
- Ah, oui, c’est très rouge. C’est curieux, on dirait un symbole.
- J’espère que ça disparaîtra mais ça ne nous aide pas beaucoup. Ça explique juste pourquoi il ne pouvait pas me toucher.
- Où l’as-tu trouvé ?!
Demande soudainement son interlocuteur en désignant le monocle ünik.
- Ça ? Miu jouait avec devant les pierres, j’ignore où elle l’a trouvé. C’est-- ?
- C’est le dzêta de ma sœur ! Il est abîmé à cause du temps mais ça ne peut être que ça. Elle savait utiliser la fonction « vision nocturne ». Pas très malin de le lui avoir donné tout compte fait... Est-ce que ton renastu peut retrouver sa trace ?
- Miu n’est pas une pisteuse… ‘Fin on peut essayer… Miu ! Cherche s’il-te-plaît
, dit-il en mettant le dzêta abîmé sous le nez de Miu.

La petite renarde ailée mâchouille l’objet avant de s’en désintéresser pour chasser un écureuil dans les arbres.

- Voilà. On va chercher avec nos yeux à nous, conclut-il en rangeant l’objet dans sa sacoche. Mais on ne se perd pas cette fois.

Düsha acquiesce plutôt convaincu qui cet hybrid qui n’a, jusqu’à présent, fait que recueillir des informations liées à sa sœur et Khamui. Les chances de retrouver une petite ünik et une amulette disparues il y a trois décennies sont faibles, pourtant elles lui paraissent plus nombreuses maintenant que ce matin. Haku décide de poursuivre la piste de Lastel là où il l’avait laissée. Peu désireux de se retrouver une nouvelle fois seul dans le monde de brume, il contourne les pierres.

Le jeune éclaireur tente de calquer mentalement sa progression dans les brumes avec le sentier forestier sous ses yeux. Cette idée de comparer les deux chemins repose exclusivement sur son intuition. Tandis qu’il y réfléchit, il se rend compte que son plan d’actions n’est pas rationnel vu que la petite a probablement suivi le même chemin que lui plutôt que celui de Düsha comme semble le montrer la vision donnée par le Khamui.

Là où aurait été le cercle de bambous, rien de spécial : des arbres et des buissons. Haku a peut-être mal jugé les distances, son sens de l’orientation n’est peut-être pas encore assez développé. Il s’arrête un moment pour réfléchir. Il a peut-être manqué un détail, il a besoin de quadriller une plus grande zone. Il laisse Düsha au sol pour grimper à un arbre. Son don de large vision nocturne lui est très utile en la circonstance. Pour identifier une piste difficile, son instructeur lui conseillait de s’arrêter sur les détails qui font tiquer mais qui sont ignorés l’instant suivant. Les traces dans la terre s’effacent le lendemain mais qu’est-ce qui met des années à s’estomper ? Un détail le fait tiquer du haut de son perchoir.

- Düsha, avance à douze degré derrière toi !

Pour ne pas perdre son objectif de vue, Haku reste en hauteur et passe d’arbre en arbre jusqu’à approcher sa cible.

- Qu’est-ce que c’est ?
- Une pierre pas comme les autres. Elle est cassée mais elle a été taillée autrefois et c’est toujours significatif. Tu vois, on dirait un œil et une bouche
, dit-il en désignant les marques sur la pierre pâle érodée. Et là ! Le rectangle !
- Ça veut dire quoi ?
- Que je vais appeler les miens à la rescousse. Tu peux rejoindre ta Minka si tu préfères, je comprendrais.
- Non, je reste avec toi. Tu avais dit que tu me protégerais. Et il fait nuit.


C’est justement parce que je l’ai dit que je ne veux pas que tu restes ici.
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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Lun 31 Juil - 21:31

Dialogue avec l’ancien

Le groupe retourne vers le temple. Haku ignore encore si son plan peut marcher mais essaye de paraître confiant et résolu devant Düsha. Ils trouvent le temple vide, ce qui est normal à cette heure avancée de la soirée. Haku décide de partir pour le village, seul. Pour la sécurité de Düsha, ce dernier doit rester au temple pendant que l’hybrid négocie avec les habitants.

L’ünik ignore probablement que la position du village est discrètement indiquée le long des sentiers. Très vite, l’éclaireur est intercepté par une phytös de la classe des Murmurants. Le plus pacifiquement du monde, il présente ses intentions :

- Je viens juste parler à l’ancien du village nommé Kyo. Dis-lui bien que je sais où est l’amulette à présent. Il comprendra, nous avons déjà discuté ensemble.

La murmurante à la peau tannée utilise son Don afin de transmettre le message. Ils attendent un très long moment en discutant un peu. L’ancien arrive enfin, escorté des deux phytös du temple, Chika et Itsuki.

- Je t’écoute, éclaireur.
- Je suis désolé d’être parti si précipitamment mais je sais où est l’amulette de Kazue et j’aurais besoin de votre sagesse pour la rendre à son propriétaire légitime, votre Khamui. Il y a dans la forêt un esprit nommé Chiamibou qui a rencontré la petite ünik porteuse de l’amulette. C’est, je pense, le scénario le plus probable. Car sur l’ancienne statue de l’esprit l’amulette a imprimé sa forme. Je ne sais pas comment c’est possible. Mais il doit être faisable de remettre la situation en ordre.
- Minute papillon, j’ai besoin d’entendre ton histoire complète. Savoir comment tu es arrivé à la conclusion qu’un esprit est établi dans la forêt, le rapport avec l’amulette. Et première chose, j’aimerai connaître ton nom et savoir ce qui t’a amené ici.


Et Haku subit un long interrogatoire, entrecoupé par les interventions des deux acolytes de l’ancien et de la murmurante restée pour assister à la discussion. Il espérait ne pas faire attendre trop longtemps Düsha, c’est raté. L’ancien lui fait répéter dans quel état d’esprit il était avant d’entrer en contact avec le Khamui ; puis lui fait décortiquer les différences avec sa discussion avec Chiamibou et lui demande s’il y avait des antécédents dans sa famille. Il ne comprend pas qu’un hybrid incapable de méditer sans aide soit capable d’une telle prouesse. Il lui fait ensuite répéter ses observations, ses raisonnements et ses actions de la soirée. Le résultat est qu’à la fin Haku a la tête comme une bouilloire d’eau portée à ébullition.

- Si ce que tu dis est vrai alors… commence-t-il avant de se lisser pensivement la barbe. Je veux voir cette statue. Montre-la moi !

Quelque peu soulagé d’en avoir fini avec les explications interminables, l’éclaireur guide l’ancien et les deux acolytes vers la statue trouvée dans la forêt. Il évite de passer devant les pierres blanches. L’ancien examine la pierre fissurée et abîmée par l’érosion.

- Tes observations semblent fondées, Haku Yasu. Je vais faire don d’une autre amulette en échange de celle de Kazue. Chika et Itsuki vont m’aider à préparer un cérémonial pour la mutation. Nous allons au temple pour y trouver le nécessaire.
Düsha !
- Je peux vous accompagner ? demande-t-il en masquant son inquiétude.
- Bien sûr.

Il est difficile pour Haku d’entrer le premier au temple sans éveiller les soupçons. Usant de son Don, il scrute les zones d’ombre à la recherche de la capuche de l’ünik. Il le voit finalement derrière l’autel. Le jeune hybrid espère que ce dernier ne bougera pas et qu’aucun n’ait l’idée d’approcher sa lanterne près de sa cachette. Haku se tient à côté de l’ancien quand celui-ci choisit l’amulette de remplacement. Malheureusement, le troisième phytös voit Düsha et pousse un cri. Un nuage de fumée rouge apparaît, accompagné de bruit de course et d’objet métallique renversé. Les trois hybrids s’agitent, ils comprennent qu’il s’agit d’un ünik et s’exhortent mutuellement à le ratrapper.

- Arrêtez, laissez-le, le plus important c’est l’amulette !
- Il était venu voler, tu veux qu’on le laisse faire sans partir à sa poursuite ?!
Lance le jeune phytös.
- Non c’est… Il m’accompagnait mais comme j’avais peur de votre réaction vis à vis de lui, je lui ai dit de m’attendre ici. Il s’est conduit très correctement depuis le début et son nom est Düsha dit-il en espérant qu’un nom rappelle le point commun entre les hybrids et les üniks.
- Tu-- l’as mené jusqu’au temple !?
- Techniquement, c’est lui qui m’y a mené. Mais enfin ! Le temple est grand ouvert, quel mal y a-t-il à y attendre pendant la nuit où les bêtes nocturnes sortent ?! Et les üniks savent bien ce qu’ils risquent à piller le temple, ce n’est même pas eux qui ont volé.
- Quel mal y a-t-il à laisser les Maudits toucher n’importe quoi ?! Je m’en fiche, je vais--


C’est ce moment de tension que choisit Miu pour surgir au milieu, ailes déployées et babines retroussées en signe de menace.

- Miu, non ! crie Haku en la prenant dans ses bras pour la calmer.
- Laisse-le, Itsuki. Dis-moi Haku, y a-t-il autre chose que tu nous caches ? Demande l’ancien.
- Non, je ne vous cache rien d’autre, dit-il à l’assemblée.
- Alors ça, ça reste à prouv… maugrée Itsuki.
- L’amulette pour Khamui est plus importante. Ensuite, vous déciderez de vos relations avec les üniks d’à côté.
- Yasu a raison. Eh bien alors ? Elle avance cette préparation ? Il va bientôt faire nuit noire !
Lance l’ancien aux acolytes.
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MessageSujet: Re: La malédiction du clan Zalëon [quête solo]   Mer 2 Aoû - 22:04

Dénouement

De la musique, du chant, Haku est bien content de n’être que simple spectateur. Düsha n’est pas encore reparu. Il serait bien parti à sa recherche maintenant que sa présence n’est plus utile mais il a déclaré plus tôt que l’amulette pour le Khamui est plus importante. Miu à présent calmée s’ébat dans la forêt comme à l’accoutumé. La cérémonie bien entamée, il franchit les pierres blanches une nouvelle fois. Revoir les ombres fantomatiques ne l’étonne plus autant qu'avant, il se fraye un chemin jusqu’au cercle de bambous.

Te revoici. Venu m’apporter un présent ?
- T’en échanger un. De façon équitable.
J’ai été assez patient avec toi, petit insolent. Ne m’oblige pas à sortir de mes gonds !
- Arrête avec ton numéro de méchant et écoute-moi une seconde. Tu as l’amulette de Kazue pour le Khamui. Tu dois la rendre. En échange, tu y gagnes un objet personnel tout neuf, parfait pour toi.
Moins puissant.
- Mais plus légitime. Les habitants te l’offrent pour honorer ta mémoire si tu as la bonté de rendre sans autre condition celle pour leur Khamui. Tout le monde y trouvera son compte.


Les échos du chant sacré se font entendre. L’esprit Chiamibou extirpe d’une de ses pattes pointues, une amulette rouge vive comme dans la vision du Khamui.

Voici Ohm Haku.
- Merci.


Il se passe ensuite quelque chose d’inattendu : Chiamibou, diminue de volume et perd son aspect insectoïde pour une apparence plus proche d’un ohm.

L’anemös repart vers son monde, laissant Chiamibou – si tel était son nom. Il dépasse les pierres une nouvelle fois mais s’arrête devant. Il décide d’y marquer un symbole hybrid et sa transposition courante « passage déconseillé, danger ». Juste pour éviter de réitérer l’histoire, on ne sait jamais. Il repart, l’amulette à la main, vers la statue fissuré et les villageois.

Ces derniers continuent à chanter et jouer de la musique, Haku les laisse faire. Quand ils ont fini, l’éclaireur montre avec un sourire modéré l’amulette chérie du Khamui. L’ancien le félicite et déclare qu’il faut la remettre au temple et restaurer la statue. En parlant de cette dernière, chika qui est la plus proche signale la présence soudaine d’une fillette. Une fillette apparaît, une fillette ünik que Haku reconnaît bien.

- Lastel !
- Tu me connais ? J’te connais pas, moi
, dit-elle d’une voix un peu ensommeillée.
- Si, je connais ton frère, Düsha, il m’a parlé de toi.
- Tu connais Düsha ?
- Eh oui ! Ça te dit : on va le chercher ensemble ? Il est tard, tu devrais être au lit. Euh attends
, dit-il en fouillant dans sa sacoche.
- Mon dzêta ! Oh, il est tout sale.
- On se met en route, d’accord ? Si tu es fatiguée je te porte, suffit de demander.
- D’aaaccord. Je t’aime bien, t’es mieux que le monsieur avec ses feuilles sur la tête qui m’regarde méchamment.


Le groupe désormais composé de cinq membres va au temple. Il faut quelques temps à l’ancien pour se remettre assez de ses émotions et morigéner la petite pour son vol en pleine nuit. Miu, revenue de son escapade, se perche sur l’épaule de Haku. Sa présence fascine la petite ünik qui demande à caresser l’animal. Haku ménage un peu sa curiosté et oblige le groupe à s’arrêter.

- Bon, je vais vous laisser, dit-il à l’ancien. Merci de votre aide, je vais la raccompagner à sa famille si vous n’y voyez pas d’inconvénient puis poursuivre ma route.
- Tu ne veux pas venir au temple remettre toi-même l’amulette à sa place ?
- Oh... Je vous fais confiance pour le faire. L’essentiel est qu’elle soit retrouvée et j’ai une ünik sur les bras. À propos, qu’avez-vous décidé pour les üniks ? Vous n’allez pas les chasser, j’espère ?
- Avant le vol, cette famille était très pacifique. Et puisque la petite est trop jeune pour savoir ce qu’elle fait, je demanderai à ce qu’on passe l’éponge. Mais avec le conflit ravivé entre nos deux races, le mieux est peut-être de leur demander de partir. Mais il n’y aura pas de violence, je m’arrangerai pour n’impliquer que les plytös les plus diplomates dans les négociations.
- Dans ce cas, c’est parfait pour moi. Je vais reprendre la route.
- Une seconde ! Accepte au moins de recevoir un souvenir
, dit-il en prenant le premier objet en sa possession. Tiens, un reste d’étoffe de Kazue.
- Merci, je le garderai.


Il éloigne la jeune Lastel des trois hybrids. Le soutien de l’ancien lui semble acquis, c’est inespéré pour l’avenir du clan. Quoi qu’il lui soit arrivée, la petite n’a pas changé d’un pouce depuis sa disparition. Elle a même assez d’énergie pour le suivre à pied dans la forêt. L’éclaireur suit la trace de Düsha, bien visible pour ses yeux de chouette. De temps en temps il appelle son nom dans la nuit, vite imité par la petite sœur. Vive, la petite ünik propose d’utiliser la seconde option de son dzëta qui lui permet de voir à travers les arbres. Haku rit et laisse la petite traqueuse en herbe se servit de son vieux dzêta. Sans effet malheureusement, il a besoin d’une révision.

Les traces dans la nuit noire se font plus fraîches. Lastel tombe de sommeil, obligeant Haku à la porter. Il appelle encore l’ünik. Se manifestant enfin, le recherché les rejoint avec pour seule lumière les lunes.

- Düsha, c’est moi. Je suis désolé, tu as dû courir sans ta lanterne aussi loin mais...
- Tu es pardonné, le maléfice a été levé ! Grâce à toi j’en suis sûr. Dans mes bras !
Il s’interrompt. Mais qu’est-ce que tu portes ?
- Tu n’es pas Düsha. Mon frère est plus petit que moi !
Proteste la petite sœur.
- Si, c’est lui, c’est dur à croire mais-- commence Haku.
- Nan, c’est pas vrai ! Menteur ! Crie Lastel en feignant de descendre.
- Si, regarde sœurette, j’ai toujours mon dzêta qui n’a pas changé. Euh… dit Düsha en constatant qu’il fait noir. Tu te rappelles notre chanson préférée ?

« Il y a bien longtemps vivait un qantik effrayant,
Son passe-temps favori c’était d’arrêter les gens.

Il leur posait des questions, des problèmes, des énigmes.
Ce qantik terrible, c’était le Grand Sphinx.

Ô Sphinx, Grand Sphinx, si je te croisais,
Qu’est-ce que je répondrais à toutes tes questions ?

Ô Sphinx, Grand Sphinx, à toutes ces questions,
Je crois que seulement je répondrais "Hi-han" !

... »


L’expression de Haku reste figée pendant toute la durée de la chanson de Düsha. Heureusement qu’il fait trop noir pour des yeux üniks. Pourtant la petite rigole et chante en même temps que son frère. Elle semble moins réticente à rejoindre cet adulte de quarante ans à la voix si familière. Son frère semble heureux.

- Maintenant que la famille est réunie et libérée de la malédiction, vous allez pouvoir partir. Les hybrids devraient vous contacter bientôt. Faites confiance à Kyo--
- Viens à la maison, tout le monde voudra te remercier.
- Euh, ça me gêne. Si je vous suis, je risque de ne jamais partir. Et mon voyage ne saurait attendre davantage
, invente Haku pour éviter de recevoir plus de remerciements.
- Est-ce que je peux au moins te serrez dans les bras ?
- Euh, d’accord
, consent l’anemös.
- Merci infiniment, le clan entier t’est éternellement reconnaissant.
- J’ai eu de l’aide,
dit-il en pensant au Khamui. Prenez soin de vous tous.

L’éclaireur les guide tout de même jusqu’à chez eux car ils n’ont plus de lanterne. Mais quand la maison est en vue, il leur fait ses adieux et s’écarte. Il repense à ce qu’il s’est passé. Il s’en veut d’avoir fait appel à Mère Nature pour se rassurer alors qu’il doute toujours de son existence par manque de preuve. Il ne doute plus de l’existence des esprits en revanche. Mais pourquoi lui a-t-il été si facile de communiquer avec eux ? Pour Chiamibou, l’explication semble simple, le premier venu le peut. Mais il n’a pas dû être le premier à prier devant l’autel du Khamui. Il se résigne à ne pas avoir de réponse claire et se tourne vers son projet laissé sur le côté pendant tout ce temps. Il lui faut gagner la capitale pour changer de vie. Un premier pas vers son rêve de voyage.

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La malédiction du clan Zalëon [quête solo]

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