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Ode au passé.

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L'égarée (Diya)


RPG
Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Ode au passé.   Sam 31 Jan - 15:12


La petite fille courrait en tout sens, du haut de ses dix ans elle faisait preuve d'une attention toute particulière à suivre sa mère en forêt lorsque cette dernière allait cueillir les herbes nécessaires à ses baumes et autres onguents. Ce jour ci la femme l'avait mené jusqu'aux clairières sacrées. L'enfant dont les yeux scintillaient devant la beauté mystique du lieu, s'était soudain tue, comme si la majesté enchanteresse de la Créatrice pesait sur elle, l’empêchant de briser le silence apaisant empli des bruissements de la végétation et des petits êtres qui y vivaient en harmonie. La dame de Sylva se pencha doucement et saisit la main de la fillette puis ses yeux plongèrent dans les siens avant que sa voix douce ne vienne caresser son âme :

" Tu vois Diya, la Déesse nous a offert tout ceci. Les forêt, les lacs, les rivières, les animaux, et elle continuera de nous préserver du mal dont les Uniks sont atteints. Il faut la respecter, en prendre soin et surtout ne pas chercher à lui nuire sans quoi Mère Nature pourrait se fâcher et nous priver de tout ces joyaux. Tu comprends n'est ce pas ma puce ?"

La petite Phytos hocha la tête, elle ne comprenait pas tout, ou ne mesurait pas réellement l'importance que sa mère accordait à ces paroles. Cette dernière se redressa et ajusta le chapeau de paille qui reposait sur ses cheveux aussi blonds que les blés avant la moisson puis elle entraîna sa fille à sa suite dans le cœur de l'immense clairière baignée de la chaleur doucereuse du printemps. Le gazouillis des oiseaux était aux oreilles de l'enfant une douce mélodie et le vent rafraîchissant qui faisait virevolter sa crinière de jade l'emplissait de bien être.

La femme la mena dans un coin de la clairière ou, au pied d'un arbre rabougri aux formes biscornues, poussaient de petites fleurs dorée par centaines. Elle posa au sol son panier d'oseille et saisit une corolle puis elle expliqua à la fillette :

" Ce sont des boutons d'or, en plus de la magnifique couleur qui rappelle l'astre de lumière nous protégeant chaque jour, ce sont de très bon analgésique une fois séché ou bouilli. Mais n'en mange surtout pas en les cueillant, cette plante est toxique à son état naturel. C'est bien compris ? Je ne voudrais pas que tu tombe malade. "

Le regard anisée de l'Hybrid était doux mais stricte et l'enfant n’était pas habituée à lui désobéir. La femme lui tendit une large feuille étrangement creuse et lui demanda de la remplir des petites fleurs rayonnantes. La fillette, fière de pouvoir venir en aide à celle qu'elle admirait tant se mit à la tâche, arrachant minutieusement les boutons d'or, un air sérieux au visage. On aurait dit que c’était pour la petite fille une mission de la plus haute importance qu'elle s'appliquait à remplir avec un soin tout particulier. Aydeleen sourit, sa fille deviendrais une excellente soigneuse, tout comme elle, la femme en était persuadée. Elle s'en alla plus loin collecter d'autre plantes tout en gardant un œil protecteur sur le fruit de sa chair. 

Soudain l'enfant se mit à appeler sa mère, l'inquiétude dans sa voix ne semblait pas feinte et la dame se demanda ce qui pouvait ainsi effrayer sa fille. S'approchant d'elle rapidement la femme repéra au milieu du parterre floral un petit être qui semblait en proie au désespoir. Jetant un regard sévère à sa fille en pensant que c’était elle qui était responsable de la situation elle n'eut toutefois pas longtemps à attendre pour obtenir une explication. L'enfant paniquée, expliqua :

" Il s'est cogné à l'arbre et il est tombé d'un seul coup, c'est pas moi, je te le promet ! "

La femme soupira, il n'y avait aucune trace de mensonge sur le visage de l'enfant. Elle prit le Wompoof dans ses mains. Ce dernier ne croassa pas de colère, ce qui étonna la fillette. Les mains de la femme s'illuminèrent bientôt et enveloppèrent l'oiseau de cet éclat bienfaiteur. Puis soudain celui-ci bondit et disparut rapidement dans la végétation, comme s'il n'avait jamais connu de mésaventure. La fillette regardait sa mère avec de grands yeux. C’était la première fois qu'elle la voyait utiliser son Don et la curiosité la poussa à demander en montrant les mains aux allures à nouveau normale de la Phytos :

" Dis maman, c’était quoi ça ?"

La femme sourit et prit l'enfant dans ses bras délicatement, la berçant contre son cœur elle lui raconta l'histoire d'Origin's de sa voix caressante, elle acheva son récit en murmurant au creux de l'oreille de Diya :

" La Déesse nous protège et nous offre à chacun un Don afin que nous puissions, nous aussi, la protéger. Toi aussi tu auras le tiens un jour ma chérie et je suis certaine que tu sauras en faire bon usage."

-♣-
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L'égarée (Diya)


RPG
Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: Ode au passé.   Sam 31 Jan - 21:41


Le soleil était déjà haut dans le soleil, il était presque midi, une douce odeur s'échappait de l'âtre, Aydellen servit bientôt le repas tandis ce que son mari rentrait d'une longue patrouille en Sylva. Diya rejoignit sa famille à l'appel du dîner sans prononcer un mot. Son visage inexpressif se posa sur le contenu de son assiette. Des petits légumes croquants trônaient à coté d'une quenelle de poisson à l'air appétissante. Pourtant la demoiselle soupira, elle n'éprouvait plus aucune attirance pour les bon plats préparé par sa douce mère depuis longtemps. En fait, depuis son opération elle revivait encore et encore la même journée, le même rythme pesant et ennuyeux, comme coincée dans une dimension parallèle sans possibilité de s'en échapper. Cela faisait un bon mois qu'elle avait subit les lourdes modifications qui lui avaient permis de survivre à l'accident et de reprendre une vie 'normale". 

Devant sa mine déconfite, son père, malheureux, ne reconnaissait plus la fillette souriante qu'il avait élevé, cela le chagrinait beaucoup. Nael aurait voulu revenir en arrière, protéger son enfant, lui interdire de sortir, de subir les moqueries, de grimper dans cet arbre qui avait tenté de l’entraîner vers la mort. Son père aurait voulu se rattraper mais aucune idée ne lui venait à l'esprit. La petite Cyborg n'avait pas prononcé un mot depuis qu'elle était revenue de son périlleux voyage entre la vie et la mort. Le Phytos aux yeux d'un bleu turquoise hypnotisant aurait voulu savoir quoi faire, mais ceci était loin de l’évolution qu'il avait envisagé pour sa fille et il n'avait aucune idée de l’attitude à adopter face au refus de sa fille de reprendre le cours de son existence comme si de rien n'était.

Quelques jours plus tard Nael fit part à sa femme d'une idée totalement saugrenue qui lui était venu durant la nuit. La dame refusa longuement argumentant que ce n’était pas une bonne idée. Les Hybrid n’étaient pas un peuple agressif et Aydeleen ne voulais pas que sa fille soit vue comme un danger. Il fallut quelque heures au couple pour se mettre d'accord et lorsque Diya vit son père se diriger vers elle et l'embrasser sur le front, ses yeux retrouvèrent pour la première fois depuis longtemps cet éclat de curiosité si caractéristique à la demoiselle. L'homme lui expliqua qu'il devait s'absenter quelques jours mais qu'il reviendrais bientôt avec un cadeau pour elle. La fillette fronça les sourcils tout en regardant Nael s’éloigner. Tant de questions affluaient qu'elle avait l'impression que sa tête allait exploser. Néanmoins l'attention que lui portait ses parents eut pour effet de ramener Diya à la réalité et elle se mit à attendre avec impatience le retour de son père, recommençant à s'alimenter correctement.

Une semaine passa. Puis un matin l'homme revint, tournant la poignée de la porte avec délicatesse pour ne pas en réveiller les habitants en cette heure avancée. Il ne fut pas surpris de voir sa fille endormie sur une chaise dans le petit salon. Elle avait du l'attendre jour et nuit. L'Hybrid caressa le paquet qu'il tenait entre ces main. Obtenir ce présent n'avait pas été facile et il avait fallut céder une partie des champs appartenant au village pour l'obtenir. Cependant la fin en valait les moyen et lorsque sa fille ouvrit les yeux, plus tard dans la matinée, il lui prépara un bon déjeuner qu'elle dévora avec empressement, curieuse de savoir ce que son père avait ramené de son mystérieux voyage, puis la convia à la suivre après avoir laissé un mot à Aydeleen. 

Il mena la fillette jusqu'à une clairière au cœur de Sylva, dont les troncs étaient marqués d'étranges entailles, comme si l'on s’était défoulés dessus à coup de lames acérées. Il s'assit en son centre et demanda à sa fille de se placer face à lui. L'homme posa ensuite le paquet entre eux et sourit. Nael entama ensuite une petite histoire :

" Quand j'étais enfant j'ai moi aussi eut une mauvaise période. Je ne savais plus à quoi ou qui je pouvais me raccrocher et cela me plongeais dans une profonde colère. Alors un jour mon père, ton grand père, m'a conduit dans une clairière similaire à celle-ci et m'a offert un cadeau précieux qui, aujourd'hui encore, m'accompagne partout. "

Un silence bref s'interposa durant lequel la jeune fille fixa son père avec intensité. Où pouvait il vouloir en venir ? Que contenait cet étrange paquet à la fin ? Son père reprit :

" Ce sont des dagues d'une extrême rareté. Elles ont étaient forgées dans le cœur de Sylva, au fin fond de la plus ancienne grotte de cristal pur de nos terre. Je vais t'apprendre à les utiliser, elles te permettrons d'extérioriser ta colère mais je veux que tu me fasse deux promesse."

La fillette hocha la tête, son impatience décuplée tandis que Nael reprenait, les traits crispés par cet air sérieux qu'il employait rarement avec son enfant :

" Premièrement tu ne dois parler de celles-ci à personne, garde les précieusement, chéris les comme ta propre vie mais porte les comme les ailes invisibles de la libertés qu'elles peuvent t'offrir.
Deuxièmement quoi qu'il arrive tu n'utilisera ces armes que pour te défendre, jamais tu ne devra déclencher de conflit ou profiter de tes capacités pour nuire aux autres. Qu'ils fassent partie de ton peuple ou non. C'est bien clair ?"

Diya hoche la tête. Bien que la notion de "peuple" soit devenu pour elle une frontière imaginaire dont elle n'avait pas encore saisit toutes les nuances la demoiselle décidé qu'il était mieux d’acquiescer. Son père l'autorisa alors à ouvrir l'emballage composé de feuilles mordorée d'un geste de la main. Lorsque les pans végétales furent écartés les lames captèrent immédiatement les éclats de lumière présents dans la clairières, créant des reflets multicolore qui allèrent colorer les arbres alentours. 

Les yeux de l'enfant se mirent à piquer. Une première larme coula sur sa joue, rapidement rejoint par ses jumelles translucides. Les deux armes étaient magnifique, finement forgée et travaillées avec une extrême précision. La pierre bleutée qu'elles contenaient chacune en leur être semblait prendre possession de l'âme de Diya et les pommeaux brodés de fils d'argent sembla sortit tout droit de l'astre lunaire. Ses petits bras serrèrent contre elle ce cadeau inattendu ainsi que tout les sentiments qu'elles lui envoyaient. Car oui, ces dagues semblaient lui parler, lui murmurer des mots apaisants, rassurant. Elles lui promettaient de la défendre au péril de leur fil jusqu'à ce que l'age et l'usure les en empêche, de les accompagner ou qu'elle aille. Nael laissa pleurer se fille un long moment. Elle en avait besoin. Intérioriser tout ces événements avait du lui coûter énormément. 

Il sortit ensuite ses propres dagues, similaires à celle de sa fille si ce n'est que leur cœur, plus sombre, tendait d'avantage vers l'écarlate que vers l'azuré. Le Phytos se redressa et s'éloigna de quelques pas, puis élevant la voix dans un ordre bref il se plaça en position défensive:

" Attaque moi !"

Un long ballet s'engagea ou Diya déversa toute la haine qu'elle avait éprouvé ces derniers jours, toute sa frustration, sa peine, tout ces sentiments envahissant qui ne lui laissaient aucun repos. La danse dura jusqu'au coucher du soleil, les coups d’abord maladroits devinrent réfléchis et coordonnés et ce n'est que lorsque, vidée de toute énergie, l'enfant se laissa tomber sur le sol que l'homme rangea ses lames et prit sa fille contre son cœur. La fillette murmura dans un soupir, comme libérée des démons qui avaient pris possession de son être :

" Merci..."

L'homme sourit et la porta jusqu'à la demeure familial. Durant tout le trajet la petite fille serra contre elle le présent qui l'avait sauvé. Et quand son père lui promit de lui apprendre à mieux s'en servir un éclat de rire fendit ses lèvres rosées, surprenant le Phytos :

" J'ai hâte !"

-♣-
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Ode au passé.   Dim 1 Fév - 0:07


C’était une belle journée, cela faisait quelques jours que Diya avait fêté son douzième anniversaire. Les autres enfants du village semblaient s'être calmés, comme lasse de toujours se moquer de ses avantages en tant que fille privilégiée de parents aisés et importants. Cela avait toujours été. Son père étant un conseiller de la capitale, Némoto, l'enfant ne manquait de rien Ce jour là ils étaient venu la trouver alors qu'elle arrosait les fleurs du jardin de sa mère avec une attention particulière. La fillette savait à quel point Aydeleen tenait à ses fleurs. Ils lui proposèrent de jouer à cache-cache avec eux. La jeune fille hésita. Et s'ils faisaient ça pour la piéger ou l'abandonner en plein milieu de nul part ? S'ils avaient prévu de profiter de l'absence d'adultes pour la ridiculiser ? La Phytos avait très peu d'assurance et ne faisait pas confiance en ces êtres qui l'avaient toujours jalousé et mise à l'écart.

Méfiante, elle finit cependant par accepter et s'en alla prévenir sa mère qu'elle allait dans la forêt jouer avec des "amis". Un faux sourire plaqué sur les lèvres, signe qu'elle n'était pas aussi enthousiaste qu'elle voulait le faire croire. Aydeleen posa la main sur sa tête, ébouriffant ses mèches de jade rebelles et lui accordant jusqu'au couché du soleil. Diya saisit un gilet de laine soyeuse d'un bleu aussi froid qu'une mer de glace qui s'accordait parfaitement avec sa robe ivoire et ses sandales en cuir puis elle regagna le petit groupe composé de cinq garnements.

Il y avait là Eliza et Imaq, des jumelles du même age que Diya aux yeux argentés et aux cheveux aussi blanc que la neige trônant sur les monts éternels, Kassim, qui avait un an de moins était un Anemos qu'elle avait apprécié autrefois pour sa gentillesse et dont la queue similaire à celle des félins se tortillait sans cesse en tout sens. Eddy et Maedy, quatorze et neuf ans étaient les enfants d'amis à Nael et avaient emménagé dans le village il y avait à peine un an. La fillette avait cru pouvoir trouver en eux des nouveaux, véritables, amis mais ces derniers avaient préférés suivre les autres, la repoussant vers la solitude à laquelle elle était si fidèle.

Une fois qu'ils se furent éloignés du village, ayant atteint une clairière naturelle entourée de conifères, Imaq, qui détestait la demoiselle, lança aux autres de sa voix aiguë qui masqué à peine sa raillerie :

" Alors qui c'est qui compte ?"

Bien entendu l'ensemble des votes se retourna vers elle. Même si la phytos aux yeux d’émeraude y était habituée c’était toujours un pincement au cœur. Mais c’était le seul moyen de jouer avec eux. Alors elle acceptait toujours de prendre le rôle qu'on lui demandait, plaquant sur son visage un masque souriant qu'elle avait forgé au fil des années. Ses camarades disparurent rapidement dans la dense végétation et Diya se mit à compter. Une fois arrivé à cent elle se retourna et commença ses recherches. Cependant aujourd'hui elle n'avait aucune envie de passer des heures à chercher les autres. 

Elle se balada un moment, attentive au bruissement de feuillage et aux cris des petits animaux qui peuplait Sylva. Au bout d'un moment elle atterrit devant un immense arbre dont le tronc, plutôt fin, était agrémenté ici et là de longues branches feuillues. Quelque chose avait attiré son regard tout là haut. Ses yeux parcoururent l'ensemble du géant avant de capter à nouveau ce même éclat qui l'avait sortit de ses pensées. Il y avait bien quelque chose de coincé tout en haut de l'arbre, sur une des plus haute branche. La curiosité poussa la jeune fille à se hisser précautionneusement sur les premières branches. Tirant sur ses bras elle prit doucement de la hauteur, assurant ses appuis pour parer aux chutes Diya prit de l'assurance. 

L'enfant se rendit rapidement compte que le géant sur lequel elle grimpait était bien plus grand que ses voisins. Alors qu'elle atteignait les dernières branches suffisamment épaisses pour supporter son poids plume le paysage alentour lui coupa le souffle. Ou qu'elle regarde la fillette avait l'impression de se trouver au dessus d'une mer sylvestre dont le vent, en agitant le feuillage, dessinait des vagues à la surface. Ici et là des trouées et des centenaires perçaient la monotonie de la vision. Le ciel quand à lui, limpide, semblait s'étendre à l'infini et le cœur de Diya s'emplit de Mélancolie. 

Elle repensa soudain à l'étrange éclat. Elle ne devait plus en être loin à présent. Tournant la tête de gauche à droite elle repéra l'objet qui avait attiré son regard. Il s'agissait d'un drôle de collier en cuir au bout du quel se dandinait une fiole contenant un liquide miroitant. La demoiselle tendit le bras vers la fiole, tentant de l’attraper. Elle était trop petite et malgré tout ses effort elle ne parvenait même pas à frôler le pendentif ! S'étirant au possible, montant sur la pointe du pied elle le toucha une première fois. Puis tendant son corps au dessus du vide elle parvint enfin à s'en saisir. 

Au même moment un grincement sonore retentit, comme une longue litanie interminable et la branche qui soutenait l'enfant se mit à vibrer. Diya s’étonna en voyant le paysage basculer. Elle comprit trop tard, beaucoup trop tard, que l'arbre était entrain de chuter, l’entraînant avec elle vers le sol qui se rapprochait de plus en plus rapidement. Pourquoi maintenant ? C'était comme si le fait d'avoir privé le feuillu de sa parure lui avait ôter tout envie de se dresser vers le ciel. Elle finit pas perdre l'équilibre, secouée par les tremblements qui convulsaient le tronc, happée par le vide. Le temps sembla s’arrêter et tendis ce que son corps subissait la gravité ses yeux se perdirent dans la voûte céleste, bientôt obscurcie par les frères du meurtrier végétal.

Un premier choc vint la priver de son souffle au moment ou son enveloppe charnelle retrouve le sol brutalement. Avant qu'une lourde branche vienne s'abattre sur son buste. Aucun cris ne parvient à s’échapper de la gorge de l'enfant. Sa main cherche à repousser la masse d'écorce mais cette dernière est bien trop lourde pour elle. Bientôt ses propres larmes l'aveugle, la douleur insupportable, tourbillonne en elle, prend possession de chacun de ses nerfs. Elle va mourir. Elle le sait. Elle le sent. Alors, fixant l'étendue azurée désormais dégagée, tandis ce que sa vue s'obscurcie, la fillette pose une ultime question à Mère Nature, murmure solitaire tandis ce que Sylva retient son souffle :

" Pourquoi ?"
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