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Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]

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Kei Hynawa

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MessageSujet: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Jeu 16 Nov - 13:45


Six heures. Maman venait de m’apporter mon repas du jour. Le même, probablement, que celui que le restant de la famille avait mangé une heure plus tôt. Ensemble. Elle me regardait manger avec un air de dégoût sur le visage. Comme d’habitude. Elle ne m’aimait pas. Et cela se voyait. Je terminais rapidement le plat qu’elle avait eu l’extrême bonté de m’amener. A peine l’assiette vide que Maman me le reprit et ressortit. J’étais toujours seul. Enfermé dans cette petite pièce. Dans la pénombre. C’était ainsi depuis ma naissance. Même si cela faisait maintenant trois irs que je prenais un malin plaisir à me faire la malle en pleine après-midi. Je devais juste être de retour avant qu’on ne remarque ma disparition. Car, même si Maman me détestait, elle voulait que je reste auprès d’elle. Dans cette salle. Dans cette maison. J’avais beau tourné ça dans ma tête plusieurs fois, je ne comprenais pas pourquoi. Et je pense que je ne comprendrais jamais son raisonnement.

Quelques dizaines de minutes plus tard, j’entendis la porte d’entrée se fermer. A clé. Signe que Maman était repartie pour son travail. C’était mon heure. Elle n’était plus à la maison pour veiller au grain. Nina, ma demi-sœur était à l’école des Hybrids. Quant à Mick, je ne savais pas trop ce qu’il faisait. De toute façon, il ne soupçonnait même pas mon existence. J’existais qu’aux yeux de ma mère. Et encore… Exister était un bien grand mot. En tendant l’oreille, je vérifiais que la maisonnette était bel et bien vide avant de passer à l’action. Une à une, je décrochais les planches qui masquaient le seul accès à l’extérieur. La fenêtre. Enfin la lumière pénétrait dans ma cellule ! Une fois tous les barreaux retirés, j’ouvris la fenêtre pour passer de l’autre côté.  Là où il avait régulièrement des rires. De la lumière. Ou simplement des gens. J’adorais la sensation de l’herbe humide sous mes pieds nus. Sentir le vent, même léger, sur ma peau et mes longs cheveux. Maman refusait tous contact avec moi. Du coup, si je voulais les cheveux courts, je devais le faire tout seul. Autant dire que ce n’était pas évident… J’avais laissé tomber l’idée d’avoir une coupe de garçon. Ce que j’aimais par-dessus tout, la sensation d’être libre de faire ce que je voulais. C’était le seul moment plaisant de ma journée.

La maison de Maman était un peu éloignée de celles des autres. Je devais marcher plusieurs minutes avant de tomber sur la suivante. Peu d’Hybrids vivaient dans le coin, néanmoins je faisais toujours attention à ne pas me faire repérer. Ma mère, même si elle ne me laissait pas sortir, n’avait eu de cesse de me répéter de ne pas me faire voir par d’autres personnes. C’était une règle, un ordre, qu’elle m’avait inculqué et que je m’efforçais de respecter. Même contre mon gré. Du coup, j’empruntais régulièrement les chemins non balisés. La première fois, j’avais eu un peu peur de l’inconnu. Je ne savais pas ce qui m’attendait par-delà ces grands arbres. Maintenant, je connaissais le coin comme ma poche. Malgré tout, il m’arrivait encore de découvrir des chemins inexplorés. J’appréciais ses moments. L’inconnu ne me faisait plus peur. Cela m’excitait. Mes sens étaient à l’affût du moindre bruit étrange ou de la moindre voix d’un adulte. C’était ce qui m’était arrivé il y a quelque dhenes. J’avais découvert par le plus grand des hasard une belle clairière où plein de jolis fleurs roses pavaient le sol. Des arbres immenses semblaient protégés cet endroit par leur feuillage. La lumière du soleil filtrait à travers les feuilles, donnant au lieu un petit aspect magique. C’était là-bas que je me rendais.

J’avais décidé que cette clairière serait mon repère. Ma base secrète. Depuis que je l’avais découverte, personne n’était venu m’embêter là-bas. Pourquoi sans prier dans ce cas-là ? Comme d’habitude, lorsque j’arrivais, il n’y avait personne. A l’exception de quelques petits animaux comme des renards ou des lapins. Juste le bruit du vent dans les feuilles. Le bruissement des fleurs qui pliaient sous mes pas d’enfant. J’allais m’assoir au pied d’un grand arbre. Je ne savais pas de quelle espèce il était mais il avait de très grandes feuilles qui faisaient office de parasol. Ses racines formaient une sorte de cocon protecteur. Une fois bien installé, je commençais à discuter.  Il n’y avait personne en face de moi. Sauf la nature. C’était ça. Je discutais à Mère Nature. Ou à mon ami imaginaire allez savoir.

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Diyo

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Mar 28 Nov - 22:22

Déjà un mois qu'il est parti. Un mois que Diyo se retrouve seul à errer dans cet orphelinat. Seul est peut-être un bien grand mot je vous l'accorde. Dans les faits, des dizaines de gamins, des tous petits ne sachant ni parler ni marcher, aux plus âgés qui s'approchent de l'âge adulte, animent les couloirs. Mais pour le pré adolescent qu'il est, toute sa petite vie a basculé. Se sentant complètement abandonné. Une fois de plus, ces stupides conflits lui prennent le peu de famille qu'il a réussi à avoir. Je vous laisse imaginer l'état de dépression dans lequel le garçon se trouve à cette époque. Quand à ce qui est de suivre les cours... *De toute façon, personne ne s'inquiète de ce que peut bien faire un orphelin.* Non, Diyo ne s'est jamais bercé d'illusions, même plus à douze ans.

L'herbe qu'il foule a un goût de liberté. Le garçon a toujours aimé se perdre dans les hectares de verdure qui entourent le village. Mais ces derniers temps, il va toujours de plus en plus loin. Il n'a jamais eu l'occasion de voyager, et l'envie de savoir ce qu'il y a dans la forêt se fait de plus en plus forte. Il marche, au gré de ses envies, ne se souciant de rien d'autre que des espèces végétales si diversifiées qui s'offrent à ses yeux. Et, lorsqu'une fleur ou feuille qu'il ne connait pas se découvre, il ne peut s'empêcher de se baisser, de la toucher sans pour autant l'arracher au sol où elle grandit, ouvrant au passage l'encyclopédie d'herboriste dont il ne se sépare jamais.

Mais ce jour là, autre chose que les végétaux attire l'attention du garçon. Un son. Une voix d'enfant qui se distingue au loin. Même les innombrables fleurs et la beauté visuelle offerte par la clairière qui se dévoile à lui ne peut capter davantage sa curiosité. *Un autre enfant ici ?* L'endroit est éloigné de tout village. Les jeunes ne sont normalement pas autorisés à se balader seuls si loin des habitations. Les dangers de la forêt étant bien réels. Ah moins que, comme lui, il ne soit un orphelin d'un village voisin ? Déjà petit, Diyo n'était pas particulièrement avenant. Plus que dans sa version adulte certes. Pas très difficile je sais... Mais, aborder un autre enfant, sans raison apparente, n'est pas forcément dans ses habitudes.

Pourtant cette fois ci, il n'hésite pas. Il se dirige vers le jeune garçon aux cheveux blancs qu'il distingue à présent. D'un pas léger, discret comme il l'a toujours été, ne voulant pas l'effrayer. Après tout, s'il est là, c'est qu'il doit aussi fuir la foule du village. Arrivé à quelques pas de l'enfant, Diyo passe une main hésitante dans sa chevelure noire déjà bien fournie, se racle la gorge avant de prendre la parole, d'une voix faible. Il n'a jamais fait partie de ceux qui parlent fort.

"Salut. Tu viens souvent par ici ?

Diyo ne peut s'empêcher de dévisager ce garçon. Non pas parce qu'il pourrait lui paraitre "différent". Ni même à cause de cette cicatrice pourtant visible. Non, il ne le quitte pas des yeux, avec ce regard empli d'une curiosité enfantine, se demandant s'il pourrait devenir un ami. Puis il fini par s'adosser à l'arbre où se trouve le premier arrivant, diminuant davantage le peu de mètres qui les séparaient encore.

"Toi aussi t'es tout seul."


Cette dernière phrase n'est pas une question. D'ailleurs, elle ne sonne pas comme une question. Une simple remarque. Qui montre qu'un point commun les unis déjà.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Mar 5 Déc - 20:18


Après de longues minutes de marche, j’étais enfin arrivé à mon repère. Ce n’était qu’une clairière parmi tant d’autres dans la Sylva. Néanmoins, je m’y sentais bien. Les immenses arbres qui l’encadrait formaient une sorte de cocon protecteur. Autant de par leur grandeur que par l’étendue de leur feuillage. Comme à mon habitude, je m’étais installé sous l’un de ces grands arbres aux larges racines. Tellement, que l’espace qui leur étaient allouées sous terre n’était pas suffisant.  Je n’avais pas emporté de livre avec moi mais je savais que j’allais avoir de la compagnie. Autre, bien sûr que celle des animaux habitant ici. Night n’allait pas tarder à arriver. Je le savais. Ou plutôt je le sentais. Et j’avais vu juste. Un petit garçon d’à peu près mon âge, à la tignasse blanche et au visage balafré sortit de nulle part. Contrairement à moi, il était bien mieux habillé et ses cheveux étaient beaucoup plus courts et beaux que les miens.

- "Cool, tu as pu venir aujourd’hui !"

Nous avions pris l’habitude de nous retrouver et de discuter ensemble. C’était le seul enfant avec qui je pouvais parler « sereinement ». Allez savoir pourquoi. Il me racontait sa vie dans sa maison, avec sa famille. Autant dire que je l’enviais. Tous le monde était gentil et attentionné avec lui. Il pouvait sortir quand ça lui chantait. Il avait tout une bande d’ami avec qui s’amuser. L’inverse total de ce que je vivais quotidiennement. Là où lui était le prince, j’étais le vilain petit canard. Celui dont il fallait à tout prix cacher l’existence. Mais bizarrement, Night préférait venir s’isoler dans cette clairière. Avec moi. Le paria. Je ne le comprendrais vraiment jamais. Nous continuâmes à discuter sur notre matinée jusqu’à ce qu’un bruit parvint à mes oreilles. Ce n’était pas le son du vent dans les feuilles ou d’un animal qui courait dans l’herbe. C’était autre chose. Léger. Discret. Certes. Mais autre chose. Je fis un signe à Night pour qu’il se taise avant de tendre l’oreille. Ça s’approchait. Je ne savais pas de quoi il s’agissait néanmoins ça se dirigeait droit vers nous. Lentement mais surement.

J’étais en train de me relever lorsqu’une silhouette perçât entre les arbres. Elle n’était pas bien grande. Sereine, cette dernière réduisit la distance entre nous. Je ne reculais pas. Pas question de montrer un signe de faiblesse. J’étais un reclus certes mais pas un peureux ! Et j’eus bien raison de ne pas bouger. En face de moi ne se dressait qu’un gamin à la tignasse noire. Un enfant d’à peu près mon âge. Peut-être un peu plus âgé vu sa taille. C’était toujours mieux que de tomber sur un adulte. Dans ce cas-là, j’aurai certainement pris mes jambes à mon cou. Non pas par peur. Enfin, peut être que si. Peur des représailles si on me ramenait à la maison. Si maman apprenait que je m’étais encore fait la malle, ce n’était pas avec une simple cicatrice que j’allais m’en sortir. Peut-être que le sort qui m’attendrait alors serait mieux que de vivre enfermé. Je me donnais une claque mentale. T’as dix ans Kei ! T’es trop jeune pour penser comme ça ! Alors que je m’engueulais intérieurement, le garçon sortit les premiers mots de sa bouche. Hein ? Qu’est-ce qu’il avait dit ? Malgré le calme de la clairière, il avait parlé tellement bas que j’avais à peine compris ce qu’il avait prononcé. J’essayais de me concentrer pour que mon cerveau assemble les brides qu’il avait intégrées. Et l’exercice n’avait rien d’évident avec lui qui n’arrêtait pas de me fixer du regard. Je savais que je n’avais pas une belle tête mais je n’étais pas une bête de foire non plus ! Malgré tout, dans ses yeux, ce n’était pas du dégout ou de la pitié que je pouvais y lire. Juste de la curiosité. Comme je pouvais en éprouver. Je me détendis légèrement alors que le brun s’adossait au tronc de l’arbre.

"Toi aussi t'es tout seul"

- "Bah non, j’suis pas tout seul. Tu vois bien que Night est là aus…"

Eh bah non. Je m’étais tourné vers mon camarade pour le désigner du doigt mais il avait disparu. Volatilisé. Il était chiant aussi lui à disparaitre comme ça sans laisser de trace ! Je cachais un soupir agacé. Pourquoi il était parti sans rien dire ? Il avait l’habitude d’être entouré par les autres alors pourquoi ?! Je passais pour quoi maintenant ? Pour un dégénéré qui parle tout seul ! Alors que c’est même pas vrai ! A moins que ce garçon ne soit à la solde des adultes et qu’il va me dénoncer. Dans ce cas-là, Night s’était fait la malle pour me prévenir. Malgré tout il y avait d’autres moyens pour le faire ! Il abusait sérieux ! Il me le paiera lorsqu’il sortira de sa cachette. En tout cas, si le brun était bien venu sous la directive des adultes, je ne pouvais pas lui permettre de rester ici. Après tout, c’était ma base ! Et il n’avait pas été invité.

- "T’es pas le bienvenue ici ! T’as fait fuir mon copain et pis c’est ma base secrète ! Va-t-en !"

J’allais joindre le geste à la parole en le poussant mais je me ravissais. Maman m’avait tellement bourré le crâne en me disant de ne pas toucher les autres. Ses mots résonnèrent dans ma tête au point de stopper mon acte. Je finis juste par lui faire signe de déguerpir en lui demandant encore d’aller voir ailleurs si j’y étais.

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Diyo

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Lun 11 Déc - 17:08

Sur quel genre de type bizarre est-il tombé cette fois ? Lorsque son interlocuteur lui affirme avec un total sérieux qu'il n'est pas seul, Diyo ne peut s'empêcher de pencher la tête sur le côté et de froncer les sourcils, signe de son incompréhension. Comment peut-il affirmer une chose pareille alors qu'il est indiscutablement seul. A moins que ce ne soit un genre de blague que l'Hybrid ne comprend pas ? Eh bien, lui qui venait pourtant plein de bonnes intentions, le voilà coupé net dans son élan de sociabilité. Après tout, il n'est pas si étonné que cela. Les autres enfants du village n'ont jamais été particulièrement agréables avec les orphelins, et il s'y est habitué. Cela dit, la réponse un peu trop crue du plus jeune lui reste en travers de la gorge. Il ne va pas se contenter de simplement tourner les talons pour lui faire plaisir. Le regard froid, les yeux bien plantés dans ceux du garçon aux cheveux blancs, il lui répond sans aucune trace d'émotion dans la voix.

"Je crois bien que ton copain était déjà parti avant que je n'arrive. Et pour ce qui est de ta base, tu devrais pourtant savoir qu'un endroit ne peut t'appartenir. Tout ici est voué à être partagé. D'autant plus les espaces."


Malgré l'éducation relativement différente de celle des autres enfants Hybrids que Diyo a pu recevoir, en grande partie dû à l'absence de ses parents, il n'en est pas moins un fervent défenseur des grands principes qui règnent dans la Sylva. D'autant plus à douze ans. Même si son esprit critique commence déjà à le travailler, il croit fermement en la possibilité d'une vie en harmonie de tous les êtres vivants qui foulent ce sol.

"Enfin, si tu préfères rester seul, c'est ton problème. Ce n'est pas moi qui vais t'en empêcher."


Non, Diyo n'est pas très conciliant. Ou plutôt si, et il est même triste que le garçon puisse répondre de cette façon. Mais après tout, il ne le connait pas. Et il n'est pas très habile quand il s'agit de se faire des camarades. Alors quand en plus ils y mettent de la mauvaise volonté, il ne faut pas compter sur le Phytös pour les forcer à quoi que ce soit. Comme à cet instant où il entreprend de continuer son chemin, comme si le garçon ne se trouvait pas à moins de cinq mètres de lui.

Mais il n'a pas le temps de faire trois pas qu'un bruit aussi étrange qu'effrayant retentit. Pas spécialement fort comme un cri ou un rugissement. Ce serait plus une sorte de reniflement intense. Et au son provoqué, la taille de l'animal qui est en à l'origine ne doit pas être insignifiante. Diyo est loin de connaître la faune de la Sylva sur le bout des doigts contrairement à la flore, mais il en sait suffisamment pour savoir qu'il n'y a pas que de gentilles bêbêtes qui peuplent ces lieux. Il recule doucement, prudent, de sorte à être encore plus silencieux qu'à son habitude et se tourne vers l'autre enfant. Il chuchote à peine.

"Tu ne dois pas être le seul à trouver cet endroit à ton goût. On ferait mieux de ne pas rester ici".

Heureusement, le Phytös est loin d'être rancunier, et la vie des êtres vivants passe bien avant son égo. Alors s'il est du genre à ne pas insister face à une personne réticente à engager la conversation avec lui, il en est tout autrement lorsqu'il ressent un certain danger. Même si le jeune garçon lui a totalement manqué de respect, il n'a plus l'intention de le laisser seul ici tant qu'il ne se sera pas assuré que l'origine de ce bruit est bien inoffensive.
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Dim 17 Déc - 12:31


Mais qu’est-ce qu’il me chante lui ? Et pourquoi est-ce qu’il me regarde comme ça, l’air de rien comprendre ? Nous parlons bien la même langue non ? Je savais mieux que quiconque qui était avec moi ou qui n’y était pas lorsque le garçon avait débarqué quand même. Et Night était là. Nous étions en train de discuter avant qu’il ne se montre. Je n’étais pas fou. Même si l’Hybrid semble croire le contraire vu la tête qu’il tire. Peut-être pas finalement vu les mots qui sortirent de sa bouche. Il reconnaissait à demi-mot que mon ami existait mais que celui-ci était parti avant son arrivé. Il n’était pas content vu le regard froid que mes yeux croisèrent. Tant pis. Je savais ce que je disais et je connaissais la vérité. Quant à l’endroit, certes mon nom n’était pas inscrit dessus. Néanmoins, je l’avais découvert le premier, je pouvais donc en avoir la jouissance. Premier arrivé, premier servi dit-on, non ? Et pis, le partage je ne connaissais pas. Personne ne me l’avait appris. Et ce n’était certainement aujourd’hui que ça allait arriver. Je n’avais jamais vécu en communauté. Je n’étais jamais allé à l’école des petits Hybrids. Je n’avais donc pas appris les codes de bienséances. C’était même un miracle que je sache m’exprimer convenablement. Alors la relation avec les autres, c’était le cadet de mes soucis et je ne pouvais que m’améliorer là-dedans.

Ça ne serait pas aujourd’hui que cela arriverait. Le garçon en face de moi avait compris que je voulais rester seul. Enfin. Plutôt en tête à tête avec Night. Du moins, si ce dernier daignait revenir. Ce qui n’était pas forcément gagné non plus. Il était assez têtu lorsqu’il voulait. Et j’avais le sentiment que ça serait le cas. Ce n’était pas grave. Je resterai tout seul. Je profiterai du calme de la plaine. Du bruit du vent. De la pâle lueur du soleil qui perçait les feuillages. Ça m’allait bien aussi comme plan. Malheureusement, le brun avait à peine fait trois pas qu’un bruit étrange résonnât dans la clairière. Ce n’était pas vraiment un cri. Ou un hurlement. Ça ressemblait plus à un reniflement. Un ronflement même. Et vu que nous l’entendions de notre position sans voir la créature, elle devait être imposante. L’autre enfant se mit à reculer prudemment. En chuchotant il me – nous – conseiller de ne pas rester plus longtemps ici. Mais c’était ma base ! Je n’avais pas envie d’en trouver une autre ! Et encore moins de rentrer à la maison maintenant. En plus, le bruit avait éveillé ma curiosité. Je voulais savoir de quelle bête il provenait. Sans prendre les mêmes précautions que le brun je lui répondis :

- "Si tu as la trouille, tu peux t’en aller. Moi, j’veux voir d’où ça vient."

Sans attendre une remarque ou une réponse de sa part, je tendis l’oreille. Les ronflements étaient bien réguliers. La bête devait être profondément endormie. D’un côté tant mieux. Si elle dormait vraiment à point fermé, il serait facile de l’approcher. Guidé par mon ouïe, j’avançais, à travers racines et buissons, vers l’origine du bruit. Je faisais bien entendu attention à où je posais mes pieds. Je n’avais pas envie de trébucher ou de me rétamer par terre. Surtout que si je revenais plein d’égratignures, maman allait se douter de quelque chose. Et si elle venait à condamner la fenêtre, s’en serait fini de mes escapades journalières. Ce ne fut pas bien difficile de dégoter la bête. Le moins que l’on puisse dire, c’est que j’aurai peut-être du écouter l’autre garçon. En face de moi, une énorme bestiole dormait. Elle faisait bien deux voire trois fois ma taille. J’étais ridiculement petit à côté d’elle. La bête avait une épaisse fourrure marron qui semblait douce au premier coup d’œil. Mais ce qui était le plus inquiétant était les défenses qu’elle arborait de chaque côté de sa gueule. Chacune d’elle faisait au moins un demi mètre ! Je déglutis. Avec ça, elle n’aurait aucun mal à m’embrocher d’un seul coup ! Maintenant que ma curiosité était satisfaite, je n’avais plus qu’à faire demi-tour.

Néanmoins une petite voix dans mon esprit m’incitait à pousser le vice un peu plus loin. Je n’étais pas venu jusqu’ici juste pour voir d’où venait le bruit et m’en allait. Il en fallait plus. Je n’allais pas jusqu’à dire qu’il fallait chevaucher ce monstre mais peut être le toucher. Et quitte à prendre des risques, autant le faire jusqu’au bout. L’adrénaline et la curiosité avait pris le dessus sur la raison. En a-t-on seulement une lorsqu’on n’avait que dix ans et que l’on ne connaissait rien du monde ? Non sans crainte, je m’approchais de la créature. Lentement. Prudemment. Ne te prends pas une racine. N’écrases pas de branche. Ne trébuches pas. A quelques centimètres de la bête, je tendis ma main pour toucher sa fourrure. Mes doigts parvinrent à caresser les poils de la créature. Je ne pensais pas que ça serait si doux. Je m’attendais à un ressenti plus rêche que ça mais non. Je continuais à brosser la bête jusqu’à ce que plusieurs cris stridents me surprennent. Une nuée d’oiseaux noirs passa au-dessus de ma tête en brayant. C’était mauvais signe ça… Je jetai un œil à la bête que je caressais quelque secondes plus tôt. Ses yeux dorés croisèrent les miens. Elle était réveillée ! Je n’attendis pas d’entendre son grommellement pour prendre mes jambes à mon cou. Vu sa taille, elle me rattraperai bien assez vite comme ça !
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Diyo

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Mer 3 Jan - 12:17

Qu'il reste seul si ça lui chante. Après tout, Diyo est bien placé pour savoir que la compagnie n'est pas toujours appréciée. Lui qui était dans un bon jour, tant pis. Mais quand même. D'où est-ce qu'il le sort ce fameux ami invisible ? Il a beau ne pas lui donner envie de rester, il ne peut nier que ce garçon l'intrigue. Il n'a rien à voir avec les enfants qu'il connait. Un peu comme si personne ne lui avait apprit les règles à suivre. Ou comme s'il n'en avait rien à faire. Ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'il n'y a pas que les bonnes manières qui lui manquent. Il n'a même pas l'air d'avoir conscience des dangers qui peuvent se cacher dans la forêt. Or, ça, le brun en est sûr et certain, c'est clairement le genre de chose qu'on rabâche aux enfants à longueur de journée. Encore plus les jours où il n'y a pas école. Histoire de ne pas leur donner envie de trop s'éloigner. Lui-même n'ayant pas eut cette éducation aussi développée, et sa curiosité l'amenant régulièrement à pousser les limites au-delà du raisonnable, il ne s'attendait pas tomber un jour sur  pire que lui. A ce que ce soit à lui de jouer les rabats joies.

Même si l'enfant aux cheveux blancs parait plus jeune, il côtoie bien assez de tous petits pour savoir qu'il ne devrait pas se comporter de la sorte. Qu'il ne devrait pas aller droit vers ce bruit étrange. *Mais à quoi il joue ? Il veut vraiment se faire tuer ?!* Il ne peut pas le laisser seul face à cette créature encore inconnue. Et il ne faut pas compter sur cet ami disparu pour lui porter secours apparemment. Après avoir poussé un long soupir de résignation et levé les yeux au ciel, Diyo fini par emboiter le pas à l’écervelé, le plus discrètement possible. Non, il n'est absolument pas rassuré. Sa respiration s'accélère, sans qu'il n'arrive à la contrôler. Mais il ne peut nier que l’excitation le gagne. Évidemment qu'il meurt d'envie de connaître l'origine de ce bruit. Même s'il ne l'avouera pas devant l'autre garçon.

Et à première vue, il n'est pas mécontent du résultat. Il se souvient bien en avoir vu de pareils dans les divers livres qui sont passés entre ses mains. Mais évidemment, jamais il n'en avait encore croisé en vrai. Ses yeux ne purent quitter la créature pendant plusieurs secondes, fasciné par l'animal, comme si le temps s'était arrêté. La bouche entrouverte, on pourrait presque voir des étoiles briller dans ses yeux. Mais cet instant est de courte durée. Voilà que le plus jeune continue à s'avancer. Diyo est trop loin pour pouvoir l'en empêcher. Et un geste brusque ou un mot trop fort est complètement exclut dans une telle situation. Il retient son souffle, n'osant faire un pas supplémentaire. Le voilà déjà qui regarde autour de lui, à la recherche du chemin le plus facilement praticable pour un retrait en catastrophe. Parce que face à une telle créature, ils n'auront jamais l'avantage de la vitesse. Et finir embroché au bout de l'une de ces corne monstrueuse ne fait pas partie de ses plans.

Jusqu'à ce qu'inévitablement, l'animal ouvre les yeux, ce qui fait rater un battement de cœur au Phytös. Et maintenant ? Heureusement, l'autre petit curieux a au moins la présence d'esprit de bien vite faire demi tour. Diyo le rejoint en quelques enjambées, lui attrapant le poignet sans pour autant ralentir.

- "Par ici !"

Sans laisser le choix au garçon, il l'entraine en direction d'un sentier davantage dégagé, permettant de limiter les risques de trébucher contre une racine dissimulée sous tout un tas de feuilles. Et ne lâche sa prise, libérant le plus jeune de son étreinte, qu'une fois s'être assuré qu'il n'avait plus d'autre choix que de le suivre. Les pas lourds qui ne tardent pas à se faire entendre n'incitant pas à faire demi tour.

Le brun court à toute allure, jetant un regard en arrière de temps en temps plus pour se rassurer que pour vérifier l'état d'avancement de la créature. Et pour garder un œil sur le fautif. Le peu d'avance qu'ils ont réussi à prendre ne va pas leur permettre de rejoindre le moindre village. Le cerveau de Diyo tourne à grande vitesse boosté par l'adrénaline. Il faut trouver une solution et vite. Ne pas poursuivre sur le terrain de la rapidité et de l'endurance, c'est perdu d'avance.

Et dans la forêt, quand on court pour échapper à un semblant de sanglier, quelle que soit sa taille, le plus sûr reste encore de prendre de la hauteur. Alors qu'il repère un arbre au tronc relativement épais mais contenant surtout un grand nombre de branches qui peuvent leur faciliter l’ascension, il s'en approche sans ralentir, ne s'arrêtant qu'une fois à son pied, pour s'adresser à son compagnon de course poursuite.

- "Dépêche toi, grimpe !"


Ah oui, il est comme ça Diyo, toujours à s'assurer que les autres sont en sécurité avant d'entreprendre de se sauver lui-même. Et c'est encore plus vrai lorsqu'il se retrouve avec un plus jeune que lui. Qu'il soit responsable ou non de ce qui leur arrive. Non, dans l'immédiat, il leur faut trouver un moyen de se mettre à l'abri. Le reste, on verra en temps voulus.

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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Sam 6 Jan - 18:59


La curiosité est un vilain. Ne vous a-t-on jamais répété cette phrase ? En tout cas, pas à moi. Ou alors, on ne me l’a pas assez répété. Autrement, je ne me retrouverais pas poursuivi par un énorme sanglier trois fois plus grand que moi ! Le vice m’avait poussé à m’approcher de l’animal encore endormi. Et ce, jusqu’à ce que j’aille le caresser ! Mes doigts avaient touché sa fourrure étonnamment douce jusqu’à ce que de maudits oiseaux ne le réveille avec leur boucans. Inconscient oui, mais loin d’être suicidaire, je n’avais pas vraiment attendu pour prendre mes jambes à mon cou. J’avais vite fait demi-tour et j’étais parti en courant. Ce n’était qu’à ce moment-là que j’avais remarquais du coin de l’œil que le garçon de tout à l’heure m’avait suivi. C’est vrai que je ne lui avais pas dit de s’en aller. Enfin si. Mais c’était avant d’entendre les ronflements de l’animal. Je lui avais dit que j’allais aller voir de quoi il s’agissait, sans pour autant l’empêcher de me suivre. Toujours est-il qu’il me rattrapa fort vite. Ça aide vachement d’avoir de grandes jambes. Sans demander mon avis, il avait saisi mon poignet et il m’avait entraîné dans son sillage. Je n’avais pas râlé. J’avais d’autre chose à penser que de gueuler sur un garçon qui ne cherchait qu’à m’aider. Je jetais de rapide coups d’œil derrière moi. Furtivement. La bête avait un mal fou à se lever mais elle ne tarderait sûrement pas à nous rattraper.

Je continuais à suivre le brun, même lorsqu’il avait enfin lâché mon poignet. Il semblait savoir où allait. Ou en tout cas, bien plus que moi. L’animal était maintenant à nos trousses. J’avais vraiment eu une brillante idée d’aller voir l’origine du bruit inconnu. J’aurai dû rester bien sagement dans la clairière. Rien ne serait alors arrivé. La bête aurait alors tranquillement continué sa sieste pendant que j’aurai profité du soleil sur ma peau à l’ombre des grands arbres. Chacun des pas de l’animal faisait trembler le sol sous nos pieds. Et chaque seconde qui passait réduisait la distance entre nous, pauvres enfants d’un mètre trente et lui, monstre haut de plusieurs mètres. Il allait falloir trouver une porte de sortie. Rapidement. Sinon, nous allions finir par être embrochés vite fait, bien fait. Un coup de défense et c’était terminé. A cette pensée, je déglutis. J’avais beau réfléchir, rien ne me venait à l’esprit. Absolument rien ne faisait tilt. Le chemin que nous empruntions avec l’autre garçon ne semblait pas avoir beaucoup de cachettes. Peu de buissons touffus. Pas de trous. Pas de grosses racines. Ce n’était pas vraiment l’idéal pour se camoufler d’une bête sauvage. Mais d’un autre côté, cela nous donnait un terrain libre, sans risque de perdre un temps précieux suite à une chute. C’était déjà ça de pris.

D’ailleurs, où est-ce qu’il était passé ? Alors que je me posais cette question, sa voix me parvint pour me dire de me dépêcher et de grimper. Je n’eus qu’à porter le regard dans la direction d’où elle venait pour le voir près d’un arbre au tronc bien large. Ahh. Je comprenais mieux. Il ne fallut pas me le dire deux fois. Je le rejoignis rapidement. Sans même m’arrêter, je bondis et en m’aidant d’un appui sur le tronc, je parvins à attraper une branche. J’avais eu besoin de cet élan. Autrement, je n’aurai jamais réussi à me hisser à cette hauteur. Je n’étais pas bien grand après tout. Et en plus, je n’avais aucune détente. Je pouvais m’estimer heureux d’y être arrivé du premier coup. Une fois bien calé contre le tronc et sur la branche, je tendis mon bras vers le brun. Il n’avait plus le temps d’aller prendre de l’élan pour sauter et à l’arrêt, cela risquait d’être difficile.

Une fois tous les deux dans l’arbre, je grimpai encore un peu. J’avais l’impression que la première branche pouvait être à la portée de la bête. Autant assurer le coup en prenant un peu plus de hauteur. En parlant de l’animal, il nous avait rattrapés. Et il avait parfaitement compris où nous nous étions réfugiés. Ce n’était visiblement pas si bête que ça… Le phacochère faisait le tour du tronc en grattant le sol. J’étais sûr qu’il cherchait un moyen de nous atteindre ! Il voulait notre peau alors qu’on lui avait rien fait ! C’était les piafs qui l’avaient réveillé ! Mais heureusement il avait peu de chance d’y arriver. Nous étions hors d’atteinte à cette hauteur. Alors, à moins qu’il ne sache voler, nous étions en sécurité. J’avais bien l’intention de rester là jusqu’à ce qu’il se lasse  et s’en aille ! Je tournai la tête vers mon camarade de fortune pendant que la bête continuait à faire les cent pas :

- "Merci. Sans ton aide, j’serais sûrement encore en train d’courir ou j’serai pendu au bout d’ses cornes. Et… Excu… Oula !"

J’allais m’excuser pour les méchancetés que je lui avais dites tout à l’heure. Malgré ça, il m’avait quand même aidé. Je pensais donc que c’était la moindre des choses. Cependant, on me coupa dans mon élan. La bête avait eu un éclair de génie. Elle avait décidé nous faire tomber. Ses défenses tapaient dans le tronc d’arbre à un rythme régulier. Des feuilles tombaient sur le sol tandis que les branches tremblaient sous les secousses. Et moi qui pensait qu’elle allait se lasser et s’en aller bien gentiment tu parles ! Les coups se répétèrent encore et encore. Jusqu’à ce que je finisse par perdre l’équilibre. Je me retrouvais rapidement la tête en bas. Je sentais le sol se rapprocher dangereusement. Mais aucun choc n’arriva. J’avais atterri sur le dos de l’animal. Bien sûr, il n’apprécia pas vraiment d’avoir un cavalier. Je m’accrochais farouchement à ses poils pendant qu’il faisait des ruades pour me faire tomber. N’y comptes pas trop mon gros, j’vais pas te lâcher ! Et si t’es pas content, fallait pas me faire tomber !

Il comprit vite que je n’allais pas abandonner facilement. Il changea donc de stratégie. Avant même que je puisse faire quoique ce soit, même si je n’étais pas en position de faire quelque chose, il se mit à courir à toute vitesse. La bête ne faisait pas attention à ce qu’elle faisait. Elle allait tout droit et si quelque chose se trouvait sur son chemin, tant pis. Je m’agrippais tant bien que mal à ses poils que j’avais trouvés si doux auparavant. Si je lâchais, c’était un vol plané assuré. Je ne savais même pas ce qu’était advenu l’autre garçon. Etait-il tombé ? Ou était-il resté planqué dans l’arbre ? J’espérais pour lui que c’était la deuxième option. Enfin… Ce n’était pas vraiment le moment pour m’en faire pour les autres. Comment j’allais faire pour me sortir de ce pétrin ?

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Diyo

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Mar 9 Jan - 16:16

Finalement, l'enfant aux cheveux blancs n'est peut-être pas si désagréable que ça ? Au moins, il sait à quel moment se montrer coopératif. Il n'est pas aussi bizarre que ce que Diyo pouvait imaginer de leurs premiers échanges. A peine le plus jeune a-t-il réussi à se hisser sur la branche la plus basse qu'il tend la main au brun pour l'aider à s'élever à son tour. Chose dont il n'est pas mécontent. Attrapant cette aide, il ne se prive pas pour autant d'une impulsion maximale sur le sol pour prendre de la hauteur et attraper in extremis la branche de sa main libre. Tout juste s'il a le temps de lui lancer un merci. Non, ils sont encore bien trop bas. La bestiole qui arrive à présent à leur niveau étant bien plus grande, il ne va pas falloir se contenter de l'étage inférieur.

Suivant son acolyte jusqu'à ce que ce dernier juge leur position sûre, Diyo finit par s'installer aussi confortablement que possible. Ils risquent d'être bloqués ici pour un moment, alors autant se mettre à l'aise. Le Phytös ne sait pas vraiment quel est le degré de patience de ce genre de monstre, mais il est visiblement en colère. Et l'attente ne s'annonce pas aussi longue que ce que pensait le brun. Son camarade étant a priori décidé à lui adresser la parole autrement que pour le chasser. Comme quoi, se faire pourchasser par un sanglier, ça rapproche ! Enfin... Ca aurait pu rapprocher. Parce que le plus jeune n'a pas le temps de finir se phrase qu'une forte secousse oblige les deux enfants à se retenir fermement à la premier chose qui leur tombe sous la main pour ne pas se retrouver à faire une chute vertigineuse. Ils sont quand même montés haut.

- "Sérieux ?! Il va faire tomber l'arbre à ce rythme !"


Ah, non. Il a fait tomber l'étrange garçon avant. C'est vrai que ça secoue, et si Diyo avait réussi à trouver une prise solide, lui assurant de rester bien perché, ce n'est pas le cas de son camarade qui tombe finalement sous les yeux horrifiés de l'Hybrid. Qui dans un mouvement réflexe tend la main comme pour essayer de le rattraper. Mais évidemment, il est trop loin, et pas assez rapide. Et quand bien même il aurait réussi à le saisir, le déséquilibre aurait été tel qu'ils seraient tombés à deux.

- "Merde, ça craint !"

Quand il panique, Diyo a tendance à parler tout haut. Et là, tout s'entrechoque dans sa tête. Après avoir retrouvé une bonne stabilité il jette un regard en bas, anxieux de ce qu'il va bien pouvoir voir. Heureusement, le garçon n'a pas atteint le sol. Enfin... Heureusement ou pas, parce qu'en fixant de nouveau le sanglier fautif, il ne peut qu'apercevoir la tignasse blanche perchée sur son dos. Catastrophe ! *Qu'est ce que je peux faire, mais qu'est ce que je peux fare ?! Allez réfléchit, il y a toujours une solution !* Et elle ne se trouve sans doute pas dans cet arbre. Mais s'il redescend, il risque de se faire de nouveau pourchasser, et ça ne règlera pas le problème de son copain. Et s'il reste perché, il n'ose pas imaginer dans quel état l'autre risque de finir. Ce qui l'empêcherait de dormir et de manger des semaines durant.

Ok, la seule chose qu'il peut tenter, c'est d'attraper son acolyte en cours de chemin. Histoire de le sortir du dos de cette bestiole, sans pour autant qu'il ne se retrouve propulsé au sol, faisant de nouveau office de cible. Mais si sur le papier ça sonne pas mal, pour ce qui est de la réalisation, ça reste de la grande utopie ! *De toute façon, pour l'instant j'ai rien de mieux !* Si seulement il était plus vieux, il pourrait peut-être contrôler son don. Et alors là ce serait tellement plus facile d'attraper simplement l'autre pour l'extraire du dos de la bestiole. Mais évidemment, à douze ans, il en est totalement incapable.

Restant bien sagement perché, Diyo essaie de suivre le mastodonte, passant d'arbre en arbre comme il l'a déjà fait si souvent lors de ses précédentes excursions, profitant de la forte densité de végétation. Mais il n'est clairement pas assez rapide. Sans compter que le sanglier suit des trajectoires qui sont impossibles à anticiper. Ne sachant quoi faire d'autre, le Phytös accélère, et se sent même pousser des ailes lorsqu'une liane juste à sa portée semble l'appeler, lui promettant de gagner du terrain facilement sur sa cible. Mauvaise idée. Alors que le pré ado se jette sur la tige verte, plein d'espoirs, les deux mains en avant prêtes à se resserrer à son contact, s'imaginant déjà voler à travers la Sylva, la réalité le rattrape bien trop brutalement. La gravité le rattrape. Il a bien réussi à s'emparer de la liane comme prévu, mais ses mains glissent. Le cri qui accompagne cet élan d'optimisme ressemble d'ailleurs bien plus à un "HAAAYAAAAHYAAAAH !" terrorisé qu'à un "HAAAYAAAAHYAAAAH !" viril et contrôlé... N'osant rien lâcher, cela ne l'empêche pas de s'écraser violemment contre le tronc de l'arbre qu'il visait initialement, pour se retrouver l'instant suivant les fesses par terre, un peu sonné.

Il essaie tant bien que mal de se remettre sur ses pieds, le choc ne lui ayant pas fait oublier la présence du monstre qu'il cherchait à rattraper. Difficile. La tête lui tourne, son équilibre en a prit un coup. D'ailleurs, où ils en sont de leur rodéo ?! Diyo n'a pas le temps de localiser son camarade et sa monture qu'un bruit précipité de pas lui parvient. Des gens courent dans sa direction. Là tout de suite, il ne sait pas trop dire si c'est une bonne chose ou non. Enfin, quoi qu'il en soit, il va sans doute falloir faire avec...
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Kei Hynawa

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Sam 13 Jan - 19:44


Sept heures. La Sylva était silencieuse. Le vent soufflait encore dans les feuilles des arbres apportant ainsi un petit bruissement agréable. Les oiseaux chantaient. Le soleil peinait à filtrer au travers des épais feuillages. Les petits animaux faisaient tranquillement leur affaire sans se soucier d’éléments extérieurs. Enfin. Cette description n’était valable que jusqu’à l’arrivée d’un énorme sanglier portant un gamin sur son dos.

La bête continuait à faire des ruades dans l’espoir de me faire tomber. Elle avait beau regarder devant elle, elle fonçait dans tout ce qui avait le malheur d’être sur son passage. Buissons. Arbustes. Fleurs. Tous pliaient sous ses grosses pattes en dégageant de drôles d’odeurs. Les autres animaux s’écartaient même de son chemin. J’aurai probablement fait la même chose, si je n’avais pas été dans cette situation. Je n’avais aucune envie d’être piétiner. C’était pour ça que je restais farouchement accroché aux poils de l’animal. Il n’était pas question de reposer le pied à terre tant que je ne serais pas certain d’être en sécurité. La végétation piétinée m’avait écorché les joues, les bras ou encore les jambes. Je ne parlais même pas de mes vêtements. Eux aussi en prenaient pour leur grade. Comment j’allais justifier ça à maman… Je pressentais déjà le mauvais quart d’heure. Enfin. Ce n’était pas vraiment le moment de penser à ça. Je devais trouver un moyen de sortir de ce pétrin.

Réfléchis Kei. Il n’était pas question de sauter. L’animal mesurait plusieurs mètres. Et il était en pleine course. La réception risquerait d’être compliquée… Surtout que rien ne m’assurait qu’il n’allait pas se jeter sur moi dès qu’il ne sentirait plus mon poids sur son dos. Idée une. Rejetée. M’accrocher à une branche qui passait par là pourrait être une solution. Mais encore fallait-il savoir la chopper en plein vol. Du premier coup. Et encore une fois, la bête pourrait très bien se retourner contre moi dès que je serais suspendu dans le vide. Mauvaise idée… Je risquais de finir empalé. Tenter un arrêt d’urgence ? C’était ce qui me semblait le plus réalisable. Il me fallait juste trouver un moyen pour y parvenir. Malgré l’air et les branches qui fouettaient mon visage, j’examinais mon environnement. Il faudrait un élément suffisamment énorme que le phacochère ne pourrait pas retourner ou écraser.

"HAAAYAAAAHYAAAAH !"

Qu’est-ce que c’était que ce bruit ?! C’était même plutôt un cri non… ? Je jetais un regard en arrière mais rien n’apparut dans mon champ de vision. A l’exception des arbres qui défilaient. Et si c’était des adultes ? Ils étaient peut être à la poursuite de la bête. Après tout, le calme habituel de la Sylva était rompu par notre rodéo. Et s’ils me trouvaient en train de la chevaucher, ce serait un retour direct à la case maison. Pas question ! Je devais agir avant qu’ils n’arrivent. Je n’avais plus le temps de réfléchir. Je me redressais sur le dos de la bête sans pour autant lâcher ma prise. Il semblait y avoir un arbre avec un tronc impressionnant sur la gauche. Le sanglier ne devrait pas être capable de l’emporter. Bon bah… C’est parti. Je me rapprochais de la tête de l’animal. Lentement. Pour ne pas tomber. Une fois assez proche, je lui cachai un œil avec mes mains. Malgré sa grande taille, ses yeux étaient assez petits. Allez va à gauche mon gros. Je manquais de tomber lorsque mon doigt heurta malencontreusement son œil à cause des secousses. L’animal hurla mais poursuivit sa course dans la direction que je voulais. C’est bien. Bonne bête.
Histoire d’être sûr qu’elle ne tentera pas d’esquiver l’arbre en face d’elle, je lui couvris les deux yeux cette fois. Impact dans cinq. Quatre. Trois. Deux. Un.

Boum !!

Le choc m’avait littéralement éjecté du dos de l’animal. Je m’étais retrouvé projeté quelques mètres plus loin. Le cul par terre. L’animal, lui, était sonné. Autant de loin, l’arbre semblait impressionnant. De près, il était gigantesque ! Aucune bête ne pourrait lui faire le moindre mal. La preuve en était qu’il n’y avait même pas une égratignure sur le tronc malgré l’impact des défenses du sanglier. Sans pouvoir me retenir, j’éclatais de rire. Elle était trop bien cette journée ! L’opération était un succès. L’animal avait arrêté sa course. J’étais descendu sans courir le moindre risque après. J’étais certes couvert de poussières et pleins d’écorchures un peu partout mais rien de cassé à priori. Chacun des membres de mon corps répondaient correctement sans trop de douleur. Malgré tout, je tremblais. Je ne savais pas si c’était de peur ou d’adrénaline. C’était surement la deuxième option. A dix ans, on ne connait pas la peur.

Je repris mes esprits lorsque des bruits de pas me parvinrent aux oreilles. C’est vrai que tout à l’heure il y avait eu un cri. C’était surement des adultes… Ils avaient dû entendre le vacarme du choc. S’ils me trouvaient là, ils allaient sûrement me ramener à la maison. Et là, maman allait me démolir… Littéralement. Je déglutis alors qu’un frison parcourait mon dos. Ah bah si. A dix ans, on peut quand même ressentir de la peur. Une planque. Il fallait que je me cache. Ne sachant pas d’où venaient exactement les grands, je ne pouvais pas me planquer dans les arbres ou les arbustes. Le seul endroit « sûr » était d’où je venais. Je tournais la tête vers la bête couchée au sol. Il devait vraiment me manquer pour une case mais je n’avais pas d’autre choix. Je me rapprochais de l’animal pour me faufiler entre ses pattes. On ne me verrait pas. A moins de s’approcher et de fouiller la bête.

J’avais vu juste. Trois personnes étaient arrivées quelques dizaines de secondes après que je me sois mis à l’abri de regards. Vu leur équipement, ça devait être des chasseurs. C’était bien ma veine tiens… Ils discutaient. D’après eux, le Nagos – c’était donc comme ça qu’on l’appelait – n’aurait pas dû être ici. Ce n’était pas vraiment leur territoire. Par contre, ça les arrangeait bien. Ils n’auraient pas à trop se fouler pour chasser aujourd’hui. Non, non et non ! Ils pouvaient aller se brosser ! S’ils embarquaient la bête, ils allaient me ramener aussi alors non ! J’eus alors une idée de génie. Je mis mes mains de chaque côté de ma bouche en porte-voix :

- "N’emmenez pas cette bête. Elle est pleine animosité ! Elle ne ferait que maudire vos pairs et vos enfants ! Poursuivez votre chemin."

Les adultes écoutèrent la « voix » de Mère Nature et reprirent leur route. Deuxième réussite ! J’attendis néanmoins un peu avant de sortir de ma cachette. Sait-on jamais. Je me tournais vers l’animal et m’adressais à lui en caressant son groin :

- "Tu m’en dois une. Tu ne finiras pas dans une casserole aujourd’hui."

Je m’éloignais du Nago après ça. J’avais à peine fait quelques mètres que je me sentis vaciller. Mes jambes me semblèrent lourdes. De même que mes paupières. Il n’était pas encore l’heure d’aller au lit. Alors pourquoi j’avais tant sommeil ? Impossible de résister, je m’écroulais sur le sol herbeux.
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Diyo

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MessageSujet: Re: Prom'nons dans les bois pendant qu'les grands n'y sont pas [PV Diyo]   Ven 19 Jan - 17:43

Les bruits de pas se rapprochent un peu trop vite. Mais Diyo n'a pas la moindre envie de tomber sur des adultes là maintenant. Surtout avec la scène ridicule qu'il vient de vivre. Ils ont forcément entendu son cri de panique. Alors en plus de se faire sermonné il risque de se prendre une sacré honte... Ayant encore du mal à retrouver toutes ses facultés motrices sur ses deux jambes, il fini par se décider pour un buisson bien touffu non loin de sa zone d'atterrissage. Qu'il rejoint à quatre pattes... Pour la crédibilité on repassera, mais actuellement il y a plus urgent. Et c'était moins une. A peine réussit-il à atteindre sa nouvelle cachette qu'un groupe de trois chasseurs entre dans son champ de vision. A quelques secondes près il se faisait prendre !

Alors qu'il pousse un soupire de soulagement le plus discrètement possible, un énorme BOUM !! ébranle la forêt. Qui fait sursauter l'hybrid. *Merde, j'espère qu'ils m'ont pas vu...* Heureusement, rien n'a dépassé du buisson. Et puis les trois nouveaux venus semblent tout autant surpris par ce nouveau bruit. Qui remet aussitôt les idées en place au brun. Le sanglier... Même à douze ans, il ne croyait déjà plus aux coïncidences. Pas de doute, quelque chose à dû arriver au garçon bizarre. En même temps, il n'allait pas passer le reste de l'éternité à chevaucher ce cochon fou... Peut-être devrait-il se précipiter en direction de ce bruit pour voir s'il va bien ? Ou même avertir les adultes. Après tout, ils sont bien mieux placés pour remettre un peu d'ordre dans la situation qui a complètement dégénéré. Mais cela signifie se préparer à subir tout un tas de remontrances. Et il n'est pas bien sûr d'y être préparé. Mais si son pote avait besoin d'aide... Terrible dilemme que voilà !

Par chance, il n'a pas besoin de quitter sa cachette que le trio d'adultes se met automatiquement en route en direction de l'endroit d'où provient le bruit. Enfin, par chance ou pas... Parce que s'ils vont jusqu'à l'endroit d'où vient ce bruit, ils ont des chances de tomber sur le petit aux cheveux blancs. Et lui non plus n'a sans doute pas envie d'être découvert. Il faut faire vite. Arriver sur place avec les grands, sans se faire découvrir... Et en priant pour ne pas tomber sur la grosse bestiole cornue en premier... A croire que le choc contre le tronc d'arbre a non seulement bousculé son sens de l'équilibre, mais également ses facultés de réflexion ! Parce que la probabilité qu'il n'y ai pas un seul truc qui rate dans son plan est très faible... Enfin, ça ne changerait pas grand chose par rapport à ce qui se passe depuis que son camarade a décidé d'aller observer la bébête ronflante... Et voilà à quel genre de situation ça mène !

Ni une ni deux, voilà Diyo qui se dirige vers l'endroit d'où le boum avait eut l'air d'être produit. Sans suivre le sentier que les adultes empruntent bien évidemment. A travers les fougères, c'est bien plus sûr. Et plus rapide... Ah bah en fait, non. Faut dire qu'il ne court pas très droit non plus le gamin ! Le paysage défile encore de façon très étrange devant ses yeux. Jusqu'à ce que ces derniers captent le phacochère. Le stoppant net dans sa course, prêt à faire demi tour ou à se planquer dans la première herbe un peu haute qui se présenterait à lui ! Heu... Nan, en fait il n'y en aura pas besoin. La bestiole semble KO. Ainsi donc c'était ça le bruit. Et le petit ? Il était pourtant bien sur son dos la dernière fois qu'il l'a vu !

Pas le temps de se poser d'autres questions, les voix des grands lui parviennent. Au moins ils semblent heureux. Et sans doute vont-ils les débarrasser de ce monstre ! Ensuite, il n'y aura plus qu'à retrouver l'autre garçon pour s'assurer que tout va bien. Et ils s'en sortiront indemne, et sans se faire gronder ! Parfait ! Ce plan lui semble parfait, caché au milieu de son banc de fougères, près à patienter jusqu'à ce qu'il n'y ai plus personne. Jusqu'à ce qu'une voix qui semble venir de l'intérieur de la bête ne résonne dans la forêt. Les mettant en garde. *Oh merde, qu'est ce que c'est encore que tout ça ?! Cette créature a vraiment un esprit aussi puissant ?! Ca craint !* Évidemment, pour le pieux Hybrid qu'il est encore, cette voix vient forcément d'un esprit. D'ailleurs, lui aussi a bien envie de faire demi tour. Mais la curiosité - ou peut-être la peur allez savoir - le tient scotché au sol pendant que les chasseurs s'éloignent, n'ayant visiblement pas envie de se mettre un être surnaturel à dos. C'est qu'on ne rigole avec ces choses là dans la Sylva !

En théorie. Et il faut bien avouer que Diyo n'est presque pas surpris d'entendre une vois familière et beaucoup moins fantomatique s'adresser à la boule de poils. Non, il n'a quand même pas osé... ? S'il a envie de se sentir outré d'un tel comportement, le brun ne peut empêcher un sourire amusé s'étirer le long de son visage. C'est tellement stupide ! Et pourtant, il fallait y penser ! Mais alors qu'il s'apprête à rejoindre son copain pour rire avec lui de ce qui vient de se passer, voilà ce dernier qui vacille, pour finalement s'étaler lamentablement au sol. Comme s'ils n'avaient pas eu leur lot d'aventures pour la journée... Et puis, le Nago est encore sacrément proche. Hors d'état de nuire certes, mais l'est-il définitivement ? Diyo n'a pas la moindre envie d'aller vérifier. *Rah c'est bon j'ai compris...*

Pas le choix, il s'approche du garçon au sol. Hum, il a vraiment l'air inconscient. Après quelques essais infructueux pour le ramener dans la Sylva, à coups de "heho" et de quelques contacts physiques minimes du bout du doigt, ne sachant pas vraiment comment s'y prendre sur ce coup là, Diyo fini par l'attraper par les aisselles, pour le tirer un peu plus loin, à l'abri des possibles regards qui pourraient revenir. Heureusement qu'il n'est pas bien épais, parce que trainer une personne inerte, c'est vraiment pas facile !! Surtout sur ce sol herbeux qui ne glisse pas si bien que ça...

Après un effort qui lui parait avoir duré des heures - mais moins de deux minutes dans la réalité - l'adolescent fini par relâcher son copain alors qu'ils arrivent près d'un rocher assez large bien que pas très haut. Enfin, au moins l'est-il suffisamment pour qu'il puisse s'y appuyer, et finalement se laisser glisser jusqu'au sol, épuisé par tout ce qu'il vient de vivre ! Le souffle court, il pose un regard sur le plus jeune. Et sur la large trace qu'il a laissé à travers la végétation. Hum, pas besoin d'être un éclaireur aguerri pour suivre une piste telle que celle là... Reste plus qu'à espérer qu'il reprenne vite conscience. S'il reprend effectivement conscience un jour.... *Mais pourquoi je pense ça moi ??!* Pour l'optimisme débordant de la jeunesse merci de vous adresser à quelqu'un d'autre !
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