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Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)

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Prince de rien (Lukas R.)


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Âge : 27 ans
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Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Dim 8 Fév - 16:04

[Début du RP : à Nordkia]

A peine Lukas eut-il le temps de prononcer la moindre phrase que Fleya s'était déjà précipitée sur les chutes de bois abandonnées. Il s'approcha à son tour, pour surveiller les alentours. A jeter des coups d’œil de part et d'autre de leur point d'arrêt, il se sentait comme un voleur en pleine mauvaise action. L'endroit était pourtant isolé, et on entendait au loin seulement la rumeur des travailleurs de Nordkia. Dans le pire des cas, il devrait rembourser le bois qu'ils s'étaient appropriés, bien qu'il n'aimât pas faire ce que bon lui semblait et tout régler ensuite par l'argent. Disons que cette fois-ci, c'était tout à fait exceptionnel. Et devant le regard pétillant et heureux de Fleya, il ne se serait jamais senti capable de lui opposer un refus.

Après quelques instants de travaux, la jeune fille avait donné une jolie forme aux morceaux qu'elle s'était appliquée à choisir convenablement. Elle avait réalisé un long et épais manche, fort comme un mat, et une sorte de tête de cheval. Lukas s'était penché un peu par dessus les épaules de Fleya, pour observer son ouvrage. Il était très surpris qu'une jeune Qantik aux mains si petites ait eu la force de construire un tel objet en si peu de temps. Il n'avait aucune idée de l'utilité de cette chose, mais pour l'heure elle ne semblait pas totalement terminée. Fleya tourna vers Lukas un visage radieux pour lui expliquer qu'un outil supplémentaire lui était nécessaire, pour raboter et poncer la surface encore rugueuse du bois fraîchement taillé. « C'est incroyable... »  fit Lukas d'une voix discrète, en haussant légèrement les sourcils. « Très bien, allons tout de suite à la recherche de ce dont tu as besoin. » Pour ce faire, il fallait pour de bon retourner à Anathorey. Décidément, Fleya l'embarquait de surprise en surprise, et il ne doutait pas que le meilleur était à venir.

Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent tous deux à l'une des sorties des Docks de Nolmë, où se trouvaient des attelages de Kokobots prêts à partir pour la capitale. Lukas invita Fleya à monter, en l'y aidant d'une main galante. D'autres personnes se trouvaient déjà assises sur la banquette. Il semblait y avoir une domestique revenant d'une quelconque commission sur les Docks,  et deux pilotes de Vanship au vu de leur combinaison technique. Tous semblèrent étonnés de voir grimper un noble dans la diligence, accompagné d'une si jeune fille qui passerait sans doute pour sa domestique. Lukas les salua poliment, et prit garde à ne pas se faire remarquer pendant le voyage. L'attelage de Kokobots se mit en route, et au bout d'une petite heure ils étaient arrivés à Anathorey.


En centre-ville, Lukas chercha dans les rues commerçantes tenues par les Bourgeois des fonds d'artisans qui pourraient sans doute renseigner Fleya sur l'outil à utiliser pour son arme. Peut-être pourrait-on même louer l'objet le temps qu'elle opère les finissions de son Hobby Horse ? Le jeune homme avait beau toujours avoir vécu à Anathorey, il était rarement venu dans les zones commerçantes et artisanales qui se chargeaient de nobles ouvrages manuels. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la capitale aussi était dotée de maîtres d'ouvrage (qui ne travaillaient toutefois pas pour n'importe qui).
Lukas aperçut au loin une boutique à l'auvent déployé, sous lequel étaient exposés différents meubles et pièces de bois travaillées. Il indiqua à Fleya de le suivre, et lut sur la façade du magasin « Maître Kayn-Wood, artisanat traditionnel ». Lukas s'adressa à sa jeune compagne : « Eh bien, entrons... Peut-être que ce gentleman nous renseignera ».

Il passa le pas de la porte, le son d'une petite clochette sonna à leur passage pour informer de leur arrivée. L'endroit sentait le vernis, et la sciure fraîche – bien que tout soit très propre. Dans une ambiance tamisée étaient exposés meubles et bibelots qui portaient tous l'étiquette de la maison. Il devaient y avoir un atelier juste derrière le fonds de commerce.  Au fond de la boutique, on pouvait voir un homme fringuant penché sur un gros livre de comptes. Il leva un regard vers ses visiteurs, et se redressa derechef pour les accueillir. Il n'avait pas l'air d'un artisan, avec son gilet d'homme et autres vêtements chics. Le vendeur quitta le comptoir, et se dirigea vers Fleya et Lukas.

« Mademoiselle, Monsieur, Bienvenue à la maison Kayn-Wood ! » leur dit-il, d'un ton aussi posé que celui d'un majordome discret. « Puis-je me rendre utile ? Tous nos meubles sont aujourd'hui vendus à prix réduits, je me ferai un plaisir de vous les faire découvrir. » Lukas répondit poliment : « A vrai dire, nous venions pour un renseignement... » Il désigna Fleya d'un geste. « Ma jeune amie recherche un outil spécifique pour terminer un ouvrage de bois... Pour en unifier la surface, et la rendre plus lisse il me semble. Pouvez-vous nous aider Monsieur ? » Le vendeur haussa les sourcils, et s'approcha de Fleya. « Ma foi, je suis surpris de rencontrer si jeune fille qui aime à travailler le bois ! Pouvez-vous m'expliquer vos souhaits mademoiselle ? » Lukas fut presque soulagé qu'il interroge Fleya directement, car il n'aurait pu donner davantage de détails sur les besoins de la Qantik, de peur de dire une bêtise.

Tandis que Fleya exposait ses envies au vendeur, Lukas observa un peu les meubles aux alentours. C'était sans doute l'occasion d'acheter ce dont la jeune fille avait besoin pour sa chambre. IL lui semblait que l'éventail des produits proposés était assez complet.

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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Dim 15 Fév - 15:11

Fleya gambadait gaiement aux côtés de son maître. Elle était aux anges en sa compagnie, et chacun étant heureux de passer du temps avec l'autre. Elle était proche de finir son fameux Hobby horse, et en plus son maître allait lui acheter des affaires. Que du bonheur ! Mais chaque chose en son temps. En premier lieu, il fallait finir ce qui avait été commencé. Ils pénétrèrent dans la boutique d'un artisan ébéniste. Celui-ci se tourna immédiatement vers ses visiteurs, et se dirigea promptement vers Lukas. Il l'accueillit comme il se devait avant de lui demander en quoi il pouvait l'aider.... Et découvrir que son client était en faite une cliente ! Il se tourna très surpris vers la jeune Qantik, et vint donc lui demander l'objet de ses désirs. Fleya réfléchit un instant, et tandis que le bon monsieur s'attendait à des explications et des requêtes un peu vagues et néophytes, la jeune demoiselle lui répondit.

-J'aurais besoin d'outil pour faire du travail de finition, notamment des bédanes de cinq et des gouges en courbe à tête fine. Il me faut des lames dures, je travaille sur des blocs d'acacia sec.

L'artisan observa la jeune fille avec de grands yeux ronds.

Ma foi.... c'est bien la première fois que je rencontre une demoiselle aussi renseignée sur la question.... Et aussi forte, l'acacia, surtout sec, est un des bois les plus dur à travailler... Avec quelle ciseaux avez-vous dégrossit votre acacia ?


-Je n'en avais pas à disposition, j'ai utilisé une vorpale.

Une vorp.....?!!! Mais c'est insensé ! Enfin, il faudrait avoir une rigueur et une précision inouïe en plus d'une sacrée force ! Bon.... après tout si vous le dites.... Je vais vous chercher ce qu'il vous faut.


Le pauvre artisan avait du mal à y croire. Tailler du bois avec une vorpale, quelle idée saugrenue ! Surtout pour faire un véritable travail ! Les gens avaient vraiment de drôle de lubies parfois... Il fouilla à travers les divers outils accrochés au mur, sélectionnant les plus robustes et fins et il revint les présenter à la demoiselle.

Cela vous convient-il mademoiselle ?


-Oui c'est parfait, pourriez-vous me fournir du vernis également ? Ho, j'aurais besoin de chevilles pour fixer le manche à la tête. Et du papier abrasif du.... cent quatre-vingts et du deux cent quarante.

Tout de suite, mais puis-je me permettre l'indiscrète question de vous demander ce que vous être entrain de concevoir ?

-Un Hobby Horse ! Répondit fièrement Fleya, laissant le pauvre artisan comme deux ronds de flan.

Un..... Hem soit soit, je m'en vais vous apporter ce que vous désirez.

Troublé, l'ébéniste n'osa pas avouer qu'il n'avait aucune idée de ce dont la jeune fille parlait. Et pendant qu'il s'attachait à la servir, et qu'elle en profita pour lui demander quelques petits pots de peinture à bois, elle alla rejoindre son maître toute guillerette.

-Fleya aurait bien tout ce qu'il faut pour terminer son Hobby Horse, j'ai tellement hâte de voir à quoi ça ressemblera une fois terminé, hi hi hi ! Le maître trouve de belles choses à regarder ?


De son côté l'artisan avait l'impression que le monde tournait à l'envers. Depuis quand les jeunes filles demandaient des instruments pour travailler le bois, tout en le faisant en plus, pendant que ces messieurs regardaient avec attention des meubles pour aménager leur intérieur ?! Fou, ce monde devenait un peu plus fou chaque jour ! Enfin, il n'allait pas se plaindre car cela arrangeait ses affaires au final. Néanmoins, il ne put s'empêcher de conditionner les outils et matériaux dans un paquet léger et résistant. Il ne savait pas si la jeune fille était aussi celle qui portait les sacs, et quand bien même elle semblait être costaud, il avait eu pour éducation de ménager les demoiselles dans les efforts physiques. Il finit donc d'emballer le tout avant de venir à l'encontre du duo atypique. Il n'eut pas le temps de tendre le paquet à Lukas que Fleya vint le soulager de sa charge avec un naturel déconcertant. L'homme se dit qu'il avait bien fait de faire un paquetage léger, tandis qu'il se tourna vers l'Ünik de la situation et lui demanda.


Puis-je faire autre chose pour vous servir ?

Avant de faire la note, il voulait s'assurer que monsieur n'ait pas eu un coup de cœurs pour un des nombreux meubles mis en vente. Il y en avait pour tout les goûts du plus rustiques au plus délicats, certains étaient ornés, d'autres plus simples. Les bois étaient tantôt clairs, tantôt sombre, certains très pigmentés avec de belles couleurs. Les ornementations elles-mêmes étaient assez variées, passant des arabesques, et autres formes géométriques ou abstraites, à diverses fleurs, voire des chérubins ou des petits animaux. Les tailles variaient également permettant à ceux qui le voulaient tout une gamme de choix, dans la limite de l'espace de la boutique.

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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Dim 22 Fév - 23:52



Lukas esquissa un sourire en coin amusé, à voir Fleya déblatérer des explications précises et professionnelles très poussés au pauvre ébéniste. Il avait semblé un peu surpris, puis étonné, et enfin totalement abasourdi. Quelque part le jeune homme fut rassuré de voir qu'il n'était pas seul à qui elle faisait cet effet, tout en gradation vers un sentiment de perdition ultime. Il tourna les talons pour regarder un peu ce qu'il y avait dans la boutique, laissant la jeune Qantik formuler ses demandes à l'ébéniste, qui avait lancé des regard de détresse au noble. Désolé mon ami, mais elle va vous grignoter la cervelle et vous n'y pourrez rien. Le mieux est de contenter ses attentes, songea Lukas, toujours aussi enchanté.

Cet boutique d’ébénisterie était à la fois sobre et très chic. Un tapis doux se déroulait partout dans les allées, comme pour indiquer au visiteur le chemin qu'il devait suivre pour se rendre vers les meubles de sa convoitise. Ces meubles, d'ailleurs, étaient faits d'un bois très riche qui les rendait très beaux, et sans doute d'une solidité remarquable. Lukas marcha quelques instants le long du fameux tapis, jusqu'à trouver le mobilier de chambre. Les gammes proposées étaient complètes, et fournissaient une pièce tout à fait organisée et convenable, quand on partait de rien, comme tel était le cas de Fleya.
Des commodes de bois sombre, en passant par les armoires finement ornementées et les lits accueillants, Lukas passa en revue tous les meubles qui étaient exposés. Certains étaient décorés avec délicatesse, mais ces anges et ces fleurs lui paraissaient un peu trop enfantins pour Fleya. L'idée était de lui fournir des meubles de qualité qui assureraient son confort, et non de la materner comme une petite fille de cinq ans. Après quelques instants de mûre réflexion, la jeune femme l'avait rejoint, et lui fit par de son enthousiasme quant à la confection très prochaine de son Hobby Horse. Lukas lui répondit en étirant un petit sourire : « C'est parfait, alors. » Il désigna les meubles qui se trouvaient exposés devant eux : « Je cherche le mobilier qui conviendrait pour ta chambre... » ajouta-t-il. Il s'agissait de bien choisir.

L'ébéniste, qui avait finalement réussi à comprendre ce que lui demandais Fleya, s'approcha d'eux et leur servi un paquet d'aspect très lourd, contenant la commande. La jeune femme s'en empara immédiatement, trop heureuse d'avoir enfin de quoi confectionner son chef-d’œuvre. Bien que surprise, l'homme lâcha bien vite l'affaire et retrouvant son panache commercial, il demanda à Lukas s'il fallait ajouter quelque chose à leurs commissions.
Le jeune homme hocha la tête : « J'aimerais vous acheter toute votre gamme en bois de chêne clair » dit-il, en pointant du doigt un lit à baldaquins ouvragés en légères arabesques. C'était à la fois féminin et discret, de sorte qu'on ne se lasse pas immédiatement du motif. Lukas sortir un petit calepin de la poche de son pardessus, et écrivit quelque lignes sur une page qu'il tendit au commerçant : « Pouvez-vous nous livrer le tout à cette adresse ? » - « Certainement, monsieur » répondit poliment l'ébéniste, qui plia soigneusement le papier pour le ranger dans une de ses poches. Après avoir discuté des modalités de paiement, Lukas salua le vendeur, et sortit de la boutique en indiquant à Fleya de le suivre.

Une fois dans la rue, Lukas alluma une cigarette et commença à la fumer. « Maintenant, nous pouvons rendre visite à Poppy, pour t'acheter des vêtements... ». Le jeune homme tourna les talons et emmena Fleya dans une autre rue piétonne, dont les commerces étaient clairement destinés aux femmes d'Anathorey. Les bijouteries, parfumeries et boutiques de haute couture s'enchaînaient avec une telle régularité qu'on pouvait douter de ce que l'on avançait. Cependant, c'était au beau milieu de ces commerces raffinés que l'on trouvait la boutique de Poppy. Avant d'entrer dans la boutique, à l'auvent violine et très... rose, Lukas s'arrêta devant la vitrine et regarda ce qui s'y trouvait. C'était toujours aussi extravagant : beaucoup de froufrous, de dentelle, et de crinoline en mousseline légère. Le style extravagant de cette chère Poppy pouvait en refroidir plus d'un, mais Lukas savait très bien ce qu'il faisait. Il se tourna vers Fleya, et lui dit d'une voix assurée : « Surtout, n'aie pas peur de Poppy. C'est une jeune couturière un peu particulière, mais elle est très douée, et confectionne des vêtements impeccables. » Il éteignit sa cigarette en l'écrasant sur le sol, et entra dans la boutique. Un petit tintement de cloche les accueillit, et les deux compagnons se retrouvèrent perdus au milieu des robes, des chapeaux, des foulards, et autres pièces conçues par la couturière. Entassés dans un joyeux bazar où on pouvait se perdre simplement en le regardant.

Ceci dit, après quelques minutes de longue attente, la jeune femme ne se montrait toujours pas. Lukas se racla la gorge, et avança un peu dans la boutique : « Tu es là, Poppy ? » se hasarda-t-il, un peu incrédule. Soudain, on entendit comme un bruit de quelqu'un qui chutait au milieu de paquets plein de papier, de bibelots et de tissus. Quelques secondes plus tard une toute petite femme, plus fine qu'une alouette, arriva en titubant. Sa chevelure blonde et bouclée complètement ébouriffée était dressée sur son crâne avec l'élégance de quelqu'un qui venait de s'éveiller d'une très longue nuit de sommeil. Elle portait une longue chemise blanche – qui lui servait de vêtement de travail depuis des années –, mais une simple bande de tissu noire lui servait de jupe (du moins Lukas supposa qu'il s'agissait d'une jupe). Elle marmonna quelque chose d'incompréhensible, alors qu'elle se dirigeait vers la caisse, où se trouvait posée une énorme paire de lunettes, à épaisse monture noire.

Lorsqu'elle l’eût chaussée, Poppy reconnu Lukas et un immense sourire très radieux se dessina sur son petit minois : « Ohh !! Mais c'est Lulu ! » Elle se précipita vers lui, et le serra dans ses bras. Lukas n'eut pas le temps de bouger, et ne put que constater qu'elle était toujours aussi petite. Elle lui arrivait environ à hauteur de son buste. « Ça fait longtemps que tu n'es pas venu ! Je commençais à croire que tu ne m'aimais plus... » le gronda gentiment la jeune femme, l'air espiègle. « C'est vrai, excuse-moi... » répondit Lukas, à la fois amusé et gêné. Poppy était si extravagante qu'il en était parfois mal à l'aise, et toujours surpris quand il venait dans sa boutique, bien qu'il la connaissait depuis des années.
« Bon ! J'imagine que si tu me fais l'honneur de ta visite, c'est que je vais avoir du travail ! Qu'est-ce que je peux faire pour toi mon grand ? » demanda la couturière, en croisant les bras l'air déterminé. « Je ne suis pas venu pour moi cette fois-ci... » répliqua le noble. Il désigna Fleya qui se tenait un peu derrière lui, et la présenta à Poppy : « Voici Fleya, une jeune fille dont je suis le tuteur depuis peu. Je n'ai malheureusement pas grand chose pour l'habiller chez moi. J'ai tout de suite penser à toi pour la... heu... »

Lukas s'était arrêté, car lorsqu'il avait de nouveau posé son regard sur Poppy, elle écarquillait des yeux qui semblaient vouloir engloutir le monde entier. Il n'eut pas le temps de lui demander si cela allait bien que la couturière se jeta littéralement sur Fleya, et lui prit les mains en se tortillant sévèrement : « Ahhh !! Ohlàlà, mais elle est trop mignonne !! Dis-moi ma jolie, tu aimes te déguiser ? Tu aimes les robes courtes ? Tu as envie de ressembler à une petite princesse ? Laisse-moi faire, je suis une pro-fes-sion-nelle ! »
Et voilà, elle commençait son numéro. Lukas n'avait même pas eu le temps de prévenir Fleya : quand Poppy trouvait une fille mignonne, l'inspiration montait si vite qu'il lui était impossible de freiner ses pulsions !
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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Ven 6 Mar - 12:32

Fleya suivait Lukas toute guillerette se demandant quelle surprise il lui réservait. Et surprise était un doux euphémisme. A peine avait-elle franchit la porte de la curieuse boutique que ses yeux ne savaient plus où se poser. Partout, il y en avait partout ! Des toilettes, robes, chapeaux, gants et toutes les parures et accessoires nécessaires à toutes dames qui se respectaient…. Et qui en avait les moyens, bien entendu. Ces fanfreluches rivalisaient avec la dentelle, aussi fine et délicate qu’abondante. Certains vêtements étaient ornés de perles et même de plumes, parfois multicolores. Il n’était pas facile de trouver des vêtements simples, qui n’ait pas un petit quelque chose de particulier ou d’unique…. Et si parfois le résultat était quelque peu extravagant, il était aussi très original et toujours singulier. Pour sûr, aucune dame sortant de cette boutique ne pouvait craindre d’arborer la même toilette qu’une autre ! Et si la boutique était extraordinaire à elle seule, sa tenancière promettait également d’être particulière. La jeune Qantik, qui avait du mal à s’arrêter de tourner la tête dans tous les sens, finit par se focaliser sur l’arrivée de la gérante des lieux. Et elle fut là encore stupéfaite de sa découverte. Un tout petit bout de femme, qui portait une sorte de chemise-tablier-pyjama étonnamment sobre quand on voyait son environnement, et qui n’était visiblement pas capable de rien voir sans une grosse paire de lunettes. Elle avait dû recycler une chute de tissu noire pour se faire une jupe, à moins qu’elle ne fusse justement entrain de travailler ce genre de modèle. Toujours était-il qu’une fois ses lunette posées sur son minois, elle se jeta sur Lukas avant que celui-ci ne fasse les présentations. Fleya s’apprêtait à dire qu’elle était enchantée lorsqu’elle vit le regard de Poppy. Sans qu’elle ne sache pourquoi, elle eut un mouvement de recul à peine perceptible. Elle avait l’impression que cette femme allait la dévorer du regard, ce qui n’était peut-être pas si faux. Mais rapidement, Poppy déclara des intentions définitivement amicales. Elle bombarda la jeune fille de question auxquelles la pauvre ne savait quoi répondre. Et de toute manière, la couturière ne lui en laissait pas vraiment le temps…. Elle finit par attraper les mains de Fleya pour l’emmener un peu plus loin dans l’arrière boutique pour prendre les mesures de la jeune fille. La pauvre Qantik complètement désœuvrée lança un regard paniqué à Lukas pour qu’il lui vienne en aide, mais sans grand succès….

Voyons voir tout cela ! Tu peux te déshabiller derrière le paravent ma toute belle, personne ne nous verra ici, j’ai besoin de prendre tes mensurations !

-Fleya fait quatre-vingt-dix centimètre de tour d’épaules et de hanches et soixante centimètre de tour de taille pour un mètre soixante-cinq en longueur.

Hé bien quelle précision ! Je vais tout de même prendre tes tours de bras et de cuisses ma mignonne !

Fleya obéit sans rechigner et se dévêtit, ne gardant que ses sous-vêtements. Poppy l’examina sous toutes les coutures tout en lui demandant quel genre de vêtement elle aimerait porter. Fleya se retrouva bien embêtée.

-Je…. Je ne sais pas vraiment, je voudrais porter quelque chose de joli, je voudrais être belle….. Et faire honneur à mon maître.

Ton maître ? Mais ne t’inquiète pas mon petit bouton de fleur, tu es déjà magnifique ! Et avec tes mensurations tu peux porter, ce-que-tu-veux ! Alors dis-moi qu’est-ce que tu aimes porter ?


-Je… J’aime….. J’aime…. Enfin…. Vous voyez le concept de ma tenue ? J’aime ce genre de chose mais j’aimerai…. Comme des versions différentes…. Je…. Je dois être incompréhensible…. Pardonnez-moi….

Mais tout va bien ma chérie ! Je t’ai parfaitement comprise ! Et ne t’en fais pas, cette bonne Poppy sait exactement ce qu’il te faut ! Laisse-moi retoucher quelques robes et nous passerons à l’essayage !

Et sans lui laisser le temps de dire ouf, elle se mit à courir dans tous les sens attrapant de la dentelle, des chutes de cuir, des perles et plein d’autres petits accessoires et autres pan de tissus, cuirs et rubans avant de disparaitre dans son établi. Le son de la machine à coudre se faisait déjà entendre, et tandis que Fleya attendait bien sagement, elle se demandait à quelle sauce elle allait être mangée. Elle s’était rhabillée pour patienter auprès de Lukas. Poppy lui avait demandé de faire la commission quant à leur attente. Comme elle avait déjà des robes prêtes à l’essayage, et qui iraient parfaitement à Fleya selon son avis d’experte, ils n’auraient pas besoin de repasser. Une chance qui était plutôt rare et dont les gens ne se privaient que rarement. Et au bout de trois quart d’heure, Poppy revient plus excitée que jamais pour arracher une seconde fois Fleya des mains de Lukas.

Par ici ! Par ici ! Ho tu vas voir je t’ai gâtée ! Je me suis surpassée pour toi ma ravissante demoiselle ! Hi hi hi tu vas être magnifique !

Elle l’entraina de nouveau dans l’arrière boutique pour procéder aux essayages et aux retouches de dernières minutes, avant de finalement improviser un défiler pour Lukas. La pauvre Fleya ne savait pas vraiment comment se présenter dans ce genre de circonstance, et elle avança un peu penaude et timide vers son maître. L’essayage des diverses tenues l’avait beaucoup amusée, et bien qu’elle les trouvait très singulières, elles lui plaisaient. La jeune fille en avait même pensé qu’Hojo les aurait trouvées très adaptées pour elle. Elles étaient très originales, certaines peut-être un peu trop décalés, mais pour le reste elle devait bien avouer que Poppy avait fait des miracles en un temps record. Elle se montra ainsi dans plusieurs tenues, avant de finalement demander à son maître.

Robes :
 

-Qu’en pensez-vous ? Vous avez une préférée ? Ça m’aiderait à me départager.

Elle ne faisait pas princesse mais plutôt poupée de collection…. Quelque chose qui oscillait entre la jeune fille et le surnaturel….. Mais après tout, c’était assez à son image. Poppy toute contente ne pouvait s’empêcher de flatter la beauté de Fleya dans les tenues qu’elle avait conçues pour elle. Elle se tourna à son tour vers Lukas pour attendre son avis sur la question.

HRP de Yuris:
 
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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Lun 1 Juin - 0:16

Poppy devait avoir suffisamment d'énergie pour alimenter en électricité l'ensemble d'Anathorey. Son entrain dans son travail forçait à la fois au respect et à l'admiration. Lukas était toujours impressionné de la voir à l’œuvre. Elle avait donc bondit sur Fleya et la bombardait de questions rapides et peut-être un peu brutales pour la jeune Qantik, qui n'était pas toujours très sûre de ses envies et ses pensées. Elle avait cependant accusé un certain progrès depuis quelques temps, ce qui rendait la communication avec elle bien plus aisée. Fleya était une jeune femme timide et mignonne, tout ce qu'appréciait Poppy. Lukas savait qu'elle serait choyée comme une petite princesse.

Les deux femmes discutèrent quelques instants. Fleya avait l'air d'une débutante à son premier bal, mais c'était une situation touchante aux yeux de Lukas. Tout ce qu'elle voulait, c'était d'être belle. Et lui faire honneur. Mais lui ne s'attachait pas à l'honneur que sa protégée pouvait lui apporter. Sinon, cela aurait été de la fierté prétentieuse et mal placée, car Lukas ne pensait pas que Fleya dusse se plier en quatre pour que l'on ait une bonne image du Duc qu'il était à travers ses grands yeux bleus. Elle devait être elle-même. Sans le savoir, Poppy l'y encourageait en lui demandant quels étaient ses goûts vestimentaires.
Après encore quelques instants de discussion, la couturière se mit au travail. Elle laissa Fleya et Lukas seuls pendant plus d'une demie-heure. Pendant leur attente, le jeune homme s'était penché vers la Qantik et lui avait soufflé avec un embarras amusé : « Je m'excuse. J'aurais dû te prévenir que Poppy était du genre impulsif. J'espère qu'elle ne t'a pas effrayée ? » Ce qui ne l'aurait étonné qu'à moitié, lui ayant eu presque peur pour sa petite sœur la première fois qu'ils étaient venus ici, à l'époque où Monsieur le père de Poppy tenait la boutique. Aujourd'hui trop âgé pour tenir son fonds de commerce, il l'avait délégué à sa charmante fille, qui depuis toute petite avait à cœur d'habiller les jolies femmes d'Anathorey, comme pour les sublimer.

Poppy revint finalement, les cheveux ébouriffés et un sourire radieux accroché sur son minois insouciant. Elle emprunta de nouveau Fleya à Lukas pour l'entraîner derrière un paravent. De là où il était Lukas ne voyait rien mais entendait les éclats de voix de la couturière, qui le firent sourire. Apparemment, la petite brune n'avait plus que l'embarras du choix. Elle enfila plusieurs robes, toutes plus travaillées et originales les unes que les autres. A l'évidence, Fleya avait très peu de chance de croiser une autre jeune femme dans la même tenue qu'elle. Poppy avait su cerner en quelques coups d'aiguilles la personnalité et l'image de la Qantik. Lukas observa d'un œil attendri sa protégée se présenter devant lui dans les différentes tenues. Elle semblait tendue, mais elle parvint à toutes les montrer sans faillir.
Fleya finit par demander à Lukas quelle était la robe qu'il affectionnait le plus. « Ah... C'est que je ne suis pas très doué en mode féminine, tu sais ? » répondit-il, dans un demi-sourire. Poppy s'exclama alors : « Si je puis me permettre, évite de lui conseiller la robe noire. Elle lui va très bien certes, mais tu es déjà sombre comme un vieux menhir, Lulu ! »

Ce disant, elle avait disposé les différents modèles sur des mannequins pour que ses deux clients puissent les comparer et choisir dans les meilleures conditions. Le noble s'approcha du modèle présentant des couleurs élégantes, oscillant entre le vert d'eau et le jade. « Tu étais ravissante dans celle-ci... » affirma-t-il, en s'approchant de ladite robe. « Mais celle qui évoque une carte de jeu est très jolie également ». Voilà qu'il hésitait lui aussi. Il adressa un sourire timide à Fleya : « Pardonne-moi, je ne te suis pas très utile sur la question. Je suis assez indécis ». Poppy intervint, en posant amicalement sa main sur l'épaule de son petit top-modèle préféré : « Et toi, laquelle tu aimes ? Mais vous savez vous deux, en prendre plusieurs n'est pas une idée exclue ! Ça me ferait plaisir, ça vous ferait plaisir, et ça me rapporterait plus d'argent aussi » Poppy éclata de rire à la fin de sa phrase. Elle aimait beaucoup plaisanter. Lukas la prit cependant au mot : « Eh bien soit ! Nous prendrons ces deux-là ». Poppy acquiesça, gaie comme un pinson, et s'empressa d'emballer ses deux chefs d’œuvre.

Lukas souffla alors à Fleya : « Si une troisième te tente, n'hésite pas à me le dire. Aujourd'hui, c'est ta journée ! »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Lun 1 Juin - 17:56

Quelques minutes de pause pour la jeune Qantik qui ne les bouda pas. Non pas que la séance était épuisante, mais elle avait au moins le temps de faire le point sur tout ce qui venait de s'enchainer. Elle ne savait pas pourquoi, mais la situation lui paraissait décalée de manière amusante. Et même si elle avait encore un peu de mal à tout réaliser, la présence rassurante de Lukas était suffisante à ce que tout aille bien. Il vint d'ailleurs s'enquérir de son état, espérant qu'elle ne fusse pas trop effrayer par l'approche singulière de Poppy. Fleya lui offrit un sourire amusé et gai tout en lui répondant.

-C'est un peu surprenant au début, mais après ça devient amusant. Poppy semble être très passionnée. Les personnes passionnées sont très... communicatives. Enfin, Fleya trouve que ces personnes sont ainsi. J'aime bien ce genre de personne, car elles ont toujours beaucoup de choses à partager et à nous apprendre.

Comme toujours, la jeune Qantik observait son monde avec les yeux d'un enfant curieux et plein de bons sentiments. Poppy revint bien assez vite, et l'essayage eut lieu. La jeune fille observait son maître avec attention. Et lorsque Poppy fit la boutade de comparer Lukas à un vieux menhir, Fleya tira une tête des plus tordantes. Et pour cause, elle s'était imaginer son maître sous la forme d'un menhir.... Ce qui lui avait valu un air entre le stupéfait et l'horrifié. Elle chassa cette image de son esprit en secouant la tête. Surtout que son maître adoré venait de retenir deux candidates en terme de robes. Celle qui abordait un thème aquatique, et celle qui prônait l'ambiance des jeux de carte. Fleya observait les deux. Et même si le choix lui semblait difficile son regard s'attardait sur la robe aux nuances vert d'eau. Elle lui plaisait peut-être un peu plus sans qu'elle ne sache pourquoi. L’œil expert de Poppy ne manqua pas ce détails, et puisque Lukas semblait décider à prendre deux robes, elle s'empressa d'aller chercher un accessoire à offrir à la jeune demoiselle. Il s'agissait une grande ombrelle d'un bleu de nuit, ornée de broderie et terminée par de la dentelle fine.

Je suis sûre que ça ira très bien avec ta robe, essaye donc pour voir ! Si elle te va je te l'offre !

Fleya s'exécuta, s'en allant derrière le paravent pour enfiler de nouveau la robe avec l'accessoire.

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-Cette ombrelle est très jolie !

Oui je trouve aussi, tu la portes à merveille !

Fleya se tourna toute fière vers son maître, trouvant que l'accessoire lui donnait beaucoup d'allure. Et tandis qu'elle allait pour se changer une énième fois, lorsque Lukas lui proposa de choisir une troisième robe. Aux anges la petite Fleya, qui avait parfaitement conscience d'être gâtée.


-Ho merci ! Merci ! Merci !

Mais contre toute attente, elle n'alla pas choisir une des créations proposées par Poppy, mais un tout autre modèle qu'elle avait repéré lorsqu'elle attendait la couturière. Elle alla prendre la robe en question sous l’œil très intrigué de Poppy et l'enfila, avant de ressortir, plus timide que les fois précédentes. Ce choix là, c'était elle toute seule qui l'avait fait.... Elle n'avait pas choisi parmi une pré-sélection.

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-Fleya.... aime beaucoup cette robe là..... Je.... J'ai l'impression d'être une vraie demoiselle.... Comme les autres....

Si Lukas comprenait toute la profondeur que ces mots pouvaient avoir, Poppy ne le pouvait pas. Et pourtant, l'émotion que dégageait la jeune Qantik à ce moment lui fut perceptible elle. Ainsi, même si elle ne savait pas le lourd sous-entendu qu'il y avait, cela importait peu. Même si cette robe aurait été horrible sur elle, elle n'aurait pas eu le cœur à lui dire. Heureusement ce n'était pas le cas. Elle lui dit donc avec un sourire

Tu es vraiment magnifique dedans...

Parfois l'important dans les tenues, ce n'était pas d'être la plus belle ni la plus originale. Parfois cela tenait simplement à se sentir bien dans ses parures. Et comme toute bonne couturière, Poppy le savait. Et c'était là l'aspect le plus touchant et poignant de son métier. Lorsqu'elle parvenait à aider les dames et demoiselle à se sentir bien dans leur peau. Si pour les Üniks les raisons étaient différentes que pour celles de Fleya, le résultat lui était le même. Fleya vint plongé son regard plein d'espoir dans celui de Lukas. Elle voulait voir si sa conception des choses, vis à vis d'elle et de sa tenue, était juste une pure chimère de son imagination ou si elle avait raison. Est-ce qu'il la trouvait aussi belle qu'elle même le pensait ? Est-ce qu'elle avait l'air d'une Ünik à ses yeux ? C'était là encore un sentiment nouveau. Car si initialement Fleya faisait tout pour être bien vu et faire plaisir à Lukas, elle en venait à présent à ce qu'il l'estime encore plus. Elle commençait tout doucement, très timidement à espérer qu'il vienne à la traiter comme son égale.

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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Jeu 11 Juin - 18:37


Après que Lukas a choisi les robes de Fleya, Poppy s'empressa d'aller les empaqueter pour finaliser leur achat. Mais son œil expert avait décrété qu'il fallait agrémenter les tenues de la jeune femme d'une petite touche supplémentaire d'élégance, et de fantaisie. Lorsqu'elle revint, elle tendit à Fleya une ombrelle, qu'elle lui demanda de porter avec une des robes qui avait été choisie. Fleya retourna donc se changer, et reparut en portant cette fois-ci l'ombrelle que Poppy proposait de lui offrir. Lukas s'apprêtait à dire quelque chose, mais la couturière lui fit signe de ne rien dire. C'était un cadeau de la maison, et il n'avait pas intérêt les cadeaux de son amie ! Le jeune noble se ravisa, et remercia Poppy pour sa générosité.

Fleya semblait apprécier beaucoup l'ombrelle. Elle était faite d'un tissu d'une couleur froide et sombre, mais le travail qui avait été fait sur son aspect général ne rendait pas l'objet triste, mais très élégant. Lorsque la couturière complimenta la jeune femme sur sa manière de porter l'ensemble, Lukas confirma ses dires : « C'est vrai, tu es charmante. Et parfois le Soleil est très difficile à supporter dans les rues, cette ombrelle s'avérera des plus utiles pour te protéger de ses rayons ». A vrai dire Lukas n'avait aucune idée s'agissant de cela... Peut-être que Fleya ne craignait pas du tout le Soleil ? Mais elle était si pâle et frêle qu'il s'en serait beaucoup voulu qu'elle n'en porte pas.

Fleya semblait tout à fait ravie de pouvoir se pavaner comme une Lady dans cette nouvelle robe, armée de cette jolie ombrelle. La proposition de Lukas de lui offrir une troisième robe l'emplit de joie à nouveau. Il était heureux de la voir ainsi, excitée et ravie comme une petite fille que l'on gâtait pour la première fois. Tel était son rôle de « maître » après tout. Il n'avait de surcroît pas eu l'impression de s'être suffisamment occupé de Fleya depuis qu'il l'avait rencontrée, alors qu'elle, lui témoignait une loyauté sans frontière. Il était temps qu'il prenne conscience ce que signifiait ne plus vivre seul.
La troisième robe qui fut choisie n'était pas issue d'une pré-sélection qu'avait fait Poppy. Il s'agissait d'un modèle qui trônait dans le magasin depuis qu'ils étaient entrés, et auquel Lukas n'avait pas réellement prêté attention. Fleya prit le vêtement, et s'en alla l'enfiler. Lorsqu'elle revint, gracieuse comme une princesse, Lukas demeura silencieux quelques instants. Dans ce vêtement, délicate et timide, la jeune femme lui rappelait sa petite sœur. Alvis avait cette même attitude ingénue et rêveuse que Fleya en cet instant.

La jeune I.A avait l'air comblée. D'un ton à la fois hésitant et plein d'espoir, elle se prêtait à imaginer qu'elle était ce qu'elle appelait « une vraie demoiselle », comme les autres. C'était attendrissant de la voir ainsi, et quelque part un peu triste de constater qu'elle enviait les jeunes filles Üniks. Lukas ne se doutait absolument pas de ce qu'elle eut voulu ressembler à elles. Fleya était une personne bien plus profonde que son innocence et sa naïveté fragrantes pouvaient laisser croire. Poppy la complimenta du fond du cœur, affirmant que la jeune Qantik était magnifique dans cette robe. La couturière se tourna alors vers Lukas pour qu'il confirme encore une fois sa déclaration. « Ca ne va pas, Lulu ? » demanda-t-elle, le voyant pensif et un peu grave. Lukas ne répondit pas tout de suite. Il était perdu dans ses souvenirs. Il revoyait sa jeune sœur, les cheveux aussi sombres et lisses que ceux de Fleya, flânant avec gaieté dans les rues d'Anathorey. Elle était si souriante, et jolie... Elle aimait venir chez Poppy et lui acheter des vêtements, tout comme le faisait Fleya en ce moment-même. Cette époque lui semblait si lointaine.

Poppy claqua des doigts sous son nez : « Tu dors ? Dis-lui quelque chose voyons, sois un gentleman ! » pesta gentiment la couturière. Elle ne savait pas vraiment ce à quoi il pensait, mais ce cher Lulu avait une affreuse tendance à avoir les idées sombres. Aujourd'hui était la journée spéciale « Fleya » et elle n'acceptait pas que Monsieur vienne gâcher le plaisir de la jeune fille en faisant la tête. Lukas redressa la tête, et fit un gentil sourire à la Qantik : « Poppy a raison, tu es tout à fait ravissante avec celle-ci. Je te l'offre avec plaisir, Fleya ».

Il laissa la couturière terminer d'empaqueter pour de bon tous leurs achats – à moins que Fleya ne décide de garder sur elle l'une de ses trouvailles bien entendu. Le Duc fit quelques pas dans la boutique, se remémorant toutes les visites qu'il avait pu faire ici par le passé avec sa jeune sœur. Ils venaient en cachette de leur père, bien trop belliqueux et colérique pour tolérer que ses enfants sortent sans lui demander l'autorisation. Mais s'ils avaient dit la vérité, jamais il n'aurait laissé sortir sa fille en ville pour des histoires de chiffon. Les soirées mondaines et la réputation de la famille... C'était tout ce qui lui importait.
« Lulu faut qu'on passe aux choses sérieuses maintenant ! » lança Poppy, qui attendait patiemment derrière la caisse. Elle lui annonça un prix, que Lukas paya immédiatement. « Tu peux garder la monnaie » - « Tu te lances dans la charité ? » demanda-t-elle avec humour. « Non, je n'ai pas envie de faire l'appoint ! » répondit le Duc, sur le même ton.

Après avoir salué Poppy, ils sortirent tous deux de la boutique. Lukas, qui portait les paquets sous le bras, se tourna vers Fleya : « Nous n'avons pas perdu notre temps en venant ici. Que souhaiterais-tu faire à présent ? »
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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Lun 15 Juin - 19:46

Fleya semblait être la Qantik la plus heureuse du monde en cet instant. Être une vraie demoiselle, être pareille à son maître.... Une fantaisie si folle et pourtant si profonde. Elle, une Qantik, se laisser rêver à être l'égale de son maître ? Et pourtant.... Pourtant Lukas ne l'avait pas contre-dit, au contraire. Fleya désira garder sa dernière trouvaille sur elle, et tandis que Luka réglait Poppy, la jeune fille se laissa aller à s'observer dans un miroir. Dans un sourire timide, elle se contemplait dans une parure d'Ünik. Elle s'imaginait ce que cela pouvait faire d'être vivante, d'être biologique, et non mécanique. Elle réprima un soupire, alors qu'elle savait qu'elle ne le saurait sûrement jamais. Elle avait été confectionner de toute part pour être une belle machine obéissante. Et pourtant, elle vivait, elle pensait, elle aimait, elle enviait.... Les Qantik étaient peut-être plus curieux et mystérieux que les Üniks finalement. Lukas avait terminé, et de nouveaux paquets vinrent d'additionner à ceux déjà présents. Ils sortirent de la boutique en saluant Poppy, avant de finalement se retrouver sur les boulevards animés de la cité. Son Maître adoré lui avait alors demandé ce qu'elle avait envie de faire à présent. Fleya réfléchit un instant. Elle n'avait rien prévu de plus dans son programme. Ou plutôt dans celui que Lukas lui avait proposé et qu'elle avait bien entendu accepté sans condition.

Son œil et son oreille furent alors attirés par le son d'un piano, qui accompagnait la danse d'une demoiselle fort gracieuse. Une représentation offerte dans un "petit café" assez huppé, qu'une large fenêtre entre-ouverte laissait à la portée de tous. Fleya observa avec attention les pas de la danseuse, et les doigts du pianiste. Elle se tourna alors vers son Maître.


-Le pianiste joue pour faire de belles musiques.... Mais pourquoi une danseuse danse t-elle ? Il paraitrait que c'est une activité amusante de danser mais... Je ne comprends pas bien pourquoi. Vous avez déjà dansé ?

Laissant le temps à son maître de répondre elle observa le pianiste être rejoint par un violoniste, avant que tout deux ne se mettent à jouer en duo. Fleya sourit doucement tandis que son regard pétillait.

-J'aime beaucoup la musique.... c'est.... agréable... et beau ! Fleya aimerait bien apprendre à jouer un instrument ! Non, fleya aimerait bien savoir jouer de tous les instruments.

Elle se tourna alors vers Lukas un sourire radieux aux lèvres, des rêves et des idées plein la tête.

-Le maître aime t-il la musique ? Fleya pourrait en jouer pour lui ! Quel est l'instrument préféré du maître ? Fleya l'apprendra pour lui ! Fleya aime tous les instruments ! Il faut m'aider à choisir.... Au moins un pour commencer !

La voila partie avec tout plein de projet en tête. Elle de représentait des scènes où elle jouerait pour le plus grand plaisir de Luka, où elle serait heureuse de faire de la musique et encore plus heureuse de distraire son maître. Cette nouvelle lubie en tête, la jeune Qantik semblait inarrêtable et le pauvre Lukas allait en faire les frais.


-Savez-vous jouer d'un instrument ? Est-ce dur d'apprendre ?

Non loin de l'assommer de question, le regard bleuté de la jeune fille se plongeait dans celui de Lukas avec une attention et un éveil poignant. Elle avait un monde à porté de main, et elle n'attendait que de le découvrir.  Son sourire bienveillant et désarmant de sincérité ne faisait pas ombre au tableau. Son regard reparti alors sur les deux musiciens. Et perdu dans sa contemplation, Fleya ajouta.

-La musique est quelque chose de magique.... Chacun peut créer de la musique s'il le désire.... Chacun peut créer quelque chose de beau et d'agréable. Même si nous sommes différents, tous le monde comprend la musique. Elle peut être triste, joyeuse, elle peut être vive ou douce.... Elle peut dire ce que le langage ne sait parfois pas exprimer. Et lorsque plusieurs instruments s'unissent.... Ils peuvent créer à eux seuls des univers entiers. Ils se répondent, se complètent, peut importe leur différence....

La Qantik se tourna alors vers Lukas.

-C'est ainsi que devraient être les ohms. Des instruments qui joueraient tous ensemble à l'unisson pour faire la plus merveilleuse des mélodies !

Candeur absolue, ou philosophie profonde ? C'était là l’ambiguïté que posait Fleya. On ne savait jamais si elle faisait preuve d'une naïveté touchante ou si elle donnait une leçon de vie à ceux qui prenaient la peine de l'écouter. Peut-être parce qu'il s'agissait à chaque fois d'un peu des deux....
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MessageSujet: Re: Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)   Sam 27 Juin - 19:25


Les deux compagnons longèrent la rue quelques instants, avant que l'attention de Fleya ne soit retenue par la douce mélodie que jouait un piano, non loin d'eux dans un joli café de quartier. Au travers de la terrasse couverte par une élégante tonnelle fleurie, on pouvait voir derrière une grande fenêtre ouverte, les pas gracieux d'une jeune danseuse portée par les notes de musiques. La petite Qantik semblait fascinée par ce spectacle. Ils restèrent quelques instants à observer ce poétique duo. Fleya finit par demander à Lukas pourquoi une danseuse se trouvait aux côtés du pianiste, qui n'avait pas besoin d'elle pour jouer de belles choses. Le concept de la danse lui était encore inconnu, il était vrai, c'est pourquoi elle demanda encore si Lukas avait lui-même dansé.

Le noble sourit en lui répondant : « Cette danseuse accompagne le pianiste. Lui joue pour offrir une mélodie agréable à écouter, tandis qu'elle, danse pour montrer avec son corps combien la musique est belle. A eux deux, ils orchestrent un spectacle doux pour les oreilles et les yeux de leur public ». Lukas se demanda si Fleya allait lui demander le pourquoi d'un spectacle, ce qui le mettait d'avance mal à l'aise. Mais cette nouvelle manière de vivre, avec sa candide protégée, l'amusait beaucoup et il se sentait prêt à relever le défi.
« J'ai déjà dansé, en effet, mais seulement des danses de société. Cette jeune femme pratique une discipline difficile, dans laquelle s'épanouissent les travailleurs les plus passionnés ». Le jeune homme ne jugea pas utile de préciser que la danse de société pour lui était une véritable corvée pour laquelle son cœur ne penchait absolument pas. Cependant en tant que noble et de surcroît en tant que Duc, il se devait d'être un habile danseur lors des soirées mondaines. C'était une question d'étiquette, cette fameuse et oppressante étiquette. Gare à qui osait l'enfreindre ! La société d'Anathorey avait décidément, des problèmes tout à fait primordiaux...

Le visage de Fleya rayonnait de curiosité et d'entrain. Elle déclara avec une spontanéité touchante qu'elle aimait la musique et qu'elle aurait aimé jouer de tous les instruments de musique. Lukas haussa les sourcils, étonné, mais ne put répondre car la jeune fille se tourna derechef vers lui et commença un flot de paroles si enjoué et enthousiaste qu'il n'osa pas la freiner. Lorsqu'elle fit enfin une pause, Lukas lui adressa un sourire attendri.
« J'aime bien la musique moi aussi, mais je n'ai pas vraiment de préférence... » avoua-t-il, un peu pris au dépourvu. Mais que répondre à sa demande, quant à l'aide qu'il pourrait lui apporter afin de choisir un premier instrument de musique ? Il ignorait quel serait le plus approprié, chacun demandait rigueur et travail.
La question suivante de Fleya lui permit de trouver une idée :
« A Anathorey, les familles nobles ont à cœur d'offrir un bon enseignement artistique à ses enfants. Cela témoigne soi-disant d'un certain prestige. Le chant et la pratique d'un instrument sont les arts les plus prisés. Mon père était un Duc très attentif aux traditions de la noblesse, il m'a donc assigné un professeur particulier, qui m'enseignait le piano. C'était un homme sévère, mais qui aimait beaucoup la musique et particulièrement cet instrument. Grâce à ses conseils et à son expérience, j'ai pu apprendre rapidement les éléments basiques de la musique et progresser ensuite. ».

Un délicat violon vint accompagner le pianiste, offrant à la danseuse de nouvelles phrases musicales à habiller de ses gestes graciles.
« Pour progresser en musique, il faut travailler avec ardeur tous les jours. Mais si la pratique permet de s'améliorer, il faut avant tout prendre du plaisir à jouer de son instrument. Les plus grands musiciens disent qu'il faut savoir mettre tout son cœur, et son âme dans la musique que l'on joue, pour qu'elle suscite des émotions à son auditoire. S'il n'y a pas de plaisir et de sentiment, la musique restera ce qu'elle est sur le papier : un univers réglé plus strictement encore que le régiment militaire le plus sévère d'Anathorey. ».
Il tourna un visage bienveillant vers Fleya, se doutant de ce que son discours puisse l'inquiéter un petit peu : « Mais à t'entendre, si enthousiaste et désireuse d'apprendre, je ne doute pas une seule seconde de ce que tu en soit capable ! ».

Le duo que formaient le violon et le piano était d'une harmonie divine. Lukas aurait pu rester des heures encore à les écouter mêler leurs voix, dans ce joli petit café où dansait élégamment cette jeune femme. Fleya avait saisi l'émotion de leur chant, et en avait été touchée, à tel point qu'elle se prêtait à rêver que le monde fut comme un orchestre : un concert dans lequel la voix de chacun aurait sa place, au milieu de celles de ses congénères, pour créer un ensemble synonyme de perfection.
Lukas ne put s'empêcher de rire un peu à l'écoute de cette remarque ingénue. C'était à la fois très naïf, et très profond. Lui du moins, savait que derrière cette phrase se cachaient des souhaits et des désirs que seule une âme d'enfant pouvait encore avoir, dans la société sale et hautaine des Üniks. Fleya devrait toujours chérir cet esprit fin et éveillé qui était le sien.
« La musique obéit à des lois séculaires que nul n'ose transgresser s'il veut bien jouer. Dans cette cité la seule loi qui règne est celle du plus fort. La musique peut être passionnée, profonde ou renversante. Mais notre monde est pour l'heure bien trop violent pour être comme ces instruments qui jouent à l'unisson... » répondit Lukas, d'une voix feutrée. Une petite lueur anima son regard l'espace d'un instant, presque de l'espièglerie, avant qu'il n'ajoute : « Ceci dit, il ne tient qu'aux plus motivés d'entre nous de changer les choses ! ».

Ce disant, il caressa la tête de sa brune de protégée. « Est-ce que jouer du piano t'intéresserait, Fleya ? » lui proposa-t-il. « Je sais où nous pourrons en trouver un. Il n'est pas tout neuf mais je pense qu'il doit encore jouer convenablement. Et même s'il s'est écoulé beaucoup de temps depuis l'époque où je jouais pour accompagner les chants de ma petite sœur, je pense pouvoir t'inculquer quelques rudiments... »
Fleya donnait le sourire à Lukas. C'était assez étrange. Si on lui avait demandé il y a quelques semaines de sourire, il aurait répondit avoir oublié depuis très longtemps comment on le faisait. Mais depuis quelques temps, le jeune homme parvenait à sourire sincèrement sans se poser aucune question.
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Arme en bois et Robes de dentelle (PV Fleya)

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