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Les gamins de la rue [p.v Anya Peters]

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the storm surge (Yuris B.)

Originaire depuis le : 28/05/2013
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RPG
Âge : 24 ans
Groupe: Paria
Inventaire: Des lunettes de pilote - Deux pistolets 9mm à 15 coups

MessageSujet: Les gamins de la rue [p.v Anya Peters]   Jeu 21 Sep - 22:19

La grosse main de Big Mike jonglait avec une bourse remplie à ras-bords. Un sourire narquois dévoilait ses chicots mal alignés et jaunis par le temps comme un vieux parchemin. Mais il était tellement satisfait, ce vieux maquereau, tellement satisfait que son affaire ait été réglée par le gamin qui se tenait devant lui. Un jeune type qu'était pas bien bavard, aux cheveux bruns en bataille et au regard sombre flanqué dans le sien. Difficile pour Big Mike de se retenir de rire quand il pensait que c'était ce nabot qui lui avait retiré cette épine du pied. Lui, il ne pouvait plus se payer le luxe de régler tout seul certains de ses problèmes, les Chevaliers s'étaient déjà intéressés de trop près à son établissement. Ce Yuris méritait d'être grassement payé.
- Tu m'garantis que j'entendrai plus parler de ce foutu rouquin ? demanda Big Mike de sa voix grave complètement dévastée par les cigares de mauvaise qualité qu'il fumait à longueur de journée.
Yuris acquiesça en silence. A moins que sa cible ne se remette des balles qu'elle avait reçue dans la nuque et la tête, il y avait peu de chance pour qu'on revoit sa silhouette d'arbre mort arpenter le quartier à nouveau. Big Mike éclata de rire à nouveau.
- Voilà ce qu'il en coûte d'abîmer les filles qui m'appartiennent. Il l'a pas volé, ce salopard.
Le rouquin, c'était le genre de pervers dérangé qui s'amusait à effrayer les prostituées en leur demandant des « trucs bizarres » comme disaient celles qui avaient passé du temps avec lui. Quand Big Mike avait appris qu'il avait saigné deux de ses filles et mutilé la poitrine d'une troisième, il avait immédiatement engagé un tueur à gages pour qu'on supprime celui qui s'en prenait à son business. La philanthropie n'animait pas les attentions d'une crapule telle que lui, qui ne valait pas mieux qu'un homme qui s'amusait à faire du mal à des femmes exploitées sexuellement. Yuris ne s'était jamais fait d'illusion sur les vertus de son employeur temporaire.
- Ceux qui t'ont recommandé n'ont pas menti, poursuivit Big Mike en hochant de la tête. Content de voir qu'il existe encore des pros comme toi, qui ont de l'expérience, qui comprennent les affaires.
La conversation se termina là-dessus. Dehors, Yuris réfléchissait sur le chemin qu'il avait parcouru depuis son enfance, à parcourir ces rues pavées de misère. Il baignait dans cette atmosphère de malheur depuis si longtemps qu'il n'avait aucun souvenir d'enfance qui n'ait de rapport avec la délinquance. Mais tremper dans les affaires criminelles quand on est un gamin inexpérimenté l'avait mené plusieurs fois dans des situations délicates. A présent qu'il avait vingt-quatre ans, il était plus que rôdé au métier de crapule. Il ne se faisait plus avoir comme un bleu, comme avant. L'ironie du sort ou un heureux hasard avait ce jour-là mener ses pas à un endroit où il avait fait une rencontre, il y avait des années de cela, alors qu'il n'était rien de plus que de la bleusaille. Devant la baraque abandonnée, Yuris enfonça ses mains dans ses poches en soupirant. Oui, c'était là qu'il l'avait rencontrée, elle. Une drôle petite nana toute brune au teint plus pâle que celui d'une poupée. Il avait quoi à l'époque, pas plus de douze ou treize ans.

[***]

Il avait la tête qui tournait. A moins que ce ne fut le sol qui s'était mis en branle, ou le ciel qui s'effondrait. La respiration lourde et l’œil hagard, Yuris courait à toutes jambes dans les ruelles sales des Ghettos. Son bras qui pissait le sang lui faisait mal à chaque foulée, mais il devait continuer, s'enfuir le plus loin possible. Le flingue de ce maboule de Ferrygan ne le raterait pas une deuxième fois. Y avait pas de doute possible, le boss l'avait envoyé au casse-pipe. Ferrygan devait de l'argent au boss, mais il était évident qu'un salopard de voleur comme lui n'allait pas rendre le flouze si facilement, surtout pas quand c'était un gamin qui servait d'intermédiaire. Il avait fallu qu'il se prenne cette fichue balle dans le bras pour le réaliser. Yuris s'en voulut d'avoir risqué sa vie pour une pareille stupidité.
Que dirait le boss ? Que dirait-il en le voyant rentrer la queue entre les jambes ? Il allait le frapper, c'était obligé. Enfin, s'il rentrait bel et bien. En fuyant de cette bicoque infernale après que Ferrygan lui a tiré dessus, Yuris l'avait entendu lui courir après pendant cinq bonnes minutes. Il s'était pas laissé décourager par les ruelles sinueuses ce vieux schnock, ça non. Au bout d'un moment, Yuris avait fini par ne plus l'entendre. Il avait réussi à le semer.
Complètement à bout de souffle, il se laissa tomber sur un coin de pavé assombri par la silhouette d'une grande baraque en ruines. En renversant sa tête vers le haut, il remarqua qu'il n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait. D'épaisses gouttes de sueur coulaient de son front, dans son cou et dans son dos. Moité par toute cette transpiration et par le sang qui s'échappait de sa blessure, Yuris ne parvint pas à retrouver son calme. Son cœur battait si vite dans sa poitrine qu'il crût imploser, sa tête le lançait si fort qu'il fut allongé sur la chaussée. La fièvre et la peur s'étaient emparées de lui pour ne plus le lâcher. Agonisant pendant de longues minutes, Yuris crût bien mourir. Mais c'était sans compter sur une bande d'autres gamins qui passaient par ici...

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Petite pinocchio (Anya P.)

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MessageSujet: Re: Les gamins de la rue [p.v Anya Peters]   Dim 15 Oct - 17:23

C’était une journée comme une autre. Une journée où le centre, cœur d’Urban city battait son plein. Cohues, chariots, passants, marchandises, tout se défilait en constant rythme, où se mêlaient les bruits des roulis, des chocs de sacs sur le sol pavé, les cris et les exclamations de la foule. J’étais au milieu d’un gros bouchon de passants sortant des docks. Des types aux mains d’acier fulminaient comme ils savaient si bien le faire. « Et alors ? on bouge son cul la grosse ? Moi j’ai des livraisons madame ! » La « grosse » qui ne bloquait pas le moins du monde la file, répondit en vociférant comme une charretière. La foule du milieu, qui ne semblait pas si pressée, se tournait les pouces en riant de cet échange. Mais moi Je n’étais pas si patiente. Et ces engueulades interposées me soûlait  au plus haut point. Je traînais deux crevettes de gamins avec moi pour nous faufiler au plus haut de la queue. Avec les gros sacs parsemés partout, presque personne ne remarqua mon manège. Je pus ainsi m’avoir une bonne place, derrière la « grosse » .

Depuis mon retour avec Kei du No man’s land,, je m’étais promis de prendre un moment en charge ces deux mioches , fins comme des anguilles. Un tavernier avait finalement convaincu de les adopter, en échange qu’ils deviennent ses apprentis. Je devais les déposer ce matin-là chez sa femme, la véritable gérante du ménage, qui avait insisté pour que je les rapporte en mains propres. Elle ne m’avait pas prévenu que cela se bousculait à ce point. La rue était complètement bloquée.

-Quand est ce qu’on arrive ? J’ai faim

Le plus petit, six Ir plus long que large me regardait  avec ses yeux boudeurs. Je ne savais pas quoi dire. Je n’étais pas habituée à calmer ou garder des mioches. Surtout que celui-ci trépignait, signe avant-coureur d’une crise d’impatience. L’autre plus mature serrait les dents, mais ça allait finir par le contaminer aussi… heureusement, une femme nous héla. Poussant çà et là les badauds, je vis quelqu’un nous attendre devant une auberge.

-Je suis la femme de Gustav, l’tavernier. Anya , tu m’reconnais pô ? suis Katia tu sais la maison des enfants.

Je détaillai son physique, cherchant dans mes souvenirs. Je voyais là une femme d’âge mûr, un peu grasse ayant pris des rondeurs sur les cuisses. Ses cheveux bruns peignés vite fait s’emmêlaient dans un fichu à pois aux couleurs fanées par le temps. Son visage rond et rougeaud mais au regard franc et autoritaire me rappelait bien vaguement quelqu’un, sans que le souvenir ne soit précis. C’est alors qu’un éclair m’apparut lorsqu’elle caressa la tête des gamins avec ses mains pataudes. Un geste un peu brutal, mais qui se voulait doux sans savoir s’y prendre. Oui Katia, une brave femme un peu rude qui recueillait des bandes d’orphelins pour les loger en échange de quelques services. C’était ça la « maison d’enfants ».Je lui fis un sourire nostalgique, signe que j’avais compris. Nous nous échangeâmes alors un rictus gêné, car Katia n’appréciait pas tant que ca ma présence malgré mes services rendus par le passé. J’étais toujours la sorcière, la voleuse d’âmes après tout….

-Voilà pour les deux. Rassures toi, ils seront bien chouchoutés içi, mais ils vont devoir travailler. Je n’aime pas nourrir des bouches paresseuses. Bien que j’attendrais deux Ir pour le plus petit.

La bourse tintait dans mes mains. J’avais l’impression d’avoir revendu ma marchandise.Ca n’était pas une sensation agréable . Et…ne traînes pas trop ici. Il y a une grosse bande qui casse nos gamins, j’ai entendu des cris d’bagarre et des coups de feu….
Katia tira les deux gamins qui me firent un au revoir un peu triste, conscients que leur vie allait totalement changer, et qu’ils ne me reverraient probablement plus. Katia avait, malgré sa répulsion, exprimé une forme d’inquiétude pour moi. Je m’assis à la Lumière, épuisée par ce désert. En repensant à Katia jeune, le visage troublant d’un garçon se transposa. Un garçon aux cheveux noirs corbeaux.  Yuris …une sorte de voyou un peu étonnant, qui avait marqué mon enfance à jamais. Les yeux fermés, j’essayais de faire remonter ces souvenirs, cette rencontre….

-------------
-Sales gosses ! rendez moi mon argent !

Une masse de gamins crasseux déboulait à une vitesse folle dans les rues tortueuses des ghettos. Une femme hurla, projetée sur un mur. Cling, bim, shlack ! Firent les objets projetés. Un gras personnage, le visage rouge de furie et aux habits précieux avait pris l’allure d’un ogre devant ces gamins. Il vociférait des menaces. Les gens s’écartaient, effrayés. Ses grosses mains finirent par attraper l’oreille d’un garçonnet qui peinait à la course. J’entendis ce cri. J’étais en tête . je freina, même si ça signifiait rencontrer le monstre. Mais alors, Soumia , ma meilleure amie, me tira le bras. Une marchande, là, avec des casseroles ! Elle siffla, fit des gestes. Le groupe se détacha et hurla afin de détourner l’attention. Nous récupérâmes alors les objets pendant que la marchande fuyait de peur. L »ogre » tomba nez à nez devant nous. Il me tira l’oreille, et alors, ce fut le geste, le signal. Une mare de casseroles et de pierre frappèrent avec un bruit assourdissant le gras noble qui , grognant tel un animal, recula bien loin et finit dans la boue.

Soumia me passa la bourse dérobée. Je laissa les autres se venger sur lui, tandis que je fuyais avec le trésor, car j’étais la meilleure à la course. J’entendis des menaces, un appel à la garde, mais cela fut bientôt noyé sous un flot de rires. La boue, quel joli objet d’humiliation. Bien fait.
Je toquai à la porte d’une vielle baraque en tôle rouillée. Une famille aux visages cireux m’accueillit. Dans l’entrebâillement de la porte miteuse, on pouvait voir un habitat dans le dénuement le plus total. Ce fut donc avec un grand sourire que je lâchai ma lourde bourse dans leurs mains si fines. Le père roula des yeux comme si il s’attendait à une farce. Je le rassurai et lui ouvrit la poche, pleine de pièces dorées.  

-Voici l’argent que ce monsieur De Valmont vous avait volé, enfin soutiré. On en a rajouté un petit peu La femme blanchit et commença à rejeter l’argent .pas d’inquiétude, ayant deviné. Il ne se vengera pas et ne va pas vous le reprendre. Il a pris une telle leçon qu’il ne risque pas de s’en vanter…
-merci lâcha la femme. Maintenant si tu veux bien nous laisser….Y’a des coups de feu d’puis tout à l’heure. y’a des bandes par là en c’moment. Et puis je n’aime pas que tu….

Je lui fis un regard interrogateur, ne comprenant pas pourquoi elle me jaugeait avec autant de mépris et …de peur. Son mari me fit un sourire crispé et me claqua la porte. Merci ! Très sympa !une vieille femme, cliente régulière du magasin qui traînait par terre, me fit la moue, elle aussi un peu étonné du comportement, et elle partit en marmonnant « ah les rumeurs, les rumeurs ». je haussa les épaules, incompréhensive. La faim rendait les gens méchants.

Soudain au détour d’une rue, je vis un gamin, plus âgé que moi, essoufflée, du sang coulant sur son corps, assis, une main sur la poitrine. Je commençais à m’approcher, intriguée lorsque ma bande réapparut en criant de joie. «  la peur qu’on lui a flanqué ! « «  et moi j’ai piqué ses pièces dans sa poche ! » «  Regarde cette jolie montre, elle n’va pas à mon teint ? » ils étaient au comble de l’excitation. Notre mission vol avait été un franc succès, et le gras bonhomme avait été détroussé et si humilié qu’il n’en osait se plaindre à personne. D’ailleurs ce n’était pas un vol, mais une justice.

Ca va ? Inquiète en m’approchant de ce garçon aux cheveux noirs. Et je commençais avec douceur à lui éponger le sang.

-Anya t’approches surtout pas de lui ! Hurla quelqu’un

Des bruits sourds de course semèrent la panique. Des gens très menaçants pointaient des armes sur nous
-BARRIERE LES GARS ! BARRIERE !!! la bande fit un mur tandis que je tirai en arrière le jeune inconnu.

Spoiler:
 
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