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Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]

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L'égarée (Diya)


RPG
Âge : 18 ans
Groupe: Cyborg
Inventaire: Ses Trancheuses-de-vent, Kurokaze, un grelot, une arme laser, un sac de couchage imperméable, une cape d'invisibilité, une bague d'Eracléa, un pendentif en forme de lune, des lentilles d'acuité visuelle accrue,un TX-mini,un S.P.L.A.,un monocle spécial,une pierre de lave.

MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Sam 30 Mai - 23:05


Le propriétaire du bar se dirigea lentement vers leur table. D'un hochement de tête Diya lui fit signe qu'ils avaient finis. Leurs plateaux ne contenant plus la moindre miettes, la demoiselle n'avait pas aussi bien mangé depuis des lustres. Tandis qu'ils continuaient à discuter le jeune homme se pencha soudain, pour s'exclamer à voix basse, s’émerveillant de son ancienne appartenance aux enfants de la Sylva. Ses yeux peinaient a contenir le surplus de curiosité qui l'envahissait, il avait toutefois remarqué l'absence visuelle de son totem et la demoiselle serra les dents. Combien de temps lui faudrait il pour comprendre qu'elle ne faisait plus parti des enfants bénis de Mère Nature ? Serait il déçu en l'apprenant. Son visage se crispa, serrant la mâchoire à s'en faire mal, sentant la panique monter au fur et à mesure que l'excitation de l'homme envahissait l'espace, l’empêchant de respirer. 

C'est quand il s'excusa de son attitude que l'oxygène gagna a nouveau les poumons de la jeune femme. Diya se détendit, se permettant même de sourire en déclarant que ce n’était pas grave. La tempête s’était éloignée aussi vite qu'elle était venue. L'homme se mit a mâchouiller le bâtonnet de bois qui avait auparavant servit à mélanger son café, masquant sa gêne derrière cet antistress. La barman vint débarrasser ce qui restait encore sur la table et leur souhaita d'avance une bonne journée dans la capitale. Il devait avoir entendu leur discussion la veille, ou les murs avaient ils peut être des oreilles ? Peut importait à la Cyborg désormais. Elle ferait ce pour quoi elle était venue puis elle disparaîtrait à nouveau dans la Sylva. Après s'être étiré de la façon la moins discrète possible, Noren répondit à sa question. Quand il lui annonça avoir voyagé pour découvrir le monde et trouver un moyen de gagner sa vie la demoiselle esquissa un sourire rêveur et ne put s’empêcher de demander :

" Qu'avez vous découvert durant votre voyage ? Quelles sont vos impressions sur ces vastes terres aussi différentes que semblables ?"

Diya voulait connaitre l'avis de l'Unik sur Origin's, elle même avait parcouru une grande distance, que ce soit en Urban City, en Sylva et même dans l'empire perdu des Qantik, le Sidhe, et elle n'en avait tiré qu'une conclusion : Ou qu'elle aille l'injustice semblait dévorer les âmes de ceux qui n’étaient pas assez fort pour la combattre. La guerre couvait, les conflits enflaient discrètement dans des recoins sombre, attendant la moindre petite faille pour jaillir, dévorer le peu de bonheur qu'il restait encore dans ce monde, engloutir la moindre chaleur, le plus petit espoir de réconcilier, un jour, les races issues du même créateur. Voyant son futur guide se lever, prêt à quitter l'auberge la Cyborg aux yeux émeraudes déclara, désignant ses affaires près de sa chaise :

" J'ai tout ici, nous pouvons y aller, et éventuellement continuer cette conversation en marchant. Qu'en dis tu ?" 

Bien qu'elle s’intéresse rarement aux personnes dont elle croisait la route Diya trouvait un intérêt particulier dans l'attitude du jeune homme. Peut être la simplicité ? Elle n'en savait rien. Peut la jeune femme avait elle tout simplement envie de discuter, sans chercher à mentir ou se cacher derrière une vie parfaite illustrée par un mensonge si longuement travaillé qu'il aurait pu lui paraître réalité ? 
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Dim 31 Mai - 18:31


Le léger sourire de Diya suite à l’emportement d’Eaden et à ces multiples questions intrusives rassurèrent le hubot, qui avait été débordé par sa curiosité. Dans son désir de découvrir le monde qui l’entoure, il avait commencé par les Uniks qu’il avait eu toute son enfance pour découvrir. Lassé par ce goût du pouvoir et de l’argent de cette race élitiste Eaden s’en alla, un peu forcé, vers ses « confrère » Qantiks, plein d’espoir. Une race libre, détestant les Üniks et leurs vices, ça ne pouvait donner qu’une société soudée et épanouie ? Le jeune hubot découvrit horrifié que les Qantiks étaient bel et bien soudés, dans une misère et un désespoir terrifiant. Ne restaient que les Hybrids pour remonter l’estime des humanoïdes dans l’esprit d’Eaden. Peut-être que l’amour de Mère Nature prônée par les peuples de Sylva était finalement le chemin vers une existence sensée et morale.
Malheureusement, Diya ne poursuivit pas la conversation. C’était compréhensible, et Eaden n’insista pas, surtout après avoir été un peu intrusif dans son approche du sujet. Alors que la jeune femme changea de sujet pour parler du voyage d’Eaden. Le hubot esquissa un léger sourire alors que Diya le vouvoyait, sans doute par inattention. Cela lui rappelait beaucoup sa rencontre avec Areïa dans le désert de Sidhe, alors qu’il galérait à la tutoyer. Puis ce bon souvenir se dégrada alors qu’il cherchait comment expliquer son ressenti sur ce qu’il pensait de ses voyages. Il tenait à être honnête, mais ne devait pas trop en dire non plus. Il revoyait la misère qu’il avait pu découvrir, la tribu d’enfants en plein désert, les immenses bidonvilles de Cité Neutre, les cadavres…
« Eh bien… J’ai principalement voyagé en Sidhe, pour récupérer des plantes rares poussant près du Styx. J’ai marchandé avec des nomades du désert, et quelques commerçants de Cité Neutre. Ce que j’en retiens… le mec qui a dit « L’argent ne fait pas le bonheur » n’a jamais dû sortir de son manoir. »


S’efforçant de maintenir un sourire quelque peu factice et figé, Eaden acquiesça lorsque Diya lui proposa de continuer la discussion en route.  Il se leva et posa quelques pièces sur le comptoir du bar, tout en remerciant l’aubergiste pour la nuit et le repas. Il récupéra son large sac à dos et enfila une des bretelles autour de son épaule droite avant de sortir du bâtiment.
Le soleil était déjà haut dans le ciel, et la ville était plongée sous une chaleur écrasante à peine atténuée par une légère brise. Le petites ruelles délabrées du quartier étaient bondées de monde, de petits marchands vendant ci-et-là de babioles, sur de simples draps étendus par terre.
Après avoir vérifié par-dessus son épaule que Diya était bien derrière lui, il lui fit signe de la tête de le suivre. Remontant la rue vers la gauche, traversant la foule de passants, Eaden et Diya finirent par sortir de ce marché improvisé, et par la même occasion des bas quartiers. Alors que de l’espace se délivrait autour des deux compagnons, leur permettant un peu plus de liberté de mouvement, n’étant plus obligé de marcher l’un derrière l’autre notamment.
Dans un soupir de soulagement, Eaden s’émerveilla une nouvelle fois de la grandeur des bâtiments qui l’entouraient, de la succession ultra-régulière des pavés qui composaient l’allée parfaitement droite de ce quartier, qui s’avérait être celui des forgerons.
« Aaah, enfin sortis de ce merdier. Le quartier des bijoutiers est à 3 ou 4 quartiers d’ici si je me souviens bien. Là, on est chez les forgerons, ensuite il y aura les tailleurs, le quartier des arts et les bijoutiers, il me semble. Je suis rarement passé dans ces coins de la ville, je suis plus très sur, mais on va s’en sortir ! » s’exclama Eaden, en arborant un léger sourire.

Il se tourna finalement vers Diya avant de lui dire : « Si tu veux visiter des échoppes sur la route n’hésite pas, j’ai tout mon temps. Au fait, on disait quoi ? »

Eaden espérait secrètement que Diya lui en dise un peu plus sur elle. En temps normal, il n’aurait eu aucune gêne à parler de lui, afin d’encourager son interlocuteur à en faire de même, mais étant considéré comme fugitif dans cette ville il restait dangereux de parler de lui trop précisément.
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Jeu 4 Juin - 17:53


Le regard de l'Unik se fit sombre a la question de Diya, comme s'il revoyait les pire moment de son voyage. La demoiselle pencha la tête sur le coté, intriguée. Lorsqu'il se mit à parler du Sidhe, de la Cité Neutre, la jeune femme comprit, du moins elle pouvait imaginer qu'on n'en revenait pas intact psychologiquement. Elle avait vu des Qantik mourir dans des trous à rats et cette ambiance, lourde et malheureuse qui rongeait les habitants de la ville en ruine. Secouant la tête pour chasser ces images elle médita sur la citation du jeune homme en le suivant dehors. Il etait vrai que l'argent avait une grande importance dans la société, notamment chez les Uniks, car les Hybrids vivaient de ce que Mère Nature leur donnait sans chercher à s'enrichir d'une quelconque façon. Toutefois la misère qui régnait dans la cité fantomatique faisait peine à voir et la Cyborg espérait que les choses finiraient par changer. 

Quand il furent dans la rue la chaleur les enveloppa comme un lourd manteau et la demoiselle fut contente d'avoir mise une tenue légère. Beaucoup de passants suivaient le même chemin qu'eux et il était presque difficile de circuler dans les ruelles ou des vendeur cherchaient à refiler des babioles pour quelques pièces rondes. Diya suivait les cheveux blonds de l'homme au travers de la foule et lorsqu'ils atterrirent dans une rue plus large et moins bondée la demoiselle se plaça à sa droite, ce qui était plus aisé pour discuter. Son guide improvisé lui expliqua où ils se situaient et le chemin qui leur restait à parcourir pour arriver à destination. Diya resta en arrêt devant la façon dont les boutiques et habitation étaient rangées dans une symétries parfaite, de luxueuse échoppes côtoyaient des maisons fleuries à souhait. Même les pavés qui couvraient le sol ne laissait dépasser aucune mauvaise herbe, comme si la ville était désherbée chaque jours ... Ou de façon plus inquiétante que plus rien ne pouvait pousser dans ce sol.

Souriant l'Unik lui lança que si elle désirait visiter certaines boutiques elle n'aurat qu'à l'en avertir. Avisant au loin une vitrine emplie d'armes au tranchant parfait dans la bannière arborait un marteau et une enclume la demoiselle s'exclama, un peu gênée de lui demander cela :

" Cela ne te dérange pas si nous passons chez cet artisan rapidement ? J'aimerais faire aiguiser mes lames, ça ne leur fera pas de mal. En espérant que les tarifs pratiqués ..."

Elle laissa sa phrase en suspens et s'approcha de la vitrine. Quand elle remarqua le nombre zéro qui accompagnaient certaines créations elle grimaça et tout en se tournant vers Noren qui venait de lui rappeler qu'ils avaient interrompu leur conversation en pestant :

" Je pense que je vais m'abstenir finalement."

Puis soupirant elle réarrangea son sac sur son épaule et reprit le chemin indiqué précédemment à pas lent, pour pouvoir lui répondre sans s’arrêter :

" Tu disais que tu avais voyagé au travers du Sidhe à la recherche de plantes si j'ai bien compris. Moi aussi j'ai traversé le désert et rencontré les habitants de la Cité Neutre. Je ne pensais pas que leur misère était si grande. J'aimerais pouvoir faire quelque chose pour eux ... mais je n'en ai pas la capacité."

Un sourire triste plana un instant sur le visage de la jeune femme puis elle joua avec une mèche de ses cheveux émeraude distraitement avant de demander :

" Pardonne moi si ma curiosité te parait indiscrète, mais que va chercher un Unik dans le Sidhe ? Les Qantiks vivant là bas n'ont pas dû t’accueillir à bras ouverts."
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Lun 8 Juin - 23:59


Cette petite balade en ville s’annonçait comme une plongée dans le grand bain pour Eaden. Il avait eu beaucoup de mal à se détendre la veille, se sentant constamment épié, en danger permanent. Chaque recoin de ce monde semblait pouvoir contenir un garde ou un mercenaire qui le reconnaitrait, mais il avait eu toute la nuit pour se faire une raison : personne ne le reconnaitrait si il restait naturel.

Il avait eu un peu de temps pour réfléchir à l’histoire qu’il devait s’inventer pour rester anonyme à Anathorey, et même si son faux nom, Noren Talek, avait été improvisé, il avait cette fois si approfondi quelque peu l’histoire de cet alter-ego imaginaire. Il fallait qu’il soit capable de répondre naturellement à toutes les questions qu’on lui poserait, et sa performance de la veille montrait qu’il manquait clairement d’entrainement.

Mais après tout, il était né noble et connaissait parfaitement ce monde façonné par les apparences ou mensonges et sourires hypocrites sont ancrés dans les mœurs. Son père lui avait appris à déblatérer le plus naturellement du monde des flatteries à des personnes détestables et à garder le sourire dans les pires moments. Avec un peu de préparation, ce petit théâtre serait un jeu d’enfant, et la carapace vide nommée Noren envelopperait totalement le fugitif Qantik comme le nom Eaden avait effacé la vraie identité du jeune homme : Eron.

C’est alors que Eaden réfléchissait à ces changements d’identité qui le désolaient et l’effrayaient, que Diya lui fit part de son envie de faire un tour à la forge de Seindal, une des plus prestigieuses de la ville. Le hubot se contenta d’acquiescer à sa proposition et s’approcha lui aussi de la grande baie vitrée, dans laquelle trônaient des armes toutes sortes de lames, généralement serties de pierres précieuses et à l’allure indéniablement noble.

Face à la déception de Diya, Eaden lui annonça calmement, d’un ton se voulant réconfortant :

« T’en fais pas, il y a moins cher un peu plus loin. Bon, toutes les boutiques dans le centre ont des prix assez élevés mais là, tu as vraiment regardé dans la mauvaise boutique. Ce forgeron fournit les armes de la moitié de l’aristocratie de la ville… une telle réputation, ça se paye. Du coup, en remontant la rue, tu devrais trouver ce que tu veux à des prix un peu plus abordables.»

Eaden connaissait bien l’échoppe dont il était question. Il avait à cet instant précis la dague que son père lui avait offert dans son sac. Cette dernière avait été choisie dans cette fameuse forge dix ans auparavant, et représentait le dernier souvenir matériel que le hubot conservait de son ancienne vie.

Eaden écouta Diya changer de sujet de conversation pour en revenir sur le passé. Il ne se laissa pas démonter cette fois, ayant travaillé un peu son sujet, et garda un air neutre, confiant, avant de s’engager dans la conversation :
« Oui, j’achetais des épices principalement, mais aussi quelques pierres précieuses. Certaines ressources ne se trouvent qu’en Sidhe et le climat ne permet pas aux Uniks d’exploiter ces ressources, alors le commerce est la seule option restante. Généralement, j’échangeais leurs ressources contre des choses de la vie de tous les jours : nourriture, eau, bougies, vêtements… »

Eaden ne s’étendit pas sur la misère Qantik. C’est un sujet qui le torturait et le frustrait au plus haut point. La destruction de cette vision utopique de Cité Neutre l’avait beaucoup affecté, mais le personnage de Noren était Ünik et ne devait pas laisser transparaitre tous ces sentiments. Afin de ne pas passer pour un égoïste, il se permit tout de même de lâcher un petit commentaire :
« En effet, c’est triste… »

Dans un grand sourire tout à fait honnête en façade, Eaden répondit à la question suivante :
« Pas de soucis, je n’ai rien à cacher ! Beeen tu sais, ils tolèrent le commerce avec les Üniks, même si ils aimeraient s’en passer. Ils ont des ressources précieuses, mais peu de ressources basiques. Si nous n’échangions pas avec eux, ils mourraient sous leurs tas de métaux précieux et d’épices. C’est gagnant-gagnant, je suppose. »

Alors que le hubot finissait sa phrase, une enseigne nettement moins luxueuse que celle de la forge de Seindal se dessina sur la façade droite de la rue. Eaden dérogea à la discussion et annonça à la jeune femme, tout souriant.
« C’est le forgeron le plus abordable du quartier il me semble. Mais d’après ce que j’ai entendu dire, il tient tout à fait la route ! Tu veux passer y jeter un œil ? On arrive bientôt au bout de ce quartier donc si tu veux chouchouter tes armes, c’est maintenant. »
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L'égarée (Diya)


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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Mer 10 Juin - 18:59


Noren lui ayant expliqué que la forge visée était une des plus chère la demoiselle avait sourit un peu naïvement. Elle savait ses trancheuses-de-vents hors de prix. Fait d'une matière dont l'homme qui dirigeait ce magasin ne devait même pas avoir connaissance. Après tout la Cyborg voyait mal les Hybrids partager leurs ressources avec les Uniks. Surtout en ces temps sombres et tendus. Sans s'arrêt d'avancer à un rythme régulier et plutôt décontracté Diya écouta la réponse du jeune homme. Il lui expliqua qu'il échangeait des ressources communes contre des matériaux précieux et des épices qu'on ne fabriquait qu'en Sidhe. La demoiselle n'avait jamais entendu parler de ces dernière mais elle avait connaissance du tas de pierre précieuse qu'on pouvait trouver dans le désert. Ce dernier avait toujours été une source de conflit et d'attaque. Elle avait même eut le malheur d'y assister une fois. Ses souvenirs de l'Anemos aux yeux de pluie planèrent un instant en sa mémoire avant de s’effriter.

La Qantik ne fit aucune remarque sur la faible réaction de l'Unik face à la misère de la Cité Neutre. Cela ne le regardait pas. C'est ce que lui répondait les habitants d'Urban City à qui elle avait posé la question. C’était triste mais pourtant la jeune femme préférait qu'ils les oublis plutôt qu'ils retourne les asservir. Un soupir lui échappa tandis que ses yeux erraient sur les riches vitrines qui bordaient la rue. Noren lui expliqua que grâce au commerce les deux races s'aidaient mutuellement et la Cyborg arqua un sourcil, l'air de dire : Vraiment ? Elle demeura toutefois silencieuse. Entre temps ils étaient arrivés devant une forge moins luxueuse à l'enseigne en bois verni. Les prix affichés étaient d'avantage accessible et correct et sur conseil de l'Unik elle hocha la tête avant de pousser la porte. Un vieil homme à l'allure chic était entrain de conseiller un couple accompagné d'une jeune garçon. Ce dernier réclamait à ses parents l'achat d'une arme en tapant du pied au sol. Elle tendit une de ses main spirituelle vers le garnement et entrevit une arme, un petit glaive serti d'une émeraude. Les enfants ne devait pas se réjouir de l'usage des lames, elle lui imposa de s'en désintéresser. L'esprit des petits Élites était facilement manipulables, trop habitués à obtenir ce qu'il voulait sans doute. Cependant quand le diablotin tourna vers elle des yeux emplis de curiosité elle lui renvoya un regard doux et un sourire amical avant de poursuivre sans laisser au deux adultes le temps de comprendre ce qui s’était passé. Diya espérait que son guide n'ai rien comprit de la scène non plus, ou au moins qu'il ignore qu'elle en était une des actrice, regrettant de ne pas avoir pu se retenir d'intervenir.

Hélant un vendeur elle lui expliqua qu'elle souhaitait faire aiguiser deux dagues. L'homme acquiesça et l'invita à le suivre d'un mouvement poli. Arrivée dans une petite salle poussiéreuse le vendeur s’éclipsa et laissa la Qantik face au forgeron qui se présenta rapidement avant de se saisir des armes que lui tendait la Cyborg. Là, ses yeux s'agrandirent de surprise et sa curiosité prit le pas sur son professionnalisme :

" Quelle est donc cette matière ? Je n'en ai jamais vu de semblable !"

Gênée qu'il n'est pas tenu sa langue la demoiselle se sentit contrainte d'apporter une réponse et elle lâcha, faisant clairement comprendre qu'elle ne voulait pas aborder le sujet :

" Je suis désolée, c'est un objet de grande valeur, je ne saurais moi même vous expliquer le procédé de fabrication où les matériaux utilisés."

Diya n'avait menti qu'à demi mais le forgeron se contenta de sa réponse, maugréant toutefois dans sa moustache durant le reste de son travail contre ces gens qui ne fabriquait plus rien de façon traditionnelle. Quand il lui rendit ses Trancheuses-de-vent Diya le remercia et le paya en conséquence avant de tester la tranchant sur sa main. Satisfaite du résultat elle rangea les lames dans leurs étuis. L'homme avait fait du bon travail. La jeune femme retourna auprès de Noren et s'excusa de l'avoir fait attendre. Puis déclara, désormais de meilleure humeur que lors de leur précédente discussion sur la Cité Neutre :

" Bien il est temps de se remettre en route !"

Puis elle sortit de la boutique sans prêter attention à l'ombre adossée au mur de la petite rue perpendiculaire à celle où ils se trouvaient. Elle devait pourtant les suivre depuis un moment mais la Qantik avait été trop distraite par la découverte de la riche Anathorey pour s'en apercevoir. 
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Jeu 2 Juil - 2:33

L’intérieur de la boutique était plutôt luxueuse, même si au vu des autres boutiques longeant la rue, celle-ci passait pour la plus « basique ». Malgré sa simplicité classieuse, elle suffisait à émerveiller Eaden. Alors que Diya discutait avec le vendeur en arrière-boutiques, le hubot parcourait l’échoppe, les yeux écarquillés devant les nombreuses lames qu’il pouvait observer. Eaden n’avait rien d’un combattant, mais cela n’ôtait rien à l’émerveillement que pouvait provoquer les armes de haute facture vendues dans cette ville, et particulièrement dans ce quartier.

Lorsque Diya revint, la mine plus radieuses que durant les quelques dernières minutes où les prix exorbitants de la capitale avaient semblé peser sur son moral, Eaden se contenta de lui adresser un sourire lorsqu’elle s’excusa de l’avoir laissé quelques instants.

Il était temps pour les deux voyageurs de reprendre leur route vers le quartier des bijoutiers, et c’est avec légèreté qu’Eaden ouvrit la porte juste avant que le soleil ne lui rappelle son imposante apogée, couvrant la ville d’un voile lourd et pesant. L’astre devait être à son Zenith, et la plupart des passants se protégeaient de son écrasante chaleur avec de larges ombrelles.

Après quelques pas seulement dans la rue, Eaden se retourna vers Diya, plaça un bras juste au-dessus de ses yeux afin de ne pas rester ébloui par le soleil, et demanda :

« Au fait, tu es soldat ? Ou mercenaire ? C’est rare de voir quelqu’un de notre âge avec de telles arm… »

Le jeune homme stoppa nette sa phrase, et son expression changea subitement. Son air enjoué disparu à l’instant où, par-dessus l’épaule de Diya, il remarqua un homme attendant calmement dans la ruelle voisine au magasin qu’ils venaient de quitter. Eaden resta fixé de longues secondes sur cette silhouette qui les observait très clairement et ne dérogea aucunement à cette guerre des regards. Finalement, l’homme s’avança dans la lumière, avec le cliquetis caractéristique d’une jambe en métal.


A la seconde où la forme sortit de l’ombre, Eaden reconnu le visage de l’intrus, et son air perplexe s’évapora, laissant place au soulagement. Le hubot s’approcha rapidement de l’individu, qui s’avérait être un cyborg en piteux état, avec un côté totalement robotisé, des pieds au visage. L’état et l’esthétique des pièces métalliques faisant partie intégrantes de l’homme laissaient présager qu’il n’était pas très aisé, et qu’il devait travailler pour une famille Ünik, comme la majorité des Qantiks en ville.

« Diya, je te présente Merks, il travaillait pour mes parents. Merks, voici Diya, une jeune femme que j’ai rencontrée il y a peu et à qui je sers de guide aujourd’hui. »

Si l’enthousiasme d’Eaden était palpable, le fameux Merks semblait beaucoup moins sûr de lui. Il serra en tremblotant la main du hubot et fit un rapide signe de la tête à Diya. Le vieux cyborg était dans un piteux état.

Merks souffla à l’attention d’Eaden quelques paroles :

« Mr. Heban, il faut qu’on discute. Suivez-moi. »

La voix du cyborg était métallique et disgracieuse, et malgré sa volonté de parler tout bas, le timbre de sa voix avait largement pu transporter ce message jusqu’aux oreilles de Diya.

A ces mots, Eaden se retourna vers la jeune fille, un air terrifié scotché au visage. Peut-être avait-elle déjà entendu son nom ? En tout cas, elle savait maintenant que le nom qu’elle lui attribuait était faux. Et au vu de la conversation qui s’apprêtait à se dérouler, elle allait rapidement lever le voile sur les nombreux mensonges qu’Eaden s’était appliqué à construire.

Merks, qui s’était à nouveau enfoncé dans la ruelle sombre dont il était sorti, était un simple servant dans le manoir de la famille d’Eaden. Même si il connaissait Eaden depuis plus de 10 ans, aucune liaison hormis celle que nécessitait le travail de Merks ne s’était construite entre Eaden et le servant. Rien ne garantissait que l’entente fragile entre eux allait avoir un quelconque poids face à la prime que pourrait toucher Merks en livrant Eaden. Et il en était peut-être de même pour Diya, qui avait peut-être entendu parler de la fameuse histoire de l’ « assassin » Eron Heban…

Quoiqu’il en soit, Eaden n’osa ajouter quoi que ce soit après les quelques mots du vieux cyborg. Le regard fixé sur la jeune femme, il se contenta de lui faire un signe de tête en direction de la ruelle dans laquelle s’était engouffré Merks. Au bord de la panique, Le hubot s’enfonça dans l’ombre de l’allée perpendiculaire, espérant de tout son cœur qu’aucun des deux cyborgs qui allaient s’y tenir avec lui ne le trahiraient.
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 3 Juil - 22:34


La lumière aveuglante de l'astre de feu brûlait sa peau, peut être aurait elle du garder sa cape finalement ? Ses dagues ayant retrouvé leur place avec un tranchant plus affûté que jamais la demoiselle se sentait confiante. Quoi qu'il arrive la Qantik était prête à se défendre. Noren, qui marchait en tête se tourna vers elle, utilisant son bras en guise de visière et lui posa une question. Le cœur de Diya fit un bond. Était ce ainsi qu'on la voyait ? Comme un garçon manqué ou un vendu ? Tout ça parce qu'elle savait se battre ?! Prenant une grande inspiration la jeune femme entreprit de se calmer, sans doute s'emportait elle et les paroles n'avaient rien à voir avec l'idée qu'elle s'en était faite. La jeune Cyborg allait répondre quand son guide se tue, les traits de se visages se tendirent, reflétant l’anxiété, peut être même la peur. La demoiselle se tourna, repérant alors l'ombre masculine qui fixait le blond sans ciller. Le cœur de Diya se mit à battre plus fort. Ils n'avaient pourtant rien fait pour attirer l'attention ...

L'inconnu quitta les ombres pour s'avancer vers eux et le visage de Noren exprima un nouveau sentiment. La Cyborg vit dans son soulagement qu'elle n'avait pas à craindre le nouveau venu. Ce qui ne l’empêcha pas de rester sur ses gardes. Peut être connaissait il Noren mais cela ne le privait pas de livrer une parfaite étrangère ayant commis un braquage aux chevaliers contre une bourse bien remplie. Qui sait alors ce qui lui serait fait. Quand le soleil vint se réfléchir sur les pièces métalliques couvrant la majorité du côté droit du corps la laisse perplexe. Il faisait peine à voir. Certaine pièce, abîmées et rouillées auraient eut besoin d'être changées de toute urgence et la jeune femme supposa que l'homme n'en avait pas les moyens. Noren lui présenta le Qantik comme étant un employé de ses parents. La jeune femme allait s'indigner du manque de soin alors qu'il bénéficiait de maîtres marchands quand elle se souvint que Noren avait parlé au passé. Peut être était il libre aujourd'hui ? Lorsqu'il appela l'Unik par un nom différent de celui sous lequel le jeune homme s’était présenté Diya sursauta sans pouvoir cacher sa surprise. Dans un premier temps elle demeura silencieuse, ne sachant si elle devait être en colère où indifférente. Après tout, ce ne serait pas le premier à se présenter sous une fausse identité à la demoiselle. 

Noren ... ou l'inconnu, car ce n’était surement pas son prénom, garda le regard ancré a la Cyborg qui ne savait toujours pas comment aborder la situation. Son Sigma la démangeait, comme souvent lorsqu'elle était dans une situation délicate. Elle aurait pu l'obliger à parler ... Mais quelle genre de personne horrible elle serait si elle agissait de cette manière. Au lieu de quoi elle suivit les deux hommes dans la ruelle sombre, la tête baissée et le regard dans le vide. Perdue dans des réflexions qu'elle était seule à connaitre. Une certaine tentions s’était installée, empêchant le trio de parler. Lorsqu'ils furent à couvert des curieux le Cyborg rouillé s'arrêta et fit face au blond. Son visage à demi-robotisé semblait hésiter entre la colère et la tristesse lorsqu'il déclara :

" Pourquoi être revenu ? Vous saviez que cela était risqué !"

Et comme s'il se souvenait soudain de la présence de la demoiselle il lui envoya, bourrue :

" Il en va de même pour vous jeune femme. Je ne sais pas exactement ce dont on vous accuse mais votre personne semble attirer l’intérêt de certain chasseurs de tête du coin."

Diya se redressa, faisant pleinement face à l'individu. La demoiselle n'avait pas à se cacher. Il était seul et ce qu'elle avait fait au laboratoire lui octroyait une grande fierté. Elle avait offert un sursis à l’oppression des Qantiks. La voix rouillée surenchérit :

" Vous devez partir d'ici, et ce le plus rapidement possible jeune maître. Ils sont déjà à vos trousses."

Las de ne pas savoir ce qui se tramait la Cyborg s'avança vers le blond et tout en plongeant son regard dans le sien elle déploya les mains spirituelles autour de lui en lui demandant, appuyant sur chacun de ses mots, influençant son esprit :

" Je peux savoir ce qu'il se passe ?"
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Lun 6 Juil - 2:15

L’aisance naturelle d’Eaden s’était résorbée alors que le masque de mensonges qu’il avait construit s’était effacé. Au fond de cette impasse sombre, Eaden n’osa pas rompre le long silence qui s’était installé. Adossé au mur marquant la fin de la petite voie pavée, le hubot fixait le vide, espérant qu’une solution de facilité se présenterait à lui. Merks comme Diya pourrait le capturer sur le champ, voir l’exécuter, ou la jeune femme pourrait simplement fuir, ce qui lui ôterait le devoir de justifier ses mensonges.

Finalement, la solution compliquée s’imposa à l’instant ou Merks ouvra la bouche, imposant une discussion et donc des explications. Le vieux Cyborg demanda à Eaden la raison de son retour, et ce dernier répondit, avec un brin de frustration et d’agressivité dans la voix :

« Tu crois vraiment que j’ai eu le choix ? Un connard de chevalier a traversé le désert pour me ramener. Il m’a poursuivi pendant des semaines, il a poireauté des jours dans le désert, et il s’est même fait plomber par un Qantik… il a jamais abandonné. Le seul point positif dans l’histoire, c’est qu’il est sans doute mort de ses blessures à l’heure qu’il est.»

Merks laissa quelques secondes s’écouler, fixant froidement le hubot qu’il avait cotoyé pendant des années, et qui n’avait plus grand-chose de l’enfant modèle, adorable et poli, qu’il était. Puis, le Cyborg ajouta, toujours de sa voix désespérément neutre et inexpressive :

« Oui, le chevalier envoyé pour te chercher est mort hier. Il a été enterré ce matin et a reçu les honneurs militaires. Pour couronner le tout, sa mort te revient, et tu es maintenant recherché pour deux meurtres. D’après ce que tu viens de dire, il se serait fait blesser par un autre, c’est ça ? Tu es innocent cette fois encore ? »


« J’y suis pour rien, encore une fois… Quoique j’aurais aimé être coupable cette fois-ci, ce chien mérite son sort. »

Chaque mot qui sortait de la bouche d’Eaden semblait moins contrôlé que le précédent. Le jeune homme avait pour habitude de bien mesurer ses paroles, mais étant donné la situation, il n’avait d’autre choix que de se dévoiler, et d’expulser au passage toute la frustration et la colère qui l’habitaient.

Le vieil homme ne poussa pas la conversation plus loin. Pour avoir connu Eaden plus jeune, il savait parfaitement que l’état dans lequel il se trouvait actuellement n’était pas vraiment normal, et qu’évoquer quoi que ce soit de sa situation était très douloureux. Après avoir vivement invité Eaden et Diya à quitter la ville, le Cyborg se tût quelques instants, sans doute pour chercher une solution au problème des deux compagnons.

C’est alors que Diya s’approcha d’Eaden, alors que ce dernier sentait qu’il avait repoussé au maximum la conversation désagréable mais inévitable qui s’apprêtait à avoir lieu. Eaden se mordillait nerveusement la lèvre inférieure, le dos plaqué contre le mur. Pourtant, dès que la jeune femme plongea son regard dans celui du hubot, la tension s’apaisa soudainement.

Eaden commença à déblatérer un flot de paroles, visiblement dénué de toute la frustration qu’il avait évacué plus tôt. Le vieil homme fut très surpris par ce virement de comportement d’Eaden, et fixa les deux protagonistes d’un regard méfiant.

« Comme tu l’as appris, je ne m’appelle pas Noren mais Eron Heban. Je ne suis pas marchand, et mes parents non plus. Ma mère est morte à ma naissance, et mon père était un noble très respecté à Anathorey. »

Le début du monologue d’Eaden était très clair, limpide, mais vint un passage ou il fut très difficile pour le hubot de s’exprimer clairement. Il n’avait tout simplement jamais parlé des détails de son enfance à qui que ce soit, et même Merks ne put retenir une expression étonnée.

« Je ne suis pas exactement l’enfant de Leis Heban, mais plutôt la copie conforme de son fils. Je suis m… Eron Heban est mort, je… sais pas comment. En tout cas, on m’a ramené à la vie… Pas vraiment. J’ai été codé à partir du cerveau d’Eron. J’ai son apparence, ses souvenirs, son… âme. »

Exposer ces faits était visiblement très difficile, puisque Eaden lui-même avait du mal à accepter le fait qu’il ne soit pas Eron Heban. N’être qu’une copie de quelqu’un est une situation difficile à comprendre, et plus difficile encore à intégrer. Après un silence de quelques secondes, Eaden reprit tout de même le fil de son histoire :

« Il y a quelques mois, un duc du nom de Theab a découvert que le fils de Leis Heban était un Qantik. Ou plutôt, qu’un Qantik se faisait passer pour le fils de Leis. L’organisation politique anti-Qantik du duc a planifié l’assassinat de mon père… de Leis, et m’a proclamé coupable. J’ai pu fuir dans le désert, mais un chevalier m’a retrouvé à Cité Neutre et… me voila. J’ai pu m’échapper par chance, mais revenir ici était ma seule option. »

Un nouveau silence s’installa. Eaden avait dit tout ce qu’il avait à dire, et alors que la force insoupçonnée qui guidait ses paroles s’effaçait, le hubot pencha la tête en arrière tout en plongeant ses mains dans sa tignasse. Au bord des larmes, il lança aux deux autres personnes présentes :

«  Appellez-moi Eaden, s’il vous plaît… Je ne veux plus de ce nom souillé. Et Diya… Je suis désolé, je… j’avais pas d’autre choix que d’inventer tout ça… »
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Mer 8 Juil - 21:43


La discussion entre le Qantik abîmé et Eron n'avait duré qu'un bref instant mais avait permis à la demoiselle d'en apprendre plus sur celui qui avait prétendu être un autre. Ainsi donc un Unik l'avait pourchassé et ce dernier était à présent décédé. Diya se demanda ce qui avait poussé un Chevalier à aller si loin pour rattraper un simple jeune homme. A moins que celui-ci ne soit pas si innocent qu'il ne le prétendait. La tension était redescendue quand le blond s’était rendu compte que la Qantik ne se complaisait pas à rester à l’écart de la situation. Elle voulait comprendre. L'esprit de son guide céda presque immédiatement, comme fatigué d'avoir du mentir et bientôt la Cyborg connu la vérité. Ainsi il était Hubot, copie conforme d'un Unik qu'on avait voulu ressusciter, un enfant d'Elite. Le fait de confirmer qu'il n’était pas celui dont il possédait les souvenirs semblait dur pour le jeune homme, un sourire encourageant se dessina sur les lèvres rosées de la demoiselle. On lui avait peut être imposé les gêne d'un autre mais il était un être unique. Se distinguer de son original semblait coûter à Eron qui n'arrivait pas à faire la distinctions entre ce qui lui appartenait tel que souvenirs et famille, et ceux qu'on lui avait implanté. La Cyborg aux cheveux sylvestre sentit la peine l'envahir, pourquoi fallait il toujours que les scientifique joue avec les sentiment et la vie d’autrui ? Ne se rendaient il spas compte que tout cela ne menait jamais au bonheur des deux parties ?

Quand le blond eut fini son récit, dévoilant les derniers détails de sa fuite et les imprévus qui s'y était présentés, il se tue. Diya vit briller des larmes aux coins de ses yeux bleus et se sentit coupable de l'avoir obligé à dévoiler ce qui paraissait lui causer une grande douleur. Tout en passant ses mains dans ses cheveux ensoleillés Eron lui demanda, ainsi qu'à son ancien domestique, de l’appeler par le nom que le désignait lui, et non celui qu'on l'avait obligé à usurper : Eaden. Il s'excusa ensuite au près de la demoiselle pour ses mensonges. Cette dernière, émue par son histoire, réduisit le dernier mètre qui les séparaient à néant. Sa main, douce et légère, vint se poser sur la joue de l'Hubot tandis que de douces paroles lui échappaient tant elle voulait le rassurer :

" Ne t'inquiète pas, je ne t'en veux pas."

Merks, resté dans l'ombre, les yeux ronds comme des soucoupes, se racla la gorge avant de lancer :

" Quittez la ville, je garderais ceci pour moi mais la situation reste inchangée pour vous. Si quelqu'un vous reconnait je ne donne pas cher de votre peau."

L'homme enfonça sa main rouillée dans sa poche et se tourna, prêt à quitter la rue sans un regard en arrière. Il ajouta toutefois, cherchant à masque l'émotion dans ses mots :

" J'ai été content de voir que vous vous portiez bien. Dorénavant je ferais comme si je ne vous avais jamais connu et vous en ferez de même pour moi. Adieu."

Le Qantik grinçant disparut dans les ombres et Diya reporta son attention sur Eaden. Sa main, auparavant glacée, s’était réchauffée au contact de la peau de l'Hubot. Gênée, la demoiselle laissa tomber son bras le long de son corps et recula légèrement. Elle ne pouvait s’empêcher de toujours vouloir redonner le sourire au personnes qu'elle croisait. La Cyborg aimait apporter du réconfort quand elle en avait l'occasion, offrir un peu de douceur et de chaleur à cette vie cruelle qui nous volait plus qu'elle nous offrait. Après y avoir réfléchi un bref instant la jeune Cyborg offrit une proposition ainsi qu'un sourire au blond :

" Si jamais tu n'as nul endroit où dormir je peux toujours te proposer une chambre au dernier paradis, l'auberge dont j'ai hérité. Elle est loin d'être au mieux de sa forme mais au cœur de Sylva personne ne viendra te chercher des ennuis. "

Revenant à la situation présente la jeune femme se mit à réfléchir à voix haute tout en se massant les tempes :

" Devrions nous remettre cette visite à plus tard ? Pourtant je dois entrer en contact avec cette femme au plus vite ... Mais je ne veux pas te mettre en danger égoïstement ... Peut être pourrions nous attendre la nuit tombée pour reprendre notre chemin ? Nous serions ainsi moins visible et éviterions les forces de l'ordre qui patrouilles dans la foule la journée ?"
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Sam 11 Juil - 3:09

Eaden était tout simplement abattu, l’esprit écrasé par les tonnes de souvenirs désagréables qu’il venait de réveiller. Malgré sa tête au bord de l’explosion et cette tristesse qui lui serrait la gorge et faisaient briller ses yeux, le hubot se sentait définitivement plus léger. Sans même savoir qu’il avait été forcée à le faire, il venait de dévoiler pour la première fois tous les secrets qu’il avait enfoui au plus profond de lui. Il n’avait plus rien à cacher à Diya ni à au vieux Cyborg, et cette mise à nue avait permis à Eaden d’extérioriser la frustration qui l’habitait.

La main de Diya sur la joue d’Eaden et le fait qu’elle ne lui en veuille pas réconforta le jeune homme, qui ne put s’empêcher de penser qu’il devait avoir un certain don pour provoquer l’empathie, puisque ce genre de galères devenait presque une habitude, et c’est toujours un quasi inconnu qui venait l’en sortir.

Eaden salua de la tête après que celui-ci ait fait ses adieux. Il se sentait bien incapable de trouver quelconque mot à adresser à cet homme, qu’il connaissait au final à peine et à qui il venait pourtant de dévoiler sa vie entière. Un sourire sincère ainsi qu’un signe respect fit donc l’affaire, et le vieux cyborg disparut au coin de la ruelle.

Lorsquele hubot détourna finalement le regard de l’endroit où le vieil homme venait de disparaitre, son regard croisa celui de Diya qui lui proposa gentiment de l’héberger dans son auberge, de l’autre côté du désert.

Tout en pressant ses paupières avec ses pouces, comme pour punir ses yeux d’avoir laissé échapper quelques larmes, signes de son émotion qu’il avait si peu l’habitude de dévoiler, il répondit à Diya, légèrement gêné :

« C’est très gentil, merci. Mais… je dois retourner à Cité Neutre rapidement. J’ai quelques proches là-bas et… ils n’ont aucune idée de ce qui m’est arrivé, il va bien falloir que je fasse signe de vie ! »

Eaden se redressa, faisant quelques pas dans l’allée. Tout en écoutant la proposition de Diya, consistant à attendre la nuit pour continuer leur petit périple, il repensait aux mises en gardes du vieil homme. Ce dernier en faisait sans doute trop. L’affaire Eron Heban semblait bien s’être calmée, et Diya ne semblait pas recherchée beaucoup plus activement que lui. Après quelques secondes de réflexion, il répondit finalement :

« C’est peut-être mieux de continuer cette nuit, effectivement. Et puis Anathorey, c’est encore plus beau de nuit ! Ca me laisse un peu de temps pour trouver un moyen de repartir vers Cité Neutre dans les prochains jours. Une auberge dans le coin regroupe pas mal de voyageurs, ça te tente ? C’est une bonne occasion de trouver un convoi pour voyager, et ça nous fera patienter jusqu’à ce soir. »
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Mar 14 Juil - 23:03


Les larmes qui avaient perlés aux coins des yeux du blond témoignait de l'impacte que ses révélations avaient eut sur son moral. La demoiselle regrettait presque d'avoir ainsi abusé de son don pour le forcer à parler, réveillant ainsi un passé dont il n'avait à priori aucune envie de parler. Le jeune homme avait poliment refusé son invitation après avoir recouvré ses esprits, mettant fin à cette séquence émotionnelle. Il déclara devoir retourner au cœur du Sidhe, dans la ville en ruines, où certains de ses proches devaient s’inquiéter de sa disparition. La Cyborg hocha la tête. Était elle la seule que personne n'attendait nul part ? Chassant cette sombre pensée la jeune femme écouta ensuite la proposition d'Eaden concernant cette fameuse auberge où se dirigeaient souvent les voyageurs sur le départs pour former groupes et caravanes. C’était apparemment un lieu sympathique et cela passerait le temps jusqu'à la tombée de la nuit. Diya avait en effet trouvé plus prudent de reporter la suite de leur pérégrinations dans la capitale Unik après la tombée de la nuit par peur de tomber sur des chevaliers en mal d'actions qui n'hésiteraient sans doutes pas un instants à les arrêtés pour les méfaits respectifs. 

La demoiselle tiqua sur une partie de la déclaration du blond. Celui-ci avait affirmé qu'Anathorey était encore plus belle la nuit venue. Les yeux anisés de la Cyborgs se mirent à briller tandis qu'elle imaginait la cité aux lignes épurées illuminée de milliers de lumières chatoyantes. Le design immaculé, ces grands bâtiments qui perçaient le ciel, visibles de si loin qu'ils paraissaient contrôler Origin's tout entier, et au milieu, ces êtres méprisables. Les Uniks. Concentré de colère, de jalousie, et d'avidité, destructeurs et tyrans de ses semblables et de son ancien peuple. Eaden l'avait dépassé de quelques pas et prit la direction du lieu indiqué, la Cyborg sur les talons. Ils arrivèrent bientôt devant une enseigne bien entretenue, rien à voir avec celle où ils avaient passés la nuit, appelée l'Albatros. De grandes fenêtres parfaitement translucides laissaient entrer un flot de lumière dans une pièces aérée où nulles fumées, odeurs désagréables, ou fort taux d'alcoolémie ne devaient être tolérées. Le lieux semblait sein, la barmaid, une femme d'âge mur vêtue d'un jeans et d'un chemisier rouge vif, leur souhaita rapidement la bienvenue et les invita à suivre une de ses employée vers une table où à se joindre aux divers groupes. C’était visiblement une habitude, ici, de se mêler aux autres dans de grands débats et discussions sans que personne ne soit laissé de coté. 

La demoiselle n'avait pas réellement l'habitude de cette ambiance joviale de partage inter-communauté mais elle suivit la serveuse qui leur désigna une table de bois sombre accompagnée de deux chaises et leur tandis à chacun un petit menue sur lequel était listé toutes les boissons proposée. Il y avait également une carte, posée en évidence sur chaque table, mais l'heure n’était pas à la dégustation. Une Phytos aux cheveux d'ébène nattés rassemblés en deux courtes couettes s'approcha d'eux en sautillants. Son énergie débordante faisant frémir la dizaine de colliers de perles colorées entourant son cou et sa robe au motifs léopard moulait sa poitrines et ses hanches fournies tandis que ses bottes montantes taillées dans un cuir clair soulignaient des mollets musclés, sans doutes habitués à la marche, voir la course. A chaque fin de tresses la femme arborait une petite perle tricolore qui dansait à chacun de ses mouvements et même lorsqu'elle engagea la conversation avec le duo l'inconnue avait franchement du mal à tenir sur place sans trépigner.

" Salut vous deux ! Alors qu'est ce qu'on cherche aujourd'hui ? Un groupe sûr pour traverser le Sidhe ? Des gardes du corps pour aller visiter la Cité Neutre ? Où peut être même un guide pour se perdre dans le labyrinthe de verdure de la Silva ?"

La jeune femme héla une serveuse bruyamment et si familièrement que Diya fut persuadée qu'elle était une habituée de l'auberge :

" Gretty pourquoi tu servirais pas nos deux invités ?"

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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 16 Oct - 0:34


Finalement après avoir discuté avec le groupe de voyageurs en tout genre résidant à l'auberge, Diya avait convaincu Eaden qu'elle pourrait continuer sa quête seule puisque qu'un des guides s’était proposé à l'emmener le soir même directement à l'adresse où semblait vivre Madame Draspery. Ainsi le jeune homme pourrait repartir rapidement vers la Cité Neutre, centre des inquiétudes qui semblaient le tourmenter. La demoiselle le remercia chaleureusement avant de commander de quoi boire. L'heure de se quitter arriva rapidement et la Cyborg le salua une dernière fois avant de quitter le lieu derrière le remplaçant de son guide. Ce dernier n’était pas aussi jovial que son prédécesseur et on ne pouvait pas vraiment dire qu'il était bavard. Il se contentait de lui décrire les divers bâtiments qu'ils croisaient et quand ils arrivèrent en vue du manoir il lui fit un rapide signe de la main, lui expliquant qu'il ne désirait pas aller plus loin car il détestait les hauts quartiers de la ville. La demoiselle le gratifia d'un remerciement simple et hâta le pas vers l'immense bâtisse dont l'architecture resplendissante laissait deviner une certaine richesse. Cette femme ne devait pas manquer de moyen. Diya s'arrêta soudain, réfléchissant. Devait elle simplement aller toquer ? La femme la laisserait elle entrer ainsi, la laisserait elle lui exposer la raison de sa présence ? Il fallait essayer.

Les deux hommes à l'entrée n’était visiblement pas décidé à la laisser entrer si simplement, et lorsque la jeune femme leur indiqua qu'elle devait rencontrer Madame Draspery pour affaire ils se mirent à lui rire au nez. L'un lui demanda si elle voulait finir sur les trottoirs d'Anathorey ou de Nordkia, l'autre sa position préférée. La colère monta rapidement et bientôt la dague quitta sa cachette pour se poser sous la gorge d'un des deux gardes du corps. Juste à cet instant une voix impérieuse s’éleva, et les hommes se raidirent :

" Assez ! Vous perturbez mes occupations, de quoi s'agit il ?"

La jeune femme, bien décidée à se faire entendre, poussa les deux idiots et alla directement vers la femme richement vêtue qui leva la main pour empêcher ses chiens de lui sauter dessus. Cherchant un brin d'assurance, la Qantik puisa dans son envie de voir le Dernier Paradis briller à nouveau et elle s'élança alors dans l'explication de son irruption :

" Je viens voir Madame Draspery sur recommandation de ma Grand-Mère, Elya Art'Heas."

L'expression de l'inconnue s'adoucie un instant avant de disparaître derrière un masque hautain et elle lui tourna le dos en l'invitant à la suivre :

" Veuillez m'accompagner, je déteste discuter debout."

Diya haussa un sourcil, était ce elle, la femme dont parlait sa grand-mère ? Pourtant elle ne ressemblait en rien au souvenir qu'elle en gardait. Mais les gens étaient amenés à changer, c’était ainsi. La Noble la mena dans le manoir, le staccato de ses talons sur le marbre stressait la jeune femme, mais elle se contenta de lui emboîter le pas en remarquant à quel point le lieux était décoré avec des goûts luxueux. Était ce ainsi que vivez toutes les grandes familles de la capitale ? La femme poussa de lourdes portes d'un ois sombre, sans doute de l'ébène et l'invita à s'asseoir dans le fauteuil face au sien tout en demandant à une servante de leur apporter du thé. Diya s'exécuté, nerveuse. Elle n’était absolument pas à sa place dans cet environnement mais elle se devait de garder les idées claires. La femme interrompit ses pensées, d’un ton curieux :

" Comment va Elya ? Cela fait quelques mois que je ne reçois plus de ses nouvelles."

La Cyborg pâlit soudainement, cela n’échappa pas à la Noble dont les yeux s'arrondirent un bref instant tandis que le coin de ses lèvres s'affaissait. La jeune femme aux cheveux émeraudes prit la parole, attristée de devoir lui faire parvenir cette mauvaise nouvelle :

" Je suis désolée de devoir vous l'apprendre, ma grand-mère est décédée. C'est pour exécuter sa dernière demande que je suis ici."
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 16 Oct - 1:04


La femme semblait déçue d'apprendre la mort d'une amie. Elle se reprit toutefois rapidement tandis que le servante revenait avec un service à thé en porcelaine et des macarons joliment colorés. Diya se décidé à enchaîner tant qu'elle sentait couler en elle la motivation qui l'avait poussé à franchir ces portes de métal forgé avec soin d'arabesques aux motifs alambiqués. 

" Dans sa lettre, Elya me demandait de retaper le Dernier Paradis. Il est dans un sale état aujourd'hui et ni moi ni ma famille n'avons les moyens de faire pareils travaux de rénovations, pas plus que de rénover les équipements et la décoration. Ma grand-mère pensait que vous pourriez m'apporter votre aide en souvenir du temps que vous avez passé la bas ensemble. Alors je suis venue vous demander de m'aider en finançant les travaux. Ainsi lorsque nous auront retrouvé une fréquentations rentable je vous rembourserait, avec les intérêts que vous aurez décrétés si vous le désirez."

Diya reprit sa respiration, elle avait déballé tout cela d'une trait, sans réfléchir à l'impact de ses paroles. Lorsque la femme se mit à rire la Cyborg ne sut si c’était pour se moquer d'elle gentiment ou parce qu'elle trouvait cela ridicule. Son regard d'acier avait toutefois changé, son éclat acéré resté fixé sur l'adolescente sans ciller, comme pour lire en elle. Quand enfin la Noble se décida à parler après avoir but deux gorgée d'un thé ambré qui sentait divinement bon, sa voix avait retrouvé cette froideur qu'elle avait montré devant les gardes :

" Et si nous faisions autrement ? Voici ma proposition."

Elle mordit dans un macaron au chocolat, prit le temps de le déguster, laissant un suspens insupportable et continua :

" Je financerait entièrement les rénovations du Dernier Paradis en mémoire de mon amie. En échange vous accueillerez mes deux enfants chez vous, loin d'Urban City et ferez en sorte qu'il ne leur arrive rien. Anathorey, tout comme Nordkia et notre maison de vacance dans les prairies, ne sont plus sûre pour eux et je ne supporterais qu'il leur arrive malheur. Vous comprenez ? Sachez toutefois qu'ils sont plutôt turbulents, vous devez avoir le même âge même si vous semblez plus mûre que mon fils. Si cela vous va alors je ferais préparer un contrat écrit à ma secrétaire sous les plus brefs délais. Voilà une occasion que je n'attendais pas et si elle peux vous être profitable alors nous sommes toutes deux gagnantes."

Veiller sur ses enfants, alors qu'ils étaient en âge de vivre seuls ? Et quels étaient donc ces dangers qui planaient sur eux au point que leur mère veuille les éloigner d'Urban City ? Ces questions ne la regardait pas, c’était un maigre sacrifice si cela permettait de sauver le Dernier Paradis. La jeune femme devait accepter. Prenant une grande inspiration elle déclara calmement, intriguée :

" Les termes du contrat me conviennent, mais qu'en sera t il si vos enfants refusent de me suivre ? Je n'ai aucune autorité sur eux, nous ne nous connaissons même pas."

La femme posa sa tasse avec délicatesse sur la coupelle décorée de fleurs de cerisier et lâcha en rigolant doucement :

" Ils le feront parce que je le leur ordonnerait. Mais je suis certaine que vous saurez vous entendre et qu'ils seront heureux de quitter leur vie ici, ne vous inquiétez donc pas pour cela."

Madame Draspery se leva et fit tinter une clochette en argent posée sur la petite table. Presque aussitôt une domestique poussa la porte du petit salon et lui demanda ce qu'elle pouvait faire pour la satisfaire. 

" Appelez Iris, dites lui que j'ai besoin d'elle immédiatement. J'aime faire signer mes contrats lorsqu'ils sont encore frais, ainsi personne ne peux se rétracter. Assurez vous que mon invitée ne manque de rien, je reviendrais dès que les papiers seront prêts."
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MessageSujet: Re: Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]   Ven 16 Oct - 2:51


La servante observa un instant la Cyborg, comme si il y avait quelque chose de dérangeant dans sa présence. Elle se pencha pour remplir à nouveau sa tasse de thé puis se décidé à la questionner :

" Que penser vous de ce thé ? La Duchesse le fait venir de Némoto, je n'en connais pas de semblable."

Diya prit une nouvelle gorgée, laissant le goût imprégner ses papille, savourant son coté fruité et doux à la fois, un équilibre parfait pour un parfum subtile et agréable en bouche. Souriante elle offrit son avis à la domestique :

" Il est excellent je vous l'accorde, j'ai rarement eu l'occasion de goûter pareille saveur. De Némoto vous avez dit ? N'est il pas difficile de commercer entre deux nations qui se détestent ?"

La femme rougit et s'écarta légèrement, gênée :

" Je ne puis vous dire comment la Duchesse gère son import en produits de qualité, je ne suis qu'une modeste domestique heureuse d'être employée dans une si grande maison."

Elle n'eut guère le temps d'en dire plus car la porte venait de s'ouvrir sur Madame ... La Duchesse, cela faisait bizarre, Draspery. Cette dernière était accompagnée d'une femme en tailleur chignon serré et lunettes carrées donnant un air sérieux et professionnel. Il devait s'agir de la comptable ou de la secrétaire dont la Noble avait parlé plus tôt, cette dernière tenait sous son bras un dossier plutôt épais et vint le poser devant la Cyborg avant de lui expliquer poliment :

" Je vous laisse lire le contrat et le signer sur la troisième et la dernière page. Anna à déjà accepté."

Anna ? Ainsi tel était le prénom de la Duchesse anciennement amie de sa grand-mère. Délaissant son délicieux thé, la jeune femme lut méticuleusement chaque lignes de l'imprimé avant d'apposer ses initiales et sa signature là où elles étaient demandées. Enfin elle rendit le dossier à la secrétaire qui avait gardé cet air concentré tout en l'observant, comme pour être sûre qu'elle avait bien consenti à chacun de ces mots, et cette dernière disparut rapidement en refermant la porte derrière elle. Suite à cela, la Duchesse lui tendit la main en déclarant, amusée :

" Contente d'avoir trouvé un accord qui nous convient à toutes deux. Vous pouvez m’appeler Anna, nous faisons un peu partie de la même famille désormais. Je ne vais pas vous retenir d'avantage, j'ai d'autre affaires  qui requiert mon attention et je suppose que vous préférez retourner au Dernier Paradis au plus vite. Je vais vous donner l'adresse où trouver mes enfants."

Saisissant un bloc note, la Noble y écrivit la façon dont rejoindre sa maison de vacance en lettres attachées qui s'étiraient joliment. Cette dernière se trouvait dans les prairies proche des rivières Eracléas. Cela ne plaisait pas plus que cela à la jeune femme de faire un tel détour mais après tout elle avait donné sa parole. C’était la seule façon d'obtenir l'aide de la Duchesse et Diya préféra se dire que c’était bien peu en serrant la main de la femme. D'un signe de tête faussement amical car elle ne faisait pas confiance à cette Anna, la Qantik la salua :

" Vous m'en voyez également ravie Anna, appelez moi Diya en retour. Effectivement, une longue route m'attend et je ne voudrais pas vous imposer ma présence. Je vais donc prendre congé."

La servante la raccompagna jusqu'à l’extérieur et lui souhaita bonne route. Une fois qu'elle se fut éloignée la jeune femme se demanda ce que cet accord allait réellement lui apporter. De nouvelles perspectives de rétablissement d'ouvraient toutefois pour l'auberge, et en cet instant, c'est de ce bonheur qu'elle voulait profiter. La Cyborg allait pouvoir réaliser la demande d'Elya. Un doux sourire rêveur effleura ses lèvres, la tête pleine de rêves, tandis qu'elle prenait la direction des prairies.
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Les ombres d'Anathorey [Diya et Eaden Heban]

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