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Races minoritaires et recherchées : Qantiks et Parias, détails ici !


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Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]

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MessageSujet: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Lun 27 Avr - 15:09

- Musique -

Le désert s’étendait à perte de vue derrière Eaden qui venait d’y passer plusieurs jours, en mangeant, buvant et dormant peu. Il venait d’être ramené de force de Cité Neutre Urban City par quelques soldats grassement payés par un duc véreux souhaitant voir la tête du hubot sur une pique. Heureusement pour le jeune homme, un petit incident de parcours à quelques dizaines de kilomètre seulement d’Anathorey lui permit de s’enfuir. Avec le peu de vivres qu'il avait dans son sac et en prenant en compte son état de fatigue, Eaden se rendit vit compte qu'Anathorey était la seule destination envisageable.

L’angoisse du jeune homme ne cessait de croitre à mesure qu’il s’approchait de la ville, et elle atteint son paroxysme alors qu’il arrivait devant l’immense porte d’entrée, savamment gardée. Eaden resta de longues minutes à observer la porte, enveloppé dans la bulle projetée par son sigma. Il faisait encore nuit et il n’avait aucune chance d’être repéré par les gardes tant que son sigma était opérationnel. Le Qantik profita du passage d’un convoi de marchandise pour se faufiler dans la ville, pendant que les gardes inspectaient chaque caravane.

Eaden connaissait cette ville, mais il avait la sensation de la redécouvrir. Il avait toujours vécu dans cette cité et ne l’avait que rarement quittée. Pendant les derniers mois, il avait vécu de presque rien dans le désert, et il avait vu la misère du peuple de Cité Neutre. Pour la première fois, Eaden était abasourdit par la beauté d’Anarthorey, la démesure de ses bâtiments transpirant la richesse de leurs occupants. Pas de problèmes de nourriture ici : la misère n’était pas la bienvenue entre ces immenses remparts.

Mais chaque ville a son petit côté sombre, et la curiosité d’Eaden l’avait déjà poussé par le passé à parcourir les réseaux de ruelles étroites d’un quartier de la ville, où les plus craintifs ne s’aventuraient pas et où les magouilles inhérentes à la vie d’une capitale se déroulaient.

Ce n’est qu’une fois dans ce quartier à l’ambiance pesante et malsaine, qu’Eaden désactiva son sigma. Il l’avait laissé activé pendant plusieurs dizaines de minutes, et cela l’avait épuisé. Le hubot traversa de nombreuses petites ruelles se tortillant entre les hauts bâtiments. Finalement, il tomba au hasard des allées sur une sorte d’auberge encore ouverte. Le quartier était très actif de nuit comme de jour : de petites boutiques s’entassaient dans de grands bâtiments où les devantures ne faisaient que quelques mètres de large.

Eaden entra dans l’auberge et commanda immédiatement un repas. L’endroit paraissait encore plus étroit de l’intérieur que de l’extérieur. Le rez-de-chaussée était uniquement constitué du bar, d’une petite pièce contenant quelques tables et chaises, d’une porte menant aux cuisine et d’un escalier vers les chambres.

Le Qantik s’installa à une table en observant les quelques autres occupants de la salle. La plupart avaient une dégaine douteuse, parlaient à voix basse, un verre en main et une clope au bec. Le genre de types qui, dans ce contexte, n’inspirait pas confiance, mais qu’importe. Il était plus en sécurité dans ces petits établissements que dans les grandes auberges de la ville, où il serait plus difficile de rester inaperçu.

Le repas arriva rapidement à la table d’Eaden, et ce dernier s’empressa de l’engloutir, sans même prendre le temps de chercher à quel animal avait pu appartenir cette viande à l’aspect et à la consistance douteuse. Une fois rassasié, il dût se pencher sur le second problème qui l’envahissait depuis des jours : la fatigue. Une solution fut vite trouvé puisque quelques minutes après avoir fini de manger, Eaden s’  « assoupit » quelques instants en posant sa tête sur ses bras, croisés sur la table. Les quelques secondes de repose se transformèrent en minutes, puis en dizaine de minutes, et pourraient devenir des heures si personne ne venait le déranger.


Dernière édition par Eaden Heban le Mar 28 Avr - 20:33, édité 1 fois
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L'égarée (Diya)


RPG
Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Lun 27 Avr - 22:14


Le voyage jusqu'à Anathorey s'était déroulé sans accroches. A mi parcours la demoiselle s’était ralliée à un convoie itinérants, sans doutes des babioles qui se vendraient à prix dérisoire dans la capitale. Auprès des marchands elle apprit qu'un réseau d'informations s'était développé dans la luxueuse cité, au sein des bas quartiers, sans révéler son but exact la Cyborg leur demanda s'ils avaient déjà entendu le nom de la femme qu'elle recherchait. La plupart des hommes, mal rasés et couvert de poussière haussèrent les épaules et déclarèrent que ce devait encore être une de ces Dame qui n'avaient d'yeux que pour les pierreries et les fanfreluches. Cela les fit rire mais l'un d'entre eux, resté à l'écart semblait s'être crispé à l'évocation de la femme. Plus tard dans la soirée alors qu'un feu avait été allumé et que les ragots et la bière éventé allait bon train il vint la voir et lui demanda de le suivre un peu plus loin. Quand ils eurent gagnés l'arrière des tentes de fortunes où paraissaient les chevaux et le kokobot de la jeune femme il déclara, sombre :

" Je ne sais pas ce que tu veux à cette bourgeoise, mais à ta place j'en resterais éloigné. Elle a beau avoir les poches pleines et une influence à ne pas mettre en doute elle ne ferait qu'une bouchée de toi. Son mari tient un réseau de bordels à Nordkia, il serait dommage que quelqu'un comme toi finisse là bas."

Diya qui ne s'attendait absolument pas à ce genre d'informations pâlit. Était ce vraiment elle, celle que lui conseillait d'aller voir sa grand-mère ? Le portrait que l'homme dépeignait de Madame Draspery était véritablement à l'opposé de ce qu'elle avait imaginé. Cependant l'inconnu semblait sur de lui. Elle nota la mise en garde et le remercia. Puis détachant son Kokobot la demoiselle se mit en selle et lança Luminéa vers la ville après avoir salué l'ensemble de la caravane. Le soleil s'était couché depuis un moment déjà et les ombres squelettiques des arbres morts étendaient leurs griffes sur son chemin. Durant les derniers mètres la séparant de la capitale d'Urban City, la Qantik planifia la suite des événements. Tout d'abord elle devrait trouver un endroit ou passer la nuit discrètement, après le braquage des Laboratoires elle s'attendait à être recherchée, ensuite la jeune femme irait trouver ce réseau d'informations et tenterait d'obtenir l'adresse du lieu où résidait l'Unik. Plus elle rassemblait les pièces du puzzle moins elle comprenait pourquoi Elya l'envoyait vers cette étrangère. La demoiselle se demanda même comment elles s'étaient rencontrées alors que tout semblait les opposer.

Diya sortit de ses réflexions en arrivant devant l'immense entrée bien gardée. Mettant pied à terre, camouflée par l'ombre des remparts, elle s'enroula dans une longue cape bleu nuit et masqua ses cheveux émeraude dont la couleur attirait souvent les regards sous la capuche. Sa mère lui avait donné une bourse bien remplie lors de leur rencontre et la jeune femme paya grassement un écuyer afin de garder Luminéa jusqu'à son retour. Sa main descendit le long de sa cuisse pour vérifier la présence, rassurante, des Trancheuses-de-vent, avant qu'elle ne pénètre à l’intérieur d'Anathorey. Les gardes postés aux abords ne l’interpellèrent pas et une fois dissimulée par la foule un soupire lui échappa. La première étape s’était bien déroulée. La demoiselle devait maintenant gagner les quartiers les plus mal fréquentés. Croisant les doigts pour ne pas faire de mauvaises rencontre elle hâta le pas, slalomant entre les Uniks chargés de babioles et les Qantiks croulant sous les sacs de leur maîtres. En croisant le regard d'une enfant qui portait sur son dos l'équivalant de son propre poids la Cyborg ne put s’empêcher de serrer les dents. Si seulement il y avait un moyen de changer les choses...

En traversant un carrefour la jeune femme repéra sur le poignet d'un homme le tatouage dont avait parlé un des marchands, celui qui témoignait de l'appartenance à ce groupe d'informateurs. Toutefois si elle se trompait elle risquait de mettre en péril sa venue. Pouvait elle faire confiance aux hommes de la caravane ? Et si c’était un piège ? Un vendeur de chair qui ne manquerait pas de l'offrir à une de ces princesse pour quelques pièces. Ravalant ses doutes elle s'avança, enfonçant d'avantage la capuche sur son visage pour masquer ses traits. Sa voix fut plus assurée qu'elle ne l'avait espéré lorsqu'elle questionna l'inconnu :

" Etes vous l'un des informateurs dont on dit qu'ils savent tout ce qui se passe dans cette cité, qu'ils connaissent les moindres faits et gestes de tous ceux qui s'y trouvent ?"

Le Qantik, dont la moitié du visage n'était plus couvert de peau et laissait voir une mâchoire mécanique, releva la tête. Ses yeux froids la jaugèrent des pieds à la tête avant qu'il ne lâche, froid :

" Il se pourrait bien. Mais si tu penses que les informations sont gratuites tu peux passer ton chemin."

Il cracha et réajusta sa veste en jean's usée. Il semblait attendre confirmation que Diya avait bien de quoi s'offrir ses services et la demoiselle bégaya :

" J'ai de quoi payer !"

Elle avait répondu plus vite qu'elle l'aurait voulu et elle se tut un instant avant de reprendre plus calmement :

" Je vous paierais en fonction de l'utilité de ce que vous aurez à me donner. Je cherche une femme dont le nom est Draspery."

Les yeux de l'homme s'illuminèrent d'un étrange éclat malsain et un sourire tordu étira sa mâchoire dévêtue. Il déclara d'un ton moqueur :

" Tu n'a pas besoin de prendre contact avec elle, si tu tiens tant que ça à trouver une place de prostituée je peux t'en dégoter une moi-même. Et bien mieux payée avec ça."

Serrant les poings pour contenir sa colère Diya ne répondit pas à la provocation. L'inconnu sembla comprendre que la plaisanterie n'avait pas eut l'effet escompté et après avoir soupiré de la façon la moins discrète qu'il soit il marmonna :

" Je vois que l'humour fais toujours autant défauts aux Qantiks. Bien, si tu veux vraiment t'adresser à elle, et je ne veux pas savoir la raison qui te pousse à le faire, tu la trouveras dans le quartiers des bijoutiers, elle habite la plus grande des maisons. Je ne peux pas t'en dire plus. Cependant je connais quelqu'un qui à travaillé la-bas, lui pourra te donner plus de détails."

Diya se raidit en entendant le nom de sa race prononcé, comment était il parvenu à deviner alors que rien ne le laissait voir ? Elle chassa l'idée de lui demander pour se concentrer sur son but, arborant un masque de neutralité tout en repoussant la curiosité et la surprise au plus profond de son être. Elle demanda à l'homme de lui indiquer où elle pouvait trouver cette personne. Après avoir rit à gorge déployée, beaucoup plus détendu qu'aux premiers mots échangés, le Qantik lui indiqua le nom d'une auberge et lui conseilla de parler avec le barman. Avant que la demoiselle ne parte, suivant la direction indiqué après l'avoir remercié et lui avoir offert quelques pièces, l'inconnu lui conseilla tout de même d'être prudente, que d'autre individus comme lui risquaient d'avoir la main baladeuse à cette heure. Notant cet avertissement elle lui sourit et s'éloigna.

Après une dizaine de minutes à parcourir les rues sombres où quelques badauds erraient après avoir bu un coup de trop la jeune femme tomba finalement sur l'enseigne qu'elle recherchait. Entourée de diverses boutiques fermées par des rideaux de fer le petit bâtiment semblait en mauvais état et la propreté désastreuse l'entourant fit craindre à la demoiselle que l’intérieur ne soit pire encore. Poussant un soupire et triturant le grelot d'argent autour de son coup pour se donner du courage elle poussa la porte et entra. Comme elle l'avait deviné la pièce était plutôt sale et poussiéreuse, la clientèle semblait composé de personnes non fréquentables pour la plupart et Diya se dirigea directement vers le grand buffet sombre qui prenait tout l'espace dans la pièce. Derrière ce dernier se trouvait un homme qui astiquait des verre avec un chiffon taché, à sa droite un cadre de porte donnait accès à une pièce à peine plus grande que la première. Composée de tables et de chaises non assorties quasiment toutes occupées, cette dernière sentait à la fois le tabac, l'alcool et la transpiration, ce mélange piquait l'odorat de la jeune femme et elle préféra penser qu'elle sortirait rapidement. 

L'Unik derrière le bar posa un verre devant elle et la questionna sur ce qu'elle désirait. Sa cape dissimulant en partie sa personne paraissait le déranger. Diya s'assit sur un tabouret bancal et rabattit sa capuche dans son dos, ses longs cheveux émeraudes se dégagèrent immédiatement, cascadant dans son dos et ses yeux fixèrent l'homme bedonnant tandis ce qu'elle lâchait, feignant l’innocente :

" Un mojito s'il vous plait."

Le barman hocha la tête, et répondit, faisant la discussion comme s'il s'en sentait obligé :

" Qu'est ce qui amène une jeune femme dans les quartiers les moins fréquentables d'Anathorey ?"

Rapprochant le verre que l'homme, qui avait l'âge d'être son grand-père, lui tendait, elle pinça la paille entre ses lèvres et aspira une longue gorgée du liquide mentholé avant de répondre :

" On m'a dit que vous pourriez me renseigner sur une femme. Une certaine Madame Draspery. Je vous arrête tout de suite , son activité ne m’intéresse pas. Je veux savoir comment la trouver, si elle à des habitudes particulières, si sa maison est gardée par je ne sais quel système de sécurité où hommes armés et accessoirement les heures et lieux où elle se trouve seule s'il y en a."

L'homme lâcha le verre qu'il astiquait et ce dernier alla heurter le meuble en bois en attirant quelques regards avant de relever la tête. Son regard affichait autant la surprise que la méfiance et il ronchonna dans sa barbe touffue :

" Edwin à encore trop parler. Il faudrait lui couper la langue à celui-là."

Il ajouta ensuite, précipitamment, comme s'il voulait clore cette conversation rapidement et se débarrasser de cette cliente trop curieuse :

" Je ne peux rien vous dire. Allez trouver Albert au bar-tabac de l'impasse des soupirs, il saura vous apporter des informations, du moins ... Si vous tombez sur un de ses bons jours."

Le tavernier s’éloigna ensuite vers d'autre clients, secouant la tête, comme pour désapprouver l'idée de lui avoir indiqué cette adresse. Soupirant, la jeune femme allait se lever pour quitter le lieu quand une main musclée se posa sur son épaule, la forçant à se tourner. Une forte odeur d'alcool l'agressa lorsque l'assaillant, dont le nez rouge témoignait du nombres de verres qu'il s’était enfilé, lui demanda, avec une sourire narquois :

" On est perdu poulette ? Qu'est ce qu'une donzelle comme toi viens faire ici ?"

Se dégageant d'un coup d'épaule brusque la Cyborg s'écarta et répliqua aussi sec en se dirigeant vers la porte à grands pas :

" Rien qui ne puisse vous intéresser."

Comme elle s'y attendait le badaud n'en resta pas là. Il saisit son poignet et la retint en ajoutant, envoyant une nouvelle vague de relents au visage de la demoiselle :

" Sois pas comme ça ... Je veux juste m'amuser un peu. C'est rare d'avoir des minettes aussi fraîches par ici."

Le visage soudain crispé la jeune femme commençait à croire que cette poisse qui semblait la suivre ne la lâcherait jamais. Ne pouvait elle pas passer au moins une soirée sans qu'une personne désagréable ou animée de mauvaises intentions lui tombe dessus ? Elle repoussa la viande saoul de toute ses forces, perdant patience, et ce dernier alla s’écraser contre un tabouret dans un grand fracas. Si jusqu'à maintenant elle avait réussi à éviter d'attirer l'attention de la salle entière, cette fois la demoiselle n'y couperait pas. Déjà l'Unik à la stabilité incertaine se relevait en beuglant, marchant droit vers la Qantik, contenant la colère provoqué par le refus et l'humiliation avec peine :

" HA OUAI TU VEUX JOUER A CA ?!"

 

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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Mer 29 Avr - 0:29


Il était impensable qu’une table puisse être si confortable. Eaden aurait pu y dormir des heures, peut-être même jusqu’au matin, si un bruit claquant n’était pas venu le tirer des bras de Morphée. Dans un sursaut, le hubot se redressa et d’un rapide tour de tête, balaya du regard la pièce. Les autres occupants de l’auberge fixaient la porte menant au comptoir. Un silence de quelques secondes s’installa avant qu’un beuglement d’ivrogne retentisse :

" HA OUAI TU VEUX JOUER A CA ?!"


Dans un vacarme pas possible, du mobilier valsait dans la pièce d’à côté. Eaden se leva précipitamment, prit son sac et se dirigea vers l’entrée, souhaitant quitter l’endroit au plus vite. Il savait d’expérience que la milice de la ville avait tendance à intervenir rapidement dans les bagarres, sans doute pour rassurer les bourgeois de la ville, pour qui la moindre petite altercation relevait d’un terrible défaut de sécurité.

Arrivé dans la pièce principale, il jeta un œil à l’homme bourru qui essayait lamentablement de dépêtrer du mobilier du barre, et notamment d’un tabouret dans lequel il avait réussi par on ne sait quel miracle à se coincer le pied. Eaden fouilla ses poches et posa quelques pièces sur le comptoir, bien décidé à ne pas trainer dans les parages.

La fuite et la discrétion étaient les techniques que le jeune homme avait choisi pour s’en sortir dans cette grande ville qui voulait sa mort. Bien qu’il ait perdu plusieurs kilos, que ses cheveux ébouriffés soient incomparables à ceux qu’il avait lorsqu’il vivait ici, et qu’il portait la fine barbe irrégulière et dépravée d’un ado blondinet voulant se donner un genre, il n’était pas impossible que quelqu’un fasse le lien entre son visage et les avis de recherche qui avaient orné les murs de la ville quelques semaines auparavant. De ce fait, il évitai soigneusement le regard de toute personne qu’il croisait.

Après avoir timidement remercié et salué le barman, il fit quelques pas vers la porte, mais un gros buffle sous alcool vint interrompre sa sortie en lui rentrant brutalement dedans. Eaden n’avait pas noté que le saoulard avait finalement réussi à se relever, et qu’il avait entamé une course effrénée vers sa cible. Malheureusement, le Qantik était passé en plein dans sa trajectoire, et le bagarreur tout comme Eaden se retrouvèrent par terre, dans un bruit sourd.
Le bruit sourd en question venait du bar contre lequel la caboche de l’ivrogne était venue se loger. Il se dandinait lamentablement sur le sol en se tenant la tête, grommelant des jurons d’un exotisme impressionnant.

Alors que deux types de la pièce d’â côté étaient venus relever le saoulard et l'écarter du conflit tout en se moquant grassement de lui, le barman lança à Eaden et à la jeune femme qui était visiblement la cible du bourrin :

« Pardonnez-le… Il est pas méchant dans le fond, il a juste l’alcool un peu… rude. »

Eaden se contenta de répondre au tavernier par un sourire nerveux avant de se relever en époussetant ses habits. Finalement, il tourna le regard vers l’entité pour qui il avait servi de bouclier humain, cette étrange jeune femme aux cheveux émeraude. Obnubilé par son envie de quitter les lieux, il n’avait même pas remarqué sa présence en entrant dans la salle. D’un ton léger, il lui dit :

« Vous allez bien ? Il est peut-être pas méchant ce charmant monsieur, mais il avait l’air de vouloir vous faire un sacré gros câlin. »
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Mer 29 Avr - 18:45


Le bougre qui lui cherchait des noises se releva en grommelant. Il ne s’était sans doute pas attendu à ce genre de réaction de la part de la demoiselle mais le seul sentiment lisible dans ses yeux injectés de sang restait la colère. Saisissant un verre sur le comptoir il chercha à atteindre la jeune femme. L'objet alla exploser contre le mur, à sa droite et elle se retourna en souriant pour observer la marque de l'impact, murmurant pour elle même :

" Je n'ai rien à craindre de quelqu'un incapable de viser juste à cinq mètre de distance."

Le badaud n'avait toutefois pas abandonné, il tentait à renforts de grands gestes de subtiliser sa jambe au tabouret mais il ne s'y prenait visiblement pas de la bonne manière. La Cyborg ne fit pas attention à l'homme qui se glissait discrètement dans la pièce pour aller poser quelques pièces sur le comptoir. Elle savait que sous-estimer un adversaire, même avec un taux d'alcoolémie aussi élevé, était une erreur à éviter. Le mufle s’était finalement dépêtré de la pièce du mobilier et fonçait droit sur la demoiselle. Cependant, certaine de pouvoir esquiver elle attendit le dernier instant, ainsi, en esquivant, il se retrouverait le nez dans le comptoir en bois. Diya n'avait cependant pas prévu que l'inconnu, ayant fini de payer, déciderait de passer à cet instant précis pile dans la ligne de mire de l'alcoolique. Le badaud percuta l'homme dans un râle grave avant de s’étaler. La demoiselle avait bondit de coté, esquivant de peu les corps emmêlés. Celui qui lui causait souci avait visiblement subit un gros choc, dont témoignait la bosse qui, déjà, se gonflait sur son crâne. Il ne cessait de pester dans un langage fleurit.

C'est à cet instant que deux Uniks supplémentaires accoururent pour ramasser leur confrère. L'un d'eux le charia sur son attitude tandis que l'autre riait grassement. Le regard de la demoiselle se porta vers l'inconnu qui avait malheureusement prit à sa place, elle s'apprêtait à s'excuser mais le barman la devança. L'homme bedonnant les pria de lui pardonner, utilisant l'argument si connu du " bourré mais pas méchant". Cela ne suffisait pas à ce que Diya efface cette attaque de son esprit mais elle n’était pas ici pour chercher des ennuis. Haussant les épaules elle s'excusa du dérangement causé mais le sourire du tavernier lui fit comprendre qu'il devait en avoir l'habitude. 

« Vous allez bien ? Il est peut-être pas méchant ce charmant monsieur, mais il avait l’air de vouloir vous faire un sacré gros câlin. »

La Qantik se tourna vers l'origine de la voix. Ou plutôt, vers le malheureux qui s’était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, son ton léger la rassura, il ne semblait pas lui tenir rigueur de cet accident. En entendant sa dernière remarque la demoiselle ne put s’empêcher de rire franchement avant de surenchérir, amusée :

" Oh, j'aurais mal compris ses attentions ? Peut être ce lancer de verre était il une déclaration passionnée ? Pensez-vous que je doive m'excuser d'avoir rejeté ses humbles sentiments à mon égard ?"

Durant sa tirade elle jaugea rapidement l'homme qui se tenait face à elle. Il ne semblait pas dangereux en l'état mais il était tout de même préférable de rester sur ses gardes. Des cheveux blonds en bataille ainsi qu'une barbes mal taillée encadraient des yeux d'un bleu étonnamment lumineux, la jeune femme ne parvenait pas à définir s'il s'agissait d'un Unik ou d'un Qantik. Elle se rendit soudain compte qu'elle le fixait et détourna le regard, gênée. Elle avait avant cela pu remarquer les marques de liens sur ses poignets et se demandait ce qui avait pu lui arriver. Mais pourquoi un inconnu lui conterait il ses mésaventures ? Diya soupira et rangea sa curiosité dans sa poche avant de demander sur un ton neutre, ne souhaitant pas éveiller la curiosité :

" Sauriez vous m'indiquer un endroit tranquille où passer la nuit sans risquer d'être dérangée ? Je ne devrais sans doute pas rester à traîner dans ces quartiers mais l'heure est bien avancée à présent, je voudrais éviter de faire d'autres mauvaises rencontres ..."

Elle grimaça et profita de l'instant de battement précédant la réponse de l'homme pour payer son dû au tavernier. Lissant sa cape nerveusement elle regrettait d'avoir dévoilé son visage. Non pas qu'elle ai croisé une quelconque affiche représentant son portrait ... mais la demoiselle préférait éviter de provoquer le destin. Il lui avait déjà joué bien des tours. Elle rabattit sa capuche sur ses cheveux, laissant ses longues couettes dépasser de part et d'autre de la pièce de tissus sombre en un flot sylvestre qui tranchait avec le bleu nuit du vêtement.
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Jeu 30 Avr - 1:07


" Oh, j'aurais mal compris ses attentions ? Peut être ce lancer de verre était il une déclaration passionnée ? Pensez-vous que je doive m'excuser d'avoir rejeté ses humbles sentiments à mon égard ?"

Répondit la jeune femme avec entrain, alors qu’Eaden s’étirait tranquillement tout en se massant le bras qui avait reçu le choc, par simple précaution, pour vérifier que tout était en place. Après avoir tourné la tête dans tous les sens pour se remettre les vertèbres en place, il remarqua que Diya le fixait, et détourna immédiatement le regard. Depuis son entrée dans la ville, le regard de quiconque le faisait paniquer. Il s’attendait à entendre résonner un « C’est lui, je le reconnais, c’est l’assassin ! » à tout instant.

De plus, sans être spécialement coquet, Eaden avait toujours pris soin de son apparence, comme n’importe quel noble d’Anathorey, et la propreté du jeune homme était bien loin d’être irréprochable depuis plusieurs jours. Il n’avait pas eu l’occasion de se laver depuis son départ de Cité Neutre, et s’était contenté d’enfiler les vêtements propres qu’il portait dans son sac. Naturellement, cette situation le mettait mal à l’aise, particulièrement confronté au regard d’une jeune femme. Heureusement, l’odeur ambiante de tabac, d’alcool fort et de sueur couvrait totalement le récent manque d’hygiène du jeune homme. Ne restait comme témoignage de son dur voyage que son visage mal entretenu, marqué par la fatigue.

Sans trop oser croiser à nouveau le regard de la Qantik insoupçonnée, il répondit, d’un ton faussement sérieux et largement ironique :

« Bien sûr qu’il était plein d’amour ce monsieur. Ayant réceptionné son câlin, je peux vous assurer que c’est une relation passionnelle que vous venez de manquer. Je ne pense pas que des excuses soient nécessaires par contre… il n’a pas l’air apte à les recevoir. »

En finissant sa phrase, il montra du regard le saoulard porté par ses deux compères. Après l’avoir lamentablement traîné jusqu’à un banc qui trainait au fond de la pièce, ils commencèrent un petit jeu ludique qu’ils appelaient « La pyramide », qui consistait simplement à poser le plus d’objets possible en équilibre sur le corps d’un dormeur alcoolisé.
Car oui, le bourrin dormait déjà, étalé sur le ventre. Chacun leur tour, les deux compères devaient poser un objet sur la carcasse endormie et chaque objet devait être plus imposant que le précédent. Chaque protagoniste y allait de son petit commentaire, beuglant tout en déposant des objets incongrus :

« Bon, moi j’suis un type réglo ! J’dois un coup à boire à Jojo, alors mon premier objet ce sera une pièce ! »
« P’tit joueur Dédé, p’tit joueur ! Bon, moi j’lui pose ma chope sur son gros cul ! Pète pas Jojo hein, sinon elle va tomber ! Mwarf mwarf ! »

Après quelques secondes d’observation passionnée, Eaden se retourna au son de la voix de Diya. Amusé par le petit jeu qui se déroult derrière lui, le jeune homme s’était détendu quelques peu et ne fuyait plus du regard la jeune femme, qui visiblement n’avait aucune idée de qui il était.

" Sauriez vous m'indiquer un endroit tranquille où passer la nuit sans risquer d'être dérangée ? Je ne devrais sans doute pas rester à traîner dans ces quartiers mais l'heure est bien avancée à présent, je voudrais éviter de faire d'autres mauvaises rencontres ..."

« C’est pas trop une heure pour retourner gambader dans les ruelles, c’est sur… J’avais justement choisi cette auberge car je me souvenais qu’elle était relativement calme mais… »

« En voila une bonne idée ! s’exclama le tavernier d’un ton enjoué. On a plein de chambres libres en ce moment, et je vous fait même une petite ristourne, pour m’excuser de pas avoir géré le Jojo plus tôt… c’est un nerveux, mais là, il est vraiment parti sur les chapeaux de roue. »

Eaden observa un instant le tavernier, puis Diya avec une moue perplexe, avant de dire à cette dernière :

« Je pense que dormir ici est une bonne solution… tu trouveras sans doute pas d’endroit plus tranquille dans le quartier. »

« OH LE CON ! Vas-y Dédé, fous-lui le tabouret sur la gueule ! Mwarf Mwarf ! Il l’a fait le con ! Il l’a fait ! »
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 1 Mai - 22:29


Écoutant distraitement la réponse du jeune homme à sa plaisanterie, Diya observait le jeu des trois hommes soul, dont l'un subissait l'humour plutôt bas des autres. Couché sur le ventre, complètement assoupis, il ronflait bruyamment tandis que s'accumulait sur son dos et son derrière rebondit des objets de différentes nature. La demoiselle hésitait entre l'amusement et le dégoût que lui inspirait les méfaits de la boisson. Elle reporta finalement son attention sur l'inconnu. Ce dernier lui déconseillait de retourner se promener dans les bas quartier et argumentait en faveur du lieu, précisant qu'il l'avait, à la base, choisit pour son calme. La jeune femme eut une moue de réflexion tandis que l'aubergiste, un bon homme d'affaire, tentait de les convaincre en proposant de baisser le tarif pratiqué en raison de l'incident. Diya hocha la tête en pesant le pour et le contre puis décida que ce n’était sans doute pas une mauvaise idée.

La cyborg repoussa une mèche de cheveux émeraude derrière son oreille et dansa d'un pied sur l'autre, mal à l'aise. Elle n’était décidément pas motivée par l'idée de passer une nuit dans une chambre miteuse dont la serrure serait surement dans un état désastreux. Elle dormirait sans doute sur une oreille et ne profiterait pas de l'obscurité clémente pour recharger ses batteries. Après un soupir qu'elle ne put retenir la demoiselle lâcha, presque à contre cœur :

" Bien si vous m'accorder vingt cinq pour cent sur le prix de la nuit je ne dis pas non. Cependant, si un seul de vos clients s'avise de mettre un pied dans ma chambre sans y être invité je crains que vous n'entendiez à nouveau parler de moi."

Le ton sévère de la Qantik ne laissait aucune place à la plaisanterie mais elle cherchait à faire comprendre au tavernier qui n’était visiblement pas un mauvais bougre, qu'elle ne tolérerait aucun manquement à cette promesse. La jeune femme ne souhaitant pas plus se faire remarquer auprès du gérant se tourna vers l'homme aux cheveux blonds et tendit sa main en déclarant :

" Diya Art'Heas. Alors, qu'est ce qui vous amène dans le coin ?"

Sa curiosité était peut être déplacée et elle se ravisa :

" Enfin cela ne me regarde pas ... mais je ne peux cacher que je suis curieuse."

Son sourire s’était toutefois fait encourageant, incitant l'inconnu à lui répondre, à satisfaire son éternelle curiosité. L'idée d'utiliser son Sigma sans raison valable la révulsait et elle espérait donc faire taire la petite voix qui portait grand intérêt à sa présence. Récupérant nonchalamment son mojito sur le comptoir Diya grimaça a la vue du dernier glaçon qui flottait lentement, au grès des vagues qu’entraînaient les mouvements de la demoiselle. Inspirant lentement une gorgée elle garda le regard rivé au solitaire morceau de glace en demandant d'un air faussement innocent et désintéressé :

" Vous connaissez bien Anathorey ?"
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Dim 3 Mai - 17:23


L’avertissement de Diya avait eu l’effet d’une bombe et le gérant, visiblement surpris par tant d’assurance, afficha un sourire gêné avant de rétorquer :

« Mais… euh… oui, bien sur mademoiselle… c’est un établissement sérieux vous savez et… oui, voila, 25%. Et je vous offre le petit déjeuner. »


Puis la jeune femme se tourna vers Eaden, qui tent de arder un air serein lorsque cette dernière lui tendit la main en lui disant son nom. Il fallait vite trouver un prénom, car son vrai prénom comme le pseudonyme qu’il avait utilisé pendant quelques mois étaient tous deux connus des autorités maintenant. En serrant la main de la jeune femme, il balbutia quelques phrases le temps de penser à un prénom :

« Oh, je vivais ici il y a quelques temps. Je suis marchand et… Je reviens d’un long voyage. Du coup, voilà, j’avais envie d’un endroit tranquille, loin des excès des grandes tavernes du centre-ville. Oh, j’oublierais presque de me présenter… Noren Talek, enchanté ! »


La voix du jeune homme était légèrement déformée par l’angoisse qui lui serrait la gorge alors que la jeune femme et le gérant l’écoutaient raconter ses conneries avec une aisance quelque peu bancale. Afin de reprendre ses esprits et éviter de poursuivre la conversation avant d’avoir quelque peu réfléchi, il se tourna vers le patron et lança, tout en pointant du doigt le verre de la demoiselle :

« Vous pouvez nous en remettre deux, s’il vous plait ? »


Alors que le tavernier commençait à brasser ses verres et bouteilles, Eaden répondit à la question de Diya :

« Je connais un peu le coin oui… enfin surtout le centre, mes parents tenaient une boutique il y a quelques années. Et puis les affaires n’allaient plus si bien, et puis ils voulaient changer de décor, alors ils sont partis. J’en ai profité pour voyager, faire du transport de marchandises et découvrir un peu le monde quoi. »


Eaden s’efforçait de parler avec assurance, inventant au fil de la conversation un passé crédible. Il profita de l’arrivée sur le comptoir des deux boissons pour gagner encore quelques secondes de répit. Il sirota lentement son mojito, en observant le fameux jeu des trois saoulards. La pyramide d’objets était déjà tombée plusieurs fois dans un vacarme incroyable, et à chaque fois, le tavernier gueulait, sans espoir apparent, pour que les ivrognes cessent de foutre le bordel. Ce à quoi ils répondaient :

« T’inquiètes, ça retombera pas ! C’était l’échauffement, d’habitude ça tombe jamais, j’te jure !
- Et puis c’est la faute à Jojo ça, il est pas stable ! »


Après avoir admiré le spectacle quelques instants, il se tourna à nouveau vers Diya et lui demanda :

« Et vous, qu’est-ce que vous faites dans ces sombres quartier d’Anathorey ? »
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Mer 6 Mai - 0:15


Le patron de l’établissement ayant accepté de lui faire la réduction lui proposa même de lui offrir le petit déjeuner, ce qu'elle accepta. Après tout même si elle possédait une bourse encore bien remplie la demoiselle préférait éviter de dépenser pour son propre confort. Alors que Diya serrait la main de l'homme ce dernier lui expliquait la raison de sa présence. Néanmoins la jeune Cyborg lisait une gêne chez l'inconnu qui la mettait mal à l'aise. Elle n'en dit cependant rien et se contenta d'un petit froncement de sourcils à peine perceptible. Le dénommé Noren Talek commanda une deuxième tournée de boisson pour la Qantik ainsi que la même chose pour lui même. La barman se mit à préparer les rafraîchissements pendant que l'homme lui expliquait qu'il connaissait mieux le centre d'Antahorey, soit la partie la plus riche, car ses parents, marchands, y avaient vécu. Diya nota cette information qu'elle jugea utile et hocha la tête, pour lui prouver qu'elle portait de l'attention à ce qu'il lui racontait.

Quand le tavernier posa les deux verres sur le meuble de bois sombre le silence s’installa momentanément. La demoiselle se saisit de son verre et pinça la paille entre ses lèvres. Le liquide mentholé laissa un chemin glacé dans sa gorge et l'air qu'elle respirait lui sembla soudain particulièrement froid. Ce n’était pas désagréable à vrai dire. La pièce était chaleureuse et même si le lieu était loin d'être propre il y régnait une atmosphère prompte à se laisser aller à discuter avec un inconnu autour d'une boisson. Comme l'homme semblait s’intéresser au jeu des deux bougres Diya suivit son regard, juste au moment où la pile d'objet basculait dans le vide, s’écrasant au sol avec grand fracas. Le patron du bar semblait avoir abandonné l'idée de se débarrasser d'eux ou du grabuge qu'ils causaient et avait rejoint la pièce voisine.

Quand Noren se tourna vers la demoiselle cette dernière faillit sursauter tant elle était absorbé par le ridicule spectacle qu'offrait ces gus. Il lui retourna la question qu'elle avait posé plutôt. A savoir la raison de sa présence dans les bas quartiers de la capitale d'Urban City. Tout en entortillant une mèche de ses cheveux autour de son index en détournant le regard le cerveau de la jeune femme se mit à tourner à plein régime. Elle aspira lentement une longue gorgée d'alcool en mesurant ce qu'elle pouvait dire ou non aux vues de ce qu'elle avait déjà apprit sur la femme qu'elle recherchait. Finalement Diya lâcha, après avoir relevé la tête, abandonnant son soudain intérêt pour sa boisson :

" Je cherche quelqu'un. "

Sa voix était incertaine, oscillant entre l'envie de savoir s'il la connaissait et la peur d'entendre une nouvelle fois que l'étrangère ne pourrait sans doute rien lui apporter. La Cyborg choisit instantanément une autre direction quand au sujet, sans laisser le temps à l'homme de répliquer :

" Peut être pourriez vous me guider jusqu'au quartier des bijoutiers ? Enfin ... je ne voudrais pas abuser de votre temps, je crois que je vous ai déjà assez attiré d'ennuis."

Son regard fit un aller retour entre les badauds et Noren. Sa question avait été posé avec sincérité, la remarque qu'elle y avait ajouté l'était presque tout autant. Diya ne craignait absolument pas de se rendre chez cette femme, cependant elle ne voulait impliquer personne. Encore moins mettre une personne, qui l'avait une première fois tiré d'un mauvais pas, en danger. La demoiselle reposa son regard sur son verre, elle sentait les premiers effets de l'alcool se saisirent de ses réflexes et de ses réflexions, tandis ce qu'une douce sensation de bien être s’éprenait d'elle. Heureusement elle n'aurait pas loin à aller pour pouvoir se reposer. 
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Dim 10 Mai - 23:30

Eaden avait trouvé la position idéale pour profiter du spectacle des trois saoulards tout en poursuivant la conversation avec Diya. Adossé au comptoir, son verre dans une main et une capsule qu’il avait trouvée sur le comptoir dans l’autre.

Lorsque la jeune femme lui annonça chercher quelqu’un, Eaden tourna la tête vers elle et la fixa un instant. Il sentait bien dans son ton de voix que c’était une affaire délicate, et qu’il ne s’agissait pas là de trouver quelqu’un d’anodin pour la jeune femme. Le hubot attendit alors quelques secondes, le regard posé sur la boisson blanchâtre qui s’amenuisait dans le verre de la jeune femme. La manière dont elle avait exposé sa missions laissait bien entendre qu’elle allait lui demander son aide, et Eaden ne fut absolument pas surpris de sa question suivante, à laquelle il répondit immédiatement d’un signe positif de la tête. Il s’attendait à recevoir quelques informations supplémentaires sur la personne que Diya recherchait, mais rien ne vint.

Pour rompre le silence, Eaden ajouta :

« Je n’ai pas grand-chose à faire ces prochains jours, je ne pense repartir que dans une petite semaine. Si vous avez besoin que je vous guide dans la ville, j’en serais ravi. »

Le hubot n’avait pas l’intention de s’éterniser à Anathorey, et comptait bien repartir pour Cité Neutre au plus vite. Néanmoins, il venait de faire le voyage Cité Neutre – Urban City dans des conditions exécrables, et il n’était clairement pas disposé à retourner à l’aventure de suite. Il lui fallait du repos, se changer un peu les idées, et un moyen de transport jusqu’à Cité Neutre.

A mesure que l’heure tournait, les clients de l’établissement partaient petit à petit, titubant parfois jusqu’à la porte d’entrée. Le gérant invita les deux saoulards encore debout à emmener leur camarade endormi à l’extérieur, après avoir remis le mobilier en place évidemment.

Bref, la taverne était sur le point de fermer et le patron, qui nettoyait activement un nombre incalculable de verres de formes et de tailles diverses et variées s’exclama, visiblement ravi que sa journée de travail se termine enfin :

« Venez, je vais vous montrer vos chambres ! »


Après quelques secondes, alors que le dernier client quittait la taverne, le gérant ferma le loquet de la porte et commença à monter l’escalier de bois grinçant, tout en faisant signe aux deux jeunes individus de le suivre. L’étage du batiment était étroit, très basique : un long couloir au murs blancs et u plancher grinçant, avec quelques portes de chaque côté du couloir, se faisant face.



« Ca déborde pas de monde en ce moment, l’économie tourne mal, hé ! Annonça le gérant, sur un ton positif forcé, qui trahissait la situation difficile qu’il devait vivre en ce moment. Je vous ai mis les deux chambres du fond, elles sont loin des cuisines, ça évitera que le bruit de vaisselle vous dérange. »


Sur ces mots, l’Unik ouvrit les deux portes les plus au fond du couloir, et donna à Eaden et Diya leur clé respective.
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Lun 11 Mai - 17:51


L'homme semblait attendre, comme s'il espérait d'avantage de détails sur la déclaration de la demoiselle. Cependant celle-ci ne comptait pas s'étendre. Aux vues de la réputation de la femme c’était sans doute une mauvaise idée, mieux valait jouer la discrétion, si il pouvait au moins la mener jusqu'à la rue où habitait la noble dame ce serait déjà d'une grande aide. Elle ne voulait pas l'impliquer si ça tournait mal. Son geste positif lui indiqua qu'il était prêt à accepter de l'aider et la jeune femme l’écouta attentivement lorsqu'il déclara qu'il avait le temps de la guider avant de devoir quitter la ville. Diya sourit à Noren et termina son verre, du moins le peu de liquide mentholé qui restait encore autour du glaçon.

Durant leur échange la pièce s’était peu à peu vidée de tous ses alcooliques que la fraîcheur de la nuit ne suffirait pas a dessoûler. La Cyborg regardait de temps à autre les visages de ceux qui passaient devant le bar pour quitter l’établissement. Certain semblait joyeux, d'autre, porter de lourds fardeaux. La demoiselle se demanda quelle genre de vie ils menaient. Étaient ils heureux ? Ou esclaves d'une situation qui leur était imposée ? Elle vit même une femme, enveloppée dans une épaisse robe de coton lui sourire faiblement en la croisant. Son regard azuré lui rappela celui de la douce Anemos aux yeux de pluie. Elle n’était toujours pas allé lui rendre visite, elle ne l'avait même pas remercié comme il le fallait. Diya songea qu'elle lui trouverait sans doute un présent durant le laps de temps qui lui serrait nécessaire à trouver Madame Draspery et à retourner en Sylva, jusqu'au Dernier Paradis. 

Quand les badauds furent mit à la porte et que le tout dernier client ai tendu de mauvaise grâce son du au patron ce dernier abandonna le torchon à la propreté douteuse qui lui servait à nettoyer ses verres et s'exclama, comme soulagée que la journée ce soit bien finie une fois encore :

" Venez, je vais vous montrer vos chambres !"

L'Unik et son embonpoint prédominant encouragèrent le client, un peu trop lent, à quitter les lieux puis il poussa le loquet de la lourde porte de bois avant de se tourner vers les deux jeunes gens. Il se dirigea vers un escalier de bois aux allures fragiles et les invita à les suivre d'un geste de la main. Diya haussa les épaules et se leva, abandonnant son verre vide pour suivre l'homme, même si elle craignait de passer à travers le planchers qui geignait à chaque pas. A l'étage aussi le parquet se plaignait de chaque déplacement, la demoiselle se demandait s'il était réellement solide. Elle n'avait pas envie d’atterrir au rez-de-chaussée en petite tenue durant la nuit ... Un long couloir dont la peinture blanche, défraîchie, avait subit les assauts du temps, était percé d'une petite dizaine de portes, toutes du même bois lui aussi marqué par les années. Peut être le lieu avait il était fortement fréquenté pendant de longs mois, ou alors étaient ce les badauds qui l'avaient ainsi abîmé ? 

Soupirant la jeune femme suivit le tavernier jusqu'au fond du corridor ou une petite fenêtre donnait sur la rue déserte. Un lampadaire offrait une luminosité faible mais nécessaire, le tout s'accordait tout a fait avec l'ambiance sinistre et vieillot de la taverne. Le patron expliquait que les affaires allaient mal dernièrement, se plaignant de l’économie de la capitale des Uniks tout en ouvrant deux portes face à face, les deux dernière de l'étage, argumentant que cela leur éviterait le bruit des cuisines. Il leur tendit à chacun une clef à demi rouillée et leur souhaita une bonne nuit avant de s’éclipser. La Qantik se demanda si elle devait proposer à Noren de discuter mais finalement l'heure tardive l'en dissuada. Elle se tourna vers le jeune homme aux cheveux blonds et déclara :

" Bien, je vous propose de nous retrouver demain matin dans la salle en bas, vu que le petit déjeuner nous est offert autant en profiter."

Diya s’étira, la fatigue nouait ses muscles et une bonne douche chaude lui aurait fait le plus grand bien. Elle ne s'attendait toutefois pas à découvrir une baignoire impeccable et une salle de bain carrelée d'un blanc immaculé et préférait même ne pas ouvrir la porte de la pièce centrale de l'étage que le tavernier avait désigné comme la salle de bain commune aux chambres. La demoiselle reporta son attention sur l'Unik et ajouta :

" Ne vous sentez pas obligé de vous levez aux aurores, j'ai l'impression qu'une bonne nuit de sommeil nous fera du bien à tous les deux et nous avons toute la journée pour que vous me montriez ce dont cette ville regorge."

Elle sourit paisiblement avant de s'avancer dans la pièce qui lui avait été désigné et avant de fermer la porte elle souhaita une bonne nuit à Noren. Une fois qu'elle fut seule la jeune femme mit un tour de clef et laissa la cape tomber au sol, elle étouffait sous le lourd tissus. Elle ouvrit l'unique fenêtre en grand et laissa entrer la fraîcheur de la nuit puis elle défit le ruban qui retenait sa robe et la plia avant de la poser sur une chaise bancale qui était accolée à un petit bureau ou trônait une lampe de chevet. Diya n'alluma pas l'interrupteur. La lumière de l’extérieur lui suffisait. Elle laissa sa paranoïa prendre le dessus un bref instant, le temps de vérifier qu'il n'y avait pas de caméra dans la pièce. Il était certes un peu tard puisqu'elle se trouvait déjà bien dévêtue mais au moins elle pourrait dormir sur ses deux oreilles. N'ayant rien trouvé elle s'étendit sur le matelas dur, et creux de tout ceux qui y avait dormi avant elle, et fixa un point au plafond.  

-♣-

Finalement Morphée l'avait capturée rapidement et après avoir profité de cette nuit pour récupérer Diya fut réveillée par les rayons de l'astre céleste. Il devait être dix heure, peut être même onze. Elle avait trop dormi. La Qantik se leva d'un bond espérant que le jeune homme qui avait proposé de la guider ne soit pas parti en ne la voyant pas sortir de sa chambre de toute la matinée. La jeune femme enfila un short en coton vert et un top fermé à l'avant par une fermeture éclair, du même coloris.  Elle ajouta à cela une longue paire de bas anisé et des ballerines en cuir noire, souples, qui lui permettraient de courir au besoins. Malheureusement elle ne pouvait garder ses dagues apparentes sur sa cuisse et elle finit par les nouer à son bras droit, sous un bandana vert bouteille. La demoiselle laissa ses longs cheveux détachés. Elle devait tout faire pour paraître différente de celle qu'on avait déjà pu voir. Se glisser dans un style jeune Uniks inconscient pourrait peut être lui octroyer une chance de se mêler a la foule. Puis elle avait conscience qui si cette histoire tournait au grabuge mieux valait avoir une tenue adéquate pour combattre. Satisfaite elle passa rapidement dans la salle d'eau pour se débarbouiller. Comme elle l'avait deviné celle-ci était peu entretenue et la moisissure rongeait même un des murs. 

Diya se dirigea ensuite vers les escaliers qu'elle dévala rapidement en essayant de ne pas trouer les lattes musicales. Quand elle arriva dans la salle une excellente odeur de bacon et d’œufs lui mit l'eau à la bouche. Plus encore ce fut celle du café qui la ravit. La Cyborg alla se présenter devant le tavernier et lui paya son dû. Ce dernier prit l'argent et lui demanda ce qu'elle voulait déjeuner. Elle désigna une des tables où attendait une assiette bien garnie et un bol de café et demanda la même chose. Le patron lui désigna une table vide et lui dit qu'il aller amener ce qu'elle avait commandé. Nul trace du jeune homme blond. Peut être dormait il encore ? Devait elle aller toquer à sa porte ? Non. Après tout la jeune femme lui avait de dormir autant que nécessaire et il semblait épuisé la veille. Peut être même n'y était il pas ? Elle devait être patiente et croire en ses paroles. Croire, si facile à dire et si dur à faire. Quand l'assiette d’œufs brouillés accompagnée de bacon arriva sur la table l'estomac de la jeune Cyborg gargouilla et elle se lécha les lèvres, remercia le cuisinier et attaqua son plat. 
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 15 Mai - 15:38


Après avoir approuvé l’idée de se lever tard et salué cordialement la jeune femme qui allait occuper la chambre en face de la sienne, Eaden pénétra dans sa chambre, ferma calmement la porte et le loquet, puis s’adossa contre cette dernière, un large sourire scotché sur son visage marqué pas la fatigue qu’il avait accumulé pendant des jours.

Finalement, il s’en était sorti, encore une fois. Il n’était certes pas sorti d’affaire, puisqu’il s’apprêtait à gambader dans un lieu où la majorité des habitants seraient ravis de le capturer s’ils connaissaient son identité. Mais après tout, il était méconnaissable maintenant. Son visage d’adolescent soigné avait disparu depuis bien longtemps maintenant, au profit d’un visage plus marqué, dont la maigreur avait creusé les joues. Ses cheveux s’étaient même ternis, eux qui étaient habitués à absorber des tonnes de shampoing et lotions diverses. Enfin, sa peau lisse et nette avait fait place à une barbe courte et dépravée. Les personnes qui pourraient le reconnaitre dans cette ville devaient se compter sur les doigts de la main, et ce n’est pas le genre de personnes qu’on croise au marché par inadvertance. Les personnes en question étaient les quelques nobles qu’il avait côtoyé tout au long de son enfance aristocrate.

Epuisé, Eaden alla s’effondrer sur son lit, sans même prendre la peine de se mettre sous les draps. La température ambiante de la pièce était largement suffisante pour lui permettre de s’endormir et de passer une nuit confortable, et surtout longue.

Lorsqu’il ouvrit à nouveaux les yeux, une vive lumière traversait déjà les lattes du volet de sa chambre, dessinant des bandes agréablement chaudes sur le hubot et toute la pièce. Eaden se leva sans tarder, impatient de profiter d’un bain dont il rêvait depuis des jours. Après avoir remis son lit en ordre et ouvert les volets, il retourna dans le couloir, puis emprunta la porte au fond du couloir, celle de la salle de bain.

Une fois à l’intérieur de la pièce délabrée et crasseuse, il ouvrit en grand les vannes de la baignoire et se plongea dans ce bac d’eau tiède des plus accueillants. Il ne sortit de la salle de bain qu’une trentaine de minutes plus tard, récuré et la mine radieuse.

Diya ne semblait toujours pas debout, et Eaden profita du temps qui lui restait pour enfiler la dernière tenue propre qui lui restait et qui était sensiblement la même que la précédente : une chemise très simple en toile blanche et un pantalon brun. Il fila à l’extérieur de l’établissement après avoir brièvement informé le gérant qu’il reviendrait dans moins d’une heure.

Comme annoncé, Eaden revint une bonne demi-heure plus tard, et ouvrit tranquillement la porte de l’auberge. Il remarqua alors Diya, assise avec son petit déjeuner, et s’installa en face d’elle, posant à côté de lui le sac de toile bien remplit qu’il venait de ramener. Finie l’allure douteuse et malpropre qu’il arborait la veille. Les cheveux et la barbe taillés, il avait retrouvé l’apparence d’un habitant « normal » de la ville.

Il affichait un sourire radieux, et était habité d’une vivacité qui lui faisait clairement défaut la veille. En faisant signe au patron de lui servir son petit déjeuner, il ouvrit la conversation avec Diya :

« Alors, bien dormi ? Désolé d’arriver si tard, je suis allé faire quelques courses, et couper cette horreur qui me servait de tignasse ! »


Dernière édition par Eaden Heban le Dim 17 Mai - 17:34, édité 1 fois
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Dim 17 Mai - 17:20

Au moment ou la demoiselle allait planter sa fourchette dans le premier œuf de son déjeuner, le blond entra dans l'auberge et vint s'asseoir face à elle. Son geste resta en suspens tandis qu'elle observait l'homme qui se tenait là. Il était changé, la barbe taillée, les cheveux plus courts et ordonnés, ont aurait pu croire une autre personne ! Propre et vêtue d'une chemise ivoire et d'un pantalon marron, il lui fit penser à un adolescent de la ville, similaires à ceux qu'elle avait déjà croisé en venant à Anathorey. Elle secoua légèrement la tête tandis qu'il commandait de quoi manger. La bonne humeur détendait ses traits et il avait l'air beaucoup plus à l'aise que la veille. Diya lui sourit en l'écoutant puis elle répondit :

" Oui très bien, ça m'avait manqué d'avoir une chambre fermée et un lit un minimum confortable. Pas de souci, je ne pensais pas me lever si tard. Il faut croire que j’étais plus fatiguée que je ne le pensais."

Avalant un morceau de bacon qui la fit rosir de plaisir tant la cuisson était parfaite elle ajouta en piquant une parcelle de blanc d’œuf :

" Ça te va bien. Nous ne devrions pas avoir de mal à nous fondre dans la masse."

Souriant d'avantage elle goba le contenu de sa fourchette. Son estomac semblait insatiable ce matin, comme s'il voulait se rattraper du fait de ne pas avoir prit la peine de bien manger depuis un moment. Il fallait dire que ce petit déjeuner était excellent et elle irait remercier l'aubergiste plus tard en lui conseillant de féliciter son cuisinier. La Cyborg était étonnée de pouvoir autant apprécier un repas si basique. Reportant son attention sur l'Unik elle demanda :

" Alors quel est le programme monsieur le guide ?"

La jeune femme prit une grande gorgée de café chaud. Ce dernier acheva de la réveiller malgré le bâillement qu'elle étouffa derrière sa main. De drôles de rêves avaient perturbé son sommeil. Une Noble, richement habillée, levant la main sur elle. La jetant dans un bazar. L'obligeant à satisfaire une clientèle essentiellement composée de vieillard fortunés. Elle faillit s’étouffer avec son café en avalant de travers et toussa un instant avant de se calmer. Elle se doutait que Noren l'observait, que ce fut par curiosité, ou surprise, mais ne laissa rien paraître et se cacha derrière une nouvelle bouchée de bacon, marmonnant :

" Mmh, c'est vraiment excellent !"
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 22 Mai - 0:27


D’après les dires de la jeune fille, celle-ci avait très bien dormi, tout comme lui. La lit qu’il avait occupé s’était trouvé bien assez confortable pour procurer un sommeil long et reposant, surtout après avoir passé plusieurs jours à gambader dans le désert.

Lorsqu’arriva devant Eaden un grand plateau couvert de nourriture, salée comme sucrée, ce dernier esquissa un large sourire à l’aubergiste. Observant avec envie son déjeuner, le jeune homme dit :

« Anathorey me manquait beaucoup… de la bonne nourriture partout, des boutiques partout… de la vie quoi. J’ai vu plus de monde en une demi-heure à l’extérieur de l’auberge qu’en plusieurs semaine de voyage ! »

Du café, du bacon, des œufs brouillés, des croissants, du lait… le plateau déjeuner ne manquait de rien. Même au fin fond des quartiers les plus douteux de la ville, et en temps de crise économique, le niveau de vie de la capitale était encore incomparable à celui de Cité Neutre. Il ne pouvait empêcher l’image de cet immense bidonville transpirant la misère de s’immiscer dans son esprit, et cela le rendait assez mal à l’aise, lui qui était retourné dans sa ville riche et bondée de richesses.

Après quelques secondes, il reprit ses esprits et se décida à honorer son repas, en croquant à pleine dents dans un morceau de pain qu’il accompagna d’une tranche de bacon. Lorsque Diya complimenta son apparence, il ne put s’empêcher de lui retourner un léger sourire gêné. Il avait perdu l’habitude de se soucier de son image, et savoir qu’il ressemblait à nouveau à un habitant normal de la capitale le ravissait. Il est vrai qu’ils passeraient tout à fait inaperçu. Les vêtements comme la chevelure verdoyante de la cyborg ne poseraient également aucun soucis, au vu de l’excentricité de nombreux adolescents fortunés de la capitale. Le niveau de vie de la ville permettait en effet des hobbies que peu de populations sur cette planète pouvaient se permettre, dont la mode.

Comme demandé, Eaden expliqua son plan d’action :

« Eh bien… je pense que ça va être plutôt simple : on prend nos affaires, on sort et on va au quartier des bijoutiers ! C’est de l’autre côté de la ville, on devra notamment traverser le quartier des tailleurs et passer devant tout un tas de boutiques et de galeries d’art sympa. Si vous voulez visiter un peu ce sera l’occasion, rien ne presse de mon côté.»


Malgré l’ampleur du plateau déjeuner, la collation du matin fut plutôt rapide pour Eaden, qui engloutissait tout ce qui lui passa sous la main. La nourriture était délicieuse, bien au-delà ce à quoi on aurait pu s’attendre en voyant l’allure générale de l’auberge.

En attendant que Diya finisse son déjeuner, Eaden resta assis, s’étirant longuement contre le dossier de sa chaise, puis il observa la jeune femme quelque instant, et demanda, d’un ton curieux :

« D’où venez-vous ? Enfin… si ce n’est pas trop indiscret. Au fait, on pourrait se tutoyer non ? »
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L'égarée (Diya)


RPG
Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Lun 25 Mai - 17:53


Le jeune homme semblait autant se réjouir qu'elle de cette bonne nuit de sommeil et de ce déjeuner bien garnis. Quand il fit une remarque sur le trop plein de population à la capitale comparée aux autres lieux qu'ils avait visité la Cyborg du retenir sa curiosité. Elle aurait voulu lui demander ou il était allé mais cela semblait indiscret aussi demeura t elle silencieuse. La demoiselle l'observa manger avec appétit et sourire à sa remarque concernant son apparence puis il se décida à lui expliquer la façon dont allait se dérouler la journée. Il l'informa qu'ils passeraient par la rue des tailleurs ou de nombreuses boutiques et galeries valaient le coup d’œil d'après ses dires. Hochant la tête Diya se demanda si elle devait prendre le temps de suivre son guide improvisé et découvrir les merveilles de cette villes dont seuls les bas quartiers lui étaient connus, ou trouver cette femme au plus vite pour régler cette histoire. 

Les deux jeunes gens finirent leur déjeuner en silence, appréciant cette nourriture exquise et en quantité appréciable. Quand la Qantik eut finit sa dernière goûte de café elle remarqua que Noren l'observait curieusement et piqua un fard en détournant la tête, fixant un des tableau dont le temps et la luminosité avait ternit les couleurs. Il représentait une femme nue se baignant dans une fontaine, un verre d'alcool à la main. Son intérêt pour la toile se perdit au moment ou l'homme lui demanda d'où elle venait. Ses traits se crispèrent imperceptiblement et elle chassa la peur d'être reconnue. La probabilité que la réponse, même honnête, lui attire des ennuis, semblait faible. Reposant le bol sur le plateau désormais vide elle posa le menton sur ses mains liées et répondit, pensive, comme si les souvenirs l'envahissait sans lui laisser le temps toutefois de réellement s'y perdre :

" J'ai grandis en Sylva, dans un petit village près de Némoto. Le noms ne vous direz rien, croyez moi. "

Plongeant ses yeux émeraude dans ceux de son interlocuteur elle hocha la tête, oui, ils pouvaient bien se tutoyer, après tout la différence d'age ne devait pas être énorme. Et du peu de choses qu'elle savait sur lui, la jeune femme ne lui devait aucun titre de respect particulier. Ce n’était donc pas dérangeant. Puisqu'il avait posé une question a laquelle la Cyborg avait répondu, elle pouvait surement se permettre de lui retourner la politesse. Sans quitter son visage du regard, comptant sur ce dernier pour prévenir de tout mensonge elle demanda, laissant sa curiosité resurgir là où elle l'avait précédemment contenue :

" Que cherchais tu au travers du voyage que tu as accomplis ? "

En posant cette question, Diya se rendit compte qu'elle même n'avait pas eut de véritable but durant son errance. Elle en avait trouvé un en rencontrant le loup solitaire, puis après sa disparition elle avait à nouveau perdu courage. Jusqu'à ce qu'elle apprenne que sa grand-mère comptait sur elle pour reprendre le Dernier Paradis. C’était uniquement dans ce but qu'elle était venu jusqu'à la capitale des Uniks. 
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 29 Mai - 21:40


Eaden écoutait paisiblement les paroles de Diya alors que le tenancier commençait à débarrasser les plateaux déjeuners dont le contenu avait été anéanti. Lorsque la jeune femme infora qu’elle venait de Sylva, Eaden esquissa une légère expression de surprise et de lui dire tout bas, avec excitation :

« Oh, tu serais donc une Hybrid ? A moins que des Uniks vivent aussi en Sylva mais… pas que je sache. Si c’est bien le cas, tu caches bien ton jeu ! La plupart des Hybrids que j’ai pu rencontrer en voyageant avait un physique plus… « typé ». Enfin je veux dire… les Hybrids ont souvent certaines ressemblance avec des végétaux ou des animaux de ce que j’ai pu voir. »

Eaden avait enchaîné ces quelques phrases très rapidement, clairement excité de discuter avec une potentielle Hybrid. Après avoir terminé son monologue précipité, il reprit ses esprits et chuchota à nouveau :

« Excuse-moi, c’est simplement que… j’adore discuter avec des gens de tout horizon, et je n’ai pas beaucoup eu la chance de discuter avec des Hybrids du coup… ouais, désolé, je me suis un peu emporté. »

Le hubot rougissait à vue, gêné par son attitude puérile. Avant que le serveur ne revienne du bar pour emporter les quelques éléments restant sur la table, Eaden saisit la touillette qui trainait dans sa tasse de café vide et la fourra dans sa bouche, la faisant tourner entre ses lèvres, pour passer son excitation.

L’ambiance dans l’auberge était des plus agréables. Le lieu plutôt malfamé qu’ils occupaient la veille, empestant la sueur et le tabac, s’était changé en un établissement lumineux, incroyablement calme et auquel la vieillesse de l’architecture avait finalement donné un air convivial et chaleureux. La taverne avait bel et bien deux visages, et au vu du nombre de tables vides autour des deux Qantiks, c’était son côté nocturne et malfamé qui plaisait le plus aux habitants du coin.

Après un long étirement assez peu distingué, Eaden colla sa touillette dans un coin de sa bouche pour pouvoir articuler correctement et répondit à la question de Diya :

« Hmmm, je cherchais à découvrir un peu le monde, principalement. Quandmes parents tenaient leur boutique, j’avais assez peu l’occasion de voyager, mon père ne me laissait jamais l’accompagner quand il allait chez ses fournisseurs. Du coup, accompagner des caravanes de marchand un peu partout était l’occasion idéale pour moi de découvrir d’autres lieux que cette ville immense… et de gagner ma vie évidement. »

Une fois la conversation terminée, Eaden se leva dans un nouvel étirement et lâcha calmement :

« Je suis prêt à y aller ! Tu as déjà préparé tes affaires ou je te laisse un peu de temps ? »
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Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]

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