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Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya

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MessageSujet: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Sam 7 Fév - 0:47

Spoiler:
 


Les paysages en dehors des livres étaient si différents de la réalité.  On n’apprenait pas dans des lignes comment réellement vivre en dehors.  Elle ne savait pas jusqu’à quel point son corps en parti mécanique pouvait résister. Les longues marches abîmèrent les beaux souliers qu’elle portait.  Pourtant l’I.A ne perdit pas de temps dans son entreprise. Si elle pouvait continuer à marcher, c’était en parti grâce au sac qu’elle avait emporté, cadeau secrètement  fait par le cyborg avant de s’en aller. Il y avait dans ce sac deux panneaux solaires facilement utilisables.

La ville d’Anathorey se présenta comme un schéma assez simple. Le palais aiguillait grâce au soleil l’I.A. Si Joul n’était jamais sortie, elle avait déjà lu une carte géographique et elle savait l’interpréter grâce à « cette boussole » qui surplombait la cité. A midi, il fallait aller vers la direction sur soleil et continuer à 20° quand celui-ci sonnait les quatre heures de l’après-midi pour se diriger vers la bonne sortie. Quitter Anathorey ne fut pas la chose la plus aisée qu’elle eut à faire. Les passants, aussi richement vêtus furent-ils, la regardaient parfois. Peut-être que son visage disait quelque chose à certaines personnes ou que son physique, qui n’était pas brillant, s’empirait tout simplement. Elle fut arrêtée, une fois. Ce n’était heureusement pas des hommes du Duc de Darh père. Ils étaient simplement chargés de surveiller la ville et la qantik qui avait ses origines clairement tracées sur sa peau, fut brièvement interrogée. Mais rien indiqua aux messieurs qu’elle fut quoique ce soit de menaçant pour les passants ou pour la ville. De plus, l’I.A se présenta comme une domestique. Ce fut certainement son premier mensonge, bien qu’elle ne sut pas si le rôle d’épouse l’avait été ou non.
Joul pouvait savoir quand son état allait mal et pour le moment, il s’avéra correct. Donc elle continua sa route et prit au final un chemin connu, se risquant à aller dans la zone désertique. Anathorey était une ville où il était certainement plus facile d’en sortir que d’y rentrer. Les frontières étaient très surveillées et en quittant les remparts, Joul s’aperçut qu’un immense amas d’Ohms était devant l’une des grandes portes de la cité. Chaque visiteur était vérifié.

Elle marcha deux jours consécutifs. La route qu’elle empruntait n’était pas la plus visitée, mais elle n’était pas abandonnée non plus. L’I.A était rarement seule. Il y avait des passants, des véhicules ainsi que des engins volants dans le ciel. Quand la nuit tombait et que la température baissait, elle voyait des Ohms se regrouper près de feux. Il y avait des tentes aussi où femmes et enfants dormaient. Il arriva que la Qantik se pose des questions à propos de leurs origines. Si, à sa connaissance, il existait deux villes, y-en-avait-il d’autres ? Jusqu’où cette zone aride s’arrêtait-elle ? En se retournant, l’I.A remarqua que la cité d’Anathorey n’était plus qu’un lointain ‘rocher’.
Joul ne se rendit pas tout de suite compte, mais ses souliers étaient en lambeaux et la peau plastique de ses pieds avait déjà commencés à s’user. Cela la ralentit car des cailloux vinrent entraver certains pas. Dans ces cas-là, Joul s’arrêtait, déchaussait son pied pour enlever l’élément perturbateur et reprenait par la suite sa laborieuse marche.

Quand le troisième jour débuta et que midi sonna, il y eut un terrible vent. Certains hommes se mirent à râler et se protégèrent le visage avec des tissus. Joul qui n’avait sur elle que peu de vêtements n’eut d’autres choix que d’affronter péniblement le vent sablé qui provenait de l’est du soleil. Les intersections de son corps telles que ses coudes, ses genoux et son cou furent gênés par de multiples grains de sables à la fin du grand souffle.

Nordkia se présenta comme une béante zone dans le sol. Il y avait, quand Joul réussit à distinguer l’horizon, plusieurs appareils volants qui partaient et revenaient dans une certaine partie de la grande ville sous le sol. Pour y accéder, il fallait machinalement descendre en suivant certains longs couloirs et passages. Il y avait peut-être d’autres moyens mais Joul ne les connaissait pas. Toutefois, avant de se risquer dans la pénombre, la qantik alla se positionner contre un rocher, caché des passants et s’assit. Il faisait encore jour. Les grains de sable avaient légèrement endommagés les intersections des membres de l’I.A et ses vêtements ressemblaient plus à des haillons dont la couleur rousse était celle du désert que de beaux apparats. Si elle avait été une ünik, Joul aurait très certainement été morte de fatigue. Et bien que ce ne soit pas le cas et qu’elle ne le ressente pas réellement comme tel, Joul eut vraiment besoin de se poser et de fermer les yeux. Ainsi elle disposa les petits panneaux solaires sur chaque côté et son système se mit en veille, assurant pour la première fois depuis ces trois derniers jours, une recharge économique de ses batteries. Tout son corps se détendit et bientôt, l’I.A fut plus qu'un élément dans le paysage aride.


Dernière édition par Joul Fleur le Mar 17 Fév - 21:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Dim 8 Fév - 22:14



Après quelques jours à traîner dans les bas quartiers d'Anathorey Diya avait croisé un Qantik employé par des Élites qui passaient son temps à porter des messages dans différents lieu de la cité. Ce dernier, comprenant sa situation lui avait conseillé de se diriger vers Nordkia au terme d'une conversation rapide. Il ne devait pas perdre de temps et la demoiselle ne voulait pas lui attirer d'ennuis. La Cyborg s’était donc dirigée vers cette partie, souvent mal fréquentée d'après les dires des passants, d'Urban City, demandant son chemin de temps à autre.

Il lui fallut deux jours pour atteindre Nordkia, par chance un Docker qui effectuait une livraison ne s’était pas rendu compte qu'elle s’était accrochée à son véhicule pour gagner du temps le premier jour. Une fois la nuit tombée l'homme s’était arrêté et la jeune femme s’était enfui, disparaissant dans les méandres de la nuit. Trouvant un abris de fortune sous un renfoncement rocheux la Cyborg déplia son sac de couchage et s'y coucha, roulée en position fœtale pour se tenir chaud, ses effets personnel camouflés au creux de l'étuis de tissus hermétique. Elle plongea rapidement dans un sommeil sans songe et fut réveillée par les faibles rayons du soleil à l'aurore.

Elle se leva, plia rapidement le sac imperméable et le rangea dans sa house, puis la demoiselle le rattacha à son sac de voyage et reprit son voyage. Le soleil était déjà haut quand elle arriva en vue de la cité des Dockers. La jeune femme en avait entendu quelques rumeurs, mais rien de bien concret. Maintenant qu'elle se trouvait devant la ville circulaire qui avait été battit autour du puits sans fond dans lequel les Dockers puisait leur eau. Bien que cette dernière doivent passer dans d’innombrables purificateurs avant d'arriver dans les foyers cela semblait permettre à ces Unik de ne pas dépendre de la réserve dans laquelle puisait Anathorey. Du moins c'est ce que la demoiselle avait cru comprendre en écoutant parler deux hommes sur la route en début de matinée.

L'un d'eux portait un uniforme gris métallisé et ne cessait de se plaindre de l'humidité que contenait les salles dans lesquelles étaient traité l'eau. L'autre, fier fanfaron, portait un jean usé et un tee-shirt pastel sur lequel était dessiné un cd entouré du nom d'un groupe qui lui semblait avoir déjà écouté. Ce dernier parlait de machines permettant aux Unik de voler, argumentant avec de grand geste sa future réussite.. Il était vrai que la Cyborg en avait vu plusieurs en venant mais elle ne s’était pas posé d'avantages de question sur la magie permettant de telle chose. La technologie ne l’intéressait pas. C’était une ancienne Phytos, seules les créations de la Déesse avaient de l'importance à ses yeux. Mais les choses avaient changés et il était temps de s’intéresser au nouveau monde qui s'offrait à elle.

Elle repéra un attroupement un peu à l’écart et décida de s'approcher. Se fondant dans la masse de Docker présent elle se demanda ce qui pouvait attirer autant de curiosité. Elle comprit au moment où elle la vit. Une Qantik, sans doute pas une Cyborg comme elle. Il s'agissait sans doute plus d'une création purement mécanique. Cette dernière, assise contre un roc dont les mauvaise herbes et le buissons, sans doute utilisé comme cachette, avaient été écartés, était replié sur elle même. Elle chassa les curieux en mentant, soutenant qu'il s'agissait d'une domestique s’étant échappée de chez ses Élites. Presque aussitôt le groupe d’intéressé se dissipa, disparaissant dans les rues étroites et alambiquée qui encerclait la cité sur des centaines d'étages. 

S'agenouillant devant l'inconnue Diya constata que certaines de ses parties robotisées étaient en souffrances. Sa peau de synthèse était elle aussi abîmée en plusieurs endroits. Des capteurs solaires semblaient lui permettre de se recharger mais son corps ne bougeait pas, comme plongé dans un mode de veille prolongé. La jeune femme s'assit à coté de la demoiselle aux cheveux raides et sombres qui s'emmêlaient au fil du vent. Quand enfin cette dernière ouvrit les yeux l'ancienne Hybrid lui sourit et déclara en guise de salutation :

" Pense à te déconnecter dans un lieu plus isolé la prochaine fois. Cette bande de curieux t'aurais sans doute démantelé si je ne les avais pas chassé. Je m'appelle Diya, je suis une Qantik, comme toi. On devrait essayer de trouver quelqu'un qui peut t'arranger ça. C'est pas joli-joli et ça risque de t'attirer pas mal de regards."

La jeune femme aux cheveux vert avaient les yeux qui brillaient, contente de parler à quelqu'un et espérant que cette personne ne soit pas agressive ou dépressive. La demoiselle lui montra les parties de ses pieds abîmé et ses vêtements en lambeaux. Elle pourrait toujours lui prêter une de ses robes mais elle ne pouvait rien faire pour les dégâts matériel causés à son corps.


HRP:
 
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MessageSujet: Re: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Mar 17 Fév - 21:08

L’état de mise en veille du système de Joul impliquait un arrêt physique de ses membres. Néanmoins, cela n’interdisait pas au reste de continuer à fonctionner normalement. Bien que ses capteurs soient beaucoup moins fidèles une fois la mise en veille activée, il n’empêchait pas que Joul puisse toujours entendre ou percevoir ce qu’il se passait en dehors. N’ayant pas l’habitude de vivre une telle situation, son attention se porta sur les pensées qui se formulaient dans sa tête, un endroit bien plus reposant que cette réalité dans laquelle elle était plongée. Elle se demandait quel âge avait les pièces qui lui servaient de corps. S’il fallait continuer avec ça, les mécaniques des intersections de son corps, tels que les genoux, les coudes et la nuque s’abîmeraient trop vite. Cette première dégradation en entraînerait d’autres et Joul ne savait pas si elle tiendrait jusqu’à trouver un mécanicien dans cet endroit appelé Nordkia. Puis, comme si cette question ne pouvait pas être plus éloignée de son esprit que les enfants l’étaient physiquement, Joul se demanda comment ils allaient. Oserait-elle envoyer une missive à la demeure du Duc ? Elle s’imagina plusieurs situations possibles. Certaines étaient douces et joyeuses, d’autres bien rudes. A vrai dire, bien qu’elle eut une intelligence mathématique, rien n’indiquait comment elle serait accueillie si elle revenait à Anathorey. Il y a avait des probabilités infinies qui s’étendaient sur cette question. En cela, Joul arrêta bien vite ses calculs car cela lui prenait de l’énergie et ne l’apaisait guère.

Depuis quelques temps, l’I.A percevait une sorte de bourdonnement continu autour d’elle. Elle se demanda un instant s’il ne s’agissait pas de ses capteurs, sensibles au vent des terres arides. Ce lointain vacarme s’approchait et déjà il l’entourait de toutes parts. Cela ne l’inquiéta pas, elle s’était mise à l’abri loin du chemin emprunté par les üniks. Et quand bien même ce vacarme serait en fait le fruit des üniks, Joul ne voyait pas ce qu’ils pouvaient lui vouloir. Elle était tranquille, assise et rechargeait patiemment ses batteries fatiguées. Toutefois, pour en avoir la certitude, elle s’autorisa à regarder. Sa position et le mouvement de sa tête ne trahissaient pas l’état dans lequel elle était. Si on venait à l’attaquer, il faudrait un moment avant qu’elle puisse répondre et si on lui parlait, elle ne pourrait certainement que cligner des yeux pendant quelques minutes.
C’est alors qu’elle découvrit une bande d’üniks tout autour d’elle. Leurs habits et l’état de propreté dans laquelle ils étaient indiquaient sans nul doute leur situation financière et sociale. Avant qu’elle ne souligne un autre trait prédominant, ils étaient pour la plupart tous des êtres masculins. Elle découvrit dans cet étrange attroupement qu’une fille, cachée à cause de sa taille. Ils se posaient tous des questions sur l’état de ses membres et de leur future utilité. Si ils comptaient les utiliser, et bien soit, qui les en empêcherait ? Joul ne le pouvait certainement pas lutter et quand bien même elle eut le pouvoir de se lever, ils étaient nombreux. Néanmoins, autre trait qui les marquait à peu près tous si ce n’est la curiosité, fut la jeunesse qui habitait le sillon de leur visage. Ils étaient plus vieux que les enfants qu’elle connaissait mais beaucoup moins âgés que le Duc, qui lui, devait avoir ving-sept ans. En somme, avec les statistiques qu’elle se faisait et si son corps répondait cordialement aux signaux électriques envoyés, ils auraient certainement le temps de lui prendre les panneaux solaires portables et quelques membres. Joul en aurait certainement fait cadeaux si elle en possédait d’autres et si les besoins qu’elle exprimait n’étaient pas aussi forts aujourd’hui.

Avant que cela ne se produise, alors qu’un des garçons vérifiait déjà l’état valide des panneaux solaires, une ünik parvint à se faire un chemin à travers cet amas de jeunes gens. Elle avait une voix assez portante et convaincante pour que les garçons et l’unique fille l’écoutent. L’ünik avait des cheveux extraordinairement verts clairs, comme une menthe à l’eau, ou encore celle de la pelouse devant la maison du Duc. Joul n’avait jamais fait attention à ce genre de détails chez les autres üniks, après tout, il devait en exister une multitude dans ce monde que l’I.A ne connaissait pas encore. Le regard brun de la qantik croisa momentanément les yeux de la jeune femme. Ceux-ci étaient d’un même camaïeu de vert que ses cheveux, ce qui était dans l’ensemble, assez doux à regarder. Bien sûr, alors que les membres endormis de l’I.A se rechargeaient, les yeux de Joul continuèrent cette brève analyse. Elle retira le mot « ünik » lorsqu’elle découvrit, malgré l’habilité des vêtements colorés de la femme à masquer ou à protéger les membres mécaniques. A son souvenir, cette jeune femme ressemblait fortement au cyborg que Joul avait connu. Lui aussi était fait de chair et de sang et avait du se faire remplacer ses bras et une de ses jambes pour pouvoir continuer à travailler. « Je n’en reste pas pour le moins un Ohms. » Cette phrase raisonna dans la tête de Joul. Le cyborg avait beau avoir perdu la plupart de ses membres, il n’en restait pas moins lui-même. Il allait donc être malvenu si Joul soulignait l’attachement au Qantik pour cette jeune femme aux cheveux ‘de jardin’.

Ses paroles furent curieuses. Joul ignorait si on l’avait suivie, et dans ce cas-là, peut-être que cette femme était une espionne. Dans un autre côté, peut-être que c’était un cas courant que les qantiks partent. Ce cas-là anima la curiosité de Joul. Elle avait vécu un an dans un endroit quasiment clos et les seuls qantiks qu’elle connaissait était en effet des domestiques ou des mécaniciens.

Ils partirent après que la femme eut prononcé le mot « Elite ». Ce vocabulaire n’avait pas dû leur plaire car aussitôt ils s’étaient éloignés. Joul ne l’avait que très rarement entendu là où elle habitait car les domestiques, et quand bien même les maîtres de la maison, n’avaient pas besoin de se rappeler qui ils étaient et leur pouvoir respectif. Toutefois, il apparut clairement pour la qantik de qui il s’agissait. Après tout, son cœur avait été fondé sur les souvenirs embryonnaires d’une autre qui elle, savait de quoi elle parlait.

La qantik aux couleurs printanières s’agenouilla. Comme le garçon plus tôt, elle se permit de constater ce que l’I.A avait, ce qu’elle n’avait plus et ce qui allait bientôt lui manquer. Peut-être qu’elle avait besoin de certaines pièces, elle aussi. Le garçon qui s’était relevé plus tôt en avait emporté une avec lui. Joul ne saurait dire laquelle avant un examen.

Au lieu de se servir, elle appela Joul à se réveiller en lui intimant un conseil fort avisé. Les globes oculaires de l’I.A acquiescèrent, lui indiquant d’une manière ou d’une autre que son ‘esprit’ avait toujours été éveillée et qu’elle n’avait échappé à rien de ce qu’il s’était passé depuis le début. Enfin, elle se présenta et Joul Fleur put mettre un nom sur ce visage naturel. Diya. Un prénom portant une triple voyelle n’était jamais facile à prononcer. Heureusement que Diya, la qantik en question, l’avait clairement dit pour que Joul puisse le répéter sans faire de fautes sonores.
L’intelligence artificielle put enfin bouger le bout de ses doigts. Il avait fallu une dizaine de minutes pour que son corps s’active. Le mouvement passa de ses doigts jusqu’à son visage qu’elle détendit en effectuant une rotation simple de la tête, que n’importe quel ünik pouvait faire.

- « Enchantée, Diya. » furent les premières paroles dirigées vers la jeune femme.

L’I.A en profita pour refaire le chemin du regard de Diya. En effet, la couleur rousse du désert ne l’avait pas enjolivée. La peau plastique était déjà partie à beaucoup d’endroits. Joul tendit le bras jusqu’à son pied et tira les derniers vestiges d’une vie aux jolis souliers.

- « Je m’appelle Joul, Joul Fleur. »

La qantik lâcha la ‘peau’ qu’elle tenait dans la main pour la tendre vers la qantik. Comme faisait le Duc quand ils rencontraient des convives, il leur serrait la main. Joul souhaitait en faire de même car cela créerait une approche qui, selon ce qu’elle avait appris, mettait les personnes concernées en bons termes.

- « Je viens d’Anathorey. » dit-elle en espérant satisfaire sa présentation, bien que peu fournie. Elle voulut lui poser quelques questions, mais pensant qu'elle n'était ni en état, ni en position de le faire, se tint.

Comme Diya l’avait constaté, Joul avait besoin de bons mécaniciens.

- «  Je ne sais pas où trouver ces personnes qui peuvent m’aider. »


Elle venait peut-être d’en trouver une, ce qui allait être bien pratique. Joul doutait que le mécanicien ait réellement eu l’intention de lui sauver la vie. Il l’avait peut être fait en dépit de sa fonction de prisonnière masquée mais lui avait fourni peu d’indications pour le retrouver. Comme quoi, la vie de Joul n’avait tenu à rien. Si ce n’est au bon vouloir et au caprice du destin qui aujourd’hui l’avait amené à faire la rencontre de Diya, une vive qantik.

- «  Je te remercie pour les avoir écartés. Ils ont déjà pris une de mes pièces, j’espère simplement qu’elle n’était pas si importante. »

En effet, Joul Fleur s’imaginait mal courir derrière des jeunes gens sans même savoir où ils s’étaient dirigés. Elle offrit à Diya un petit sourire et à la suite, rangea les panneaux solaires portables dans un sac en cuir usé. Une fois cela fait, Joul se redressa, à l’aise au final debout. L’énergie du soleil battait son plein dans les canaux de son corps, lui donnant de nouvelles ressources à épuiser jusqu’à pénétrer Nordkia. Elle n’avait pas encore vu la ville mais sur la route, avait entendu de nombreuses choses à son propos.

Bien sûr, elle n’oublia pas celle qui l’avait sauvée d’une situation gênante et qui regardait par moment le souvenir d’une belle robe et de pieds ‘humains’.

- « Je me demandais : possède-tu quelque chose pour m’aider à me défaire de tout ce sable et de cette couleur ocre qui ne me sied pas, s'il te plaît Diya ? Je crains avoir des parties endommagées qui pourraient être soulagées avec un chiffon propre ou une petite brosse. »

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MessageSujet: Re: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Mer 18 Fév - 23:04



Les yeux clignèrent légèrement, comme pour répondre à l'invitation de la jeune femme mais le corps étendu contre la roche ne bougea pas d'avantage. Peut être lui fallait il du temps pour sortir du mode veille dans lequel elle était plongée ? La demoiselle se redressa, coinçant un mèche de ses cheveux anisé derrière son oreille. Elle espérait ne pas lui avoir fait peur, après tout cette situation ne la regardais pas et pour être discrète elle aurait mieux fait de continuer et de laisser cette inconnue ainsi. Sa moitié humaine le lui interdisait. Ce fut quand l'étrange femme robotique fit une rotation de la tête, comme pour se détendre après un long sommeil que les pensées de la Cybord convergèrent à nouveau vers elle. 

« Enchantée, Diya. »

La Qantik lui sourit, au moins elle ne la fuyait pas sans lui adresser ne serais ce qu'un mot. Elle l'avait un instant craint mais était soulagée qu'elle lui parle. Depuis combien de temps n'avait elle pas eut une discussion dénuée de prudence ou même de méfiance envers un individu ? Cette femme ne semblait pas dangereuse, plutôt perdue. Son état l’inquiétait. Pourrait elle seulement marcher avec tout le sable dont semblaient imprégnés ses mécanismes ? 

« Je m’appelle Joul, Joul Fleur. » 

Elle lui tendit la main, ses gestes semblaient mesurés, comme si les engrenages obéissaient à des années d'imitations des Ohms. Mais ses yeux reflétaient une volonté de bien faire et Diya serra chaleureusement la main de Joul. Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête. La Qantik face à elle arboraient quelques bijoux et des vêtements de bonnes factures, elle ne venait donc pas de Nordkia où des bas quartiers d'Anathorey. Cette femme avait du vivre et être créée par des Élites, il n'y avait pas d'autre options à la technologie dont était composé sont corps, même son esprit semblait évoluer et s’inspirer de chaque détail pour compléter son opinion où ses gestes. C’était fascinant et terrifiant à la fois. 

« Je viens d’Anathorey. »

Ainsi c’était donc confirmé, elles venaient toutes deux du même endroit mais Joul Fleur semblait bien mieux le connaitre qu'elle. Peut être pourrait elle lui demander de lui décrire la vie chez les Grands noms de la capitale d'Urban City. Avant ça Diya devait trouver un moyen de lui faire confirmer que l'I.A. avait bien vécu avec des Élites. Elle ne pouvait pas poser la question de but en blanc, ce serait impoli en plus d'être totalement déplacé et différent de ses agissements naturels. Mais que lui restait il de "naturel" maintenant ? Elle était dans un lieu qu'elle avait voulu éviter à tout prix, mais c’était peut être le seul ou on ne la regarderait pas de haut parce qu'elle était différente. S'accrochant à ce fol espoir elle se laissa aller et choisit d'aider cette inconnue.

«  Je ne sais pas où trouver ces personnes qui peuvent m’aider. » 

Diya plongea ses yeux dans ceux de la Qantik, elle ne pouvait malheureusement rien faire pour elle, n'y connaissant rien à la mécanique ou à la technologie qui régissait le corps réglé et superficiel de l'I.A.. Toutefois si elle l'aidait à se diriger vers Nordkia il pourrait sans doute trouver là-bas quelqu'un pour les aider contre quelques pièces sonnantes. Diya n'en avait pas beaucoup mais elle ne pouvait se résoudre à laisse la jeune femme dans cet état désastreux.

«  Je te remercie pour les avoir écartés. Ils ont déjà pris une de mes pièces, j’espère simplement qu’elle n’était pas si importante. »

Une moue contrariée vint tordre les traits de la Cyborg et ses émeraudes s'entachèrent de mal-aise, si elle avait réagit plus tôt au lieu d’hésiter peut être aurait elle pu empêcher cela d'arriver, mais la peur que les événements se retournent contre elle l'en avait empêché. Elle déclara, soucieuse de parler d'un ton rassurant :

" Ne t'inquiète pas je vais t'aider à trouver quelqu'un qui te remettra sur pied et vérifiera s'il te manque quelque chose ou si ce n'est qu'une pièce superficielle. Avec les bijoux que tu as là et mes quelques pièces nous devrions avoir de quoi payer."

La jeunes femme aux vêtements colorés regarda Joul ranger les panneaux solaires qui devaient servir à recharger ses batteries dans une sacoche de peau tannée et se relever. Une fois face à elle la Qantik lui demanda d'une voix calme, comme si rien ne l’inquiétait, ce qui surpris un instant l'ancienne Phytos :

 « Je me demandais : possède-tu quelque chose pour m’aider à me défaire de tout ce sable et de cette couleur ocre qui ne me sied pas, s'il te plaît Diya ? Je crains avoir des parties endommagées qui pourraient être soulagées avec un chiffon propre ou une petite brosse. »

La Cyborg prit un instant pour réfléchir, avait elle ce que la demoiselle lui demandait ? Elle en douta un instant puis décida qu'un simple débardeur blanc ferait l'affaire, elle n'aurait qu'à s'en fournir un autre une fois de retour à Anathorey. Fouillant dans son sac qu'elle portait en bandoulière la demoiselle en sortit le fameux débardeur et le tendit à Joul en s'excusant :

" Je n'ai que ça mais utilise le à l'user s'il le faut et n'hésite pas à le déchirer si besoin est. Je m'en achèterais un autre et j'ai largement de quoi me vêtir pour me permettre de te le donner. "

La femme aux cheveux chlorophyllien soupira, sans se départir de son sourire, et ajouta tout en observant le placement de l'astre de feu sur la voûte céleste :

" Nous devrions gagner l’intérieur de Nordkia sans tarder, nous y serions moins à découvert et avec un peu de chance nous trouverons rapidement quelqu'un capable de t'arranger tout ça !"

La Cyborg avait désigné le corps de Joul Fleur, où la disparition de la peau de synthèse laissait les parties robotiques à la vue de tous. Plus son apparence paraîtrait normale moins elles seraient regardées et pourraient ainsi circuler plus facilement. La femme etait plus grande qu'elle et ses vêtements ne lui irait donc pas. Peut être trouverait elle une fripperie ou un vendeur de fringues récupérées et recyclées dans la ville creuse. Il serait mieux pour les deux demoiselles de se fondre dans la masse. Avisant un groupe de jeune après quelques minutes à laisser Joul se débarbouiller et se débarrasser de la poussière plutôt collante elle suggéra :

" Suivons ce groupe d'Uniks, ils nous conduiront sans doute dans la ville et en restant proche d'eux les autres pourront penser que nous sommes ensemble. Le nombre fait la force, tu te sens d'attaque ?"


Comme elle ne savait pas si l'I.A. avait besoin de se désaltérer ou non Diya lui tendit sa gourde après avoir bu une grande lampée d'eau fraîche. La chaleur du désert était assez torride à cette heure et cela causait à sa peau des tiraillement désagréables. Elle avait hâte de retrouver l'ombre bienfaitrice des bâtiments, même si ces derniers ne lui inspiraient aucune confiance.
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MessageSujet: Re: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Jeu 19 Fév - 23:00

La qantik était amicale envers Joul. Ce mot n’était pas rare à Anathorey car il faisait parti du vocabulaire commun des convives et des invités. On adressait un sourire bienveillant, une poignée de main chaleureuse. On acquiesçait sans trop en faire et on se montrait courtois. Le Duc avait un jour dit à Joul, que quand bien même la personne devant soi était votre pire ennemi, toujours lui adresser un regard amical et une gestuelle cordial, pour avoir à jamais le dernier mot, même sous son toit. Mais Diya, qui ici se montrait amicale, n’avait rien avoir avec ce que Joul avait vu. Bien qu’elle ne la connaissait que de peu, elle s’était déjà montrée disposée et aimable, bravant un groupe de jeunes üniks pour aider Joul Fleur. Elle semblait comprendre ce que Joul ne percevait pas encore, un signal peut-être ? Joul n’en avait émis aucun et n’en avait de toute façon plus les moyens. L’idée qu’elle soit une espionne devenait de plus en plus infondée. Après tout, il y avait tant de personnes aux portes de Nordkia que celui qui voulait retrouver quelqu’un serait perdu.

Ainsi, Diya confirmait l’hypothèse de Joul. Bien sûr, l’I.A ne pouvait se fonder que sur l’amabilité de cette qantik qui venait de croiser son chemin. Mais l’hypothèse que Joul se faisait la rassura. Elle ne serait donc pas seule à trouver et à fouiller ce vaste monde souterrain.

L’I.A n’avait pas regardé ce qu’elle avait emporté avec elle. A vrai dire, elle n’avait pas fait ses bagages, ni rien du tout. Elle était partie à l’instant où on l’avait menacée, sentant qu’elle ne pourrait plus vivre sous une demeure ou par deux fois, on avait intenté à sa vie. La première avait été « cette sphère de l’ange » qu’elle avait dans le sac et qu’elle ferait analyser dès qu’elle le pourrait. Le second avait été ce « coup de feu » qui n’avait jamais atteint cible. La qantik avait donc, sur elle, ses vêtements, le sac du mécanicien, et les bijoux que Diya avaient souligné. On lui avait raconté comme on conte un récit comment les transactions à l’extérieur de la demeure se faisait, mais jamais Joul en avait assisté. D’abord, elle était ‘née’ dans cette demeure et y était restée. Deuxièmement, on avait aussitôt fait d’elle une figurine dans un décor. Elle avait été l’épouse du Duc, deuxième du nom, une qantik. Bien qu’elle en fût capable, la comptabilité de la demeure et des affaires du Duc avaient été fournies à sa mère. C’est en toute logique que Joul, éloignée des affaires de la famille et contrainte de rester chez le mari, n’avait jamais vu de ses propres yeux les moyens d’échange et de paiement. Elle se doutait bien qu’il y en avait, mais c’est avec étonnement qu’elle découvrit qu’on pouvait payer avec des pierres et « des pièces ». Sans avoir besoin de regarder, elle savait combien de bijoux elle possédait et se demandait par la même occasion si cela représentait beaucoup ou non. Pourrait-elle se permettre de se payer une nouvelle peau de synthèse, des vêtements ou même une réparation ? Le ton de Diya, qui affirmait l’utilité hors esthétique des bijoux, parvint à donner du courage à Joul pour prendre le vêtement qu’elle lui tendait.

L’instant fut bref quand Joul vit le tissu qu’elle lui donnait. C’était comme l’avait appelé la Cyborg, ‘un débardeur’. Joul n’avait jamais porté un tel vêtement et l’eut trouvé court pour en être un. Elle le regarda encore quelques secondes avant de dire à la femme :

- Merci, Diya.

Phrase toujours ponctuée d’un petit signe de tête pour souligner le remerciement et d’un petit sourire pour montrer sa reconnaissance. La cyborg lui proposait de l’utiliser comme bon lui semblait. Joul continua de faire des petits signes de tête, de haut en bas. Ses yeux ne quittaient plus le vêtement. Bien qu’elle eut trouvé court le vêtement, elle envia Diya le temps de sa contemplation. Ce n’était pas une pensée malsaine, Joul n’était pas jalouse de Diya. Elle l’enviait d’avoir pu choisir et de le pouvoir encore mais se dit qu’elle le pouvait aujourd’hui aussi. Gâcher un tel vêtement pour une telle besogne était ingrat, Joul le savait, mais remerciait encore Diya de supporter un tel geste.

Elle s’appliqua ainsi à se nettoyer les parties les plus sales, à savoir les intersections de son corps visibles et fragilisés à cause du vent du désert. Elle enleva autant de grains de sable et de saletés qu’elle le put, se passant à la fin le débardeur sur le visage pour nettoyer ses yeux.

Au lieu de tendre le vêtement usé, après tout c’était un échange car Joul ne se permettait pas de continuer ainsi, elle défit l’un de ses bracelets. Celui-ci possédait trois petites pierres. L’une, celle au milieu était la plus grosse et la mieux polie, ça avait été autrefois une gemme, avant qu’un trou précis et fin soit percé. Les deux autres d’une plus petite taille l’entouraient. Les trois étaient des ambres de couleur assez claire.

- Voici ce que je te dois, Diya. Je sais que mes bracelets ne font pas la taille de ton débardeur et ne pourront pas te couvrir mieux que le tissu, mais si cela peut t’aider à en avoir un autre… Merci encore, Diya.

Elle lui mit dans la main le petit bracelet, qui, elle espérait, suffirait à contenter « l’échange ».
Joul Fleur enfila ensuite le vêtement autrefois blanc par-dessus le haut de sa robe. Elle ne pouvait pas le redonner à Diya à cause de son état, mais ne pouvait pas non plus s’en acquitter maintenant car sa robe était en piteuse état. Cela aidait à couvrir les parties hautes du corps de Joul car la robe menaçait à tout instant de tomber.

Alors, envisager de rentrer à Nordkia en compagnie de Diya fut possible car la cyborg le proposa et parvint même à trouver un groupe d’ohms, aussi jeunes physiquement qu’elle, pour rejoindre la cité souterraine. Elle eut un argument fort intéressant, sans doute en rapport avec l’incident survenu plus tôt, lorsque Joul était encore en veille. L’I.A acquiesça en refusant poliment l’eau qu’elle lui proposait. D’une part parce que les lèvres de la cyborg étaient gercées, signe d’un asséchement donc d’une nécessité de boire pour prendre soin du biomécanisme, et d’une autre part, Joul ne pouvait souffrir de la soif car elle tirait avant tout son énergie de l’électricité et du soleil.

- Le groupe fait la force ! affirma Joul, entraînée par la conviction de la qantik.

Ainsi, le groupe composé s’avança encore un peu au soleil avant de pénétrer un chemin bien à l’ombre, bordé de grands rochers. C’était sans nulle doute l’une des nombreuses entrées et sorties de la ville, bien que la taille du chemin fut étroit comparé au nombre de personnes qui la pénétraient. Plusieurs machines s’élevèrent dans les airs et ce qui créa un vent et qui, comme ils le faisaient tous, balaya le sable jusque dans le chemin. Joul, déjà subitement aveuglée par le passage du clair à l’obscur, se retrouva pour quelques secondes déboussolée. Elle se couvrit, comme elle venait de le voir sur une enfant, le visage de ses mains pour éviter au sable de rentrer dans le coin de ses yeux, de sa bouche et de son nez.
Quand la bourrasque passa et que tout fut redevenu clair, elle se remit à marcher derrière le groupe qu’elle suivait avec Diya. Elle avait naturellement pris un peu de longueur et se surprit à traîner d’une jambe. Il manquait et Joul venait de s’en apercevoir, une petite rotule mécanique et ses deux vis. Cela nuisait au correct pliement de sa jambe gauche. En y réfléchissant, ce fut la pièce qu’ils avaient emporté, Joul ignorait pourquoi.
Toutefois, cela ne l’handicapa pas énormément car le groupe était ralenti par la multitude de gens qui avançaient sur la même route. Elle lança un regard à la marche de Diya, beaucoup plus gracieuse en cet instant que la sienne.
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MessageSujet: Re: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Dim 22 Fév - 0:53



La demoiselle observait l'I.A. chasser la poussière orangée dont elle était couverte. Alors que Diya pensait qu'elle allait le jeter ou du moins s'en débarrasser, après tout il était maintenant sale et abîmé par endroit et de ce fait inutilisable. La femme aux cheveux d'ébène fit coulisser le fermoir d'un des bracelet qui ornait son poignet avant de le lui tendre. Surprise la Cyborg ne comprit d'abord pas. La valeur de ce bijoux était nettement supérieur au débardeur donné et elle voulut d'abord refuser mais Joul lui mit le fin maillage orné d'ambre dans les mains en déclarant :

" Voici ce que je te dois, Diya. Je sais que mes bracelets ne font pas la taille de ton débardeur et ne pourront pas te couvrir mieux que le tissu, mais si cela peut t’aider à en avoir un autre… Merci encore, Diya. "

La Qantik aux cheveux de jade observa l'inconnue avec étonnement, sans doute ne connaissait elle pas les valeurs réelles de ces objets. Toutefois son geste la touchait et elle lui sourit gentiment, heureuse d'être tombée sur une personne correcte et appréciable. Elle se promit néanmoins d'égaliser la valeur des objet échangés au travers de son aide et de nouveaux vêtements propre. L'idée d'utiliser son présent comme haut n'était pas mauvaise, malgré son piteux état il couvrait les endroit où les vêtements de la femme tombaient en lambeaux. Elle refusa ensuite poliment la gourde que Diya lui tendait et cette dernière en but une grande gorgée. L'eau fraîche la désaltéra et lui redonna de l’énergie, elle se sentait revigorée et prête à entreprendre cette aventure dans la ville souterraine.

" Le groupe fait la force !"

La demoiselle aux yeux émeraude sourit à cette remarque qu'elle avait elle même fait plus tôt. Il était vrai que les individus qui se déplaçaient en groupe se sentaient souvent moins vulnérable et se permettaient donc de commettre des acte qu'il n'auraient jamais osés faire seul. Toutefois elles devraient être prudentes et discrètes, leur couverture était bien maigre et pouvait tomber à tout moment. Diya et Joul se placèrent derrière les jeunes Uniks et les suivirent vers sur un sentier encadré de grands morceaux de roches. Ce dernier mena vers une arche de pierre grise, sans doute une des entrées de la cité. Plusieurs appareils à réactions décollèrent soudain non loin d'eux, entraînant un courant d'air chaud qui souleva le sable du chemin violemment. Diya remonta le haut de sa robe sur sa bouche et son nez et ferma les yeux, laissant à la bourrasque le temps de retomber. Quand ce fut fait elle chercha Joul des yeux, l'I.A. ne se trouvait plus à ses cotés. La femme était légèrement en retrait, sa jambe semblait refuser de lui obéir correctement et elle avait du mal à avancer. La Cyborg ralentit jusqu'à être à hauteur de la jeune femme au corps mécanique et lui lança a voix basse :

" Tu peux t'appuyer sur moi si tu veux. Essayons de trouver quelqu'un qui saura te réparer tout ça rapidement."

Son sourire se voulait rassurant. Elles reprirent leur avancement à l'arrière du groupe qui riait bruyamment et faisait de grands gestes en parlant. Au moins elles passaient inaperçu avec un tel remue-ménage. Après avoir passé l'arche le duo improvisé emprunta un interminable couloir creusé dans la pierre. Ce dernier était ponctué de nombreux escaliers descendant vers les étages habitables. Du moins c'est ce que supposait l'ancienne Phytos qui n'avait jamais entendu parler de ce lieu ni de la façon dont étaient agencées les différentes parties de la ville. Quand elles retrouvèrent enfin l'air libre elles se trouvaient sur une passerelle suspendue au dessus du vide. Nul contrôle ne semblait filtrer les visiteurs et la Qantik aux vêtements colorés en fut ravie. Cette dernière menait à une sorte de place marchande et la demoiselle déclara à Joul :

" Je crois que nous avons de la chance, les personnes qui tiennent ces boutiques sauront surement nous indiquer un trouver un mécanicien !"
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MessageSujet: Re: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Mar 24 Fév - 17:09

Pouvait-il exister qu’un mécanicien dans tout Nordkia ? Tomberaient-elles sur le bon ? Joul réfléchissait à ces questions, tant l’espoir était à ses portes. Elle mit une main sur le seul bagage qu’elle possédait, cherchant du bout des doigts une forme ronde qu’elle trouva rapidement. La sphère de l’ange était un objet particulier. Celui-ci pouvait, selon Le mécanicien, donner la mort à un qantik. Un souvenir survint puis un sentiment au cœur de ses mécaniques. Les enfants lui manquaient, elle n’avait pas eu le temps de faire ses adieux. Cette boule l’en avait empêchée d’une certaine façon.

Diya s’arrêta pour regarder en arrière et lui lança un regard interrogateur avant de porter celui-ci sur la jambe que Joul traînait. Elle vint directement l’aider, rassurant l’I.A quant à ses propres intentions, à savoir chercher un mécanicien au plus vite dans la ville de Nordkia. Joul l'en remercia. Un sourire bordait les lèvres de la qantik, celui-ci était un peu plus accentué que les derniers, du fait de l’utilisation forcée des muscles du visage de Diya. Si ce sourire n’était pas issu de l’humour, il était de bonne attention. Les üniks avaient parfois cette tendance à sourire pour apaiser les sentiments de leurs interlocuteurs. Joul l’avait remarqué sur le visage de Dame Jean, lorsque l’un des enfants se blessait ou que le Duc de Darh – mari déprimait. Ici Diya reproduisait ce ‘gêne’ curieux, à savoir rassurer les personnes en utilisant les expressions de son visage. C’était une marque de socialisation, soulignant le fait que Diya n’avait pas passé sa vie seule, éloignée des gens et de la communauté. D’ailleurs l’idée de rejoindre un groupe d’üniks venait d’elle. Joul doutait qu’elle soit facilement mal à l’aise dans une telle situation étant donné la facilité qu’elle avait pour trouver de nouveaux plans.

Ainsi, l’I.A s’appuya au bras de la qantik et toutes deux côte-à-côte avancèrent dans la même direction, derrière le groupe de jeunes üniks. Joul ne vit pas de sentinelles comme il y avait à Anathorey. Cela ne la surprit pas autant que Diya qui, dans ses yeux, exprimait une certaine joie ou un certain engouement pour la continuité du voyage. Joul ne sut pas vraiment définir la situation ou l’expression de Diya. Elle avait eu le temps de l’apercevoir, bien que celle-ci soit brève. La cyborg n’était pas spécialement expressive pendant la traversée du pont qui suspendait au-dessus du vide.

La direction qu’elles prirent les fit quitter du groupe d’üniks qu’elles avaient suivi. Les personnes ici, sur cette grande place, étaient beaucoup plus affluentes que sur le chemin désertique. Si Joul suivait la logique des paroles énoncées plus tôt, c’était sans nul doute pour trouver des affaires car l’I.A était dans un bien bel état.
Joul acquiesça. Les üniks étaient des créatures intéressantes. Parler suffisait parfois à retrouver son chemin. Joul pensa aux chiens d’Eraclea qui avaient un très bon flair. Dans la demeure du Duc, il y en avait deux. Si le flair était pour ces chiens un moyen de ne pas se perdre, la parole était aux üniks leur flair. Les deux espèces, bien que différentes physiquement, possédaient des capacités qui leur permettaient de se retrouver n’importe où.

La devanture des magasins qui se profilaient n’était pas aussi élaborée qu’à Anathorey. Et bien que l’esthétique des bâtiments soit très dissemblable de ceux dans la ville des Princes, Joul n’avait pas eu encore l’occasion de rentrer dans l’un d’eux. C’est avec étonnement qu’elle franchit l’une des premières portes qui se présentaient à elles. Joul lâcha Diya pour pouvoir regarder dans toutes les directions.

La boutique en question n’était pas très grande, ni très accueillante. Les murs étaient sombres et l’éclairage de la pièce assez mal répartie. Néanmoins c’est avec un certain plaisir qu’elle découvrit un panel de couleurs qu’elle n’avait jamais encore vu. Ses yeux n’étaient peut-être pas aussi élaborés que ceux des üniks, car Joul percevait de ce fait moins de couleurs. Mais lorsqu’elle vit des couleurs qui tiraient dans les camaïeux de rouges, de verts et de marrons, elle n’en fut qu’éblouit. C’était peut-être excessif, mais Joul n’avait jamais encore vu ses couleurs et encore moins en vêtement. Le vêtement rouge criard qui l’attirait dans un coin était un bout de tissus qui se posait sur la poitrine. Elle prit le cintre et examina les deux objets. Les cintres étaient courants dans la grande garde-robe du Duc, mais la forme que ces cintres abordaient était plus carrés, plus géométriques et moins arrondis. Le vêtement qui pendait au cintre quadrangulaire était léger.

Elle déposa le cintre et se retourna vers Diya pour aller dans un autre coin, où les vêtements étaient plus sombres. Cette boutique était désordonnée mais cela ne dérangea pas Joul qui se plaisait dans cette désorganisation. Seules les couleurs étaient regroupées, les vêtements n’étaient en revanche que poser sur des meubles ou cintrer. Une dame apparut derrière le comptoir, en lançant des regards interloqués en direction des deux qantiks, puis à leurs vêtements. Ceux de Joul ne semblèrent par lui plaire du tout, car la dame fit une mine renfrognée. Quant à Diya, ses vêtements n’étaient sans doute pas à son goût. Elle lança aux deux qantiks, mais surtout à l’intention de Diya :

- Que puis-je pour vous ?

Joul avait quitté les vêtements des yeux et son expression avait changé. Elle dit d’une voix tranquille :

- Bonjour madame. Vends-tu ces vêtements ?

Joul répondit, ce qui surprit ou dégoûta la dame en question, la qantik n’aurait su dire car l’expression de son visage indiquait ces deux sentiments.

- Vous êtes dans un magasin ! Pense-tu que je donne gratuitement ?

Un nouveau regard renfrogné pour les vêtements de Joul. La dame se baissa soudainement et lança à Joul un petit carton.

- C’est tout ce que je peux vous donner.

Son ton était froid. Joul regarda la boîte dans tous les sens et le déposa sur un meuble.

- Merci mais j’en ai pas besoin. Sais-tu où l’on peut trouver un mécanicien ?

Le ton et les expressions de la dame animèrent en Joul une envie express de partir. Joul lança un regard à Diya, cherchant là un avis quant à la situation. La cyborg devait mieux s’y connaître que l’I.A en termes de relations, bien que Joul ne fut pas mauvaise dans cette matière.

- Les mécaniciens vendent leur service cher.

La dame ponctua le dernier mot de sa phrase. Un client rentra dans la boutique, attiré par le monde dans celle-ci. La dame alla l’accueillir, invitant par la même occasion les qantiks à sortir.
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MessageSujet: Re: Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya   Mer 25 Fév - 14:36


Arrivée sur la place bondée après avoir franchis la passerelle les deux femmes se retrouvèrent autour d'une foule compacte de gens allant et venant. Diya fut surprise de constater qu'il y avait ici des Uniks mais aussi des Qantiks et même quelques Hybrids, ce lieu semblait être le gouffre dans lequel venait se réfugier ceux qui n'avait pas trouver de place ailleurs. Les traits de la jeune femme se crispèrent, elle n'avait pas encore abandonné son idée, trouver un moyen d’intégrer Anathorey serait peut être long et compliqué, mais laisser tomber maintenant serait de la lâcheté à l'état pur et ça, il en était hors de question. Avisant Joul qui se dirigeait vers un magasin dont l'enseigne promettait de nombreux vêtements à bas coût elle courut la rattraper. La perdre de vue parmi tout ce monde n’était pas une bonne idée, elle devait arrêter de rêvasser.

En pénétrant dans la boutique mal éclairée la Cyborg repéra tout de suite que c’était la seule issue et que la femme qui semblait tenir la caisse et discutait actuellement avec un client n'était pas honorée de leur visite. Ainsi même si de nombreux Qantiks vivaient ici ils n'y étaient pas forcément bien accueillis ou appréciés. Tout en soupirant, stressée par ce regard qui pesait dans son dos la demoiselle commença à fouiller dans les étranges étals où les couleurs semblaient determiner la place de chaque chose. Quand elle avisa Joul qui observait un soutient gorge rouge elle sourit, elle avait l'impression de voir une enfant en elle, comme si chaque nouvelle chose que la femme aux cheveux sombres croisait l'amusait ou lintriguait. 

Elle repéra elle même un débardeur semblable à celui qu'elle avait donné à l'I.A., sa teinte bleu pastel sembla avoir subit les épreuves du temps et la taille était légèrement trop grande mais cela ferait l'affaire. Diya posa l'objet sur son avant bras et continua de fouiller mais dans un tas de vêtements jaunes orangés cette fois. Elle y trouva une robe à volants légère dont les bretelles étaient garnies de petites fleur en tissus. Cherchant un quelconque indice de prix la jeune femme finit par trouver un panneau qui annonçait :


Vraiment pas cher, certes, mais il fallait dire que la plupart des affaires entreposées ici devait avoir été portée de nombreuses fois par de nombreuses personnes. Dénichant un boléro semblable à celui qu'elle possédait avant son expédition à la Cité Neutre elle décida que cela suffirait amplement à refaire son stock. Alors qu'elle se dirigeait vers Joul pour voir si elle avait trouvé ce dont elle avait besoin pour se refaire une beauté une voix grave et rocailleuse l'interpella :

"Que puis-je pour vous ?"

S'en suivit une discussion brève et ponctuée de moquerie de la part de la vendeuse pour l'I.A. qui avait répondu avant que Diya puisse le faire. Tout comme elle l'avait deviné cette femme potelée ne portait pas leur espèce dans son cœur. Son regard emplis de haine et ses mimiques dégoûtées et hargneuse témoignait d'un avis fixe qu'une simple idée soufflée à son esprit n'aurait suffit à changer. La Cyborg était en colère devant ce type de comportement, eux qui étaient rejetés par les Elites d'Anathorey aurait dû comprendre plus que quiconque ce que subissaient les Qantiks mais sans doute celle-ci était elle trop aveugle pour le constater. Tandis qu'un client entrait la vendeuse leur désigna la porte mais la demoiselle aux cheveux de jade n’était pas décidée à quitter la boutique tant qu'elles n'auraient pas ce pourquoi elles étaient venues, après tout elles ne faisaient rien de mal, les deux femmes n'avaient donc rien à craindre. Diya se dirigea vers Joul et lui glissa un petit conseil à voix basse :

" Quand tu t'adresse à un ou une inconnue il vaut mieux que tu utilise le vouvoiement, disons que c'est un trait de la politesse qui permet de garder profil bas et de ne pas se faire remarquer, enfin ... Je ne suis pas très douée pour expliquer les choses, excuses moi. Je vais t'aider à trouver de quoi t'habiller et j'irais payer avant que nous partions. Cette femme ne semble pas apprécier les Qantiks et je ne veux pas passer plus de temps que nécessaire dans ce lieu où nous ne sommes pas les bienvenues."

Tout en fouillant dans les piles de vêtements proches elle dénicha un jeans troué au genou droit mais dans l'ensemble en bon état, un tee-shirt vert kaki arborant un étoile et une année quelconque et un blouson dont le cuir était éraflé à de nombreux endroits. Nul paire de chaussure en ce lieu, elles devrait en chercher ailleurs. Tout en montrant ses trouvailles à Joul la Cyborg demanda gentiment :

" Ça te conviens ? Ou peut être préfère tu une robe ? J'ai ai vu des bien jolies par là bas."

Elle désignait le coin bleu tout en gardant un œil sur l'Uniks qui dardait sur l'I.A. un regard dégoûté et peu amen. Diya serra le point sans s'en rendre compte, la colère était un sentiment prenant et il envahissait doucement l'âme de la demoiselle. Elles devaient partir au plus vite sans quoi bientôt elle risquait d'utiliser son Sigma pour réduire l'esprit de cette femme odieuse en miettes.
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Chercher une aiguille dans une botte de foin - PV Diya

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