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Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]

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MessageSujet: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Jeu 26 Mar - 23:37



Il y a mieux que la Tyrannie...
Il y a la Guerre

Du côté des Üniks...

Tarion regarda par delà l'immense fenêtre du domaine des Princes. L'homme se tenait à côté de Faust, à une distance, semblait-il, cordiale et, ensemble ils ne parlaient guère, réfléchissant l'un comme l'autre à certaines choses.
Depuis plus d'une semaine, des indigènes tout du moins néfastes, sévirent dans Urban City. Ils détruisaient personnes et habitations, pillaient les vagabonds et les marchands. Ceci n'aurait pas été un problème, s'il avaient daigné rester à leur place de petits cambrioleurs et assassins, sans réelles intentions... Mais voilà qu'ils avaient décidé de s'attaquer aux propriétés de personnes on ne peut plus influentes. Influentes, et importantes, pour les Princes. Oh, bien sur, personne n'était irremplaçable, à commencer par l'intégralité de ce palais, mais... Les Hommes voyaient en ces gens là, particulièrement, des intérêts notables. Et il aurait été fort fâcheux de les négliger...

Ils apprirent, comme la populace, que les malandrins avaient attaqué deux terres Ducales, sans en toucher les propriétaires -bien retranchés dans leur forteresse de pierre-. Ils avaient également fait s'effondrer les galeries d'une des mines, condamnant par la même occasion, des dizaines de Dockers. Enfin, comme si cela n'était pas tout, ils avaient dépecé et pillé des caravanes terrestres de vivres et de ressources, qui marchaient en direction d'Anathorey.
En somme, les Princes avaient perdu : des hommes, du temps, et de l'argent. Tout ce qu'ils détestaient perdre.
Mais voilà que les rumeurs sont parvenues à leurs oreilles : les voyous semblent être bien plus qu'ils ne prétendent... Certains disaient avoir vu des Nobles, d'autres disaient qu'ils avaient la forme d'animaux, de bêtes sauvages, égalant ainsi les Hybrids. D'autres encore supputaient la folie de Qantiks revanchards...

Il fallait en finir avec tout cela,  et en déterminer la cause et les méfaits. De plus -comme si ça ne suffisait toujours pas- Ulthia peinait à retenir les Dockers. Certains malotrus leur avaient mis des idées en tête : une Révolution.
Voilà alors deux jours qu'elle avait coupé certains vivre, mais il fallait qu'elle envoie des gens sur place pour régler le conflit.

Du côté des Hybrids...

Le peuple Hybrid était soucieux. Un évènement d'une grande ampleur s'était passé, et ce fut avec un grand impact qu'il toucha les peuples de la forêt. L'Emishi et l'Eulisis, pour la premières fois depuis des jours, peut être même des années, se réunirent au Palais de la Capitale verdoyante.
Voilà des jours que des salves d'étrangers, venaient piétiner leur forêt. Peu importait réellement qui ils étaient, et ceci n'était pas assez alarmant pour attirer l'attention des deux souverains, mais il était d'évènements plus graves...
Un village dans les arbres fut brûlé, pas plus tard que la veille.
Des abominations pénétrèrent leur belle passerelle, pour venir incendier des végétaux, des animaux et des humains. Ils violèrent les femmes, avant de tous les tuer, laissant à ce massacre que le résidu de cendre que les Hybrids du coin durent contenir pour ne pas que ce feu s'en prenne à toute leur forêt.

Seulement... Un massacre arrive. La guerre perpétue ces massacres et même bien plus encore. Mais voilà que les étrangers n'avaient pas pris ce village au hasard.
Il y a deux jours était arrivé une grande prêtresse de mère nature. Une Matriarche, vieille et souffrante, mais pieuse, qui n'avait de cesse de répéter ses formules religieuses. Son but était de passer dans les villages pour soulager les maux de chacun. Et à cause de son âge, ça faisait longtemps qu'elle n'était pas sortit de Nemoto. Mais voilà que le jour où elle reprit du service, elle se fit assassiner la première, et le village qu'elle voulut soigner, se fit brûler.
Les gens savaient... Ils connaissaient les coutumes, ils connaissaient leurs mœurs... Et qui était-ce ? Des traîtres ? Ou peut être des pariâts... ? Les Qantiks, anciens Hybrids, connaissaient encore la culture, et bien qu'ils soient rejetés, ce n'était pas impossible que, par vengeance, ils commettent un tel affront.

Mais il n'y avait pas beaucoup de Matriarches, et elles étaient précieuses pour le peuple. C'était les meilleures prêtresses, tout le monde le savait. Les étrangers avaient touché un point clé de leur peuple, de leur coutume, et les grands ne resteraient pas de marbre.
L'Eulisis soupçonna des espions, des taupes, et elle désirait une infiltration alors que l'Emishi voulait un affrontement loyal. Les deux étaient en désaccord, et ce serait le peuple qui saurait les réunir.

Du côté des Qantiks...

Aussi bizarre que cela pouvait le paraître, il était impossible pour tout Qantik, d'approcher de la cité neutre. Un rayon... Tel un champs magnétique, entourait la ville et désactivé toutes les parties électriques de chaque robot. Qu'importe leurs attributs, que ce soit des intelligences artificielles, ou seulement des Hommes recollé, tout ce qu'ils possédaient tombait en panne. Ainsi, les robots purs ne pouvaient pas avancer, et les autres avaient du mal à se servir de leurs membres ou de leurs parties manquantes. Et si celles-ci étaient vitales, ils mourraient alors.

Ceux qui résistaient encore arrivaient à se déplacer pour sortir de la zone. Une fois à nouveau dans le désert, ils arrivaient à reprendre les fonctions de leurs membres, et leur motricité. Mais encore fallait-il en sortir...
Les Qantiks les plus vaillants et les plus forts, menèrent l'enquête. Ils découvrirent énormément de traces suspectes, des choses que eux mêmes ne savaient faire. Et notamment deux objets...
Une sphère, bizarre, noire, incrustée de symboles inconnues. L'œuvre de quel peuple était-ce ? Un groupe de Qantik décida alors de la détruite. Immédiatement le champs magnétique cessa, mais là où la sphère fut brisée, des plantes poussèrent. Tout le monde savait que c'était nocif, et que ce n'appartenait pas à leur peuple. Soit c'était les Hybrids, par leur capacité à faire régner la nature où qu'ils aillent, soit c'était les Üniks, avec leurs objets animés de science.

« Ou peut-être les deux. » dit l'un deux.
Ainsi, la solution la plus probable était celle ci : les peuples s'étaient alliés contre eux. Ils avaient connu le massacre de Tarion, la guerre qui les fit tous tuer. Ils connaissaient aussi la dangerosité des animaux et des plantes. Chacun pouvait en venir à bout d'eux... Et c'était inimaginable !


Explications


Pour les Üniks vous avez 3 missions possibles :
Arrêter la rébellion de Nordkia : Que vous soyez pour ou contre les Princes n'importe que peu. Vous avez des intérêts plus ou moins personnels a faire en sorte que la population des bas-fonds ne prenne pas les armes, et ne se fasse pas tuer -car oui, si elle le fait, Nordkia sera très certainement massacrée par les Chevaliers.- Vous aurez donc tous les choix que vous voulez quant à la manière de stopper le mouvement révolutionnaire.

Pister et démasquer les malandrins : Alors, déjà d'entrée : vous n'arriverez pas à voir réellement qui ils sont, ni même combien ils sont. En revanche, vous pourrez faire en sorte de tirer des hypothèses. Et celles-ci seront celles que vous voulez, mais vous déduirez que ce sont soit des Hybrids, soit des Qantiks. Vous imaginerez aussi une cause aux actions des malandrins, et où ils veulent en venir. Vous pourrez donc interroger des PNJs, sauf les caravaniers, car ils sont morts. Vous avez exceptionnellement un laisser-passer pour Anathorey, mais seulement les premiers quartiers, et non celui des Princes (évidemment ^^). Cela dit la mission n'est pas du tout obligé de se passer à Anathorey ! Pour pister, il faut vous balader dans Urban City.

Et enfin la dernière, explorer les Mines et aller chercher les mineurs : l'attaque des mines date d'il y a moins de 48h. On vous contacte donc comme unité de secours pour aller chercher ces pauvres ères, enfermés, sans vivres, dans les galeries. Vous devrez donc creuser, et trouver un moyen d'exploser certaines entrées. Mais attention, le fond de la mine menace, lui aussi, de s'écrouler comme le devant, alors hâtez l'évacuation !

Pour les Hybrids 2 missions possibles :

Pister les espions : Vos compétences seront, ici, mises à l'épreuve. Les souverains soupçonnent soit une taupe, soit des espions. Dans les deux cas, ce sont des traîtres, et on vous engage, parmi tant d'autres, pour ratisser la forêt et trouver les coupables, sinon des indices.
Vous ne saurez pas qui c'est ni combien ils sont. En revanche, vous trouverez assez de pistes pour déduire que ce sont : soit des Qantiks anciennement Hybrids/Uniks, soit des Üniks. Vous soupçonnerez le motif de leurs affronts : la vengeance, le goût du sang, les ordres des Princes... Ce que vous voulez, ce sera à vous de voir ! Fouillez bien la forêt. Vous avez le droit d'aller au village Hûka si vous voulez.
Vous ferez votre rapport à un conseiller.

Trouver des survivants dans le village Hûka : Vous partez avec une troupe de guérisseurs et de personnes. Votre but sera d'aller voir s'il y a des survivants. Vous trouverez un adolescent. Enfin... Un jeune homme de 20 ans, mais à la tête d'un jeune adolescent. Il vous racontera son histoire en tremblant et en sanglotant : des lions rouges sont venu incendier le village, ont abusé de lui et de sa mère, et ont mis le feu. Par une cachette d'arbre en arbre, il a pu s'échapper et survivre. Il sera tellement traumatisé qu'il faudra l'emmener voir un guérisseur. Il a plusieurs côtes cassées et les cheveux arrachés.
Vous n'arriverez pas à savoir ce qu'il a voulu dire par "Lions Rouges". Vous pourrez déduire ce que vous voudrez !
Comme survivant, il n'y aura que lui, mais vous pouvez vous attarder dans le village si vous le souhaitez.

Pour les Qantiks :

-Si vous êtes un ancien Hybrid, ou ancien Ünik, exceptionnellement, vous pourrez rallier une des deux causes de votre ancien peuple. L'heure est à l'urgence, et il n'est pas temps cas de faire des différences.

Sinon vous avez deux missions possibles :
Exploration de la forêt : Votre but sera d'aller chercher des indices sur la sphère. Vous soutenez plus la cause que ce soit les Hybrids qui ont causé le malheur de certains Qantik, et surtout, de toute la ville. Ainsi, votre mission sera simple : une fois en forêt, vous tomberez sur un groupe de chercheurs. Pas de grands savants, seulement des devins, cherchant à améliorer leurs conditions de vie, dans un village à côté. Vous pouvez les tuer, comme les laisser en vie, mais votre but sera d'en savoir plus. Plusieurs indices vous persuaderont que ce sont eux, notamment un morceau étrange, similaire à celui de la sphère en mille morceaux dans la Cité Neutre. Mais si vous interroger les Hybrids, ceux ci ne vous dirons rien, préférant mourir.
-> Alors que vous ramènerez ce morceau de "sphère" l'autre groupe en ramènera aussi un.

Exploration des Laboratoires : Une fois après avoir inspecté les débris de la sphère, vous vous apercevez que l'objet est de facture Ünik. Vous soupçonnez donc une science obscure, peut être celle qui vous constitue actuellement, et vous décidez d'aller aux Laboratoires en apprendre plus.
Étrangement, certaines sections des pyramides sont vide de monde. Mais quand bien même il y aurait des gens, ce sera a vous de ne pas vous faire repérer.
Sur le bureau d'un des scientifiques vous trouverez un morceau semblable à la sphère. Vous le prendrez, et le ramènerez à la cité.
-> Alors que vous ramènerez ce morceau de "sphère" l'autre groupe en ramènera aussi un.

TRONC COMMUN :

Toutes les missions si dessus se feront en groupe. Du coup, vous ne partez jamais SEULS. Vous êtes le seul PJ a prendre part la mission, donc vous aurez tout un groupe de PNJ avec vous.


Règlement


-Vous postez UN SEUL POST en dessous de mon post. C'est un RP ponctuel préparatoire du premier Event. Il y a une deadline, mais si vous la ratez vous pourrez tout de même participer à l'Event.
Des conditions sont à remplir. Certains devront explorer les labos, d'autres la forêt, mais cela importe peu, vous devez poster à la suite de mon message ^^ (autrement dit vous faîtes style que vous êtes dans le lieu de la mission et pis c'est tout, héhé !)

-Vous noterez, en bas de votre post, le nombre de mots exact en précisant EN SPOILER le gain voulu

-Vous pouvez faire 1 800 mots et prendre le gain de 900 mots s'il vous intéresse plus. Les mots ne sont que des paliers.

-Vous ferez une seule mission en fonction des conditions, et de votre race. Vous ne pouvez pas faire 2 ou 3 missions.

-Deadline :  30 AVRIL 2015

Gains


Voici les gains en fonction du nombre de mots (un compteur de mots est disponible : ici) :

Pour 900 mots -
Une arme simple au choix OU un appeau (l'objet adouci tout animal agressif du secteur, y compris les Hybrids les plus faibles) + 1XP

Pour 1 300 mots -
Pour les Üniks : un pendentif en forme d'ailes, vous permettant de léviter pendant 5 post + 3XP
Pour les Hybrids : Une paire de cornes de cerfs, qui pousseront sur votre volonté et sans douleur, sur votre tête, vous permettant de repérer le danger chez une personne (si vous êtes en face d'un Ünik qui veut du mal a quelqu'un, faudra faire pousser ces cornes là pour savoir si ça s'avère être vrai ou non. En revanche, ça ne vous permet pas de savoir ce qu'il compte faire exactement, ni envers qui.) + 3XP
Pour les Qantiks : Une puce qui vous permettra de résister à la mort. Si vos circuits sont censés mourir, ils se mettront en sous-tension, ne fonctionneront plus jusqu'à réparation, mais ne seront jamais irréparables.

Pour 1 800 mots -
Une annexe défensive, vous permettant de repousser, en fonction de votre niveau, les ennemis à proximité + 5XP

Mère Nature fait des fautes, pardonnez lui comme elle vous pardonne.
Pour toutes questions : MP Bastian !


Attributions

[OK]Fleya / Lien de fiche / Annexe défensive + 5xp
[OK]Miyuki / Lien de fiche / Annexe défensive + 5xp
[OK]Iro / Lien de fiche / Annexe défensive + 5xp
[OK]Diya / Lien de fiche / Annexe défensive + 5xp
[OK]Ilya Firanwaën / Lien de fiche / Annexe défensive + 5 XP
[OK]Briak / Lien de fiche / Arme au choix - épée à deux mains
[OK]Olivia Keegan / Fiche / Un pendentif en forme d'ailes, vous permettant de léviter pendant 5 post + 3XP
[OK]Yuris Brooks / Lien de fiche / Annexe défensive + 5 XP

Bon jeu à tous ! ^w^
[OK]
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Qantik militaire (Fleya)


RPG
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MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Sam 28 Mar - 17:16

Doucement, l'esprit de Fleya s'éveillait au monde. Elle était pou l'heure si heureuse, pareille à une enfant s'émerveillant des découvertes que ces terres lui offraient. Et de la même innocence des bouts de choux candides, elle l'observait avec bienveillance. Chaque chose avait une place, une raison d'être et d'agir. Même si tous prenaient des chemins différents, chacun œuvrait dans un même but. Vivre. Fleya n'avait alors aucun jugement de valeur, ni d'apriori sur qui que ce soit. Ünik, Hybrids, Qantik, tous étaient égaux à ses yeux. Un univers enfantin qui rayonnait de gaieté. Mais dans l'ombre de ses doux et chaleureux rayons, la vérité froide et implacable attendait son heure. Et aujourd'hui, elle avait décider d'exposer les premiers aspects de sa noirceur. Fleya courait toujours le monde lorsque son maître était occupé, la jeune cyborg explorait chaque jour un peu plus. Et au détour de conversations entre passant, elle avait appris l'existence d'une cité dédié aux Qantiks. Cela lui parut d'abord être une bizarrerie. Qu'est-ce que des Qantiks faisaient tous seuls dans une cité ? Puis elle en vint à se dire qu'il devait s'agir de ceux attendant d'être adopté par un maître. Et finalement, elle se souvint de ce jeune homme, mi-robot, mi-Ohm, qui lui avait alors parlé de Qantik émancipés. Il avait tenu des propos très durs sur les Üniks, les décrivants comme des êtres horribles, qui utilisaient les Qantiks sans aucune considération et les envoyaient se faire occire sans plus de regrets, ni même forcément de raisons.

C'était réellement des faits étranges, elle ne comprenait pas que des Üniks qui avaient acquis ou créer des Qantiks puissent avoir si peu d'égard envers eux. Pourquoi en posséder si c'était pour ne pas y porter la moindre importance ? Surtout quand elle comparait avec sa propre situation. Lukas avait tant d'attentions pour elle, qu'elle avait parfois l'impression qu'il avait décidé d'inverser les rôles et de la servir elle ! Comment Deux extrêmes pouvaient-ils exister ? Que devenait ces Qantik trahi, utilisés, et laissés à eux même ? Y en avait-il beaucoup, ou était-ce juste quelques cas à part ? Trop de question dans l'esprit vif et éveillé de la demoiselle. Elle devait savoir ! C'était à présent un besoin ! Elle décida donc de se rendre dans cet endroit mystérieux, la Cité neutre.

Après s'être renseigné, elle savait que le voyage serait, aussi et peut-être pour la première fois, elle avait laissé un mot à l'attention de son maître. Pour une fois elle le prévenait qu'elle s'absentait, c'était à marquer dans les annales ! Bon, certes elle ne lui précisait pas quand elle rentrerait ni même si elle savait ce qu'elle faisait. Mais notre bon Duc verrait son ulcère croître moins rapidement pour une fois. Elle était donc partie, cheveux au vent, et Hobby dans le dos. Le chemn était long, et si elle n'avait pas été cybernetique, elle se serait bien vite épuisée. Mais l'avantage d'être non organique de manière intégrale, c'était que la marche ne représentait plus un sérieux problèmes. Le voyage était parsemée de question. Avait-elle raison d'aller là-bas ? N'aurait-elle pas pu attendre que Luka rentre pour le questionne sur tout cela au lieu d'entreprendre pareil périple ? Est que Luka allait se souvenir de la tarte à la rhubarbe qu'elle lui avait cuisinée pour son repas ?! Les sujets étaient divers et variés, mais la Qantik ne pouvait s'empêcher de penser à mille choses à la fois. Et tandis que son cerveau marchait à plein régime, elle aperçut au loin les traits de la cité se dessiner. Et ce n'était pas forcément la vision qu'elle s'était imaginée....

Tout n'était plus que ruine ! Dévastation, désordre et chaos ! Pourquoi fallait-il que la cité rattachée à son peuple soit ainsi ? Les Qantik qui vivaient ici n'avaient-ils pas commencé à entreprendre des réparations ? Et surtout.... Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ici ? Tout semblait triste et hostile, l'environnement lui-même vous faisait clairement comprendre que vous n'étiez pas le bienvenue. La chaleur et l'aridité dissuadait toutes plantes de pousser, et par extension les animaux désertaient les lieux. Pas de nourriture ni d'eau, pas de bestiaux. Tout était si sec et stérile.... Fleya ne comprenait pas. Bien sûr, bon nombre de Qantik n'avaient pas besoin de ressource pour vivre, mais tout de même. Qui disait cadre minimaliste ne disait pas forcément cadre dépressif.... Comment pouvait-on vivre sainement dans un milieu pareil ? Une question qui amena la jeune Qantik à s'en poser une autre avec inquiétude. Dans quel état allait-elle trouver ses semblables....Elle s'avançait à présent avec appréhension de la grande citée de ruines. Il y avait aux alentours des I.A et des semi-Qantik. Étrangement, certain Qantik essayait de ranimer d'autres de leur camarade, de rebooter les systèmes, ou encore de relancer des organes bioniques endommagés. Fleya était à la limite de l'horrifié. Y avait-il eu une guerre ?! Avait-on user d'armes pour détruire les Qantik présents ?! L'angoisse lui dévorait ses entrailles artificielles aussi bien que si elles avaient été vraies. Elle hâta le pas. Peut-être y avait-il d'autres Qantik blessés ou qui avait besoin d'aide ! Mais alors qu'elle s'approchait des lieux, elle ne put faire un pas de plus !


NOOOON !!!

Avant même qu'elle n'ait eu le temps de dire ouf, voila qu'un homme se jeta sur elle pour la plaquer au sol. Il la ceinturait de ses bras pour l'empêcher d'avancer davantage, et la fit reculer même rapidement, avant d'ajouter hâtivement.

N'avancez plus c'est dangereux, vous risquez de mourir !

-Q...Quoi ?! Moi ?! Pourquoi ?! Qu'est-ce qu'il se passe ?! Qui êtes-vous ?!

La pauvre I.A était partagée entre se défendre activement de cet intrus agité, et l'incompréhension complète qui se lisait sur son visage. L'homme se releva alors promptement, et aida également la jeune fille à se relever.

Je suis désolé, excusez moi je ne voulais pas vous effrayer, mais il se passe des choses étranges ici...

-Faites moi un rapport de la situation.

Lui demanda Fleya en époussetant sa robe. L'homme en question l'observa à son tour surpris. Elle prenait la situation avec une rigueur quasi militaire.... Et pourtant elle avait une tête de poupée de porcelaine. Un peu décontenancé il lui répondit alors.

En fait, personne ne sait réellement ce qu'il se passe, mais la Cité Neutre est hors d'atteinte pour toute personne ayant des atouts cybernétiques. Un champ électromagnétique recouvre les lieux, et endommage et tue tous ceux qui osent s'aventurer.


-Mais comment cela est-il possible ? La Cité est-elle en guerre ? Qui a déclenché les hostilités ? Où sont leur base ? Quels sont leurs effectifs ? Leur revendication ?

L'homme observait la jeune fille de plus en plus circonspect. Elle voulait dresser un plan de bataille ?

Euuuh.... Eh bien nous n'en savons rien, en fait nous n'avons pas eu d'autre attaques que ce dôme, et nous ne savons pas qui est à l'origine de tout ça. Personne ne sait ce qu'il se passe ni pourquoi ça se passe.

-Ha.... Dommage.


Fleya observait la Cité Neutre, bien embêtée. Elle comprenait à présent pourquoi il y avait des blessés et des réanimations dans les alentours. Néanmoins le problème n'en demeurait pas moins épineux. Comment faire pour arranger la situation ? Elle ne s'en rendait pas compte elle-même, mais le contexte avait commencé à réveiller sa véritable nature. Celle d'un Qantik soldat d'élite.... Mais elle fut tirée de ses réflexions par une main tendue à son encontre.

Enchanté, Azvhäal. Encore navré de vous avoir harponné de la sorte.

-Je devrais plutôt vous remercier de m'avoir sauvée, je m'appelle Fleya. Ravie de vous rencontrer.

Fleya quitta son air sérieux pour revêtir sa petite frimousse d'arbre en fleur qui arracha un sourire à son interlocuteur. Il portait un débardeur sombre et un pantalon du même acabit assez ample. La texture de sa peau différait entre son torse et ses bras, ce qui permit à Fleya de conclure qu'il n'était pas complètement robotisé. De même que la détente qu'il avait eu lui donna des doutes sur le fait qu'il possédait également des jambes bioniques. Elle lui lâcha finalement la main et lui demanda avec innocence.

-Vous êtes partiellement bionique ?

Eh bien.... oui... J'ai perdu mes jambes et mes bras dans un accident. Mais ne nous ennuyons pas avec cel....

Aaaaz ! Regarde ce qu'on a trouvé !

Deux autres Qantik arrivèrent avec en main une curieuse sphère entre les mais. Fleya l'observa alors que tout une troupe s'était formée autour d'eux pour observer la chose. Chacun se demandait quoi et finalement le dénommé Azvhäal décida de détruire la sphère. Aussitôt tout rentra dans l'ordre, et à l'endroit où la sphère avait été détruite, la végétation pourtant impossible dans ce milieu se mit à sortir de terre. Qu'est-ce que tout cela signifiait ? Ce genre de technologie appartenait plus au Ünik, cela allait de soit, mais ce genre d'effet correspondait davantage aux Hybrids.... Impossible pour l'heure d'en savoir plus. Il fallait enquêter.... Un groupe se forma pour enquêter du côté des Hybrids, mais celui pour aller du côté Üniks était plus long à se former. Ils étaient pour l'heure trois, Azvhäal et deux autres cyborgs. La plupart des autres Qantik semblaient rebutés à l'idée de pouvoir croiser de nouveau la route d'Üniks et encore plus de scientifiques....

-Je viens avec vous, j'ai quelques compétences qui pourrait vous être utiles.

Ça peut-être très dangereux....

-Fleya n'a pas peur du danger.


Azvhäal n'insista pas. Curieusement, il ne doutait pas qu'elle puisse être capable de le surprendre.... le groupe se mit donc en route vers les Laboratoires. Les pyramides se dressaient fièrement devant eux. Fleya n'étant pas née dans un de ces laboratoire, l'endroit ne lui disait rien. Ce qui ne l'empêcha pas d'ouvrir la marche, presque confiante. En fait, elle savait surtout ce qu'elle devait faire. Pénétrer dans le complexe à la recherche d'informations, sans se faire repérer. Lorsqu'ils furent suffisamment proche, Fleya observa les alentours. Les lieux étaient étrangement vides, à peine une patrouille à droite à gauche, et encore. Ils étaient loin. La jeune Qantik en fut surprise. Ce genre d'endroit aurait du avoir une sécurité maximale, alors que signifiait tout cela ?! Prudente, elle se rapprocha d'une voie d'aération. Bien entendu, l'accès était grillagé. Mais Azvhäal montra qu'il avait très bien su se faire à ses nouveaux membres et à la force qu'ils lui prodiguaient. Il défonça le grillage, ouvrant ainsi l'accès à tous. Fleya passa la première. Elle veillait à ne pas déclencher ni piège, ni alarme, vérifiant que le chemin qu'ils empruntaient était sûr. Avant de sortir, elle vérifia plusieurs fois à droite et à gauche, dressant l'oreille pour entendre des bruits de pas. Mais rien. Tout était définitivement vide.

Elle sortit donc interloquée, suivis des autres qui eux voyaient là surtout l'aubaine de la situation. Avec prudence et à pas de loup, la jeune fille progressait de couloirs en couloirs. Ceux ci étaient vides, tous comme les salles qu'ils visitaient. Fleya en vint à se demander si tout cela n'était pas un piège. A croire qu'il n'y avait absolument rien dans le coin ! Ils avaient ainsi visité tout l'étage, sauf une porte. Qui était verrouillée. L'un des cyborg vint alors à la rescousse, et provoqua une surcharge électrique qui détruisit le système de verrouillage. La porte était ouverte ! Si elle était verrouillée, Fleya nourrissait de bon espoirs que cette salle renferme des choses intéressantes ! .... Ou pas.


-Bon sang mais tout est vide ici, c'est infernal !

Fleya ne comprenait pas ce qu'il se passait et c'était frustrant. Ils pénétrèrent dans la salle austère, fouillant armoires et bureaux. Et ce fut au détour d'un des bureaux que Fleya trouva un morceau identique à celui de la sphère.

-Azvhäal, j'ai trouvé ce que l'on cherchait....

Parfait, rentrons, nous n'avons pas besoin de plus.... Ne prenons pas de risque à rester ici.


Tous acquiescèrent et le repli fut encore plus rapide et simple que l'entrée. Le soir, alors qu'ils étaient enfin rentrés aux abords de la Cité Neutre, ils virent arriver l'autre groupe, qui détenait exactement la même chose qu'eux. Que devaient-ils en conclure ? Les Hybrids et les Üniks auraient-ils réellement formés une alliance pour les attaquer ? Mais pour quelles raisons. Les esprits s'échauffaient autant qu'ils étaient perdus. Et rapidement Fleya se décida à rentrer. Les tensions grimpaient et elle avait peur pour son maître. Peut-être celui-ci pourrait-il lui en dire plus ? En tout cas elle préférait s'assurer de sa sécurité. Tant pis pour la Cité Neutre, elle y reviendrait une autre fois, lorsque les esprits se seront calmés et que son maître serait plus en sécurité.

Mots et gains:
 


Dernière édition par Fleya le Dim 29 Mar - 11:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Dim 29 Mar - 1:05

Miyuki tremblait de partout. Dans sa chambre baignée de la lumière du soir, la pauvre fille qu’elle était,s’était recroquevillée en sanglots sous ses couvertures. Son corps, comme pris de fièvre, convulsait sans s’arrêter, ses vêtements en étaient trempés de sueur. Elle se mordit la lèvre pour stopper ses tremblements, mais c’était plus fort qu’elle, ses larmes coulaient, en flot continu comme si toute l’eau de son corps voulait sortir. Elle ne pouvait y croire, c’était impossible…était-ce la fin du monde ?
Le matin même, une grande réunion d’urgence du village où elle était logée s’était tenu. Une grande catastrophe s’était produite. Un homme parlait avec fièvre, affirmant qu’une grand salve d’étrangers avaient pénétré leurs terres et avaient massacré des centaines d’Hybrids. Le village d’Hûta était particulièrement touché. D’un ton grave, il avait murmuré qu’il doutait que quiconque ai survécu. Des femmes et mêmes des enfants avaient été violés. D’ailleurs, une matriarche avait elle aussi été retrouvée morte alors qu’elle tentait de les sauver. C’était improbable. Quelqu’un avait osé pénétrer chez eux et tué un des symboles de leur peuple. Personne ne savait qui avait commis  ces atrocités. Qui avait fait cela ? Ce n’étaient que des lâches, des monstres qui devraient payer pour leurs crimes. Qui sait qui d’autres tueraient ils ? On entendait chuchoter dans la foule . C'était pour sûr des Uniks, eux seuls les haïssait ainsi , et ils n'avaient aucune morale.On écarta tout de suite les Quantiks . Ils n'étaient juste que des machines. A moins qu'ils aient été reprogrammées par ces derniers...Était-ce possible? Tout l'était, après tout, ils étaient à l'origine de ces erreurs et de plus leur pires ennemis .Le La situation était si grave que le grand Eusilis et le grand Eimishi s’étaient réunis. En entendant cela, les habitants furent choqués, et prirent l’importance, la catastrophe de l’évènement. Les deux qui se réunissaient ? Cela ne s’était réalisé que rarement.  L’homme qui présidait le rassemblement affirma que tous les Hybrid s’étaient unis pour les servir. Tous les villageois se sont alors regardés et levés. Pendant que tous hurlaient d’indignation et de rage, Miyuki restait planté, ne savant comment réagir face à ce flot d’informations. Sa famille allait elle bien ? Et s’ils avaient subi le même sort ? La jeune femme sortit en pleurant. Allaient-ils tous mourir ? Sa famille était si loin…. Il était peut-être trop tard. Elle s’écroula en imaginant le pire.

Un homme la prit par la main. C’était un de ses oncles. Celui qui la logeait. Il la tenait comme une poupée de chiffon, son corps ne répondant plus, trop faible. La fièvre du choc lui montait et ses yeux étaient devenus vitreux. Il lui tapota la joue pour la faire revenir et lui dit que sa famille allait bien, ils avaient trouvé refuge avec d’autres Hybrids dans un endroit plus en sécurité et étaient armés en cas d’attaque. Cela la soulagea, mais elle était toujours sous le coup du choc. Il la ramena avec sa femme jusqu’à son lit et resta à moitié inerte, délirante toute la journée.
Elle avait vécu des choses, des aventures, le danger, les monstres, mais pas de cette ampleur. Tout courage l’avait quitté. Elle se sentait faible et fragile comme un nouveau-né. Elle voulait rester cachée sous ses couvertures, dans cette chambre, en sécurité. Ses pensées abondaient d’images cauchemardesques de cadavres en sang s’amoncelant par centaines sur des terres décimées, de femmes violées. Une image fut plus forte qu’une autre et lui fit échapper un cri involontairement. Son oncle, alerté, vint a elle en courant

-Tout va bien ?
-Oui oui, juste un mauvais rêve dit elle faiblement.
-Tu n’aurais jamais dû aller à ce rassemblement. Il soupira. Tu es trop jeune, trop fragile. Tiens, un breuvage, C’est très bon pour apaiser et bien dormir.

Il lui laissa le breuvage fumant à côté du lit. Elle replongea dans ses pensées. C’est vrai, elle était trop faible. D’une main, Miyuki repoussa le breuvage refusant de dormir et médita toute la nuit, sur elle-même, son utilité et la catastrophe de ces derniers jours. Était-ce vraiment les Uniks qui en étaient à l'origine? Mais pourquoi tant de haine? Mais qui d'autre alors ? Ce n'était tout de même pas les Quantiks...elle en doutait fortement. Il n'y avait que les Uniks pour avoir un tel mépris de la vie. Malgré son esprit ouvert et son combat des préjugés, sa vieille haine refit surface quand il fut clair que tout les désignait. Elle bouillonna ainsi tout en pleurant, rongé par l'amertume et la tristesse jusqu'à l'aube.
Lorsque le jour se leva, Miyuki était encore éveillée, trempée de sueur, enveloppé tel un fœtus dans sa couverture.  Son visage était irrité d’avoir pleuré toute la nuit. Elle se leva et s’observa dans le miroir. Sa peau était pâle à en faire peur, ses yeux rougis et cernés par la fatigue. Elle se lava et  s’habilla, se poudra le visage pour cacher son air malade et remplit son sac, ragaillardi. En descendant, elle dit bonjour à son oncle et sa tante. Ils la regardaient comme si ils s’attendaient à ce qu’elle pique une crise de folie ou ne s’évanouisse. Miyuki les rassura, et malgré que son oncle l’en empêche, elle leur dit qu’elle s’était décidé à agir et de prendre part aux événements.

-Je vais voir ce que peux faire. Je refuse de rester là et ne rien faire. Je sais que je risque peut être ma vie, alors je vous dis adieu.
- Non, dit sa tante, au revoir, tu nous dois à nous, et à tes parents de revenir !
-Je ferais de mon mieux dit-elle en esquissant un sourire.

La jeune femme entra dans la grande salle où s’était tenu le grand rassemblement. Il y avait foule. Enfants, vieillards, hommes et femmes novices ou expérimentés. Tous étaient là, attendant qu’on les fasse participer. On aurait dit qu’ils avaient oubliés qu’ils pouvaient mourir. Sur un grand stand l’homme d’hier criait :

- Nous avons besoins de vous ! Si vous êtes motivés, venez prendre part à nos missions, nous avons besoins de courageux !

Miyuki se glissa dans la foule amassé autour de lui. Elle ressentait la rage des gens autour. Armes à la main, ils se précipitaient avec violence sur les feuilles. S’extirpant non sans mal, elle tapota L’homme.

- De quelles missions parlez-vous ? Que faut-il faire ?

-Je parle de missions pour stopper ces sauvages ! L’Eulisis soupçonne que tout cela est arrivé car nous avons des taupes parmi nous. Des Uniks bien sûr. Ces fourbes.Je cherche des groupes de personnes qui iraient enquêter et fouiller les bois. Bien sûr c’est très dangereux vous pouvez vous faire tuer à tout moments. Pas de limite d’âge, pas d’expérience nécessaire, tout le monde est utile. Deux groupes sont déjà partis, un autre est presque complet, ce sont eux, las bas. Alors ?

Miyuki hésita. Le groupe dont il parlait était composé d’hommes et de femmes de tous âges…même de très jeunes ou certains très avancés. Pas de limite… était-ce raisonnable ? Ils allaient se faire tuer sans peine, Miyuki connaissait le danger même en ayant fait des quêtes moins dangereuses.  Sa conscience lui iplorait de les arrêter.

Il vit son trouble et se fit plus doucereux : Ma chère, je vois votre inquiétude, mais dans cette situation, nous avons guère le choix, nous sommes tous, y compris moi en danger de mort lors si ils sont volontaires pour servir leur peuple, pourquoi les en empêcher ? Ils peuvent mourir de toute manière qu’ils restent ici ou qu’ils partent.

Son raisonnement ne la convainc pas. Ce n’était as une raison pour les envoyer à la boucherie alors qu’’ils étaient si faibles… Voyant d'avance son échec, elle se résigna et relut l'ordre de mission.Elle était motivée pour enquêter mais elle s’intéressait aux survivants. Qu’en étaient-ils d’eux ?

-Je voudrais servir autrement, si vous voyez ce que je veux dire, je voudrais aider les survivants...

-Je doute vraiment qu’il y en ai mais dans ce cas je vous propose de partir avec eux. Ce sont des guérisseurs et quelques guerriers. Ils vont pour le village Hûka , voir si il y en a effectivement, et peut être d’autres sur la route, mais ce n’est pas sans danger non plus... vous pourriez certainement croiser ces sauvages et bien que je veuille que tout le monde participe, vous m’avez l’air bien fragile…

Le groupe était dehors. Ils étaient au moins trente .Sans prendre la peine de lui répondre, Miyuki les rejoignit confiante. Elle s’entretint avec le chef répondant au nom d'Hakishin , lui dit son expérience, ses capacités. Il répondit qu’ils étaient prêts à partir et lui montra son kokobot . Elle le monta et la vague de kokobots plongea dans la forêt. La jeune femme se plaça derrière le chef, pour être sûre de tous les suivre. Elle était au milieu du groupe et se calait à leur allure. Devant, sur les côtés et derrière étaient sans doute les guerriers. Ils étaient armés d’épées et de flèches, portaient des armures solides et un tissu masquant leurs visages. Tous les autres étaient revêtus de grandes tuniques blanches qui leur couvraient le corps et la tête. Sous leurs capes, Miyuki devina des Anemos et de Phytos, cette fois ci moins diversifiés au niveau de leur âge. Ils étaient tous adultes, le visage grave, connaissant le danger et l’atrocité à ce qu’ils s’exposaient. Espérons qu’ils lui apprennent plus sur la guérison.
Ils voyagèrent longtemps. Si longtemps que la jeune femme en perdit la notion du temps. Il y avait peu de poses, et personne ne se parlait, sans doute que les gorges étaient noués par la peur et la situation de guerre. Elle savait juste que cela faisait plusieurs jours qu’ils parcouraient la forêt à galops. Dix fois le soleil perça les grands arbres, dix fois la lune et sa nuit et son bleu manteau tant redouté balaya le soleil floutant l’horizon et la visibilité. La nuit, ils dormaient la plupart du temps sur les kokobots à cause du danger permanent et du manque de temps. Ils se relayaient pour surveiller les éventuelles chutes ou la moindre attaque.
Enfin, un jour à l’aube, Le chef perçut de loin le village d’Hûta. Il stoppa d’un grand mouvement la troupe. Les trente tuniques blanches formèrent un cercle autour de lui. Le chef Hakishin fit un signe de la main vers Miyuki.

-Bien nous y sommes arrivées. Préparez-vous à voir des cadavres et à sûrement à un spectacle digne de vos pires cauchemars. Nous cherchons des vivants, d’accord ? Nous enterrons les morts plus tard. Nous nous diviserons en trois groupes pour aller plus vite. Jusqu’ici nous étions plus ou moins protégé par la forêt, maintenant nous sommes en danger permanent. Nous allons mettre des tuniques qui s’adapteront à la couleur de l’environnement, ainsi, nous ne serons pas invisibles, mais cela brouillera la visibilité de ces assassins. Les Anemos camoufleront toutes les parties de leurs corps animales et les Phtytos se couvriront d’une boue pour masquer leurs odeurs. N’oubliez pas que les autres races sont nos ennemis, ce sont probablement certains d’entre eux qui sont à l’origine de ce massacre. Toi, tu m’as dit que tu avais quelques notions de guérison ? Tu iras avec nos meilleurs guérisseurs, ils t’apprendront.

Il parlait comme un vrai chef, avec confiance et autorité, il avait de l’expérience, ça se sentait. Miyuki vit qu’elle pouvait se fier sans problèmes à lui. Le groupe se dévêtit de ses tuniques blanches et les enterra profondément dans la terre. Ils mirent à la place des capes et robes de tissus grossiers et grisâtres. Miyuki en fit de même. La chef de son groupe nommée Oja "Source de Vie",lui tendit une boue transparente et se frotta comme les autres sur tout son corps avec dégoût, mais c’était surprenant car ce liquide n’avait pas d’odeur. Cela fait, Oja trempa ses doigts dans une matière à la fois compacte et liquide semblable à de la boue mais cette fois coleur rouge sang. Elle lui dessina des traits sur le visage et des symboles sur les mains. Sa main était froide et tremblante. La jeune femme se laissa faire mais ne comprit pas la raison de se mettre cette sorte peinture sur la peau. N’était-ce pas le meilleur moyen de se faire repérer ?

- Je comprends à tous votre incompréhension mais cette peinture sacrée va vous protéger et nous distinguer les uns des autres, nous saurons si il y a un intrus. Elle bouillera l’esprit de l’ennemi .Maintenant, venez, il faut faire vite.

En pénétrant dans le village, Miyuki fut saisi par le désastre : Un paysage de fin du monde. Tout n’était que terres craquelées et calcinées, s’éparpillant en milliers de fines cendres dans un immense nuage de fumée surplombant les quelques habitations qui restaient encore péniblement debout. Toutes les plantations et végétations s’étaient dissoutes dans le feu immense qui avait dû emporter le village entier. Ses compagnons s’étouffaient, produisait des sons de rejet. Miyuki réalisa soudain qu’elle fut envahi par les infernales odeurs amenées par l’immense nuage : Un mélange odieux de souffre, cendres, sang et de putréfaction. L’odeur était si envahissante et si forte qu’elle cracha par terre tout ce que son estomac avait ingéré. Elle n’était pas la seule. Son groupe en fit de même, même Oja qui pourtant était plus solide. Que c’était immonde !
Une fois cela fait, En marchant dans le village à la recherche de survivants, elle commençait à perdre, comme les autres l'idée d’un quelconque espoir. Les cadavres et corps déchiquetés ne se comptaient plus. Plus aucun meuble dans les maisons. Des tas et tas de corps partout. Femmes, enfants, vieillards, animaux… Ils étaient tous glacés, figés comme des statues: dans un dernier geste d’espoir, bras tendus vers le ciel en signe de prière, ou cramponnés à leurs poitrines, yeux vitreux ou renfermés sur eux-mêmes, témoignant de l’horreur qu’ils avaient vécu. La jeune femme se surprit à pleurer alors qu’elle touchait une jeune femme essayant de percevoir le moindre signe de vie. Hélas, il était déjà bien trop tard. Au loin, elle vit le chef Hakishin si confiant, droit comme un i, verser lui aussi des larmes de tristesse. Même lui ne pouvait contenir son émotion. Quelle boucherie…aucun survivant.

Soudain, elle crut entendre un cri. Faible. Mais un cri tout de même. Il provenait de la forêt, un peu plus loin. Inconsciemment sans se préoccuper du danger, elle se précipita. Quelle ne fut pas sa surprise ! Au milieu d’un fourré, un jeune adolescent criait à l’aide, en rampant vers le village. Il se traînait en rampant au sol, son bassin était de travers, Il avait le regard fou. La jeune femme se précipita pour le secourir. Elle le prit dans ses bras et l’emmena sur un brancard avec tous les soins à coté, entre deux maisons calcinées. Elle voulut l’allonger en lui mettant une couverture mais il se débattit et s’accrocha à elle telle un enfant dans ses bras. Miyuki découvrit avec surprise que son regard l’avait trompé. Ce n’était pas un adolescent mais un jeune homme d’au moins vingt ans ! Il était fiévreux, il tremblait et ses yeux révulsés zigzaguaient dans tous le sens, il était ailleurs. Ses côtes étaient certainement cassées. Il avait du sang partout et quelle ne fut pas son horreur en voyant ses cheveux arrachés, et des plaies purulentes où se mélangeant ses quelques cheveux bruns restés sur son crâne. Vite il fallait prévenir les guérisseurs. En bougeant, le jeune homme la serra davantage :

-Non, je vous en prie, ne partez pas ! LES LIONS ROUGES, LES LIONS ROUGES !
-Ne vous inquiétez pas, je vais vous chercher des guérisseurs, vous devez être soigné !
-NOOOOOOOOOOOOOON ! Restez ! il se mit à trembler violemment, éclatant en sanglots. Il  la serra si fort qu’il manqua de l’étouffer. Comprenant sa détresse, Elle le rassura d’une voix douce qu’elle ne partirait pas et lui caressa la joue. Elle dessina un papillon messager et le dessin fini, l’envoya en espérant que quelqu’un le lise .Plus apaisé, il lui laissa lui procurer les premiers soins et commença à lui raconter son histoire :

- C’était un jour comme les autres, Il faisait très beau, ce qui était étonnant pour la saison, mais nous étions content, car cela annonçait…de…bonnes choses. Il laissa échapper un cri de douleur. En début d’après-midi, alors que j’aidais mon voisin à ses travaux, j’ai entendu un bruit assourdissant, comme si toute une armée venait de débarquer, puis des cris de terreur et de douleur, des odeurs de sang, les murs de la maison en tremblaient. Je suis allé voir ce qui se passait. Il avait du feu partout ! Des villageois morts ! Même… mes amis ! AAAAAAAAAAAh ! JE LES AI VUS LES LONS ROUGES ! LES LIONS ROUGES ! Ils étaient des milliers !Il hurlait de plus en plus. Elle l’empêcha de se mutiler. Ils prenaient les femmes et leur déchiraient les vêtements ! Les accolaient contre les murs et les….oh mon dieu…il se mit à vomir. Miyuki s’écarta délicatement évitant le contenu de son estomac . Et puis ils les égorgeaient ensuite…tout ce sang. Certains se sont amusés à les menacer en leur balançant la tête de leurs maris AU BOUT D’UNE PIQUE !….j’ai couru jusqu’à chez moi et j’ai tout essayé pour protéger ma mère mais… ils étaient trop forts, ils m’ont abruti, et l’on fait devant moi ! Je la voyais pleurer m’appelant à l’aide, elle a essayé de résister mais…..Il s’effondra en pleurs. ELLE A TELLEMENT HURLE ! Et lui riait ! Une fois qu’il était contenté, le monstre à fait signes aux autres de continuer , ET PUIS …..ILS l’ONT TUE ! SON SANG ! SON SANG EMPESTAIT LA PIECE ! JE LA VOIS ENCORE MOURIR ! Il s’égosillait en sanglots, comme possédé. Comme si cela ne leur suffisait pas, après l’avoir massacré devant moi, ils ont….fait…la même chose sur moi ! aaah ! Je n’en peux plus, j’ai eu SI MAL ! Comme si j’avais bu une gorgée de lave !  AAAAAAAAAh ! Il se contorsionnait à présent dans tous les sens les mains sur sa tête, se frappant sans retenue. Elle le serra fort contre lui , les images qu’il lui décrivait étaient …si horrifiantes .  Ils allaient m’égorger moi aussi mais ils m’ont manqué. J’ai pu me rouler jusqu’à la forêt, par chance, à côté de ma maison. J’ai rampé d’arbres en arbres et me suis ….snif…hissé jusqu’en haut et je suis resté caché plusieurs jours, jusqu’à ce que vous arriviez….

-Mais tu parles de Lions rouges, qui sont-ils ?

- Je ne sais pas...dit-il d’une voix brisée, Ils avaient des corps étranges, ni des Uniks ,ni des Quantiks, je n’ai jamais vu ça je ne savais que ça pouvait exister.. Leurs épaules et leurs visages étaient cachés d’un grand masque de lion rouge, c’est tout ce dont je me souviens….oh !arrêtez de me poser des questions ! Allez sauver les autres ! , ils y’en a sûrement encore en vie ! Elle le regarda d’un air sombre, yeux baissés, secouant le tête, il avait aucun autre survivant. Il fut saisi de sanglots incontrôlables. Enfin les autres arrivèrent et se chargèrent de lui, lui donnant un produit apaisant, car il devenait violent. Ils le placèrent dans le brancard et le sanglèrent.

-Bien nous repartons. Miyuki tu me feras un rapport et au grand chef des guérisseurs de retour au village. Il n’y a plus rien d’autre à faire. Il aura sans doute besoin de très grand soins pendant plusieurs mois, J’espère qu’il pourra s’en remettre, mais ses cicatrices mentales seront très dures à se fermer. Tu as fait du bon boulot. Une équipe va se charger de rapatrier les morts. Nous ne les enterrons pas dans cet endroit souillé. Ce n’est pas digne de notre culture et puis peut être qu’ils recèlent des indices importants qui trahiront les coupables et nous mèneront jusqu’à eux...Même si nous savons très bien à quelle race ils appartiennent...murmura-il amèrement

Miyuki aida à entasser les cadavres dans la charrette prévu à cet effet et repartit le cœur lourd. Elle se fichait d’avoir réussi ou non sa mission. Elle était accablée par la douleur de ce jeune homme et tous ces morts. Qui avait commandé cette attaque ? Il devait bien avoir quelqu’un..Les Uniks, c'était large.... De retour au village, elle fit comme promis un rapport au chef et au grand chef qui lui dit qu’il la recontacterait s’il avait besoin d’elle. Miyuki s’était révélé  efficace et appris plus de notions en guérison. La jeune femme n’écoutait pas, était comme sourde. A vrai dire, son esprit était omnibulé par les propos du jeune homme. Il affirmait que ces barbares n’étaient ni Uniks ni Quantiks et qu’il n’avait jamais rien vu de tel… qu’ils n’appartenaient à rien de connu…. Elle repensa alors à sa visite au laboratoire du savant, créateur de cette pauvre chose mixée entre plusieurs races, de ses expériences immondes….Ils étaient plusieurs, entassés dans ses compartiments…Etait-ce d’eux qu’il avait mentionné ? Ou bien était ce dû au traumatisme de son expérience qui lui avait brouillé l’esprit ?Elle n'avait pas mentionné ses déductions au chef, ayant été la seule à avoir vu ces créatures. Le savant avait promis qu'ils serviraient à une grande guerre, sa menacé s'était elle finalement réalisée? Encore des questions sans réponses….


Spoiler:
 


Dernière édition par Miyuki le Lun 30 Mar - 0:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Dim 29 Mar - 14:51

Les rayons ardent du soleil d'Origin lui tapant sur la nuque, le jeune homme se redressa dans un léger craquement de vertèbres. Cela faisait plusieurs heures qu'ils avaient quittés la Cité Neutre à la recherche d'une oasis qu'un qantik jurait d'avoir vu à proximité. Pourtant, jusqu'ici le petit groupe n'avait rien trouvé. Commençant à sentir la douleur de la marche s'éveiller dans ses muscles, Iro siffla un bon coup pour signifier le rassemblement. Se passant l'avant-bras sur le front pour éponger la sueur, il attendit alors que le petit groupe de qantiks disparates ne se rassemble. Ces cyborgs, I.A. ou hubots, il commençait à bien les connaître. Depuis qu'il avait retrouvé Yuris et une partie de celui qu'il avait toujours été, Iro passait pas mal de temps à la Cité Neutre afin d'aider les siens à améliorer leurs conditions de vie. Presque sans qu'il ne s'en rende compte, un petit noyau dur de qantiks prêts à mettre la main à la pâte s'était formé autour de lui, noyau qui grandissait petit à petit au fur et à mesure du temps.
Actuellement, ils étaient une demi-douzaine à s'être lancés dans le désert pour trouver cette prétendue oasis. Iro commençait d'ailleurs à se demander si il ne s'agissait pas d'un mirage subit par leur informateur et si cette source n'était pas bien plus loin qu'il ne l'avait cru…
« Trouver une source aurait beau être de la plus grande utilité, je pense qu'il faudrait se mettre sur le chemin du retour…
- Mais si ça se trouve nous sommes tout près du but ! objecta Tÿr, un hubot à la musculature impressionnante rendue plus inquiétante encore par les pièces mécaniques qui faisaient part intégrantes de lui.
- J'admire ton optimiste à toute épreuve, mais nous pouvons aussi bien être tout prêt qu'à des heures de marche encore. Si tant est que cette oasis existe et que ce ne soit pas une hallucination causée par des circuits défaillants… J-534, où en est ton niveau de batterie?
- 25 % restant, » répondit le vieil I.A. à la voix robotique.
J-534 faisait parti de ces vieux robots qui n'avaient pas encore apparence humaine. Pourtant il avait développé une forme d'intelligence assez élevée pour son statut. Malgré tout, il refusait d'être appelé par autre chose que son numéro de série, pour une raison inconnue de tous.
« Donc il vaut mieux rentrer de suite, tout le monde est d'accord ? »
Parcourant le petit groupe du regard, Iro quêta l'assentiment de chaque qantik avant de donner le signal du départ. Un instant plus tard ils repartaient tous en direction de la cité neutre.

« Home sweet home ! » lança Iro un grand sourire aux lèvres alors que la cité neutre leur apparaissait avec la splendeur qui lui était propre.
Le jeune homme avait commencé à s'attacher à la ville, et le fait qu'il y retrouverait Yuris, sûrement occupée à crapahuter dans un coin n'était pas pour rien non plus à cette bonne humeur. Pourtant alors que le petit groupe n'était plus très loin des premiers bâtiments décrépis, un cri leur parvint, un cri qui semblait leur être adressé. Un cri de mise en garde. Mais le mal était fait. A côté d'Iro, J-534 s'écroula comme une poupée privée de ses fils. Au même moment, le cyborg sentit une sorte de vide s'installer au niveau de ses organes. Un vide qui lui sembla grandir jusqu'à aspirer sa conscience. A son tour, sombrant dans l'inconscience Iro s'écrasa au sol.

« … ro… Ir…. Iro… »
La voix semblait lui parvenir de très loin, comme étouffée par une épaisse couche d'eau. Tout son corps lui semblait douloureux tandis que sa conscience revenait petit à petit. Son esprit se remettant à tourner, le jeune homme tenta d'analyser ce qui venait de se passer. Le fait que l'I.A. se soit arrêtée et que dans le même temps lui se soit évanoui ne pouvait révéler qu'une seule chose. Quelque chose avait interféré avec le fonctionnement normal de leurs mécanismes respectifs. Dans le même temps, et pour la première fois, Iro prit conscience de la profondeur du changement qui lui avait été imposé par Jason, son ancien apprenti. Bien sur, ce dernier lui avait dit que certains de ses organes avaient été changés, mais jusqu'ici le cyborg n'avait pas réalisé qu'il s'agissait d'organes aussi importants. Quoi qu'il en soit, le fait qu'il soit toujours en vie signifiait que quelqu'un l'avait tiré de là. Doucement, Iro ouvrit enfin les yeux pour les poser sur le visage qui le surplombait.
« Aëlya ? murmura-t-il en reconnaissant le visage de la cyborg dont le sigma l'avait menée à devenir l'une des principales médecin de la Cité Neutre.
- Iro ! Enfin, tu nous a fichu une sacrée peur. Quelques membre de votre expédition, toi compris, on été pris dans un champ de force qui entoure là cité. Sans que l'on ne comprenne pourquoi, il semble qu'il fasse cesser de fonctionner tout objet technologique… Il s'agit sans aucun doute d'une attaque qui visait les qantiks ! Enfin bref, on vous a tiré de là au plus vite, désolé de ne pas avoir pu vous prévenir plus tôt, c'est un peu la panique tu t'en doutes…
- Qui d'autre a été pris dans ce champ de force?
- James, Irgil et… J-534… » intervint la voix si reconnaissable de Tÿr.
À son ton, Iro compris que quelque chose n'allait pas.
« Et… Comment vont-ils? questionna le jeune homme avec appréhension.
- J-534…
- J-534 n'a pas redémarré… Nos meilleurs mécaniciens se sont mis sur le coup mais… Nous savions que cela arriverait tôt où tard mais il avait encore du temps devant lui… Foutus hybrids !!! »
Le regard vide, Iro se redressa enfin en position assise. Comme le disait Tÿr, J-534 était une vieille I.A. et tous ceux le connaissant savaient qu'il n'en avait plus pour très longtemps, mais de là à le perdre aussi brusquement… Peut-être que s'il avait été conscient Alchemy aurait pu le ramener… Sous la peine et l'impuissance, Iro serra les dents à s'en faire mal. Soudainement, il prit garde aux derniers mots prononcés par l'hubot.
« Les hybrids ? Mais qu'est ce qu'ils viennent faire là dedans ? fit-il surpris.
- Il vaut mieux que tu viennes voir ça de tes propres yeux, tu comprendras... » répondit Kylë, un hubot.
Comprenant que personne ne lui en dirait plus, Iro se releva rapidement, sa tête se mettant à tourner.
« Fais doucement, je te rappelle que tes organes t'ont lâchés pendant un moment ! » le tança Aëlya en mettant son épaule sous son bras.
Lui lançant un sourire amical en remerciement du soutient, Iro entreprit de suivre Kylë qui avait pris la tête de la petite expédition. Qu'est ce qui avait pu pousser ses compagnons à croire que cette attaque était du fait des hybrids ? Une quelconque agression envers leur peuple était généralement plus facilement mise sur le dos des üniks qui les haïssaient que sur celui des adorateurs de Mère Nature qui les ignoraient la plupart du temps…
Enfin Iro eut la réponse à sa question lorsqu'ils parvinrent au centre de la Cité Neutre. Avec en son centre une sphère noire, incrustée de symboles que le jeune homme ne parvenait à déchiffrer malgré toutes ses connaissances, une masse de végétation avait envahit la place. A leur apparence il était évident que ces plantes n'étaient pas de celle que l'on mettait dans un pot pour décorer son domicile. Non, c'était quelque chose de nocif, d'agressif.
« Je vous dis que c'est les üniks ! Qui d'autres qu'eux pourraient décider de nous attaquer de la sorte ! lança une voix au milieu de ce qui était une dispute qui semblait durer depuis un moment.
- Imbécile ! Pourquoi les üniks utiliseraient des plantes ! Comme si la nature leur était d'un quelconque intérêt ! Non, ce sont les hybrids, eux et leur ''mère nature'' !
- Et pourquoi pas une alliance… »
Soudainement, la foule se tut, mesurant la portée de ce qui venait d'être avancé. Une alliance entre uniks et hybrids visant à les abattre…
« Non… Ils se détestent, jamais ils ne feraient alliance… » objecta une autre personne. Mais l'on sentait dans sa voix qu'il n'était lui même pas convaincu par ce qu'il disait. Dans la foule, les regards évitaient de se croiser tandis que tout les esprits arrivaient à la même conclusion.
« On se calme! lança soudainement Iro d'une voix qui détonna dans le silence. Rien ne permet d'affirmer qu'il s'agisse ni des üniks, ni des hybrids. Rien ne sert de tirer des conclusions à partir de suppositions… »
Il fallait calmer les esprits avant qu'une guerre ne se prépare. Pour Iro, quelque chose de louche se tramait. Il ne voyait aucune raison à l'attaque de la Cité Neutre par l'une ou l'autre des races d'Origin. Quelque chose se tramait dans l'ombre et le cyborg devait avouer que ça ne sentait pas bon.
« Tant que nous ne sommes sûrs de rien ne prenons pas de décisions hâtives. Je propose de monter deux expéditions. L'une partirait vers les laboratoires, l'autre vers la Sylva. Cherchez des informations, trouvez tout ce qui peut avoir un lien avec cette attaque et cette sphère. Mais quoi que vous découvriez, ne faites pas couler le sang, ramenez les indices et nous prendrons ensemble une décision. Ne déclenchons pas un nouveau massacre. Vous vous rappelez des jours de désespoir menés par Tarion, vous connaissez la force des hybrids. Nous avons beau posséder notre propre force, il n'est pas nécessaire que des originaires meurent en vain dans un nouveau combat dénué de sens. »
Laissant ses mots imprégner l'esprit de l'assemblée, Iro resta silencieux un moment.
« Qui est partant ? »

« Eh ben mon vieux, c'est quoi ce discours que tu nous a fait ? lança Tÿr peu de temps après qu'ils aient quittés la Cité Neutre, une pointe d'admiration perçant dans ta voix.
- N'exagère pas Tÿr, je n'ai fait que ce que je pouvais pour calmer les esprits… » rétorqua Iro, gêné. L'hubot exagérait un peu trop, il n'avait pas l'impression d'avoir été particulièrement impressionnant. Son seul but avait été d'empêcher son peuple de souffrir à nouveau et pour ce faire le jeune homme n'avait fait que dire ce qu'il pensait avec la plus grande sincérité.
« Non, je te jure, avec un discours de ce genre tu aurais pu convaincre les princes de devenirs qantiks... »
Ne pouvant se retenir plus longtemps, Iro laissa échapper un grand éclat de rire tout en balançant une bourrade amicale dans l'épaule de l'hubot. Il laissa ensuite son regard parcourir les rangs de leur groupe. Ils étaient une dizaine de qantiks tout types confondus à s'être lancé dans cette expédition direction la Sylva. Une dizaine de qantiks au sang chaud qu'Iro avait rejoint dans l'espoir d'empêcher une effusion de sang au moment venu. Le cyborg était plus rassuré quand au groupe qui partait vers les laboratoires. Une compagnie comportant le même nombre d'âmes que la leur, à la différences que, de ceux que connaissaient Iro, ils avaient plus la tête sur les épaules.
Passant sa main sur son visage, Iro soupira profondément. Tout cela ne lui disait vraiment rien qui vailles…

Les cris retentissaient tandis que les coups percutaient les chairs. Ils avaient pénétré la Sylva depuis peu de temps lorsqu'ils étaient tombés sur un groupe d'hybrids. Des divinateurs de ce que savait Iro de ce peuple. Tout aurait pu rester sous contrôle si l'un des qantiks n'avait pas remarqué qu'un homme-animal tenait entre ses mains un morceau de sphère fortement semblable à celle, brisée, au cœur de la Cité Neutre. Leur sang ne faisant qu'un tour, le groupe de qantiks se jeta sur les hybrids, insensibles aux cris d'Iro qui leur ordonnait d'arrêter. Impuissant, le jeune homme n'était que témoin de la folie qui étendait ses fils. Un hybrid se jetant sur lui, il ne put néanmoins rester immobile. Son corps se mouvant par réflexe, il se saisit de la main de son assaillant avant de pivoter et de l'envoyer voler par dessus son épaule en se servant de son élan. Avant qu'il ne puisse reprendre ses esprits, Iro lui assena un coup à la tempe pour l'assommer. Pourtant, le reste de ses compatriotes ne voyaient pas les choses du même point du vue. Des morts diminuaient déjà les deux camps. Ne pouvait-il vraiment pas les arrêter ? Si, il avait bien une théorie, mais…
Sans plus d'hésitation, Iro se jeta au milieu de l'affrontement. Lorsqu'il déclencha Alchemy, les arcs électriques qui jaillirent n'avaient jamais été aussi gros. L'instant d'après, l'air lui même semblait exploser tandis que les opposants étaient projetés en tout sens.
« CA SUFFIT ! » hurla finalement le cyborg.
La fureur qui envahissait ses traits était telle que les qantiks qui se relevaient déjà restèrent immobile à le fixer, une pointe de crainte se lisant dans son regard. Assuré qu'ils ne reprendraient pas le combat tout de suite, Iro se tourna vers les hybrids.
« Désolé de cette attaque… Nous avons quelques quest… NON ! »
Avant que le jeune homme ne puisse faire quoi que ce soit, chaque hybrid présent ingurgitait une substance. De la mousse au coin des lèvres, ils s'écroulèrent l'un après l'autre, préférant mourir que de perdre ou de parler. Un voile noir passant devant ses yeux, Iro tomba à genoux dans la mousse tendre de la forêt des hybrids.
« Iro ! » s'inquiéta Tÿr en se précipitant vers lui.
Il en avait trop fait. La décharge d'énergie nécessaire à repousser tant de personnes avait puisé directement dans la source alimentant ses organes. Fort heureusement pour lui, elle ne s'était pas totalement épuisée et se rechargerait donc bientôt, mais le pire était passé très prêt.
« Je vais bien… Récupérez le fragment et tout indice que vous pourrez trouver sur ces hybrids et rentrons… »

« C'était donc vrai…
- C'est une alliance entre les üniks et les hybrids…
- On va se faire massacrer ! »
Plus rien semblait ne pouvoir raisonner les qantiks présents. L'inquiétude perçait dans le regard d'Iro depuis qu'il avait compris qu'aucun de ses mots ne pourraient désormais avoir d'impact dans la décision de ses pairs. Debout immobile dans un coin de la pièce une de nombreux qantiks tenaient une réunion d'urgence, il ne pouvait qu'observer, impuissant. Un fragment similaire à celui qu'ils avaient trouvé dans la Sylva avait été ramené des laboratoires. C'était tout ce qu'il fallait aux habitants de la Cité Neutre pour prendre leur décision.
« Et toi, tu en penses quoi ? lui demanda soudainement Aëlya qui se tenait à côté de lui.
- Quelque chose ne colle pas… Je ne sais pas quoi, mais quelque chose ne colle vraiment pas. Mais j'ai peur que de nouveaux jours sombrent s'annoncent… »

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MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Lun 30 Mar - 23:48


Diya pesta contre la chaleur torride du désert, quelle idée de faire le chemin jusqu'à la Cité Neutre un jour de grand soleil ! Refermant les pans de la cape sombre qui protégeait sa peau diaphane du soleil elle accéléra le pas. La demoiselle avait l'impression d’étouffer sous le lourd tissus mais c’était mieux que de brûler littéralement et de souffrir pendant des mois au moindre contact. Les rayons de l'astre de feu ne pardonnaient pas. Les tours en ruines se dessinèrent enfin à l'horizon et la Qantik soupira de soulagement, enfin un peu de changement dans ce paysage ocre où le sable régnait en maître ! Diya accéléra encore, mettant de coté la fatigue et la transpiration qui lui piquait les yeux. Elle passa sa main sur son front pour chasse les paillettes salées qui entamaient déjà leur descente. Lorsqu'elle avisa un mur détruit offrant un pan d'ombre suffisamment grand pour qu'elle s'y repose la demoiselle se précipita, tête baissée, droit vers ce dernier.

Soudain elle repéra une ligne sur le sol et s’arrêta en glissant dans le sable. Elle semblait avoir été tracée de façon circulaire, suivant un rayon bien défini autour de la ville en ruine. Deux silhouettes apparurent au loin, l'une d'elle entra au cœur du cercle, à peine trois pas, et elle s’écroula au sol sans prévenir. Croyant qu'elle était simplement épuisé Diya courut à leur rencontre pour l'aider. Tout en se dirigeant vers eux elle avisa une femme et un homme, c’était la femme qui était tombée, l'homme lui faisait de grands signes d'un seul bras et quand elle fut à portée de voix elle comprit nettement :

" N'approchez pas !"

Avisant la limite tracée au sol elle freina brusquement, faisant se soulever les particules de poussière qui formèrent un nuage ocre, voilant sa vue un instant. Quand elle se fut dissipée le couple s'approchait doucement d'elle. La femme sautait sur une jambe, appuyée sur son conjoint tandis que lui semblait avoir perdu l'usage de son bras droit. Lorsqu'ils eurent passé la ligne tout deux se laissèrent tomber sur le sol. Ne comprenant pas vraiment la situation Diya demanda, inquiète pour leur santé :

" Vous allez bien, que se passe t il ? Je vous ai vu tomber de la où j’étais. Vous savez quelque chose sur ce cercle ?"

La Cyborg désignait la ligne dans le sable et les deux Qantiks hochèrent la tête négativement. Maintenant qu'ils étaient proches la demoiselle pouvait voir leur prothèses, même masquée par une membrane similaire à la peau. Toutes deux semblaient inutilisables, c’était à n'y rien comprendre. La Qantik leur proposa de l'eau qu'ils refusèrent, inquiet pour les autres habitants de la cité. L'homme lui expliqua qu'ils ne savaient rien, ils rentraient d'une visite à Némoto chez une connaissance et ne s'attendait absolument pas à rester bloqué par un quelconque dôme invisible. Diya proposa à la femme de s'appuyer sur elle, pensant que l'homme était trop affaiblis. Ils longèrent le tracé, la jeune femme voulait vérifier que personne d'autre n'avait été blessé et trouver quelqu'un qui pourrait lui expliquer ce qu'il se passait, accessoirement. Ils tombèrent bientôt sur un groupe de plusieurs dizaines d'individus, tous des Qantiks d'après ce qu'elle pouvait voir. Certain étaient inanimés, leur semblables s'activant autour d'eux, d'autre étaient, comme le couple, partiellement handicapés. 

Un Cyborg à la chemise poussiéreuse se présenta à elle comme le  meneur provisoire des Qantiks réunis ici. Il lui détailla la situation d'après toutes les observations qui avaient été faites depuis que la catastrophes avait commencé. Tous les circuits et mécanisme tombaient en panne une fois les Qantiks dans la Cité Neutre, c'est pourquoi ils avaient dépêchés un coureur pour faire le tour de la ville en traçant la ligne de prévention. Ce qui n’empêchait malheureusement pas les imprudents de la zapper totalement au risque de leur vie. Tandis qu'une ancienne infirmière leur donnait plus de détails sur les soucis entraînés par l'approche du bouclier immatériel deux inconnus se dirigèrent vers eux en courant. L'un des deux avait la main paralysée et l'autre ne pouvait plus parler mais il détenait quelque chose. Ils remirent au chef une sphère aussi noire que l'ébène le plus pur, tracée d'étranges motifs qui ne disaient strictement rien à la demoiselle. Quelqu'un dans l'assemblée proposa de la briser, afin de voir si elle contenait quelque chose, un mécanisme capable de faire disparaître la barrière.

Un homme avec une puissante hache à double lames dont le tranchant renvoyait les rayon ardent s'approcha. L'objet fut posé sur une caisse contenant des vivre qu'on avait vidé au préalable. L'I.A. combattant s'approcha et leva son arme, puis il fendit l'air dans un sifflement et la sphère explosa en différents morceaux plus ou moins grands. Immédiatement après le dôme invisible disparut et les Qantiks touchés se rétablirent dans les secondes suivantes mais au même moment, alors que cette terre aride n’était plus capable depuis longtemps d’accueillir la moindre végétation, le sable se couvrit de plantes mortelles. Un véritable parterres de corolle dorées qui gagna rapidement du terrain avant de s’arrêter, les habitants de Sylva savaient reconnaître les plantes empoisonnées lorsqu'ils en voyaient. Et nul doute que celle ci avait un niveau de toxicité hors norme. Les esprits s'échauffèrent rapidement autour du lieu. Tous s'étaient éloignés de la zone, comme ci cette dernière était contaminée par un virus mortel. Les accusations allaient bon trains, certains accusaient les Uniks, mettant en avant l'aspect de la sphère qui ressemblait fort au technologies des scientifiques, d'autres argumentaient envers les Hybrids, désignant les fleurs sans avoir besoin de réellement insister pour convaincre certain de leur semblables. Finalement quelqu'un alla contre toutes les théories énoncées jusqu'ici. D'une voix timide une jeune femme aux yeux vairons déclara :

" Il semble plus logique qu'ils se soient alliés pour créer cet objet. Les Uniks n'ont aucune connaissances en botanique et les Hybrid sont incapable d'égaler les scientifique en terme d'avancement technologique."

La discussion reprit et finalement chacun fut convaincu que les deux autres races s’était liées contre les Qantik afin de les faire disparaître une fois pour toute. Diya se sentait un peu perdu dans tout ça ... Finalement le meneur de l'attroupement décida de former des groupes pour aller vérifier ces théories. Tandis que certains iraient dans Sylva chercher des éléments de réponses, les autres se dirigeraient vers les laboratoires. La demoiselle ne croyait pas à l’implication des Hybrids mais elle ne voulut pas s'attirer d'ennuis et proposa de participer à l’expédition se dirigeant plus loin dans le Sidhe, vers les immenses pyramides de verres. Un premier groupe fut rapidement formé. Il était composé du couple, de la jeune femme aux yeux vairons, de l'infirmière et de trois hommes, visiblement frère, tout trois des I.A.. Ils se mirent rapidement en route et profitèrent de la marche pour faire les présentations. Le couple, Camilla et Roberto, vivait depuis plus d'un an dans la Cité Neutre, la fille, se prénommant Neline se rendait à Nordkia et était sortie des laboratoires récemment pour être ensuite abandonnée par l'amour de sa vie qui refusait de la considérer comme la même personne désormais. L'infirmière, Anaelle, avait été longtemps rattachée à un vieil Elite malade et avait été chassée lorsque celui-ci était décédé. Ne restait que les trois frère, peu bavards si ce n'est pour se lancer des blagues entre eux. George, Fabien et Romanic d'anciens gardes du corps d'une femme aisée qui avait fini par les juger inutile et les jetter à la rue. 

Pour la plupart c’était donc le rejet qui les avaient menés à la Cité Neutre, comme elle la première fois qu'elle avait fuit la forêt. Ils arrivèrent enfin en vue des grands bâtiments d'acier. Traversant rapidement la ville qui semblait par ailleurs déserte, le groupe gagna le plus grand des monument et s'y infiltra sans problème par une porte de service. Pas un garde, pas même un scientifique ne croisèrent leur chemin. C’était vraiment intriguant quand on savait qu'habituellement le lieu grouillait de vie. Certaines portes leurs résistèrent mais les trois frères au corps fortement renforcés les défoncèrent sans mal, jouer les gros bras semblait même les amuser. Ils croisèrent un groupe de soldats armés au deuxième étage, qu'ils avaient pu gagner grâce aux manipulations de l’électricité de la jeune fille, grâce a son don elle avait court-circuité l'ascenseur, mais l'infirmière envoya une porte les saluer frontalement puis les immobiliser en tordant le fer, faisant de la plaque de métal un étau inconfortable dans lequel les Uniks gesticulaient. Après avoir fouillés divers bureaux, salles de conférences, laboratoires en tout genre et de toutes envergures ils finirent par trouver une pièce concave sur une table dans un bureau dont la porte ne comprenait aucun nom, ressemblant grandement à la sphère découvert dans la Cité Neutre ils s’en saisirent et quittèrent les lieux, laissant derrière eux quelques portes enfoncées et des soldats surpris et coincés où évanouis.

Il leur fallut deux bonnes heures pour regagner la ville en ruine, l'autre groupe parti pour les forêt était revenu avant eux. Un homme arborait fièrement une pièce similaire à celle que son groupe avait trouvé aux laboratoires Uniks, de quoi se poser des questions. Beaucoup trop de questions qui formaient un brouhaha insupportable. Lorsque le chef les vit revenir il fit taire tout ce petit monde d'une intonation de voix. Il avait visiblement le respects des gens présents, sans que Diya n'en sache la raison. Il s'approcha de l'infirmière qui lui tendis la pièce sombre et creuse. Un ancien scientifique proposa d’observer les fragments pendant que des Qantiks apportaient au groupe de quoi se rafraîchir de leur voyage express. Il fallut patienter de longues minutes avant que le verdict ne tombe :

" Je suis navré je n'ai absolument aucune idée de ce dont il s'agit. Je n'ai jamais rien vu de semblable."

Le volume monta à nouveau sans que personne n'impose le calme cette fois et la Cyborg décida qu'il était temps de quitter le groupe pour retourner à son objectif. Elle était venue à la Cité Neutre pour tenter de trouver d'autres livres. C’était enfantin et la demoiselle se mettait sans doute en danger pour rien mais cela lui permettait de se vider la tête et de réfléchir aux récents événements. Elle en avait besoin, et même si cette étrange attaque annonçait des jours encore plus sombres, Diya ne les craignait pas. Elle prévint les autres de son départ, s'en excusa et disparu au milieu des murs écroulés et bâtiments à demi détruits. Tandis qu'elle marchait au milieu des décombres elle retourna encore et encore le problème de la sphère dans son esprit. Quel complot, quel cruel sort réservait on à nouveau aux Qantiks ? N'avaient ils pas déjà assez souffert ? Un soupir lui échappa avant qu'elle n'accélère le pas, se promettant de se tenir informée de l'évolution de la situation. Oui, la demoiselle avait bien besoin d'un bon roman fantastique pour fuir la réalité l'espace d'une nuit.

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MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Lun 6 Avr - 22:14

Accroupie, la jeune femme cherchait des traces qui la conduiraient sur la piste de ceux qu'elle traquait. Au creux de son estomac la haine couvait, tel un serpent lové en elle n'attendant que le bon moment pour plonger ses crochets dans la chair de ses proies. Ses doigts caressèrent les herbes brisées par le pas lourd d'un homme. Son regard brûlant de colère se releva pour parcourir les arbres. Ils ne lui échapperaient pas…

Quelques jours plus tôt...

« Tu es vraiment sûre de ton choix?
- Oui, maman, mais je reviendrai, comme promis… »
Dans le salon de la petite habitation des Firanwaën, mère et fille goûtaient à l'un de leurs derniers moments ensemble. Comme elle le souhaitait depuis plusieurs mois, la jeune femme partirait le lendemain. Peu de temps avant s'était tenue sa cérémonie de passage à l'âge adulte. Elle était désormais seule à décider de son destin au yeux des villageois et de leurs croyances. Pourtant son cœur restait lourd à l'idée de quitter le nid. Malgré tout, Ilya devait se montrer forte, ne serait-ce que pour sa mère. Si Elië avait toujours su que sa fille finirait par quitter le village, ce n'en était pas plus simple pour elle. Mais que pouvait-elle y faire ? Depuis que la petite quittait la maison étant enfant pour explorer la forêt, cette mère savait que les errances de sa fille la conduiraient à repousser toujours plus loin ses terrains connus. Yamatogawa, la Sylva même, étaient trop petits pour la jeune femme.
« Fais au moins en sorte de ne pas t'attirer d'ennuis, pour ta pauvre mère, fit finalement Elië dans une pâle tentative de plaisanter. Demander à Ilya de ne pas s'attirer d'ennuis revenait à demander au soleil de ne pas se coucher le soir. Son éternel sourire amusé revint sur les lèvres de la jeune femme qui jusque là affichait un sérieux atypique. Puis le sourire se transforma en rire auquel Elië finit par se joindre. Après tout, ce n'était qu'un au revoir.

« C'est un désastre... »
Sylaën, pâle comme un linge venait de faire irruption dans la pièce sous le regard inquiet de sa femme et de sa fille. Il était rare de le voir aussi désemparé. Reprenant son souffle, l'homme affichait une expression perdue.
« Un village a été brûlé, il n'en reste plus rien et… une matriarche… » Il s'interrompit, comme si les mots qu'il s'apprêtait à prononcer étaient trop lourds, bien trop lourds. « Une matriarche est morte… » Le silence plana un instant dans la pièce. Un silence douloureux, pendant que chacun prenait la pleine mesure des informations.
« Qui est venu nous prévenir? » Surpris, Sylaën et Elië dévisagèrent Ilya. Était-ce vraiment leur fille qui venait de parler ? L'air vibrait encore de la violence contenue dans son ton. Son visage était un masque de colère, une colère dirigée vers ceux qui avaient osé massacrer leur peuple et les poignarder au cœur de leurs croyances.
« Un envoyé de Nemoto, finit par répondre Sylaën. Des messagers préviennent tout les villages pour que tous se tiennent sur leurs gardes… Mais pourqu… ? » Avant qu'il ne puisse finir sa question, sa fille se levait du fauteuil moelleux dans lequel elle était assise. Sans un mot elle se saisit de son bâton pour se diriger vers la sortie. Elle ne pouvait rester à rien faire. Si le messager était encore ici, il serait sûrement dans la salle du conseil. Courant dans les rues de Yamatogawa, la jeune femme rejoignit le bâtiment de bois. Au travers de la porte filtraient les échos d'une conversation inquiète. Sans prendre la peine de toquer ni même de s'annoncer, Ilya entra dans la salle. Les anciens du village y étaient tous réunis en compagnie d'un hybrid qui lui était inconnu. Sûrement le messager. A son entrée, les vieux sages se retournèrent pour observer l'intruse. Pourtant, que les circonstances ne leur laissaient pas la force de protester ou qu'il s'agisse d'une autre raison, les anciens ne manifestèrent aucun refus devant son irruption.
« Il est vrai qu'un village a été brulé et qu'une Matriarche est morte? La question était pour le messager seul.
- C'est malheureusement le cas, répondit l'homme après une infime hésitation.
- Y'a-t-il quoi que ce soit qui puisse être fait ? Quoi que ce soit qui aide notre peuple? » La colère qui bouillonnait en elle poussait Ilya a trouver un moyen de l'exprimer. Elle ne pouvait supporter l'idée de rester là impuissante alors que de telles atrocités étaient commise. La jeune femme savait qu'elle ne pouvait changer les choses à elle seule, mais il devait exister quelque chose.
L'air indécis, le messager chercha un signe d'assentiment parmi les anciens du village. Ce fut le chaman qui le lui offrit d'un hochement de tête.
« Cette tragédie est récente et il est probable que nos assaillants n'aient pas encore quitté nos terres. Ce qui intéresse l'Emishi et l'Eulisis est de savoir qui a mené cette attaque. Cette attaque est trop ciblée pour être le fruit du hasard. Quelqu'un, espion ou traître, l'a menée.
- Reste à savoir qui...
- Exactement ! Malheureusement, les chasseurs doivent défendre leurs villages et se préparer à une potentielle guerre, nous manquons d'hybrids pour enquêter. Enquêter, pas combattre. Nous avons déjà subit trop de pertes, li nous faut nous organiser avant toute chose. Tu pourras ensuite faire ton rapport à un conseiller à Nemoto.
- Je comprends, je pars tout de suite. »
Malgré ses mots, Ilya sentait déjà le goût du sang dans sa bouche, sa colère lui dictait une seule chose, si elle les retrouvait ils mourraient…

Convaincre ses parents qu'elle devait partir n'avait pas été chose aisée. Sa même avait cette fois réellement fondu en larme. Que sa fille parte, elle pouvait le comprendre, mais la savoir au devant du danger était trop pour elle. Son père aussi avait tenté de l'en dissuader par tout les moyens, mais la jeune femme n'avait rien voulu entendre. Récupérant le strict nécessaire qu'elle empaqueta dans un petit sac, la jeune femme quitta la maison familiale pour se fondre dans la nuit.
Ilya observa les traces encore un peu. Il lui semblait qu'elle se rapprochait petit à petit de sa cible. Ses pas l'avaient d'abord menée jusqu'au village de Hûka. La scène était dure. Les mâchoires serrées à s'en faire mal, la jeune femme avait contemplé le hameau carbonisé. Comment pouvait-on renier ainsi la création de Dame Nature ?
« Alors ? » La voix la tira de ses sombres pensées. Détournant son regard des herbes, Ilya leva les yeux vers un hybrid qui la regardait dans l'attente d'une réponse.
« Nous nous rapprochons. Si nous continuons à ce rythme nous devrions bientôt les avoir rejoins, répondit la jeune femme, une flamme dure naissant dans ses prunelles à ces derniers mots.
- Paix, jeune fille, rappelle-toi que nous devons simplement ramener des informations ! »
Ignorant ses mots, Ilya se releva et s'élança dans la direction où se dirigeaient les traces. Ceux qui l'accompagnaient faisaient partie d'un petit groupe d'hybrids qu'elle avait croisé au village Hûka. Sans qu'elle n'ait son mot à dire, ils s'étaient joint à elle lorsqu'ils avaient compris que la jeune femme était capable de remonter les traces laissés par les assaillants dans la forêt.
Un instant plus tard les petit groupe remontait à son niveau au pas de course. Chacun d'entre eux était habitué à évoluer dans la forêt, ils n'étaient au moins pas un poids totalement mort.

Il fallut encore quelques heures avant que les traces ne prennent une toute autre tournure. Les yeux écarquillés, le petit groupe s'était arrêté en bordure d'une clairière. Son estomac ne pouvant supporter cette nouvelle vision d'horreur après celle de Hûka, l'un des hybrids du groupe rendit le contenu de son estomac. Des corps déchirés gisaient ça et là dans la clairière. Les raisons étaient simples à comprendre. Outre les corps de ce qui semblaient être des üniks, le cadavre d'un ours énorme gisait dans une mare de sang, de nombreux impacts de balle parsemant son corps. Il n'était pas difficile de comprendre ce qui s'était passé. Le groupe d'ünik était tombé sur la bête qui, énervée ou effrayée, avait attaqué. Les ours étant particulièrement résistants, il avait déchiqueté plusieurs des intrus qui osaient pénétrer son territoire avant de succomber aux tirs du groupe.
« Fouillons les corps, nous trouverons peut-être quelque chose ! » lança l'un des hybrids. L'instant d'après, ceux au cœur le plus accroché regardaient dans les poches et sacs des morts. Après avoir fouillé infructueusement l'un d'entre eux, Ilya tomba sur une lettre dans la poche d'un autre.
« Eh ! J'ai trouvé quelque chose ! Une lettre avec un sceau brisé, » fit-elle à l'attention des autres membres du groupe. Le symbole tracé sur le cercle de cire était inconnu à la jeune femme, mais il l'était beaucoup moins à d'autres membres du groupe.
« Le sceau des princes… Qu'est-ce que ça dit ?
- Ça semble être une lettre de mission, répondit Ilya en dépliant le papier. Ça parle d'une attaque d'Hûka et de la matriarche… D'espionnage aussi.
- Foutus üniks, c'étaient bien eux qui étaient derrière tout ça, je l'aurais parié !
- Que la peste soit de ces démons ! Retournons faire notre rapport à Nemoto, nous avons tout ce qu'il nous faut… » Le reste du groupe acquiesça à ces mots. Le regard porté sur l'horizon, Ilya sera le poing de toute ses forces, ses ongles pénétrant sa paume. Ces chiens allaient donc s'échapper… Puis soudainement, la colère reflua, laissant apparaître une expression plus calme sur les traits de la jeune femme. Après tout, c'était peut-être pour le mieux, l'Emishi et l'Eulisis sauraient quoi faire, ils sauraient les guider sur le bon chemin pour le bien du peuple hybrid dans son entièreté.
Après un dernier regard vers l'horizon, la jeune femme tourna les talons, emboîtant le pas au reste du groupe. Avec légèreté ses pieds nus battirent la mousse tandis qu'un rire totalement incongru en cette situation s'échappait de ses lèvres. Un rire qui lui permis de finir d'extérioriser cette colère et cette haine qui avaient failli l'emporter avec elles.

Courant partout comme une gamine au matin de son anniversaire, Ilya posait sur tout les bâtiments un regard pleins d'étoiles. Nemoto était tellement différente de Yamatogawa ! Chaque structure, totalement en adéquation avec la nature environnante, était sublimée par des fresques à la gloire de Mère Nature. Tant d'histoires à découvrir et de nouveautés à appréhender. Ce n'aurait été pour le rapport qu'elle devait faire avec le petit groupe la jeune femme aurait assommé les habitants de Nemoto de questions. Mais s a mission passait avant tout, ancrée dans sa volonté plus encore que l'envie de découvrir les secrets de son peuple qu'elle ne connaissait pas encore. Les membres du groupe posaient un regard surpris sur cette jeune femme si infantile qu'elle leur avait semblé sombre durant leur traque. Mais malgré cette apparence insouciante, au fond de son cœur Ilya s'interrogeait, que se tramait-il donc au-delà de la lisière de la Sylva ?

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MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Mar 14 Avr - 23:12

Prologue.

Briak était dans les airs, dans l'aéronef d'un pilote, ce dernier avait accepter de l'emmener sauter en parachute. La plupart des pilotes refusent en général car, ce n'est jamais bien vu de sauter en parachute sur Anathorey et en général, on se retrouve vite sous les barreaux pour « mise en danger d'autrui ».
Briak soupirais. La vue était magnifique, il chérissait les levés de soleil sur Anathorey, qui est pourtant la ville de tout leurs malheurs puisque c'est là que viennent les ordres, la marchandises, en fait, la vie. Il rabattit ses lunettes sur ses yeux, mis son casque anti son, ainsi la descente ne sera que plus agréable et se jeta dans le vide. L'Optimiste Eternel savait la marche à suivre par coeur ; tout d'abord se stabiliser, pour savoir où on est puis mettre ses bras le long du corps et se pencher pour accélérer sa vitesse, à ce moment, on peut se permettre toutes sortes de choses : tourner sur sois, se pencher encore plus, virer à droite ou à gauche, et plus encore. Briak, lui préféra tourner sur lui. Il mit son verre-jumelle est tenta de voir les Chevaliers, pour l'instant, il était trop haut pour qu'on le remarque, mais dans exactement quinze secondes, il faudra qu'il ouvre son parachute, sinon, il s'écrasera sur le sol comme une crêpe.
Le moment venu, il ouvrit son parachute, et remarqua qu'aucun Chevaliers ne se dirigeaient vers sa présumé position d'atterrissage (qui était le toit d'un petit bâtiment de stockage).

« Tout va bien, pensa-t-il, ils ne m'ont pas remarqué ». Peut-être que le ciel encore foncé le camouflait un peu. Il atterrit sans problème sur ce fameux toit, il avait déjà pris en compte l'échelle qui lui permettait de descendre au sol, et après avoir remis son parachute dans son sac, il se rua vers cette dernière. Une fois au sol, il tombait sur une fenêtre, il pouvait se voir comme un miroir, ses cheveux tout ébouriffés, ses lunettes d'aviateur encore sur les yeux, il leva son pouce vers le ciel et offrit un magnifique sourire.
-Et un saut de plus réussi !
Il resta comme bouche-bée, ce n'était pas sa voix qui venait d'entendre.
-Hé ! C'est ma phrase ça !
Il se retournait et fit face à un de ces Chevaliers au service de l'ordre.
-Je vois que la technique du capitaine à marcher, tu n'as rien vu venir. On essaye de te coincé depuis un moment.
Deux autres chevaliers sortirent de l'ombre, épées dégainées. Briak leva les bras vers le ciel, pour dire qu'il n'avait pas d'arme.
-J'ai juste mon parachute sur moi. Je fais ça par plaisir.
-Ne parle pas, tu vas tout nous expliquer en salle d'interrogatoire.
Briak sourit brièvement « ça va chier » se disait-t-il.

Chapitre 1.

-Je répète ma question Docker, pourquoi sautes-tu sur Anathorey ?
Briak laissa échapper un petit rire nerveux, il était « profondément dans la merde » balancer une petite vanne ne changerais rien.
-Peut-être parce que vous nous baisez tous les jours.
Le capitaine pencha la tête sur le côté pour regarder ailleurs, l'un des Chevaliers présents dans la salle d'interrogatoire se leva pour lui mettre une belle droite. Ses lèvres c'étaient ouvertes et elle laissait une traînée de sang sur son menton.
-Ecoute moi bien, tu risques cher, alors si j'étais toi, j'arrêterais de faire le malin.
Cette fois-ci, il savait qu'il devait s'arrêter de déconner.
-Pour tout vous dire, c'est un rituel qu'on faisait mon frère et moi. Depuis sa mort je le fais au moins une fois par semaine, depuis que j'ai l'âge de quatorze ans.
Le capitaine se caressa la joue, tout en me regardant dans les yeux.
-Tu sais quoi, tu vas t'en sortir avec juste les lèvres ouvertes, parce que tu as du cran mais, si on t'attrape encore une fois, tu finis derrière les barreaux, c'est clair ?!
Briak déglutit et hocha la tête. Au même instant, un autre Chevalier ouvra la porte en gros.
-Capitaine ! On a un soucis !
L'un des chevaliers lui demanda de rester là pour les préparatifs de « remise en liberté » et le capitaine suivi de son acolyte partirent dans une autre salle. Des haussements de voix se faisaient entendre.
-Apparemment, ça barde là-bas, s'exclamait l'Optimiste
-Mouai, c'est pas tes affaires, tiens signe.
Briak signait le document, et devait pendant une durée de six mois ne plus se faire arrêter  sinon, c'est la prison. Quand Briak se leva pour sortir, le capitaine lui attrapa le bras.
-Hop hop hop ! Tu restes là toi, tu vas pouvoir te faire pardonner, lui disait ce dernier, en montrant un affreux rictus.
Il se rasseyait soudainement sur la chaise. Le capitaine semblais relativement en colère :
-Tu dois savoir qu'en se moment, y'a des salopiauds qui font n'importe quoi.
-Oui et bien ?
-On viens de nous dire qu'une mine c'est effondré il y a deux jours, à cause de ces... enfin bref.
Briak restait quelque seconde bouche-bée « comment peuvent-t-ils s'en prendre à nous ? »
-Et vu que tu as du cran, tu vas mener une équipe de secours pour aider les mineurs. Tu vas recevoir plus d'information au Mont-Crevé finis le capitaine-chevalier.

Chapitre 2.

L'Optimiste Eternel arrivait dans l'entrée d'une mine gardée par une petite dizaine de chevaliers. La grotte avait été aménagée en camps pour permettre l'arrivée des secours, lampe à huile, pioche, nourriture tout y était. Briak arrivait devant le groupe de secours, tous le regardaient.
-Bonjour tout le monde, mauvaise journée hein ? Je suis Briak, l'Optimiste Eternel.
-Alors, c'est toi le chef ? T'es plutôt jeune, ça me plaît bien ça, l'Optimiste, tu vas me dire que tout va bien se passer ? Disais l'homme à sa droite, je suis Victor, je connais cette mine comme ma poche, et comment on peut atteindre la mine où ils sont coincé. Je te présente mes deux collègues : Keziah et Clément.
-je vais apporter les premiers soins s'il y a des blessés, disais Clément.
-Bien, bien, maintenant que les présentations sont faites, on va pas tarder, le fond de la mine va pas tarder à s'écrouler s'exclamait Victor.
Ils prirent provisions, lampes à huile, pioche et explosifs et se mirent en route. La mine devait faire quatre kilomètres, et ils avaient que peu de temps. Au bout d'un bon moment de silence et de sueur, ils trouvèrent le fond de la mine.
-Bon, si je me trompe pas, ils doivent être quelques parts derrières cette foutue roche disait Victor,
-Si on fait péter les explosifs, ça va pas faire effondré leurs mines ? Demanda Briak
-Si on met une trop grosse dose, oui, mais on peut essayer à petite dose, répondit le soigneur.
Le petit groupe décidèrent de faire exploser une dose minimal d'explosif, pour voir si la roche était profonde. Ils placèrent la bombe dans une entaille faite à la pioche et la firent exploser. Quand les sauveteurs sortirent de leurs cachettes, il découvrirent une magnifique grotte. Il se regardèrent, et l'un des mineurs savais que cette grotte débouchait dans la mine des mineurs coincé, mais personne n'était revenue de cette grotte, faut dire que pas beaucoup de monde y est rentré non plus.
Le petit groupe s'engouffrèrent dans les ténèbres. Briak remarquais que Clément n'était pas tranquille, et regardait souvent derrière lui.

-Ça va ? Tu as pas l'air bien. Ne t'inquiète pas, rien ne peut nous arriver je pense.
Clément ne disait rien, et se contenta de faire un bref sourire.
Ils continuèrent pendant une heure entière quand d'un coup, Clément hurla, tous le regardèrent, il tremblait de la tête au pied.

-Quoi ?! Hurla Keziah
-C'est... l..louche ic.ici... J'ai cru voir deux yeux là-bas ! Disais-t-il en pointant du doigt un coin sombre. Briak s'aventura sans lampe à huile et n'avais vu strictement rien. Il se retourna et vu le petit groupe.
-On vas faire une pause, je pense que tu es fatigué Clément, il y a rien ici. Tout va bien ce passé.
Briak remarqua que tout le monde avait d'un seul coup pâlit.
-J'ai un bouton sur le nez, c'est ça ? Disais-t-il en riant.
-N... Non... disais Clément, les jambes tremblantes, il pointait quelque chose derrière l'Optimiste.
Briak se retourna et vu deux grands yeux bleus, ainsi qu'un grand sourire, il pouvait voir les dents blanches, il sentit ses cheveux se soulevaient.
-COUREZ !! Hurla-t-il en courant vers la suite de la grotte, les sauveteurs le suivirent, pendant quinze bonnes minutes ils coururent sans repos et ils arrivèrent devant une cavité remplie d'eau.
Briak, malgré le fait qu'il n'arrivait pas à reprendre sa respiration, laissa échappé un petit rire, Victor et Keziah éclatèrent de rire.

-Putain mais c'était quoi ça ? C'est pas drôle ! Protesta le soigneur
-Calme-toi un peu, on l'a semé, et Briak, tu crois que c'était un Cetshire ? Demanda Keziah
-Peut-être, même si je n'ai pas vu son corps, il avait les yeux et ce... sourire, s'exclamait l'Optimiste.
-Et on est coincé nous aussi, disait Clément
Le groupe contemplèrent l'eau quelques instants et finirent par entendre des bruits comme-ci on entre choquais de morceaux de pierre. Ils appelèrent les mineurs et eurent des retours, ils étaient de l'autre côté de l'eau. Keziah plongea dans l'eau, et trouva une bulle d'air.
« Allez-y, il y a de l'air » hurla-t-il. Les autres le rejoignirent et continuèrent leurs traverser. Briak, les attendait de l'autre côté, il en profita pour faire une pause toilette avant d'entendre un grognement.
Il s'empressa de faire vadrouiller la lampe à huile dans tous les sens pour savoir d'où venait se bruit. Il se figea. Devant lui : l'animal le plus terrorisant qu'il puisse exister : une Chimeares.
Ses yeux rouges semblaient sortir des enfers. La lampe fit briller quelques choses dans le sable : une épée à deux mains. Briak avait une idée.
La bête se jeta sur lui, il appuya sur le bouton de la face extérieure de son casque, la bête s'arrêta nette, normalement, l'onde de choc sonore aurait dû la sonner quelques secondes, mais vu que cette créature a les oreilles sensibles, pendant quelques secondes supplémentaires, elle avait dû retrouver ses repères. Briak eut le temps de prendre la lame, elle était pas trop lourde pour deux mains, elle était simple, certainement en argent, le pommeau avait un gripp en cuire.
Quand la bête retrouva ses esprits, elle n'avait pas encore compris que Briak allait lui trancher le corps en deux. La lame s'enfonça dans son corps, mais pas totalement, elle coinça, la bête partit en courant, une partie du dos sans peau. Le groupe arrivait deux minutes plus tard.

-Pourquoi tu es resté... putain, c'est quoi c'te lame ? Tu saignes ?
-Je suis resté seul pour surveillé nos affaires, je l'ai trouvé dans le sable là-bas, y'a une bête bizarre qui est venu me rendre une petite visite, mon onde de choc l'a sonné et j'en ai profité pour l'attaquer, mais elle a survécu...
Pendant le chemin du retour, les mineurs leurs avaient expliqué qu'il avait pu être entendu parce que la paroi de la grotte était creuse.
Il faisait nuit quand ils arrivèrent à l'entrée de la grotte, il y avait un blessé, il s'était pris une pierre sur la jambe. Le capitaine félicita le groupe, et indiqua à Briak qu'il avait été pardonné, mais cependant, il ne voulait pas le revoir dans son bureau.

« Je vous l'avais dit, tout s'est bien passé » s'exclamait l'Optimiste Eternel.

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MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Sam 18 Avr - 15:23

Que se passait-il dans le monde dernièrement ? Tout un tas de choses qui n’alertaient pas une Olivia qui avait la tête ailleurs. Les raisons étaient multiples à cette occupation mentale mais toutes avaient tendance à pointer en direction d’une certaine zone du monde et d’une certaine population, même si la brunette ne le reconnaîtrait pas devant des témoins. Il y avait une opportunité d’en savoir plus sur son père, plus sur sa mère et sa famille restée sur les Docks, et il y avait cette tête brûlée de docker dont elle tairait le nom pour l’heure. Mais loin des préoccupations personnelles de la jeune Keegan, le monde semblait bouillonner, hors des murs de la capitale de l’élite comme en son sein. L’on parlait d’attaques, de vols, de pillages, l’on évoquait également les craintes et les difficultés des Princes à gérer tout cela. Le nez dans un livre comme souvent, Olivia n’entendit pas sa mère entrer dans le petit salon accompagnée d’une amie à elle, Rose-Marie, une dame sympathique mais un cliché de bourgeoise hautaine.

« Tu te rends compte Daniella ? Ils demandent notre aide pour aller secourir ces moins que rien, comme si nous n’avions pas déjà suffisamment à faire dans nos murs. Qui viendra nous aider si ces voleurs parviennent à pénétrer dans Anathorey ?
- Tu es un peu dure Rosie, ces pauvres gens n’ont pas demandé à être victimes de cet effondrement et … si nous voulons continuer à vivre ainsi, les Dockers doivent être au travail, pas en train de secourir des personnes coincées dans des mines.
- J’ai tendance à oublier que tu as un attachement particulier envers ces gens …
- Non, vous avez tendance à oublier que nous avons un cœur, Rosie …
- Oh Olivia, tu étais là. Comment te portes-tu ? Tu es ravissante, nul doute que mille ducs et princes vont se battre pour obtenir tes faveurs.
- Eh bien qu’ils se battent, j’en ai rien à cirer. Mère, que se passe-t-il exactement dans les mines ? »

Rose-Marie se laissa tomber sur un fauteuil en marmonnant que cette fille était mal éduquée, que c’était sûrement dû aux origines pauvres de sa mère. Aucune des deux Keegan ne lui prêta attention, Daniella racontant la situation à sa fille qui se trouva soudain très inquiète. La plus âgée avait bien remarqué que sa fille était devenue toute attachée aux Docks, elle qui détestait la population des lieux quelques mois auparavant. Elle n’avait jamais cherché à questionner sa fille sur ce sujet, n’étant pas persuadée d’apprécier la réponse. Le tempérament aventureux de sa fille ne lui était pas inconnu et alors que son amie évoquait ducs et princes, Daniella savait pertinemment qu’Olivia serait plus du genre à se laisser courtiser par des personnes plus modestes. S’agissait-il d’un esprit de rébellion ou d’une humanité exacerbée par ses origines, c’était difficile à dire. Toujours est-il que comme la mère l’avait prévu en évoquant l’incident près d’Olivia, cette dernière décida de se joindre à l’un des groupes partis aider les Dockers coincés.

« Tu ferais mieux de surveiller ta fille, Daniella. Elle file un mauvais coton.
- Pourquoi ne pas discuter de tout cela devant une tarte aux myrtilles ? »

Olivia leva les yeux au ciel avant de quitter la pièce pour contacter des personnes qui pourraient la renseigner sur les expéditions menées dans les mines. C’est ainsi que le lendemain matin dès l’aube, la brunette se rendit au point de rendez-vous, son sac à dos remplis de vivres et de nécessaires pour premier secours. Il y avait là des chevaliers, présents uniquement pour s’assurer que les intérêts des Princes ne seraient pas oubliés dans cette action humanitaire, car après tout, des mineurs coincés ne travaillaient pas. Mais il y avait d’autres personnes qui comme la Keegan étaient là pour venir en aide à leurs semblables, ceux-là n’étaient pas les plus nombreux dans la population élite mais la brune était tout de même heureuse de voir que certains avaient encore un cœur. La petite expédition se mit en route lorsque la cinquième et dernière personne du groupe fut arrivée. Après quelques heures de route, le petit groupe approcha de la mine où d’autres étaient déjà présents, il s’agissait de se relayer. Depuis quarante-huit heures des hommes étaient coincés dans une caverne où l’air devait devenir irrespirable, une bonne partie des débris avaient été déblayés mais il fallait encore creuser et écarter les plus grosses pierres qui obstruaient le passage. Et même une fois à l’intérieur, rien ne garantissait qu’il ne faudrait pas encore répéter les mêmes opérations. L’on tendit à Olivia une pelle et bien que perplexe et pas motivée par l’effort, la brunette commença à creuser comme elle le put. Il faisait une chaleur de plomb, et chacun dans le groupe se relayait de temps en temps pour ne pas compter plus de victimes que nécessaire. Après trois heures d’efforts, l’entrée de la mine fut à nouveau ouverte et le petit groupe s’engouffra à l’intérieur. C’était poussiéreux, un air qui vous prenait à la gorge, brulant, un air qui vous faisait pleurer. Mais il fallait continuer, les sauveteurs de fortune lançaient des appels dans la mine, cherchant une réponse mais n’entendant que l’écho de leurs propres voix pendant quelques mètres. Après un peu plus d’une heure dans ce dédale pourtant, une voix leur répondit finalement. Ils étaient là tout près, mais de nouveaux débris bloquaient l’accès. Olivia et une autre des élites présentes s’avancèrent les premières pour dégager les pierres les moins lourdes alors que les hommes, plus robustes, dégageaient les pierres les plus lourdes.

Des craquements sinistres et peu rassurants ponctuaient le silence lourd de la mine. La situation était critique et chacun avait conscience que la moindre erreur pourrait tous les condamner. C’est donc avec précaution que chacun s’attela à la tâche assignée pour qu’enfin, une brèche se fasse dans le mur de pierres. Un regard bleu comme l’était l’eau de certains cours d’eau dans la capitale répondit à celui d’Olivia. Combien étaient-ils derrière ce mur ? Une voix d’homme répondit qu’ils étaient onze, dont deux mineurs blessés aux jambes. Pendant que les autres continuaient de déblayer, Olivia glissa par la brèche ouverte des bouteilles d’eau pour qu’ils puissent se réhydrater. Un grand fracas sur le côté lui indiqua qu’une brèche plus large avait été ouverte, elle permettrait de faire évacuer les premières personnes. Il fallait sortir en priorité les blessés, ce qui fut fait rapidement. Armée de quelques flacons d’alcool pour désinfecter et de bandages, Olivia pansa comme elle le put les plaies mais ces deux hommes –là ne pourraient pas sortir seuls de la mine, il faudrait les aider sur le chemin. Un travail de longue haleine permit au groupe, en se relayant, d’évacuer tout le groupe de mineurs de la prison de pierres où ils se trouvaient depuis plus de quarante-huit heures.

« Il faut se dépêcher de sortir, la galerie ne tiendra pas, elle a été trop fragilisée par les explosions. Ceux qui sont encore bien valides, prenez les deux blessés et partez devant, nous suivons pour assurer vos arrières. »

Olivia acquiesça en silence et vint prendre une jeune femme des docks qui travaillait sûrement à la mine aussi puisqu’elle s’était retrouvée bloquée là. Celle-ci la remercia vivement, agrémentant ses remerciements d’un large sourire fatigué. La roche tout autour d’eux craquait et hurlait son intention de les engloutir tous, les minutes étaient comptées et chacun en était conscient. Ils se hâtèrent dans les galeries encombrées par les pierres et les chariots détruits. Il leur avait fallu une heure pour avancer à l’aller mais il leur faudrait peut-être le double avec des blessés et des gens fatigués, pourtant le temps était compté dans cette structure aussi fragile qu’un château de cartes. Un craquement plus lourd que les précédents fit frissonner Olivia qui hâta le pas un peu plus, trainant presque la jeune docker derrière elle sans s’en rendre compte. Chacun avait eu peur de ce craquement et avait accéléré, blessés y compris. Deux heures après le début de leur marche, le groupe vit enfin la lumière de l’extérieur, le jour commençait déjà à décliner mais qu’importait, la lumière faiblarde du soleil était toujours la bienvenue après un voyage dans les entrailles de la terre.

« Merci infiniment mademoiselle, merci, merci. »

La jeune femme qu’Olivia avait aidé à marcher sur le chemin la remercia longuement, pleurant à chaudes larmes sans que la brunette ne sache quoi faire hormis lui dire qu’elle n’avait pas à la remercier. De leur côté, certains chevaliers se félicitaient simplement que le travail puisse reprendre dans quelques heures, au moins pour les mineurs qui n’avaient pas été blessés. Olivia ne put contenir un soupir. Son comportement avait effectivement bien changé depuis sa première visite sur les Docks, son comportement et son avis sur tout un tas de choses, tout un tas de faits qu’elle avait toujours considéré comme figés, fermes et sans appel. Quoiqu’il en soit, ce qu’il s’était passé dans ces mines était quelque chose d’inquiétant, ce n’était pas que les dockers ou que l’élite qui étaient pris pour cible, des événements s’étaient selon toute vraisemblance produits qui touchaient tout autant les fortunés que les moins fortunés, pour le peu qu’Olivia savait.

Nyah:
 
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the storm surge (Yuris B.)


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Âge : 24 ans
Groupe: Paria
Inventaire: Des lunettes de pilote - Deux pistolets 9mm à 15 coups

MessageSujet: Re: Rp Ponctuel I - Mieux que la Tyrannie... [Prologue d'Event]   Jeu 23 Avr - 18:25

« Planque-toi, y en a un qui arrive ! »

Yuris alla se fourrer immédiatement contre la paroi de métal du plus proche couloir. Face à elle, de l'autre côté, se trouvait le compagnon Qantik qui l'avait prévenue de ce que l'on s'approchait d'eux. L'oreille alerte et le souffle court, elle attendait avec angoisse que les pas qui frappaient tranquillement le sol s'en soient allés. Bon sang, lui fallait-il tout ce temps, à ce foutu Érudit, pour parcourir les quelques mètres qui le séparait de son ascenseur ?! Du coin de l’œil, Yuris vit enfin une blouse blanche passer. Le savant appuya sur un petit bouton lumineux, et un son aigu se fit entendre lorsque l'ascenseur arriva. Il monta dedans, et l'on entendit la machine descendre. Yuris soupira de soulagement, et acquiesça lorsqu'elle croisa le regard de Gareth. Celui-ci leva la main discrètement, et indiqua une direction à suivre. Yuris replaça le foulard qu'elle portait autour du cou sur son nez, pour dissimuler son visage, et fonça à toute vitesse dans le couloir, véloce et agile comme un jeune cerf. Ça et là, sur son passage, des Qantiks sortaient de cachette dans lesquels eux aussi avaient dû se précipiter lorsque l’Érudit était paru. Tous suivirent Yuris, jusque dans la salle de recherche des laboratoires qu'ils convoitaient depuis des heures.

Ils étaient un groupe de sept Qantiks en tout. Ils avaient pris part à cette dangereuse mission d'infiltration des Laboratoires Üniks, en plein cœur du désert de Sidhe, quelque peu improvisée en raison d'un événement bizarre qui touchait la Cité Neutre depuis la veille. Plusieurs indices leur avait laissé croire que c'était sur le territoires des scientifiques qu'ils pourraient obtenir des réponses à leurs questions assaillantes.
Face à l'immense porte blanche de la salle des recherches, Gareth fit signe à chacun de demeurer silencieux. Par un écran de surveillance, on pouvait voir qu'il n'y avait personne pour le moment dans la salle. Cela ne manqua pas de l'intriguer. « Y a personne dans ces labos... On a croisé que deux ou trois mecs depuis qu'on est entré. J'aime pas trop ça » bougonna-t-il, alors qu'il piratait à l'aide de son Sigma le code d'entrée pour ouvrir la salle. Yuris hocha la tête à l'écoute de sa remarque. C'est vrai que les Laboratoires étaient censés pulluler d'Üniks. Or, beaucoup de sections étaient entièrement vides. Rien. Pas même un rat oublié après une expérience douteuse. Il n'y avait qu'eux, les Qantiks infiltrés, qui avaient su déjouer les systèmes de surveillance des laboratoires, à coups furtifs de Sigma et gadgets étranges que chacun avait dans sa manche.

La porte s'ouvrit dans un bruit électronique de soufflerie intense. Une voix robotisée leur souhaita la bienvenue, aveugle devant ces visiteurs. Quand tout le groupe fut à l'intérieur, ils refermèrent la porte, et s'assurèrent de la condamner depuis l'intérieur, au cas où on les surprendrait. Gareth détruisit les caméras qui filmaient l'intérieur de la salle, de sorte que personne ne puisse voir ce qu'il s'y passait. Il se retourna vers la troupe : « Tout le monde sait ce qu'il a à faire ? » Chacun acquiesça, et tous s'éparpillèrent parmi les bureaux, les microscopes et les documents par milliers qui peuplaient la salle. Leur mission pouvait commencer.
Yuris s'approcha d'une table sur laquelle il régnait un tel bazar qu'on avait peine à croire qu'elle puisse tenir encore debout. Des papiers, des livres, des schémas, des outils, des échantillons curieux, et des appareils électroniques se faisaient la guerre pour rester en place sur le meuble. Elle baissa son foulard, et commença à farfouiller dans tout ce ramassis de savoir pour trouver un indice, un élément capital qui pourrait leur permettre de comprendre ce qui se passait à la Cité Neutre.

… Quelques heures plus tôt...

« Oh ! Yuuuuuriiiiiiis !!! » La jeune femme s'était à peine retournée qu'elle se renversée en arrière, sous l'impulsion de son amie Myra qui venait de lui sauter au cou. La jeune femme articula des paroles incompréhensibles, et se mit à pleurer aussi fort que le font les petits enfants. Yuris parvint à se redresser, et tenta de se défaire un peu de l'étreinte de Myra, qui s’agrippait à elle comme si sa vie en dépendait. Mais elle fut contrainte de la garder encore un peu dans ses bras, tant elle pleurait. « Bah ?! Myra qu'est-ce qu... ? » Un visage rougit et tout mouillé se montra juste sous son nez : «  Yuriiiiiiz... ze suis zi gondende de te reboir ! » gémit Myra, les mots étranglés dans sa gorge serrée par les pleurs. Ses grands yeux bleus tremblaient comme des miroirs. L'Hubot prit son amie dans ses bras pour qu'elle se console. Elle réalisa alors que cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas vu Myra. Depuis l'incident du Jack... cela devait faire deux mois et demi. Myra l'avait donc attendue tout ce temps-là ? Yuris sentit qu'un pincement au cœur la prenait. Elle n'avait plus remis les pieds à la Cité Neutre avant d'avoir retrouvé Iro. Maintenant qu'ils y étaient tous deux, ils y passaient beaucoup de temps. Cela faisait seulement quelques jours qu'elle était revenue, et elle n'avait pas croisé Myra.
Cette dernière finit par essuyer ses larmes, et se redressa, un petit sourire accroché au coin des lèvres : « Je me suis tellement inquiétée pour toi... Tu étais partie pour Nordkia, et tu n'es pas revenue ! Et j'ai appris que tu avais été blessée, et moi, je n'étais pas là pour t'aider... Je... » Myra se tut, sans doute pour ravaler un sanglot. Éberluée, Yuris la dévisageait avec étonnement. Elle posa ses mains sur celle de Myra, humide de ses émotions : « Je suis désolée, Myra. Rien ne s'est passé comme on l'avait prévu...» L'I.A secoua la tête, et lui répondit joyeusement, comme à l'accoutumée : « Non, c'est pas grave ! L'important c'est que tu ailles bien ! » Yuris lui fit un petit sourire. Voilà que son amie avait retrouvé la forme, c'était le principal. Myra avait cela de magnifique qu'elle souriait, et tout paraissait bien plus doux. C'est pourquoi elle ne supportait pas de la voir souffrir.

Les deux Qantiks se relevèrent, et jetèrent un regard vers la Cité Neutre, qui s'élevait plus loin. Myra tourna un regard sérieux vers Yuris : « En fait, il y a quelque chose de bizarre qui se passe depuis ce matin à la Cité... » - « Hein ? Comment ça ? » Yuris était partie très tôt s'entraîner dans le désert, en dehors de la Cité et n'y était pas retournée depuis. Myra acquiesça d'un air triste : « On ne sait pas d'où ça vient, mais tout à coup, des Qantiks se sont mis à tomber les uns après les autres, dans un périmètre particulier autour de la ville. Leurs membres robotiques se sont mis à tous dysfonctionner au même moment. Mais le pire c'est que... » La jeune femme prit une toute petite mine, et dit à voix basse : « Beaucoup d'I.A sont morts... et on ne peut pas rentrer dans la Cité Neutre. On est bloqués à l'extérieur. Si on rentre, on se met à ne plus fonctionner... » - « Mais comment c'est possible, un truc pareil ? » demanda Yuris, qui tombait des nues. « Je ne sais pas ! On m'a demandé d'aller chercher ceux qui sont sortis de la ville, pour avoir de l'aide, et je n'ai trouvé personne à part toi ! »
Yuris lança un regard inquiet vers la Cité. Et Iro ? Est-ce qu'il allait bien ? Combien de Qantiks étaient tombés ? Elle rassura Myra, et lui dit de continuer à chercher des Qantiks qui seraient en dehors de la Cité. Elle irait quant à elle voir sur place l'ampleur des dégâts.

C'était un véritable carnage. Les Qantiks ressemblaient tous à des poupées de chiffon qui s'étaient effondrées. Certains avaient les bras ballants, d'autres la jambe traînante... Ceux pour qui les parties robotiques étaient vitales avait trépassé. C'est frappée d'horreur que Yuris découvrit le macabre spectacle qui s'étendait autour de la Cité Neutre. Des centaines de Qantiks se retrouvaient sans défense.
Yuris avança un peu au milieu des blessés, pris en charge par ceux qui avaient échappé à cet étrange événement. « Mais comment c'est possible... ? » demanda-t-elle, à tout hasard autour d'elle. « On pense que c'est lié à ce truc » lâcha une voix rauque et puissante, qui avait lancé à ses pieds un petit objet circulaire sombre. Yuris leva les yeux vers un grand Qantik, au corps massif et au regard dur. Il avait un œil crevé, à la place duquel on avait installé un Sigma de décryptage de toutes sortes de données. Il était un effroyable combattant, craint par beaucoup à la Cité neutre. Mais c'était un homme dévoué aux Qantiks. « Gareth... tu peux m'expliquer ce que c'est que cette chose ? » demanda Yuris, en ramassant l'objet. C'était un morceau de ce qui devait être une sphère noire, très lourde, sur laquelle étaient gravées des inscriptions tordues que personne sans doute ne pouvait lire. « Ça... on pense que c'est ce qui nous cause tant de souci. C'est venu qu'on sait pas où, et personne sait vraiment ce que c'est, mais un truc est sûr : quand on a brisé la sphère, le champ magnétique qui nous maintenait hors de la Cité s'est envolé ! Y a plus de danger maintenant, mais tout le monde est bien sonné, comme tu peux le constater  ». Yuris s'approcha de Gareth, et lui rendit le morceau de sphère noire.

« Je ne comprends pas... » - « T'inquiètes, moi non plus. Le plus bizarre, c'est que la sphère a eu des réactions inattendues quand on l'a détruite. Des plantes se sont mises à pousser. Mes gars et moi, on a tout de suite pensé à un de ces objets Ünik à la technologies hyper-avancée. D'autres ont pensé au contraire que c'était un coup des Hybrids. Du coup, on a décidé de se séparer en deux groupes pour mener des recherches : l'un dans la forêt, et le nôtre qui va aller rendre visite aux Labos de nos chers potes les Érudits ».
Yuris hocha la tête, et lâcha : « T'es dingue. C'est de la folie d'aller là-bas » - « Sans doute. Mais tu vas nous accompagner, ma p'tite Yuris. On a besoin de combattants forts, expérimentés, et t'es sur ma liste. Faut qu'on trouve des infos en rapport avec cette sphère, j'suis certain que les Labos ont un rapport avec tout ce merdier ».



Yuris fouilla encore le bureau. Elle écartait les papiers, qui se déchiraient parfois un peu sous ses mains peu délicates d'enquêtrice. « Laissez rien au hasard ! » lança Gareth, qui inspectait une machine énorme au fond de la salle. La troupe lui répondit un « oui » en chœur. Un des membres émis alors une exclamation de surprise : « Whaouh ! C'est quoi ce truc ! » Yuris et les autres levèrent le nez vers lui. « Une publicité pour un cabaret coquin ! Sérieux ils n'ont que ça à faire les Érudits ?! » Son camarade le plus proche s'écria : « T'es con, manifeste toi que si t'as un truc intéressant à nous dire, bordel ! » Gareth leva les yeux au ciel, et Yuris poursuivit son inspection.
Elle lut des papiers, observa des schémas, ouvrit des livres, fouilla dans les tiroirs, déboucha des tubes et des fioles... Elle ne trouvait rien. Après une bonne heure de recherche, elle soupira, et essuya la sueur nerveuse qui perlait sur son front. « Z'avez quelque chose ? » lança parfois Gareth, pour toujours n'obtenir qu'un « non » en réponse. C'était désespérant. La salle de recherche était pourtant un lieu privilégié des Erudits, les Qantiks le savaient tous ! On y trouvait les traces de la moindre chose qui se passait dans les Laboratoires, ce n'était pas possible qu'il n'y ait rien. Alors qu'elle commençait à douter de l'utilité de cette infiltration, Yuris sentit qu'elle avait posé sa main sur un objet rond, et froid, caché sous une page de parchemin abîmé. Elle découvrit qu'il s'agissait d'un autre morceau de sphère, mais très semblable au premier qui avait été découvert à la Cité Neutre.
« Gareth ! » appela-t-elle. Elle lui montra l'objet, tandis que les autres s'attroupèrent autour d'eux petit à petit. Il examina minutieusement la pièce, et arriva à la même conclusion que Yuris : cela provenait d'un objet identique à la première sphère noire. Après quelques instants de mûre réflexion,  le Qantik éleva sa grosse voix dans la salle : « On rentre ! »

De retour à la Cité Neutre, la troupe fut accueillie par une foule de blessés inquiets. Leur prise en charge était assurée, mais attendre son tour pour être réparé était long pour eux. C'est avec une angoisse mortelle qu'ils avaient attendu le retour des deux expéditions. Gareth les arrêta dans un coin de la Cité où chacun pouvait les voir et les entendre, à savoir l'ancienne Grand place. Yuris talonnait le groupe.
L'expédition de la Sylva était de retour elle aussi. Les deux chefs échangèrent quelques mots, avant de parler d'une même voix, que Gareth transmettrait à tous : « Les expéditions n'ont pas permis de trouver l'origine précise de ce bazar magnétique de tout à l'heure ! Mais chacun a trouvé ces morceaux de sphère, comme celle que nous avons tous découvert ! » Les chefs montrèrent alors les pièces étranges, et une rumeur effroyable s'éleva dans la foule. Qui avait voulu s'en prendre à la Cité finalement ? Les Hybrids, ou les Üniks ? Et si c'était les deux, finalement ?

Yuris s'écarta du groupe de recherche, et Myra vint la rejoindre après quelques minutes, l'air inquiet. « Ne te fais pas de souci. Ça va aller » lui dit l'Hubot. Mais elle n'y croyait pas une seconde. Ces deux mystère n’auguraient vraiment rien de bon...

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