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Races minoritaires et recherchées : Qantiks et Parias, détails ici !


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Garde rapprochée. [Diya & Iro]

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MessageSujet: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Ven 13 Mar - 16:58


Tout semble gris, peut importe où son regard se porte elle ne voit que cette couleur acier, argent, métal, froide et déprimante. Finalement les deux Qantiks s'étaient séparées après la rencontre d'un homme que l'I.A. avait décidé d'accompagner. Elle l'avait bien sur remerciée mais maintenant que la demoiselle se retrouvait seule à nouveau, à errer dans les quartier ternes de Nordkia il lui semblait qu'elle avait à nouveau fait l'erreur, la même qu'elle avait déjà commise avec Iryelle lors de leur rencontres dans la Cité Neutre. Elle l'avait regardé partir sans même chercher à proposer de l'accompagner. Un long soupir échappa à la jeune femme, elle resserra sur elle les pans de la cape outremer, il e faisait pas bien chaud dans les rues souterraine de la cité. 

Quand son estomac commença a gargouiller la Qantik décida de trouver un lieu peu cher où elle pourrait se nourrir convenablement et peut être même louer une chambre pour la nuit prochaine. Elle s’était trop enfoncé dans la ville pour en ressortir avant la nuit sans se perdre et elle ne comptait pas sur l'amabilité des Uniks vivant ici pour l'aider à se repérer dans ce labyrinthe. Marchant discrètement, zigzagant entre les livreurs aux bras chargés et les gens toujours pressés, elle fini par tomber sur une petite auberge qui semblait bon marché. Diya en observa rapidement la carte éclairée par un néon, c’était de petits plats basiques dont les photos donnaient plus envie de fuir que d'entrer mais les prix devaient être suffisamment attractif car l'endroit était bondé. Après avoir poussé la porte, accompagnée d'un carillon vulgaire et rouillé qu'on ne devait absolument pas entretenir, la demoiselle se fraya un passage jusqu'à une table libre, cette dernière, à demi plongée dans l’ombre se trouvait dans le coin opposé au comptoir, mais comme elle ne voulait pas attirer l'attention cela lui convenait parfaitement. 

Une serveuse vêtue d'un robe à pois orangée et d'un tablier rongé par le temps s'approcha finalement pour prendre sa commande. Ses cheveux sales et négligés allaient de concert avec son teint pâle et ses yeux vitreux, et en y regardant de plus près la Cyborg repéra une ligne creuse de chaque coté de son cou, cette dernière semblait descendre jusqu'à ses mains et ses mollets enfoncé dans des chaussettes longues trouées en divers endroits. Il devait s'agir d'une Qantik, sans doute récupérée à la casse par un des habitant de Nordkia et remise en service ici afin de faire le travail pénible à la place de la corpulente femme qui se pavanait derrière le bar en rigolant à gorge déployée. La jeune femme aux yeux émeraude demanda une carafe d'eau et une assiette de ragoût, c’était le seul plat qu'elle apercevait sur les autres tables que les clients semblaient apprécier et elle voulu se fier à leurs expressions. 

Cela faisait quelque temps que l'horloge poussiéreuse accrochée au mur avait sonné midi, son dîner fini elle allait se lever quand une discussion plutôt animée attira son attention. Diya se rassit discrètement et se resservie de l'eau dans le verre ébréché qui lui semblait de moins en moins propre a chaque fois qu'elle le regardait. Elle aurait dû mieux choisir l'endroit où elle souhaitait dîner, cette auberge était vraiment en piteux état. La demoiselle se concentra sur la discussion entre les deux badauds, fixant son verre et en buvant de petites gorgées de temps à autre.

" Mais puisque je te dis que je suis sûr de l'avoir reconnu, il était à la décharge numéro deux ! C’était ce vieux fou, celui qui fouille les poubelles dans les rues à la recherche de toutes sortes de choses bizarre. Je me demande ce qu'il essaye de fabriquer cette fois haha ! Dire que la dernière fois il s'est fait volé ses plans avant d'avoir pu créer quoi que ce soit ! Ce scientifique à bien du culot pour venir se servir ici alors qu'il a le soutient de ces foutus Élites ! Si je pouvais j'irais lui voler ses travaux et je ferais fabriquer une véritable armée équipée d'armes de destructions massives pour raser leur labo !"

Un rapide coup d’œil permit à la Cyborg d’évaluer le gabarit et l'aspect des deux hommes. Le premier, grand et plutôt fin, portait un pantalon de velours noir avec une chemises froissée, sa veste était négligemment posée sur la chaise dans son dos. Le deuxième, plus gras encore que la propriétaire des lieux qui continuait de jaser sans discrétion, portait un jeans élimé aux pieds et un pull d'un bordeaux délavé. Tout deux semblait être des habitués du lieu. Le grand mince reprit, plus sérieux que son aîné, il lui chuchota sans aucune tenue :

" A ta place je me méfierais il parait qu'il a engagé un garde du corps cette fois, il devient malin ce vieux singe ! On raconte qu'il cherche à créer un laser portatif pour équiper certains Chevaliers, c'est le vieux mécanicien qui vit tout en bas qui me l'a dit !"

Elle n'écouta pas la suite, les ragots étaient souvent bien exagérés, et même si ceux là avaient éveillés sa curiosité la demoiselle se demandait si c’était réellement une bonne idée d'aller voir par elle même. Après tout si ce scientifique avait vraiment engagé quelqu'un pour le défendre elle risquait une nouvelle fois de se retrouver au milieu d'une sale affaire. Mais laisser cette arme à des Uniks était la plus mauvaise idée qui lui paraisse, ces derniers les utiliseraient sans doute pour massacrer toujours d'avantage de ses confrère, voir même pour raser Sylva ! Et ceci elle ne pouvait se le permettre. Elle devait aller voir.

Après avoir payé elle était sorti de l'habitacle où les cris continuaient de résonner et le rire gras de la barmaid de retentir. Retrouver le calme de la rue fit du bien à la jeune femme. Elle se rendit soudain compte qu'elle ne savait absolument pas où se trouvait cette fameuse décharge. La Cyborg se tapa le front du plat de la main en soupirant, puis avisant un coursier dont la prothèse était apparente elle l'arrêta un instant pour lui demander la direction. Ce dernier, comme s'il avait peur qu'on le voit parler à une Qantik lui répondit rapidement, sans appuyer les détails, en lui indiquant un escaliers et une passerelle plus loin, il lui donna plusieurs directive peu précise et disparu sans attendre qu'elle l'ai remercié.

Après avoir suivi ses instruction, Diya se retrouva devant de grandes portes grillagées. Derrière ses dernières se trouvaient des monceaux d'ordures en tout genre et l'énorme "2" peint en rouge sur le battant droit lui signifia qu'elle était bien sur le lieux dont les deux soûlards parlaient. Le cadenas était par ailleurs brisé et elle n'eut aucun mal à se faufiler à l’intérieur. La demoiselle erra un moment entre les piles d'ordures, observant tout ce que les gens rejetaient sans même chercher  à les réutiliser. Soudain elle perçu des éclats de voix venant dans sa direction et elle se planqua derrière la carcasse d'une armoire déglinguée. Les deux voix était celle d'hommes, et elle se pencha légèrement pour observer leurs moindres faits et gestes, cachée de leur vue malgré son inconfort flagrant la jeune femme devait être sûre qu'il s'agissait du scientifique et de son garde du corps avant de tenter quoi que ce soit.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Ven 13 Mar - 19:03

Ses yeux s'ouvrirent sur ce plafond qu'il apprenait à connaître. Le plafond de l'appartement qu'il louait depuis le début des combats clandestins qui étaient devenus son quotidien. Dérangé par le rai de lumière qui lui brûlait les yeux, le jeune homme battit des paupières un moment avant de rassembler la force de se redresser. Soupirant, le cyborg se passa les mains sur le visage. Il était temps de se lever, du travail l'attendait aujourd'hui. Un regard à l'horloge accrochée au mur, seul ornement de la pièce, lui apprit qu'il n'était pas en retard. Pas en retard, mais pas en avance non plus. Pourtant comme chaque matin, les mêmes question vinrent hanter son esprit, accompagnées par un visage… Grognant légèrement, Iro se jeta hors du lit. Ce n'était pas le moment de penser à ça. Rapidement, le jeune homme enfila ses vêtement. Depuis le début de cette nouvelle vie il avait abandonné son ancien style vestimentaire pour en adopter un plus sobre. Du moins, ses rangers et pantalon noir n'avaient pas changés, mais le manteau long rouge s'était vu relégué au placard au profit d'un sweat noir.

Quelques instants plus tard, capuche rabattue sur la tête, Iro sortait dans la rue. Il était temps d'aller retrouver le vieux fou. Leur rencontre s'était faite comme bien d'autres rencontre à Nordkia. Via l'ami du cousin de la connaissance de tata Martine. Le scientifique recherchait un garde du corps, une chaîne de connaissances s'étaient chargées de lui présenter Iro. Il ne lui avait d'ailleurs pas fallu longtemps pour accepter. Juste le temps d'apprendre que la mission du scientifique lui valait pas mal d'animosité de la part d'un certain nombre de personnes. De quoi déclencher pas mal d'action, et c'était tout ce que le cyborg de mandait. De l'action, pour agir et ne plus penser. Ne plus se rappeler ni se questionner, pour faire disparaître un instant cette image d'Elle qui dansait en permanence derrière ses paupières…

Marchant à grandes enjambées dans ces rues qu'il commençait à connaître, le jeune homme secoua la tête pour en chasser à nouveau ses pensées inutiles. Il se retrouvait donc garde du corps d'un scientifique, l'un de ses anciens confrères. Drôle d'ironie du destin quand on y pensait.. Quoi qu'il en soit, ce Karl Bishop, puisque tel était son nom, était un drôle d'oiseau… Le regard tordu des scientifique dont le génie va de paire avec une folie tout aussi grande. Toujours en train de marmonner dans sa barbe de façon incompréhensible tout en mamaillant à droite, à gauche. Il était difficile à suivre, promettant son lot de mots de tête avant la fin de la journée. Mais Iro n'en demandait pas moins.

Arrivé devant une porte d'aspect misérable, Iro enfonça du pouce le bouton qui ressortait du mur. Peu de temps après le scientifique déboulait par la porte. Une scène somme toute commune, mais le jeune homme savait que dans l'intervalle de temps séparant les deux événements son identité avait été vérifiée de nombreuses fois par une tripotée de capteurs en tout genres. Sur ce point, Bishop était la thèse et l'antithèse à lui tout seul. Complètement paranoïaque, il truffait sa maison de défense alors que dans le même temps il était capable de se faire voler ses plans par le premier venu. Raison d'ailleurs pour laquelle le scientifique s'était décidé à engager un garde du corps malgré le dégoût qu'il éprouvait à l'idée d'avoir quelqu'un dans les pattes.  Enfin, tout cela Iro avait dû le déduire lui-même en recoupant des infos dégottées à droite à gauche puisque…
« Allez le qantik, on se dépêche, je n'ai pas toute la journée ! Ce n'est pas possible ça, ne pas être capable d'être à l'heure ! Ce devrait être facile pourtant pour un être de votre espèce ! »
Le scientifique semblait en effet avoir un sainte horreur des qantiks. Ou du moins les trouvait-il juste bon à remplir les tâches du quotidien, imaginez donc son désarroi lorsque un membre de cette race lui fut présenté en tant que gardien. Pourtant l'homme n'avait pas tellement eu le choix. Dans cette ville, personne d'autre n'aurait voulu le protéger, bien au contraire…
« Bonjour à toi aussi... » répondit Iro comme à son accoutumée dans un ton où l'ironie se disputait au mépris.
C'était la même rengaine chaque matin, qu'il soit à l'heure, en avance ou en retard. Bien qu'aujourd'hui le cyborg soit pile à l'heure, c'était déjà trop tard pour l'homme chez qui tout était prétexte pour critiquer les qantiks.
« Bon jour ? Ça c'est encore à voir ! J'ai eu de la chance de ne pas me faire attaquer jusqu'ici, mais qui sait quand est-ce que cela va se produire ? Et qu'est-ce qu'un incapable pourrait faire pour me défendre ? » entreprit de critiquer à nouveau le scientifique.
Serrant la mâchoire pour contenir une colère montante, Iro ignora le scientifique qui continuait de déblatérer ses absurdités. Un client était un client. Et ce soir le jeune homme pourrait évacuer toute sa frustration dans l'arène… Ce lieu qui était devenu sa drogue quotidienne, une drogue dont il ne pouvait plus se passer aujourd'hui, une drogue qui lui permettait d'oublier la douleur que lui causait sa séparation avec Elle. L'espace d'un instant au moins.
« Et où est-ce que nous allons aujourd'hui ? » fit finalement Iro, interrompant les marmonnements et autre râleries de l'homme.
« Décharge numéro deux, les dernières pièces qui me manquent sont là-bas, » grogna le scientifique en réponse.
« Et d'où vient cette assurance ? »
« Je le sais ! Mais pourquoi est-ce que je parle avec un qantik moi ! Tous plus stupides les uns que les autres... »
L'ancien scientifique sentit à nouveau une vague de colère monter comme une marée noire, mais passer à tabac celui qu'il était sensé protéger ferait assurément tâche. Bien qu'il n'ait de compte à rendre à personne, Iro préférait éviter d'en arriver là. De plus une telle action attirerait sûrement à lui les regards d'Anathorey et ça, il valait mieux l'éviter.

« Rha… C'est fermé ! Foutu cadenas… Ouvre-moi ça ! »
« C'est demandé si gentillement... »
Soupirant, Iro saisit de sa main mécanique le cadenas qui fermait l'accès à la décharge numéro deux. Un instant plus tard le mécanisme, rouillé et en salle état comme il était de couthume à Nordkia, cédait, libérant l'accès.
« Ahaha… Nous y voilà ! » jubila Karl.
Tel un gamin dans un magasin de jouet, l'homme avança dans la décharge, Iro sur ses talons.

Quelques heures plus tard, Iro était assis sur un tas de tôle, observant le scientifique qui continuait de chercher son Graal. Il ne semblait jamais devoir s'épuiser bien que l'heure du repas soit passée depuis un moment.
« Ça ne te dirais pas d'arrêter un moment, au moins aller chercher de quoi manger ? » lança le jeune homme à l'estomac grondant.
« Et puis quoi encore ? J'y suis presque, je le sens! »
« Ouais… Comme il y a deux heures, non ? »
« Tu ne peux pas arrêter de me déranger deux seconde, fichu tas de ferraille ? s'emporta finalement le scientifique, plantant ses yeux bruns dans le regard azur et glacé de son garde du corps. Tu m'aiderais comme un qantik a le devoir de le faire, ça irait plus vite ! »
« Ma seule tâche est de te protéger, petit scientifique, rien d'autre. Mais si tu continues rien ne dis que je ne vais pas changer d'avis... » menaça Iro d'une voix tranchante, ne supportant décidément plus le comportement de son client.
Ravalant pour une fois de sa superbe, l'homme écarquilla les yeux un instant, ne sachant trop quoi répondre. Il décida finalement de retourner à ses recherches, marmonnant de plus belle.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Ven 13 Mar - 23:14


Cachée derrière l'ensemble de métal rouillée dont l'odeur imprégnait peu à peu l'odorat de la demoiselle, cette dernière observa l'homme, le premier, celui dont la tenue étrange et extravagante accompagnée d'une blouse de lin d'un blanc passé ne cessait de gesticuler en tout sens. La deuxième semblait irrité, il était vêtu plus simplement, de façon plus anodine, sans doute le garde du corps. La prothèse mécanique à son bras obligea la jeune femme à hésiter sur la marche à suivre. Pour l'instant le scientifique n'avait dévoilé aucun plans et pas une seule pièce, il portait sur son épaule une sacoche emplie de ce qui semblait être des pièces de métal, de plastiques et d'autres matières, de toutes formes et de toutes tailles, un véritable bazar dont certaine pièce et ressort dépassaient de la toile. Les yeux émeraudes de la Cyborg étaient fixé sur le Qantik, sans doute lui aussi un Cyborg par ailleurs au vu du reste de son apparence qui semblait plus Unik qu'Hybrid. Elle ne pouvait ni mesurer sa force ni prévoir quel était son Sigma et ceci l’embarrassait finalement. Elle aurait pensait qu'un chevalier aurait accompagné l'homme en blouse et non un de ses confrère semi-robotique. 

Les deux inconnus semblaient sans disputer sans cesse, elle se demanda lequel avait l'esprit le plus manipulable. La Qantik devrait évaluer cela avant d'entreprendre quoi que ce soit. Soit elle concentrais son attention sur le scientifique pour qu'il lui remettent les plans de cette armes avant sa construction, soit elle déployait ses mains spirituelles sur le Cyborg pour l'obliger à immobiliser l'Unik et lui substituer le parchemin qui renfermait le schéma de création du laser. La demoiselle décida de trouver un point d'avantage proche du duo afin de pouvoir écouter leur discussion, ainsi elle pourrait en apprendre plus et peut être repérer lequel des deux elle aurait plus de facilité à convaincre de lui offrir ce pour quoi elle était là. En se redressant elle fit malencontreusement glisser une boîte de conserve éventrée sur la pile de détritus. Son cœur loupa un battement et elle bondit derrière une autre pile d'objets en mauvais état. Craignant d'être repérée elle se cacha dans la carcasse d'un bureau.

Tendant l'oreille elle attendit, il y eut des bruit de pas mais elle n'osa ne serait ce que jeter un œil de peur d'être découverte. La jeune femme devait jouer la prudence jusqu'à ce qu'elle ai suffisamment d'informations pour intervenir. Quant les bruits s'éloignèrent elle sortit de sa cachette discrètement cette fois, prenant bien garde où elle mettait les pieds et gagna une colonne de machine à laver. Elle parvint difficilement mais silencieusement à se glisser entre plusieurs d'entre elle, se hissant et se faufilant dans des passages à peine assez grand pour elle. Diya fini par trouver un bon poste d'observatoire entre deux des machines à hublots. Elle parvenait à entendre les voix même si ces dernières restaient éloignées. Le scientifique agitait un morceau de métal, une sorte de circuit électrique devant le visage du Cyborg qui semblait a deux doigts de lui planter son poing dans la figure. L'homme à la blouse répétait sans cesse qu'il lui fallait un objet semblable mais en meilleur état, accusant le Qantik de son immobilité et de son manque flagrant de motivation à l'aider, il ne l’appréciait visiblement pas. La demoiselle resta caché, ce n’était pas encore le moment de se montrer.


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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Sam 14 Mar - 20:46

Soupirant à nouveau, Iro continua d'observer l'homme qu'il devait protéger. Ses marmonnements incompréhensibles continuant, ce dernier farfouillait dans les débris à la recherche d'on ne savait quoi. Le cyborg lâchait Karl du regard pour observer les déchets environnants lorsqu'un son attira son attention. Le bruit de l'acier qui rebondit sur l'acier. Un petit élément avait dû quitter son équilibre instable pour dégringoler la pile sur laquelle il était posé. Ou alors quelque chose, ou quelqu'un, l'en avait délogé. Avec une prudence redoublée, Iro scanna les environs sans que rien d'anormal ne vienne étayer son hypothèse. Bishop quand à lui, trop absorbé par ses recherches, n'avait rien remarqué. Le jeune homme pris le partit de ne rien dire. De toute façon, à quoi bon le prévenir ? La réaction probable du scientifique serait de ne pas le croire et d'y voir à nouveau une occasion de se plaindre des qantiks. Et si il le croyait, à quoi cela les mèneraient-ils ? A quitter la décharge. Non, autant attendre que l'ennemi se montre, si ennemi il y avait, et s'en débarrasser tout de suite. Ainsi le jeune homme garda le même comportement qu'auparavant, observant le scientifique un instant avant de passer son regard au alentours dans l'espoir de peut-être apercevoir un mouvement. Malgré cela, Iro n’apercevait rien et il n'en vit pas plus lorsqu'ils s'enfoncèrent plus profondément dans la décharge.
Un bon moment plus tard, le jeune homme se prit à désespérer un peu. Depuis le temps qu'il escortait Bishop, personne n'avait cherché à s'en prendre à lui, par plus que le scientifique n'avait trouvé toutes les pièces qu'ils cherchait. Pendant combien de temps le cyborg serait-il condamné à tenir compagnie à ce scientifique illuminé qui cherchait des pièces dans une décharge… En plus, si Karl fabriquait une arme pour les chevaliers, pourquoi n'avait-il pas le soutient d'Anathorey et par la même, toutes les pièces dont il avait besoin ? Il y avait quelque chose de louche là-dessous…
« Eh, tas de ferraille, j'en ai vraiment assez que tu m'observes comme ça à ne rien faire ! » râla soudainement le scientifique, interrompant le fil de pensées d'Iro.
Sur le coup, le jeune homme eut toutes les peines du monde à ne pas lui enfoncer sa main mécanique dans le visage pour le faire taire définitivement. Encore plus lorsque l'homme se mit à lui agiter un circuit imprimé en salle état sous le nez.
« Tu vois ? C'est ça qu'il me faut. Ça, mais en bon état ! Tu comprends ce que je te dis ? continua Bishop, inconscient du pour et contre qui se jouait dans l'esprit de son garde du corps. Puis il continua, articulant exagérément, comme s'il parlait à un attardé : Çaaa ! Cee geenre dee cicu-it é-lec-tro-nique ! Les qantiks sont vraiment inutiles aujourd'hui… A essayer de vouloir les rendre plus humains, c'était sûr que nous arriverions à ce point… Mais tu dois bien comprendre ce que je te dis quand même ? C'est ce circuit qu'il me faut, mais en meilleur état, alors tu pourrais peut-être m'aider à le chercher ! Franchement, tu... »
Remarquant peut-être enfin la lueur meurtrière qui s'était mise à danser dans le regard du garde du corps, le scientifique se tût. Lorsque Iro avança la main, l'homme eut même un mouvement de recul instinctif avant de remarquer que le cyborg venait simplement de se saisir du circuit.
« C'est mon dernier avertissement, Bishop… Continue et tu n'auras jamais l'occasion de construire ton invention... » menaça Iro, des arcs électriques se mettant à courir le long de sa main mécanique.
Lorsqu'il retira sa main, le circuit semblait comme neuf.
« Mais… c'est... »
« Une forme d'alchimie, oui. »
« Une forme d'alchimie… Pourtant une seule personne à ma connaissance… Non… Tu serais... »
A nouveau, la main mécanique d'Iro fendit l'air, cette fois pour venir se plaquer sur la bouche, serrant les deux côtés de la mâchoire du scientifique à lui en faire mal.
« Tu devrais t'arrêter là… Qui je suis n'a aucune importance pour toi. Tu as tout ce qu'il te faut, non ? »
Toujours soumis au silence de la main mécanique, l'homme hocha la tête un peu paniqué. Alors Iro desserra son emprise. Un instant, bishop l'observa un lueur surprise dans le regard avant de s'asseoir à même le sol en vidant tout le bric à brac contenu dans son sac.
« Oui, oui… Tout ce qu'il me faut, je vais pouvoir commencer à la construire… Tout ce qu'il me faut… Hum... » commença le scientifique, plus en se parlant à lui même qu'en répondant à la question qui lui était posée. Le reste des ses paroles se perdit dans un marmonnement incompréhensible et surement inintéressant.

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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Dim 15 Mar - 22:44


Cachée entre les deux machine carrée qui plus jamais n'auraient à subir les taches de leurs invités, la demoiselle, regard fixe sur l'étrange duo, attendait. Elle n'avait pour l'instant aucune preuve réelle que ce scientifique était bien celui dont parlaient les badauds à l'auberge. L'Unik en blouse ne tarissait pas de critiques sur les Qantiks, ce qui, malgré qu'elles ne lui soient pas directement adressées, commençait sérieusement à irriter la jeune femme. Quelque chose d'étrange se déroula soudain sous les yeux écarquillés de Diya. Le circuit de prime abord sale et inutilisable semblait soudain comme neuf après être passé dans les mains du Cyborg au cheveux dorés. 

La prothèse de ce dernier était parcourue d'étincelles. Même l'air paraissait soudain emplie d’électricité statique, ce qui était désagréable pour la demoiselle dont les circuits n'avaient pas forcément appréciés. Quelque part sous la pièce de métal un petit morceau électronique la démangeait, mais incapable de se soulager de cette gêne elle préféra reporter son attention sur le garde du corps. Ce qu'il avait fait n’était pas naturel, était ce là sa capacité ? Un bref mouvement brusque la fit reculer précipitamment dans l'amas de la décharge, croyant qu'elle était repérée. 

La jeune femme rouvrit les yeux qu'elle avait fermé par surprise. Le Cyborg maintenait le visage du scientifique de façon agressive et sans doute douloureuse. Son regard contenait un sentiment qui s'exprimait dans tout son être a cet instant. Une sorte de colère difficilement contenue, des regrets peut être ? Quel était donc ce voile mystérieux qui avait provoqué cette réaction violente et instantanée ? Elle avait par le biais de cette action constaté que le Cyborg était vif, autant d'esprit que de corps, et qu'elle ne pourrait sans doute pas le surpasser en vitesse si jamais un combat rapproché s'imposait. 

La scientifique se trouvant de dos par rapport à la Qantik cette dernière ne pouvait voir sa réaction, lire les mal de son être sur les traits de son visage. Remises de sa surprise, Diya reprit sa place initiale, calée entre les deux machines privées de leur source d’énergie, et regarda l'Unik, à nouveau libre de ses mouvements, vider le contenu de son sac à même le sol. Il se mit ensuite à trier en différents tas les éléments électriques et métalliques ainsi que les pièces de plastiques et d'autres matières que la jeune femme ne pouvaient identifier à cette distance. Assemblant les éléments un par un en marmonnant des propos inintelligibles après avoir sortis d'une des poches de sa blouse un plan dessiné sur une feuille quadrillée bleu. 

La distance posa une nouvelle fois problème, la Cyborg ne pouvait pas confirmer qu'il s'agissait bien de la feuille technique du laser sans s'approcher d'avantage. Étouffant un jurons elle pesta et recula, tâtonnant discrètement entre les interstices pour gagner l'arrière de la montagne électroménager. Elle se cogna la tête une ou deux fois et dû s'arrêter à plusieurs reprise pour s'assurer qu'elle n'avait pas été trop bruyante. Sortir du tas de machines fut bien plus compliqué que d'y entrer et quand enfin elle y parvint un soupir soulagé lui échappa. Diya plaqua aussitôt sa main sur ses lèvres, la discrétion n’était décidément pas son truc. Elle gagna rapidement la pile d'immondice la plus proche du duo, effectuant un détours pour rester hors du champ de vision des deux hommes.

La demoiselle ne s'était pas trompée les plans étaient bien ceux de l'arme laser dont parlait la tablée à la taverne. C’était les bons individus, restait à trouver une façon de subtiliser le plan. Peut être en attendant un peu l'Unik en blouse finirait il son arme devant ses yeux ? Ce qui lui épargnerait de trouver un autre scientifique faible d'esprit pour construire l'objet. Diya voulu essayer quelque chose. Elle laissa ses mains spirituelles se déployer jusqu'à l'endroit où se tenait le Cyborg. Quand ses dernières se furent enrouler autour de son être, cherchant déjà à envahir ses pensées, elle lança un ordre, clair et silencieux :

Va surveiller l'entrée de la décharge, il n'a pas besoin de garde rapprochée, tu vois bien qu'il n'y a personne ici, il est juste paranoïaque !

L'ordre allait s'imposer dans l'esprit du Cyborg comme si l'idée venait de lui. Ne voulant pas que sa présence se face sentir elle fit relâcher le corps de l'homme aux mains invisibles qui se rétractèrent jusqu'à disparaître. Restait à espérer que cela marcherait, car même si cela n'avait jamais échoué la jeune femme avait toujours un doute. Si la manipulation était un échec elle devrait trouver un moyen d’éloigner le garde du corps pour envoûter le scientifique, peut être même parviendrait elle a le convaincre que le Qantik était un espion qui comptait lui dérober son arme et qu'elle le protégerait jusqu'à ce qu'il finisse, ainsi elle prendrait la place du garde du corps, inverserait la tendance. Et quand l'Unik en blouse aurait finit l'arme la demoiselle n'aurait plus qu'à se l’approprier après l'avoir assommé. Ce n’était pas les armes fantaisistes qui manquaient ici. Entre les barres en métal, les hublots des machines à laver et les divers ustensiles rouillés qui traînaient un peu partout, il y avait de quoi faire.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Lun 16 Mar - 11:39

Que le scientifique se soit plongé dans son travail était l'assurance d'une tranquillité relative pendant au moins un moment. Il fut un temps où Iro aurait observé avec grand intérêt le travail de son collègue. Peut-être aurait-il pu en tirer de nouvelles connaissances pour ses recherches ou alors aurait-il conseillé Karl sur quelques points techniques. Mais aujourd'hui il n'y trouvait guère grand intérêt. Ce n'était plus son monde. Cela faisait plusieurs mois qu'il n'avait plus mis les pieds dans un laboratoire. Depuis que sa vie avait pris un tournant forcé dans une explosion qui l'avait privé de tout ce qui comptait pour lui à l'époque. Malgré tout l'ancien scientifique n'avait pas non plus ressenti le besoin de revoir son ancien lieu de travail. Le jeune homme s'était senti plus comblé par cette nouvelle vie faite de peu de choses que de son ancienne vie où tout lui tendait les bras. Jusqu'à ce que cette nouvelle vie ne se dérobe à son tour. Poussant un nouveau soupir, ce qui décidément devenait une habitude, Iro s'écarta un peu du scientifique pour se trouver un siège et patienter le temps qu'il faudrait pour que Bishop finisse de construire son invention.
Cependant, ces derniers temps, l'inactivité était loin d'être son alliée. Assis sur son bidon rouillé, le cyborg se perdit à nouveau dans ses pensées, ses questions. S'il avait agit différemment, les choses seraient-elles les mêmes aujourd'hui ? S'il n'avait pas tué Azryël… Non, S'il ne l'avait pas fait, les dockers se seraient faits massacrés. Ou s'il était resté pour les aider, Yuris serait morte. Yuris. Que devenait-elle ? L'opération avait été un succès, le jeune homme en était sûr. La jeune femme était bien trop solide pour qu'il en soit autrement. Mais il n'avait pas eu le courage de se rendre à nouveau à la maison du Dr.Shagott. Plusieurs fois ses pas s'étaient égarés sur le chemin qui y menait, mais jamais il n'était allé jusqu'au bout. Jamais le cyborg n'avait pu se résoudre à risquer de croiser le regard de Yuris. La peur de ce qu'il pourrait y lire n'était que trop forte.
Plongé dans les méandres de ses souvenirs et de ses doutes, Iro ne remarqua rien de ce qui se joua à cet instant. S'il avait été plus alerte, aurait-il eu une chance ? Peut-être. Mais c'était cet ensemble de paramètres à première vue aléatoires qui conduisirent les événements à prendre cette tournure. Ainsi, le jeune homme ne sentit pas la main spirituelle se glisser dans son esprit. Seule une idée prit place au sein de son cerveau. Il fallait l'avouer, malgré le fait que Bishop soit occupé, la présence de cet homme commençait à lui taper sur les nerfs. Rien ne garantissait qu'il ne se remette pas à cracher sur les qantiks sous peu. Critiquer ce peuple qui était devenu le sien, ce peuple qu'il avait eu dans l'idée de relever avant que les événements du One-Eyed Jack ne détruise ce rêve. Non, il ne supportait plus sa présence. Et puis après tout, l'homme pouvait bien rester seul un moment, non ?
« Bishop, je vais surveiller l'entrée un moment, crie si il y a un soucis. » fit finalement Iro.
Il n'y avait de toute façon personne dans un lieu tel que cette décharge et surveiller l'entrée permettrait de voir venir des potentiels attaquants. Et puis tout cela ne découlait-il pas de la paranoïa exacerbée d'un scientifique illuminé ? Ainsi, une fois que l'inventeur eut grogné son approbation, Iro prit le chemin du portail. Karl avait-il vraiment écouté ce qui lui avait été dit ? Le jeune homme n'en avait aucune idée. Peut-être que ce choix lui retomberait dessus sous la forme d'interminables remontrances un peu plus tard. Mais pour le moment, s'il restait le cyborg risquait d'attenter à l'intégrité de celui qu'il devait protéger. Donc...
En route, il profita à nouveau du silence et du calme qui accompagne la solitude. Mais bien vite, cette petite voix qui ne cessait de murmurer au fond de lui recommença à l'accabler. Serrant les dents, le jeune homme arriva enfin en vue du portail. Alors, l'esprit brillant qui avait fait de lui l'un des scientifiques les plus en vogues à Anathorey malgré son jeune âge se remit à fonctionner normalement. D'où venait le déclic ? Peut-être du fait que le portail n'était plus exactement dans la position où il était sûr de l'avoir laissé. Ceci peut-être allié au souvenir du bruit qu'il avait entendu peu de temps auparavant.
Ne cherchant pas plus loin, Iro entreprit de remonter le chemin qu'il venait de prendre en courant de toutes ses forces. Comment avait-il pu laisser le scientifique seul ? Une capacité de l'ennemi ? Il n'y aurait rien de surprenant à cela. Mais la question était comment fonctionnait cette capacité. Il n'avait rien vu venir et était tombé dans le panneau comme le premier imbécile venu. Fort heureusement, il ne lui avait pas fallu trop longtemps pour se rendre compte de la supercherie. Mais c'était déjà trop. Qui savait ce qui avait pu être fait à Bishop dans l'intervalle ? Plus qu'un tournant avant d'arriver en vue de son point de départ. Iro ne pouvait qu'espérer ne pas être arrivé trop tard.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Lun 16 Mar - 16:42


La demoiselle regarda, perplexe, la réussite de son tour de passe-passe s’opérer. Le Cyborg venait de se lever, prévenant le scientifique qu'il allait monter la garde a l'entrée de la décharge, comme elle le lui avait dicté. Ce don la fascinait et la dégoûtait à la fois, la rendant forte mais l'obligeant a supporter la culpabilité de les priver de leur libre arbitre. La jeune femme attendit que le garde du corps ai disparut derrière les monticules de déchets. Elle attendit encore quelques instants, mesurant la distance approximative à laquelle il se trouvait maintenant. Elle voulait être sure d'être hors de portée visuellement, sans quoi l’éloigner ne servirait à rien. La Qantik rangea ensuite sa cape dans sa sacoche qu'elle abandonna derrière le tas de ferraille rouillée.

Elle avança à pas léger mais néanmoins suffisamment pesants pour être entendus, elle ne cherchait pas à masquer sa présence. Une drôle d'idée lui vint en tête. La demoiselle savait que la plaque de métal, ainsi que toute la partie mécanique qui faisait d'elle une Cyborg était enfouis sous le tissus de sa robe légère. A moins de la toucher les yeux peu habitués pouvait la confondre avec une Unik aux goûts bizarres. Mais l'homme qu'elle voulait convaincre était un scientifique, se laisserait il duper si facilement ? Elle devait au moins essayer, au pire, une petite histoire tragique et un peu de persuasion ferait office de bouée de sauvetage. L'Unik était si concentré sur sa tache qu'il ne releva pas la tête à son approche se contentant de maugréer :

" ça y est t'as fais ton petit tour, t'es content ? A part tourner en rond les Qantik ne sont bon a rien ! On aurait voulu inventer des poissons rouge on aurait pas fait mieux ! Tout juste bon à ne rien faire !"

Amusée, préférant rire jaune au lieu de se mettre en colère et griller sa couverture, la jeune femme se mit à rire. Souriante elle s'agenouilla à coté de l'Unik qui sembla soudain comprendre qu'il ne s'adressait pas à la bonne personne. La voix douce et légère, Diya déclara :

" Vous semblez peu apprécier celui dont vous parlez. Vous aurez t il faussé compagnie ? Je ne vois nul autre que vous ici."

Elle fit soudain semblant de s’intéresser aux piles de petits matériaux divers et ajouta, feignant la surprise :

" Oh vous êtes scientifique ? Quelle chance ! Vous devez avoir le loisir de travailler sur plein de sujets ! Que fabriquez vous actuellement ?"

Bien sur, cela ne pouvait être aussi simple, la suspicion et la méfiance se lisait dans les yeux gris du scientifique. Il n’était pas stupide, il avait du vérifier qu'il n'y avait qu'une entrée dans la décharge, et si elle n'avait pas croisé son garde du corps c'est qu'elle était forcément là depuis un moment. C'est ainsi que la demoiselle aurait raisonné a sa place. Confirmant ses impressions l'homme lui lança, froid et peu amical :

" Ce que je fais ne vous regarde pas. Qui que vous soyez. Et que fais une femme ici si ce n'est espionner pour le compte de crétins incapables de créer leurs armes par eux-mêmes ? "

La question était directe, le venin qu'il crachait à peine masqué par l'ironie. Elle devait trouver un moyen de récupérer le plan rapidement sans quoi le Cyborg risquait de revenir et tout deviendrait bien plus compliqué. Affichant un air peiné et contrarié la jeune Qantik se releva et épousseta sa robe. Elle lâcha ensuite, ajoutant à son ton cette pointe de culpabilité purement inventée :

" Je ne voulais pas vous déranger. Si c'est ainsi que vous accueillez tous ceux qui s'intéressent à vos travaux ils doivent être bien déçus. Je cherchais une pièce de rechange pour la machine à laver du bistrot dans lequel je travail. Je l'ai cassé sans faire exprès et si je ne trouve pas un remplacement avant que mon patron ne rentre je serais sans doute privée d'une grande part de mon maigre salaire. Je pensais en trouver une dans tout ce bric-à-brac mais je crains ne pas avoir le temps de chercher d'avantage."

Sans lui laisser le temps de finir son histoire fictive, l'Unik, désagréable lança :

" Je n'ai que faire de vos lamentations, vous n'aviez qu'a pas être maladroite ! Et maintenant si vous vous taisiez je pourrais peut être travailler. Retournez donc astiquer les carreaux de votre bistrot. Si j’étais votre patron c'est toute votre paye que je garderais ! Pourquoi payer une incapable ?"

La demoiselle serra discrètement les poings dans son dos. Comment le Cyborg avait il pu supporter cela ne serait ce qu'un instant ? Quel personnage hautain et grossier ! Avant qu'elle n'ai eut le temps de répliquer une silhouette essoufflée apparut. Le garde du corps s’était peut être rendu compte de la supercherie même si cela étonnait Diya. Avait elle était assez distraite pour laisser des marques de son passage ? Peu importe. Elle devait maintenant improviser. Pivotant en faisant virevolter sa robe à pois menthe à l’eau et rehaussant son masque d'innocence elle salua le nouveau venu, jouant sur le hasard total de sa présence :

" Oh, vous êtes sans doute le Qantik dont parlait cet homme ? Vous vous intéressez aussi à ses travaux ?"
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Mer 18 Mar - 17:04

Non, il ne pouvait pas encore une fois arriver en retard. Non pas que le scientifique lui importât autant que celle de Yuris, mais il ne pouvait se résoudre a être encore une fois dépassé par les événements.
Une dernière foulée et le qantik s'arrêta dans un dérapage à peine contrôlé. Pantelant, il entreprit d'analyser la situation. A première vue, Karl semblait encore indemne et toujours d'aussi mauvaise humeur à en juger par son visage. Cela signifiait-il dire que leurs opposants n'avaient pas encore eu le temps de s'en prendre à son esprit ? D'un autre côté cela pouvait aussi signifier que certaines conditions n'étaient pas remplies pour ce faire. Cette possible capacité était décidément bien handicapante. Il fallait qu'il en sache plus. Et en parlant de cela…
Près de Bishop se tenait une jeune femme unik à première vue. Malgré tout il pouvait tout aussi bien s'agir d'une qantik cachant sa condition où d'une hybrid agissant de même. A vrai dire, ses cheveux faisaient plutôt penser à une phytos de par leur couleur verte, mais encore une fois, il pouvait s'agir d'une qantik… Quoi qu'il en soit, son visage affichait l'innocence même et un représentant du sexe fort aurait eût tôt fait de la croire en espérant plus si affinités. Néanmoins les circonstances de sa présence restaient bien trop troubles pour qu'Iro ne puisse y croire. Qui plus est, les paroles dont l'accueillit la demoiselle contribuèrent à lui mettre la puce à l'oreille. S'il s'intéressait aussi aux travaux de Bishop ? Déduction simple, elle s'y intéressait elle-même, que cela soit en bien ou en mal. Malgré tout, le simple fait qu'elle soit ici faisait plutôt pencher la balance du mauvais côté. Karl ne pouvait se targuer d'avoir de nombreuses fans et il y avait fort à parier qu'aucune de ces hypothétiques groupies ne se serait aventurée en ces lieux.
Retirant sa capuche pour une meilleur visibilité, Iro calma finalement sa respiration. D'un pas tranquille, il se remis à avancer vers Karl. Mais si son pas était tranquille, il était loin d'en être de même pour son regard. L'azur glacé de ses yeux restait fixé sur l'intruse, envoyant une menace claire. Au moindre mouvement suspect le cyborg était prêt à entamer le combat.
« Non, je ne m'intéresse pas à ses travaux. Par contre je suis ici pour assurer que son travail se déroule sans anicroche. Dans... » commença Iro d'une voix tranchante, bientôt interrompu par le scientifique.
« Et bien heureusement que tu es là… Je dois avouer que PERSONNE ne m'a dérangé… Les tas de ferraille son vraiment inutiles décidément… »
Une lueur meurtrière traversa le regard du jeune homme avant qu'il ne se reprenne. Difficilement, il desserra la mâchoire pour continuer, presque comme si de rien était. Il allait vraiment finir par tuer cet abruti…
« Dans cet optique je vais te demander de partir, qui que tu sois et quelque soit la raison qui t'aie amenée ici. Quand à nous Karl, il faudrait peut-être que nous rentrions à ton laboratoire, ce serait plus sécuritaire... »
Mais d'ailleurs comment le scientifique avait-il pu décider de commencer son travail ici ? Quel inventeur digne de se nom commençait son travail au milieu d'une décharge, surtout pour mettre au point quelque chose d'aussi délicat qu'une arme ?
« Non, j'ai commencé à travailler ici, je ne peux pas m'arrêter en plein milieu ! Débrouilles-toi, je te paie pour ça ! » trancha Karl.
Bien malgré lui, Iro laissa échapper un soupir exaspéré, ses yeux se fermant un instant.
« Très bien… Malgré la stupidité de mon employeur, ou plutôt à cause de cette stupidité, »
« Hey ! »
« il va réellement falloir que vous quittiez les lieux. Ce qui se joue ici relève des affaires d'Anathorey. »
Était-ce un regard fuyant qu'il venait d'apercevoir sur les traits du scientifique toujours si direct ? Non, son attention concentrée sur la jeune femme, il avait dû se faire des idées.
Finalement Iro finit son parcours en se glissant entre le scientifique et l'intruse. Debout face à la jeune femme il faisait barrage au regards qu'elle pouvait lancer au travail de Karl. Restait plusieurs options. Soit elle  partait, qu'elle soit là par hasard et dans ce cas les quelques mots du jeune homme lui feraient tourner les talons rapidement ou qu'elle soit véritablement passionnée par le travail du scientifique, elle pourrait surement comprendre que la confidentialité soit de mise. Soit elle pourrait poser plus de problèmes et rester. Peut-être par réelle passion dévorante pour les travaux du scientifique. Mais plus sûrement  pour les raisons que craignait l'inventeur lorsqu'il prit parti de recruter un garde du corps.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Jeu 19 Mar - 0:51


Une fois que le Cyborg eut récupéré son souffle il s'avança tranquillement vers eux. Il n'attaquait pas à vue, c’était déjà ça. Peut être la demoiselle pourrait elle encore jouer sur cette couverture imaginaire et en tirer avantages. Elle lisait toutefois dans le regard saphir de l'inconnu des doutes et une évidente animosité. Alors que le garde du corps déclarait ne pas s’intéresser aux recherche du professeur ce dernier le coupa net, rompant le tranchant agressif de la voix pour la remplacer par un agacement non caché. Une nouvelle critique fut attribué au Qantik. Diya ne broncha pas, elle ne pensais pas être capable de changer la façon d'être du scientifique, la demoiselle pouvait percevoir d'ici que ce trait caractériel était ancré si profondément dans son être qu'il lui faudrait bien trop d’énergie et de travail pour l'en chasser.

L’étincelle de colère traversant les yeux azurés n'avait pour autant pas échappé a la jeune femme qui dansait d'un pied sur l'autre, aussi amusée qu'irritée, c’était grâce a ces réactions que l'envoyer à l'entrée de la décharge avait été si simple. Son esprit aurait pu suggérer l'idée lui même, elle avait juste donné un coup de pouce. Mais maintenant que la Cyborg avait utilisé son Sigma sur lui il serait plus compliqué de réitérer l'opération. Il se méfierais sans doute, se tiendrais prêt a protester contre l'intrusion même si cela était impossible. La demoiselle avait déjà vu des gens chez qui son don ne fonctionnait pas pour une raison qu'elle ignorait, mais quand elle réussissait une fois il n'était pas rare que les autres tentatives soient un succès. 

" Dans cet optique je vais te demander de partir, qui que tu sois et quelque soit la raison qui t'aie amenée ici. Quand à nous Karl, il faudrait peut-être que nous rentrions à ton laboratoire, ce serait plus sécuritaire... "

Son ton masquait à peine son agacement, mais, à supposer qu'il ne soit pas sûr qu'elle représentait un danger la jeune femme pouvait peut être se permettre d'être plus insistante. L'Unik en blouse refusa d'emblée de se déplacer, appuyant qu'il avait commencé a travailler ici et qu'il terminerait ici. Un léger éclat de satisfaction fit briller l’émeraude des yeux de la demoiselle. Désignant le scientifique son garde du corps lui demanda de partir, déclarant qu'il s'agissait d'une invention sous le contrôle d'Anathorey. Et offrant par la même occasion un enchaînement naturel à cette déclaration permettant à Diya de grappiller quelques secondes de plus, voir même quelques minutes. L'homme en blouse semblait moins sûr que le Qantik a propos de cette information, il y avait là un écart a creuser. Feignant l’intérêt la Cyborg lança en direction du professeur, passant en équilibre sur une jambe car le Qantik lui bouchait la vue :

" Vous travaillez vraiment pour Anathorey ? Quel est ce projet dites ? Je n'ai jamais eut l'occasion de voir un scientifique travailler, vous semblez plus minutieux que le dernier que j'ai rencontré. Cet homme était crasseux à souhait ! J'ai même cru qu'il allait manger sa soupe avec ses mains sales !"

L'Unik soupira d’exaspération, sa présence semblait réellement le déranger, sans questions aussi mais la raison devait être toute autre. Lissant le bas de sa robe afin de vérifier discrètement la présence des Trancheuses-de-vents, elle se redressa ensuite, faisant pleinement face au Cyborg elle ajouta :

" Comment supportez vous son humeur massacrante ? Il est toujours aussi irritant ? Cela doit faire un moment que vous patientez ici, peut être pourrais je vous amenez un café, ou quelque chose pour vous rafraîchir. Qu'en pensez-vous ?"

Le plan se mettait doucement en place dans son esprit. Elle devait vérifier une dernière chose, la petite pièce qui mettrait l'engrenage en route. Se balançant cette fois sur son autre pied afin d'observer l'Unik exécuter ses opérations d'assemblages délicats elle demanda de sa voix suave et envoûtante tandis ce que les mains spirituelles se déployaient autour de lui, l'enveloppant comme dans un cocon invisible :

" Vous prendrez bien un rafraîchissement Professeur Karl ?"

Et avant qu'il ne puisse répondre la jeune femme s'insinua dans son esprit, en mélange de calculs savant et de milliers d’informations qui défilaient à une vitesse fulgurantes. Ainsi c’était cela le cerveau d'un scientifique ? C’était impressionnant. Revenant à sa mission elle imposa une pensée à l'homme.

J'ai une soudaine envie de café, un expresso. Avec du lait.

Pourquoi du lait ? Elle ne le savait pas elle même. La suite de son idée s’était imposée d'elle même, comme si la conscience du scientifique avait gardé une infime liberté lui permettant d’interagir avec le Sigma de Diya. Cinglant, l'Unik déclara :

" Ramenez moi donc un café serré avec du lait. quatre centilitres de lait, pas plus c'est clair ? Vous vous rendrez au moins utile au lieu de m'observer comme une bête de foire !"

Puis sans lever les yeux de son travail il ajouta à l'intention de son garde du corps :

" Accompagne là, je ne voudrais pas qu'elle renverse ma boisson en cours de route, maladroite comme elle semble l'être !"

Cette partie là n'avait rien à voir avec l'idée imposée. Cela compromettait ses plans, elle avait besoin d'être seule pour tout préparer, si le Cyborg la suivait elle ne pourrait pas agir librement. Elle voulu étendre une nouvelle fois ses mains spirituelles mais un début de migraine la prévint qu'elle devrait attendre un peu avant d'utiliser son Sigma à nouveau. Quelle malchance. La demoiselle devait renverser la tendance une nouvelle fois. Prenant un air vexé et fronçant les sourcils la Qantik lança, aussi bien à l'intention du scientifique qu'au garde du corps :

" Je devrais être capable de me débrouiller seule, mais c'est gentil de vous inquiéter. Votre ami aura du mal à veiller sur vos travaux s'il vous laisse seul."

Elle avait volontairement appuyé le mot ami, mettant en avant l'animosité réciproque dans le duo afin d'offrir une nouvelle réplique sanglante de l'Unik au Qantik.


HRP:
 
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Ven 20 Mar - 12:59

Comme il s'en doutait, la jeune femme semblait loin de vouloir partir d'ici. Restait l'option de la passion exacerbée, option à laquelle Iro ne croyait pas, ou l'option des mauvaises intentions. Malgré tout autant être totalement sûr avant d'ouvrir les hostilités. De plus, un autre point attirait l'attention du cyborg. Les premiers mots que prononça l'intruse concernaient Anathorey. Peut-être était-ce une coïncidence, mais il était possible qu'elle aussi ait remarqué le malaise du scientifique à l'évocation de la cité des princes. Cela signifiait-il que Karl avait menti ? Mais pourquoi ? Pour s'assurer une aura intimidante et réduire les risques d'attaques ? Possible. A un moment ou à un autre il faudrait tirer cette histoire au clair cela dit.
Mais passons, le point le plus important à cet instant était la jeune femme qui décidément faisait tout pour ne pas partir. Son attention se porta tout d'abord sur Karl qui refroidit bien vite ses ardeurs par sa bonne humeur habituelle. Remarquant peut-être qu'elle ne tirerait rien de lui, elle reporta ses questions sur Iro. Néanmoins le flot de paroles s'enchaînait à tel point que le cyborg ne prit pas la peine de répondre, attendant de voir où allait les mener ce monologue. Et finalement la jeune femme proposa d'aller leur chercher des rafraichissements. Décidément, tout cela devenait de plus en plus louche. Personne ne proposait comme ça d'aller chercher des rafraichissements à des parfaits inconnus, quand bien même l'un de ces derniers serait un scientifique. Iro s'apprêtait à refuser quand Bishop prit les devant, commandant un café mélangé à une mesure précise de lait. Cette réponse fut une surprise certaine pour le garde du corps. Pas dans le sens où Karl commandait un café. Non, il pouvait apprécier les boissons qu'il voulait après tout. Mais par le fait qu'il ait accepté que cette inconnue aille lui chercher une boisson. Était-ce à nouveau du fait de cette possible capacité détenue par la jeune femme ? Non, il s'avançait peut-être un peu trop.
Quoi qu'il en soit, l'instant d'après le scientifique adjoignait le garde du corps à la jeune femme dans cette noble quête qu'était la récupération du café. Cela par contre ne surprenait le qantik qu'à moitié. Il était clair que la présence d'un cyborg à ses côtés dérangeait profondément l'homme. Mais d'un autre côté cela le laisserait seul et à la merci de quiconque voudrait s'en prendre à lui. Enfin… C'était son choix après tout, et Iro devait avouer que si le scientifique venait à se faire attaquer pendant son absence cela ne serait pas une grande perte, pas plus que quiconque ne pourrait le lui reprocher puisque l'ordre venait de son employeur même. De plus, accompagner la jeune femme serait une bonne opportunité d'en apprendre plus sur ses intentions. Néanmoins, et comme il fallait s'y attendre, la demoiselle ne paraissait pas du même avis que le scientifique. Ce qui quelque part la rendait plus suspecte encore. Pourquoi ne pas vouloir être accompagnée, que prévoyait-elle de faire ?
« Que… Moi ?! Un ami de ce tas de boulons ?! Continuer de m'insulter de la sorte et je vous jure que je vais réellement avoir une utilité de ce garde du corps sans cervelle ! »
Cet homme avait décidément une opinion bien piètre des qantiks pour continuer à le traiter de la sorte après avoir deviné qui il était par le passé… Où peut-être le fait d'avoir deviné ne le rendait que plus hautain envers un ex-compatriote banni ? Bref, cela n'avait que peu d'importance…
« Les ordres du patron sont absolus, commença le jeune homme avec une ironie à peine masquée. Allons donc chercher ce café. »
A l'instant où il concluait sa phrase, Iro se mit en marche, se saisissant du poignet de la jeune femme. La poigne était loin d'être brusque, mais assez ferme pour faire comprendre qu'aucun refus ne serait toléré. Enchaînant les pas, le jeune homme ne desserra pas la mâchoire et ne lâcha pas prise jusqu'à arriver jusqu'au portail. Là il libéra enfin la demoiselle. Fermant le portail derrière eux, le qantik se saisit du cadenas et usa d'Alchemy pour lui rendre son état originel. Maintenant, il s'agissait de faire preuve de finesse…
Lâchant le cadenas, son poing mécanique s'écrasa sur les mailles du grillage fermant la décharge. Doucement, son autre main passa sur son visage alors qu'un profond soupir lui échappait.
« Ce type va me rendre fou... » souffla-t-il, apparemment plus pour lui même que pour la demoiselle.
Enfin il se tourna vers elle, présentant un sourire contrit.
« Désolé, j'ai peut-être été un peu trop dur dans la décharge, s'excusa finalement Iro. Karl a une présence… horripilante. Enfin, allons lui chercher son café... »
Laissant de nouveau un sourire apparaître sur ses lèvres le jeune homme prit la direction de la ville, invitant la jeune femme à le suivre.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Sam 21 Mar - 0:23


" Que… Moi ?! Un ami de ce tas de boulons ?! Continuer de m'insulter de la sorte et je vous jure que je vais réellement avoir une utilité de ce garde du corps sans cervelle !"

Les mots avaient fusé, l'Unik était décidément incapable de comprendre la situation dans laquelle il se trouvait, et encore moins de tenir sa langue. Mais ceci elle le lui ferait payer plus tard. La demoiselle aurait voulu dégainer sa dague et lui trancher la langue, mais cela paraissait bien vulgaire pour une femme d'user de la violence pour punir des mots. Aussi d'autres idées moins sanguinaires lui parvenaient déjà. Comme si le Cyborg ne pouvait rester deux minutes de plus sans encastrer la tête du scientifique dans une porte de frigo il déclara rapidement :

" Les ordres du patron sont absolus. Allons donc chercher ce café."

Alors que les événements ne se déroulaient pas du tout comme elle l'avait espéré, la jeune femme sourit à l'inconnu, elle n'avait pas vraiment d'autre choix. Néanmoins lorsqu'il passa devant Diya, se saisissant de son poignet pour la forcer à le suivre, elle sentit toute la méfiance qui lui vouait le Qantik. La situation était devenue bien trop compliqué. Sans protester, dans le but de garder intact l'usage de sa main droite et de ne pas être suspectée d'avantage qu'il ne le paraissait déjà. Le Qantik avançait à grand pas et elle devait faire deux pas quand lui n'en faisait qu'un. C'était désagréable d'être ainsi tiré et elle n'aurait pas manqué d'en faire la réflexion si elle n'avait pas craint qu'il ne lui brise le bras sous une quelconque crise de colère. Qui savait de quoi était capable le Cyborg ? Outre cet étrange tour de magie qu'il avait réalisé plus tôt sur le circuit la demoiselle ne pouvait dire de quelle capacité il s'agissait là. 

Enfin ils atteignirent la sortie, barrée par la double grille grillagée. C'est sans doute à cet instant que la jeune femme compris sa première erreur. Elle n'avait pas prêté attention a la façon dont était la porte en arrivant, mais peut être le garde du corps avait il remarqué qu'elle n’était plus telle qu'il l'avait laissé. Cet infime détail expliquais pourquoi il était revenu si vite, et au pas de charge, vers le scientifique. A cause de cela elle ne pouvait également plus dire qu'elle était entrée après eux dans le lieu insalubre. Une partie de sa couverture était grillée, mais heureusement pour Diya le Cyborg ne se trouvait pas là au moment de la discussion, fort sympathique, avec l'Unik en blouse. Tout n’était pas perdu. Quand il l'eut lâchée le Qantik s'empara du cadenas et cette fois-ci la magie s'opéra sous ses yeux, redevenant comme neuf ce dernier confinait à présent l'homme en blouse dans la réserve de pièces détachée, empêchant parallèlement la demoiselle d'y pénétrer facilement. Il était peut être un peu moins naïf qu'elle avait voulu l’espérer. 

Quand son poing entra en contact avec le maillage métallique Diya sursauta, surprise, mais au moment où le Cyborg lâcha que l'attitude de l'Unik allait le conduire sur la route de la folie un éclat de rire franc perça le masque de la jeune femme. Bien vite étouffé, heureusement, par les excuses du Qantik :

" Désolé, j'ai peut-être été un peu trop dur dans la décharge. Karl a une présence… horripilante. Enfin, allons lui chercher son café..."

Diya plongea son regard dans les yeux de l'homme. Était il sincère ? La jeune femme avait pourtant sentit ses doutes sur le fait de sa présence lorsqu'il l'avait traîné jusqu'ici. Le Cyborg avança ensuite vers les rues adjacentes et Diya le suivit. Avisant au loin un petit hôtel ou elle avait prit son déjeuner quelque jours auparavant la demoiselle pointa l'établissement du doigt en lançant :

" On trouvera du très bon café là-bas !"

Et sans attendre l'accord du Qantik la jeune femme se dirigea vers la bâtisse. Le carillon, bien huilé, résonna à son entrée, et elle alla directement commander la boisson chaude auprès du barman. Ce dernier, grassouillet, portait un tablier rouge pétant par dessus un veste de cuisine tachée. Il devait probablement aussi s'occuper des mets de l’établissement. La demoiselle s'estima heureuse qu'il ne la reconnaisse pas. Il aurait pu compromettre tous ses plans. Le chef ferma le gobelet en carton a l'aide d'un couvercle en plastique après avoir mesuré avec exactitude les quatre centilitres de lait. Une idée vint soudain à Diya. Remarquant les petits sachets blancs qui servaient a dissiper les maux de tête elle se saisit discrètement de la boîte. Puis attendant d'être dans le champ de vision elle paya et profita de l'interaction avec son sac pour empocher la boite pharmaceutique, ni vu ni connu. Si elle arrivait à faire croire qu'elle l'avait drogué à un moment sans qu'il s'en rende compte alors elle aurait peut être une chance de l'atteindre, c’était une idée comme une autre. Elle ne valait sans doute pas grand chose mais elle pouvait au moins essayer. Faisant un signe de la main au Qantik elle le rejoignit avec la boisson en main. La demoiselle lui lança, mi-moqueuse :

" Et voilà, j'ai la boisson de votre infâme scientifique, avec précisément quatre centilitres de lait, pas un de plus, pas un de moins ! Évitons de le faire attendre, je ne voudrais pas le mettre de pire humeur, si c'est seulement possible !"

Puis tenant la boisson d'une main elle prit le chemin de la décharge en sautillant. Le soleil s’était finalement levé, ayant perdu sa partie de cache-cache avec les nuages il dansait fièrement dans le ciel azuré, loin au dessus d'eux. Quand le duo atteint la grille Diya se tourna vers le garde du corps de L'unik et lâcha, se voulant rassurante :

" Laissez moi donner ce café à Monsieur Karl, ensuite je m'en irais, je crains d'avoir posés plus de problèmes que nécessaires, ce n’était pas mon intention, alors, même si j'aurais voulu avoir la chance de l'observer travailler je vous laisserez en paix."

Elle n'avait pas besoin de jouer la comédie, le voile de regrets qui cachait en cet instant son regard était sincère, même s'il ne concernait nullement sa déclaration. 
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Dim 22 Mar - 17:43

Le rire qui suivi son soupir fit penser au cyborg qu'il y avait peut-être là faille à exploiter. Bien sûr, il ne s'imaginait pas qu'elle serait dupe aussi facilement, mais montrer le visage d'un homme au comportement stressé par le scientifique était sûrement une bonne idée. Sans rien dire, il emboîta le pas de la demoiselle qui se dirigeait vers un hôtel proche. Pourquoi pas après tout. Ils n'avaient guère besoin de courir toute la ville à la recherche du café parfait, de toute façon Karl trouverait toujours à y redire…
A la suite de la jeune femme, le qantik entra dans la bâtisse, lui laissant néanmoins le soin d'aller commander la boisson. Lui laisser un peu de liberté pouvait être un autre moyen de s'immiscer dans ses bonnes grâces, ou du moins lui faire croire que son comportement était réellement dû à la présence du scientifique. Malgré tout il garda un œil sur elle, au cas où. Un œil qui ne fut pas suffisant vu que la récupération pharmaceutique de la demoiselle lui passa sous le nez.
« Oh, crois moi, c'est possible... » fit Iro avec un sourire en réponse à la boutade qu'elle fit en revenant avec la boisson. Et malheureusement, pour ce point il n'avait pas besoin de mentir.
« Si tu savais ce que j'ai eu à endurer ces quelques jours où je lui ai servi de garde du corps... » continua-t-il, emboîtant à nouveau le pas à la demoiselle qui sautillait dans les rayons de soleil qui déchiraient enfin la masse nuageuse. Un sourire mélancolique étirant ses lèvres, Iro leva les yeux vers le ciel azuré. Il était temps d'essayer d'en apprendre un peu plus sur leur intruse. En tout cas ce petit jeu du chat et de la souris lui permettait au moins d'écarter ses pensées d'Elle l'espace d'un instant...
« Au fait, je crois que mes états d'âme ne nous ont pas permis de nous présenter… Je m'appelle Adam, Adam Schoebel. Ou si tu préfères, tas de ferraille, tas de boulon, etc, etc. Ravi de rencontrer une demoiselle aussi mignonne, même s'il est dommage que cela se fasse dans de telles circonstances... »
Un sourire, quelques mots… De quoi faire fondre bien des gens. Le jeune homme avait beau avoir horreur des mondanités à l'époque où il faisait encore partie d'Anathorey, les quelques soirées auxquelles il s'était rendues lui avaient permis d'observer tout ce beau monde. Le tout était de ne pas trop en faire, un savant dosage entre compliment et humour. Restait à savoir s'il était doué pour cela. A vrai dire il n'avait jamais eu besoin d'entrer dans les bonnes grâces de quelqu'un de la sorte, pour en apprendre plus que ce qui devrait être dit. Mais il fallait bien un début à tout…

Enfin ils arrivèrent devant le portail. Se tournant vers lui, la demoiselle s'excusa de les avoir dérangés, lui assurant qu'elle partirait sitôt que la boisson serait livrée.
« Non, ne t'en fais pas, c'est moi qui suis désolé de devoir te faire partir comme ça. Mais bon c'est… » la phrase mourant dans sa gorge, les yeux d'Iro se posèrent sur le portail. Fallait-il qu'en ce jour tout lui soit appris via cette armature métallique ? A première vue, il semblait toujours fermé, mais il suffisait de regarder un tout petit peu plus attentivement pour remarquer que le cadenas, bien qu'en place, était brisé. Quelqu'un d'autre se trouvait à l'intérieur.
Laissant échapper un juron bien senti, le jeune homme ouvrit le portail et se rua à l'intérieur de la décharge tel un diable jaillissant de sa boîte. Oublient totalement la jeune femme derrière lui il parcouru à nouveau le chemin menant à la dernière position connue du scientifique à toutes jambes. Cette fois-ci il y avait de fortes chances qu'il arrive trop tard, mais il ne pouvait laisser tomber.
Enfin, il arriva à l'emplacement où ils avaient laissé le scientifique un peu plus tôt. De lui, aucune trace, pas plus que de son invention. Restait seulement le plan, encore maintenu au sol par des pierres placées dans les angles. Ce simple fait était surprenant. Pourquoi le plan était-il encore là ? Dans leur précipitation les agresseurs de l'inventeur l'auraient laissé là ? Cela paraissait tellement improbable. Ou alors ils n'en auraient rien eu à faire. Mais alors pourquoi avoir pris l'arme ? Décidément, rien ne collait.
Rapidement, Iro replia le plan, le glissant dans l'une de ses poches avant de se redresser.  Il observa ensuite les alentours à la recherche d'une trace qui lui permettrait de savoir par où commencer ses recherches. Mais comme on pouvait s'y attendre, le chaos régnant dans une décharge n'était pas propice à ce genre d'observations.
Le cyborg sentait le goût amer de la défaite naître dans sa bouche lorsque au loin un cri se fit entendre. Un cri dont la voix lui était bien familière. Sans attendre, il s'élança.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Mar 24 Mar - 14:49


La méfiance avait laissé place à la sympathie, et la demoiselle n'avait nul besoin de simuler d’apprécier la compagnie de l'homme. La situation avait beau être compliquée parler a quelqu'un restait agréable. Elle savait toutefois que ce changement d'attitude cachait quelque chose. Il y avait baleine sous gravillon. 

" Au fait, je crois que mes états d'âme ne nous ont pas permis de nous présenter… Je m'appelle Adam, Adam Schoebel. Ou si tu préfères, tas de ferraille, tas de boulon, etc, etc. Ravi de rencontrer une demoiselle aussi mignonne, même s'il est dommage que cela se fasse dans de telles circonstances..."

La Qantik n'avait pas répondu, ne voulant pas se rapprocher trop de ce piège si finement tendu. Le nom était sans doute un faux, et le compliment feint, aussi n'y accorda t elle pas d'avantage d'importance. C'est à ce moment précis alors qu'elle attendait qu'il l'autorise a amener le café au scientifique que les événements s’accélérèrent. Alors que le garde du corps entamait une phrase visant à donner des excuse quand au fait qu'elle doive partir il repéra une faille dans l’environnement. Son regard se fixa sur le cadenas et la demoiselle en fit donc autant. Ce dernier, fendu, pendait à la porte fermée comme si quelqu'un était entré et l'avait replacé, ni vu, ni connu. Il n'en fallut pas plus pour que le Cyborg se précipite dans la décharge et disparaisse rapidement de la vue de Diya.

Elle choisit de lui emboîter le pas mais ne fonça pas par l’itinéraire le plus direct, elle fit un bref détour, arrivant par le tas de machine à laver ou elle s’était caché plus tôt. Des pierres retenaient le plan en place sur le sol et quelques pièces métalliques ornaient encore le sol, scintillant sous les rayon de l'astre de feu. L'Unik en blouse n’était pas là. L'esprit de la jeune femme se mit a tourner à plein régime, la scène comportait plusieurs points qui ne correspondaient pas. Si quelqu'un s’était attaqué au scientifique alors le fait d'avoir laissé le plan paraissait réellement stupide. Puis l’évidence lui sauta aux yeux, les discordances se combinèrent pour laisser apparaître ce qui aurait pu être une supercherie plus grande encore que le masque dont elle avait usé pour se rapprocher du duo. Diya se souvint de la réaction du scientifique à l’évocation de l'aide d'Anathorey, si c’était lui qui avait choisit de s'enfuir avec l'arme alors il n'avait plus besoin du plan et la scène coïncidait parfaitement avec les détails sous ses yeux. Il y avait néanmoins un hic : le cadenas cassé. 

Réfléchissant la demoiselle se mit a zigzaguer entre les piles de détritus, cherchant l’ultime piste que l’amènerait à la vérité. C'est alors qu'elle vit des silhouettes au loin. Ces dernières fouillaient dans la décharge, sans doutes a la recherche de choses a recycler. Ceci expliquait le cadenas brisé. Mais dans ce cas où donc était passé l'Unik ? Un cris retentit soudain, à l'opposé de l'endroit où se trouvaient le groupe de personne. La jeune femme fit volte face et accéléra l'allure, se rapprochant rapidement de la source du cris. En repassant à l'endroit où le scientifique avait travaillé la demoiselle constata la disparition du plan, le Qantik avait du le récupérer. Elle pesta et sprinta sur les derniers mètres. Elle arriva enfin devant l'insipide être et là le fou rire la gagna.

Se tenant les côtes sans parvenir à se calmer, Diya grava la scène dans sa mémoire. L'homme était coincé entre deux armatures de fer, les fesses en l'air, suspendu par son pantalon qui semblait s'être accroché dans l'une des poutrelles d'acier. Il se débattait, se tortillait tout en lançant des jurons tous plus grossier les uns que les autres. Le Qantik n’était pas encore là. Un drôle d'objet gisait au sol, sous le scientifique. Quand ce dernier l'aperçut il cracha, haineux :

" N'y touchez pas ! Stupide femelle !"

L'insulte l'effleura à peine et elle s'approcha, souriante jusqu'à n'être qu'à une longueur de bras de l'homme. Se penchant la demoiselle se saisit de l'objet composé de milliers de minuscules pièces puis elle le glissa dans sa besace. Le garde du corps ne tarderait pas mais il y avait quelque chose qu'elle avait réellement envie de faire avant de partir. La Cyborg posa ses mains sur les joues de l'Unik qui tenta de se débattre et de se libérer de son emprise en l'insultant :

" Ne me touchez pas avec vos mains de roturière dégoûtantes !"

Les mains spirituelles s'enfoncèrent dans le corps de l'homme, perçant ses défenses comme si elles n’étaient faites que de fétus de paille. Un sourire moqueur et cruel se dessina sur le visage de Diya, laissant libre cours a la colère cumulée. La pression fit accélérer le flux énergétique de l'homme, il se mit à transpirer et haleter, comme s'il courrait un marathon. Puis soudain son esprit sombra dans l'inconscience, son corps cessa de remuer en tout sens et resta accroché, inerte et mou, à la poutre de fer. Il se réveillerait sans doute avec une migraine carabinée mais sa vie n’était pas en danger. Diya tourna la tête en tout sens et aperçu le Qantik qui courrait dans leur direction. Elle aurait voulu se présenter, jouer avec lui avait été amusant, dommage que les meilleures choses soient toujours les plus courtes, elle avait ce qu'elle voulait, elle devait maintenant fuir. Souriante elle fit de grand signe de la main à l'inconnu puis elle se tourna d'un bond et sprinta dans la direction opposée, droit vers la porte resté ouverte. Allait il la poursuivre ? S’inquiéterait il prioritairement de l'état de l'Unik qu'il était sensé protéger ? 
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Mer 25 Mar - 14:11

L'urgence de la situation parcourait ses veines sous la forme d'une montée d'adrénaline. Étonnement c'est un sourire qui s'étirait sur ses lèvres. Un sourire à l'accent sauvage. Au fond de lui, ce n'était pas la sécurité de l'unik qui l'intéressait, bien au contraire. Le cyborg souhaitait ardemment que l'homme soit en mauvaise posture et si possible que ses agresseurs aient un minimum de répondant… Enfin se décharger de ses doutes l'espace d'un instant, se plonger dans l'action sans temps pour réfléchir. Le combien et le qui ne l'intéressait guère. Le but n'était pas de gagner ou de perdre après tout.
Tous ses espoirs s'envolèrent lorsqu'il arriva en vue du scientifique. Un coup d’œil suffisait à comprendre qu'il n'était pas en danger. Ridicule certes, mais pas en danger. L'homme, suspendu à une poutrelle d'acier par son pantalon, pendait inerte dévoilant au monde entier son postérieur. A ses côtés, aucun agresseur, seule se tenait la demoiselle au cheveux émeraude et son attitude ne montrait en rien une quelconque volonté de s'en prendre directement à Bishop.
Comment était-elle arrivée là avant lui ? La question pouvait se poser, mais ce n'était pas le plus important. Une chose était sûre pour Iro, ce n'était pas elle qui avait poussé Karl à s'enfuir étant donné qu'elle était avec lui au moment où cela s'était produit. Ce n'était sûrement pas non plus elle qui l'aurait aidé s'il avait été agressé. Donc une simple déduction demeurait, Bishop avait tenté de le doubler et de s'enfuit aussi tôt son invention terminée. Malheureusement pour lui, dans le processus il avait dû se retrouver coincé par la structure en acier dans un élan de maladresse. Il aurait pu être intéressant de se demander les raisons de cette « trahison », mais que ce soit par soucis d'économies ou pour des raisons plus sombres, cette raison importait peu au cyborg qui sentait la colère monter en lui. Alors comme ça après des jours passés à l'insulter et à le rabaisser tout en profitant de sa protection, Karl comptait s'enfuir sans payer ? Tout du long des interminables heures qu'il avait passé aux côtés du scientifique Iro avait du se retenir de ne pas le frapper. Qu'est-ce qui l'en empêchait à présent ?
Quoi qu'il en soit, un autre problème bien différent attira son attention dans la foulée. Agitant la main dans sa direction un grand sourire aux lèvres, la jeune femme tourna les talons et entreprit de s'enfuir. S'arrêtant dans un dérapage, Iro plaqua sa main mécanique au sol. Les arcs électriques naquirent dans la foulée, s'enfonçant dans la terre. A première vue, aucune réaction ne se produisit, mais quelques instant plus tard un bloc jaillit du sol juste devant la fuyarde. Afin de s'assurer que la jeune femme n'ait aucun moyen de l'éviter, le jeune homme créa le petit muret juste devant son pied… Ou du moins, c'est ce que le cyborg aurait pu faire et qu'il aurait fait s'il avait réellement voulu arrêter la jeune femme, s'il avait voulu la poursuivre.
A la place, le qantik ralentit sa course jusqu'à marcher. Son regard posé sur le dos de la fuyarde qui se perdait entre les détritus de la décharge, Iro la laissa s'enfuir sans plus de cérémonie. À quoi bon chercher à la poursuivre après tout ? Cela ne lui apporterait rien. Le fait qu'elle se soit emparée de l'invention de Karl ne changeait rien. Ce n'était pas cette invention qui avait poussé Iro à devenir le garde du corps du scientifique. Et de toute façon il en avait les plans dans la poche, de quoi la reproduire sans problème. Non, le qantik n'avait aucune raison de poursuivre la fuyarde, pas plus qu'il n'en avait la volonté. Ainsi donc il se contenta de la surveiller du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans les méandres de la décharge. Au final Iro n'aurait rien appris des raisons qui avaient poussé la demoiselle à se rapprocher d'eux. Il se doutait que c'était pour l'arme, certes, mais quelles raisons plus profondes l'animaient ? À cela il n'avait aucune répondre. Mais après tout, encore une fois, quel intérêt à le savoir à présent ?

Ce « problème » étant réglé, il ne lui en restait donc plus qu'un à gérer. Un problème qui prenait la forme d'un homme suspendu le derrière à l'air à une poutrelle d'acier. Le fait qu'il soit inconscient n'arrangeait en rien les affaires de Iro. Mais bon, la journée n'en était encore qu'à la moitié, il avait tout son temps. Tout son temps pour attendre que Karl se réveille afin qu'ils puissent s'expliquer. Le visage de glace, Iro s'assit sur un bloc d'acier non loin. Dans ses yeux brillait une flamme de colère qui ne laissaient aucun doute quand au traitement qu'il réservait à Karl Bishop lorsqu'il se réveillerait.

Les yeux fixés sur sa proie, assis tranquillement, Iro attendait.
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MessageSujet: Re: Garde rapprochée. [Diya & Iro]   Mer 25 Mar - 22:17


Aucun bruit de poursuite ne venait s'ajouter au son régulier que faisait ses bottes en heurtant le sol rapidement. Diya ne s'autorisa à s’arrêter que lorsqu'elle eut franchit la grille qui désormais ne protégeait plus l’accès au lieu. Un bref regard en arrière lui permit de confirmer ses doutes. Il ne l'avait pas suivit, et pourtant, elle doutait que l’état de l'Unik ne l’inquiète plus que nécessaire. Sa respiration était sans doute stable et mis à part le mal de tête infernal qu'il aurait lorsqu'il reviendrait à lui rien ne compromettait sa santé. La demoiselle regretta presque qu'il ne l'ai pas suivit. S'imaginant déjà une course poursuite palpitante au milieu d'une Nordkia grouillante de vie. Elle s'étira brièvement et repartit au petit trot, mettant tout de même de la distance entre elle et le lieu du délit, par sécurité. 

Quand elle fut sûre d'être suffisamment loin et que personne ne la suivait la Cyborg se cacha dans une ruelle étroite, à l'abris des regards curieux, et sortis de son sac l'ensemble mécanique. Elle le tourna et le retourna mais de prime abord cela ne ressemblait qu'à un cube métallique dont trois face étaient percées de sphère turquoise, il n'avait pas l'air décidé à s'ouvrir. En l'observant avec plus d'attention, le collant presque sous son nez, la jeune femme distingua finalement un minuscule creux, tout juste assez grand pour y poser un doigt. Lorsqu'elle l'eut fait ce dernier s'ouvrir si brutalement qu'elle le lâcha. L'objet tomba au sol dans un bruit sourd mais continua à s'activer. Bientôt trois pièce octogonales se détachèrent nettement du morceau principal. 

Ces dernières, ressemblant étrangement à des miroirs se mirent à flotter, en apesanteur, leur verso était arc bouté, sans doute une pièce de plastique dont la couleur verte rappela à la Cyborg les sphère qu'elle avait observé sur le cube. La demoiselle passa sa main devant l'un d'entre eux, nul doute, il s'agissait bien de trois surfaces réfléchissantes. Toutefois le reste des pièces restait inerte au sol, et à vrai dire ça ne ressemblait nullement à une quelconque arme. Se baissant pour se saisir de l'objet inanimé elle fut surprise et se retint de crier lorsque ce dernier pris vie. Il s'enroula vivement autour de son poignet, formant une sorte de bracelet épais et bien ancré qui refusait par ailleurs de la lâcher. Prenant peur, imaginant déjà devoir trouver de quoi scier le métal pour s'en débarrasser, les yeux émeraudes de Diya s'écarquillèrent quand soudain elle sentit que l'objet bougeait à nouveau. Le métal coulissa, comme un ensemble de pièce bien huilé dont le programme près établi savait exactement ce qu'il avait à faire, et bientôt la demoiselle se retrouva avec une arme pas plus grande qu'un glock19 en main. Ce dernier était relié directement au bracelet, désormais plus fin, qui enserrait toujours son poignet. Servant sans doute de stabilisateur.

La demoiselle resta un instant fascinée par le mécanisme, en cherchant bien elle retrouva le même petit creux sur la partie du bracelet se trouvant à l’intérieur de son poignet. Une légère pression et les miroirs lévitant ainsi que l'arme rattachée à sa main reprirent l'apparence cubique de départ. La transformation avait duré quelques secondes. Diya se demanda si elle devait essayer de tirer afin d'en vérifier la maniabilité et l'efficacité. Mais la ville n’était décidément pas le lieu approprié. Elle projeta donc de joindre le Sidhe et d'y trouver un coin tranquille où mener quelques essais. Tout en quittant Nordkia Diya eut une pensée pour le Qantik garde du corps, peut être aurait elle dû lui donner son nom...
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Garde rapprochée. [Diya & Iro]

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