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Que suis-je alors? [ solo - Niveau III ]

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Qwark

Originaire depuis le : 23/01/2017
Récits contés : 43

RPG
Âge : 5 ans réel / 17 ans d'apparence
Groupe: I.A.
Inventaire: Une moto avec side car, une boite à outils divers, un pendentif octogonal métalique, un briquet à arc électrique, des grenades fumigènes.

MessageSujet: Que suis-je alors? [ solo - Niveau III ]   Dim 30 Juil - 14:55

Note avant de commencer:
 



* Initialisation des nouveaux protocoles……..

Protocole de survie : accidents domestiques_cuisine.tlf
Protocole de survie : accidents domestiques_chambre.tlf
Protocole de survie : accidents domestiques_garage.tlf
Protocole de survie : accidents domestiques_jardin.tlf
Protocole de survie : accidents domestiques_salle d’eau.tlf

* Simulation de sensibilité cutanée…………..

Sensibilité mécanique = Ok
Sensibilité thermique = Ok
Sensibilité douloureuse = Deleted

* Suppression drivers V1.7…………………..

Installation des nouveaux périphériques : membres_sup_gauche/brasV2
Installation des nouveaux périphériques : membres_sup_gauche/avant-brasV2
Installation des nouveaux périphériques : membres_sup_gauche/mainsV2
Installation des nouveaux périphériques : membres_inf-gauche/piedV3

*Plans des lieux : maison_de_cicero.map rajouté aux bases de données



Réactivation...

251e Démarrage.

Bienvenu Q.W.A.R.K.


« Voilà que tu émerges enfin… Vas-y doucement, prends le temps pour te redresser... »

Qwark regarda autour de lui afin de comprendre ce qu’il faisait ici, dans cette chambre. Assis d'une cuisse sur le lit, Cicéro le regarde dans les yeux avec un regard bienveillant. Le dernier souvenir qu’il avait était d’être seul au fond du puis asséché dans le jardin. Son bras et son pied lui faisaient alors atrocement mal et il est possible qu’on l’ait entendu hurler depuis les résidences avoisinantes.
Dès cet accident, Cicéro décida de retirer la capacité de ressentir la douleur pour Qwark, du moins temporairement.

« Pour l’être humain, Qwark, il est nécessaire d’apprendre par l’échec. Bien souvent les enfants vont vouloir se rapprocher d’une flamme, jouer avec une prise de courant ou encore faire semblant d’utiliser les outils des grands.
Mais sais-tu seulement pourquoi ?


- Non pas vraiment. Dans le dernier cas, pour s’identifier à un congénère adulte peut-être, mais sinon je ne vois pas. C’est plutôt idiot comme agissement, non ?

- Certes. Et pourtant la raison est plutôt simple : le besoin de comprendre.
Peu importe le sujet, l’homme à besoin de comprendre : pour maîtriser, contrôler, apprendre, développer, poursuivre, etc.
Mais la compréhension, malheureusement, ne passe pas par l’acceptation froide d’une situation, de manière simple et disciplinée, comme la machine la plus basique le ferait.
Non, nous avons besoin de « Vivre » l’événement ou l’action, pour en saisir toute la portée et en mesurer avec précision son impact sur notre environnement direct et/ou indirect.
Alors certes, tout ceci n’est vrai que jusqu’à un certain âge - sauf dans certains cas de pathologies spécifiques -, car en grandissant nous apprenons à prévoir un tant soit peu. Prévoir les réactions, des gens ou des situations. Grâce à l’apprentissage par l’échec, que chaque enfant a connu, son adulte responsable va pouvoir se garder à l’abri des situations similaires ou cherchera à le faire, en se servant de son vécu. Je peux te citer en exemple l’enfant qui s’est brûlé avec un poêle. Dès lors, il aura appris et ne cherchera plus à reposer la main sur un poêle s’il est encore chaud.


- Mais si le poêle est chaud ? Pourquoi poser la main dessus ?

- Parce qu’il ne sait pas encore ce qu’est la douleur, tout simplement.

- La douleur. C’est mal.

- Oui, mais parfois dans ce cas-là, c’est nécessaire. En reprenant l’exemple de l’enfant, s’il ne ressentait pas la douleur, sa main aurait une horrible brûlure jusqu’à qu’il voie que quelque chose d’anormal se passe, et les séquelles seraient alors irréversibles. Car on ne peut pas changer la main de quelqu’un pour une autre. Seuls les Qantiks le peuvent.

- Et si on donne une main de Qantik à un non Qantik, ça fonctionne ?

- Oui… Mais malheureusement, cette personne deviendrait Qantik à son tour. La technologie nécessaire pour faire une greffe aussi pointue, technologiquement parlant, implique l’injection de divers produits chimiques afin d’empêcher que la greffe ne soit rejetée. Pour traiter ces produits, il faut aussi tout un système de filtrage et d’injection en interne. Ça peut aller jusqu’à empêcher le patient de mourir à cause de l’incompatibilité entre le corps et ladite technologie. Au centre même de cette machinerie, tu peux y trouver ce qui fait tout fonctionner : un Sigma. »

Qwark regarda alors sa toute nouvelle main, son nouvel avant-bras et son nouveau bras. Il active les doigts l’un après l’autre, remue le poignet et plie son coude.

« J’étais quoi avant ?

- Ah… ça, c’est simple Qwark. Avant d’être Qantik tu n’étais pas. Tu l’as toujours été et tu le seras toujours : une des plus belles IA jamais vues. Bref ce que je voulais te dire c’est que pour toi, mettre sa main sur un poêle, mettre les doigts dans une prise, jouer avec quelque chose de dangereux c’est peut-être stupide à l’heure actuelle. Mais hier, c’était encore un peu comme te pencher au-dessus d’un puis pour en voir le fond… Le referais-tu sans t’attacher au préalable ?

- Non bien évidement, parce que…

- Oui ?

- Mais bien sûr ! J’ai appris de mon échec ! Mais pour ce qui est de jouer avec l’électricité ou le feu, je ne l’ai jamais expérimenté pourtant ? Comment puis-je, aujourd’hui, savoir que c’est justement stupide ?

- C’est simple Qwark, même si ton vécu ne te permet pas de le savoir, pour ton cerveau désormais le peux. Maintenant que tu as éprouvé de la vraie douleur, pour la première fois, j’ai fait en sorte de prendre l’empreinte de cette douleur dans ton cortex cérébral, de la dupliquer et légèrement la transformer. Désormais, quand tu tenteras de faire quelque chose de potentiellement dangereux, dans la vie de tous les jours, en une fraction de seconde une sorte de petite alerte te préviendra : tu imagineras comment tu ressentirais la douleur si un incident, ou un accident se produisent dans le déroulement de l’action enclenchée ou de la résolution de l’événement en cours.

- Donc finalement, c’est comme si j’avais expérimenté différents types de douleurs sans vraiment en avoir subi les conséquences ?

- Et c’est ça qui est beau Qwark. Tu seras capable un jour, grâce à cela, de développer quelque chose de beaucoup plus fort que ce côté protection de soi. Un jour, tu comprendras que simplement "imaginer ressentir" quelque chose, marche pour la douleur physique, mais aussi… Psychique. Pour le mauvais certes, mais aussi pour le bien.
Tu découvriras l’empathie. Le plus beau des sentiments, celui qui rend l’humain, humain justement.


- Malgré le fait que je sois une IA, je deviendrai humain ? Mais… dedans ?

- Oui Qwark, dedans. Et tu seras plus humain que la plupart d’entre eux, tu n’as pas été conçu pour faire le mal, tu as été conçu pour être bon, n’apporter que la joie et la gentillesse autour de toi.
Il me reste encore du travail à faire, repose-toi encore un peu mon amour. Demain tu pourras retourner avec moi aux laboratoires. »


Qwark eu à peine le temps de lever sa main et de la regarder se plier et déplier encore une fois et la tendre vers son créateur :

« Merci. »




*Checking system in progress*
Tous les systèmes sont opérationnels
Température interne : 25°
Température externe : 37°
Réactivation des nanograins


.....
.............
1624e démarrage
.........
...............

Bienvenu Q.W.A.R.K.


Pour son 1624e éveil, et ce comme tous les matins aussi loin qu’il ne puisse se souvenir, il se leva à la même heure que d’habitude. Scanna le bâtiment, trouva Cicéro, et vérifia ses signes vitaux ainsi que le comportement de son flux biochimique pour vérifié que tout allait bien et que rien d’anormal n’était en préparation. Il monta ensuite lui faire son petit déjeuner et l’attendis avec impatience. Ce matin, Cicéro avait une mine plus grave qu’à l’accoutumée. Est-ce dû à un ou plusieurs cauchemars, comme ils appellent ses images sans logique, qui souvent déclenche diverses émotions malsaines chez lui la nuit que Qwark ne comprend pas?

« Qwark, assieds-toi s’il te plaît. Je voulais te parler d’une chose importante. Et te laisser me donner ta réponse quand tu la trouveras. C’est une question importante et si tu sais y répondre alors tu auras fait un grand pas dans ton évolution cognitive… Et même sur le plan de ta personne, à vrai dire.

- Vous avez réussi à m’intriguer bien plus que d’habitude ! Une question existentielle en quelque sorte ?

- Oui, en quelque sorte. Bref… Tu as entendu ce qu’il s’est passé au laboratoire de Lyssia il y a trois jours ?

- Notre voisine ? Qui a son laboratoire à l’autre bout de la Chemistry Institute? Oui j’en ai entendu parler. Apparemment, il y aurait eu un départ de feu sur l’une de ses expériences pour trouver un carburant qui s’épuiserait plus lentement que les autres. Vous m’aviez ordonné de rester à la maison cet après-midi-là et vous n’êtes rentré que le soir, puis vous êtes couché sans rien dire. Pourquoi une telle question ?

- Car elle est morte, Qwark. »

Qwark voyait bien que Cicéro attendait quelque chose, qu'il analysait, sans trop vraiment savoir pourquoi. Certainement une quelconque réaction de sa part, sans qu’il ne sache laquelle.
Le souci résidait dans le fait que cette femme était morte, mais il ne comprenait pas ce que ça voulait dire. Si, sur un plan purement physique il l’avait assimilé. Cette histoire de décomposition et tout ce qui s’en suit.
Désirait-il que l’IA lui montre de l’affection ? Ce dernier voyait qu’il n’était pas dans une posture propice en recevoir pourtant. Il chercha alors à gagner un peu de temps pour ne pas le décevoir :

« C’est dommage. Elle était gentille.

- Effectivement. Veux-tu savoir ce qu’il s’est passé ?

- Oui, avec plaisir si ça peut vous faire du bien d’en parler, mais non merci, si vous vous sentez plus mal qu’avant d’en parler.

- Je te reconnais bien là Qwark, à ne vouloir que mon bonheur. Mais, des fois, les choses ne fonctionnent pas de la sorte, et il est nécessaire de les affronter plutôt que de les fuir et ne pas les voir.

- Pardonnez-moi, mais il me semble que ça ne changera rien au fait qu’elle ne soit plus là ? Donc, pourquoi continuer de se faire mal ?

- D’abord pour se souvenir. Ne pas oublier qui elle était et ce qu’il s’est passé. Ne pas recommencer les mêmes erreurs que celles qui se sont produites ce jour-là. Ensuite pour t’apprendre plusieurs choses.

- C’est parfaitement cohérent alors, je vous écoute, qu’est-il arrivé ?

- Son laboratoire a pris feu. Pendant l’évacuation générale est à dû faire un choix : partir et sauver sa peau ou tenter de sauver un groupe de quatre étudiants qui se trouvais dans les sous-sols des laboratoires ou sauvent la vingtaine d’animaux du labo face au sien dans le couloir. Tu connais l’importance de la vie Qwark ? Quelles soit humaine ou animale ?

- Oui, bien sûr ! C’est une des premières données que j’ai enregistrées. La vie est la chose la plus importante sur Origin et doit être préservée coûte que coûte. Toujours essayer de sauver une vie si je le peux à mon humble échelle. Qu’elle soit artificielle, animale ou végétale.

- Très bien, alors première question Qwark : qu’aurais-tu fait à sa place ? Tu dois choisir entre des étudiants et des animaux de laboratoire, sachant que tu ne sais pas combien il y en a de chaque groupe.

- Facile, les étudiants auraient largement eu le temps de se diriger vers les rampes de secours des sous-sols qui donnent sur l’extérieur. Les animaux quant à eux sont enfermés dans des cages. J’aurais libéré les animaux et si j’avais encore le temps aurait été vérifié en bas. Sinon je serai sorti juste après les avoir mis en sécurité… Loin des laboratoires bien sûr…

- Ha ! Qwark… Bonne réponse ; la logique, ainsi que le principe d’importance de la vie, voudrait que l’on fasse ceci en effet. Même si ce n’est pas très judicieux de les sortir des laboratoires, car tu risques à la fois d’être vu et tu ne leur permets pas vraiment de rester longtemps en vie en les relâchant dans le Sidhe. Mais passons, je comprends ce que tu veux dire.
Et c’est ce qu’il s’est passé ! Les étudiants sont bien sortis indemnes peu après le déclenchement de l’alarme, et presque tous les animaux sont en vie. Sauf un couple de lapins malades, qu’elle était en train de sortir quand il y eut une petite déflagration qui fit tomber le mur à coter duquel elle se trouvait.


- Elle était vraiment gentille !

- Oui. Tous les étudiants, ainsi que certains professeurs, ont arrêté les cours depuis avant-hier pour protester contre la mort d’une de leurs professeur ou collègue, mais surtout contre les mesures de sécurité si pauvres dans ces cas-là : pas assez d’extincteurs, aucun dispositif de pluie artificielle, etc.
Ses parents sont anéantis, ces jeunes enfants n’ont plus de maman et son mari ne gagne pas assez pour subvenir au besoin de leurs foyers. Ils attendaient avec impatience la récolte des fonds lors de la vente du brevet de leur produit en phase finale. Te rends-tu compte, maintenant, de l’impact d’une seule et unique vie dans celle de toutes les personnes à qui elle est connectée ? Sans parler du chagrin absolu occasionné chez tant de monde. »


En une fraction de seconde le jeune Qantik comprit ce que son créateur voulait dire. La répercussion d’une simple action pouvait faire basculer tellement de choses. La mort n’était pas juste un problème comme un autre, réglé par une solution préconstruite et général. Tous comme ce jeu de domino auquel il aimait jouer, où quand un seul domino basculait, le mouvement en entraînait tant derrière lui.
En voyant le visage de Qwark changer du tout au tout, le scientifique reprit :

« Imagine maintenant, même quelque seconde, qu’elle se soit trompée. Que les animaux aient été moins nombreux, que la sortie en bas soie restée bloquée, qu’il n’y eut plus d’étudiants et donc pourquoi pas un mouvement de panique... Le résultat aurait été autrement plus horrible. Imagines-tu? Tu cherches à suivre un raisonnement logique et pourtant tout le monde t’en aurait voulu, car tu ne serais pas allé chercher les jeunes et qu’ils soient tous morts. Imagine les réactions de leurs mères, pères, frères et sœurs, amis, voisins, proches, camarade de classe, de promotion, de quartier, de projet d’études. Et la liste n’est pas finie. »

Qwark recula, jusqu’au mur où il s’appuya violemment. Sa faculté de calculer toutes ses données en temps réel, au fur et à mesure qu’elles arrivaient, fut pour lui une véritable malédiction ce jour-là. Il avait des comportements retenus, des gestes saccadés. Tellement de données. Ce fut un raz de marré d’incompréhension. Il n’y avait aucune bonne réponse. Aucune possibilité de sortie dans ce problème. Cicéro vint et le pris dans ses bras, alors à son contact il se calma instantanément. Ils revinrent s’assoir tranquillement et après dix longues minutes sans parler, l’Unïk repris doucement :

« Des fois, il n’y aura pas de bonnes réponses. Juste un choix à faire. Bon ou mauvais, mais un choix. Et tout comme choisir c’est renoncer, comme le dit le dicton, tu devras alors renoncer à quelque chose au détriment d’une autre. Aussi dur qu’il soit de faire ce choix, il faudra le faire.
Maintenant, si je te dis que je ne voudrai pas être à sa place ; et que si j’y avais été, je n’aurai peut-être pas fait le bon choix. Et malgré tout, ce choix ou ce non-choix resteront avec moi toute ma vie.
Dans ce cas-là, Qwark, que suis-je ? C’est ça la vraie question, que suis-je ? »

Qwark comprenait déjà un peu mieux les implications de tout ceci. Même si, cela ne restait que des chiffres abstraits, des émotions si lointaines pour lui, il comprenait une chose : un jour, il serait lui aussi inévitablement confronté à un choix sans solution comme celui-ci.
Et il le redoutait déjà


......................................................(Bruit dans mes oreilles)......................................................

...........................Chuchotement indistinct...........................

...........................Bruit de voix légère...........................

...........................Discussion incompréhensible...........................

...........................Cris de colères…….. Insultes...........................

...........................Hurlement de plus en plus fort...........................

...........................Léger bruit de larsen micro puis...........................

Silence




Réactivation des nanograins

.....
.............
3204e Démarrage
.........
...............

Bienvenu Q.W.A.R.K.


Un petit museau, à la truffe humide, viens me renifler le visage et me lécher frénétiquement le bout du nez. J’ouvre les yeux et vois une petite belette. Celle que j’ai libérée de sa cage avant que…
Je tourne la tête et inspecte calmement la pièce. Je suis dans une chambre que je ne connais pas, où la décoration est plutôt spartiate. À côté de moi, sur une chaise, Fleya est endormie. Je sens comme une légère sensation de vibration contre ma poitrine. J’ouvre la chemise propre et neuve que je porte, et prends dans ma main le pendentif octogonal en métal qui pendait autour de mon cou.

Je le place sur ma tempe, appuie en son centre et un cliquetis métallique se fait entendre lorsque plusieurs crochets discrets s'ouvrent avant de venir s'agripper à ma chaire. Alors le temps semble se figer autour de moi.
Je suis dans notre salon, je viens juste de mettre une bûche dans la cheminée et Cicéro est assis en face de moi, un verre à la main. Je n’ai pas le temps de lui dire qu’il me manque. Que je me fais du souci pour lui. Lui demander s’il est toujours en vie.

« Qwark, que suis-je alors ? » me demande-t-il avec un regard à la fois intense et résigné quant à l’implication de cette réponse. Je le regarde alors dans les yeux et d'une voix douce, mais teintée de neutralité:

« Je suis humain, père. »

Je le vois me regarder avec une fierté débordante, mais aussi avec une tristesse infinie. Puis le regard lointain, perdu dans les flammes de l'âtre, un tendre sourire point alors sur son visage fatigué :

« Une pierre de plus sur le chemin qui nous sépare, mon amour... Tu serais si fier de lui. »

Le pendentif se décroche seul et retombe sur ma poitrine, emportant avec lui le peu de joie qu’il me restait ces derniers jours. Je comprends désormais plus de choses qu’hier, mais bien moins que demain. Je sais au fond de moi qu’il faut continuer d’avancer, mais après tout... À quoi bon?

Fleya tourne la tête dans son sommeil. Un beau soleil perce au travers des rideaux fins, accrochés devant une fenêtre aux carreaux brisés. Assise sous cette dernière, la tête à la fois inclinée sur le côté et légèrement basculée en arrière, le soleil viens baigner son visage d'une douce lueur dorée. Je me demande si elle rêve, car son visage est serein, presque angélique.
Un peu de délicatesse dans ce monde odieux. Combien de temps ais-je "dormis" et depuis combien de temps est-elle là, je ne saurai le dire...

Je regarde à nouveau la belette, celle-ci est lovée sur mes genoux. Je la caresse machinalement, perdu dans mes pensées et le regard absent. Mon choix a fait basculer tant de vies, directement ou indirectement. Leurs voix sont là. Elles le seront longtemps. Comment puis-je me racheter ? Car le problème est là, je n’ai pas été à la hauteur, je n’ai pas trouvé de solution.

Je n’ai fait qu’un choix.

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