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Races minoritaires et recherchées : Qantiks et Parias, détails ici !


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Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]

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MessageSujet: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Lun 2 Fév - 3:02

- Et si je vous donnais tout ce que j'ai? Vous le feriez?

- Ça dépend de ce que tu as, ma petite. On fait pas ce boulot pour recevoir de la pacotille en échange! Surtout que ce que tu nous demande c'est pas sans danger! Nous, on chasse les Ûniks qui se promènent dans la Sylva, pas les fantômes du passé!

L'homme s'était brusquement opposé à la demande qu'Iryelle lui avait faite, mais après qu'elle lui eut montré ce que son labeur lui apporterait, il lui avait semblé beaucoup plus apte à entendre sa requête.

- Et maintenant? avait-elle demandé de sa voix la plus ferme et enjôleuse.

Il s'était passé une main dans les cheveux, puis l'avait regardé dans les yeux, découragé et encore réticent.

- On chasse pas les fantômes, je te l'ai déjà dit.

Il conservait sa position, mais ses yeux revenait sans cesse au sac de cuir qui pendait au bras de la jeune Hybrid.

- S'il-vous-plaît! Je vous offre tout ce que j'ai!

L'Hybrid s'était alors avancée de la manière la plus douce et séduisante pour convaincre l'homme de toutes les manières possibles. Elle devait obtenir son accord, elle en avait besoin! Iryelle ne pouvait accepter de refus, elle avait le droit de savoir, même si le savoir allait entraîner un certain penchant de vengeance de sa part.

- D'accord, mais je veux tout. Rien de plus, rien de moins. Mes hommes et moi-même allons nous occuper de ton cas parce que ta cause est noble, mais ne répand pas de rumeur. J'accepte cette mission pourrie une seule fois. Je ne veux pas me faire harceler pour enquêter pour tout le monde sur le meurtre de tous et chacun! C'est bien clair, ma petite?

La Phytos avait accepté, puis donné le butin à l'homme avec qui elle cherchait entente depuis au moins une heure. Mais sa patience s'était avérer payante et encore plus lorsqu'elle avait finalement eu des nouvelles des années plus tard. L'homme Hybrid avec qui elle avait marchandé l'avait contacté quelques jours auparavant pour lui confier ses plus récentes découvertes, les premières, pour tout dire. Ce que l'homme lui avait ensuite révéler lors de leur rendez-vous à l'aube n'avait pas enchanté la jeune femme, mais c'était la seule piste qui s'offrait à elle. Et puis, si elle avait une piste pour remonter jusqu'au coupable du meurtre de ses parents, elle la suivrait jusqu'à la mort, ce qu'elle faisait avec acharnements depuis.

C'était de cette manière qu'elle s'était retrouver à cet endroit précis, en plein coeur de la Cité Neutre. L'Hybrid lui avait dit qu'il avait entendu des rumeurs au fond des bois alors qu'il chassait des Ûniks qui parcouraient la Sylva depuis de nombreux jours. En espionnant ses proies avant de passer à l'action, il avait entendu une histoire qui ressemblait beaucoup au récit qu'Iryelle lui avait fait de l'incendie qui avait décimé ses parents. Apparemment, quelqu'un aurait engagé un Qantik masculin pour incendier la demeure de ses parents. Il n'avait su spécifier si c'était une IA ou encore un Qantik fait à partir d'un Hybrid ou d'un Ûnik, mais il avait quand même compris que celui qui avait mis le feu avait été engagé dans la Cité Neutre.

- Il aurait quand même pu me fournir une adresse, pesta Iryelle en enjambant les décombres d'un ancien immeuble.

Ce qu'elle cherchait était si vague qu'elle doutait aboutir à quoi que ce soit. De plus, quitter la forêt et ses végétaux pour se retrouver dans une cité de métal n'était pas pour lui plaire. Elle ne connaissait rien à ce nouvel environnement et elle s'inquiétait surtout des rencontres qu'elle pourrait y faire. Jusqu'à présent, elle avait repérer des Qantiks au loin et avait été en mesure de les éviter, mais elle ne pourrait se cacher de tous éternellement. Quelqu'un finirait sûrement par s'inquiéter d'une présence inconnue, même si celle-ci avait pris la précaution de teindre ses vêtements d'une couleur plus sombre pour se fondre dans le décor bleu métallisé.

Voyant la cité se remplir d'ombres plus inquiétantes les unes que les autres, Iryelle décida de chercher refuge pour la nuit. Elle repéra rapidement un vieil immeuble a moitié démoli, mais qui était tout de même assez solide et sécurisant pour lui servir d'abri pour une nuit. Demain matin, elle pourrait reprendre son chemin et ses recherches, mais pour l'heure, mieux valait profiter d'une bonne nuit de sommeil. Elle entra donc dans la bâtisse en guettant le moindre bruit, puis, ne percevant aucun son ni aucune menace, elle monta à l'étage où elle avait rapidement repéré une large ouverture qui lui permettrait d'épier le cité. Ainsi, elle pourrait voir le monde extérieur sans se faire voir et n'en serait que plus protégée, tout comme lorsqu'elle prenait de la hauteur dans un arbre avant de s'assoupir. Elle n'était qu'à la lisière de ce nouveau monde, d'où le peu de vie qu'elle avait vu jusqu'à présent, mais il semblait déjà rude et étouffant
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L'égarée (Diya)


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Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Lun 2 Fév - 6:58


Recroquevillée sur elle même, le regard perdu dans le lointain, la demoiselle attendait. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle attendait mais l'envie de se lever et de marcher pour rejoindre un lieu quelconque ne l'animait pas. Le silence l'assourdissait, mais la douleur dans sa poitrine avait disparu, c'était tout ce qui comptait. Levant une main vers l'étendue azurée elle se demanda si certain êtres avaient la capacité de voler au delà des nuages qui défilaient tranquillement comme s'ils admiraient la désolation régnant sur la Cité Neutre. La Qantik se demanda si d'autres de ses semblables avaient péri durant l'oppressante chaleur qui d'était abattue sur les ruines de la ville dans l’après-midi.

Finalement cette sombre pensée l'avait sorti de son état larvesque et, tout en s'étirant, la demoiselle ré-enfila sa robe bustier de tulle dont la couleur pâle se fondait parfaitement dans les dunes. Elle devait faire peine à voir, pieds nus, simplement vêtue de l'étoffe qui la couvrait de la poitrine aux genoux, les cheveux en bataille voletant au grès de la brise rafraîchissante qui annonçait l'approche du crépuscule. Elle se leva enfin et fut rassurée en constatant que le miracle qu'elle avait pris pour de la folie, était bien réel. La Cyborg était guérie, ses pièces en métal ne vibraient plus et, invisibles, ne se manifestaient plus de quelques façon que ce soit. Ce qui, en soit, était un véritable soulagement, même si la jeune femme n'avait pas pris conscience de ce qui s’était réellement passé à ce moment là.

Comme portée par un flux énergétique elle se dirigea vers un grand bâtiment, sans doute un immeuble malgré que celui-ci ai perdu plusieurs des étages qui devaient faire sa fierté lors de la période victorieuse du lieu. Ce dernier, entouré de décombres, ferait sans doute un excellent abris et c'est sur cette pensée qu'elle s'y engagea. Après tout, rejoindre Anathorey avant la tombée de la nuit lui semblait impossible et la demoiselle aux cheveux chlorophylliens n'avait aucune envie de regagner la ville et ses cruels habitants dont les yeux emplis de haine se posaient sans cesse sur elle. C’était bien plus douloureux que d'être frappé, leurs accusations muettes étaient incompréhensibles et injustifiées aux yeux de l'ancienne Phytos à qui l'ont avait appris à aimer son prochain et à ne jamais tirer de jugements hâtifs sur ceux que l'ont ne connaissait pas. Mais cette vie était loin. C’était du passé et elle devrait s'adapter à sa nouvelle situation. 

Tout en songeant qu'elle avait une chance immense que la personne qui l'ait opéré ai tout fait pour que cela soit le moins visible possible, la jeune femme avait gravit des escaliers métalliques pour gagner le deuxième étage du bâtiment, le premier lui semblant trop vulnérable, dont les fenêtres brisées feraient un excellent poste d'observations. La Cyborg repéra un vieux canapés dont les ressorts rouillés devraient sauter sans difficulté afin qu'elle récupère la partie emplie de mousse pour se composer une couchette. Il lui faudrait également trouver de quoi se couvrir car, contrairement aux journées, les nuits dans le désert étaient souvent glaciales. Elle s'attela à arracher les pièces métalliques puis extirpa le matelas bourré de la matière spongieuse et rebondie de sa carcasse grinçante et le plaça devant ce qui avait du être une baie vitrée puis elle abandonna la pièce, partant à la recherche d'une couverture et éventuellement de quoi remplir son estomac qui commençait à gargouiller.

Dans une chambre du dernier étages encore rattaché aux fondations la Qantik découvrit avec horreur le cadavre d'un de ses semblable. La chair était entrée en décomposition depuis longtemps autour des parties robotiques et elle du retenir un haut le cœur alors que son estomac vide se soulevait douloureusement. Cependant la macabre découverte était plutôt positive car auprès du reste mi-humain, mi-robot, se trouvaient des boîtes de conserves apparemment intactes ainsi qu'un vieux livre corné et un sac de couchage roulé dans sa house. Il y avait également un drap couvert de poussière que la demoiselle utilisa pour recouvrir le défunt respectueusement. Elle prit même le temps d'adresser une prière à la Créatrice avant de quitter la pièce. La ville prenait visage de tombeau à ses yeux. Comment pouvait on en être arrivé là ? Les Uniks avaient voulu créer les machines et maintenant ils les rejetaient comme si leur existence ne valait pas plus que la vie d'un poulet ou d'un porc destiné à les nourrir ! Tout ceci dégouttait la femme aux cheveux de jade.

Tout en redescendant les marches de métal le plus silencieusement possible la jeune Qantik examina la couverture de l'ouvrage qu'elle avait trouvé. D'après la quatrième de couverture il s'agissait d'une histoire d'amour entre une I.A. et un Unik. Cela fit sourire la demoiselle avec amertume, elle ne croyait pas en ce genre de fictions. Même en ayant vécu que quelques jours dans la capitale d'Urban City elle avait eut le temps de constater la cruauté de ce peuple, et depuis qu'elle avait découvert la Cité Neutre son avis sur ces derniers n'avait fait qu'empirer. Pourtant une part d'elle lui murmurait qu'ils n’étaient pas tous pareil et qu'elle devait garder espoir. Ce qu'elle fit alors qu'un regain d’énergie l'enveloppait. Une histoire romantique ! Que pouvait elle espérer de mieux en cette triste soirée solitaire ? Prenant son élan, le sac de couchage sur le dos et le livre coincé sous le bras elle bondit vers le matelas moelleux.

Quelle ne fut pas sa surprise quand le sol céda sous sa cabriole, entraînant dans sa chute la Cyborg ainsi que son attirail tandis que le craquement du plafond avait du résonner jusqu'au bout de la ville, révélant sa position aussi surement que si elle avait allumé un feu à la belle étoile au milieu d'une place vide. La demoiselle eut cependant de la chance, le rembourrage du coussin l'avait empêcher de se blesser gravement et seul un léger déséquilibre la déstabilisa au moment ou elle tenta de se relever. Ce n'est qu'en entendant un bruissement proche, si bas qu'elle ne l'aurait sans doute pas repérer si la peur d'être attaquée ne l'avait pas guetté, que Diya se retourna et lança, d'une voix plus inquiète qu’agressive, dans la pièce envahie par les ombres nocturnes que renvoyaient de vieux meubles abîmés et abandonnés depuis longtemps :

" Qui est là ? Je sais qu'il y a quelqu'un, si vous ne vous montrez pas je viendrais moi même vous chercher !"

La jeune femme ne mettrait bien sur pas sa menace à exécution, préférant s'enfuir qu'attaquer, mais elle espérait que cela serait suffisamment convainquant pour que l'être tapi dans l'ombre se montre. Elle avait ses dagues accrochées à sa cuisse gauche et elle savait s'en servir à la perfection grâce a l'enseignement de son père. La Cyborg n’était donc pas totalement démunie en cas d'agression. Elle pourrait même pénétrer l'esprit de l'inconnu afin de le persuader de ne pas l'attaquer, mais cela la dégoûtait et elle évitait de faire appel à son Sigma autant que possible.
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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Lun 23 Fév - 1:52

Iryelle n'avait apporté avec elle que le strict nécessaire. C'est-à-dire les vêtements qu'elle portait sur le dos, soit son éternel haut coloré déchiré un peu avant son nombril qu'elle avait dû teindre en gris pour passer inaperçue ainsi que ses pantalons émaillés, sombres et sales agrémentés d'une jupette de soie maintenant grise et couverte de poussière et de sable. Les vêtements de la jeune femme étaient dans un piètre état et elle se fit la réflexion qu'elle devrait bientôt penser à s'en procurer d'autres. Où? Elle l'ignorait. Elle trouverait bien la solution plus tard, une fois sa quête de la vérité achevée.

L'Hybrid regarda donc le soleil tomber derrière l'horizon en s'assoyant dangereusement près du bord de l'ouverture qui lui permettait de garder un oeil sur la Cité Neutre et elle ferma les yeux, épuisée. Elle allait s'assoupir quand un bruit métallique alarma soudainement son esprit. Depuis son entrée en ville, Iryelle s'était habituée au silence inhabituel seulement brisé par quelques bâtisses craquantes et chancelantes, mais cette fois, le son était trop près d'elle pour qu'elle décide de ne pas y faire attention. La jeune femme tendit donc l'oreille et le bruit se répéta à plusieurs reprises en s'élevant jusqu'à la dépasser. Il s'interrompit alors pour être remplacer par des pas à l'étage supérieur et Iryelle se leva en gardant son attention rivé au son qui se déplaçait au-dessus d'elle. Le bruit redevint alors métallique, puis disparut complètement, laissant la jeune Hybrid légèrement déboussolée. Avait-elle à faire avec un fantôme? Autrement, comment le bruit pouvait-il s'être arrêté? Iryelle se souvint alors de la nature métallisée des escaliers qu'elle avait gravis pour arriver jusqu'au premier étage, puis elle essaya mentalement de compter les niveaux du bâtiment. Avait-il uniquement deux étages? Trois? La jeune femme se maudissait de ne pas y avoir fait plus attention. Elle pourrait y laisser sa vie à cause d'une simple erreur comme celle-ci!

Le grincement de métal redevint alors audible, mais cette fois-ci, il s'arrêta à l'étage au-dessus. Il y avait donc trois étages possiblement utilisable. Les muscles d'Iryelle se crispèrent quand des pas précipités se firent entendre et son instinct lui intima de reculer dans l'ombre, ce qu'elle fit en dégainant sa seule arme: une dague magnifiquement sculptée dans l'argent. De la poussière tomba du plafond quand la vibration d'un ressort déchira la quiétude silencieuse de la Cité et ce ne fut pas qu'un seul éclat qui s'écrasa sur le sol devant elle, mais bien un morceau entier de plafond. Un immense craquement jaillit de l'immeuble en même temps et le coeur de l'Hybrid battit encore plus fort, menaçant de percer sa poitrine. La jeune femme paniqua silencieusement en voyant de nombreuses fissures traverser le plancher qui avait été assez solide pour retenir cette lourde charge supplémentaire qu'était le plafond ainsi qu'une jeune femme toute aussi déboussolée qu'Iryelle. Cachée dans l'ombre, l'Hybrid n'avait rien à craindre de l'inconnue, mais une fois que celle-ci aurait remarqué sa présence, elle n'aurait plus qu'à faire son deuil à sa quête et à sa vie. La silhouette de l'intruse se découpait parfaitement dans les derniers rayons de soleil de la journée et Iryelle se déplaça silencieusement dans un léger froissement de tissu vers un carré d'ombre encore plus sombre pour s'y fondre.

- Qui est là ? fit la voix inquiète de l'inconnue tombée du deuxième étage. Je sais qu'il y a quelqu'un, si vous ne vous montrez pas je viendrais moi même vous chercher !

Dans un premier temps, la jeune femme resta immobile et silencieuse, guettant le prochain mouvement de celle qui lui ordonnait de se montrer. Iryelle n'était pas dupe, cependant. Elle aussi avait entendu ses vêtements frotter l'un contre l'autre alors qu'elle cherchait uniquement à disparaître encore plus profondément dans les ténèbres. L'Hybrd, voyant que l'inconnue ne bougeait toujours pas, chercha à savoir si elle était armée. La pénombre n'aidant pas sa cause, elle ne put être certaine du taux de danger que représentait l'étrangère.

- Vas-t'en! intima Iryelle de sa voix la plus grondante et imposante. Je ne veux pas d'ennuis, qui que tu sois!

Sachant qu'elle avait autant de chance de tomber sur quelqu'un d'inoffensif que sur un arbre au milieu de ces dunes, la jeune femme préféra ne prendre aucune chance. La logique même voulait que l'inconnue soit une Qantik en possession d'un Sigma qui pourrait être fatal à l'Hybrid.

- Je suis arrivée ici la première. Cet endroit est à moi!

Pour sembler plus menaçante à l'intruse, Iryelle offrit la lame tranchante de sa dague au dernier rayon de soleil qui accrocha la ciel et le scintillement argenté fit étinceler les yeux de l'inconnue avant de les plonger toutes deux dans le noir.

Pour Diya ~:
 


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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Lun 23 Fév - 21:52



L'inconnu caché par l'ombre qui mangeait un peu plus le lieu à chaque instant ne semblait pas décidé à se montrer. Mais la demoiselle ne pouvait se permettre de tourner le dos et ainsi s'exposer, vulnérable, à une attaque surprise. Ramassant rapidement les boites de conserves et le roman la jeune femme les fourra dans son sac sans perdre de vue le coin dont venaient les bruissements de tissus. La présence froide des lames contre sa cuisse la rassurait, la personne était sans doute seule, en un contre un elle pouvait facilement gérer un adversaire, même plus imposant qu'elle, tant que ce dernier restait un tango au corps à corps. Serrant les poings Diya allait répéter sa "suggestion", moins certaine à présent de vouloir vraiment se battre. Le raffut qu'avait causé l'effondrement du plafond ne tarderait pas a attirer de nombreux curieux dans l'espace confiné et elle voulait être loin ou au minimum en sécurité lorsque cela arriverait. Une voix féminine mais grave et un tantinet agressive s’éleva :

" Vas-t'en! Je ne veux pas d'ennuis, qui que tu sois!"

Les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent, cette personnage ne semblait pas lui vouloir de mal. Comme elle, l'inconnue devait simplement chercher un endroit discret pour passer la nuit. De nouveau ce ton se voulant impressionnant mais dans lequel la Cyborg sentait l'hésitation :

" Je suis arrivée ici la première. Cet endroit est à moi!"

Diya décida de répondre, mais pour être crédible elle devait prouver d'une quelconque façon qu'elle ne voulait pas de mal à l'être tapi dans l'ombre. Se passant une main sur le visage elle déclara, tout en soulevant le pan droit de sa robe, révélant les deux dagues qui captèrent les rayons lunaires en réponses à celui qu'une courte lame venait de lui envoyer, faisant scintiller ses yeux d’émeraude. La Qantik posa son sac à quelques pas derrière elle puis avança jusqu'au milieu de la pièce en levant les mains comme une marque de paix. Si la femme avait observé la scène avec attention elle savait donc où se trouvaient ses seules armes. Si c’était un traquenard l'ancienne Phytos venait de perdre tout avantage de surprise mais si l'inconnue disait vrai alors elles n'avaient rien à craindre l'une de l'autre. Ces sentiments naïfs venaient sans doute de l'espoir que Diya continuait de porter sur l'ensembles des êtres peuplant cette terre. 

" Moi non je ne cherche pas les ennuis, je pensais passer la nuit ici et repartir demain mais il semblerait que ce bâtiment ne soit pas très solide. Je vais partir si tu le souhaite mais tu ne devrais pas rester ici, avec le bruit de l'effondrement des curieux vont forcément débarquer."

Enroulant négligemment son sac de couchage et passant la cordelette de ce dernier sur son épaule elle allait prendre la direction de la fenêtre pour quitter la pièce sans avoir à passer devant l'endroit ou se cachait l'inconnue mais au dernier instant elle se ravisa et lança, enthousiaste :

" On pourrait peut être trouver un lieu sur et veiller à tour de rôle ? Je sais qu'on ne se connait pas, je n'ai pas confiance en toi et il me semble logique que ce sentiment soit réciproque, mais on sera plus en sécurité à deux que seule chacune dans son coin. Qu'est ce que tu en pense ?"

Sa voix se voulait rassurante et légère, pourtant ses mains tremblaient, cela faisait longtemps qu'elle n'avait ressenti ce étrange sentiment. La peur. D'être seule peut être ? Ou de se faire attaquer pendant son sommeil ? La demoiselle ne savait pas non plus si faire confiance à cette étrangère était une bonne idée, peut être attendrait elle que Diya s'endorme pour lui trancher la gorge. Cette proposition se basait sur un accord de non agression qui durerait jusqu'au petit matin. Souriant dans le vide la Cyborg ajouta :

" Je m'appelle Diya."

 
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Mar 24 Fév - 2:42

L'étrangère venait de lui dévoiler ses armes. Soit elle était totalement stupide et inconsciente, soit elle cherchait à gagner l'affection d'Iryelle qu'elle n'avait pas encore vu, de ça, la jeune femme en était sûre. L'ombre la recouvrait trop bien pour dévoiler quoi que ce soit de sa personne. L'inconnue s'avança alors vers le milieu de la pièce en levant les mains devant elle en signe de paix. La jeune Hybrid, comprenant ainsi que celle qui se trouvait devant elle cherchait à se laisser voir désarmée, soit pour mieux la piéger ou simplement pour lui montrer son intention de ne pas lui faire de mal, su dès lors qu'il valait mieux se faire amie avec elle. Peu importe les réelles motivations de celle qui était littéralement tombée du ciel, Iryelle savait qu'elle ne ferait pas le poids si les deux femmes devaient en venir aux mains. L'Hybrid ne possédait aucun talent pour se battre et était ainsi facilement vaincue par quiconque ayant un minimum de technique. Sa seule porte de sortie était de faire croire à l'adversaire qu'elle était plus forte, plus menaçante, et cela avait peut-être marché avec cette demoiselle. Du moins, elle l'espérait.

- Moi non je ne cherche pas les ennuis, je pensais passer la nuit ici et repartir demain mais il semblerait que ce bâtiment ne soit pas très solide. Je vais partir si tu le souhaite mais tu ne devrais pas rester ici, avec le bruit de l'effondrement des curieux vont forcément débarquer.

Iryelle pesta intérieurement. L'inconnue avait raison et tout cela arrivait par sa faute, en fait. C'était à cause d'elle que l'immeuble s'était effondré encore plus et cela retarderait irrémédiablement la nuit de l'Hybrid qui devrait remettre sa quête à plus tard. Ce simple retard la mettait en rogne plus que de raison. Déjà qu'elle n'avait pas beaucoup d'indices, si elle devait fuir en plus un danger qu'elle aurait pu éviter...

- On pourrait peut être trouver un lieu sur et veiller à tour de rôle ? Je sais qu'on ne se connait pas, je n'ai pas confiance en toi et il me semble logique que ce sentiment soit réciproque, mais on sera plus en sécurité à deux que seule chacune dans son coin. Qu'est ce que tu en pense ?

En effet, l'étrangère avait raison, encore une fois. Iryelle n'avait aucune confiance en elle, surtout après qu'elle lui ait suggéré de veiller à tour de rôle. C'était le meilleur moyen de se faire assassiner dans son sommeil!

Regardant instinctivement par la fenêtre comme pour chercher une issue à la menace potentielle que représentait cette fille, la jeune femme fut vite alarmée par un danger encore plus pressant qu'une inconnue lui ayant dévoilé ses armes. Plusieurs silhouettes se mouvaient entre les bâtiments et accouraient pour voir ce qui avait pu causer tout un vacarme dans les ténèbres de la nuit naissante. Iryelle en était sûre: si elles ne bougeaient pas d'ici au plus vite, ce ne sera pas simplement une question de qui survivra entre elle et l'inconnue, mais qui sera la première à mourir. Le temps la pressait et elle n'avait plus le temps de réfléchir. Il était temps d'agir.

- Je m'appelle Diya, se présenta l'étrangère d'une voix légère qui ne se prêtait pas vraiment à la situation.

- Et je suis Iryelle, fit à son tour l'Hybrid en scellant ainsi un accord tacite avec elle.

Les simples mots qui avaient franchi ses lèvres d'une voix ferme signifiaient plusieurs choses: pas de coups bas, on se sert les coudes pour le moment, mais je n'hésiterai pas à te trancher la gorge si nécessaire. Des menaces qu'elle ne pourrait réellement mettre à exécution même si elle le souhaitait, mais c'était le mieux que la jeune femme pouvait faire pour se protéger avant de déclarer:

- On est plus seules, Diya. Les Qantiks affluent par-ici et je crains que ce ne soit pas pour nous offrir des fleurs.

Iryelle sortit de l'ombre qui avait protégé son anonymat et passa sa dague entre sa peau et son pantalon, faute de mieux pour la ranger plus efficacement. Les rayons des lunes frappèrent sa silhouette déchirée par ses vieux vêtements et les roses de ses cheveux se tendirent vers les astres de la nuit comme pour les accueillir. Cette Diya allait-elle renoncer à leur accord en se rendant compte qu'elle n'était pas une Qantik, mais bien une Hybrid en territoire ennemi? Il n'y avait qu'une manière de le savoir, mais cela pouvait bien attendre. Mieux valait fuir le danger le plus imminent.

- Allons-y avant qu'ils soient tous en bas à nous attendre. J'aimerais finir ma nuit en un seul morceau.
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Mar 24 Fév - 14:20



Diya se demandait si la femme allait sortir de l'ombre. Peut être se préparait t elle a l'attaquer de puis un moment déjà ? Finalement de nouveaux mots furent prononcés en réponse à ceux de la Cyborg :

" Et je suis Iryelle."

La réponse était directe, elle sonna durement aux oreilles de la demoiselle, les sentiments accompagnant ces paroles étaient clair, l'accord était passé mais au premier coup bas c’était chacun pour soi. La Qantik l'avait bien comprit, elle ne chercherait de toute façon pas à se battre avec l'inconnue. Des bruits de pas se mirent à résonner dans les rues alentours, des chuchotements indiscrets résonnaient entre les bâtiments proches, elles ne devaient plus traîner. C'est la femme toujours cachée dans l'ombre qui prononça tout haut ce qu'elle pensait tout bas :

" On est plus seules, Diya. Les Qantiks affluent par-ici et je crains que ce ne soit pas pour nous offrir des fleurs." 

C'est à ce moment qu'elle put enfin voir à qui elle avait à faire. La femme face à elle devait être une Phytos, le doute disparut d'ailleurs quand les roses parfumées qui couvraient ses cheveux chocolat réagirent aux rayon laiteux des deux sphères lunaires. Vêtue de vêtements en mauvais états qui auraient mérités d'être remplacé depuis un moment sans doute, elle paraissait frêle, pas apte à lutter contre ses Trancheuses-de-vents. Cependant la plus innocente des fleurs pouvaient caché le poison le plus toxique et prendre le risque de se frotter à elle sans connaître son don était insensé. Voir une Hybrid la rendit nostalgique et ses yeux se détournèrent rapidement d'Iryelle pour se poser sur la fenêtre. C’était bien trop haut pour sauter sans se blesser.

" Allons-y avant qu'ils soient tous en bas à nous attendre. J'aimerais finir ma nuit en un seul morceau."

Elle devait réfléchir vite, trouver une solution pour éviter de passer par la porte principale donnant sur la rue. C’était bien trop dangereux et une fois sorties les deux femmes seraient à découvert et repérées bien trop rapidement. Serrant les poings la Cyborg les posa de chaque coté de sa tête. Se calmer, réfléchir, vite ! Soudain elle repensa à l’échelle du troisième étage, celui où résidait le corps de vieux Qantik. N'hésitant qu'une brève seconde car le temps leur était précieux, elle resserra sa prise sur sa besace et son sac de couchage et se dirigea vers la porte qui menait aux escaliers de métal en déclarant hâtivement :

" Suis moi, il y a une échelle de secours au troisième, on va se faufiler par l'arrière du bâtiment, tu devrait garder ta dague sous la main je ne sais pas ce qui nous attend dans les recoins sombre de cette ville."

Et sans attendre elle grimpa les marches, trois par trois, et ouvrit la porte à la volée. La demoiselle se précipita ensuite vers la grande "fenêtre" et observa brièvement les alentours. Quand elle fut sûre que c’était la meilleure solution elle héla la femme sans même regarder si elle l'avait suivit :

" Ce coté semble plus sur, je vais descendre la première et je t'attendrais en bas. Si jamais tu vois des inconnus arriver en masse tu n'aura qu'à sauter je te rattraperais."

Bien sûr il semblait compliqué pour l'inconnue de croire en ses paroles. Si elle avait été à sa place Diya aurait insister pour passer en premier, ainsi quoi qu'il y ai en bas elle aurait le temps de fuir si elle estimait les risques trop grands au lieu de se retrouver coincée sur l’échelle. Elle se gifla mentalement, une promesse muette liait sa survie à celle d'Iryelle pour la durée de cette nuit et elle comptait l'honorer. Enjambant le reste de mur mis à mal lors de la destruction, la demoiselle se retrouva sur les premiers barreaux, suspendue dans le vide. Prenant son courage à deux mains et s'obligeant à ne pas regarder en bas la Cyborg entama la descente. Déjà la jeune femme aux cheveux de jade entendait des pas résonnant sur l'escalier métallique, quelles quelles soient les présences invisible depuis l’extérieur commençaient à fouiller les premiers étages, il fallait se hâter.
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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Jeu 26 Fév - 0:24

- Suis moi, il y a une échelle de secours au troisième, on va se faufiler par l'arrière du bâtiment, tu devrais garder ta dague sous la main je ne sais pas ce qui nous
attend dans les recoins sombres de cette ville.


Diya semblait avoir accepté leur alliance et Iryelle, choisissant de lui faire totalement confiance, suivit la silhouette de sa nouvelle alliée qui disparaissait maintenant dans les escaliers métalliques. La rumeur des Qantiks enflaient de plus en plus et la jeune femme craignait que leur entrée dans la bâtisse ne soit plus qu'une simple question de secondes.

- Ce coté semble plus sur, je vais descendre la première et je t'attendrais en bas. Si jamais tu vois des inconnus arriver en masse tu n'aura qu'à sauter je te rattraperais.

Aussitôt les deux jeunes femmes arrivée au troisième étage, Diya s'empressa d'enjamber le mur démoli pour atteindre l'échelle et commença rapidement à descendre alors que la tension montait. Le premier étage était sûrement déjà infesté de Qantik et les autres ne tarderaient pas à l'être tout autant. Cependant, Iryelle ne craignait pas d'être la deuxième à fuir l'immeuble, elle savait qu'elle pourrait fuir aussi vite, sinon plus, que la jeune femme qui menait la marche. Elle était habituée à fuir. L'Hybrid suivit donc presque immédiatement et, alors que son pied touchait le premier barreau, elle vit une ombre se glisser dans l'embrasure de la porte. Cette ombre ne serait pas menaçante pour Iryelle si elle n'était pas accompagnée d'une arme. La jeune femme accéléra donc l'allure et son corps disparu bientôt à la vue de l'ennemi, caché derrière le mur qu'elle descendait à la hâte.

- Ils sont déjà en haut, avertit-elle sa compagne qui était un peu plus bas sur l'échelle. Dépêches-toi!

La jeune Hybrid augmenta la cadence et un des barreaux de l'échelle glissa entre ses doigts, délogé de sa place par une faible vice qui avait cédé sous le poids des années. Le coeur battant, Iryelle se rattrapa de justesse et n'en fut que plus soulagée lorsqu'elle posa les pieds sur terre après Diya.

Regardant autour d'elle, l'Hybrid cherchait mentalement la meilleure issue. D'un côté, la majorité des Qantiks s'étaient positionnés autour des brèches dans les murs et près des sorties possibles de l'immeuble, oubliant l'échelle de secours qui avait bien servi leur fuite. Les autres restaient cachés dans les bâtiments ux alentours, observant la scène de loin de leur yeux qui brillaient dans l'obscurité. Ces yeux scrutateurs fouillaient la noirceur pour dénicher un ennemi quelconque et Iryelle su qu'elles étaient repérées quand elle entendit une voix grave s'élever dans les airs. Le cri provenait du troisième étage et la jeune femme eut une pensée pour l'ombre qu'elle avait vu avant de commencer sa descente. La voix appartenait assurément à celle-ci et, même si ce n'était pas le cas, la chasse était lancée. Les deux alliées devaient maintenant détaler à toutes jambes, sans quoi elles se feraient prendre.

- Diya! Tu connais bien l'endroit, non? Tu es une Qantik ou..?

Réalisant tout à coup qu'elle ne savait pas vraiment à quelle race appartenait son alliée, Iryelle, par la logique, la classa immédiatement comme une Qantik. Pour qu'elle autre raison une jeune femme se serait aventuré en ces lieux seule?

- On doit trouver un endroit où se cacher. On ne suffira pas contre tous ces Qantiks et je ne connais pas du tout la place...

La jeune Hybrid, espérant que sa compagne pourrait leur indiquer un chemin clair pour fuir, s'enfonça entre les immeubles obscures de la Cité Neutre en dégainant sa dague. Au loin, elle entendait leurs ennemis regagner le premier étage de l'immeuble où elle avait pensé être en paix. Bientôt, il n'y aurait plus que la distance pour les mettre à l'abri.



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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Jeu 26 Fév - 18:01


Tandis qu'elle devalait les barreau rapidement Diya confirma visuellement la présence de l'Hybrid au dernier étage de l'immeuble, juste derrière elle. Bientôt les deux jeunes femmes furent suspendues à l’échelle de secours qui finissait dans le néant obscur entre les deux bâtiments.Quand la jeune femme aux roses la pressa la Cyborg posa ses deux pieds sur le bord de l’échelle et se laissa glisser jusqu'au sol. Ce dernier était couverts de gravats, sans doutes les reste de l'étages duquel elles s’étaient échappées. La demoiselle leva les yeux vers l'inconnue qui posa pied à terre juste après elle, comme soulagée que la descente soit finie. Mais cet instant de répit fut de courte durée, une voix gutturale résonna entre les deux bâtiments. Un Qantik, grand, dont l'épaule semblait armée d'un système d'arme complexe les désignait depuis le dernier étage de l'immeuble.

Foncer par la rue était la pire idée qu'il soit, les autres curieux avaient du affluer pendant qu'elles fuyaient, mais le faible passage derrière les grandes construction ressemblait d'avantage à un coup gorge, laissant peu de manœuvre. Pratique pour ses dagues, moins si elles se faisaient cerner. Un calcul rapide permit à Diya de choisir cette voie par défaut. C'est à ce moment qu'Iryelle lui posa la question, celle a laquelle la jeune femme avait droit si souvent :

 " Diya! Tu connais bien l'endroit, non? Tu es une Qantik ou..? On doit trouver un endroit où se cacher. On ne suffira pas contre tous ces Qantiks et je ne connais pas du tout la place..."

Une Qantik, bien sur elle en était une même si cela la répugnait, et non elle ne connaissait pas plus le lieu que sa compagne de fuite. Serrant les poings la Cyborg tenta de se remémorer ce qu'elle avait vu en venant. Il y avait bien une place qui donnait accès sur un immense parc dans lequel elle avait vu une vieille usine désaffectée, mais le lieu devait grouiller de Qantiks qui n’apprécieraient sans doute pas leur présence. Une idée, lumineuse, lui vint soudain et elle lâcha, peut être légèrement trop agressivement, mais la peur l'envahissait :

" C'est pas le moment de parler de qui nous sommes et de ce que nous faisons ici. Je ne connais pas la Cité Neutre, j'y suis depuis moins d'une journée mais j'ai repéré quelques lieux qui pourraient nous servir d'abris. Suis moi, vite et surtout ne me perd pas de vue."

Et tandis que le bruit des courses faisait résonner l'escalier en fer dans l'immeuble où elles s’étaient rencontrée Diya fila, se frayant un passage entre les décombres, la végétation rabougrie qui avait reprit ses droits par endroits. Quand une palissade se présenta, leur barrant la route, la jeune femme aux cheveux de jade se hâta de l'escalader, tendant sa main à l'Hybrid pour l'aider et gagner du temps. Tout en longeant les bâtiments la Cyborg repéra plusieurs portes. La majorité était cadenassée mais bientôt elle fit face à un porte donnant sans doute sur un garage ou un cagibi, la plaque de bois grinça sur ses gonds avant de céder. Diya se précipita à l’intérieur, les bruits de pas et les cris de leurs poursuivants étaient accentué à mesure qu'ils approchaient, et quoi qu'il y est dans cette pièce ce serait sans doute moins dangereux que cette horde de Qantiks. 

Lorsque Iryelle passa à sa portée, la Cyborg saisit son bras violemment et la tira à l’intérieur, refermant prestement la porte et plaquant son autre main sur la bouche de la femme de peur qu'elle ne hurle sous la surprise. La pièce était plongée dans le noir complet, impossible de discerner quoi que ce soit mais les bruits y résonnaient comme si les murs agissaient comme des amplificateurs, elles devaient donc être discrète. De nombreuses personnes passèrent au dehors, ahanant et criant, puis le silence englouti les deux femmes. Diya libéra l'Hybrid et se laissa tomber au sol, à bout de souffle. Ce n'est qu'à ce moment que deux yeux mécaniques percèrent la pénombre. Une voix caverneuse et rouillée s’éleva et l'effet produit par la pièce ne fit que la rendre d'avantage impressionnante :

" Qui vient donc déranger le vieux Qantik que je suis ? Ne puis je donc mourir tranquillement sans être persécuté à nouveau ?"
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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Jeu 26 Fév - 23:42

Ne pas la perdre de vue. Voilà qui était simplement dit alors que les ombres s'amoncelaient entre les immeubles et se faisaient de plus en plus sombres et nombreuses. Toutefois, lorsque la Qantik prit les devants, Iryelle suivit sans discuter de même qu'elle se saisit de la main alliée pour se propulser plus haut sur la palissade qu'elle grimpa sans difficulté comme elle le faisait dans la forêt avec les arbres et les lianes. Elle était douée ce genre d'exercice.

Une fois l'obstacle franchi, les deux jeunes femmes poursuivirent leur course dans la Cité alors que leurs poursuivants se multipliaient et se rapprochaient de plus en plus. Elles pouvaient facilement entendre leurs pas et la jeune Hybrid compta une vingtaine de Qantiks à leur trousse en se fiant au raffut que leur passage engendraient. Les débris métalliques jonchaient toutes les routes et quiconque n'y faisait pas attention finissait par s'y accrocher les pieds, exactement comme ce Qantik que la jeune femme entendit trébucher et s'écraser sur le sol dans un râle et quelques jurons.

Soudainement, Diya disparu de son champ de vision et quelques instants plus tard, Iryelle sentit une poigne se refermer sur son bras et la tirer brusquement dans l'ombre d'une bâtisse. Une fois qu'elle fut enfermée dans une pièce sombre, une main se plaqua contre sa bouche, l'empêchant ainsi de parler. La jeune femme se débattit et finit par cesser de bouger, réalisant que le bruit qu'elle faisait résonnait deux fois plus ici qu'ailleurs. Elle attendit donc que les pas qui courraient dans la rue se soient tus et, lorsqu'on la relâcha, la jeune femme se retourna contre son agresseur qui n'était autre que son alliée qui s'effondra littéralement sur le sol, à bout de souffle. Elle s'apprêta à reprocher sa manière de procéder à sa partenaire lorsqu'une vois rouillée s'éleva dans les airs, les enveloppant toutes deux comme si elles n'étaient que deux insignifiants insectes dans un endroit immense.

- Qui vient donc déranger le vieux Qantik que je suis ? Ne puis je donc mourir tranquillement sans être persécuté à nouveau ?

Iryelle verrouilla sa bouche pour qu'aucun son ne filtre et deux yeux apparurent dans l'écran de ténèbres qui lui faisait face. Une lumière tamisée fit soudainement illuminer la pièce et tout ce qui apparut en face des deux jeunes femmes fut une ombre assise sur une chaise.

- Euh... je....

La lumière s'intensifia à nouveau, mais uniquement en direction des deux alliées. Ainsi plongée dans la clarté jaunâtre, L'Hybrid se sentit complètement mise à nue devant l'inconnu qui, lui, restait patiemment dans l'ombre à les observer. De plus, c'était la première fois que les deux jeunes femmes pouvaient se voir avec autant de facilité et pourtant, Iryelle n'osait pas détourner le regard de l'ombre en face.

- Une Hybrid et une Qantik, voyez-vous cela... Pourquoi est-ce qu'on vous poursuit, jeunes demoiselles? Qu'avez-vous fait pour vous attirer la haine de vos semblables?

- On cherche seulement un endroit où se cacher, euh... monsieur? répondit Iryelle, intimidée par la mise en scène de l'homme. On était... enfin... Disons qu'on n'a pas vraiment aidé la Cité Neutre quand le plafond de l'immeuble dans lequel nous nous sommes réfugiées s'est effondré... Mais qui êtes-vous?

La voix d'Iryelle avait résonnée plus fort qu'elle ne l'aurait cru dans cet endroit et elle jeta un coup d'oeil nerveux vers la porte, craignant de voir apparaître les Qantiks s'étant lancés à leur trousse. Le rire grave et rauque de l'ombre s'éleva devant les inquiétudes de la jeune femme et il s'arrêta dans un crissement métallique suivit d'une toux profonde et inquiétante.

- Ne t'inquiète pas pour le bruit, jeune fille, tout ici est insonorisé. C'est ma cachette à moi, vous comprenez?

Iryelle hocha la tête et décocha un regard en coin à Diya. Comment fallait-il réagir devant cet homme mystérieux?

- Et comme vous êtes chez moi... Vous ferez tout ce que je vais vous demander, c'est entendu? En échange, je vous laisse rester ici, en sécurité.

Pour la première fois, L'Hybrid croisa le regard intensément vert de son alliée et elle la dévisagea, intriguée. Devaient-elles se considérer comme des prisonnières ou plutôt comme sauvées? Peut-être cet homme allait-il leur faire subir pire que ce qu'auraient pu leur infliger les Qantiks qui les avaient poursuivies.



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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Ven 27 Fév - 23:03


Diya sursauta au son intemporel de la voix. Deux billes rondes et orangées brillaient dans le noir, dardant leur éclat sur les deux femmes. Soudain une flammèche rompit la pénombre, abritée par des carreau de verre poussiéreux qu'encadrait une lanterne rouillée. Le feu dansait, ensorcelant, révélant une pièce étroite et emplie de bien des choses. Des étagères croulaient sous des livres ou des vivres. Un matelas était étendu au sol, lui aussi couvert de poussière. Finalement le regard de la Cyborg se posa sur le Qantik. Il s'agissait en fait d'une I.A. composée essentiellement de pièces mécanique. L'homme dont les traits déformé par l'ancienneté, était assis sur une chaise elle aussi sale et poussiéreuse, ne semblait pas pouvoir bouger. Ses vêtements avaient été rongés par le temps et sans doute l'humidité des longues nuits froides et hivernale du Sidhe. Le fait qu'il puisse encore parler stupéfia la demoiselle dont les yeux s'étaient écarquillés de curiosité et fixaient l'ancien a la limite de l'impolitesse. Une nouvelle question franchit les lèvres de l'inconnu d'un ton posé, comme s'il ne craignait rien :

" Une Hybrid et une Qantik, voyez-vous cela... Pourquoi est-ce qu'on vous poursuit, jeunes demoiselles? Qu'avez-vous fait pour vous attirer la haine de vos semblables ?"

La question qui suivait la remarque étonna la Cyborg presque autant que cette première. Cela était il si étonnant que deux femmes de deux "races" différentes coopèrent ? Pour lui oui, visiblement. Quand à parler de haine elles n'avaient strictement rien fait de mal, du moins pour sa part Diya en était sûre, quand à son alliée d'infortune elle n'en savait pas assez sur les raisons qui l'avait poussé à venir dans la Cité Neutre, alors la demoiselle ne pouvait que présumer qu'elle aussi chercher quelque chose qu'elle n'avait pas trouvé ailleurs. Pour l'Hybrid il ne s'agissait sans doute pas d'une quête d'identité, mais peut être était elle a la recherche de quelque chose ou quelqu'un qui pourrait potentiellement se trouver ici ? Quelle autre raison une jeune femme seule étrangère au groupe robotique aurait elle pour venir en un tel lieu ?

" On cherche seulement un endroit où se cacher, euh... monsieur ? On était... enfin... Disons qu'on n'a pas vraiment aidé la Cité Neutre quand le plafond de l'immeuble dans lequel nous nous sommes réfugiées s'est effondré... Mais qui êtes-vous ?"

La voix d'Iryelle avait résonné contre les parois et la Cyborg se crispa, elle avait peur que le groupe au dehors revienne sur ses pas et leur tombe dessus. Et sans connaitre l'homme auquel elles faisaient face la demoiselle aux yeux anisé doutait qu'il puisse les aider dans son état. L'inconnu se mit d'ailleurs à rire de façon grave et forte avant qu'une toux ne l'interrompe brusquement. Son état semblait plus grave que la jeune femme l'avait cru et il était même sans doute trop tard pour l'aider mais s'il leur permettait de rester ici pour ce soir alors il commettrait une bonne action, peut être cela le motiverait il ? 

" Ne t'inquiète pas pour le bruit, jeune fille, tout ici est insonorisé. C'est ma cachette à moi, vous comprenez ? Et comme vous êtes chez moi... Vous ferez tout ce que je vais vous demander, c'est entendu? En échange, je vous laisse rester ici, en sécurité. " 

L'Hybrid s'était tournée vers elle, plongeant ses yeux pâle dans ceux, émeraude de la Qantik. Les paroles du vieil homme l'avait déstabilisées. Cependant il n'émanait de lui aucun danger malgré sa voix rauque et inquiétante l'homme ne leur voulait sans doute aucun mal, du moins Diya l’espérait. Peut être était il seulement en quête de compagnie ? Le regard inquiet d'Iryelle n'aidait en rien la Cyborg à choisir une attitude à adopter alors elle questionna directement le Qantik quant à ses intentions :

" Qu'attendez vous de nous exactement ?"

Peut être était ce son ton froid et méfiant où son regard inquiet qui firent cet effet sur le vieux tas de ferraille, mais il se mit soudain à rire à gorge déployée. Une nouvelle quinte de toux le força à se calmer et c'est la respiration haletante qu'il reprit, sans se départir de son calme :

" Vous n'avez rien à craindre de moi. Comme vous pouvez le constater je suis incapable de bouger et ma vue à tant baisser que je suis incapable de lire où de me déplacer dans la cité sans risquer d'y laisser la vie. Racontez moi les nouvelles du monde, les races ne se sont toujours pas réconciliées n'est ce pas ? "

Ainsi il confirmait son impression première. Le Qantik était en fin de vie et pour lui il n’était sans doutes questions que de jours. Se redressant pour se placer au niveau de l'homme et après avoir concerté Iryelle du regard la Cyborg entreprit de répondre :

" Elles sont plus séparées que jamais. Les Élites prennent plaisir à renier tout ceux qui ne leur ressemble pas, certain Docker adoptent le même comportement. Les Hybrid apprécient peu les Qantiks et ces derniers sont toujours autant rejetés."

Soupirant le vieux Qantik se perdit un instant dans ses pensées puis il releva la tête et planta ses yeux dans ceux de l'Hybrid comme s'il cherchait à lire son âme. Il lui demanda de sa voix caverneuse, posée et moins impressionnante que précédemment :

" Et si tu me racontais ton histoire Hybrid, que viens faire un enfant de Sylva dans la Cité Neutre ? "
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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Sam 28 Fév - 1:36

Un éclat de rire suivit d'une quinte de toux après la question froide et distante, puis il répondit avec sa respiration encore hachée.

- Vous n'avez rien à craindre de moi. Comme vous pouvez le constater je suis incapable de bouger et ma vue à tant baisser que je suis incapable de lire où de me déplacer dans la cité sans risquer d'y laisser la vie. Racontez moi les nouvelles du monde, les races ne se sont toujours pas réconciliées n'est ce pas ?

Un regard du côté d'Iryelle, et Diya se lança dans la réponse en faisant face au Qantik un peu plus dignement, le dos plus droit que précédemment.

- Elles sont plus séparées que jamais. Les Élites prennent plaisir à renier tout ceux qui ne leur ressemble pas, certain Docker adoptent le même comportement. Les Hybrid apprécient peu les Qantiks et ces derniers sont toujours autant rejetés.

Le vieux Qantik soupira et la jeune Hybrid fit de même, désespérée face à la réponse franche de son alliée. Pas qu'elle ait fait quelque chose de mal, mais plutôt à cause de la véracité de ses dires. Origin's avait sombré et il prendrait encore beaucoup de temps avant de se redresser.

Soudainement plongée dans ses pensées, la jeune femme n'en sortit qu'à l'instant précis où le Qantik immobile plongeait ses yeux dans les siens, comme s'il cherchait à creuser son âme pour y déterrer ses plus sombres secrets. Iryelle fut décontenancée d'avoir ainsi attiré l'attention du vieil homme, mais elle fut encore plus déstabilisée par la demande qu'il lui exposa sans aucune hésitation.

- Et si tu me racontais ton histoire Hybrid, que vient faire un enfant de Sylva dans la Cité Neutre ?

Sa voix était posée et plus calme que les premières paroles qui leur avaient été adressées. Néanmoins, une grande curiosité perçait dans sa voix grave et résonnante, chose qui mit Iryelle mal à l'aise. Pour lui raconter la raison de sa présence, elle devrait replonger dans son passé, chose qu'elle ne souhaitait pas faire en présence d'inconnus. Cependant, le regard certain que l'homme appuyait sur elle fit céder la barrière qui retenait ses lèvres de déverser un flot de paroles et, avec lui, l'histoire qui lui avait arraché le coeur.

Sans même jeter un oeil à Diya, Iryelle s'assit sur le sol et s'adossa au battant de la porte en fermant les yeux. Ses poings se crispèrent légèrement et sa bouche laissa couler les premières phrases avec un débit lent laissant entrevoir le tremblement de son être à travers ses mots.

- Si vous voulez vraiment comprendre mon histoire, il faut remonter plus loin qu'à cette journée. Je pourrais simplement dire que je cherche quelqu'un, supposément un Qantik, un coupable, mais je pense dire vrai en affirmant que vous ne me laisserez pas arrêter là, je me trompe?

Le vieux Qantik assit dans sa chaise hocha la tête lentement dans un horrible crissement de métal. L'Hybrid fut tentée de se boucher les oreilles, mais elle se retint.

- Ça remonte au temps où j'avais 16 ou 17 ans, dans ce coin-là. Ma... soeur jumelle venait d'être assassinée par des Ûniks... Enfin, ça, ce n'est pas tellement important. Je veux dire... Oui, c'est important, mais pas... pas pour... Enfin...

La jeune femme se tut un instant et ses poings se pressèrent sur ses paupières comme si elle pouvait effacer cet événement de sa mémoire. Après un moment de silence, elle reprit son récit en essayant de se ressaisir. Elle se haïssait d'être restée aussi émotive même après des années.

- Bref, quelques temps plus tard, ma maison a été incendiée et... Oui, je n'étais pas à l'intérieur ni même près, alors j'ignore ce qui a réellement déclenché le feu... J'étais dans la forêt et tout ce dont je me souviens clairement, c'est d'avoir entendu ma mère hurler avec mon père. J'ai accouru aussi vite que j'ai pu, mais quand je suis arrivée, les flammes étaient partout, vraiment partout. Il était trop tard pour faire quoi que ce soit!

Comme sa maison des années auparavant, les mots de l'Hybrid s'enflammèrent et les larmes montèrent dans ses yeux comme pour tenter d'éteindre le feu qui faisait rage dans son coeur.

- Je les ai entendu crier pendant plusieurs minutes, puis c'est le silence qui a suivi qui a été le plus horrible. Je savais que c'était trop tard et, à ce moment précis, j'ai décidé de comprendre. De savoir pourquoi et comment c'était arrivé.

Iryelle retrouva son calme après avoir chassé les images de l'horreur qu'elle avait vécue, puis elle continua de raconter les événements d'un ton plus détaché cette fois.

- Alors j'ai engagé des Hybrids pour qu'ils cherchent des informations sur ce qui s'était produit ce soir-là. Ils ont commencé à chercher quelques temps après l'incendie, mais c'est uniquement maintenant que j'ai reçu une piste. Ils m'ont contactée et j'ai appris que celui qui avait mis le feu était un Qantik. Pour quelle raison? Je l'ignore, mais je sais qu'il aurait été engagé ici, dans la Cité Neutre, pour le faire. C'est ce qui m'amène ici, alors voilà...

Détournant le regard, La jeune femme fixa son regard sur la lanterne qui brûlait pendant que l'homme se taisait, continuant de la fixer, mais cette fois plus doucement. Il semblait sans mot et Iryelle en profita pour sécher ses yeux, puis pour tirailler une maille décousue de son haut déchiré. Se centrant sur son petit monde, elle en vint à oublier les deux Originaires à ses côtés et même à flouer l'image du lieu qui la protégeait. Volontairement coupée du monde, les sons furent assourdis et si l'homme ou son alliée avait parlé, elle n'en avait rien entendu.
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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Mar 3 Mar - 13:30


L'Hybrid s’était assise a même le sol, face à l'homme qui semblait plus que jamais intéressé par sa présence en ces lieux. Les trémolos qui se saisirent de la voix d'Iryelle lorsqu'elle commença son récit firent comprendre à la Cyborg que cela lui pesait énormément, sans doute ce qui allait suivre était il composé des démons qui la hantait. Quand la femme aux fleurs supposa que le vieux Qantik ne se satisferait pas de cette maigre explication ce dernier hocha la tête sans même prendre la peine de prononcer un mot. Ce geste fit crisser le métal joignant sa tête à son cou, son horrible qui fit frissonner Diya mais cette dernière attendait elle aussi d'entendre l'histoire de la Phytos, sa curiosité sans égale s’était réveillée.

Ainsi la demoiselle avait perdu un être cher, mais pourquoi une Phytos serait elle assassinée par des Uniks ? Qu'avait elle fait pour attiser leur haine à ce point ? L’émotion qui émanait du corps d'Iryelle faisait vibrer l'air de la pièce, comme décuplé, ou peut être était ce simplement une impression liée à cette résonance. Diya fixait la jeune femme, son envie de connaitre la suite de l'histoire aurait pu paraître déplacé, comme si elle se repaissait du malheur passé de cette Hybrid, mais il était tout autre. Un sentiment de compassion inondé son être, elle aussi avait perdu beaucoup, et même si les êtres qui lui était cher vivaient toujours la Cyborg ne pouvait plus vivre à leurs cotés. 

Lorsqu'elle conta l'accident incendiaire qui avait coûté la vie à ses parents la Qantik fut envahie d'image, son esprit, entièrement tendu vers celui d'Iryelle en cet instant semblait avoir créé un pont lui permettant de ressentir les souvenirs de la femme. Elle vit danser les couleurs chaudes autour d'une masure de bois, des cris résonnaient au cœur du ballet chatoyant, la chaleur intense et la fumée brûlait les yeux de l'enfant qui vivait ce souvenir. L'impuissance la rongea, la broya, c’était si douloureux. Diya porta la main à sa joue, elle avait sentit une larme y couler pourtant il n'y avait rien, ce n’était pas elle, c’était le souvenir qui avait envahit sa personne. Elle se gifla mentalement pour se forcer à s'extraire de l'esprit d'Iryelle.

" Je les ai entendu crier pendant plusieurs minutes, puis c'est le silence qui a suivi qui a été le plus horrible. Je savais que c'était trop tard et, à ce moment précis, j'ai décidé de comprendre. De savoir pourquoi et comment c'était arrivé. "

Diya imagina le silence, l'annonce de la mort, la perte certaine d'êtres importants, le deuil, l'incompréhension, la colère sourde qui envahit tout. Elle comprenait maintenant pourquoi cette femme était si méfiante. Elle aurait voulu être aussi forte, capable d'affronter la situation au lieu de la fuir. Mais c’était impossible. L'Hybrid expliqua ensuite qu'elle avait reçu une piste par des informateurs longtemps après l'incidents et que celle-ci l'avait conduite dans la Cité Neutre à la recherche d'un Qantik. La Cyborg hésita, Iryelle semblait avoir envoyé au placard les sentiments qui l'avait envahit plus tôt mais son air détaché et lointain laissé a la demoiselle un arrière gout amère. Elle savait que rien de ce qu'elle pourrait dire ne la consolerait et n'avait aucune piste pour l'aider. C'est à ce moment que la voix grave et grinçante du vieux Qantik reprit, douce :

" Si tu cherche ce coupable je peux te donner plusieurs informations mais avant cela je veux être sur d'une chose. Tes informateurs sont ils de sources sures ? Le mensonge a toujours dirigé le monde depuis que notre Créatrice nous a délaissé, ces hommes auraient aussi bien pu t'envoyer sur une fausse piste. Néanmoins voici ce que je peux te dire..."

L'homme fut prit d'une nouvelle quinte de toux qui résonna dans la salle, assourdissante. Diya avait l'impression que l'être mécanique risquait de se rompre a chaque instant et cette vision lui était pénible. Elle était mal à l'aise, c’était comme veiller un condamné. Il reprit toutefois :

" A l’extrémité sud de la ville se trouve une immense tour de verre, si elle est encore debout du moins. La bas se trouvent les Qantiks qui attendent qu'on les payent pour de petits contrats en tout genre. Ils sont désespérés et accepte les tâches les plus ingrate et les plus ... "

Il ne finit pas sa phrase cependant l'idée était claire. Ces Qantiks faisaient le sale boulot pour ceux qui ne voulait pas se salir les mains. La main de Diya se crispa sur le tissus immaculé de sa robe avec dégoût. Comment ces êtres pouvaient ils renoncer à leur humanité et accomplir pareil crimes ? Peut être que les autres peuples avaient raisons de les haïr finalement. L'incertitude transparut sur les traits de la jeune femme aux cheveux de jade et le vieil homme se tourna vers elle en ajoutant, comme s'il avait lu dans ses pensées :

" Non, tu as tord petite Cyborg, leur haine pour nous date d'il y a bien plus longtemps que ce type de contrat. Et crois moi ils ne sont pas plus innocents que nous, qu'ils soient Hybrids ou Uniks."

Se tournant vers Iryelle, la Qantik saisit ses mains entre les siennes. Elle espérait ne pas vexer la femme par cet acte, Diya voulait lui apporter le peu de réconfort dont elle était capable. Elle déclara d'une voix douce et compatissante :

" Je t'accompagnerais à cet endroit si tu souhaite t'y rendre. Nous ne seront pas trop de deux pour le trouver et ce sera surement plus sur ainsi."
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MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Ven 24 Juil - 1:14

Le vieux Qantik parlait d'une bâtisse de verre, une grande tour qui pourrait être la source de tous ses malheurs. La jeune femme but avidement les paroles de l'être qui faisait naître un espoir nouveau dans son âme qui n'avait jamais pourtant renoncé. Elle ne serait pas venue ici en vain, elle trouverait l'auteur de cet acte immonde dirigé envers ses parents, son unique famille. Cependant, il déposa dans son esprit brisé un doute minime qui prenait plus de place de minutes en minutes. Lui aurait-on menti? Avaient-ils tout bonnement oublié la quête que leur avait confié Iryelle et avaient-il décidé de but en blanc de se débarrasser de ce fardeau en lui larguant un tas de mensonges dans le seul et unique but de la mener à la mort?

- Non, ils n'auraient pas fait ça... Ils ne m'auraient pas menti, pas après que je leur eu donné tout ce que j'ai. J'ai mis tout mes espoirs entre leurs mains et j'ai confiance. Peut-être me fais-je des illusions, mais c'est toujours mieux que de ne croire en rien!

Pendant que ces mots quittaient ses lèvres, les mains de Diya vinrent trouver les siennes, chaudes et rassurantes.

- Je t'accompagnerais à cet endroit si tu souhaite t'y rendre. Nous ne serons pas trop de deux pour le trouver et ce sera sûrement plus sûr ainsi.

Levant les yeux vers la Qantik, Iryelle trouva agréable quoique déplacé le fait que cette femme lui offre son aide aussi facilement et gratuitement. Dans la vie, tout se paie et plusieurs fois elle en avait eu la preuve.

- Je vous remercie pour ces renseignements, soyez sûr que je suivrai cette piste et que j'irai jusqu'au bout. Cependant, je suis désolée, mais il ne me reste plus rien pour monnayer ton aide qui me serait toutefois précieuse, ajouta-t-elle à l'adresse de Diya.

Ramenant ses mains sur ses genoux, Iryelle ferma les yeux pour éloigner encore plus les souvenirs qui menaçaient de remonter. Peut-être allait-elle enfin découvrir la vérité. Peut-être toutes ces années vides verraient-elles un sens nouveau à partir de ce jour? Mais pour l'instant, tout ce qu'elle pouvait espérer était que l'on puisse taire les événements de son passé et se concentrer sur autre chose. Leurs faire allusion avait déjà une assez grande épreuve en plus d'avoir montré qu'elle était aussi faible qu'elle le paraissait. La Qantik cherchait très certainement sa pitié en lui proposant de l'accompagner, mais Iryelle n'en avait cure. Elle souhaitait simplement que l'on cesse de fixer l'attention sur elle, sur cette pauvre fleur fanée qu'elle s'était révélée être dans des vêtements qui reflétaient sûrement la même pensée.

- Diya... Maintenant que j'ai raconté mon histoire, pourquoi ne pas en faire de même?

La demande était poussée autant par la curiosité de savoir que par le besoin de détourner la conversation. Elle aurait bien subi dix millions d'interrogatoires si cela lui aurait permis d'en découvrir plus sur la tragédie qui lui était tombée dessus, mais elle sentait bien que le vieil homme n'en avait pas plus à dire. Finalement loin d'être un ennemi, il devenait maintenant une rencontre précieuse dans la mémoire de la jeune rose.

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L'égarée (Diya)


RPG
Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]   Sam 1 Aoû - 17:44


Les dires du vieil homme semblaient avoir heurté la jeune femme aux roses et un le silence tomba, pesant. Quand l'Hybrid le brisa, remerciant le Qantik qui lui renvoya un sourire grinçant avant de déclarer qu'elle n'avait pas de quoi payer l'aide de la Cyborg, Diya grimaça. A aucun moment elle n'avait pensé demander un quelconque salaire, elle l'aidait parce qu'elle en avait envie. Peut être qu'en ce lieu insalubre elle trouverait également des réponses à ses propres questions. Elle devait au moins essayer. Iryelle récupéra ses main, les ramenant sur ses genoux et lui demanda de raconter, à son tour, son histoire. La demoiselle aux cheveux anisés hésita un bref instant. Que devait elle dire ? Que devait elle taire ? A quel point pouvait elle s'ouvrir à cette femme ? Prenant une grande inspiration tout en posant son menton sur ses mains liées, la Qantik débuta son récit d'une voix hésitante, plongeant ses yeux dans ceux de la Phytos :

" J’étais comme toi avant. Une Phytos pour qui seule Mère Nature importait, je voulais simplement grandir, défendre les merveilles de la Sylva et y créer ma propre famille, m'y épanouir."

Son regard s'assombrit aux souvenirs de ce temps passé. Elle se souvint de sa petite vie tranquille, de son insouciance, tout paraissait si simple et tout tracé à l'époque ! Qui aurait pu penser que tout aller disparaître si simplement ? La voix brisée, Diya se força à reprendre :

" Un jour j'ai eut cet accident qui à tout changé. Je jouais avec d'autres enfants du village et ils avaient décidés de me faire une farce. Les ignorant j'ai aperçu quelque chose qui brillait, perché dans les branches d'un centenaire majestueux. J'ai décidé d'y grimper malgré les risques que cela comportait. J'ai réussi a me saisir du collier agrippé aux fines épines du conifère, mais Mère Nature n'a pas apprécié mon geste et à voulu me punir. L'arbre s'est déraciné, comme poussé par une force titanesque invisible."

Sa main se posa sur l'endroit, sous sa poitrine, ou la plaque de fer protégeant sa partie robotique se terminait. Elle sentait encore la douleur qui l'avait transcendé à cet instant, la colère, l’incompréhension qui avait accompagné sa chute. Puis ce sentiment d'abandon lorsque l'inconscient l'avait avalé, seule dans cette forêt où elle pensait mourir si stupidement. Une larme roula sur sa joue, il était si dur d’évoquer le changement entre son ancien être et celui ci, sa voix trembla, puis regagna un peu de fermeté :

" Une branche a broyé la moitié de mon abdomen et j'ai failli mourir en me vidant de mon sang... Pour me sauver ma mère à décidé d'aller trouver un scientifique, dans les laboratoires, qui soit capable de me... Changer."

Une nouvelle inspiration laissa un moment de réflexion à son auditoire. Diya ajouta enfin :

" L'Unik réussit à me sauver de justesse, mais le seul moyen pour cela était de me priver de ce qui faisait la fierté de mes parents... mes origines. A mon retour au village, mon père, qui ne savait rien de tout cela, en voulu beaucoup à ma mère, cela faillit détruire leur couple et tout ce qu'ils avaient construits ensemble. Personne ne me parlait, les villageois passaient leur temps à se moquer et me dénigrer. Je ne supportait plus de rester la bas. Je n'y avais plus ma place. J'ai donc renoncé à tout ce à quoi je pensais passer le reste de mon existence. Et me voici, à visiter cette ville en ruine où vivent ceux qui, comme moi, n'ont pas de place ailleurs." 

La demoiselle se tue, ne sachant qu'ajouter. Puis elle se tourna finalement vers Iryelle et se força à sourire avant de lâcher :

" Je ne demande aucune forme de rémunération pour l'aide que je t'offre. Je trouverais peut être moi-même des réponses dans cet endroit. Je comprendrais toutefois que tu ne veuille pas que je t'accompagne. Il s'agit d'une quête personnelle après tout, et il me parait logique qu'après ce qui est arrivé tu ne veuille pas accorder ta confiance aux semblables des assassins de tes parents."

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Craindre que le ciel nous tombe sur la tête [Iryelle - Diya]

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