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Hasardeux partenariat [p.v Diyo Fukuoka]

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the storm surge (Yuris B.)

Originaire depuis le : 28/05/2013
Récits contés : 2176

RPG
Âge : 24 ans
Groupe: Paria
Inventaire: Des lunettes de pilote - Deux pistolets 9mm à 15 coups

MessageSujet: Hasardeux partenariat [p.v Diyo Fukuoka]   Lun 16 Oct - 0:25

Yuris regardait Jim lui sourire d'un air malsain. Il l'avait vu il y avait des Irs de cela mais sa tête de crapule ne lui avait pas manqué. Être en affaire avec un type de son genre de lui faisait pas plaisir. Collaborer avec les pires vauriens de Nordkia, ça, Yuris en avait l'habitude, tout comme il ne rechignait pas au boulot. Mais ce que proposait Jim, c'était toujours sale, morbide, parfois carrément glauque. Il avait de mauvais souvenirs des missions qu'il lui avait confié quand il était môme et que son boss de l'époque le refilait comme sous-traitant à des bandes sous sa coupe. En grandissant, il avait cherché à fuir ce vieux salopard pour ne plus jamais à se retrouver face à lui. C'était peine perdue pour cette fois. Il avait été pris par surprise dans un coin des Ghettos qui s'avérait être un bout de territoire récemment gagné par Jim suite à une énième guerre de gangs. Ce que Yuris ignorait. Immédiatement reconnu par l'un de ses hommes, le Paria avait été conduit sous escorte devant leur patron. Fuir aurait été une bêtise car il se serait retrouvé seul contre dix. Il s'était donc résigné à aller voir ce bon vieil ami, dans l'espoir de s'en aller le plus tôt possible.
Jim fumait un cigare énorme qui dispersait dans l'air une fumée si opaque qu'on avait du mal à voir devant soi. Yuris parvenait tout de même à distinguer son gros crâne chauve, vissé sur un petit corps trapu et gras. Des cendres tombaient dans sa barbe pleine de nœuds et mal taillée. Son allure pathétique de quinquagénaire dévasté par le tabac et l'alcool aurait presque pu faire rire Yuris s'il n'avait été l'un des gangsters les plus dangereux de Nordkia. Les deux hommes se défièrent en silence pendant plusieurs minutes, Jim en souriant, Yuris en plissant les yeux d'un air méfiant.
- Ça fait une paie qu'on t'avait pas vu, fit Jim de sa grosse voix après un moment. Dire que la dernière fois que j't'ai vu, t'étais pas plus haut que ça !
Il agita sa grosse main pleine de bagues trop lourdes pour ses doigts noueux quelques centimètres au dessus du sol. Chercher à rabaisser son interlocuteur par tous les moyens, même les plus puérils, était tout à fait caractéristique de Jim. Mais encore une fois, impossible d'en faire un sujet de moquerie. Yuris avait appris qu'il n'y avait rien de plus dangereux qu'un imbécile qui avait du pouvoir. Il n'avait pas envie de perdre du temps.
- Qu'est-ce que tu me veux ? Me sors pas que tu veux seulement boire un verre en parlant du bon vieux temps.
- Toujours aussi sympathique à ce que je vois. Pour ça, t'as pas changé.
Jim tira si profondément sur son cigare qu'il en fut consommé de moitié. Les hommes qui gardaient la salle où ils se trouvaient tous les deux ne quittaient pas Yuris du regard. Lui tâchait de ne pas leur rendre cet air de défi et se concentra sur son interlocuteur à tête de pitbull.
- J'ai besoin de toi sur une affaire. T'as pas oublié que je vendais de la drogue, pas vrai ? Après que tu as balancé tous tes anciens collègues, mes affaires ont été particulièrement florissantes. J'ai même gagné des parcelles des Ghettos. Pour ça, je dois te remercier.
Yuris cligna lentement des yeux d'un air impassible. Le vieux Jim ne se laissa pas déconcerter par ce geste d'impatience insolente.
- Mais depuis que j'ai agrandi ma zone de travail, j'ai des embrouilles avec nos voisins des galeries sud-est. Ils empêchent les ventes en tabassant mes guetteurs et mes vendeurs. Ils en ont tué trois et aveuglé plus encore.
Jim lécha lentement ses lèvres sales.
- Je veux que ça cesse.
- T'as qu'à demander à tes hommes de le faire, répondit Yuris avec mépris en secouant la tête. Ce sont tes affaires, viens pas me mêler à ça.
- Je pourrais, fit Jim d'une voix supérieure. Mais mes hommes je les paie. Toi, tu vas faire ça gratuitement.
Quelques gardes ricanèrent à cette annonce. Leur patron toisait le jeune homme avec la même suffisance qu'un porc qui vient de faire un bon repas. Comme il avait l'air sérieux, un rictus moqueur se dessina sur le visage de Yuris.
- Arrête de consommer la merde que tu vends, Jim. Si tu crois que je vais accepter un boulot aussi pourri gratuitement, tu te fous le doigt dans l’œil.
- Tu vas le faire, répéta la vieille crapule sans se départir de son air satisfait. T'auras même un collègue. Un grand couillon qu'on a gaulé dans un de nos entrepôts. Je sais pas ce qu'il y foutait, mais on a promis de pas lui faire de mal s'il nous rendait un petit service. Le problème, c'est qu'il est pas fiable. Et là, comme par magie, qui c'est qu'apparaît ? Notre petit Yuris qu'on a pas vu depuis des années. Tu comprends qu'on a immédiatement pensé à toi pour l'épauler.
- Tu peux courir, lâcha Yuris en se levant de sa chaise bancale. Je t'ai dit que je ne le ferai pas.
- Crois bien que si, espèce de petit con ! s'écria Jim en menaçant le Paria d'un revolver qu'il avait dissimulé. Tu vas gentiment fermer ta grande gueule et tu vas m'obéir. Quand on est comme toi, on n'a rien d'autre à faire que d'écouter c'que les Üniks ont à lui dire. Ah, ça t'en bouche un coin pas vrai ? Eh oui, le vieux Jim en sait des choses. Maintenant si t'as pas envie d'être dénoncé aux autorités adéquates, t'as intérêt à faire ce que je te demande.
Yuris s'était arrêté. Comment Jim avait découvert qu'il était un Paria, il l'ignorait, mais il voyait que ce salopard ne bluffait pas. Il était bien trop stupide pour ça. Peut-être aussi pour le menacer avec cette information... Mais Yuris ne lui répondit rien, ni ne bougea. Il n'était pas en position de force.
- Allez. Suis ces deux-là, ils vont te mener à ton nouveau petit copain. T'as intérêt à te tenir tranquille, sinon...
Le geste de Jim était sans équivoque sur la tournure des choses si Yuris venait à le contrarier. Le Paria dût se résoudre à suivre deux armoires qui le conduisirent à son collègue de mission. Un type qui payait pas de mine et qui avait l'air plus paumé que jamais. Les choses s'annonçaient magnifiques...

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Diyo

Originaire depuis le : 02/11/2016
Récits contés : 141

RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Re: Hasardeux partenariat [p.v Diyo Fukuoka]   Ven 20 Oct - 14:59

Une lumière aveuglante, des grosses voix tonitruantes, une odeur entêtante mélange de parfum et de fumée, et Diyo au milieu de tout ça qui essaie tant bien que mal de comprendre ce qui se passe. S’il n’en a pas encore la moindre idée, il n’a pourtant aucun doute sur le fait qu’il a encore réussi à s’attirer des ennuis. Et cette fois, il est loin d’en mesurer l’ampleur… Bon d’accord, je vous vois venir. Qu’est-ce que qu’il peut bien faire dans les ghettos à une telle heure lui aussi ? Ce n’est pas comme si tout se déroulait sans la moindre accroche depuis qu’il a mis les pieds à Nordkia. Il devrait pourtant bien savoir qu’il n’a rien à faire dans le coin. Et que pour sa propre sécurité il ferait bien mieux de rester près des docks. Mais ça, c’est sans compter sur sa vision beaucoup trop large de la liberté. ”Je fais c’que j’veux, quand j’veux et où j’veux”. Voilà qui résume bien l’état d’esprit de cet Hybrid. Et voilà le résultat. Des mecs tout ce qu’il y a de moins recommandables qui le regardent de haut, arme à la ceinture et sourire malhonnête, et lui, assis de force sur une simple chaise de bois des plus inconfortables. Le tout dans une ambiance qui lui fait tourner la tête et qui lui file la nausée. Chapeau l’artiste…

”Eh beh dis moi l’ami, qu’est c’tu fous là ? Tu sais qu’c’est pas bien de rentrer chez les gens comme ça sans y être invité.”

C’est vrai ça. Qu’est-ce que Diyo pouvait bien faire dans ce hangar ? La réponse risque de vous faire lever les yeux au ciel. Mais oui, il cherchait seulement un endroit où passer la nuit au chaud. Il ne s’est toujours pas habitué à la fraicheur des nuits sur le continent, et n’ayant aucune possession immobilière, il est assez fréquent qu’il s’invite dans tout abri qui croise sa route. En plus Flyx, le félin qui l’accompagne de plus en plus souvent et sa principale source de chaleur, avait préféré partir chasser cette nuit. Quant à la difficulté d’accès, des hautes barrières qui laissent entendre que vous n’êtes pas le bienvenu… C’est à peine si le brun s’en est rendu compte. Habitué à passer la nuit dans des arbres ou à partir à l’assaut des montagnes, autant vous dire que ce ne sont pas quatre murs, aussi pointus et solides soient-ils qui vont le faire reculer. Résultat, il s’est endormi dans un entrepôt qui lui paraissait à peu près banal. Pas tant que ça si on en juge par le comité d’accueil qui est venu le récupérer.

”Hum, bah je cherchais un coin où pioncer.”

….. Nan, décidemment il est loin d’être parfaitement intégré. Heureusement, sa franchise déconcertante associée à son air des plus blasés qui ne quitte jamais son visage le font bien souvent passer pour un simple imbécile. Qui fait rire et qui n’attire que peu l’attention. Tant mieux. Enfin là, il va sûrement en falloir un peu plus pour que ces types le laissent bien gentiment partir. Au moins, il provoque l’hilarité de l’assemblée, qui malgré le fort volume sonore, ne semble pas se forcer.

”T’es un comique toi nan ?! Alors écoute moi, soit tu t’fous d’ma gueule, soit t’es juste le dernier des abrutis. Et dans les deux cas, c’est pas bon pour toi.”

Diyo aurait été tenté de lui répondre ni l’un ni l’autre, mais ça aurait pour le coup été parfaitement stupide. Il se contente donc de lui renvoyer ce regard emplit d’une indifférence totale qu’il maitrise à la perfection. Qui n’est apparemment pas du gout de ses hôtes si on s’en réfère à ce petit air supérieur qu’ils prennent. Pour lui annoncer par la suite qu’il faut payer pour dormir chez les gens… C’est mal connaître le Phytös, qui a tendance à se sentir à son aise n’importe où, et qui n’a que faire de la notion de propriété privée. En revanche, quand cette arme se retrouve braquée contre sa tempe, quelque chose le force à prendre conscience de la situation. Ne sachant pas réellement ce qu’est cet engin, il ne réagit nullement, tout en se doutant que cela n’a rien d’amical et qu’il aurait tout intérêt à faire ce qu’on lui demande. Le problème, c’est qu’il n’a pas la moindre idée de ce qu’on attend de lui.

”Il faut que… J’empêche des mecs de s’battre ? Moi ? Vous pouvez pas juste leur dire que c’est mal ?”

Bon ok, il a peut être forcé un peu le trait, mais ça marche. L’espace d’une seconde, il peut clairement lire le doute sur le visage de son interlocuteur. Sauf que l’espoir de se voir relâché sans plus de procès s’envole très vite. Non seulement il n’a pas le choix, mais en plus il va se retrouver avec un « coéquipier »… *La poisse !* Cette fois, il semble bien qu’il ne va pas avoir d’autre choix que de faire ce que ces hommes effrayant veulent.

Les heures qui suivent ne sont pas des plus joyeuses. Seul dans la pièce où les molosses ont décidé de le laisser, il se contente de faire les cent pas. C’est qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire. Jusqu’à ce que des pas résonnent de sa direction. Ce qui le laisse assez perplexe. Pas sûr que ce soit bon signe, mais en même temps il en a marre de ces quatre murs. C’est bon il les connaît par cœur. La porte s’ouvre alors sur deux types toujours aussi baraqués, qui finissent pas laisser voir un troisième, bien plus gringalet. Mais ce n’est sûrement pas ce qui va décider Diyo à décrocher le moindre mot. L’ambiance est pesante. Tout le monde s’observe sans que la moindre parole ne soit prononcée pendant de longues secondes. Jusqu’à ce que l’un des deux types, qui commence visiblement à en avoir marre, finisse par rompre le silence, un faux sourire malicieux en coin.

”Bon, bah j’vous laisse faire connaissance alors ! Et c’est pas la peine de r’mettre les pieds ici tant que le job n’est pas fait !”

Comment l’autre type a bien pu se retrouver là ? Aucune idée, mais on ne lui a sans doute pas laissé beaucoup plus le choix qu’à Diyo. Génial. Il n’y a plus qu’à espérer qu’il en sache un peu plus que l’Hybrid sur ce qui est attendu d’eux. Parce que non, lui n’a toujours pas la moindre idée de ce qu’il doit faire pour que ces types le lâchent…

”’Lut. Moi c’est Diyo. J’sais pas pour toi, mais j’ai bien envie de me barrer d’ici au plus vite.”

Son nouveau camarade aura bien tout le temps de mesurer l’incompétence flagrante du Phytös, autant lui offrir encore quelques instants le luxe du doute.
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