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Détente sur plage mortelle |Ft Morrigan|

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Speed Racer (Néo Collins)


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MessageSujet: Détente sur plage mortelle |Ft Morrigan|   Mer 13 Aoû - 17:54

Le ciel était teinté de la couleur de la nuit fuyant face au jour. Sa voûte bleue se décolorait en rose pâle à sa chute près du sol désertique, qui entourait les Docks de Nolmë. Quelques étoiles perçaient encore dans la fraîcheur du matin clair, et soufflaient un vent vif à faire frissonner. Pas un bruit, si ce n’est la rumeur de la brise, n’était audible dans la cité des Dockers. Nordkia était encore endormie. Dans quelques heures, la cité-trou deviendrait une véritable fourmilière, une ruche bourdonnante de bruit et d’activité. La dure vie des Dockers les épuisait jusqu’au soir, si bien qu’au matin tous dormaient du sommeil du juste comme si une malédiction avait atteint toute la population. Et aux premiers rayons du Soleil, tous se réveillaient dans un déclic effrayant de ponctualité, et la journée pouvait commencer.

Mais certains n’attendaient pas que les autres soient debout pour commencer à vaquer à leurs occupations. Ce jour-là, un bruit fracassant se fit entendre dans les tréfonds des maisons construites dans la paroi terrestre Sud de Nordkia. Des outils, des planches et des installations ménagères s’effondrèrent dans un boucan indescriptible. Dans la maison d’où venait le bruit, un jeune homme s’était réveillé depuis bien longtemps déjà. Il travaillait dans sa cave, atelier personnel et privilégié dans lequel il laissait s’exprimer sa passion pour la mécanique. L’ardeur à la tâche l’avait cependant fait aller un peu vite. En trébuchant contre une malheureuse roue démontée de sa moto, il avait tenté de se rattraper à une étagère mal fixée. Le pauvre garçon s’était retrouvé couvert d’un bazar astronomique. Le bruit avait été incroyable, mais personne dans sa maison ne s’était levé. Heureusement pour lui, sa mère et ses sœurs le savaient assez excentriques et étaient bien trop patientes pour venir lui faire des remontrances. Ceci dit elles ne se déplaçaient pas non plus pour voir si tout allait bien pour lui. Oh, femmes, cruelles femmes ! songea Neo, ensevelit sous ses instruments. Hilare, il leva le bras pour s’extirper de son point de chute. Je suis un peu con, quand je m’y mets… se disait-il, avec humour.  

Neo se releva, en massant son postérieur talé. Il se retourna, et découvrit avec effroi tout le bordel qu’il allait devoir ranger… Quelle plaie. Il jeta un œil sur la roue qui l’avait fait chuter avant d’éclater de rire, et de la replacer à l’avant de sa moto. La veille, il avait crevé le pneu et tordu son armature. Il avait heureusement put réparer le tout en se levant tôt. Il devait être fatigué pour s’être pris les pieds dans son matériel… Cela ne l’empêcha pas de se mettre en tête d’aller rouler loin de Nordkia pour la journée. Il ne travaillait pas ce jour-là, ce qui était l’occasion rêvée d’aller, s’aérer l’esprit dans d’autres lieux. La ville serait bien trop bruyante, il ne pourrait pas profiter de son jour de repos. Et rester chez lui à rien faire, ce n’était pas son truc. Non. Ce qu’il fallait, c’était prendre la route, pour filer loin, très loin de tout le tapage des Üniks. Il était temps de se vider la tête, de s’aérer l’esprit, pour toucher le ciel de ses pensées.

La roue une fois remontée, Neo enclencha le moteur de son engin, en tournant une petite clé dans l’orifice de démarrage. Un vrombissement sourd répondit, puis un fier rugissement mécanique. Le jeune homme sourit de satisfaction, et alla chercher quelques affaires avant de se mettre en route. Pas besoin de veste, un petit sac à dos, sa barre de métal télescopique, un truc à bouffer… Et ses précieuses X-Glasses, pour se protéger du vent, et pour avoir le style.
Neo ouvrit les portes de sa cave, qui donnaient sur une ruelle déserte de Nordkia. C’était sa piste officielle de démarrage. Petite ligne sinueuse et étroite, elle aboutissait à une sortie désaffectée de la cité jusque vers les Docks. La montée était en ligne droite, contre les parois de la ville. Les quelques virages à angle droit qui se trouvait sur cette route étaient dangereux, et vertigineux, mais Neo les prenait toujours à pleine vitesse. C’était bien plus fun ! Lorsqu’il arrivait sur les Docks, il ne lui restait plus qu’à foncer hors de Nordkia, pour s’élancer au loin dans la plaine d’Urban City.
Neo enfourcha sa chère Skooth, sa compagnonne de voyage depuis maintenant des années, et sortit à toute vitesse de sa cave, sans même prendre le temps de refermer les portes derrière lui. En chemin, il baissa sur son front les X-Glasses. Elles protégeraient ses yeux de la vitesse du vent, et permettraient d’avoir des plans détaillés de la matière environnante. Le véloce Neo partit de Nordkia, en hurlant de joie comme il en avait l’habitude…

La Skooth roula pendant des heures. Le Soleil s’était levé, et était à présent très haut dans le ciel. Il faisait une chaleur harassante, si bien que les paysages vibrant semblaient fondre. La rapidité de son allure permettait à Neo de ne pas trop souffrir de l’ardeur du jour. Il supportait. La sueur qui dégoulinait le long de son corps lui procurait des frissons. Le regard fixe droit devant lui, le jeune homme put constater qu’il se trouvait dans le désert de Sidhe. Par prudence, il avait évité le No Man’s land, mais l’endroit où il se trouvait était lui aussi très hostile. S’il regardait vers la droite, il pouvait apercevoir au loin une vaste étendue d’eau si sombre qu’on l’aurait dite noire. Comme une tâche de pétrole qui venait salir la ligne d’horizon. Neo comprit qu’il roulait sur les falaises de la Frontière Sud.

Il n’avait pas compté le nombre d’heures qu’il avait passées à piloter son engin fou, mais la fatigue et la faim commençaient à se faire sentir. Au bout de quelques grognements d’estomac, Neo décida de bifurquer sur la droite, pour rejoindre le bord des falaises. Sur sa moto secouée par les roches, il se pencha un peu en avant, pour voir si un chemin à flanc des précipices lui permettait de descendre sur la plage. Eh oui, quitte à faire des kilomètres et des kilomètres pendant un jour de congé, autant que cela soit pour retrouver une plage ! Neo se souvint qu’il ne fallait pas se baigner dans l’Océan du Littoral noir. L’eau était acide, il se dissoudrait en quelques minutes. C’était vraiment un endroit très cool ! Il aperçut enfin un minuscule passage abrupt creusé dans la roche des falaises à quelques secondes devant lui. Neo étira ses lèvres en un radieux sourire, et donna un coup de bassin à sa moto lorsqu’il arriva sur ce chemin accidenté. Il poussa un cri de joie à nouveau, et descendit à une vitesse fulgurante sur le sable. Il freina sur quelques mètres, en épousant une courbe large, soulevant le sable sur le passage de ses roues.
Neo coupa le contact de sa moto, et bondit par-dessus son siège. Il fit quelques pas après avoir retiré ses chaussures, et contempla l’étendue d’eau sombre devant lui. Les X-glasses indiquaient un PH acide inquiétant. Un sourire en coin point sur le visage de Neo.

« C’est frustrant, toute cette eau où on peut pas se baigner ! » dit-il d’un ton amusé. Il parlait seul, comme ça lui arrivait très souvent. Neo se laissa tomber sur le sable, et s’y allongea pour s’étirer. Pas de baignade, mais une petite sieste sur le sable n’était pas de refus ! Sans ôter ses lunettes, il ferma les yeux, le visage tourné vers le ciel.
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MessageSujet: Re: Détente sur plage mortelle |Ft Morrigan|   Mar 19 Aoû - 22:30

Des jours et des jours d’errance, le temps passait si vite qu’on ne saurait plus les compter. Sa panthère avait quitté son amie depuis quelques temps déjà et semblait vouloir ne plus vouloir revenir, sans doute la saison des amours qui occupaient cette chère bête. De son côté Morrigan marchait sans réel but, avançant toujours tout droit, s’accroupissant parfois pour déguster une ou deux baies, un ou deux champignons, une ou deux gorgées d’eau. Les heures courraient à tout allure dans un sens, tout comme elles duraient éternellement.

La vie était dure en l’absence de cette flamme qui faisait tressaillir le cerveau de l’Hybrid. C’était comme une coquille vide qui marchait, ou plus exactement, c’en était une. Cependant, si une léthargie s’emparait de l’esprit rationnel de Morrigan, il n’en était pas tout à fait pareil de son esprit intuitif et animal. Ce dernier sentait en effet que l’air de la Silva s’alourdissait, les oiseaux s’enfuyaient et l’atmosphère pesait sur les épaules des habitants du coin. Les moussons allaient sans aucun doute faire de nouveau quelques ravages.

Aussi, dans un élan de conservation, l’Hybrid avait préféré marcher toujours tout droit mais de préférence jusqu’à l’orée des bois. Son voyage vers l’extérieur de la Silva dura quelques lunes, et arrivant à destination Morrigan s’arrêta un instant.

Le vent lui souffla au visage, emportant ses cheveux dans tous sens et lui cachant par la même la vision. Après une profonde inspiration, la jeune fille reprit sa marche. Malgré une incapacité à tenir une véritable conversation avec un autre vivant, cela n’empêchait en rien à Morrigan de garder une compréhension du monde relative.

Elle était en effet capable de comprendre, et se souvenir ce qu’on lui disait, mais elle pouvait tout aussi bien s’imaginer une destination. Il fallait juste savoir que pour atteindre ce but, elle ne prendrait sans doute pas les chemins les plus aisés, et rapides.

Aussi, dans un élan d’aventurière, Morrigan se fixa comme objectif de trouver l’endroit où les deux Lunes se touchent. On lui avait autrefois compté que ce lieu était digne de tout intérêt en ce qu’il relevait d’un mystère aussi grand que celui de l’Arbre Moëibus. Personne ne savait expliquer ce phénomène, et surtout les conséquences qu’il engendrait au niveau environnemental. Même ces savants pourris des Üniks ne pouvaient se targuer d’avoir une science infuse alors. Mais qu’importait la connaissance parfaite de cet évènement mystique, Morrigan ne voulait que s’éloigner de la Silva pour un temps. Et elle ne pouvait se laisser guider trop près des villes Üniks, trop dangereuses pour une jeune femelle comme elle.

Avec une détermination presque consciente, l’Hybrid atteignit Sidhe. Les changements climatiques firent hérisser les poils de Morrigan. Elle passait d’un lieu saturé en humidité, à un lieu où l’air venait presque à manquer sous la chaleur étouffante.

Il restait encore une journée de marche avant d’atteindre son objectif, mais là encore son instinct lui dicta une attitude qui lui vaudrait quelques heures de marche mais une survie quasi assurée. Il était en effet préférable de longer le désert, avec l’espoir de trouver de quoi s’abreuver et se sustenter, plutôt que de se plonger dans un désert désertique en tout point sauf en poussière.

Tout se faisait mécaniquement durant ce voyage, le sommeil en venait à ne pas procurer autant de satisfaction que lorsque Morrigan s’allongeait auprès de sa panthère. Mais la récompense fut de taille à l’instant où ses pieds touchèrent une poussière terreuse et grise, encore quelques pas et le sable se logea entre ses orteils. La sensation était étrange, pour celle qui avait plus l’habitude à de la mousse et de l’herbe mouillée.

Morrigan ferma un instant les yeux, et se laissa bercer par le bruit des vagues. Son cœur battait lentement, ses bras ballants et ses jambes raides, rien ne semblait vivre en elle, sauf peut-être ses cheveux soufflés en arrière. Mais si elle n’arrivait pas à exprimer sa joie et son contentement, elle savait qu’elle se souviendrait de ce moment. Le paysage était trop beau pour qu’il fût oublié aussi vite.

Elle reprit sa route sur la plage, elle ne savait si elle ferait un aller retour sur ce lieu abandonné ni même le temps que cela lui prendrait, mais sans doute sa panthère la retrouverait avant qu’elle ne meurt de dessèchement. Il vaudrait mieux, surtout si son instinct la perdait sur cette plage et tirait les sonnettes d’alarme trop tard.
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MessageSujet: Re: Détente sur plage mortelle |Ft Morrigan|   Jeu 23 Oct - 17:28

Étalé sur le sable chaud de la plage, Neo se laissait aller à la détente. Du bout de ses doigts, il grattait les grains fins et secs, qui le gênaient quand ils se coinçaient sous ses ongles. La sensation si douce et réchauffante du sol le faisait frissonner de plaisir quand il bougeait de quelques centimètres à peine, pour s'étirer ou se caler pour un meilleur confort. Chaque muscle de son corps était relâche, sous l'effet anesthésiant de la chaleur. Celle-ci se posait sur les paupières du Docker comme une main tendre, qui lui volait petit à petit sa conscience et l’entraînait dans les hautes sphères du sommeil. Même à travers ses lunettes, il sentait percer ce Soleil brûlant sur sa peau. Il le laissait lui écraser l'esprit, et anéantir ses mouvements. Neo n'avait plus du tout envie de bouger ! Il était si bien installé qu'il se dit que rester ici toute la journée lui ferait le plus grand bien. Il aimait beaucoup profiter de ses jours de congé ici, sur celle plage silencieuse, si éloignée de la bruyante Nordkia. Quand il était allongé sur ce sable chaud, il ne se relevait pas avant la fraîcheur du soir, heureux comme un pacha de pouvoir réchauffer et détendre son corps en ne faisant rien d'autre que d'apprécier les massages de la chaleur du jour. Rien ne semblait pouvoir déranger Neo dans sa petite sieste matinale, qui s'éterniserait sans doute jusqu'au point du jour. Le bonheur de glander.

Le bonheur était toutefois bien plus grand lorsque l'on était seul... Neo fut en effet dérangé au bout de quelques minutes par des frottements réguliers, qui semblaient s'approcher de plus en plus. Fricht, fricht, fricht. Il tourna la tête en direction de ce petit bruissement, et ouvrit les yeux péniblement, comme si cela lui demandait un effort surhumain. Il vit une fille brune pas très grande qui s'approchait au loin.
D'ordinaire, il se réjouissait de la compagnie des filles. Il aimait bien leur raconter des aventures incroyables – qu'il n'avait jamais vécu mais qu'importe – pour leur faire briller les yeux, es faire rire et arriver à en accrocher une à son bras pour une soirée ou quelques jours. De ce qu'il se souvint, le record d'une relation de Neo était environ une semaine. Et il y avait eu deux filles en même temps. Il avait dû redoubler de finesse et de subtilité pour qu'aucune des deux ne s'en rendent compte, mais il avait fait un malheureux faux pas, et avait gagné deux paires de gifles. Ce souvenir fit sourire Neo, qui savait très bien qu'il se débrouillait comme un pied en amour. La séduction, il y arrivait très bien. Mais une nana, c'était vraiment trop galère à gérer, pour reprendre ses termes. Ces dames ont toujours besoin de promesses, de demain, de belles phrases et d'attention. Neo avait quant à lui besoin de travailler pour pouvoir se nourrir, et s'épanouir pleinement dans la mécanique, rien de plus. Parfois, il les trouvait les jeunes femmes bien superficielles. Peut-être n'étaient-elles pas toutes comme ça.

Mais cette fois-ci, Neo soupira de dépit à voir cette fille arriver. Il allait devoir être poli, et faire la conversation quelques instants. Pourquoi était-elle ici ? Elle pouvait le voir à présent, c'était le moment rêvé pour elle de faire demi-tour, et se trouver un coin tranquille où elle pourrait penser à ses peines de cœur, toute seule. Si on ne venait pas sur cette plage pour être seul, pourquoi y venait-on ? Alors vas-y, retourne-toi et pars dans une autre direction, du moment que c'est pas vers moi ce sera nickel.
La fille continua sa route droit devant elle, et arriva à peine à quelques mètres du jeune homme. Et si elle croit que je dors ? Se dit-il, bouffi d'espoir. C'était peu probable. A le voir comme ça, affalé dans le sable comme un animal sauvage, on pourrait très bien croire qu'il avait eu un accident avec son énorme moto, et qu'il était tombé de la falaise. Non, c'était peut-être un peu énorme, comme théorie.

Neo se redressa vivement pour se retrouver assis. Il se gratta la tête quelques instants, et plaça ses lunettes sur son front, pour mieux voir à qui il avait à faire – son Dzêta ne lui permettait en effet pas de recueillir des informations sur les êtres vivants. Il jeta un discret coup d’œil en arrière. La fille avait une drôle d'allure. Elle était tombée dans un buisson pour se fringuer ou quoi ? Il avait rarement vu aussi négligé. Elle arborait aussi le visage le plus blasé qu'il ait jamais vu.
* La meuf qui subit sa vie...* se dit-il, un peu étonné.

Neo soupira, et décida de se lever. Rien ne l'obligeait de parler à cette fille, finalement. Et si elle venait par ici, c'était à lui de s'en aller. Il acceptait de faire cet effort. Il irait plus loin, et tout le monde serait heureux.
Une fois debout, il remarqua toutefois que la fille était passée devant lui sans lui adressé le moindre regard. Ça alors... Elle ne l'avait pas vu ? Pourtant sur une plage aussi plate, on ne pouvait pas louper les autres promeneurs. C'était totalement impossible. Neo se dit que soit elle était sacrément tête en l'air, soit elle l'avait sciemment snobé. Rêveuse ou bêcheuse ? Voilà qu'il était intrigué. Il se dit que finalement, ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée de lui adresser la parole. Il en saurait plus tout de suite !
«  Hé ! Salut!, lança-t-il jovialement, en levant la main. Qu'est-ce que tu fais ici toute seule, miss? »

Le fameux miss était lancé. Neo se fichait bien du nom des filles qu'il croisait. Il était bien plus intéressé par ce qu'il pourrait faire avec elles une fois un début de relation noué. Mais il ne cherchait en rien ce genre de choses avec cette fille déguisée en amazone : il voulait simplement savoir comment elle allait réagir à son salut.
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MessageSujet: Re: Détente sur plage mortelle |Ft Morrigan|   Sam 1 Nov - 20:34

Le lieu était étrange. A la fois froid par son atmosphère, et chaud par sa température. Cela était totalement différent de ce qu’on pouvait connaitre dans la Sylva avec son climat tropical, son humidité qui s’accrochait à votre peau. Mais cette différence était agréable, sentir une chaleur simple, sans la moiteur de l’eau. Ce genre de sensation était bien plus apaisante et il n’y avait pas à se demander s’il fallait s’habiller plus ou moins, il fallait juste ne pas oublier au moins un habit.

Le sable aussi était d’un autre genre, fin et doux. Il glissait et se faufilait entre les orteils de la jeune Hybrid. C’était calme et agréable. Peut-être aurait-ce été ce qu’elle souhaitait pour toute la journée, et même toute la vie mais c’était sans compter la réalité et la nature même d’une planète. En effet même dans les lieux les plus déserts, on pouvait toujours rencontrer des gens avec qui… lier, converser ou juste échanger un regard. Mais en l’espace d’un instant le flou cérébral de Morrigan se dissipa pour faire place à une image nette. Une image d’un originaire.

Non pas une image, un originaire, un vrai de vrai. Pour un regard extérieur, l’être n’était pas apparu si subitement ; mais dans l’illogique réalité de la jeune femme eh bien… C’était comme une surprise sortie d’une boite à ressort. Son cœur fit un léger bond, et ses pieds s’entremêlèrent au point de la faire trébucher.

Un simple salut, rien que ça et on aurait dit que le monde s’écroulait. Ridicule. Elle s’accrocha, s’agrippa plutôt, à l’épaule du jeune homme et y enfonça ses ongles noircis à l’instar d’un chat s’accrochant à un arbre. Un léger glapissement sorti de ses lèvres. Une sorte de :

« Kiiiy. »

Répétons-le. Situation ridicule.

Morrigan « reprit ses esprits », si on pouvait parler en des termes aussi précis. Elle se redressa, le cœur battant. Ses yeux, ronds comme des soucoupes, fixaient l’individu intensément. Complètement dilatés étaient-ils, on eut même cru qu’elle était… droguée ? Elle relâcha au bout de quelques instants l’épaule du pauvre homme. Peut-être aurait-il des traces, peut-être en rendrait-il à l’impertinente.

Mais tel n’était pas le propos actuel, la situation exigeait une autre analyse. La brunette se concentra intensément, il y avait un élément perturbateur dans sa vision. Quelque chose, quelqu’un dont elle ne se souvenait pas, qu’elle ne connaissait pas.

Plutôt grand, tout du moins pour elle, vraiment grand en fait. Son regard, d’abord fixé au niveau du torse du jeune homme remonta pour examiner le visage. Des cheveux rouges, des yeux clairs. Un cocktail détonnant. Mais le plus surprenant était sans doute les vêtements. Il était bien plus habillé que Morrigan, en même temps ce n’était pas très difficile.

Voilà, les vêtements. C’était les vêtements qui posaient problème. Personne dans la Sylva ne portait un tel accoutrement, une chemise, un pantalon en tissu et non en cuir de bête. Même si c’était très caricatural de réduire l’habit des Hybrids à des simples morceaux de peau, c’était sans doute l’impression laissée à tous les étrangers de la forêt.

Peut-être autre chose titillait l’esprit de l’Hybrid. Ce truc technologique sur la tête de l’individu, ce truc pas naturel et tout métallique. Ce truc pas hybrid…

Un autre boum plus fort lui souleva la poitrine. L’adrénaline traversait de part et d’autre son corps. Il y avait du danger, si l’autre comprenait qu’elle n’était pas de la « bonne espèce », il la tuerait ou pire, il la capturerait.

Elle ne savait pas comment réagir, non elle n’arrivait pas à réagir. Ses muscles s’étaient raidis, une goutte de sueur coulait le long de sa tempe. Elle ne pouvait plus bouger. Même ses yeux ne clignaient plus. Elle avait le choix entre tomber sur un Ünik, sans doute pas de la très haute pour trainailler par ici ; ou alors un Qantik, qui normalement n’attaquait jamais les Hybrids, ou seulement pour faire peur.

Dans tous les cas, elle sentait, elle savait qu’elle ne ferait pas le poids contre cet individu rouge. De une, il était bien plus grand et bien plus fort qu’elle ; de deux elle était seule, son unique arme préférait batifoler avec un autre félin. Enfers et damnations ! Elle était fichue. Avec un peu de chance tout se ferait sans douleur, loin de sa bête pour lui raviver les sens.

Ou peut-être se trompait-elle… Une voix assez suave était sortie de sa bouche et non menaçante. Rien de bien méchant juste… C’était quoi déjà ? Un « salut », un « miss ». Elle n’arrivait plus à se souvenir des mots du milieu. Avec un peu de chance c’était un « comment ça va ? ». Un autre individu se dirait que ce n'était pas des mots lancés à une inconnue croisée sur une plage déserte, mais actuellement cela convenait à l'esprit dérouté de Morrigan.

Elle secoua frénétiquement la tête d’avant en arrière, faisant tomber ses cheveux sur ses yeux, lui obstruant la moitié de sa vue. Elle avait tellement l’air d’une sauvage, l’homme prendrait sans doute peur ou se détournerait en se disant qu’elle était complètement tarée. De toute façon, elle était incapable de sortir autre chose que des petits bruits, l’usage de mots intelligibles lui étant impossible pour le moment.

Alors pour rendre la situation encore plus loufoque, elle pencha la tête sur le côté et ouvrit la bouche en forme de O. Ce pouvait être interprété comme un « oooooooh, tu es là ? Tu es qui ? », tout bonnement un « oh » de surprise qui aurait peut-être été plus simple comme réponse. Eh oui, elle parlerait avec des onomatopées et des bruits, très charmant.
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