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Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]

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MessageSujet: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Dim 3 Mai - 21:50


Diya avait finalement parcourut les quelques mètres restants entre le petit village de ses parents et Némoto. Alors qu'au départ elle avait souhaité se rendre directement à Anathorey trouver cette Dame dont sa grand-mère parlait dans la lettre, l'idée de franchir le désert sans provisions lui avait semblé stupide. La jeune femme s’était également dit qu'elle pourrait surement trouver un bon ébéniste et quelques meubles de récupération pour rétablir le Dernier Paradis. Peut être certaines personnes ayant connu Elya lui prêteraient elles mains fortes. Aux vues de tous les travaux à faire cela ne serait pas de trop mais la Cyborg préférait ne pas compter sur les autres. Soupirant elle pénétra l'immense cité où végétation et habitations occupaient harmonieusement l'espace. Ici et là de grands saules et merisiers centenaires étendaient leurs branches noueuses et projetaient des ombres bienveillantes sur la cité. 

Le matin même la demoiselle avait choisit sa plus belle robe, d'un blanc immaculé retenue dans le dos par un anneau d'argent. Le même anneau, si ce n'est plus petit, ceignait le bras gauche de la femme afin de retenir le tissus. Ses longs cheveux émeraudes ondulaient au grès de ses pas, dispersant les rayons de l'astre de feu en myriades de reflets sylvestre qui dansaient sur les murs et façades devant lesquelles la Qantik passait. Elle atteignit bientôt une place et constata qu'un groupe, en son cœur, semblait plutôt agité. Diya s'approcha discrètement, se mêlant à la foule pour satisfaire sa curiosité. Une belle Hybrid aux cheveux auburn pleurait à chaudes larmes. D'age mur, sans doute la quarantaine, elle paraissait en proie à une douleur intarissable. Un homme la serrait contre lui, dans un vain effort de la calmer. Sans doute était ce son mari, ou un amis, on pouvait les deviner proches à la façon dont la main de la femme enserrait celle de l'homme. 

En se faufilant entre les différents individus du rassemblement Diya parvint à approcher des premiers rangs et à distinguer la scène dans son ensemble. Ses yeux s'arrondirent alors de stupeur. Sur le sol s’entremêlaient des cercles de différentes tailles, ils étaient accompagnés d'étranges caractères, de dessins asymétriques et d'arabesques tracés précisément dans un carmin cru. Deux Anemos se mirent à murmurer tout prêt d'elle et la jeune femme tendit l'oreille pour saisir leurs propos, cependant seule la femme aux boucles d'oreilles garnies de perles nacrées parlait de façon suffisamment audible pour que Diya entende  :

" Encore un, ça ne s’arrêtera donc jamais ! C'est leur faute ! ... Mais si ça ne peut être qu'eux ! ... Bien sur que j'en suis certaine ! ... C'est déjà le troisième cette semaine ... Oui, je plaids les parents du malheureux."

L'Hybrid s'exprimait en faisant de grands gestes et la Qantik n’était pas parvenue à saisir de quoi parlaient les deux femmes. Elle contourna un homme plutôt imposant et s'avança vers elles. D'une légère révérence elle s'invita devant les commères et demanda avec un intérêt contenu :

" Excusez moi de vous interrompre, je viens de revenir à la capitale et j'ai l'impression d'avoir loupé de nombreux événements. Je pensais que, peut être, vous pourriez m'indiquer ce que vous saviez sur cette situation."

La première Dame, vêtue d'une longue robe de couleur crème dont le décolleté échancré dévoilait presque le nombril s'exclama, d'un air faussement choqué, en en faisant des tonnes :

" Comment ?! Vous ne savez rien de cette catastrophe ?!"

Devant l'air contrarié de Diya, son amie, du moins c'est ce que concluait la Cyborg, intervint :

" Cela fait deux semaines que des enfants disparaissent. A chaque fois il y a ces ... dessins ridicules sur le sol aux derniers endroits où on les aperçoit, c'est étrange n'est ce pas ? Personne ne sait  s'il s'agit d’enlèvement ou de meurtres et ça fait jaser toute la ville. "

La blonde platine à forte poitrine posa ses mains sur les hanches et se pencha en avant, faisant rebondir ses chairs inutiles en argumentant :

" C'est peu de le dire !"

Son commentaire, tout à fais insignifiant fit soupirer intérieurement la demoiselle. Elle était bien contente d'avoir grandit hors de la capitale, loin de toutes ces enfants maniérées. Diya remercia poliment les deux femmes qui continuèrent à caqueter, murmurant pour elle même la demoiselle déclara :

" Il faut tirer cette histoire au clair."

Juste avant d'entrer en collision avec une personne qui passait par là et de s'excuser honteusement en se redressant :

" Désolée, j'avais la tête ailleurs ..."


Dernière édition par Diya le Mar 3 Nov - 17:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Ven 8 Mai - 18:56

Eh ! Tu peux pas regarder devant toi !

L'enfant tira audacieusement la langue à la cyborg puis s'enfuit en courant pour aller rejoindre ses amis de son âge et se moquer des adultes. Peut être que dans l'après-midi ils iraient saccager les champs des voisins.
Enaej fronça les sourcils et se dirigea vers la fille au cheveux pommes.

Excuse le, c'est un sale gosse...

Elle se tourna vers le groupe d'enfants

Eh là viens dire pardon, espèce de mioche !

C'est ça ! Jamais de la vie !

Ok bah je vais le dire à ta mère !

Elle se retourna vers la jeune femme et soupira en secouant vaguement la tête, puis la regarda d'un air détendu, le seul signe de sa gêne était la manière dont elle passait nerveusement la main dans sa tignasse.

Hum, tu sais, moi je dis ça mais en vrai je les aime bien. J'ai plutôt peur qu'avec ces histoires d’enlèvements...ENFIN BREF

Elle se repris avec l'air coupable de ceux qui en disent trop puis s'arrêta quelques secondes pour réfléchir.

Bof, de toute manière tout le monde est au courant, mais entre nous, si tu viens pour résoudre cette affaire, t'es plutôt mal barrée. Je vais te dire, même avec mes talents de camouflage, j'ai rien vu. Enfin si, j'ai vu, mais le truc c'est qu'il n'y a rien à voir. Ou alors ils le cachent très bien. J'ai suivi une bande de gamins comme ça un soir, mais au moment ou mon instinct me disait que le danger approchait, je me suis...endormie. Mais pas juste endormie, j'ai été forcée de le faire !

Elle avait commencé en chuchotant, puis s'était laissée emportée par son récit sans se rendre compte que tout le monde la regardait hurler. Elle rit un peu d'un air bête, sa bouche figée en un rictus. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû commencer. Elle s'éloigna vivement de la fille à couettes dont elle s'était rapproché au fur et à mesure que son enthousiasme l'envahissait.

Les regards des hybrids autour d'elle étaient passés d'une bienveillance envers la jeune Enaej que tout le monde connaissait et plaignait pour la perte qu'elle avait récemment vécu, à une dureté des traits qui brusquement les rendaient beaucoup moins gracieux que les gravures des livres dans lesquelles ils resplendissaient de beauté.

Elle sentait la colère monter en elle petit à petit mais se contint. Evidement, c'était la chose qu'elle savait faire le mieux : dissimuler. Tous, ils avaient pitié d'elle et disaient l'aimer. Elle était la bienvenue dans ce village, mais seulement elle. Et ça ne lui suffisait pas. Ils disent qu'ils regrettent ce qui est arrivé à sa sœur. Pourtant, c'est bel et bien de leur faute ce qui est arrivé. A cause de leurs préjugés idiots sur les races et leurs limites mentales qu'ils s'imposaient eux même.

Enfin, là n'était pas le sujet, elle se dit qu'il était temps qu'elle parte, et plus vite que ça. Elle commença à s'éloigner énergiquement, mais s'arrêta pour finalement se retourner. Elle regarda la jeune femme dans sa robe blanche, observa son visage, ses yeux surtout. Elle la jaugeait. Pouvait elle lui faire confiance ? Et encore, peut être que ça n'avais été qu'une impression et que l'histoire des enlèvements ne l'avait pas intéressée. Mais dans ce cas, qu'avait été la petite lueur qu'elle avait vu dans ses grands yeux verts ? Elle fit un pas, lentement et prudemment, vers la fille et plissa légèrement les yeux. Alors elle demanda doucement :

Est ce que tu serais prête à venir enquêter, avec moi ?

Les Hybrids autour d'elle se crispèrent. Elle ne savait pas pourquoi elle avait demandé ça. Mais elle ne regrettait pas.


Dernière édition par Enaej Idyl le Dim 24 Mai - 22:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Ven 8 Mai - 22:59


Tout en relevant les yeux la Cyborg constata qu'elle avait bousculé un enfant mais fut soulagée de voir qu'il n'avait rien. Tirant la langue avec effronterie tandis que ses grands yeux noisette la dévisageaient après lui avoir dit de regarder où elle allait. Il partit sans un mot de plus et disparut dans la foule avant de gagner un groupe d'enfant, sans doute du même âge. Le regard de la demoiselle avait suivit le chemin du garçonnet et sourit en le voyant éclater de rire bruyamment avec ses amis. Elle n'arrivait pas à en vouloir à cette insouciante jeunesse qui pétillait dans ses yeux.Du coin de l’œil Diya vit une femme s'approcher d'elle. Ses cheveux ivoires encadraient un visage aux yeux sombres dont elle ne discernait pas la couleur à cette distance. La Qantik crut d'abord qu'elle venait la réprimander, peut être même était ce la sœur ou la jeune mère de l'enfant, même si la deuxième option paraissait peu probable. 

Quand toutefois elle la vit gronder le garnement qui continuait de se moquer d'elle à distance elle relâcha la tension qui s’était accumulée dans ses muscles. Diya n’était pas là pour se faire remarquer, c’était bien la dernière chose dont elle avait besoin. Tous en se passant la main dans la crinière nacrée l'inconnue s'approcha et déclara qu'elle avait beau réagir ainsi elle appréciait ces enfants, ce qui fit comprendre à la Cyborg qu'elle n’était pas la sœur de l'enfant, sans doute même d'aucun de ceux présent. L'Hybrid s’inquiétait autant que les autres pour les jeunes enfants de la Sylva et un sourire tendre et inquiet prit possession de ses traits. Lorsqu'elle s'interrompit un air coupable fusa puis elle se reprit et ajouta après avoir laissé un blanc dans le fil de la conversation :

" Bof, de toute manière tout le monde est au courant, mais entre nous, si tu viens pour résoudre cette affaire, t'es plutôt mal barrée. Je vais te dire, même avec mes talents de camouflage, j'ai rien vu. Enfin si, j'ai vu, mais le truc c'est qu'il n'y a rien à voir. Ou alors ils le cachent très bien. J'ai suivi une bande de gamins comme ça un soir, mais au moment ou mon instinct me disait que le danger approchait, je me suis...endormie. Mais pas juste endormie, j'ai été forcée de le faire !"

La voix de la femme avait commencé avec une tonalité basse, celle qu'on utilisait pour parler d'un sujet tabou. Puis elle avait atteint le volume le plus haut, criant presque, comme si la folie avait envahit son dialogue. Comme si la frustration s’échappait de ses mots. Quand l'inconnue se rendit compte que la plupart des personnes présentes avaient les yeux fixés sur elle un petit rire lui échappa et elle fit demi-tour a grands pas. Diya n'avait pas dit un mot, n'avait pas même eut le temps de réagir aux dire de l'Hybrid, et pourtant elle avait déjà des milliers de questions en tête. La Qantik mourrait d'envie de la rattraper, de les lui poser toutes ces questions, de les laisser fuser, s’échapper, attaquer la démesure de la réactions de la masse de gens qui, tous, semblaient choqués que ces mots aient été prononcés à voix haute. 

La jeune femme aux cheveux émeraude fit un premier pas , avant qu'elle n'en fasse un deuxième l'inconnue s’était arrêté, ses yeux la scrutaient, perçait à jour ses humeurs, ses pensées, le moindre de ses secret. Diya se sentit nue fasse à ce regard et elle se figea, gênée, se demandant si l'inconnue pouvait lire son âme, toutes ses interrogations. Un pas de l'Hybrid réduisit la distance séparant les deux femmes. Les milliers de critiques et de reproches retenues derrières les lèvres des villageois pesaient sur l'instant comme une immense épée de Damoclès. Prête à s'abattre au moindre mot. 

" Est ce que tu serais prête à venir enquêter, avec moi ?"

Les mots, si simples, innocents, firent l'effet d'une bombe sur la place. Tous les Hybrids présents se crispèrent. Qu'ils aient devinés ou non la nature de la Qantik ils semblaient peu enclins à laisser quiconque se mêler de cette affaire, et encore moins des étrangers. Leurs yeux criaient leur désaccord avec violence, l'air était lourd. Diya voulut disparaître sous terre, être au centre de l'attention lui donnait des sueurs froides. Elle devait rompre le silence, dire quelque chose. N'importe quoi. Elle se rendit compte à cet instant qu'elle avait arrêté de respirer et prit une grande inspiration avant de répondre avec calme, d'une voix posée :

" Pouvons nous discuter de ceci ailleurs ?"

Diya traversa la place sous les flèches meurtrières que lui lançaient mentalement les habitants de Némoto. Qui étaient ils pour juger les autres après tout ? Si elle voulait trouver la solution à cette énigme la jeune femme ne devait pas compter sur leur bénédiction. Pas plus que sur leur participation. D'un pas lent, sans se forcer, pour bien prouver qu'elle ne fuirait pas, la Cyborg se dirigea vers la femme puis la dépassa, s'attendant à ce qu'elle la suive. La demoiselle s'enfonça dans la première rue qu'elle croisa. Une fois hors de la vue de l'attroupement elle se sentit tout de suite mieux et un soupir lui échappa avant qu'elle ne triture le grelot d'argent entre ses longs doigts fins. Allait elle venir à présent ? 
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Jeu 14 Mai - 16:28

Elle venait de lui proposer de venir avec elle. Sur un coup de tête, comme ça. Elle commençait à regretter sa demande lorsque l'inconnue lui suggéra d'aller en parler un peu plus loin. Alors elle se leva et la dépassa. Enaej se retourna pour la suivre du regard. Finalement, elle lui plaisait bien, les coins de ses lèvres se relevèrent légèrement. La jeune femme passait entre les hybrids et restait de marbre face à leur mépris, elle avançait lente et droite, avec grâce, certes, mais pas celle habituelle des hybrids. Bizarre, se dit Enaej. Elle jeta un petit regard amusé autour d'elle et suivit les longues couettes vertes qui s'éloignaient de la place.

Lorsqu'elle arriva dans la ruelle, elle reconnu la fille de dos, qui s'était un peu voutée depuis sa sortie magistrale, juste un peu.. Pas si intouchable que ça, se dit Enaej. Elle attendit un peu puis toussa pour signifier sa présence. La jeune femme s'étant retournée, elle lui lança un sourire. Pas très grand, mais franc.

Salut. Je ne sais pas si je me suis déjà présentée, mais moi c'est Enaej. Et toi ?

Elle se pencha en arrière pour jeter un coup d'oeil de l'autre coté du mur, où la foule étaient revenue à ses préoccupations futiles. Déjà, les gens jetaient des regards aux vitrines alentours, trouvant bien plus intéressant les nouvelles gammes de chaussures disponibles en plusieurs coloris que la vie de leurs enfants. Encore une chose qu'Enaej ne comprendrait peut être, voir sûrement jamais. Quoique, se dit-elle, tout le monde n'est pas comme ça, calmons nous et n'en faisons pas une généralité.

Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait mal au dos, elle se souvint de la fille aux yeux verts, elle devait avoir l'ait bête à rester accrochée au mur comme ça ! Elle se redressa en grimaçant, quelle Mamie, c'est pas possible... elle failli sourire, mais la douleur dans sa colonne vertébrale transforma son essai en une grimace terriblement laide. Elle crut apercevoir une lueur d'amusement dans les yeux de son interlocutrice, mais peut être n'était ce qu'une impression. Elle repris contenance en haussant les sourcils d'un air elle l'espérait assez digne.

Bien. Parlons sérieusement.
Tu sais, si les gens nous regardent comme ça, c'est parce qu'ils ont peur, je pense.
On peut les comprendre, après tout, il s'agit de vies, et d'enfants qui plus est. Mais passons.


Pour l'enquête, sache que même si je t'ai proposé de venir avec moi, cela ne signifie pas que je te ferai confiance tout de suite... Ceci dit, tu m'a l'air d'une bonne personne. Si tu acceptes j'aimerais que l'on aille regarder vers le dojo : selon des rumeurs, une secte du nom de Rubrum Luna s'y réunirait certaines nuits, et c'est par là que les enfants ont disparu. Mais avant tout, il faudrait réunir des informations. Peut être pourrions nous interroger les parents des victimes. Bien sûr, tu n'est pas obligée d'accepter... Mais je suis bien sûre que ce n'est pas ton genre de laisser seules des personnes en difficulté n'est ce pas ?

Elle lui offrit un grand sourire digne d'une publicité pour dentifrice. Oui, ça s'appelle bien de la manipulation, et pas très discrète en plus. Enfin, pas très discrète, mais efficace, se dit Enaej. Tant que ça marchera, elle ne se plaindra pas. Elle aurait pu dire que les parents donneraient probablement de l'argent pour qu'ils résolvent la mission, mais elle était intimement persuadée que ça n'aurait pas été un bon argument.

Et oui, elle avait besoin de quelqu'un, elle ne pouvais pas résoudre cette enquête seule, elle avait déjà essayé. Cette idée lui déplaisait: elle n'avait été en collaboration en mission qu'une fois, et cela s'était si mal passé que ça avait d'ailleurs été la dernière. Malgré tout, cette fois, la situation était différente : elle avait elle-même choisit son acolyte. Enfin, cela restait encore à vérifier car il fallait pour cela que la bouche de cette jeune femme s'ouvre, et que se soit pour prononcer une réponse positive.

Alors Enaej pris une respiration, cligna lentement des yeux, et se concentra sur l'expression des yeux verts. Elle regarda attentivement et laissa son instinct la guider. Ainsi, lorsque ses poumons se remplirent d'air, elle pensait sérieusement que la bouche lui répondrait oui.


Dernière édition par Enaej Idyl le Dim 24 Mai - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Sam 16 Mai - 21:03


Un toussotement fit se retourner la Cyborg, l'Hybrid se trouvait là, elle l'avait suivit après tout. Elle lui rendit poliment son sourire avant de l’écouter se présenter puis de lui répondre :

" Diya, contente de rencontrer quelqu'un qui ne semble pas aussi indifférent à ces événements."

La femme se tourna soudain, se penchant en se maintenant au muret afin d'observer la place de l'endroit où elles se trouvaient. La Cyborg trouva cela amusant bien qu'elle sache à quoi s'attendre de la part de ce type de personnes. Ils étaient sans doute déjà tous retournés à ce qu'ils faisaient avant que la disparition ait lieu. Sans même tenir compte de cet avertissement. Elle l'avait vu faire si souvent, un soupir distrait lui échappa tandis qu'Enaej se redressait en grimaçant après être resté trop longtemps tordue à observer le jeu de scène de ces passants. Elle lui donna son point de vue, l'excuse qu'elle offrait à ces gens qui, d'après Diya, ne le méritaient pas. Quand la jeune femme lui parla de confiance elle hocha la tête, signifiant qu'il en allait de même pour elle. La demoiselle aux cheveux émeraudes n'avait pas l'habitude de croire qui que ce soit. Même après avoir confié sa vie à Iro dans les labyrinthe du Sidhe tous lui paraissaient toujours prêt à trahir pour gagner avantage de la situation. 

Diya écouta le plan d'action de sa nouvelle partenaire de recherche et ignora sa dernière question d'un froncement de sourcil flagrant. Si la vie de ces enfants et la peine que leur disparitions causaient à leurs proches ne l’intéressait pas la Cyborg n'aurait pas prit la peine de l’entraîner vers cette ruelle afin d'ouvrir le dialogue. Non, elle aurait simplement passé son chemin, comme tous ces enfants de Mère Nature qui préféraient fermer les yeux. Elle n’était pas comme eux, elle se refusait à laisser ce monde croupir sous un voile ou seul son propre intérêt à de l'importance. Elle regardait la vérité droit dans les yeux, c'est ainsi qu'elle avait décidé d'avancer après sa rencontre avec Rudolph. Elle prit une légère inspiration avant de répondre, les traits neutres, prenant en compte toutes les informations qu'elle avait obtenue jusque là :

" Il serait sans doute préférable de contacter les parents en premier, peut être que ceux qui enlèvent ces enfants les choisissent en fonction de certains caractéristiques ? Auquel cas nous devons découvrir lesquels et mettre en sûreté ceux qui leur sont identiques. Une fois que nous auront recueillis suffisamment de témoignages pour pouvoir établir un lien entre les enlèvements je te suivrais volontiers au dojo. Mieux vaut être bien informée qu'attaquer à l'aveuglette."

Diya fouilla dans son sac et se saisit d'une carte de la ville. Elle traça un cercle rouge sur la carte là ou l'enfant venait de disparaître, sur la représentation de la grande place et montra le résultat à Enaej :

" Si chaque parents nous indique où à disparut son enfant peut être qu'on pourra établir un schéma ? Si ces gens prennent un quartier au pif, un enfant selon convenance, ou s'ils fonctionnent avec minutie en suivant un cycle bien défini nous pourront deviner ou aura lieu le prochain. Même si je préférerais qu'il n'y en ai pas ..."

Elle laissa un léger silence s'installer. L'idée que l'on puisse vouloir du mal à des enfants la mettait hors d'elle. La demoiselle se gifla mentalement et demanda à la Phytos, ce qu'elle avait fini par remarquer en observant son bras couvert d’écorce qui semblait fusionner avec sa chair :

" Qu'est ce que tu en penses ?"

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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Dim 24 Mai - 22:45

La jeune femme venait de sortir une carte de son sac et elle traça un cercle rouge dessus, puis elle la retourna pour lui montrer.

Si chaque parents nous indique où à disparut son enfant peut être qu'on pourra établir un schéma ? Si ces gens prennent un quartier au pif, un enfant selon convenance, ou s'ils fonctionnent avec minutie en suivant un cycle bien défini nous pourront deviner ou aura lieu le prochain. Même si je préférerais qu'il n'y en ai pas ...

Enaej la regarda pendant un instant de silence, cette fille l'intriguait, il y avait quelque chose de pas très net chez elle, et elle n'était pas encore capable de déterminer si ce secret était une bonne ou une mauvaise chose.

Qu'est ce que tu en penses ?

Enaej soupira. Elle ne pensait pas que les assassins suivent un schéma traçable sur une carte. Cela ne marche que dans les histoires qui font peur que lui racontait son père … ou lorsque les meurtriers cherchent à énerver les gens qui vont enquêter sur eux.

Je trouve ça peu probable. Si ils laissent une piste aussi grosse, c'est que ou ils sont bêtes, ou ils se fichent de nous. Et comme le deuxième cas sonne plus vrai, cela voudrait dire qu'ils sont encore plus fourbe. Ou alors, si c'est bien une secte, il s’agirait d'un circuit, une sorte de rituel, un chemin tracé par leur Dieu qu'ils sont obligés de suivre sous peine de lui déplaire. Mais quoi qu'il en soit, même si je ne suis pas convaincue, il ne faut pas éliminer cette piste. Après réflexion, elle me semble presque plausible, et puis ça ne coute rien de demander, puisque de toute manière on ira interroger les parents.

Enaej se tut en se disant que si elle continuait à parler autant, son acolyte n'hésiterait pas à fuir dans la première ruelle qu'elle verrait alors qu'elle serait persuadée que la jeune femme la suivait. Elle ferma la bouche en attendant une approbation de la part de la fille.

Enfin bon ! Il est temps de se mettre en route ! Taïaut !

Elle commença a marcher, mais rendue au bout de la rue, elle se rendit compte qu'elle marchait dans le mauvais sens, alors elle se retourna en aillant au passage failli heurter sa nouvelle associée. Elle se redressa en haussant les sourcils d'un air très digne et sortit de la rue en avançant lentement comme une princesse. Une fois dos à Diya, elle se permit un sourire, elle ne pouvait définitivement pas s'empêcher de faire son cinéma dès qu'elle le pouvait.

Alors, sûre que la jeune femme la suivrait, elle déambula à travers les rues qui lui étaient bien connues sans faire attention aux obstacles, elle regardait le ciel en évitant tous les trous du sol. Les gens dirait que c'est un jeu, que ça l'a toujours amusée de faire ça mais même s'il est vrai que cela lui procurait un certain plaisir, il s'agissait plus d'un entrainement, un devoir de mémoire. Elle secouait vaguement mais gaiement la main aux gens qui la saluait chaleureusement, on s'approchait d'un quartier qu'Enaej aimait bien. Les gens étaient plus sympa ic …

Ce qui devait arriver arriva : Elle se cassa gracieusement la figure en s'étalant de tout son long sur les pavés.

Aaaaaaiiiiiiiiiie …
Arrêtez je la connais cette rue y avait pas de trous ici avant !


Elle criait derrière les gens qui se fichaient clairement d'elle. Elle se redressa, les joues légèrement rosées et continua son chemin. Elle passa devant un vieux magasin. Elle n'y était jamais entrée mais le connaissais pourtant par cœur. Elle détourna les yeux de la vitrine poussiéreuse et tourna à droite. Elle se retrouva devant une petite porte en bois qui pouvais s'ouvrir au milieu horizontalement. Elle toqua à la porte et sentit la bonne odeur du pain qui … Ah ! Enaej souffla des narines. Ca sentait le brulé ! Une femme vient ouvrir, les lèvres étirées par le sourire complaisant du bon vendeur et les yeux embués par la tristesse de la perte qu'elle venait de vivre. Suite au geste de bienvenu de la dame, Enaej se glissa doucement dans le magasin en essayant d'inspirer le moins possible de fumée et de cendres de pains carbonisés. Alors elle se tourna enfin vers Diya pour voir sa réaction.
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Mer 27 Mai - 13:54


La Cyborg fronça les sourcils quand Enaej lui donna son avis sur ce qu'elle avait avancé plus tôt. Elle lui fit clairement comprendre qu'elle n’était pas convaincu par la théorie selon laquelle les coupables suivaient un "chemin" précis dans leurs agissements. Finalement la Phytos se ravisa et décida qu'elles pouvaient bien poser la question aux parents des disparus, ça ne coûtait rien et si un certain profil se dessinait cela apporterais toujours des précisions en plus. Aucun indice ne pouvait être négligé. Ce fut la demoiselle aux cheveux immaculés qui donna le signal de leur départ. Diya l'observa revenir sur ses pas, prenant la direction de la grande place et attendit, intriguée qu'elle veuille retourner sur leurs pas. Son impression lui donna raison quand la jeune femme se tourna subitement, revenant vers la Qantik qu'elle faillit percuter dans sa précipitation. Son visage exprima un sentiment que Diya n'eut pas le temps d'identifier. Déjà Enaej se trouvait dos à elle, avançant à pas lents et élégants vers la sortie de la ruelle.

La rue qu'elles empruntèrent ensuite était accidentée, il avait de nombreux nids de poules et la Cyborg était contrainte d'observer où elle mettait les pieds contrairement à l'Hybrid qui regardait les nuages, evitant gracieusement chacun des creux sans jamais se tromper. Diya finit par comprendre qu'il s'agissait d'un jeu de mémoire, et que, par conséquent, Enaej devait connaitre le coin par cœur. Ce qui fut confirmé par les nombreux sourires et salutations qu'on lui adressa auxquels la demoiselle répondait chaleureusement. La Qantik, elle, se contentait d'hocher la tête en souriant. Certaines personnes lui rendirent son sourire, d'autre haussèrent un sourcil, se demandant sans doute qui elle était. Les autres eurent une moue de désapprobation, et, craignant que son secret soit découvert avant d'avoir put mener l'enquête, Diya accéléra le pas. C'est à ce moment qu'elle assista a la chute théâtrale de la femme. Les passants s'arrêtèrent pour rire, se moquant de ses enfantillages, les jeunes Hybrids qui jouaient dans la rues rirent à gorges déployées. Qu'il était agréable de voir autant de bonne humeur, même si la Cyborg se sentait un peu à l'écart. Elle n'arrivait à se fondre dans cette ambiance guillerette et bon enfant. Comme si tout ce qu'elle avait vécu en Sylva lui rappelait sans cesse qu'elle n'appartenait plus à ce peuple, qu'elle n'avait pas le droit de tenter de s'immiscer dans leur vie. Serrant les poings un bref instant elle prit une grande inspiration, se retenant de pouffer devant le visage déconfit d'Enaej qui marmonnait que ce trou n'avait jamais été là auparavant. N'en pouvant plus la jeune femme laissa finalement exploser son rire cristallin tandis que l'Hybrid, vexée, piqua un fard en s’éloignant rapidement.

Les deux femmes arrivèrent devant une boutique, sans doute une boulangerie aux vues des articles présents dans la vitrine. Cette dernière, poussiéreuse, témoignait d'une négligence récente. Diya suivit la Phytos à l'arrière du magasin, et s’arrêta devant une double porte en bois sombre d'où s'échappait une odeur de viennoiseries brûlées et de pain chaud. Une Phytos au regard envahit par la peine malgré un sourire de bienvenu, vint ouvrir après qu'Enaej eut toqué.  La femme, surement la propriétaire de la boutique, les fit entrer. Pas un seul client ne se précipitait devant les vitrines, pourtant bien remplies, d'où émanaient de délicieuses odeurs une fois qu'on réussissait à se défaire de celle, calcinée, de la dernière fournée. Invendable tant elle était noire. La tristesse de la boulangère se ressentait dans toute la pièce, oppressante, envahissante, et ce silence qu’aucunes d'elles n'avaient osé rompre pour l'instant devenait trop lourd à porter. Diya sentit le regard de la Phytos, et le prit comme un encouragement. Elle s'avança vers la mère en deuil et demanda d'une voix d'une, après s'être présentée :

" Je me nomme Diya, avec Enaej nous enquêtons sur les disparitions d'enfants. Si vous aviez des éléments, même les moindres petits détails à nous donner, cela pourrait nous être utile. "

Elle regarda Enaej d'un air gêné, était ce la mère de l'enfant qui avait disparu sur la place ? Était ce une fille ? Un garçon ? La demoiselle n'avait aucun indice pour poser des question. Elle regretta que l'habitante de Némoto ne lui ai donné aucune information avant d'entrer dans la boutique et tenta de lui faire comprendre, par son regard, qu'elle n'avait pas assez connaissance de la situation de la femme pour continuer son interrogatoire sans lui causer de la peine inutilement.
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Dim 7 Juin - 17:35

Après que Diya soit entrée, Enaej ne sut que dire, ainsi elle laissa la jeune femme parler à sa place et demander à la mère si elle avait des informations. A ce moment là, comme elle relevait la tête, elle vit le regard émeraude insistant qui la fixait. Un semblant de détresse, c'était normal après tout, l'ambiance … oh ! Enaej venait de comprendre, elle avait totalement omis des informations !

  Elle fit une petite grimace d’inconfort en se demandant comment elle pourrait prendre sa camarade à part sans paraître impolie. Lorsque elle lançait un regard de plates excuses à celle-ci, l'occasion se présenta d'elle même : Leur hôte leur proposa d'une voix légèrement tremblante un rafraichissement. Se rendant compte qu'elle avait de plus la gorge extrêmement sèche, elle en profita immédiatement :

Avec plaisir, madame, ce sera un simple verre d'eau pour moi. Merci.

  Elle fit un petit sourire compatissant et regarda la femme s'éloigner. Alors elle s'approcha de Diya et chuchota :

Je suis désolée, ça m'était sortie de la tête, un instant j'ai cru que tu savais tout
alors que je n'ai rien dit. Alors il s'agit de la mère de la victime. C'était son unique fils.
Ils possèdent une boulangerie dans laquelle j'allais acheter des bonbons avant.
Mais manifestement la qualité a nettement baissée depuis l'accident.
Les gens qui voulaient acheter du pain ici faisaient la queue jusqu'à l'extérieur du magasin !

  Elle jeta un petit coup d'œil triste à la grande salle terriblement vide et au parquet sombre et poussiéreux.

La mère s'occupe de vendre ce que fait le père. Il doit donc être dans les cuisines, je pense.
On ira tout à l'heure s'ils veulent bien. Essayons de parler avec tact,
il ne faudrait pas qu'ils se mettent sur la défensive et nous demandent de partir,
je ne suis personnellement pas très douée pour ça. Il paraît que je fait fuir les gens,
une connerie comme quoi je serais trop directe. Enfin bref j'aurai besoin de toi.
Cependant, à l'origine ce ne sont pas des personnes très … honnêtes on va dire, surtout le père.
Il a des choses à cacher, anciennes et actuelles et on soupçonne des activités
peu orthodoxe avec justement des sectes. Si jamais tu ressent qu'il ment,
dis le moi, alors nous subtiliserons les informations qui nous manque.
Et puis il se peut aussi qu'il ai …


  Un violent bruit de verre brisé se fit entendre et Enaej tourna brusquement la tête. Ça venait des cuisines. Elle le signifia rapidement à sa partenaire et couru en direction du bruit. Lorsqu'elle poussa la porte, son regard mit un moment à se fixer sur se qu'elle recherchait. Alors elle vit les morceaux épars de verre sur la pierre, tans pis pour son eau !

  Elle leva les yeux. La mère était figée, les yeux écarquillés fixés sur le sol. Le père se tenait face à elle, quoiqu'ils fussent séparés par un plan de travail. Ses sourcils froncés furent la seule chose qu'Enaej pu voir car dès qu'il aperçu cette présence étrangère, son visage devint impassible. Elle fronça à son tour ses sourcils : elle se méfiait.

  Cette façade sans expression camouflait-elle une grande tristesse ? une colère ? Ou alors quelque chose de plus sombre ? Bon, essaya de se calmer Enaej, ne partons pas avec autant d' a priori. Il se peut qu'il soit réellement effondré d'avoir perdu son enfant et que toutes ces accusations ne soient que des rumeurs infondées. Tâchons d'être objectif.

  Sur un geste aimable du père, tout le monde retourna au salon. Enaej passa lentement devant lui en le regardant dans les yeux, essayant de le percer à jour. La mère suivit,  les larmes jaillissants de ses yeux, roulants sur ses joues et s'écrasants sur le sol. Entre temps, elle s'était mise à pleurer, et toutes ces larmes sortaient comme si elles avaient été privées de lumière depuis trop longtemps : elles se précipitaient avidement sans prendre compte du danger. Et une fois à l'extérieur, elles étaient destinées à s'effondrer, irrémédiablement attirées vers la Terre.

  Mais d'un autre coté, se dit-Enaej en s'asseyant dans un vieux fauteuil, ces larmes revivront, elles pourront à leur tour s'élever dans le ciel en regardant de haut ceux qui les surplombaient avant. Finalement, il s'agissait peut être plus d'une renaissance. Elle sortit de ses pensées lorsqu'elle vit le père ouvrir la bouche.
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Dim 7 Juin - 22:44


La Phytos eut l'air de comprendre ce que signifiait le regard de Diya. Heureusement pour elles c'est ce moment que choisit la femme pour leur proposer de quoi se désaltérer. Enaej demanda un verre à la Cyborg hocha la tête, signifiant que la même chose lui conviendrait. Quand la femme eut disparut derrière une porte donnant sans doute sur la cuisine l'Hybrid lui donna enfin les informations nécessaires pour continuer l’interrogatoire après s'être excusée. La jeune femme hocha la tête, signe qu'elle ne lui en voulait absolument pas et l'écouta attentivement. Elle lui apprit qu'il s'agissait de la mère d'un garçonnet qui avait disparu et qu'il était enfant unique. Ainsi la Qantik élimina l'abandon des parents pour cause de problèmes financier. Ce n’était pas non le deuxième ou troisième enfants de chaque fratrie, encore une piste à éliminer. Diya tentait de ne rien laisser de coté.

Quand Enaej lui fit part du déclin de la boulangerie depuis la perte de l'enfant, la demoiselle ne put s’empêcher de se crisper. Elle ne savait pas ce qu’entraînait ce genre de perte, mais elle parvenait tout de même à comprendre le gouffre et la douleur que cela pouvait laisser. Surtout s'il participait aux activités du commerce familial. La Phytos lui indiqua que c’était le père qui s'occupait des préparation et qu'il devait actuellement être aux fourneaux, elles iraient donc lui parler ensuite si cela était possible. Elle ajouta que ce serait à la Qantik de poser les questions car elle n'avait pas assez de tact pour s'en charger et craignait qu'ils ne se renferment. Quand elle lui révéla que le père n'était pas clean Diya nota cette information dans un coin de sa tête. Cela n'avait sans doute rien à voir, mais aucune hypothèse ne devait être mise de coté. Coupée dans son élan pour un éclat de verre brisé venant de l'arrière boutique, l'Hybrid courut dans la cuisine, poussant la porte d'un coup sec, Diya sur ses talons.

Le couple se faisait face. La femme, les trait figé, tremblante, fixait le sol, la où les verres avaient rencontré le parquet couvert de farine. Le mari, lui, semblait en colère, ses sourcils froncés témoignait d'une agressivité sans pareille. Dès qu'il les vit son expression changea néanmoins du tout au tout. Ce fut comme s'il s'était saisit d'un masque. Son visage s’affaissa, masquant les sentiments qui étaient visibles deux secondes plus tôt. Un silence passa puis l'Hybrid musclé, sans doute a cause des années de pétrissage de la pate, leur désigna la porte d'un signe de la main. L'homme attendit près de la porte que tous le monde soit sortit. Enaej passa la première en lui lançant un regard un tantinet trop franc, la femme la suivit, les joues ruisselantes de larmes. Diya suivit enfin, et le boulanger ferma la porte en les dirigeant vers le salon. Enaej prit place dans un vieux fauteuil et la demoiselle s'appuya sur son accoudoir sans s'asseoir, toisant calmement le couple. Le père demanda alors, un peu bourru mais sans doute pas méchant :

" Ma femme dit que vous enquêtez sur les enlèvements. Idril était un bon garçon vous savez. L’était pas le plus intelligent mais sa gentillesse rattrapait bien ça, tout ce qu'on veux c'est savoir ... savoir s'il est en vie. Au moins ça. Pour pouvoir avancer, vous savez. C'est une souffrance interminable de ne pas savoir ... de se demander si on le reverra un jour."

Il semblait sincère mais ne s'était pas départi de son masque de neutralité. On ne pouvait lire aucun sentiment sur ses traits. Pas plus que dans ses yeux. Il paraissait fait de marbre, incapable d'exprimer quoi que ce soir devant une étrangère. Diya hocha la tête et déclara, douce et directe à la fois :

" Je comprend, et nous sommes là pour les retrouver. Tout ceux qui ont disparu. Mais pour ça il faut que je sache le maximum de chose sur votre fils. Pouvez vous me le décrire ? Me donner les habitudes qu'il avait ? Les autres enfants qu'il fréquentait ? Avait il changé d'attitude avant sa disparition ?"

Ce fut la femme qui répondit à la Cyborg. Elle saisit une photo sur la table basse et la tendit à Enaej. Diya en profita pour l'observer tandis que la boulangère parlait :

" Idril n’était pas un enfant à problème. Comme l'a dit Anthon il n’était pas très futé, mais c’était un ange. Il jouait souvent sur la place avec les autres gamins de la ville mais je pourrais pas vous donnez tous les noms. Je sais qu'il y a un certain Thobias avec qui il traînait souvent, mais ça s’arrête là. Quand à son comportement .. non. Je n'ai rien remarqué d'inhabituel. Vous avez d'autres questions ? Est ce que vous avez au moins des pistes ?"

Diya hocha la tête et se tourna vers Enaej pour lui signifier que si elle avait des idées il était temps de les exploiter. Puis elle reporta son attention sur la photo pour marquer le visage du garçon dans sa mémoire. Ce pouvait être important.
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Mer 17 Juin - 18:18

Une fois que les parents eurent tous deux décrit leur enfant à leurs manière, la mère passa une photo d'Idryl à Diya et Enaej se permit de jeter un coup d'oeil à l'image tendue par la mère. L'enfant avait un visage rond, une peau mate comme celle du père, mais des cheveux blonds dorés ébouriffés et des yeux verts comme la mère. Il souriait tellement que ses yeux en disparaissaient presque. Derrière lui s'étendaient des champs de blés et un beau ciel bleu, vide de tout nuage.

A priori Enaej ne voyait aucune raison pour qu'il soit désigné victime plus qu'un autre. Il avait certes l'air naïf et influençable mais il semblait vraiment être un bon et gentil garçon. Ce Thobias … non. Enaej doutait qu'un enfant puisse être si manipulateur, quoiqu'il en soit, il était temps de donner une réponse satisfaisante aux parents.

Eh bien, nous avons effectivement des pistes. Trop même.
Pour l'instant nous tâchons donc de faire le tri et d'éliminer un maximum de pistes inutiles.
Sachez que je nourris personnellement l'espoir que votre enfant ne soit pas mort :
après tout, il est disparu mais nous n'avons retrouvé aucun corps donc il serait difficile
d'affirmer le décès d'Idryl.


Voyant le visage de la mère se décomposer à chaque fois qu'elle plaçait le prénom de son fils et un mot se rapportant de près ou de loin à la mort dans la même phrase, Enaej ferma la bouche. Elle avait peut être manqué de délicatesse, elle n'en avais pourtant pas eu l'impression. Elle regarda rapidement Diya, paniquée. Il fallait vite changer de sujet et essayer de rattraper le coup.

Enfin bon. Les pistes. Alors nous sommes actuellement en train de voir si les disparitions
d'enfants ne sont forment pas un quelconque circuit car si c'est le cas,
nous seront alors en mesure de prévoir où les prochaines attaques surviendront.

La mère hocha la tête, l'air penaud mais le père s'emporta :

Mais s'il est encore vivant, ce qu'on veut c'est retrouver not' gosse !
Moi je m'en tape des autres, c'est le mien que j'veux !


Je comprend bien monsieur mais pour nous la vie des autres enfants est aussi importante
que celle du vôtre et peut être que le motif tracé nous permettra d'identifier
le coupable et donc de savoir où se trouve … pardon ?


La mère venait de chuchoter quelque chose mais Enaej ne l'avais pas entendu.

Promettez-le.
J'ai dis : Promettez-le.


Promettre quoi ?

Que vous nous le ramènerez sain et sauf à la maison.
Promettez-le.

Enaej écarquilla les yeux de stupeur, prise de court. Le père se leva en hochant largement la tête.

Ouais ! Promettez-le si vous êtes si sûr de ram'ner le môme ! Je suis sûr que vous en êtes même pas capable. Vous avez trop peur ! Et puis vous savez très bien qu'il est mort ! Vous voulez juste pas nous le dire ! Allez, avouez ! Avouez ou promettez !

Le père partait dans un délire et Enaej ne savais comment réagir. Elle se surpris à jeter des coups d'oeil rapides à la porte derrière elle. Etait-elle verrouillée ? Le père fit un pas vers elle. Elle le trouvait beaucoup trop grand d'un coup. Il fallait choisir vite. Elle regarda alors Diya dans l'espoir que celle-ci vienne à son secours.
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Sam 20 Juin - 22:34


Diya observait la photo, notant chaque détails. De grands yeux émeraude encadrés par des boucles blondes comme les blés qui l'entouraient, une peau matte, tannée par le grand air et le soleil, et surtout un sourire immense et naïf. Il avait l'air heureux, et effectivement pas le genre a chercher les ennuis où à s'attirer des problèmes sans le vouloir. Mais les apparences pouvaient êtres trompeuses. Dans le même temps Enaej déclara aux parents qu'elles avaient plusieurs pistes, des idées exploitables qui, si elles recueillaient suffisamment de précisions de la part des autres parents et personnes au courant, se transformeraient en preuves irréfutables. Elle fit toutefois une erreur en avançant que leur fils était vivant. Nul ne pouvait le prouver, et il était trop tôt encore pour donner un quelconque espoir aux parents du malheureux. La Cyborg grimaça et lorsque l'Hybrid chercha un peu d'assurance auprès d'elle, la demoiselle secoua la tête négativement, elle ne devait pas poursuivre ce sujet. 

Suite à cela Enaej expliqua le plan qu'elles comptaient suivre, les détails qu'elles recherchaient et la façon dont un sorte de chemin visible pourrait les mener à empêcher un énième enlèvement et même à coincer un potentiel coupable. Le père se redressa alors, comme piqué au vif, s'écriant qu'il ne portait aucun intérêt aux autres enfants et voulait seulement retrouver le sien. C'était compréhensible. Égoïste mais compréhensible. La Phytos tenta de ramener le calme en argumentant sur l'importance de retrouver tous les disparus. Le murmure de la femme, larmoyante, l'interrompit. Diya se crispa lorsqu'elle répéta ce qui avait été dit trop bas pour être entendu. La femme demandait aux jeunes femmes de promettre de leur rendre leur fils. Il était impossible et ridicule de donner sa parole dans ces circonstances. Ce fut alors que le paternel s'emporta une nouvelle fois, marchant vers Enaej, la menaçant de sa stature imposante, mettant en doute leur capacité à régler cette affaire. Plus il s’énervait plus l'Hybrid semblait terrifiée. Comme la situation frôlait la catastrophe et que la Qantik n’était pas d'humeur à subir ce genre de comportement elle se leva et se plaça d'une enjambée rapide entre l'homme et la Phytos. Elle alla frapper d'un coup sec l'abdomen de l'homme du plat de sa main, le faisant reculer et lui coupant la respiration. Froide et décidée à le remettre en place la demoiselle lui cracha :

" Parce que vous, vous avez tenté de résoudre ce mystère peut être ? Non, vous vous êtes contenté de rester dans votre boutique comme deux dépressifs en rejetant la faute sur le monde entier. Ni Enaej ni moi ne vous promettrons de ramener votre enfant vivant, que ce soit clair nous ne savons absolument pas s'il l'est ou non. Toutefois Enaej à raison de préciser qu'en l'absence de cadavre il reste de l'espoir."

L'homme resta médusé, reprenant son souffle et ne sachant sans doute pas comment réagir face à la tirade de l'enfant qui faisait à peine la moitié de sa taille. La Cyborg se radoucit en portant son regard sur la femme dont les larmes continuait de couler, intarissables :

" Je vous promet une chose : nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver les disparus. Nous vous préviendront si nous avons du nouveau. Nous allons à présent vous laisser et nous rendre chez les prochains parents. Bonne journée."

Sans perdre d'avantage de temps la Qantik s'inclina brièvement et attrapa le poignet d'Enaej, la tirant vers la porte sans toutefois y mettre trop de force. L'Hybrid lui semblait un peu sous le choc et rester ici ne l'aiderait pas à reprendre ses esprits. Diya passa la porte sans lâcher la Phytos. Quand elles eurent rejoint la rue sans que les parents du petit Idryl aient tenté de les retenir la demoiselle aux yeux émeraude s'arrêta et libéra le bras de la jeune femme en lui demandant, inquiète :

" Ça va ?" 

Puis un peu honteuse elle ajouta :

" Désolée, j'aurais du intervenir plus tôt. Je ne pensais pas qu'il irait si loin."
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Sam 27 Juin - 17:23

Alors qu'elle commençait à reculer, de plus en plus effrayée, Diya s'interposa entre elle et le père et le frappa au ventre, coupant violemment sa respiration. Enaej ferma les yeux un bref instant, inspira et relâcha lentement tout son souffle. Diya avait commencé à dire aux parents ce qu'elle pensait. C'était assez brut mais juste, et les parents réagissaient de manière positive. Enfin le visage surpris et choqué du père n'était pas réellement positif mais ça semblait toujours mieux que son air inexpressif. La mère quant à elle semblait regretter un peu son comportement précédent.

  Son acolyte la prit doucement mais fermement par le poignet et la guida rapidement vers la porte. A l'origine, Enaej avait beaucoup de mal à supporter le contact avec les gens de manière générale mais elle pensa qu'il serait terriblement mal venue de se libérer ainsi de l'étreinte d'une personne qui non seulement ne le savait pas et en plus n'avait que des bonnes intentions. De toute manière, l'hybrid était bien incapable d'avoir une quelconque réaction dans la situation actuelle. Une fois dehors, sa camarade la lâcha et lui demanda si tout allait bien. La jeune fille se contenta  d'hocher la tête, reconnaissante :

Merci.

  Diya s'excusa alors d'avoir intervenu si tard.

Non non ! Ne t'inquiète pas ! C'est moi qui suis désolée.
C'est juste que son comportement m'a fait penser à … enfin c'est pas important.
Maintenant on a perdu des informations et je ne pense pas qu'y retourner soit une bonne idée.


  Elle frissonna. Il y eu un petit silence lorsque une femme passa. Elle les avait dépassées lorsqu'elle se retourna.

Tiens ! Enaej, c'est toi ? Qu'est ce que tu fais ici ?

La jeune fille la regarda : C'était une femme entre quarante et cinquante ans, assez petite et un peu enveloppée. Ses cheveux bruns étaient ramenés en un chignon et elle avait la peau doré par le soleil. Ses petites rides aux coins des yeux et de la bouche montraient qu'elle souriait souvent. Ses yeux bruns rieurs regardaient les deux jeunes filles.

Oroga ? Oh rien en fait on venait pour interroger les parents d'Idryl.

Oh ! A cause de la disparition ? Sombre histoire … Sa pauvre mère ne s'en est toujours pas remise.
Cet enfant n'était peut-être pas le premier de sa classe mais il était gentil et serviable, ilm'aidait à décharger mes livraisons de tissus mais maintenant je dois le faire moi même.

  Elle montra les sacs qu'elle portait. Enaej sauta sur l'occasion : elle pris deux des sacs et demanda à Diya de faire de même du regard.

Et vous, savez-vous quelque chose ? Où aurait-il disparu par exemple ?

Ah ça, vous en l'avez pas demandé aux parents ? Il a disparu derrière le dojo, à une vingtaine de mètre de l'entrée de derrière. Je n'y ai pas été, mais il paraît qu'un cercle rouge est apparu ou quelque chose comme ça. Mais depuis quelque temps, l'endroit à été interdit au public. Oh ! Vous imaginez ?! Cette histoire est terrifiante ! Je suis bien contente que mes enfants aient tous plus de dix-sept ans, selon les rumeurs, ces attaques ne se produisent que sur les moins de quinze ans. Dis-moi Enaej, tu es bien jeune j'espère que tu ne te fera pas attaquer … Quel âge avez-vous toutes les deux ?

Ne t'inquiète pas, j'ai seize ans maintenant. En tout cas, ce que tu nous a dis nous aide beaucoup, nous te remercions, par ailleurs, si autre chose te revient, n'hésite pas à nous le dire, rien ne doit être négligé.

  Alors le trio se dirigea vers la maison d'Oroga pour poser les sacs de textile. Après-cela, pensa Enaej, ,il sera peut-être temps d'aller voir ce qui ce passe vers le dojo.
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Dim 28 Juin - 20:32


Une fois apaisée Enaej la remercia et lui demanda de ne pas s’inquiéter, s'excusant à son tour avant de déclarer que retourner leur poser des question était, dans l'immédiat, une mauvaise idée. Diya approuva et allait proposer de se rendre chez les suivant quand une inconnue les dépassa avant de revenir sur ses pas. Elle semblait connaitre l'Hybrid et la salua chaleureusement avant de lui demander ce qu'elle faisait par ici. Son alliée lui expliqua qu'elles cherchaient à faire la lumière sur le mystère des disparitions et les deux femmes échangèrent des informations pendant quelques minutes. Diya était resté en retrait, ne sachant comment s'introduire dans la conversation. Quand Enaej lui désigna les sacs que la femme avait du mal à déplacer des yeux, la Cyborg se pressa d'en saisir deux, en profitant pour se rapprocher des enfants de Sylva. Le trio se mit en mouvement avec la brune en tête, déambulant dans les rues pavées avec leur fardeau. La jeune femme aux cheveux immaculés continuait de questionner sa connaissance. La conversation prit une tournure intéressante lorsque la rondelette souriante leur offrit quelques indices supplémentaires. Ainsi tous les enfants enlevés avait moins de quinze ans, et les disparitions avaient visiblement toujours lieu aux alentours du Dojo.

Quand elles arrivèrent devant le magasin de la femme, qui semblait refléter sa personnalité accueillant les visiteurs par des couleurs pastelles et douces, les trois femmes s'arrêtèrent. La brune les invita à entrer avant de leur indiquer un coffre dans lequel poser leurs charges. Une fois débarrassée des poids Diya s'avança vers la propriétaire et déclara :

" Merci de nous avoir fourni ces informations, elles nous seront très utiles. Vous avez un magasin charmant, je pense que je viendrais y faire un tour lorsque tout ceci sera fini."

La femme lui offrit un sourire radieux et désigna le lieu d'un large geste de la main en répondant :

" Vous serez la bienvenue chez moi. Bonne chance pour votre enquête, promettez moi quand même d'être prudente !"

La Cyborg hocha la tête puis se tourna vers Enaej, amusée :

" Les habitants de cette ville semblent t'apprécier, allons y."

Une fois hors de la boutique Diya attendit la Phytos qui voudrait sans doute dire au revoir à son amie. Pendant ce temps elle résuma encore une fois tous ce qu'elles savaient. L'intrigue restait aussi épaisse que la voûte de la forêt et seuls quelques éclaircissements, par endroits, permettaient d'avancer. Le Dojo devait être le point central de tout ceci, mais d'après la vendeuse ce dernier était protégé et interdit d'accès, elles devraient donc attendre la nuit tombée pour s'y infiltrer sans attirer l'attention. Il y avait toutefois une autre chose que les deux jeunes femmes pouvaient faire en attendant. Diya exposa son idée à l'Hybrid d'une voix posée mais sérieuse :

" Je te propose de nous diriger vers le poste de garde, ils seront surement à même de nous offrir d'avantage d'informations sur les événements et problèmes qui ont eut lieu ces derniers temps."

Elle ajouta en chuchotant tandis qu'elles remontaient la rue au milieu des passants :

" Attendons la nuit pour nous glisser dans le Dojo, si l'accès est gardé on ne nous laissera pas entrer et un conflit avec les forces de la ville n'est pas dans notre intérêt."
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Lun 13 Juil - 19:52

Une fois arrivée à la maison d’Oroga, Enaej et Diya se déchargèrent  de  leurs fardeaux et le trio discuta un peu. La marchande leur avait fourni de bonnes informations et Enaej sentait qu’elles progressaient. Diya sortit l’attendre à l’extérieur par politesse, alors la jeune fille, pour ne pas la faire patienter, se dépêcha de dire au revoir  à la commerçante et s’empressa de rejoindre son acolyte.

Celle-ci  lui dit alors qu’il valait mieux attendre la nuit  pour se rapprocher et rendre une petite visite au dojo.  A cela,  Enaej hocha la tête, cela lui semblait évidemment plus prudent et logique. Sa camarade lui proposa aussi d’essayer d’aller chercher des informations au  poste de garde.  Là, en revanche, la jeune fille n’était pas sûre que cela leur soit d’une grande utilité : tous les gens de Némoto feraient probablement de leur mieux pour garder secret cette sombre histoire. Cependant, se raisonna t’elle,  en attendant la nuit, elle n’avait pas de meilleure idée, et de toute manière elles n’avaient rien à perdre. Le système était pourri  mais pas au point qu’on leur donne un avertissement et qu’on les menace pour qu’elles n’aillent pas mettre leurs nez dans cette affaire.

Oui pourquoi pas, allons-y. Je te laisse passer devant alors.

Elle lui sourit légèrement et se plaça derrière pour lui emboiter le pas. Le fait de ne pas a avoir à s'occuper du chemin lui permettait de réfléchir et de rassembler les éléments. Elle se demanda le nombre de victimes qu'il y avait eu depuis le début de ces événements. C'est quelque chose d'essentiel et pourtant elles ne le savaient toujours pas. Peut-être qu'il y a un nombre déterminé d'enfants qui doivent disparaître, une sorte de rituel. Si ces attaques cessaient à un moment cela signifierait probablement que oui et alors les soupçons seraient plus forts sur la secte.

Et puis, pourquoi s'attaquer à des enfants ? Quelqu'un les déteste t-il au point de vouloir les exterminer ? Ou alors une extermination du peuple hybrid en supprimant les nouvelles générations ? Si on suit cette hypothèse, les uniks deviennent les suspects les plus évidents.

Enaej soupira doucement. C'est bien là le problème, les hypothèses. Il y en a trop. A chaque nouvel indice, on en trouve une nouvelle. Plus elles avançaient, plus Enaej avait l'impression de reculer. Et plus elle reculait, plus elle s'enfonçait dans l'obscurité. Elle regardait le sol et arrêta ses jambes qui s'étaient lancées automatiquement car elle s'aperçu que les chevilles qu'elle suivait depuis tout à l'heure s'étaient rapprochées. Et pour cause ! Diya s'était arrêtée. Malheureusement, elle s'en rendit compte trop tard et elle heurta sa collègue. Confuse, elle se recula vite et s'excusa.

Elle leva les yeux et vu la bâtisse en bois et la tourelle qui servait de poste de surveillance. Elles étaient arrivées. Avançant un peu, elle aperçut au pied de la tourelle deux hybrids affublés d'un casque, somnolants la bouche ouverte, assis et la tête affalée contre le mur. Elle se retint de rire et les montra à Diya.

Moui je crois qu'on est bel et bien arrivé …

Un petit rictus se dessina sur son visage. Après tout, elle n'avait que seize ans. Elle marcha avec délicatesse vers les soldats et une fois devant eux, elle fléchit légèrement les jambes. Elle inspira un grand coup et leur sauta dessus, ses pieds s'écrasants sur leurs ventres, en hurlant.

Un des soldats se réveilla en sursaut, se repliant sur lui même, le souffle coupé, se rendant compte du pied de la jeune fille sur lui. L'autre restait invariablement endormi, ignorant les douleurs habituelles que tout organisme vivant normalement constitué était censé ressentir. Au sommet de l'insolence, il se mit même à ronfler. Le premier avait commencé à injurier l'hybrid, qui restait insensible face à ce chapelet d'atrocités impitoyablement déversé aux oreilles de sa si jeune personne.

Une fois calmés, les trois personnes éveillées s'installèrent pour commencer une discussion. Le soldat lança un regard mauvais à Enaej qui lui répondu par un grand sourire plein de dents blanches puis intéressé lorsque ses yeux se posèrent sur Diya. La jeune fille d'abord dégoutée par ce regard lubrique compatit pour sa partenaire. Puis elle se dit que finalement, cela amènera peut-être le soldat à commettre des erreurs et révéler des choses qu'il n'était pas censé révéler. Sa collègue n'était pas bête et avait bien du remarquer l'attirance du garde pour elle. Enaej essaya de lui intimer discrètement de ne pas trop le repousser pour des enjeux stratégiques. Bien sûr, si cela allait trop loin, elles n'hésiteraient pas à lui donner une bonne leçon de savoir-vivre.

Se souvenant de sa question elle commença à interroger le soldat :

Hum. Bonjour. Belle journée hein ? Qui pourrait croire que des enfants sont en danger par ce temps radieux ? Enfin. Nous somment là pour enquêter sur cette affaire de disparitions. Si vous y êtes disposer, nous aimerions vous poser quelques questions.

L'hybrid hocha vaguement la tête en grognant, les yeux toujours sur Diya. Cela marchait même peut-être mieux que prévu, pensa Enaej.

Bien ! Hinhinhin … Alors, pour commencer, combien y a t'il eu de victimes ?
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MessageSujet: Re: Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]   Sam 18 Juil - 22:47


La demoiselle aux cheveux immaculés avait accepté sa proposition, lui demandant de prendre la tête de la marche et Diya prit donc la direction du poste de garde, du moins de la position où elle pensait le trouver, proche du centre du village. Tandis qu'elle marchait elle fit une nouvelle fois le point sur les infos qu'elles avaient collectées. Au final les pistes étaient encore trop nombreuses, et les coupables masqués de milliers d'identités. Il fallait commencer à éliminer certaines personnes, sans quoi jamais les deux jeunes femmes ne s'en sortiraient. Avisant soudain une grande structure dont la tour de guet, suffisamment haute pour avoir une vue complète sur la ville et solide pour supporter dix hommes, et un clocher permettant de sonner l'alerte, lui permis de conclure qu'elles étaient sans doutes arrivées. S’arrêtant pour noter les détails qui pourraient leurs être utiles, sa camarade, qui ne l'avait sans doute pas vu, la percuta avant de s'excuser. Ses yeux se posèrent alors sur les deux gardes que désignait Enaej du doigts. Les deux Hybrids, plutôt bedonnant, somnolait, accoudés aux murs de pierre, ne se souciant pas plus de la sécurité que du fait que d'autre passants les observaient avec dégoût. Ainsi c’était cela la garde de Nemoto ? Des gros lard tout mous ? Ha elle était belle la protection de la Sylva ! Diya ne put s’empêcher de rire en voyant sa collègue se jeter sur les hommes, abattant deux coup de pieds sur leurs ventre proéminents. 

L'un d'un garde continua de dormir, se mettant même à ronfler bruyamment, pour le désarrois de l'autre garde qui s’était réveillé d'un coup, surpris de se trouver face à des enfants. Son regard criait milles excuses malgré le fait qu'il injure la demoiselle et la Cyborg lui offrit pour seul réponse un air dur et impitoyable, ne lui laissant pas le loisir de se justifier. Elle n'avait que faire de leur occupations mais la période était mal choisie pour montrer autant de laxisme. Quand le garde ce fut calmé, il les mena dans une salle d’interrogatoire, histoire de parler à l'abris de regards indiscrets. Il semblait pas apprécier Enaej qui lui souriait avec l'assurance de celle qui ne craint rien. Quand à la Qantik, ses yeux la dénudèrent sans gêne jusqu'à ce qu'elle se racle la gorge bruyamment. Ce genre de comportement lui donnait avis de balancer une dague entre ses deux yeux brillants de mauvaises intentions mais elles avaient trop besoin de réponses pour se permettre de ne perdre ne serait ce qu'un seul témoins. Elle pourrait toutefois jouer sur ce détail si le besoin s'en faisait sentir. Jouer les tapins ne l'attirait toutefois pas plus que ça ... Enaej lui lança un regard a la fois rassurant et compatissant et la Cyborg lui offrit un sourire. Tout allait bien et à elle deux elles pourraient sans doute obtenir de ce pervers de quoi rayer quelques nom et personnalité de leur dossier de coupables. 

Quand Enaej commença à poser des questions le soldat de la Sylva continua à l'ignorer. Son regard ne quittait pas la Cyborg mais il se décida à répondre quand il vit que celle ci ne lui accordait pas d'attention. Soupirant, comme agacé d'être dérangé une nouvelle fois il lâcha de mauvaise humeur :

" Y en a eu douze, des gamins du même age, des garçons généralement, de tous les milieux et classes sociales. Le reste est confidentiel et de toute façon on a pas plus de piste que vous alors si vous pouviez seulement nous laisser en paix avec cette histoire ! C'est déjà assez frustrant de rien pouvoir faire !"

Diya soupira et afficha clairement son insatisfaction. Croisant les bras sur sa poitrine pour la mettre en avant, jouant de ce que le regard insalubre de l'homme soit à nouveau posé sur elle, la jeune femme déclara :

" Dans ce cas, si vous pouviez au moins nous donner accès au dojo, afin que l'on puisse faire nos propres recherches, ce serait d'une grande aide."

Elle se pencha légèrement en avant avant d'ajouter, amère :

" A moins que vous ne préféreriez que je répète vos propos aux parents des victimes ? Je suis sûre qu'ils seraient heureux de savoir que la disparition de leurs enfants n’empêche pas les autorités compétentes de dormir, contrairement à eux. Qu'en penses tu Enaej ?"

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Cercles rouges et nuits noires. [Reprise solo]

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