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Concours d'écriture - Un autre monde [Fermé]

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World Mistress (MN)

Originaire depuis le : 29/04/2013
Récits contés : 258

RPG
Âge : [A]^(-1)=(1/det[A]) comt(A)
Groupe:
Inventaire: Ce qui est à toi est à moi ~

MessageSujet: Concours d'écriture - Un autre monde [Fermé]   Ven 29 Sep - 9:59

Concours d'écriture
Un monde imaginaire


Bonjour à tous mes Originaires d'amour,

Un concours d'écriture spécialement pour vous, arrive o/
Le thème est tout simple : vous projetez votre personnage ailleurs. Dans un monde qu'il ne connait pas et dans lequel vous le ferez découvrir les rouages et les mécanismes de ce dernier. A la fin de votre poste nous devons avoir une description de cet univers (superficielle ou approfondie, à vous de voir) et une interaction quelconque avec quelqu'un de ce monde. Ca peut être très contemporain comme particulièrement martien héhé. A vous de faire votre propre univers et votre propre histoire !
C'est un thème très libre, dans le but que vous puissiez vous exprimer.

Encore une fois, venez, participez, et lisez o/ Car à la fin, il y aura un petit sondage qui départagera les gagnants !
Les gains seront plus classiques, mais n'hésitez pas à venir montrer votre belle plume ^^

Vous posterez en dessous de ce message !

Les règles et consignes

- Pas d'image, tout doit être décrit.
- Votre post ne doit pas excéder 2 000 mots.
- Vous ne pouvez poster qu'une fois par personnage
- Pas de RP érotique ou extrêmement violent. Nous sommes dans de la narration cool xD Il peut y avoir des petites descriptions sympathiques et graphiques, mais elles doivent être rapides xD
- N'hésitez pas à le faire en plusieurs fois et à vous lire entre vous =)
- Le mieux est que votre personnage ne connaisse pas ou peu le monde dans lequel il est, de manière à le découvrir en même temps que nous :3

Date limite de participation : 15 Octobre 2017

A vous les enfants ! o/
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Willow

Originaire depuis le : 01/06/2016
Récits contés : 33

RPG
Âge : 21 ans
Groupe: Docker
Inventaire: peluche, veste masculine, carnet (+ stylos couleurs), trousse de secours

MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Un autre monde [Fermé]   Lun 2 Oct - 11:44

Voilà, je me lance... Et la première en plus !
J’ai décidé d’intégrer Willow à Orhnzephis qui est la ville principale de mon idée de roman. Cela fait des années que je "travaille" dessus, aussi j’ai beaucoup réfléchis à son univers, ses détails, son fonctionnement etc. Par contre, je n’ai pas encore commencer à l’écrire réellement par manque de temps avec mes études (prologue + 1 chapitre en 5 ans... waaw)… Vous pouvez y trouver deux de mes OCs, dont le personnage principal. Ainsi, quand j’ai vu le concours et sa description, j’ai été immédiatement inspiré, trouvant que l’occasion était parfaite. J’espère que je suis bien dans le thème et que cela vous plaira… Bonne lecture ^^’







« Il vous suffit de fermer les yeux, et de vous métamorphoser. »

C’est sur cette étrange citation qu’un fin ouvrage se termine. Cette histoire courte et légendaire, Willow ne s’en lasse pas. Qu’importe le temps qui s’écoule et la jeune femme qu’elle est aujourd’hui.

« C’est tout de même étrange comme concept ». Perchée du haut des escaliers d’une imposante bâtisse, elle glisse délicatement le précieux livre dans son sac. N’ayant pas d’impératif, elle s’accorde quelques secondes supplémentaires et choisi de se laisser guider. Ainsi, sans grande conviction mais avec le cœur apaisé, elle se laisse convaincre par cette citation mystérieuse et ferme les yeux.

Cependant, c’est une toute autre réalité qui s’offre à elle quand elle délivre à nouveau ses pupilles. L’émerveillement s’empare aussitôt de son cœur d’enfant, sans qu’elle ne réalise complétement ce qu’elle est en train de vivre. Comme dans un conte, elle se retrouve projetée à mille lieux de ce qu’elle peut connaître du continent originaire.

Nordkia et ses docks ne sont plus. A la place, une imposante machine surplombe une pièce toute aussi vaste, lui donnant l’impression de se trouver dans un luxueux hall de gare… Sauf qu’il s’agit très clairement d’un vaste atelier. Ca et là, des bruits sonores –plus ou moins fort, plus ou moins mélodieux– viennent se mêler à la course effrénée d’engrenages puissants. Tandis que la jeune docker habitue ses tympans à cette étrange musique, elle se perd dans la contemplation de la bête orchestrant cette scène intimidante. Malgré la composante quelque fois particulière de Nordkia, jamais il ne lui a été donné de voir pareille composition. Ici, le moderne et l’ancien se marient avec fluidité, et nombres de mécanismes semblent parfaitement s’entendre malgré les décennies qui les séparent. Non sans cacher son admiration, elle songe aux dockers mécaniciens de son propre monde. Que penserait-il de cette curiosité ? Ainsi, bon nombre de questions lui traversent l’esprit. Mais celles qui l’obstine le plus sont les plus simples : Comment est-elle parvenue jusqu’ici ? Et surtout… Pourquoi ?

La jeune fille ne s’est rarement sentie aussi intimidée. Toute aussi curieuse qu’impressionnée, elle se sent telle une enfant dans un magasin de jouet. Malgré la superficie des lieux, la jeune docker ne distingue que deux silhouettes. C’est donc d’une démarche hasardeuse qu’elle s’aventure sur le terrain inconnu de ces deux personnages qui lui font penser à d’adorables fourmis. Telles des ouvrières, ces dernières sont concentrées et s’affairent avec grande minutie dans leurs tâches.

— Euh... Excusez-moi...

Consciente se trouver en un lieu hautement interdit au public, Willow peine à se dévoiler réellement et une fois la bouche ouverte, se ravise immédiatement. Par chance, le vacarme de la machine couvre sa voix tremblante. Peut-être n’aurait-elle par réussie à se faire entendre, même si elle l’avait souhaité. Ne sachant que faire, la jeune rousse choisi de poursuivre ses observations.

Un jeune homme aux cheveux couleur nuit et couvert de suie se tiens prêt du cœur de la machine. Une clé à molette dans la main, il semble effectuer des vérifications sur le mécanisme. Il doit avoir son âge, mais son visage barré d’une imposante cicatrice sur la joue tend à lui faire croire qu’il est peut-être plus âgé qu’il n’y paraît et qu’il a de longues années d’expériences à son compteur. Davantage intimidé, elle porte son attention sur la deuxième personne. Une jeune fille aux mèches blondes platine –presque blanches comme sa peau– et de laquelle émane une rassurante aura de douceur, se tiens à l’opposé de son collègue. Vêtue d’une robe bicolore, sa tâche consiste à… A manipuler un fluide étrange, à mi-chemin entre l’état liquide et solide. En plus d’arborer une multitude de couleurs, ce dernier brille comme les étoiles d’une galaxie et ne semble ni mouiller ni salir ce qu’il touche. A la fois rassurée par la présence d’une jeune fille de son âge et intriguée par cette semblable poussière d’étoiles, la jeune originaire décide de sortir de l’ombre.

Une fois parvenue à la hauteur de la jeune fille aux allures de poupée de porcelaine, Willow s’éclaircit la voix bruyamment en s’efforçant de couvrir le vacarme.

— Bonjour...

Recevant un regard mauvais pour unique réponse, la jeune rousse s’interrompt aussitôt.

— Je sais que je ne devrai pas être là mais…
— Ecrase microbe.
— Mais je…
— Tu n’as rien à faire là ! Hors d'ici !

L’apparente douce poupée ne cache pas son agacement. Venir lui parler pour casser son quotidien n’était peut-être pas la plus brillante idée de la journée... Mais que faire d’autre ?

Contrainte de faire face à un inattendu regard dédaigneux, la docker balaye de nouveau rapidement la pièce du regard à la recherche d’une quelconque issue. Mais elle a bien fait le tour lors de ses précédentes observations, et rien ne s’en rapproche de près ou de loin.

C’est alors qu’elle constate que deux halos lumineux, semblables à de grosses lucioles, effectuent d’incessants aller retour entre les deux personnages. Qu’est-ce exactement ? Bien sûr, elle a sa petite idée mais refuse d’y croire. C’est à peine si elle avait remarqué ce détail pour le moins magique. A moins qu’elle soit d’une quelconque manière la responsable de ce phénomène ?

Totalement perdue, la docker ravale sa salive quant elle voit la silhouette du jeune homme se rapprocher dangereusement. Si seulement elle savait où fuir…

Mais loin d’être désagréable, ce dernier lance un dur regard de reproches à son équipière et invite Willow à le suivre. Rapidement, ils émergent enfin à l’extérieur.

— Je suis désolé pour cette scène. Neige est très… Inhumaine dans son genre.

Interloquée elle réalise à peine ce qui se dévoile sous ses yeux.

— Ce n’est pas… ?
— Si !

Dévoilant sans pudeur sa fierté, le jeune inconnu ne perd pas de temps pour se montrer compréhensif.

— Mon nom est Earl. Je suis navré pour ce qui vient de se passer… Neige n’est pas vraiment chaleureuse de base, mais quand il s’agit du destrosium, elle peut être encore pire que ça ! Enfin… Elle est très à cheval sur la sécurité et on ne peut pas le lui reprocher.

Comme pour approuver ces paroles rassurantes, la jeune fille hausse les épaules pour chasser cette rencontre aussi désagréable que sans intérêt, indifférente. Retrouvant son exaltation, elle contemple silencieusement le panorama qui s’étend à perte de vue.

Sous un ciel violacé, de grands immeubles se dressent majestueusement. En arrière plan, ceux-ci se découpent tels des pièces géométriques sur un fond neutre. Parfois, un aéronef ou un avion se faufilent entre les couloirs étroits que constituent ces habitations de toutes formes et de tous matériaux. Fidèlement à la machine découverte plus tôt, la ville entière ne fait pas exception et cet alliage mi-ancien mi-moderne dévoile ce qu’il a de plus beau. Une touche du style victorien remis au goût du jour. Environnement, attitudes, mode, style de vie… Rien n’y échappe.

— Alors… Tout cela est vrai…
— Incroyable, n’est-ce pas ? Pour t’avouer, je comprends totalement ce que tu ressens. Je… Je ne suis pas natif d’ici. Enfin, si. Mais c’est compliqué et je ne suis pas là pour t’embêter avec mon histoire. Je n'ai pas le temps.

Reconnaissante, Willow souri à son "sauveur". Les paroles insensées de cet inconnu lui donnent l’impression de se retrouver face à son reflet.

Elle songe à son histoire favorite. Une histoire bien peu connue de nos jours, mais une histoire qui l’a fait rêver des années durant. Une histoire qui a nourri bien des rêves, et qui forme un gros point commun avec cet étrange Earl. Une histoire qui leur appartient… Et qui se déroule généreusement sous leurs yeux.

Attendrie, elle contemple le ciel étoilé parmi lequel domine… La Terre. Sa maison. Son monde. Et pourtant, il lui semble tellement étranger. Comme si elle n’avait toujours vécu qu’ici.

Elle revoit le Dimensional Snorterium. Cette étrange machine qui est le cœur de la planète et sans lequel rien ne serait possible. Dans ses yeux, se reflète le scintillement du destrosium. Ce liquide qui fait penser à de la poussière d’étoiles sans en être. Une source d’énergie incroyable, qui, manipulée d’une certaine manière peut répondre à une infinité de besoins. Une ressource aussi précieuse que dangereuse, dont seuls quelques élus sont habilités à en comprendre le fonctionnement. Les Eclaireurs. Elle souri à la pensée qu’elle a eu l’honneur d’en rencontrer un. Enfin… Elle songe aux deux halos lumineux. Les Luhions. Assez compliqués à définir, ces êtres sont des projections complémentaires de leurs hôtes, les Luniens. Des cartes d’identité interactives, pour faire plus simple.

— Si tu as des questions...

N’y croyant toujours pas, la jeune docker prononce la question qui la ronge depuis tout ce temps. Plus pour s’en convaincre, que pour s’en assurer.

— Nous sommes... Sur la Lune ?
— Bien sûr ! Cela ne semble pas évident ? Bienvenue à Orhnzephis, la ville de tous les artifices !

Intérieurement, la grande enfant qui se trouve en Willow jubile. Elle qui a tant cru à cet endroit lors de ses premières années de vie… Pourquoi se dévoile-t-il maintenant alors qu’elle a assez grandit pour accepter l’idée que ce n’est qu’un conte merveilleux ? Elle continue à se questionner longuement. Mais en y pensant bien, elle s’imagine déjà vivre ici. Plus rien ne la retient sur le continent originaire. Quoi que… Tout ici-même y est peut-être trop parfait. Y’a-t-il seulement des contrées à explorer ? Des secrets à découvrir ?

Elle tressaillis. Le jeune mécanicien lui prends la main droite puis la retourne pour faire apparaître son poignet. Interrogatrice mais confiante, elle se laisse faire par le garçon qui lui donne un sourire complice pour toute réponse.

— Pour un retour à la réalité moins brutal.

D’autant plus intriguée, la jeune docker n’ose pas lui demander où il veut en venir. A la place de cela, il claque des doigts et une silhouette lumineuse apparaît soudainement à ses côtés. Petit, fin et élancé, telle une fée dorée, le Luhion du mécanicien tourne sur lui même puis se pose délicatement sur son poignet. Il y dessine minutieusement quelque chose avant de disparaître tout aussi rapidement.

— Qu'est-ce que...
— Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas définitif !

De plus en plus mystérieux, le jeune homme intime à son invité de ne rien dire. Là, il fait un pas supplémentaire pour briser l’espace vital de la jeune fille et, d’un même élan, rapproche sa main de son visage pour lui faire comprendre à l'aide d'un mouvement délicat de fermer les yeux.

— Ce n'est pas que tu je n'apprécie pas ta compagnie mais... Bon voyage, miss Willow Hope Dankrad !

Et puis… Le dur retour à la réalité s’effectue. Sans crier gare, la voilà de nouveau sur les marches de la grande bibliothèque.  Les marques de son sac sur sa joue et un filet de bave raffiné s’échappant de sa bouche. Honteuse, elle chasse ce dernier avec un mouchoir tout en s’assurant que personne n’ai remarqué ce moment d’égarement gênant. Fort heureusement, personne ne semble la dévisager où même ne lui apporter ne serais-ce qu’une once d’intérêt.

Se sentant soulagée, elle s’empresse de retourner à ses responsabilités ; quand elle sent son poignet la démanger. Elle baisse les yeux pour y découvrir un fin tatouage aux traits scintillants. Des initiales -E.C.B.- et l’image d’une lune en forme de rouage s’y dessine.

Une chaleur rassurante envahit sa poitrine. Peut-être est-ce le fruit de sa folie… Mais le mystère de ce lieu reste tout entier. Qu’importe les années qui passent et la jeune fille qu’elle est aujourd’hui. C’est merveilleux. Peut-être trop même. C’est ainsi qu’un détail jusqu’alors ignoré se fraye un chemin dans son esprit.

« Un instant... Je ne me rappelle pas lui avoir décliné mon identité ! »




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Diyo

Originaire depuis le : 02/11/2016
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Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Un autre monde [Fermé]   Lun 2 Oct - 17:43

Owweee merci de proposer un tel sujet !! Qui me permette enfin de m'évader et de laisser carte blanche à cette imagination trop débordante qui menace de foutre en l'air tout mon boulot chaque jour durant /zbaf/

---o---o---

Mal de crane. Mal de crane horrible pour être plus précis. C’est exactement ce à quoi pense Diyo en se réveillant ce matin. Si tant est que ce soit bien le matin. Parce qu’il n’a strictement aucun souvenir de ce qui a pu se dérouler dans un passé proche. Ni la moindre idée du lieu dans lequel il se trouve actuellement. Alors de là à savoir par quelle faille spatio-temporelle il a bien pu se retrouver catapulté à cet endroit et à cet instant précis, c’est encore autre chose.

*Bordel, mais qu’est-ce que… ? J’ai pourtant rien bu ni respiré de bizarre de ce que je sache…* N’importe qui ouvrant les yeux dans cet espèce d’univers parallèle se poserait forcément la même question. Peut-être est-ce à cause de l’omniprésence de rose. Un sol rose, un ciel rose, des plantes roses, des nuages roses, le tout avec des variations de teintes qui permettent de distinguer ces différents éléments. Ah, je suis peut-être mauvaise langue, parce que les arcs en ciel qui passent de part et d’autre de petits ruisseaux presque violets ont, eux, une palette de couleurs bien plus élargie. A laquelle on peut classiquement s’attendre.

Une fois le choc passé et s’être fait une raison, acceptant la situation et décidant par conséquent d’aller de l’avant, Diyo envisage de se lever. Il a affreusement soif, peut-être que ces étranges cours d’eau pourraient lui permettre de se désaltérer. Mais ce ne sera pas aussi facile. Certes, il a la tête qui tourne, mais il est persuadé que ce n’est pas à cause de cela qu’il a l’impression de marcher sur… Difficile à dire avec précision, mais la matière du sol ressemble à celle que l’on pourrait trouver sur un trampoline. Instable. Qui s’enfonce de façon incontrôlable à chaque pas et qui oui, paraît vouloir le propulser à plusieurs mètres d’altitude à chaque fois qu’il pose un peu trop violemment le pied. * Comme s’il y avait besoin de ça…* Autant vous prévenir dès à présent, il va aller de surprises en surprises…

Tout concentré soit-il sur chacun de ses faits et gestes, il ne peut s’empêcher de remarquer ces bruits omniprésents. Comme s’il y avait une bande son de musique d’ambiance qui passait en boucle, à un niveau juste assez fort pour être perceptible sans pour autant empêcher une conversation de se tenir à un niveau sonore classique. Allez, plus que quelques pas, et, voilà. Diyo s’accroupit au niveau du cours d’eau, un peu sceptique face à ce liquide qui lui est inconnu.

”Ooooooh !! Maître vous êtes revenu !! Quelle bonne surprise !!”

Cette voix suraigüe stop net l’Hybrid dans ses pensées, l’obligeant instinctivement à tourner la tête dans cette direction. Sûrement aurait-il mieux fait de s’abstenir. C’est les yeux parfaitement écarquillés, la mâchoire pendante, qu’il observe ce nouvel arrivant. Ce n’est pas tant que ces paroles lui semblent adressées qui provoque chez lui une telle réaction. Vraiment, ce n’est rien comparé à la scène juste hors norme qui se déroule. Une licorne – non non vous ne rêvez pas… - bleue – et pourquoi n’est-elle pas rose elle hein ?? – descend tranquillement… De l’arc en ciel !!! *Ok là c’est sûr, il y a quelque chose qui ne va pas…* Evidemment, le brun ne répond strictement rien. D’ailleurs, qu’est-ce que vous voulez bien qu’il puisse dire ?!

”Il faut vite que je prévienne tout le monde !”

S’il s’imagine que l’étrange poney cornu à la voix de fillette s’absente suffisamment longtemps pour lui permettre de trouver une solution, il se trompe royalement. Encore. Tout juste s’il a le temps jeter un coup d’œil au reflet que lui envoie le ruisseau, se trouvant bien jeune d’un seul coup – comme s’il venait de retrouver ses dix ans - qu’une horde de rires nasillards insupportables se fait déjà entendre. Et si vous aviez envie de vomir à l’évocation des licornes, la suite de ce récit risque d’être trop brutal pour vous. Vous voulez réellement en savoir plus ?

Ok, alors accrochez-vous bien. Parce qu’en tournant de nouveau la tête – mais à une vitesse bien mieux maitrisée cette fois – Diyo se demande s’il ne ferait pas mieux de se frapper suffisamment fort pour sortir de ce… cauchemar. Une quinzaine de licornes, toutes de couleurs différentes, débarquent, accompagnées de cherubins… Vous savez, ces anges qui ne sont encore qu’au stade de bébé, blonds et en couche culotte avec une petite paire d’ailes. Voilà. Et puis comme si tout cela n’était pas suffisant vous pouvez apercevoir plus bas, qui ont l’air d’avancer sur ressort, une centaine de fraises tagada et de chamallows…. Roses. Et qui bien entendu, dévalent à leur tour cet arc en ciel comme s’il s’agissait d’un vulgaire toboggan !!!

A ce stade, les plus faibles d’entre vous se seraient sans doute déjà arrachés les cheveux tout en hurlant à plein poumons, à se demander quelle atrocité ils ont pu commettre pour justifier une telle sentence divine. Même si Diyo est loin du calme olympien qui le caractérise habituellement, il réussit à garder un semblant de self contrôle. Oui, il essaie encore de trouver la logique dans tout ça. Beaucoup trop cartésien pour ce monde le brun…

”Maître !!!”

Toutes ces voix mielleuses et beaucoup trop haut perchées finissent de lui faire tambouriner la tête. Et pourquoi diable l’appellent-ils donc maitre ?! Allez, un petit effort, c’est peut-être la clé pour sortir de cet enfer !

”Qui êtes vous ? Et pourquoi m’appelez-vous maître ?”

Est-ce à cause des petits rires cristallins qui lui répondent que la tonalité de ses propres paroles lui parait si aigues ? A moins qu’il ne soit réellement dans sa version gamin… Aucune idée, et puis après tout, il y a bien plus étrange pour se préoccuper d’un simple son. Puisque voilà Pampers qui s’approche en agitant frénétiquement ses ridicules petites ailes. Comme s’il était à la tête de cette troupe pour enfants naïfs.

”Cela n’a aucune importance. Vous êtes revenu et c’est tout ce qui compte ! La cérémonie va pouvoir commencer ! En avant les amis !”

Sans qu’il n’ait rien eu le temps de faire, voilà l’armé de bonbons qui se faufile sous ses pieds, le faisant tomber à la renverse, pour mieux le récupérer, et l’emmener à la suite du convoi mené par les licornes. Inutile de résister. Ils ont tous les avantages imaginables et même plus. D’ailleurs, Diyo commence sérieusement à voir son moral tomber en flèche. *Est-ce que je vais réellement réussir à me sortir de là ?* La dépression n’est plus très loin…

Le voyage est de courte durée. Et heureusement parce que le paysage n’est pas très varié. Comme un décor raté des premières générations de jeux vidéo. Mais la vue de la destination est de loin ce qu’il y a de moins soutenable. Une immense étendue de sol rose gélatineux, sur lequel un décor de sucre à vous rendre diabétique rien qu’en posant les yeux dessus apparaît. Des sucettes de toutes sortes sont plantées un peu partout, sans ordre compréhensible par le Phytös, des bonbons de toutes sortes, de toutes formes et de toutes couleurs s’entassent en différents endroits. Une immense fontaine de chocolat trône fièrement à une dizaine de mètres de hauteur, reposant sur le dos de Pégase, et déversant son contenu liquide et encore tiède sur tout ce qui se trouve en dessous.  Et un peu plus loin, tout à l’extrémité de ce spectacle un siège énorme, fait de guimauves. Quant à cette odeur qui règne, je vous passe les détails au risque de vous voir réellement rendre votre dernier repas. Aussi sucrée que ce à quoi on peut s’attendre.

”Installez vous maître, on va commencer !”

Toujours ce même bambin. Et voilà le convoi qui se remet en marche jusqu’à amener Diyo devant la construction de guimauve. Sur laquelle ils attendent visiblement qu’il pose sont postérieur. Pas franchement rassuré, il ne voit pas bien ce qu’il pourrait faire d’autre. C’est donc au ralentit qu’il s’installe, priant pour ne pas y rester collé. Mais si ce n’était que ça…

Au moment où son arrière train entre en contact avec la matière caoutchouteuse des sons de tambours résonnent comme si le bouton du son avait subitement été mis en position maximale. Ce qui fait sursauter l’Hybrid. Qui reste effectivement scotché à son siège. Et voilà les visages de nos adorables créatures qui se déforment en des rictus tous droits sortis de vos pires cauchemars. Parce que s’ils étaient déjà terrifiants dans leur forme primaire, leurs yeux qui ont triplé de volume et leur sourire qui s’élargit littéralement de part et d’autre de leur visage, laissant apparaître une rangée de dents affutées lui file carrément la chair de poule. Et autant vous dire qu’il est bien trop désemparé devant la tournure de la scène pour être capable de prononcer la moindre parole. Jusqu’à ce que les licornes se mettent à cracher du feu… Sur son siège.

”Sérieux ???!!!”

Il fallait que ça sorte. Mais ce n’est pas ce qui empêcha la guimauve de fondre, devenant de plus en plus raplapla, se repliant de sorte à ce qu’il en soit entièrement prisonnier. Et qu’il ait l’impression qu’elle se mette à tourner sur elle-même, comme s’il se retrouvait en mode essorage dans une machine à laver. Il ne saurait dire combien de temps cette impression dure, jusqu’à ce qu’il finisse par tout simplement se sentir tomber. Le rose a laissé place au noir. A moins que ce ne soit simplement l’obscurité. Difficile à dire. Et il tombe, tombe et tombe encore. Il devrait bien finir par arriver quelque part n’est-ce pas ? A moins qu’il ne continue ainsi à dériver dans le cosmos de la folie durant le reste de l’éternité…

HRP:
 
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Haku

Originaire depuis le : 19/09/2016
Récits contés : 133

RPG
Âge : 18
Groupe: Anemös
Inventaire: Un arc, des flèches, un couteau de chasseur, un appeau à raton-laveur, un ruban proctecteur, un maillot anti-chaleur, un papier magique et une petite renatsu

MessageSujet: Re: Concours d'écriture - Un autre monde [Fermé]   Dim 8 Oct - 22:29

Le sujet ne m'inspirait pas spécialement mais après avoir lu les deux autres, j'ai eu envie de m'y mettre alors j'ai cherché un univers très éloigné de celui de mon perso (du coup ça a donné futuriste même si on est encore dans la forêt).

Le ciel a de magnifiques couleurs pastelles ce soir. Les deux astres solaires se fondent derrière l’horizon lumineux. Les roses et les violets s’assombrissent, remplacés par des nuances plus bleutées. Vraiment un beau coucher de soleil. Une vision bien étrange toutefois pour l’anemös. Deux astres solaires ?

L’endroit ne lui est pas familier du tout. Ce lieu ne lui évoque aucun dont la description lui ai été faite. Le sol est spongieux, mousseux. L’air humide. Une brume soudaine se lève alors que les constellations n’ont pas encore révélé leur présence. De la terre émergent des rochers noirs, irisés de bleu, encore une roche qu’il ne connaît pas. Un toucher rugueux et abrasif, haute de trois mètres environ. Il se concentre sur les bruits et entend d’étranges vibrations qui rappellent des chants d’oiseaux comme déformés par les parois d’une grotte. Longeant les pierres géantes disposées en cercle, il commence son exploration. De curieuses bestioles pelucheuses pas plus gros que le poing émergent des flaques d’eau. Haku n’a pas peur, il est curieusement serein devant ces étrangetés. C’est comme un rêve irréalisable.

Un bruit différent vient troubler son calme. Une déflagration. Peut-être est-ce naturel – comment en être sûr ici ? – mais les armes sont toutes aussi susceptibles d’en être la cause. Il se dirige vers la source toujours active. Peut-être trop vite, il pose le pied sur le sol qui se dérobe. Chutant sur la mousse, il se redresse pour percer les profondeurs du brouillard à ses pieds. Derrière le voile, le vide à plus d’une centaine de mètres. Il est au bord d’une falaise abrupte et il l’ignorait. De la hauteur où il est, il peut voir des masses volantes dans ce qui ressemble à un combat aérien. Ne distinguant que des lumières violettes, la différentiation des acteurs du ballet est impossible. Leur vol est vif, souple et régulier. Dans une nouvelle déflagration, une des lumières chute dans le voile cotonneux. Une seconde disparaît la suivre. L’ultime concurrente s’envole vers l’étage de Haku. Poussé par une curiosité insensée, le jeune hybrid va à sa rencontre.

La bête volante s’est posée au sol, dépourvue de pattes, elle ressemble à ces engins mécaniques fait de métal et de matières synthétiques que les üniks chevauchent. L’individu encore dessus pianote sur la tête de l’appareil. Ses cheveux d’un turquoise luminescent s’échappe de son bonnet de pilotage. Occupé à regarder le panneau devant lui, il ne remarque pas l’arrivée de Haku.

- ΐΔΨ ζδϕϔ !

La boîte argentée volante à bras, si. Ses yeux vitreux s’illumine dans la direction de Haku. Prêt à éviter une attaque ou à prendre ses jambes à son cou, ce dernier se fige. L’individu appuie sa main sur le panneau puis s’approche gentiment. Une lumière s’échappe de son poignet, une lumière qui transperce le front de Haku pendant quelques secondes. Son corps est immobilisé mais il ne ressent aucune douleur. Puis ça s’arrête. L’autre personne a les yeux rivés sur l’appareil à son poignet. D’abord très déstabilisé, Haku demande :

- C’était quoi ça ? Vous êtes qui ?
- Mon nom est Quârthà
, dit la femme aux cheveux fluo en plaçant la main sur sa poitrine. Je suis une humaine de la planète Zabbra, du système Keplà et toi, tu es Haku Yasu, enchantée. Ne t’inquiète pas, c’était un analyseur de mémoire pour déterminer rapidement tes intentions. J’aimerais beaucoup connaître la Sylva.
- Enchanté… ? Quârthà. Et qui étaient ces… trucs qui volaient ?
- Oh, plus des amis en tout cas. C’est pourquoi je dois aller vite.
- ΐΔΨ άζσϕϔ ! Ϛϑιθλ ώ ϡώχϨ !
- Je discute, tu permets ?!
- Qu’est-ce qu’il a dit ?
- Il a juste répété ce que j’ai dit parce qu’ils pourraient revenir me coller au train. Mais je pense qu’on a un chouia de temps jusqu’à ce qu’il soigne son compagnon. Mais c’est pas une raison pour perdre du temps. Dis, tu veux venir avec moi pour visiter ? Je ne suis pas armée et j’aurai bien besoin d’un noctambule.
- Euh...
- Je suis sure que tu en as envie. Monte, allez, dépêche de choisir !


Haku tenté par la nouveauté décide de suivre cette étrangère. La bataille aérienne l’a un peu remué mais il se dit qu’il doit bien pouvoir comprendre en cours de route. De toute façon, qu’elle l’emmène à mille lieux de là ou qu’il reste ici, il ne sait comment rentrer chez lui. Il se cale sur la partie arrière du véhicule volant, saisissant ce qu’il peut de garde-corps. Le compagnon mécanique se cale sur une paroi de l’appareil et Quârthà anime l’appareil.

Très lentement, il glisse sur le vent et Haku peut admirer la vue malgré le brouillard. Des montagnes escarpées à perte de vue au milieu d’un étendue d’eau gigantesque. Quelle sensation grisante que de voler ! Le bip-bip de la machine de Quârthà reprend. Elle dépose son engin devant un enfoncement cerclé de symboles bleutées se détachant des parois de la caverne. Quârthà retient un cri d’excitation. Elle tâtonne les symboles du côté droit et un pan entier de la paroi coulisse sur le côté, laissant une ouverture.

- Comme le Docteur Vlàgha l’a écrit !
- ΐΔΨ ζδϕϔ ώ ΩιιϘ !
- Mais non, t’inquiète.
- Vous êtes quel genre de personne ? Et quel est cet endroit ?
- La meilleure archéologue de ce siècle : Dr Quârthà Dérari. Et ce lieu, c’est la citée des Tapilüni, une espèce d’êtres vivants de catégorie 4 disparue maintenant
, répond Quârthà en pénétrant dans la galerie sombre.
- Avant de continuer, vous pouvez peut-être m’en dire plus sur les deux trucs volants que vous avez affronté ?
- C’étaient les compagnons d’expédition qu’on m’a collé, un malentendu stupide. Je ne fais pas dans le détournement de richesse. J’ai lu le message de leur commanditaire, mais tu ne comprends pas de quoi je parle de toute façon, il faudrait t’expliquer le fonctionnement de ma société et son dynamisme économique. Je vais activer le système de défense ou de fermeture de ce lieu si c’est possible. Sinon, je… je ne sais pas quoi faire. Que t’évoque cet endroit ?
demande-elle pour changer de  sujet.
- On dirait une place couverte démesurée. Tout est amoché et dérangé mais je l’imagine sans peine fréquentée et accueillante.
- Oui, même si la nature a repris ses droits depuis longtemps ça pouvait déjà être en désordre antérieurement. Ils utilisaient une technologie avancée tout de même. C’était l’une de leur plus grande ville. Savoir pourquoi ça a été abandonné est la raison originelle de cette expédition.
- Et le monde dont vous êtes originaire, en quoi est-il différent d’ici ?
- Tu en poses des questions ! J’aime ça !
- Vous par contre, vous ne l’avez pas fait. Je ne suis pas idiot, votre analyseur de mémoire c’est de la violation d’esprit.
- Sans ça, nous n’aurions pas pu nous comprendre verbalement mais je suis désolée si ça n’a pas été agréable. Attends, je vais te montrer un équivalent de mon monde.


Elle l’invite à regarder son poignet. Les images sont celles de vues sur sa planète sur sa ville. Un monde gris recouvert de néons aux couleurs fluorescentes, des bateaux volants, des fontaines d’eau puisés directement des nappes phréatiques, des arbres en métal, des espaces verts poussant sur un terreau recréé.

- Tu comprends pourquoi j’aime être ici ?

Haku ne peut qu’acquiescer. Guidés par la lampe de l’exploratrice, ils suivent les décorations à peine visibles aux murs. Des champignons prospèrent sur les débris. Haku croit reconnaître un vestige de fontaine mais comment être sûr avec une civilisation si différente de la sienne ? Un groupe de taupes à queue plate sont dérangés et s’exilent loin de la lumière intrusive. Quârtha tapote sur la machine de son poignet et un quadrillage de lumière – comme un filet de pêche – parcourt l’immense lieu couvert.

- ΐΔΨ ϡώχϨ !
- Déjà ?! À terre !


À l’entrée se distingue une silhouette armée d’un outil. La même tenue que Quâthà. Ses lunettes éclairent son champs de vision. Il vise l’archéologue avec et projette des lumières rouges. Haku s’est collé au mur dans l’obscurité. Son arc est heureusement toujours avec lui. Il met en joue et tire. Mais ce n’est pas le poursuivant qu’il vise. Aisé à voir, il vise le même symbole que Quârthà avait utilisé de l’autre côté pour ouvrir la porte. Celle-ci se referme mais ne suffira pas à stopper leur suiveur. Haku relance une nouvelle flèche pour effrayer l’individu cette fois. Il s’allonge, laissant la porte les séparer.

- Une bataille ajournée ! Je savais que je pouvais te faire confiance ! Pour une arme rudimentaire, c’est rudement efficace ! Continuons l’exploration, les salles de commande doivent être à l’étage supérieur.

Ils montent sur une passerelle dont Quârthà tente d’activer l’élévation par un autre tableau de bord. Après un grésillement et quelques protestations presque vivantes, les lumières s’allument, offrant une meilleure visibilité à son guide qui éteint sa lampe de poche bien minable en comparaison. Leur course verticale commence mais est vite bloguée par une grosse racine, Quârthà pianote sur l’appareil pour arrêter l’effort de la passerelle. Elle pianote encore pour ouvrir le toit.

- Je connais un moyen pour passer outre. Accroche-toi à moi. J’ai un petit gadget simple mais cool, un rêve de gosse jusqu’à ce que le premier jet-pack à taille humaine soit commercialisé.

Haku n’a rien compris à la dernière phrase mais il fait bizarrement confiance à l’humaine. Celle-ci appuie sur son harnais et un grappin sort vers le plafond. Comme par magie, le fil les élèvent tous les deux.

Dans la salle du haut, ils découvrent un nouveau décors. L'éclairage de la salle d’au dessus met en valeur les énormes pierres émergeant du plafond. Elles ressemblent énormément à celles que Haku a vu en haut mais avec des inscriptions moins attaquées par l’érosion. Le même cercle. Quârthà va à un nouveau panneau. Une projection lumineuse carrée prend forme devant elle. Haku de son côté avance vers le centre des pierres. Il ne sait pourquoi mais c’est la chose à faire.

- Au revoir Quârthà, bonne continuation.
- Eh ! Tu pars ?
- Oui, je suis venu par le haut, je revienvrai par en dessous. Merci pour l’expérience.
- Oh... Bonne route, éclaireur.


Un flash de lumière bleue plus tard, il est de retour chez lui.
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