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L'infamie des Hommes [PV Kit']

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MessageSujet: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Jeu 13 Fév - 20:34

Cocoon observa un bout de parchemin, se repérant rapidement à l'aide de cette petite carte abrégée, ses pas le guidant à travers la lande poussiéreuse. Le vent qu'il y avait faisait voler ses cheveux bruns, lui envoyant des mèches dans les yeux, contre lesquelles il se battait sans cesse. L'espèce de foulard qui entourant son cou, volait elle aussi en fonction des rafales, restant malgré tout pendu à sa gorge « Bon sang... Quelle plaie ! » Son murmure fut happé par le souffle, et du sable de terre s'envola, pour lui fouetter le visage. Sa chemise blanche était sale, et ses chausses usées. Le Chevalier ne désirait qu'une chose, rester mobile et, à la fois, trouver un refuge pour la nuit. Quelque part où se reposer.
Une sorte de bestiole lui passa devant, lui marchant sur le pied et, surprit, il tapa dedans tombant lourdement en avant, sur le sol. N'entendant pas de bruits aux alentours, et ayant fait peur à cette chose, il resta allongé un moment, éreinté. Dans sa tête, les questions avaient arrêté de défiler, les interrogations cessèrent, et il écouta la terre chanté. La tête tournée sur le côté, il ferma les yeux un moment, et se laissa communier avec cet élément qui lui était si cher. Qui lui avait trop de fois sauver la vie. Sans ouvrir la bouche, il fredonna un air mélodieux, doucement, presque inaudible, mais existant. Immédiatement, le sol lui renvoya ses ondes, et l'enveloppa de sa chaleur, pour le relever. Pour lui donner la force de se relever. Comme à chaque fois. Un soupir plus tard, l'Ünik se mit debout « Comment se fait-il que Mère Nature me rejette, mais que toi tu me parles, alors que je te marche dessus chaque jour... ? » murmura-t-il.

Relevant la tête, pour se remettre en route, il préféra ranger la carte qui était toujours au bout de son poing, et releva la tête. En face, plus loin, à travers les rochers, une chevelure flamboyante trônait, sous deux billes rouge sang « Merde » Là, il était mal.
Jusque là, l'homme n'en n'avait pas fait cas, mais il y avait un bras qu'il ne pouvait pas lever. Dans son dos, remontant de son omoplate à son épaule, une entaille lui entamait la chair, lui empêchant d'effectuer un quelconque mouvement. Celle-ci était relativement fraiche, n'avait pas cicatrisé, et s'il remuait trop, elle se rouvrait, et du sang s'en écoulait. Ambidextre, il se fichait bien mal de quel bras était touché, tan que l'un des deux soit encore valable. Mais voilà, il avait fait exprès de passer par des régions infréquentées pour ne pas tomber sur une quelconque forme de vie. Ici, il se trouvait, à des mètres et des mètres d'une humaine. D'un humanoïde tout du moins. Et il ne fallait pas qu'il montre sa blessure, sa faiblesse. Pour le moment, la plaie ne s'était pas infectée, mais ça ne saurait tarder...
Sur ses gardes, il n'avança pas, restant sur place, priant toute forme de Dieu, que cette créature parte.

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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Jeu 13 Fév - 23:11

Le sable qui colle aux pattes était très désagréable. La sensation d'avoir tous ces milliers de petits grains irritants et secs coincés entre les coussinets et les poils avait de quoi rendre fou ! La friction de caque pas faisait chauffer cette poussière du désert, comme si le Soleil ne se chargeait pas déjà suffisamment d'accabler les courageux aventuriers du No Man's Land. Même le vent était très chaud, et n'apportait que très peu de réconfort lorsqu'il venait à la rencontrer des corps des voyageurs. Sous sa forme de renard, Kitsune avait abominablement chaud. Sa fourrure était chaude, le vent était chaud, le sable était chaud, le Soleil était chaud, elle ne se serait même pas étonnée de ce que le ciel s'évapore tant tout était chaud par ici ! La jeune Hybrid s'était pourtant lancé à la conquête de ce territoire de mort courageusement, et s'était dit que sa petite forme de Renard pourrait l'aider à tenir le coup. Mais Kitsune maîtrisait encore bien mal ses pouvoirs, et maintenir ainsi concentrée sa force autour d'elle pou créer cette apparence était des plus fatigants. Avant qu'elle ne cède d'épuisement, Kitsune relâcha ses pouvoirs, et repris sa forme humaine. Elle se laissa tomber sur les genoux un moment, le temps de reprendre un peu sa respiration. Désormais, elle avait l'apparence d'une petite jeune femme toute mince, aux longs cheveux roux ébouriffés, et aux grands yeux rouges fatigués par la lumière. Elle était davantage habituée à l'obscurité d'Hoshizora. Sa forêt natale lui paraissait être un bien lointain asile ! Mais elle devait absolument trouver des rochers dans le No man's Land, sans quoi sa quête du jour serait fichue.

Ce qu'elle cherchait ardemment, au point de mettre sa santé en péril, était une petite plante qui ne poussait que sur les roches désertiques. Sylva en était donc dépourvue, car il n'y a aucun désert sur ce Continent. Cela faisait plusieurs jours que Kitsune marchait en direction de Sidhe, qu'elle avait atteint le matin même. La plante en question était une fleur blanche dont la signification était toute particulière pour la jeune fille. Son maître aujourd'hui disparu lui avait conté il y avait de cela fort longtemps le symbole que faisait vivre cette fleur, et Kitsune s'était enfin résolue à partir à sa recherche.
La Renarde décida qu'il était temps de se relever. Elle marcha pendant de très longues minutes, avant d'apercevoir au loin ce qui semblait être un amas de roches, qui ressemblait à un village miniature, de la taille d'un homme. Cette vision donna du baume au cœur de Kitsune, qui s'empressa de courir dans les petites dunes pur rejoindre cet oasis minéral. Quand elle l'eut atteint, elle se précipita dans les méandres de chaque pierre, y fourra son nez et ses doigts, bien déterminée à trouver ce qu'elle recherchait.

Elle se fatigua rapidement. La chaleur lui faisait légèrement tourner la tête, et Kitsune sentit qu'elle avait besoin d'un peu de repos. Deux énormes rochers formaient un sorte d'angle droit à l'ombre. Elle ne se fit pas prier pour aller y poser son popotin. Derrière, il devait y avoir encore et toujours un océan de sable brûlant, à perte de vue, infiniment grand. Ce sable était une tâche d'huile qui venait coller à la terre comme un parasite vorace. * C'est pas ce qu'on croit, les cueillettes ! * se dit Kitsune, en souriant dans son coin. Elle avait envie de rire, bien qu'elle fut complètement seule. Détendue, la petite Hybrid ferma ses yeux, cala sa tête contre la roche, et laissa sortir ses oreilles animales, pour écouter la rumeur du vent. Comme ce chant mélancolique au milieu du vide l'apaisait, elle laissa son esprit s’imprégner de son environnement, et il lui sembla vagabonder très loin.

« Comment se fait-il que Mère Nature me rejette, mais que toi tu me parles, alors que je te marche dessus chaque jour... ? »

Kitsune se redressa d'un bond, et son cœur battait la chamade. Ses oreilles se rétractèrent doucement, et elle parvint à retrouver son calme. Elle se leva, et sortit de sa cachette pour regarder un peu autour d'elle ce qui l'entourait. Elle venait d'entendre une voix. Faible certes, mais quelqu'un venait de parler. Ses oreilles et le vent avaient mené ce son jusque dans sa tête, si bien qu'elle en subissait encore les effets de surprise. Ses longs cheveux roux qui flottaient au vent gênaient un peu sa vue. Kitsune les écarta d'un geste, et vit une silhouette au loin. C'était un homme, qui se trouvait derrière les rochers. Pas très près, mais pas très loin d'elle. Kitsune plissa un peu ses yeux rouges pour mieux observer cette personne. Est-ce que c'était lui qui venait de parler de Mère Nature ? A qui s'adressait-il au juste ? Pourquoi cette histoire de rejet ? Malgré elle, la curiosité de Kitsune avait été piquée au vif par cet homme. C'était étrange, l'emprise soudaine qu'avait eu sa voix sur la jeune femme, en train de se reposer. Elle ne s'y était vraiment pas attendue. Enfin, à supposer que c'était bien cet homme qui avait parlé !
Trop envieuse d'éclairer la situation, Kitsune décida de s'en aller à la rencontrer de ce type. Il n'était qu'à quelques mètres d'elle, alors il verrait tout de suite les intentions de la Renarde. Elle s'approcha de lui cependant d'un pas assez lent, pour ne pas paraître trop provocante. On ne savait jamais sur qui on allait tomber, dans un désert pareil. Un aventurier, un fiancé lourdé par sa copine, ou un malade. Ou un type normal, et la question serait de savoir ce que quelqu'un de normalement luné viendrait faire par ici !

Kitsune faisait à présent face à l'homme qu'elle croyait avoir entendu parler. Elle lui trouva un air un peu mal en point, mais elle n'aurait su dire ce à quoi cela était dû. Il était peut-être très fatigué, tout comme elle l'était quelques minutes auparavant. Peu timide, elle s'approcha encore un peu de lui, et n'hésita pas à lui adresser la parole, tout sourire : « Excusez-moi, est-ce que c'est vous qui venez de parler ? » Kitsune croisa ses mains dans son dos, comme une enfant sage. Mais sa position traduisait une souplesse et un dynamisme de combattant. Elle observa un peu les alentours, et déclara avec étonnement, autant pour elle-même que pour cet homme inconnu : « C'est marrant, j'ai entendu quelqu'un s'adresser à une autre personne... Mais je ne vois que vous par ici ! ». Kitsune attarda plus son regard sur la personne qui lui faisait face. Un homme bien bâti au cheveux bruns qui flottaient au vent, tout comme les siens venaient la chatouiller dans le dos. Il avait une belle peau bien bronzée. Kitsune se demanda naïvement si c'était parce qu'il était là depuis longtemps !
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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Jeu 13 Fév - 23:44

Cocoon ne bougea pas, et observa la jeune femme plein d'énergie. Bien qu'elle avait ses mains dissimulées dans son dos, les petits sautillements discrets qu'elle entreprenait, lui filèrent des doutes. La seule impression qu'il eut, fut le fait que si elle voulait, elle pouvait lui sauter dessus à une vitesse fulgurante, pour lui mettre ses pieds dans sa figure. Mais, après réflexion, ça n'avait pas l'air d'être le style de la maison.
Sa vitesse de parole était hallucinante et ses yeux rouges ne semblaient plus aussi meurtrier qu'avant. En fait, ils n'avaient jamais parut meurtrier. Seulement, la paranoïa du bronzé était au maximum, lorsqu'il s'agissait d'étrangers, et de nouvelles rencontres. Ses iris le scrutèrent, comme si elle était gourmande d'informations et qu'elle voulait tout savoir de son être.
Faisant un pas en arrière, il préféra instauré une distance de sécurité, plus pour lui qu'autre chose. Regardant en coin à droite et à gauche il finit par dire, de sa voix rauque et masculine « Ouais... Il semblerait bien que ce soit moi... » En même temps, si elle n'était pas trop cruche, elle pouvait aisément voir qu'il n'y avait que eux deux.

Non mais quelle poisse aussi ! Cocoon était là pour chercher du repos et de la solitude, qui pensait qu'il allait croisé quelqu'un ?
Se grattant la nuque, il regarda le sol un moment, avant de passer une main dans ses cheveux brun « Je ne m'attendais pas à croiser quelqu'un ici... Cette contrée à pas l'habitude d'être très fréquenté faut dire. Vous cherchiez quelque chose... ? » Visiblement, elle n'avait pas l'air de le connaitre ou le reconnaitre, et lui en profita pour en savoir un peu plus sur elle.
Passant un bras sur son front, il épongea les gouttes de sueur que la chaleur torride faisait naitre sur son front, et soupira. Ce désert ne l'épargnait pas et, même s'il ne trouvait pas que sa peau chauffait beaucoup, son corps lui était bouillant. D'habitude stagnant à haute température, pour un être vivant, là, c'était pire. Sa peau, elle, brunissait à vu d'oeil, sans brûler.
Finalement, il se décida à poser les yeux sur son interlocutrice. Elle était mince, élancée, et avait un visage radieux. L'homme oublia une seconde le soleil, la chaleur, le malaise, et se perdit dans cette figure, qui reflétait la bonne humeur et la joie de vivre. Ses traits étaient magnifiques et tout à coup, alliés à ses yeux, et ses cheveux, il trouva cette femme d'une certaine beauté. Le fait de courir partout, pendant des années, lui avait enlevé la faculté de regarder les gens, pour ce qu'ils étaient, et non pour ce qu'ils avaient -de mortel- sur eux. Même le souffle chaud du désert n'avait pas l'air de l'accabler comme lui. Elle avait l'air de s'en ficher, de continuer à vivre sans en sentir le fardeau « Vous... devez avoir l'habitude de venir ici... »
Pourquoi il parlait ? Sérieusement, il n'avait pas à l'ouvrir ! Il ne connaissait pas cette femme, et se devait de rester sur ses gardes. Ses yeux vairons s'arrachèrent du corps et du sublime visage de l'inconnue, pour s'attarder sur les alentours. Cocoon était censé être méfiant, et peu aimable. Il n'était pas censé engager la conversation sur ce qu'elle faisait ici ou non. Et puis en plus, qu'est ce qu'il en avait à faire ? Tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle lui foute la paix, et ce n'était pas en la faisant parler qu'il allait y arriver. Se morigénant, il mit une main sur ses yeux, puis la fit glisser sur son visage très rapidement, se remettant les idées en place par la même occasion
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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Dim 16 Fév - 16:00

L'inconnu confirma, non sans quelques réserves, que c'était bien lui qui venait de parler. Kitsune pencha la tête sur le côté, et lui adressa un sourire de remerciement. Mais à qui pouvait-il bien parler ? Il n'y avait qu'eux deux dans ce désert, et visiblement il ne s'était pas attendu à la rencontrer. C'était peut-être la chaleur du No man's Land qui lui montait à la tête ! En parlant de tête, Kitsune devait bien avouer qu'il n'était pas mal du tout. Sa peau bronzée lui donnait un air très exotique, qui lui rappelait celui des grands guerriers des confins du Continent Sylva. Son visage fermé trônait sur un buste qui paraissait tout à fait musclé. Le plus troublant était cependant son regard, qui ne manqua pas d'interpeller Kitsune : ses yeux étaient de deux couleurs différentes. L'une sombre et profonde comme pourraient l'être les pensées d'un homme, et l'autre aussi claire que la lumière. Elle n'avait jamais vu un tel regard, et elle ne manqua pas de s'y plonger quelques instants. C'est alors que l'homme pris la parole, et lui demanda ce qu'elle faisait par ici. Il avait raison, rencontrer quelqu'un par ici n'était pas chose très récurrente, et pourtant bien des âmes esseulées venaient à s'y perdre.

Surprise, Kitsune répondit à la hâte : « Hein ? Euh... oui oui ! Je cherche une plante spéciale ! ». Ce disant elle se gratta la nuque et rit aux éclats. Elle allait sans doute paraître nunuche, mais comme d'habitude c'était bien là le cadet de ses soucis. Au village, elle avait l'habitude de passer pour une idiote, avec son idéalisme d'une paix entre les Hybrids et les Üniks. Quelle était la race de cet garçon, d'ailleurs ? Elle était bien incapable de le dire. Elle s'était encore un peu approchée de lui, et tendait le nez, comme si elle recherchait quelque chose de très petit sur la figure de cet homme. Kitsune avait beau l'observer avec soin, rien chez cet homme ne lui permettait de dire quelle était son origine raciale. C'était cependant là une chose qui n'était pas très importante pour la jeune femme. Elle n'avait enfoui en elle aucune trace de haine, et avait pour ambition de se faire le plus d'amis possible.

L'homme déclara que Kitsune devait avoir l'habitude de venir par ici. Elle rit un peu « Héhé, non pas vraiment, mais je ne crains pas trop la chaleur ! » Du moment qu'elle ne se métamorphosait pas en renard, il n'y avait pas de problème. Quant à la chaleur, le fait pour elle de maîtriser le feu lui permettait de s'adapter à ce genre de situation. Il était curieux de parler de ce genre de chose au beau milieu de nulle part, mais ce n'était pas pour lui déplaire bien au contraire. L'inconnu face à elle lui plaisait il ne fallait pas se mentir, et elle était heureuse de pouvoir converser un peu avec quelqu'un durant sa fatigante quête. Alors qu'elle s'apprêtait à reprendre la parole, il se passa la main sur le visage. Kitsune réalisa qu'elle lui trouvait une petite mine. Elle se pencha légèrement en avant, et lui demanda toute guillerette : « Quelque chose ne va pas ? Vous avez l'air très fatigué ! » Il valait mieux s'asseoir à l'ombre, et même s'il faisait très chaud derrière les rochers, l'ombre et le vent pouvaient apporter un peu de réconfort. « Ce que je cherche devrait se trouver quelque part là-bas, dans les rochers. Il y a un peu d'ombre, vous voulez pas aller vous asseoir un moment ? » Elle s'inquiétait presque de le voir dans cet état. Mais après tout s'il se trouvait à ce point reculé du désert, c'était qu'il avait beaucoup marché, peut-être même sans eau. Kitsune lui indiqua d'un geste l'endroit dont elle venait de parler.

Alors qu'il se décidait, Kitsune partit devant pour rejoindre les rochers à quelques mètres. Elle se mit à quatre pattes une fois qu'elle les eu atteint, et se remis à fouiner dans tous les recoins des pierres. « Où peut-elle bien être cette plante ? » se demandait-elle, à voix haute, d'une voix un peu fofolle. Elle ne voyait pour l'heure pas la moindre trace de végétal par ici ! Alors qu'elle était cachée derrière un rocher, elle osa sortir un peu la tête pour regarder l'inconnu. Elle le trouvait vraiment très beau. Il devait en faire des jaloux, celui-là !
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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Lun 17 Fév - 12:34

Cocoon essaya de ne pas se focaliser sur la jeune femme et regarda légèrement ailleurs. Il fallait qu'il s'en aille de là, qu'il mette fin à cet échange car, plus vite clôtura-t-il la conversation, moins ils sera en danger de mort. Quand bien même cette femme était un danger. De mort surtout. Mais il avait apprit pendant cette dernière année, à se méfier de tous les êtres qu'il croisait surtout les plus aimables à son égard. Donc lorsqu'il regardait ailleurs, il ne regardait jamais vraiment ailleurs.
Le fait que la rousse hirsute, soit surprise qu'il lui demande ce qu'elle faisait ici, il fronça les sourcils, serrant silencieusement le poing. Il voulait aller de l'autre côté, simplement, et chaque être qu'il rencontrait était un ennemi. Quelle plaie ! « Une plante ? » Mais cela sortit tout seul. Personne ne s'aventurerai ici pour entretenir sa connaissance en botanique, c'était impossible. Ce désert n'offrait absolument rien. Que la mort et la souffrance sous la chaleur. Comme si elle-même comprit sa « bêtise », le fait que chercher une plante ici paraissait fou, elle se mit à rire aux éclats. Une réaction spontané, qui emmena un air frais au Titan. Il se prit à l'observer de manière un peu trop insistante, se rendant compte de sa propre situation. Combien cela faisait de temps qu'il n'avait pas rit ? Savait-il seulement encore le faire ? Cette femme était un vent de fraîcheur et, immédiatement, ses muscles se détendirent. Il fut plus enclin à l'écouter. Mais pas à la toucher. Le fait qu'elle s'approche de lui, si près, le fit légèrement paniquer, et il se crispa à nouveau en faisant reculer son corps. Il ne tolérait pas que des étrangers le touchent. Il ne tolérait que personne le touche. Les seules personnes étaient les femmes et dans un cadre bien plus intimiste.

Lorsqu'il lui demanda si elle avait l'habitude de venir ici, elle se mit à ricaner avant de lui répondre. Vu sa tenue et son entrain, ça ne l'étonnait finalement que peu qu'elle ne craignait pas l'accablante chaleur qui, lui, l'étouffait. Depuis leur rencontre, elle n'avait cessé de l'observer, de le dévisager. Lui, se sentit légèrement mal à l'aise à certains moments, et évita de trop la regarder dans les yeux, de fuir quelque peu son regard insistant. Il avait rétablis une distance correcte entre elle et lui, et il attrapa le col de sa chemise pour la secouer, essayant de se faire de l'air. Cocoon avait le front perlé de sueur, et la peau moite. Il écouta la jeune inconnue lui poser des questions « Oui... Mais je dormirai quand je serai en sécurité. La fatigue n'est qu'un état physique, et je sais la maitriser. » En temps que Chevalier, il était obligé de se connaître par cœur, pour ne pas s'épuiser bêtement au combat, et tomber raide de fatigue, dès la première pause venue. Seulement Cocoon se réserva de lui dire qui il était et ce qu'il fut. Le Titan l'écouta lui proposer de se mettre a l'ombre le temps qu'elle recherchait cette fameuse plante. Il haussa les épaules, sans répondre, et la laissa avancer avant de la suivre. Il prenait énormément de précaution, peut être trop... Mais elle n'avait pas l'air de s'en soucier, ou de s'en inquiéter.
Puis arrivé derrière les énormes rochers, il s'adossa à un pan plat, soufflant comme un taureau, et fermant les yeux un instant. Il avait mal au dos, et aux jambes, et son corps souffrait. C'était indéniable. Ses muscles étaient endoloris. Appuyant sa tête en arrière, il ferma les yeux, exposant un moment son cou, le temps de faire une pause, de souffler, en se repaissant de l'ombre et la fraîcheur. Soulevant doucement ses paupières, il vit la jeune femme à quatre pattes, à terre, exposant ses courbes, alors qu'elle maugréait pour trouver la plante. Ne voulant pas plus avoir chaud, il préféra fermer à nouveau les yeux. Si elle voulait le tuer ou l'attaquer, il la sentirait tôt ou tard. Cocoon se laissa bercer doucement par la brise chaude et fraîche à la fois, pensant à sa prochaine quête, son prochain objectif et, en même temps, il n'en n'avait pas.
Soufflant lourdement, il redressa la tête et ouvrit les yeux, qu'il trouva tout à coup ensablés, et lourd. La rousse était en train de le regarder, et il planta ses yeux dans les siens « Je vais repartir, j'ai vraiment besoin d'arriver rapidement dans une zone au climat plus enclin envers moi. J'arrive bientôt à mon point de rupture. Ca fait deux jours que je n'ai pas fermé l'oeil. »
Cocoon se leva, et épousseta ses mains entres elles. Dire qu'avant il avait une armure, des armes, des compétences et qu'après l'Assassinat, il eut tout perdu... Etouffant un soupir, il enleva sa chemise sale, exposant son torse musclé et fin, et sa peau particulièrement chocolat sous ce soleil de plomb. Elle blanchirait lorsqu'il sortirait de là, mais pas pour le moment « J'ai vraiment du mal à supporter ce climat... Où vous rendez-vous après ? » Cherchant dans sa besace, il sortit un linge, et épongea son front et son torse. Le soleil lui fendant le crâne, il parla plus que de coutume et fut spontané à son tour, et non réfléchis « Nous ferons route ensemble ? »

Après tout, pourquoi pas ? Si elle trouvait sa plante, et qu'elle lui indiquait des lieux tranquilles, peut être pouvaient-ils voyager ensemble ?
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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Mer 19 Fév - 18:48

Kitsune, toujours très absorbée dans ses recherches de la plante, vit que l'homme s'était finalement décidé à s'approcher des rochers pour prendre du repos. Il était allé s'asseoir un peu plus loin derrière elle, alors qu'elle fourrait sa main d'un seul coup dans un buisson aussi desséché qu'une vieille duchesse. Elle fouilla un instant, et se retira car elle fit une nouvelle fois chou blanc. A la vue de ses doigts tous griffés par les branches mortes du buisson, elle éclata de rire, comme si c'était là une chose hilarante. Après quelques petites minutes de recherche, Kitsune décida de se retourner discrètement pour voir où en était son nouveau compagnon. Il avait l'air mal en point, assis le dos contre une pierre, et ainsi affalé sur le sol. Cela donnait une folle envie à la Renarde de lui sauter dessus en hurlant ''ON S'BOUGE !'' mais l'expérience lui avait appris que certaines personnes n'appréciaient pas ce genre de jeu. Elle réfléchit quelques instants, toujours les yeux rivés sur ce type. Qui était-il ? Et qu'est-ce qu'il fichait ici s'il n'aimait pas la chaleur ? C'était là deux questions biens mystérieuses !

Accroupie, Kitsune fit quelques bonds sur le côté pour aller explorer une nouvelle zone des rochers. Elle cherchait une fleur, une toute petite fleur qui lui vaudrait de gagner un pari. Le garçon qui s'était fichu d'elle au village serait bien attrapé en la voyant arrivé face à lui, avec cette fameuse fleur au poing. Il serait alors obligé de l'emmener manger ce qu'elle voulait à la taverne, et ce à volonté. Elle salivait d'avance, à l'idée de se remplir la panse, et que tout soit aux frais de ce gros crétin qui avait osé remettre en cause ses capacités. Kitsune était résolue à montrer à ce blanc-bec ce qu'était le véritable courage !

Elle sursauta quand l'épuisé derrière elle prit la parole. Elle était tellement concentrée dans ses recherches qu'elle l'avait presque oublié. Il déclara qu'il avait besoin de se rendre dans un endroit au climat moins agressif. Kitsune lui fit un très large sourire : « Ouais je comprend, c'est pas super top le désert pour se reposer !... oh ? » Elle s'interrompit, étonnée de ce qu'il se dévête devant elle. Il ne faisait que retirer sa chemise, mais c'était tout de même curieux qu'il ose faire une chose pareille devant une inconnue. *Bon, c'est pas comme s'il était désagréable à regarder non plus !* se disait-elle, innocemment. Kitsune observa tous les muscles qu'il possédait. Il avait un corps d'athlète accompli. Cela suscita chez elle plus d'interrogations qu'auparavant. Ce type devait avoir l'habitude de se battre, et visiblement il avait subi un entraînement de longue haleine. Elle ignorait encore s'il était un Hybrid ou un Ünik.

La couleur de sa peau l'interpellait aussi. Curieusement, les Hybrids étaient généralement plutôt pâle, au vu du peu de lumière et de la fraîcheur de la forêt. Ceci dit ce simple critère ne suffisait pas du tout pour qualifier sa race. Après elle le saurait aisément s'ils se retrouvaient face à un danger. Kitsune avait entendu dire que contrairement aux Hybrids, les Üniks avaient besoin d'un objet spécial qui réagissait uniquement à leur contact pour pouvoir se battre. C'était un pouvoir qu'elle trouvait très amusant, et se demandait souvent comment cela fonctionnait ! Elle regarda sa paume de main. Elle, n'avait besoin de rien pour utiliser ses pouvoirs. C'était dommage, les objets des Üniks, c'était un peu comme des baguettes magiques, et elle aurait bien aimer en avoir une elle aussi.

Le jeune homme s'était visiblement un peu détendu, car il avait l'initiative de la conversation. Il demanda à Kitsune où elle se rendait après avoir accompli sa tâche, tout en maugréant qu'il n'aimait pas ce climat. La jeune fille, toujours assise par terre, croisa ses bras derrière son crâne et s'étira longuement : « Ben... En fait j'peux pas rentrer si je ne trouve pas cette plante. C'est super important, j'ai fait un pari et j'ai pas envie de le perdre ! Non en fait c'est carrément hors de question ! » s'écria-t-elle finalement, en sautant vers son interlocuteur, l'index levé en l'air. « Si je ne trouve pas cette fleur, je passerais ma vie à m'occuper des poulets de mon village, et c'est franchement pas ce à quoi j'aspire le plus ! Une vie où on s'ennuie dans les plumes, très peu pour moi ... ». D'autant plus que les renards mangent les poules, se disait-elle. C'est alors que Kitsune sentit son cœur faire un bond violent dans sa poitrine. Elle s'approcha du visage de l'inconnu, et bifurqua par dessus son épaule pour observer le rocher derrière lui. « Aha ! » fit-elle, avant d se jeter littéralement sur un tout petit espace vert qui se trouvait là, étouffé entre deux rochers. Elle farfouilla quelques secondes dans cet amas vert. Elle se retourna vers son compagnon, absolument rayonnante, le visage éclatant de la joie de la victoire. Kitsune tendit le bras vers son interlocuteur, au bout duquel se trouvait une toute petite fleur blanche, à la corolle étrangement sphérique. De sa tige dépassaient encore les racines, qu'elle avait pris soin de récolter également. « Je l'ai trouvée ! » déclara Kitsune, très gaiement, et respirant le soulagement. « L'Olyvia, la fleur qui symbolise la paix ! ». Derechef, elle prit dans sa petite besace de cuir une fiole allongée, dans laquelle elle stocka précieusement la fameuse fleur, qu'elle avait mis tant de temps à trouver. Puis elle se releva, et s'épousseta un peu la jupe, qu'elle avait ensablée comme un enfant.

« Un type dans mon village m'avait dit que la paix n'était plus du tout possible sur Origin's, et qu'il n'en existait plus aucune trace, pas même un pauvre symbole. Sauf que moi, je savais qu'il existait cette fleur ! Alors on a fait le pari que je la lui ramène, pour lui prouver qu'il a tort. Maintenant je vais lui rabattre son caquet ! ». Kitsune n'était pas peu fière. Elle pourrait lui montrer que son combat n'est pas entièrement vain.
« Sinon pour vous répondre, je pense que je vais aller au Nord ! Il fait toujours meilleurs là-bas. Et je veux bien vous accompagner ! ». Sur ces mots, la jeune fille croisa les bras, et leva les yeux vers son compagnon de route : « Moi, c'est Kitsune. Kitsune Shibata ! Et vous ? »
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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Jeu 13 Mar - 19:13

Cocoon souffla. La chaleur était harassante, et cette fille était... Enervante. Enervante d'être une espèce d'ingénue, avec une beauté sauvage dont elle ne devait même pas avoir conscience. S'il avait été le Chevalier, il aurait certainement fait plus que la séduire, il l'aurait dévoré. Seulement, il n'était plus cet homme. Cet homme fier, sur de lui, séduisant et intelligent. Maintenant que son monde fut réduit à néant, il n'était qu'un pauvre petit asticot, se débattant dans du vinaigre. Ouvrant les yeux, déglutissant sa salive qu'il trouva tout à coup très sèche, il sentit une goutte de sueur perler sur son front, pour glisse jusqu'à sa mâchoire. Dans le silence absolue, il entrouvrit sa bouche laissant échapper un râle lourd et rauque. Pour lui, ce n'était qu'un signe de soulagement et de détente, malgré la rudesse du climat mais, d'un autre point de vue... On aurait pu penser autre chose.

Se redressant, il finit par enlever sa chemise tâché, alors que l'inconnue lui parlait. Ses recherches avaient l'air longues et fastidieuses et Cocoon se demanda un instant s'il n'allait pas reprendre la route seul. Bien que le Désert ne soit pas pour lui, il voulait juste se reposer dans un endroit tranquille et, faire le point. Faire le point sur l'année qui venait de s'écouler, et de tout ce qu'il avait vécu. En réfléchissant, il porta son regard sur la rousse et vit qu'elle le regardait assez intensivement. Qu'elle le détaillait même. Fronçant les sourcils il lâcha un « J'ai quelque chose sur la peau... ? » Il plaqua sa main sur son torse, comme pour épousseter un éventuel intrus qui se serait logé là, et qui aurait attiré le regard de la bonne femme.
Celle ci s'assit à même le sol, s'étirant quelques peu, pour finir par lui répondre. Cocoon finit par esquisser un sourire vis-à-vis de son histoire. La gravité des problèmes dépendaient réellement des gens... Si son destin aurait été à devenir fermier ou quelque chose qui s'en rapprochait, il aurait vendu son âme au Diable pour se sortir de sa situation actuelle, et embrasser sa nouvelle fonction. Seulement... Ce ne fut pas le cas. Ils étaient apparemment en danger de mort tous les deux, mais absolument pas pour les mêmes raisons et... Encore moins devant les mêmes ennemis. Alors il secoua son linge avant de dire « Cette recherche est donc d'ordre vital. » Trop sarcastique...

Puis la femme s'approcha de lui, et fixa un point derrière lui en hurlant un cri de victoire, avant de se jeter dans la faille. Lui se décala rapidement, haussant un sourcil en voyant l'excitée chercher ce qu'elle voulait. Ne s'en occupant pas, il reporta son attention sur elle quand elle lui brandit la fleur sous le nez. Esquissant un mouvement de recul instantanément, il fut presque sur une position de défense, tan il n'aimait pas ce genre de gestes brusques. Mais l'engouement de la jeune femme le toucha et il se détendit, écoutant ses paroles. Au moins, ils pouvaient se remettre en route. D'autres paroles le firent s'arrêter « La paix ? La paix ne réside pas en une fleur. Quand bien même il en resterait un signe floral, jamais les peuples s'entendront de toute manière. » Les dents serrées, il avait la haine de ses souvenirs, la haine face à son Duc défunt. Balayant ses idées noires du revers de la main il dit « Appelez moi Cocoon, ça suffira. Peut importe finalement, le Nord, le Sud, je veux juste me reposer, et que personne ne vienne me déranger. Et éviter de me faire abattre par des Hybrids. Et par mon peuple. »

Remettant son vêtement, il le sentit plus frais que s'il l'avait gardé sur lui, et finit par observer la plaine aride. Seulement au loin, des points noirs se distinguèrent. Trois pour être plus précis. Et plus ils s'approchaient, plus Cocoon plissait les yeux « Je crois qu'on a de la visite... Et pas la meilleure... » Non, pour sur « Ne bouge pas d'ici. » Se cachant derrière les énormes rochers, il sortit des gants aux renforcements en métal, les hissants sur ses mains « S'ils passent pas leur chemin, c'est qu'ils sont venu pour moi. Et s'ils sont venu pour moi, je vais me faire un plaisir de les renvoyer d'où ils viennent. » Ne regardant plus la jeune femme, il se renferma dans sa bulle, et dans son monde. Toutes ses compétences étaient à l'affût et ses sens commencèrent à s'agiter. L'ouïe plus fine, la vue plus efficace... A voir si ils étaient des ennemis et ou des passants.

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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Ven 14 Mar - 18:04

HRP:
 

Malheureusement, la fleur de Kitsune ne semblait pas être du goût de Cocoon (puisque c'est ainsi qu'il se présenta à son tour). Il lui déclara avec froideur que la paix ne saurait résider dans une simple fleur, et que de toute manière, les peuples ne pourraient jamais s'entendre. Kitsune, un fin sourire malicieux accroché sur le visage, rentra un peu la tête entre les épaules. Elle ne lâchait alors plus du regard son compagnon. Le sourcil qu'elle arquait légèrement lui donnait une allure de légèreté, et pourtant son regard luisait de sérieux. Elle dit doucement : « C'est juste. Mais les fleurs qui poussent dans ce désert sont un modèle de survie ultime. Mais tant que l'on vit, on est libre d'aspirer à tout l'espoir du monde ! ». Kitsune s'approcha du jeune homme à la peau mate, en souriant toujours autant, comme si on lui insufflait de la joie et de la force directement dans les veines. Elle reprit d'une voix douce : « Et il n'y a que lorsque l'on perd espoir que les choses sont définitivement fichues ! ». Kitsune serra son poing devant elle, en gage de sa détermination. « Vous croyez vraiment que les peuples sont voués à une haine éternelle ? Moi je n'en suis pas aussi sûre que vous, Cocoon ! ».

La jeune femme savait fort bien qu'elle risquait de passer pour une sombre folle, d'une naïveté si grave qu'elle mériterait d'être giflée mille fois, à supposer que cela soit suffisant pour remettre dans son esprit quelques idées de bon sens. Mais son optimisme lui avait toujours permis de survivre par vaux et par monts, et c'est grâce à ces idées qu'elle ne sombra jamais dans la haine. Elle aurait pourtant pu, au vu de ce que les escadrons de l'armée Üniks avait fait à son village. Kitsune baissa ses grands yeux rouge sang sur le sol, et semblait rêveuse. Là-bas, il ne restait plus rien. Pas même des mauvais esprits revenus hanter le lieu de leur mort douloureuse. La seule trace de l'existence de ce village et de cette famille si aimante, c'était les souvenirs de Kitsune. Celle-ci sentit un pincement serrer son cœur lorsqu'elle y songea, mais aussitôt elle releva la tête vers Cocoon. Celui-ci lui avait confié que peu importait la direction à prendre, car son seul désir était de se reposer, à l'abri des Hybrids, et de son peuple. Kitsune haussa les sourcils, satisfaite. *Je pense que je suis tombée sur un Ünik !*. Il n'avait pas l'air aussi rigide qu'un Qantik, et peu d'autres êtres présentaient les Hybrids comme des ennemis. *Désolée coco, mais tu en as une juste devant toi !* se dit-elle secrètement, amusée par la tournure de la situation. Kitsune n'avait, il fallait bien le savoir, absolument pas peur de Cocoon malgré la déduction qu'elle venait de faire. Ce qui importait était la façon dont ils feraient évoluer leur situation !

Cocoon se rhabillait alors que Kitsune réfléchissait à un endroit où aller. Le plus proche d'ici, c'était Anathorey. Alors qu'elle se demandait si cette idée plairait à Cocoon, celui-ci se mit subitement sur ses gardes, et affirma qu'ils avaient de la visite. Intriguée, Kitsune tâcha d'observer le désert dans la même direction que l'Ünik, et remarqua au loin que trois personnes s'approchaient. La jeune femme voulu approcher, mais Cocoon lui demanda de ne pas bouger. Elle ne tint cet ordre que pendant trois secondes, et vint se cacher elle aussi à côté de son compagnon derrière un rocher. Celui-ci réfléchit à voix haute. Ces hommes selon lui étaient peut-être venus pour lui, auquel cas il se ferait une joie de les rétamer. Kitsune fronça les sourcils, du même air attristé que ceux qui ne comprennent pas. « On vous veut du mal ? Mais pourquoi ? » fit-elle, d'une petite voix. Elle se risqua à jeter un œil par dessus le rocher, au prix d'une petite acrobatie juste au dessus de leur cachette. En effet, ces trois types marchaient bel et bien en direction du rocher. Cependant, rien ne disait que ces hommes n'étaient pas comme eux des voyageurs perdus, en quête de la fraîcheur des roches. La jeune fille se concentra alors, et ferma les yeux, pour se concentrer sur son ouïe. Sans qu'elle ne s'en aperçoive, ses perçantes oreilles de renard avaient fait leur apparition sur son crâne. Les vents lui rapportèrent la rumeur des voix de ces hommes, qui se rapprochaient toujours plus.

« T'es sûr de ton info au moins ? J'espère pour toi qu'on n'a pas traversé tout ce cauchemar pour faire chou blanc... » - « Rah, la ferme ! Puisque je te dis que notre homme a été vu dans le secteur ! Il ne doit pas être bien loin ! » - « Avec un peu de chance, les vautours se seront chargés de le décharner avant nous... S'agiter par une telle chaleur, c'est un plan galère... ».

Quand Kitsune rouvrit les yeux, elle vit que les homme étaient bien plus proches d'eux. Une petite trentaine de mètre les séparait désormais. Kitsune redescendit auprès de Cocoon. « Oui, ils sont bien à la recherche de quelqu'un... ». Mais pourquoi voudra-t-on du mal à Cocoon ? Kitsune se demanda soudain s'il n'était pas un criminel en fuite. Qu'importait. Plus sérieuse que jamais, elle lui glissa discrètement : « Je vais vous aider. Ne dîtes pas non, j'ai vu dans quel état vous êtes arrivé, et c'est hors de question que je les laisse vous faire du mal sous mes yeux sans bouger ! ».
Ils étaient désormais appuyé de l'autre côté du rocher. On les entendait souffler comme des bêtes exténuées par un long voyage. Des bruits sourds laissaient dire qu'ils avaient jeter des objets lourds à terre. Des armes ? Kitsune sentait son cœur battre d'une manière régulière, et grave. Cependant, elle fit preuve de moins de sang froid lorsqu'elle entendit l'un des types derrière le rocher dire : « Bon... je fais le tour de ce truc, on verra déjà si y a un coin d'ombre pour nous. Ensuite on repart à la recherche de ce traître ».

Tout ce que cet homme vit en faisant un début de tour de rocher, c'était une jeune fille rousse tombée subitement du ciel, qui croisait les bras et le fusillait du regard. Kitsune tâchait d'afficher un air plus pugnace que jamais. « Dégage. C'est mon rocher ici ! ». L'Ünik qu'elle avait face à elle portait un drôle d'habit, qui lui rappelait les armoiries d'Anathorey. C'était peut-être un type qui travaillait pour les forces de l'ordre. Il était plus grand qu'elle, et le fait qu'une crevette rousse lui barre la route le fit éclater de rire comme si c'était là le plus comique des spectacles. « Hahaha ! Elle est mignonne. Désolé gamine, mais j'ai pas le temps de jouer avec toi... ! » Sur ces mots, il tenta de frapper Kitsune au visage, mais elle parvint à stopper son coup maladroit. Il n'était visiblement pas très dangereux. Mais il était en revanche très surpris qu'elle ait eu ce réflexe. « J'ai dit : dégage ! ». C'est alors que tout en maintenant le bras de l'homme prisonnier de ses deux mains, elle lui asséna avec souplesse un coup de pied fulgurant juste sous le menton, et l'envoya valser à quelques pas. Les deux autres arrivèrent en courant, alertés par les bruits de coups, et demeurèrent stupéfait de voir l'un des leur au sol. Kitsune s'approcha d'eux, l'air menaçant. Cependant, il y avait une grande part de bluff dans son attitude, car si un seul était faible, les deux autres associés pour le combat ne seraient sans doute pas du tout simple à battre. « Il paraît que vous avez chaud ? Amenez-vous, que je vous repeigne en blanc et que je vous envoie valser sur la Muraille de Roches ! ».

Kitsune n'avait pas de plan précis. Ou tout du moins un seul : détourner au maximum leur attention du rocher, et ainsi les empêcher de trouver Cocoon. Elle n'avait pas envie de les laisser lui faire du mal gratuitement, mais surtout, elle était écœurée par leur lâcheté. Un assaut à trois contre un, c'est vraiment minable.
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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Ven 9 Mai - 22:38


Plus cette jeune femme parlait, plus il remarquait en elle l'espoir et la vie. Cette personne n'avait pas l'air d'avoir de problèmes, juste des paris à ne pas perdre pour pas avoir une gage... L'innocence pouvait presque se caractériser dans ses traits après tout.
Cocoon ne lui porta que peu d'attention. Les débats, ce n'était pas sa tasse de thé. Lorsqu'il était Chevalier, son but était de défendre, de maintenir en vie, et d'attaquer. Non de parler sur des sujets qui, dans tous les cas, n'allaient pas le nourrir. Qu'elle se focalise sur un espoir, et que lui reste entêté dans ses pensées que les peuples différents ne sont pas fait pour s'entendre, peu importait. Pour lui, c'était du pareil au même. Balayant ce genre de discours d'un revers de main, il préféra penser à autre chose.

Les éléments s'enchainèrent rapidement, et Cocoon en vint à se heurter à des personnes qui, visiblement, le cherchaient. Le Chevalier se cacha derrière des rochers, préférant assurer ses défenses, plutôt qu'attaquer à l'aveugle. S'il avait perdu sa puissance, il n'avait pas perdu sa technicité, et sa maitrise de lui même. Ainsi, il observa les gens, attendant de savoir si les trois types continueraient leur chemin ou non.
A côté de lui, la dénommée Kitsune bougea, et tendit le cou, comme pour voir et sentir l'air. Comme un animal. Et il ne fut pas déçu du voyage...
La jeune femme essaya de fureter, avant de fermer les yeux pour se concentrer. Alors qu'il allait tourner la tête pour regarder à nouveau les trois gars, il vit sortir de sa crinière, des oreilles animales. Ecarquillant les yeux comme jamais, son sang ne fit qu'un tour. Merde, en présence de quoi était-il... ? Un Hybrid ? C'était justement ceux qu'il essayait d'éviter... Cocoon passa une main sur son visage, n'arrivant pas à décrocher son regard de la jeune femme. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, ils tombèrent nez à nez. L'Ünik fronça les sourcils, écoutant les paroles de la rouquine. Elle voulait l'aider, et ces types étaient à la recherche de quelqu'un... Avec un peu de chance c'était pour sa pomme.

Seulement, pas le temps de savoir qui ferait quoi, et qui était quoi, qu'une voix retentit. Un des trois inconnus allait faire le tour des rocs sur lesquels ils étaient, pour trouver de l'ombre. Il fallait les liquider, il n'y avait pas le choix. Serrant les points dans ses gants en cuir, surmonté de métal, Cocoon s'apprêta à descendre de là. Il était choqué de voir que quelqu'un l'aidait. A la place de la jeune femme, il n'aurait pas chercher à lui parler plus longtemps et serait partit, le laissant crever là. Mais il avait de la chance d'être tombé sur elle. Le reste en revanche...
Kitsune campa, bras croisés, devant le type qui cherchait un coin d'ombre. L'égo de l'humain se reçu une belle claque en plein visage. Se faire défendre par quelqu'un d'autre et, pire encore, une femme surement bien plus jeune que lui. Cette même femme démonta un homme et, les deux autres, alertés par les bruits de coups, accoururent vers eux. Cocoon ne pouvait pas rester perché là-haut comme un pleutre. De toute manière, ils étaient venu pour lui, alors autant leur faire face.

Descendant de là, il tomba prêt de Kitsune avec moins de souplesse qu'elle. Se redressant, il fit face aux deux autres types, plus petit que lui « Enfoiré... » , « Cassez-vous. Tirez-vous de là sinon je vous détruit. » Une des deux types se mit à ricaner « Tu n'as que ça Cocoon, des menaces. Tu ne sais pas agir correctement. Dès que tu te sens en danger tu menaces, et tu tues... Ahah... Comme tu l'as tué lui, tu te souviens ? » L'humain s'énerva, serra les poings, haussant la voix « Ferme là ! T'étais là ? Non, tu ne sais pas ce qu'il s'est passé, je ne l'ai pas tué d'accord ? Je l'ai retrouvé mort ! Ils sont à ma recherche car il faut bien un pot-au-rose ! », « On s'en fout, on sait que tu la tué, et on sait qu'on doit te tuer. Alors soit tu te rends gentiment, et on te ramène, soit on sera obligé de te tuer. », « Va te faire foutre. » D'un coup, avant même qu'il n'est fini de parler, un uppercut frappa la mâchoire de son ennemi. Projeté un peu plus loin, Cocoon bondit sur lui, s'accroupissant au dessus de lui, serrant sa gorge de ses deux mains. Autour de lui, d'eux tous, la lande vibra. Elle bougea, fit trembler la terre, le sol et certains rochers instables se détachèrent pour tomber. Cocoon accumulait une rage sans nom, serrant ses doigts sur le cou du type. Sa voix était anormalement basse, presque trop douce, alors que ses yeux vairons commencèrent à rougir, comme injectés de sang « Tu sais quoi Jo ? Je vais te tuer. Je vais te tuer comme je tuerai tous ceux qui me croirons coupable. Tu n'es qu'un de leur pantin Jo, et je n'ai plus besoin de toi... Tu pensais que tu étais le premier à venir me chercher ? Comment crois-tu que j'ai survécu pendant un an... ? » Il entendit l'homme s'étouffer, son visage commençait à ne plus ressemblait à rien, à pâlir énormément, et se débattant comme jamais, arrachant une partie de la chemise à Cocoon il finit par rester là, inanimé.

Desserrant ses doigts, il resta comme ça à le regarder. Il ne prit pas la peine de clore ses paupières, ou quoi que ce soit d'autre, et se releva. Sans aucun respect pour lui, il fit demi-tour, lui marchant dessus par la même occasion avant de rejoindre Kitsune qui s'était occupé de l'autre. Ramassant ses affaires il ne parla. Son comportement avait complètement changé. Ses yeux blanchirent, le rouge en partit, mais son visage resta chargé d'émotion. La terre ne tremblait plus, mais l'aura qu'il dégageait était assez significative.

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MessageSujet: Re: L'infamie des Hommes [PV Kit']   Dim 11 Mai - 23:49

Alors que Kitsune s'apprêtait à encaisser la charge des deux ennemis qui fondaient sur elle, Cocoon sauta du rocher pour se retrouver juste à côté d'elle. Les deux hommes qui couraient s'arrêtèrent. Kitsune leva les yeux vers Cocoon, et fut surprise de voir sur son visage un regard brûlant de colère. Il n'y avait plus de doute : tous ces Chevaliers le connaissaient. Ils avaient peut-être été compagnons pendant un temps ? Ces malotrus traitèrent Cocoon d'enfoiré. Kitsune commença à se sentir en trop dans cet affrontement. Ce petit accroc en plein désert devait cacher une histoire dont elle n'était pas au courant. Que pouvait-on cependant bien vouloir à un homme de si grave, qu'il faille aller jusque dans le désert pour lui régler son compte ? La jeune femme sentait son cœur battre plus fort, comme lorsqu'elle se prépare à en découdre sérieusement. Les échanges verbaux se firent plus violents. Les Chevaliers essayaient de provoquer Cocoon, et roulaient des mécaniques comme s'ils étaient sûr et certain qu'ils allaient gagner. Kitsune n'entendait cependant pas le laisser se faire éclater, seul contre des lâches. Finalement, qu'importait ce qu'il avait bien pu faire, elle n'allait pas le laisser tomber, et elle ne reviendrait pas sur sa décision.

Pour l'instant passive, Kitsune n'en demeurait pas moins sur ses gardes. Elle écoutait ce qui se disait. L'un des chevalier accusa Cocoon de meurtre. Kitsune se redressa, et sentit sa mine se tendre en une expression grave, et déroutée. Cocoon réagit au quart de tour, et répondit à la provocation avec colère, et cherchait à se défendre. La jeune femme ne comprenait pas tout, mais visiblement le sujet de conversation tournait autour d'un passage de la vie de l'Ünik qu'il ne devait pas aimer à se remémorer. Les autres ne voulaient cependant rien entendre. Ils s'élancèrent alors sur eux, et Kitsune hérita elle aussi d'un ennemi.
C'était un type plus grand qu'elle, mais plus petit que Cocoon. Il portait une armure près du corps. Malgré la chaleur et le poids de son attirail, il se déplaçait avec souplesse et rapidité. Kitsune dut bondir plusieurs fois en arrière pour échapper à ses attaques. Il portait au poignet une épaisse épée semblable à un glaive, et frappait en direction de Kitsune avec précision. Elle manqua de se faire arracher le nez quand elle se redressa. Lorsqu'elle voulut encore reculer, elle se heurta violemment au rocher derrière son dos, qu'elle avait totalement oublié. Étourdie par le choc, Kitsune chuta sur le sable. Le Chevalier la maintint alors en joug, la lame de son épée postée juste entre ses deux yeux à quelques centimètres de sa peau. « Si tu bouges, tu meurs, sale Hybrid... ». Kitsune en avait presque oublié qu'elle arborait encore ses oreilles et sa queue. Au vu de son rang dans la société Ünik, il n'avait effectivement aucune raison de lui faire de cadeau. Désarmée, Kitsune ne sut comment elle allait s'en sortir. Elle savait encaisser les insultes, mais si cet homme décidait de la frapper, elle était fichue. L'homme leva alors le bras armé de son glaive dans les airs d'un geste très rapide, afin de lui apporter le coup de grâce.

La terre se mit alors à trembler. Kitsune et le Chevalier en furent tous les deux très surpris, ce qui valut à ce dernier d'arrêter son geste en plein vol. Kitsune en profita pour foncer tête la première... dans son entrejambe, qu'elle frappa de toutes ses forces avec le haut de son crâne. Le Chevalier, qui n'était pas bien protégé à cet endroit, en lâcha son glaive de douleur, et se laissa tomber au sol, les mains posées sur ses parties abîmées par Kitsune. Celle-ci profita aussi de ce qu'il fut au sol pour lui donner un coup de poing dans le maxillaire gauche. L'homme était désormais au tapis. La jeune femme dégoulinait de sueur, et expira longuement, debout à coté de son adversaire, afin de reprendre un peu ses esprits. Elle passa ensuite sa main sur le haut de sa tête, en grimaçant de dégoût. Elle ne pensait pas que sa tête se retrouverait dans ce genre de zone aussi rapidement, et dans un tel contexte.
Elle se retourna enfin vers Cocoon, qui lui devait se charger de l'autre homme. La terre tremblait toujours. Le Chevalier avait la tête complètement prisonnière des mains de Cocoon, et semblait etouffer. Il n'était pas en mesure d'utiliser un quelconque pouvoir. Alors... C'était son compagnon aux yeux vairons qui était capable d'un tel prodige ? Kitsune était à la fois ébahie, admirative et effrayée. Elle n'avait jamais vu un pouvoir aussi incroyable !

Cocoon devait être très fort. Elle n'entendait pas ce qu'il susurrait à l'oreille de son adversaire, mais elle pouvait voir ce qui se déroulait. Dans le regard de son compagnon, elle ne voyait plus luire la moindre trace de vie. Il était semblable à un démon assoiffé de sang, qui se délectait des derniers instants de sa victime. Le Chevalier qu'il tenait entre les mains finit d'ailleurs très mal. Kitsune le vit tomber à terre, après que Cocoon lui ait lâché la gorge. La terre s'arrêta ensuite de trembler, et le désert redevint mortellement silencieux. Le premier adversaire de Kitsune, celui qu'elle avait envoyé balader à quelques mètres, s'était relevé, et avait pris sur son dos son compagnon aux parties broyées avant de s'enfuir à toutes jambes dans les dunes brûlées.

La Renarde se retrouva seule face à Cocoon, qui n'avait plus du tout le même visage. Son regard redevint comme avant, mais elle sentait émaner de lui comme un champ magnétique qui lui soufflait de rester à distance. Courageuse, Kitsune avala sa salive et alla aux devants de son Ünik de partenaire. Elle n'était cependant plus aussi guillerette qu'auparavant. Elle avait les poings serrés, mais elle tâchait d'approcher doucement, sans trop montrer sa nervosité. Cocoon ne disait rien. Une fois qu'elle fut à ses côtés, elle lui demanda d'une voix blanche : « Cocoon ? Est-ce que... ça va aller ? ». Elle appréhendait la réponse. Lorsqu'elle perdit son regard sur lui, elle s'arrêta sur ses mains. Alors, Kitsune eut des frissons, comme si elle craignait qu'il ne s'empare d'elle pour la briser en deux.

La jeune femme décida alors de se ressaisir. Cocoon venait de passer un mauvais moment, et ce n'était pas en se coinçant ainsi qu'elle allait l'aider à retrouver le moral. Kitsune inspira, puis expira avec énergie, avant de venir se planter comme un poireau tombé soudainement du ciel devant Cocoon. Elle pointa son index à hauteur de son visage (ce qui nécessitait qu'elle tende son bras pour ce faire, tant la différence de taille était importante), et le dévisagea avec le plus grand sérieux dont elle put faire preuve : « Vous allez venir avec moi, ailleurs, pour vous reposer ! » Kitsune plaqua ensuite ses mains sur ses hanches, et après quelques secondes d'échange de regard intensif, elle ne put s'empêcher de lui sourire. « Moi, ça m'est complètement égal ce que ces crapules vous reprochent ! J'ai pas peur de vous, et j'ai envie de vous aider au moins à retrouver la forme d'ici peu de temps ! ».
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L'infamie des Hommes [PV Kit']

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