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Ecrits de hautes volées [Markus]

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Diyo

Originaire depuis le : 02/11/2016
Récits contés : 141

RPG
Âge : 22
Groupe: Phytös
Inventaire: Plusieurs fioles ; un couteau suisse ; une bible de l'apothicaire ; un petit sabre de style wakizashi

MessageSujet: Ecrits de hautes volées [Markus]   Mar 14 Nov - 17:45

Nordkia n’est pas vraiment des plus accueillantes. Il faut dire que ses habitants ont tous un caractère bien trempé et ne sont pas du genre à vous accorder facilement leur confiance. Alors avec Diyo qui est aussi avenant qu’une tempête de neige, ce n’est pas particulièrement évident pour l’Hybrid. Et je ne parle même pas des Ghettos où il a bien failli y laisser sa peau à plus d’une reprise. *Bah ouais mais j’suis toujours bien en vie* C’est vrai que le jeune homme fait partie de ceux qui préfèrent découvrir la vie par leurs propres expériences au lieu de simplement prendre en considération les mises en garde des plus expérimentés… Ce qui l’amène à se fourrer dans les situations les plus délicates qui soient. Mais qui a aussi participé à l’endurcir, il faut bien l’avouer.

Cela dit, il sait tout de même capitaliser sur les informations récoltées à droite ou à gauche. Comme la veille au soir où il trainait encore dans l’un de ces bars particulièrement prisés des habitants. De la musique forte, de l’alcool qui coule à flot et souvent même des bagarres qui animent la soirée. Que demander de plus ? Non, effectivement, rien de tout cela n’intéresse le Phytös pas marrant qu’il est. Déjà que faire la fête chez lui ne fait pas partie de ses hobbys, alors entouré de gens qui pourraient déclarer sa mise à mort immédiate s’ils apprenaient son origine, il ne va pas s’y risquer.

Pour autant, cet endroit présente un intérêt majeur. Les ragots. Et bien qu’il ne soit pas arrivé depuis très longtemps, Diyo a vite appris à repérer les personnes qui ont des conversations présentant un intérêt bien supérieur aux simples commérages des plus insouciants. S’il avait déjà pu apprendre de cette façon que certains écrits sensibles arrivent parfois à sortir des laboratoires grâce à certains érudits véreux, ce qu’il entend ce soir-là fini de décider de son emploi du jour. Un certain marchant dénommé Markus connaitrait à peu près tous les bons plans pour mettre la main sur tout type de marchandise. Bien, la boucle est bouclée, il ne lui reste plus qu’à trouver ce fameux Markus.

Le soleil est à peine levé, les travailleurs les plus matinaux se mettent en place, et Diyo arpente déjà les rues pavées, le Tingar qui l'a rejoint pour la nuit sur ses talon. Ces deux là passent de plus en plus de temps ensemble. Ce qui n'était pas franchement gagné au départ... Heureusement le jeune félin se tient relativement tranquillement, attirant seulement la curiosité des badauds que Diyo interroge le plus innocemment du monde. Une fois de plus, il n’a pas la moindre idée des réactions que pourraient susciter ses questions, et il a déjà pu apprendre que dans certains cas, mieux vaut être plus discret et patient. Mais ce coup-ci, tout se déroule dans les meilleures conditions. Après quelques échecs, un jeune homme tout juste sorti de l’adolescence lui indique le chemin.

”J’crois bien qu’il a une boutique pas très loin d’ici. En tout cas tu d’vrais pas avoir trop de mal à le repérer, il est du genre à dépasser la foule !”

A peine quelques mots de remerciement marmonnés sur un ton désinvolte, que le brun se met en route, déjà bien trop impatient de mettre la main sur quelque chose de nouveau. Et effectivement, il n’a pas besoin de marcher encore bien longtemps pour trouver la boutique dont le gamin a sans doute voulu parler. Avec une silhouette des plus massives qui se distingue à l’intérieur, il n’y a pas beaucoup de doutes possibles. C’est donc tout naturellement que Diyo pousse la porte d’entrée, faisant comprendre au passage au Tingar que sa présence à l'intérieur de ces murs n'est pas souhaitée. Vraiment, le félin doit être dans un bon jour, se contentant de se coucher sagement pendant que son acolyte s'engouffre dans le magasin. Qui est bien vide, la plupart des habitants devant à présent être en pleine journée de travail. Et qu’il se retrouve bien embêté en se rendant compte qu’il faut à présent qu’il prenne la parole. Tout en ayant l’air le plus décontracté possible malgré la nature de sa demande.

”Hum, bonjour. Vous devez être Markus ?”

Déjà qu’il n’est naturellement pas à l’aise lorsqu’il faut mener une conversation face à une unique personne, la carrure de l’homme qui lui fait face n’est pas pour lui donner davantage confiance en lui. Heureusement qu’il est plus hermétique qu’une huitre, ne laissant rien voir de son malaise si ce n’est les quelques secondes qui s’écoulent avant qu’il ne reprenne sur un ton toujours des plus platoniques.

”J’ai entendu dire que vous aviez pas mal de marchandises en stock. Ou bien que vous savez où vous les procurer.”

Nouveau temps de pause. Il se rend bien compte que sa formulation laisse penser à quelque chose de louche. En même temps, il n’est pas vraiment sûr d’avoir l’autorisation de consulter les fameux ouvrages qu’il recherche. *J’suis déjà pas censé avoir le droit de me trouver ici…* On ne peut pas vraiment dire le contraire. Et puis, qui ici peut dire en toute honnêteté être blanc comme neige ? Il doit bien avoir l’habitude non ?

”Je suis à la recherche de documents hautement techniques concernant la fabrication des Dzêtas. Le genre de documents qui viennent directement de la source.”

Les Dzêtas. Encore une grande nouveauté pour l’Hybrid ! Evidemment, en débarquant sur le continent il n’avait pas la moindre idée de leur existence. Même s’il se doutait bien que les Üniks devaient avoir quelque chose leur permettant de décupler leur puissance, autrement ils n’auraient jamais fait le poids face aux Hybrids et leurs dons. Or, l’histoire est très claire à ce sujet. Les deux peuples ont largement les moyens de s’entretuer. Toujours est-il que cela est devenu depuis peu sa nouvelle lubie. Découvrir comment ce pouvoir fonctionne réellement. Et qui mieux que les scientifiques peuvent en parler ? Alors quand on ne peut pas leur poser les questions directement, il faut trouver un moyen détourné.

”Vous pouvez m’aider ?”
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The retailer (Markus)

Originaire depuis le : 14/08/2017
Récits contés : 31

RPG
Âge : 44
Groupe: Docker
Inventaire: Acte de propriété d'un petit immeuble de Nordkia, livre de comptes/stocks du magasin.

MessageSujet: Re: Ecrits de hautes volées [Markus]   Hier à 17:35



Tout avait bien démarré ce matin pour le gérant de la petite boutique : les clients étaient venus chercher leurs commandes dans la matinée, il avait enfin reçu la livraison de son grossiste et la plupart des objets qu’il venait d’acquérir, étaient étiquetés et placés sur les différentes étagères du magasin. Sa toute nouvelle caisse enregistreuse n’était pas encore tombée en panne et dans quelques minutes, il allait se prendre une petite pause en-cas bien méritée. Il s’empresse de se diriger vers sa réserve, maintenant que tout est en place - et que rien n’est prévu pour le reste de la matinée si ce n’est les clients ponctuels - puis sort d’un petit buffet une grosse miche de pain et un gros pot en terre d’une charcuterie locale. Il jette un œil dans le magasin et, ne voyant personne arriver, se taille une grande tranche de pain encore chaude et croustillante. Il y étale ce « Pâté Nordkien » et y hume à pleine narine ce délicat fumet qui le met en appétit ! Il mord à pleines dents dans sa tartine et… entends la clochette de la porte. Il ne peut s’empêcher de grommeler en se dépêchant de mâcher et d’avaler sa bouchée, tout en posant sa tranche de pain et sortant de cette petite réserve derrière le comptoir. Il voit un homme, entrer lentement dans le magasin, en regardant un peu autour de lui jusqu’à ce que leurs regards se croisent. Alors il se dirigea vers Markus, d’un pas collant avec son regard : transpirant de nonchalance. Ce dernier, toujours en train de finir sa bouchée, le plus discrètement possible, essaye tant bien que mal d’afficher un sourire avenant. Il acquiesça de la tête, à la première question du jeune homme face à lui, puis se dirigea vers une carafe sur le comptoir pour se servir un grand verre d’eau.

« Effectivement, hum… Excusez-moi, dit-il péniblement en déglutissant le bout de pain, voilà j’étais en train de me sustenter… Donc oui, effectivement les gens disent souvent : ce que Markus n’a pas, personne ne l’a. Comme vous pouvez le constater, le magasin est vraiment un magasin de proximité pour les habitants, pas immense, mais où l’on peut trouver de tout. Un peu l’alimentation générale, des services ou encore de la quincaillerie pure et dure. Qui d’ailleurs est la plus grosse part de mes ventes. Pour le reste, je peux avoir tout ce qui est plus ou moins trouvable sur Nordkia, ou ailleurs. »

Il commença à boire de grandes gorgées d’eau, quand son interlocuteur sortit une phrase qui eut l’effet d’une bombe sur le géant :

« Je suis à la recherche de documents hautement techniques concernant la fabrication des Dzêtas. Le genre de documents qui viennent directement de la source »

        Mppffffffuuiiitttt

Le géant venait de s’étouffer en entendant la question et avait en partie recraché dans une gerbe de milliers de gouttelettes d’eau l’ancien contenu du verre, tant par la bouche que par le nez. Et c’est en essayant de retrouver son souffle, après s’être déclenché une terrible quinte de toux, que Markus se redressa, essuya les quelques larmes qui perlaient au coin de ses yeux et qui rapprocha son visage du gamin :

« Pssschuuuut ! Plus un mot ! »

Markus regarda autour de lui, ils étaient bien seuls dans le magasin heureusement. Il tendit l’oreille pour savoir si quelqu’un aurait pu entendre depuis les escaliers menant aux étages, mais il n’y avait personne non plus. Tout en se dirigeant vers la porte d’entrée, il reprit :

« C’est quoi ces questions posées comme si de rien étaient ! Je sais qu’il n’y a personne d’autre que nous, mais tout de même, tu veux ma mort, gamin ! »


Il accrocha alors une pancarte sur la porte indiquant En livraison. Il revint alors vers son mystérieux interlocuteur et lui fit signe de le suivre dans l’atelier. Une fois dans la pièce, il referma la porte silencieusement et regarda l’auteur de ces questions douteuses d’un œil circonspect.

« Toi gamin, soit t’es pas un Ünik, soit t’es assez désespéré pour poser ce genre de questions, peut-être parce que tu as perdu le tien ou que tu veux en changer à cause d’un drame ?

C’est le genre de questions pas vraiment taboues, mais que personne ne pose jamais, selon une pseudo règle tacite disons. On ne dévoile pas forcément la nature de son Dzéta, ou de sa création à tout le monde. Même si, à contrario, on expose ou échange volontiers au sujet du « pouvoir » qu’il nous permet de développer, avec les personnes que l’on connaît. »


Tout en disant cela, il ressort de la pièce et va chercher quelque chose dans sa réserve. Il revient et la première chose que l’on peut apercevoir, dans sa main, est un grand couteau.

« Alors ? Tu veux en discuter ? »

Puis il sort d’un sac en toile une grande miche de pain et un pot de charcutaille.

« Tu m’excuseras j’ai pas fini mon en-cas tout à l’heure et j’ai un petit creux… dit-il avec un grand sourire face au jeune homme. Bon, sinon je comprend pas vraiment ce que tu cherches et ça pourrait aider d’en savoir plus sur toi. J’ai aucun souci avec les gens, peu importe qui ils sont ou ce qu’ils ont fait. Du moment bien sur qu’ils ne deviennent pas une menace. Je reviens d’un long voyage d’une dizaine d’Irs où j’ai vu beaucoup de choses. »

Il croque à pleines dents dans sa tartine et reprend, une main devant la bouche pour ne pas montrer le contenu de cette dernière à son interlocuteur :

« Je n’ai aucune raison de me méfier de toi, n’est-ce pas ? »

Il posait ces questions en détaillant à chaque instant les gestes et les regards du jeune homme, tout en laissant infuser le pouvoir de son Dzêta pour enjoindre l’autre à se détendre et en apprendre un peu plus sur lui. Markus n’était pas méchant, il ne cherchait pas à utiliser les gens, mais il voulait généralement savoir ce qu’il avait à risquer venant de ces clients atypiques, ou les mauvaises surprises qui, des fois, pouvait en découler.

« C'est terriblement bon! Tu en veux?»

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