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PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN   Mer 1 Juil - 21:26

Les minutes étaient longues, pénibles, lourdes de conséquence. Pour Olivia et Cécile qui voyaient à chaque instant des blessés passer les pans de tissus de la tente de soin où elles officiaient, ces quelques jours ressemblaient à un enchainement de violence et de douleur sans fin, les Üniks, dans leur fierté, s’étaient empêtrés dans une attaque qu’ils ne pourraient sûrement pas mener à bien. Et si les princes avaient été à l’origine de cette décision sûrement, c’était le peuple qui en payait les conséquences. La brunette était crispée, tentant de se concentrer sur sa tâche plutôt que sur la politique désastreuse menée par ses dirigeants. Du coin de l’œil, elle surveillait toujours Neo, son ami docker qui était entré dans cette tente de la plus mauvaise des manières, il faisait partie de ces gens qui s’étaient retrouvés embarqués là-dedans sans avoir rien demandé. Un cri de stupeur suivi de longs sanglots attira son attention alors qu’elle terminait de nettoyer une plaie superficielle à l’arcade d’un soldat, qui s’était surement battu avec un de ses camarades pour écoper d’une blessure aussi légère. Olivia tourna la tête et vit son amie Cécile, tombée à genoux face à un soldat gravement blessé. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaître la chevelure grisonnante de cet homme qu’elle considérait comme l’un des élites les plus dignes de respect de la capitale.

« Numéro quatre on se remue ! Si vous restez plantée là comme ça, combien d’autres soldats vont finir dans le même état ?! Remuez-vous bon sang !
- Madame vous ne voyez pas qu’elle ne peut pas continuer … C’est …
- Pourquoi croyez-vous que je ne me suis pas préoccupée de vos prénoms à vous toutes ici présentes ? La violence n’a pas de nom, pas de visage, nous devons faire de même si nous ne voulons pas plier sous le poids de la tristesse. Cinq, amenez votre amie plus loin, je vais faire tout mon possible pour cet homme mais je ne garantis rien. Quatre, reposez-vous quelques minutes, j’ai besoin de vous, vous m’entendez ? »

Melinda, l’infirmière en chef, se montrait dure mais Olivia comprenait ce qu’elle voulait dire. Mais comme les soldats sachant à peine tenir une arme, Cécile et elle n’étaient pas des infirmières. Elles n’étaient pas prêtes à affronter la mort, surtout pas de personnes qui leur étaient proches. Avec douceur, Olivia s’approcha de son amie et l’aida à se lever pour marcher jusqu’à un coin reculé de la tente. Elle lui servit un verre d’eau et tenta de la rassurer sur le sort de son père, le regard de la blonde restant immanquablement rivé sur la forme immobile quelques pas plus loin. Cécile resta prostrée de longues minutes avant de se relever, telle un robot, pour rejoindre Melinda en n’adressant qu’un faible « merci » à son amie. Olivia, peinée et inquiète, repartit soigner les blessés plus légers qui entraient dans la tente, changer les pansements de ceux qui étaient là depuis quelques jours. Occupée à la tâche et ressassant les paroles de Melinda, la Keegan ne remarqua pas qu’un des patients s’était levé de son lit et s’apprêtait à agir de façon stupide. Elle ne vit la silhouette fine et fatiguée de Neo que lorsqu’il se planta devant elle en lui demandant ce qu’elle faisait là.

« Du tourisme, j’ai entendu dire que Nemoto était magnifique à cette période de l’année … Qu’est-ce que tu crois que je fais ici ?! Je suis là pour t’empêcher de faire une bêtise en quittant cette tente. Un peu ? C’est un euphémisme … Si tu savais comme je me suis inquiétée en te voyant entrer ici inconscient et couvert de sang … Pardon, je suis un peu sous pression. Tu devrais revenir te coucher, tu n’es pas prêt du tout à … »

Un raffut à l’extérieur de la tente coupa la brunette dans son discours mi-médical mi-moralisateur. C’est une autre infirmière qui leur apprit que l’ennemi avait fait une percée dans le camp et s’approchait des tentes. C’était impossible, ils ne pouvaient pas être assez cruels pour venir s’en prendre à des blessés, à des personnes là pour aider qu’importe le camp. Leur objectif était sûrement tout autre, mais s’ils avaient le malheur d’être sur le chemin, qui pouvait dire ce qu’il adviendrait d’eux, blessés, infirmières. Olivia jeta un regard grave à Melinda et Cécile qui étaient toujours affairées à soigner le père de cette dernière.

« Tout le monde reste ici, personne ne quitte cette tente. Nous continuerons à soigner les blessés qui arrivent aussi longtemps que possible. On va sûrement nous envoyer de l’aide si la situation devait dégénérer, en attendant que les plus alertes laissent leur place aux plus faibles. Vous serez notre dernier rempart si jamais … Nous devons nous serrer les coudes. Neo, tu devrais revenir te reposer, tu n’es pas en état de combattre, tu peux à peine marcher … Et … tu as dû tirer sur les points, Melinda ne va pas être contente, elle s’est donné un mal fou pour recoudre ça joliment. »

La situation était critique, mais Olivia voulait croire que les bruits qu’elle entendait au dehors étaient dû à l’équipe qui venait les aider, les sortir de cette impasse dans laquelle ils se trouvaient, eux soigneurs et blessés. La brunette posa sa main sur le bras valide du docker et lui demanda une nouvelle fois de regagner le lit de camp sur lequel il s’était réveillé. Elle n’avait pas la maîtrise de Melinda mais elle pouvait toujours vérifier l’état des points et refaire ce pansement.

« Assieds-toi, il faut que je regarde ça. Quelle idée de bouger … »

Tout en parlant, la brunette desserra le bandage qui maintenait en place le pansement posé sur la plaie. Ce n’était pas joli à voir mais sa supérieure avait néanmoins fait un travail remarquable. La Keegan prit une compresse enduite d’une solution au nom imprononçable et la posa doucement sur la plaie. La dernière chose que l’on voulait, c’était que la blessure s’infecte après tout. Une fois la plaie correctement nettoyée, elle put refaire le pansement et le bandage, oubliant pour l’occasion que cette situation aurait pu être gênante, même si elle ne doutait pas que Neo ne se priverait sûrement pas de quelques commentaires. Elle souffla une fois son œuvre terminée avant de lancer un regard au docker.

« J’ai … j’ai vraiment eu peur que tu ne te réveilles pas tout à l’heure, tes sœurs m’en auraient sûrement voulu si on avait pas été capable de t’aider … »

Dehors, le vacarme des combats continuaient. Plus loin, Cécile restait au chevet de son père toujours inconscient mais dans un état stable selon Melinda. Il était impossible pour elles ne pas mettre de nom sur le visage de ces soldats blessés, pour l’une c’était un père, pour l’autre c’était un ami très cher. Comment pouvaient-elles faire autrement ? Combien de scènes du genre Melinda avait-elle dû voir pour réussir à agir de façon aussi détachée ? Sûrement plus qu’Olivia ne pouvait l’imaginer, ou alors elle avait toujours été une dure à cuire ? Lorsque tout ceci serait terminé, la bourgeoise chercheraient sûrement à en savoir plus sur sa responsable. Cette dernière s’approcha des deux jeunes gens et lança quelques mots d’un air moqueur avant de repartir.

« Vous avez l’air bien rassurée numéro cinq, elle a failli faire une crise de panique en vous voyant tout à l’heure jeune homme. »

Olivia se contenta de sourire, elle savait que Melinda essayait à sa façon d’aider tout le monde à supporter cette situation. Que se passait-il donc à l’extérieur ?
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World Mistress (MN)

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN   Lun 6 Juil - 22:47



FRONT : Des cris de mort dans

  la Forêt


Tout n’avait été qu’erreur, la mission en elle-même était impossible par manque d’information. Le général Kiba s’en voulait d’avoir accepté ce genre de combats perdu d’avance mais ils pouvaient sauver les peaux cassées. Son équipe stratégique était d’un niveau excellent et ses soldats ne perdaient pas espoir, ils étaient de bons combattants. Le groupe de soin était également bon, personne ne pouvait être sacrifié mais la conclusion était claire, il fallait sonner la retraite ou la mort les attendait tous. A l’énoncé du plan d’action, un silence lourd et pesant régna, tout le monde savait qu’il s’agissait du seul moyen pour s’en sortir vivant.

Un brouillard épais apparut dans le camp Unik, des groupes de dix étaient créée dont un Dzeta sensoriel parmi eux. Ce dernier était l’équivalent d’un chef, il désignait une position et les autres devaient aveuglement faire feu. L’armée Hybrid extérieur ne pouvait plus avancer sans se prendre d’avantage de victimes. La seule menace qu’il restait était les chefs à l’intérieur du camp, leurs bataillons ravageaient toutes les tentes à proximité. Leur avancée se faisait plus lentement grâce au brouillard mais les massacre ne s’arrêtaient pas pour autant.

Chaque habitation était rapidement saccagée, il ne restait plus beaucoup de distance entre eux et les tentes de soins. Un soldat Unik camouflé par divers Dzêta s’approcha par l’arrière et lança les meilleures bombes technologiques sur le chef le plus imposant. Ce dernier se stoppa quelques instants, ce fut à ce moment précis que plusieurs salves d’attaques fusèrent vers lui. Visant ses mains dans un premier assaut, puis ses jambes. L’explosion avait soulevé une grande quantité de poussière, quand celle-ci retomba la situation choqua tout le monde. Une vingtaine de soldat Hybrid s’étaient mis devant leur chef pour servir de bouclier, l’homme imposant ne pouvait plus se servir de son bras droit ainsi que de sa jambe droite. Son attaque avait été réduite de cinquante pourcents mais sa colère n’en avait qu’augmenter.

Les attaques à distance ne marchaient plus contre lui, chaque projectile était touché par son arme afin de le rendre inefficace. Ses déplacements étaient minimes mais sa présence terrifiait le champ de bataille. L’autre chef voyant ce qu’il se passait voulait rejoindre son coéquipier afin que cette destruction se termine rapidement. Elle marcha tranquillement quand le sol devint mou, le piège avait fonctionné, au fur et à mesure qu’elle se débattait les sables mouvants la retenaient prisonnière.

La joie s’afficha chez les Uniks mais tout était loin d’être terminé, la captive usa de son don pour lancer des attaques mentales dans toutes les directions en même temps de manière continue. Un cratère se creusait petit à petit, la commandante Hybrid n’était plus emprisonnée et d’un regard noir fit trembler une grande partie de la troupe adverse. Un soldat lui sauta dessus armé de son épée, il cherchait à arrêter les attaques pour que les sables ne soient plus repoussés. A lui seul il ne pouvait rien faire, mais une dizaine d’homme le suivirent ce qui la déconcentra. La terre se referma emportant allié et ennemi au plus profond de la terre.

Les Uniks gagnaient peu à peu du territoire, malgré un chef mort et l’autre blessé, les Hybrids continuaient à se battre avec plus de fureur. Les combats faisaient rage à quelques mètres de la tente de soin, si les soldats se faisaient battre, les blessés et les soigneurs ne verraient plus grand-chose de la vie. Toutefois, la majorité du camp se rassemblait afin de protéger cette tente et de stopper l’avancer ennemie. Tout semblait bien aller pour eux mais un événement inattendu frappa les remparts.

Une centaine de flèche s’échoua sur les guerriers ayant pour mission d’empêcher les Hybrids d’entrer dans le camp. Sora, le chef Hybrid, était là, il participait au combat. Son don lui permettait de multiplier le nombre de flèche qu’il pouvait envoyer avec son arc. En très peu de temps la situation s’inversa, à lui seul il pouvait attaquer comme une cinquantaine d’homme. Les survivants étaient rassemblés autour des tentes de soins, ils n’étaient plus qu’une centaine contre une armée qui faisait le quintuple d’eux. Chaque combattant s’arrêta à la vue d’une fumée aussi noire qu’inquiétante qui provenait de Nemoto.

Le général Kiba savait grâce à son Dzeta qu’il s’agissait des quatre espions que tout le monde avait oubliés, ami comme ennemi. Ils avaient trouvé une brèche dans le mur et en avaient profité pour l’enfoncer et mettre le feu à la ville. Le général savait que cette opération suicide servait uniquement à la retraite des Uniks. La moitié des Hybrids prirent la fuite pour revenir à la capitale afin d’arrêter l’incendie qui s’étendait rapidement. Kiba prit conscience que c’était le moment idéal pour s’enfuir, il demanda l’attention de tout le monde et sorti de son manteau un petit poignard. Il utilisa son Dzeta pour parler à tous les soldats encore debout.

« Excusez-moi, vous avez raison cette mission est un échec mais c’est le moment idéal pour sonner la retraite. Vous vous êtes bien battu, tous les soldats ici présent sont tous des héros. A mon signal enfuyez-vous par la forêt jusqu’à Anathorey, je vais vous faire gagner du temps. »

Kiba avait en sa possession un autre Dzêta, il était extrêmement puissant et était capable de changer la situation d’une guerre à lui tout seul. Il ne voulait pas l’activer auparavant car il devait en payer de sa vie. Son principe était semblable au canon jupiter, l’ultime défense de la capitale, chaque être n’étant pas Unik devenait inconscient pour une trentaine de minutes. Le rayon d’action était aussi grand que le camp, les Hybrids qui retournaient à Nemoto n’allaient pas être touché. Le général regarda le noble et la Qantik puis s’adressa à l’homme.

« Duc Rainforth, prenez soin d’elle, elle ne pourra plus rien faire pendant un petit moment. Ne mourrez pas, Anathorey a besoin de ces soldats ! »


Kiba donna le signal et planta la lame dans son cœur. Son corps tomba en poussière en même temps qu’une grande lumière blanche toucha tout le camp. Les Hybrids tombèrent les uns après les autres. La retraite était déclarée, le retour à Urban City se faisait dans le silence le plus profond, la bataille était perdue.

Fin:
 

 
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Prince de rien (Lukas R.)

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN   Mar 7 Juil - 13:18


L’on suivit le plan de Lukas. Mais restaient ces deux Chefs Hybrids qui semblaient surpuissants… Il n’eut pas le temps de proposer une solution que Fleya prit automatiquement le relai. C’était effrayant encore une fois. Elle avait su analyser en un coup d’œil leurs adversaires, déterminer leurs points forts et leurs points faibles. Elle exposa un plan parfait qui s’il fonctionnait, ferait assurément tourner la situation à leur avantage. Sa lucidité lui permit d’affirmer que la mission de Nemoto était un échec cuisant pour les Üniks, et qu’il valait mieux battre en retraite. C’était un point sur lequel Lukas était entièrement d’accord : Anathorey perdait des hommes et des vies pour rien depuis le début des attaques.

La pertinence des propos de Fleya ne devait cependant pas être félicitée. Il n’était pas question de faire l’apologie de la guerre ou d’envoyer des soldats vers une mort certaine, non. Il était au contraire très clair que celle qui craignait le plus ce discours militaire était la jeune femme. Alors il n’était pas question de la féliciter pour cela… Lukas le lisait dans ses yeux bleus : elle avait peur, elle se détestait pour toutes les choses qu’elle racontait. Peut-être qu’elle se voyait à présent comme un monstre. De plus, le fait qu’elle soit autant déstabilisée par ses propres paroles prouvait que Fleya n’avait pas entièrement conscience de ce qu’elle disait, ni qu’elle choisissait de le dire. Elle s’accrocha alors à la manche de son maître, l’air bouleversé et le regard implorant. Fleya était horrifiée par les événements. Lukas passa en douceur ses bras autour des épaules de la jeune femme pour la garder fermement contre lui, et dos à l’hologramme qui montrait ce qui se déroulait dans les campements Üniks. Il fronça un peu les sourcils. Il n’y comprenait plus rien…

Dehors le carnage continuait. Les Üniks faisaient preuve d’une cohésion remarquable mais cela n’était pas suffisant pour faire face aux Hybrids. Ils étaient ici chez eux, et entendaient bien montrer qu’ils régnaient en maîtres sur la forêt. Les deux chefs redoutables étaient difficilement maîtrisés par les soldats d’Anathorey. Chaque dommage qui leur était infligé faisait perdre la vie à de nombreux alliés. Les hommes s’entassaient, mêlaient leurs lames ou se bombardaient dans tous les recoins. Les constructions autour ressemblaient déjà à des ruines. Les combats détruisaient, sans rien construire. Pas même la victoire d’un des deux camps. Trop de vies étaient perdues pour que l’on puisse parler de remporter la guerre.

Soudain on remarqua qu’un incendie avait été déclenché dans Nemoto. Etait-il possible que des Üniks aient pénétré les murs d’enceinte de la capitale ? Les guerriers Hybrids, plus surpris que jamais, cessèrent les combats dans le campement Ünik et filèrent vers la fumée noire qui s’élevait doucement dans le ciel.
Le général Kiba se leva alors, et déclara qu’il était temps de se retirer. Il admit son échec, il admit l’erreur stratégique qu’avaient commise les Üniks en décidant de venir combattre ici. Il ordonna le retrait des troupes Üniks, au plus vite. Lukas remarqua un petit poignard dans la main du général. Le fou ! A quoi pensait-il ? Ce Kiba avait été envoyé ici sans en avoir le choix, comme tout le monde, voulait-il donner sa vie pour laver cet affront ?

Le général se tourna alors vers le jeune homme, qui maintenant toujours aussi fermement Fleya contre son torse, comme pour la couper de tout ce qui se passait autour d’eux. Il leva un regard nerveux vers le militaire, qui lui adressa ces dernières paroles :

« Duc Rainforth, prenez soin d’elle, elle ne pourra plus rien faire pendant un petit moment. Ne mourrez pas, Anathorey a besoin de ses soldats ! »

Le général se poignarda aussitôt en plein cœur. On n’eut pas le temps de s’horrifier de son geste que son corps s’effondra en fine poussière. Une lumière blanche s’échappa alors de la lame du poignard tombé au sol, pour former une cloche de protection au-dessus du campement Ünik. Ebloui, Lukas entraîna Fleya en dehors de la tente avec lui, d’un pas pressé. Les Hybrids qui étaient restés dans le camp étaient tous à terre, raides morts. Quant aux Üniks, ils ne semblaient pas affectés par le maléfice de la lumière, et tous purent fuir par les abords de la forêt comme l’avait préconisé le pauvre Kiba.

Lukas prit Fleya dans ses bras, pour lui éviter d’avoir à marcher, et il s’élança à son tour sur les traces des soldats, infirmiers, Chevaliers et civils venus prêter main forte, qui fuyaient.
« On rentre, Fleya » souffla-t-il doucement, concentré sur leur exil. Plus jamais il ne faudrait qu’elle ait à revivre un tel cauchemar.

Fin:
 



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Qantik militaire (Fleya)

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN   Mer 8 Juil - 15:51

Rien n'y faisait..... qu'importe tout les stratège et les subterfuge, Fleya ne parvenait pas à atteindre les objectifs qu'elle visait par ses stratégies. Bien sûr il y avait celui de neutraliser les chefs et ainsi protéger leur tente. Mais il y avait également celui de minimiser au maximum le nombre de vies sacrifiées. Mais le sort s'acharnait et avait décidé que cette bataille serait sanglante. Et pas seulement pour les Üniks. Les hybrids avait fait coalition autour de leur chef pour lui épargner un maximum de dégât. Un sacrifice qui releva de la boucherie la plus effroyable, car au vu du nombre de tir, il avait fallut plusieurs vagues de défenseurs pour tenir plus ou moins fasse à l'assaut. Et que dire de la seconde chef ? Elle qui malgré son état critique dans les sables mouvants, continuait ses attaques.... N'avait-il pas fallu toute une salve d'hommes qui se sacrifièrent pour l'emporter avec eux dans la tombe ? Horrifiée.... Fleya était horrifiée. Spectatrice impuissante d'un carnage sans nom, elle observait la macabre comédie se jouer devant elle. Muette par l'horreur, Il lui semblait qu'elle ne tenait encore debout que par l'intervention du bras de son maître. Il était le dernier lien avec la réalité pour elle.

Car c'était comme si ses jambes allaient bientôt ne plus lui répondre et se dérober sous elle, comme si elle allait bientôt être plongée dans une inconscience certaine. Une inconscience qu'au fond d'elle, elle désirait. Ne plus assister à l'enfer. Trouver la quiétude de l'obscurité, et de l'ignorance. Ne plus voir des gens mourir sous son commandement indirect, ou à cause de ce dernier. Ô combien elle se trouvait lâche, cachée sous cette tente, à l'abri dans les bras de son maître, qui en était réduit à devoir la soutenir pour lui éviter de défaillir. Fleya était morte de honte. Elle allait bientôt devenir un poids pour son maître si elle ne se ressaisissait pas. Et en ces circonstances, c'était la dernière chose dont il allait avoir besoin. Au contraire. L'ennemi était à leur porte, et il ne saurait attendre. Lukas allait avoir besoin de protection. Elle devait prendre exemple sur lui. En toute circonstance, il demeurait digne, la tête haute, et l'esprit clair ! C'était là l'attitude à avoir ! C'était là un exemple à suivre pour elle. Sa conduite était à son sens irréprochable. Elle ferma les yeux un court instant, essayant de se recentrer, et prenant une forte inspiration pour réguler ce qui lui faisait office de rythme cardiaque.

Heureusement pour elle, sa nature bionique lui permettait un contrôle sur ses activités physiques bien plus simple que pour une créature organique. De manière générale son corps lui obéissait fidèlement. Mais sa volonté de demeurer inébranlable fut brutalement balayée. Car voila que le général Kiba s'adressa à Lukas en des termes qui n'annonçaient définitivement rien de bon à Fleya. Et son instinct ne lui fit hélas guère défaut. Car voila que l'Ünik se suicida, ou plutôt se sacrifia devant eux, d'une manière tout du moins très originale. Fleya ne put réprimer un glapissement d’effroi, voyant leur général se réduire en poussière sous ses yeux incrédule. Et finalement la voila de nouveau agrippée à Lukas.... Le choc passé, elle retint ses larmes. Pathétique.... Elle se trouvait scandaleusement médiocre et pathétique. Elle n'était pas digne de son Maître. Elle n'était pas digne de son créateur.... Même le général qu'elle avait si lourdement critiquer au fond d'elle avait su prendre ses responsabilités, et c'était montré beaucoup plus altruiste et dévoué qu'elle ne l'aurait pensé de lui. Mais.... Elle n'était même pas capable d'encaisser le coup.

La Qantik se déconfit sur place face à ses propres jugements si durs et impitoyables envers elle-même. Elle qui aspirait à être mieux, à être indispensable et salutaire pour son Maître. Elle qui prétendait à faire la fierté post-mortem de son feu regretté professeur Hojo. A présent elle ne parvenait même plus à regarder Lukas en face. Mais en réponse à l'abattement qui la rongeait, une volonté puissante lui répondait. Non, elle ne voulait pas être cela. Elle ne voulait pas décevoir Lukas. Elle refusait de se faire honte à jamais. Si elle devait devenir plus forte et plus dure, alors elle s'en donnerait les moyens. Si elle devait combattre et affronter les ignominies ineffables de la vie, alors elle le ferait. Au fond d'elle, elle savait, elle sentait qu'elle en avait étrangement les capacités. Elle se mit alors en quête, de manière presque désespérée de ces aptitudes. Mais il faut parfois se méfier des souhaits que l'on fait... Et tandis qu'elle acquiesçait à Lukas sur leur retraite, dehors, le destin avait entendu ses prières, et décidé d'exaucer son désir. Et il n'était pas si sûr, que ce qu'elle allait découvrir, allait si certainement la satisfaire. Elle ne tarderait à présent plus à le savoir... car voila que Lukas et elle se dirigeait vers la sortie....
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Speed Racer (Néo Collins)

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Âge : 24 ans
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Inventaire: Outils - Barre de fer téléscopique - Clés de sa Skooth

MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN   Jeu 9 Juil - 0:32

L’accueil d’Olivia ne fut pas celui d’une jeune infirmière douce et patiente. La guerre avait ébranlé bien des esprits mais elle n’était pas venue à bout de la fière bourgeoise au caractère bien trempé. C’était « la force Keegan ». Elle répliqua à Neo qu’elle était venue faire du tourisme à Nemoto, la saison et la météo s’y prêtant bien. Elle avait beau être en colère et irritée, il ne retint pas un rire amusé.
« Fais gaffe au brouillard si tu te balades. » répondit-il à son tour d’un air malicieux, empreint de fatigue. Mais la jeune femme avait raison de lui parler ainsi, sa question était un peu idiote. Quoique Neo ne fût pas au courant que même la noble population d’Anathorey fût mobilisée pour cette guerre. Olivia renchérit mais le rouquin ne comprit pas cette histoire d’euphémisme – à Nordkia les enfants n’allaient pas à l’école après tout. Mais il comprit qu’elle affirmait qu’il avait plus que merdé. Elle lui avoua qu’elle s’était beaucoup inquiétée lorsqu’il avait été transféré à l’infirmerie. La petite fière montrait ses failles finalement.

Au dehors, une agitation soudaine se fit entendre. Neo tourna la tête vers la sortie et vit que la bâche qui servait de porte à leur abri de fortune tremblait au rythme du vacarme. Il songea à Tobias. Il voulut sortir, et aller aider son pote. Au moins le prendre par le bras, l’entraîner sous la tente, ou mieux, les ramener à Nordkia tous les trois sur un Lumelechs pas farouche. Qu’on leur foute la paix… ça ne suffisait pas, l’entraînement digne d’un dressage de chien de combat, les morts et les centaines de blessés ? Il leur fallait quoi encore, à leurs dignes Princes, pour que tous puissent retrouver une vie paisible ?
Olivia coupa court aux pensées de Neo. Elle s’adressa à tout le monde et pria chacun de garder son calme. Il fallait que tous soient solidaires et unis pour faire face à un éventuel adversaire. Son discours avait de quoi rassurer mais ces bruits n’auguraient rien de bon… L’infirmière qu’elle était l’enjoignit de se reposer encore, car elle ne le jugeait pas en état de combattre. Il n’avait pas envie de se reposer, mais il ne broncha pas. Olivia était suffisamment à cran pour cela. Elle le fit asseoir sur le lit qu’il avait quitté, et défit ses bandages pour examiner de nouveau sa plaie. Dès que son épaule fut dénudée, Neo baissa la tête pour regarder l’ampleur des dégâts. C’était dégueulasse. La défense du Nago l’avait perforé profondément, à tel point que les tissus avaient été entièrement déchirés pendant l’altercation. Il aurait sans doute une cicatrice très marquée. Le Docker siffla, admiratif :
« Eh ben ! Ça me fera un souvenir… »

L’application d’une solution piquante le dissuada de faire de l’humour une seconde. Il serra les dents tout le temps durant lequel Olivia prenait soin de nettoyer sa plaie. C’était douloureux. Il trembla légèrement à nouveau.
« J’pensais que nos premiers attouchements seraient plus agréables que ça ! » lança-t-il avec malice. Il n’avait pas pu s’en empêcher. L’occasion était trop belle, et la réaction d’Olivia à sa remarque un peu lourde le faisait rire d’avance.
Lorsqu’elle eut terminé, elle confia au Docker d’un air enfin soulagé que plus tôt, elle avait craint qu’il ne se réveillât pas. Une vieille infirmière confirma cela, d’un air moqueur et pourtant compréhensif. Une crise de panique ? Et c’était bien Olivia qu’elle appelait « numéro 5 » ? Dingue. C’était pire que dans les mines ici. Toutes ces femmes qui se mobilisaient pour protéger et aider les blessés étaient bien courageuses. C’est ce que se disait Neo, en regardant attentivement le visage fatigué et stressé d’une Olivia qui n’avait peut-être pas bien dormi ni bien mangé depuis ces derniers temps.

Il reprit, avec tout ce qu’il y avait de plus sérieux, regardant la jeune femme droit dans les yeux avec franchise :
« S’cuse moi. T’es la dernière personne que j’ai envie d’inquiéter. » Ses sœurs et sa mère étaient davantage habituées à l’exercice, même s’il n’avait jamais été en danger de mort jusque-là. Y avait pas à dire, la guerre c’était stressant. Terrifiant même. Mais sur le terrain la peur refroidit tant les neurones que l’on est comme anesthésié, et l’on obéit par défaut, car en tant que fantassin on ne peut rien faire d’autre que d’exécuter les ordres.
« Tu n’as pas croisé Tobias ? » demanda le Docker, inquiet pour son ami. Mais leur conversation fut interrompue par la voix du Général Kiba, qui leur parlait depuis sa tente avec son Dzêta, comme un peu avant dans la journée.

Il leur demandait de fuir. La retraite était ordonnée. Le grand chef militaire qu’il était leur ordonnait de partir, à tous, sans attendre. Neo lança un regard grave à Olivia… C’était quoi ce délire ? La situation était si grave que cela ?
A peine ces mots furent-ils prononcés qu’une intense lumière blanche aveugla tout le campement Ünik. Sous la tente, on ne voyait plus rien que ce faisceaux lumineux tandis qu’au dehors, le calme semblait revenir. Neo rouvrit les yeux lorsque la lumière s’éteignit. Kiba ne parlait plus et le vacarme de dehors ne se faisait plus entendre… Un silence très pesant régnait même sous la tente. Tout le monde était totalement incrédule. Personne ne comprenait ce qui se passait.
Sans plus attendre Neo se précipita hors de l’infirmerie. Le spectacle qui s’étendait devant ses yeux lui fit froid dans le dos. Tout proche d’eux, à peine à quelques mètres, plus aucun bâtiment du campement ne tenait debout. Des guerriers Hybrids avaient pénétré leur enceinte et avaient tout détruits. Ces mêmes guerriers qui gisaient sur le sol, glacés une mort subite que le Docker n’expliquait pas. Avec eux se trouvaient des Üniks qui avaient péri en très grand nombre eux aussi. Neo fit quelques pas faiblards parmi ce carnage. Ca puait le sang, la sueur et la chair brûlée, au milieu de frais brins d’herbe qui vivotaient insolemment sur ces terres désertées par la vie Originaire.

Une voix se fit entendre, dans ce silence absolu et inerte. Elle était faible mais proche. Et surtout, elle était familière à Neo. Il courut un peu chancelant au travers du champ macabre, et trouva Tobias couché au sol, devant un tas de gravats.
« Salut vieux… » souffla-t-il faiblement. « Je me suis niqué la jambe… J’peux pas me lever. Tu m’files un coup de main ? »
Neo acquiesça, et de son bras valide, parvint à relever Tobias et à le faire s’appuyer sur son épaule. Tous deux retournèrent vers l’infirmerie, d’une démarche peu glorieuse. Mais il était hors de question que Neo laisse son ami dans une telle situation. Quand bien même il aurait eu les jambes coupées, il l’aurait porté sur son dos.

Quand il eut retrouvé Olivia, le Docker poussa un soupir de soulagement. Ouf. Ils étaient là, tous les trois. Tobias était vivant, Olivia était égale à elle-même… Tobias lui dit d'ailleurs un petit signe de main, l'air de dire " T'as vu ? J'ai eu des petits ennui".
Maintenant, le Docker avait le sentiment qu’il ne pouvait plus rien leur arriver de grave. Malgré tout, c’est avec un très grand sérieux qu’il dit à ses deux amis :
« On s’casse de là ! »
Tandis que les personnes de l’infirmerie s’entraidaient pour évacuer tout le monde, Neo s’assura qu’il put sortir Tobias de ce guêpier. Et qu’Olivia n’était pas loin. Direction Nordkia. Il leur fallait à tout prix tourner le dos définitivement à cet enfer.

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN   Sam 11 Juil - 9:45

Olivia s’était retenue de se venger des remarques de Neo, préférant rester concentrée sur son travail, elle aurait l’occasion de se venger plus tard – du moins tout le monde l’espérait. Après un petit instant et un passage rapide de l’infirmière en chef, le docker lui demanda si elle n’avait pas vu Tobias, son ami qu’elle avait déjà rencontré lors des tremblements de terre qui avaient littéralement secoué Nordkia et Anathorey. La brunette s’apprêtait à répondre, secouant la tête pour lui indiquer qu’il n’avait pas encore visité l’infirmerie, que cela soit bon ou mauvais signe, mais la voix du Général Kiba qui menait les troupes üniks coupa cour à cette discussion. Les deux jeunes gens échangèrent des regards interrogateurs à l’annonce de cette retraite, Olivia n’avait pas eu beaucoup d’information sur cet assaut, juste que beaucoup de soldats üniks revenaient dans un sale état. C’était donc la déconvenue la plus totale pour qu’on leur ordonne la retraite ? De l’intérieur de la tente, tout ce qu’il se passa à l’extérieur fut plutôt mystérieux, une lumière éblouissante et puis le silence. Cela faisait froid dans le dos, cette lumière était-elle de bon ou de mauvais augure ? Neo n’attendit pas plus longtemps pour quitter la tente de soin, suivi de près par Olivia et tous les gens présents dans l’infirmerie. Chacun contemplait le triste spectacle qu’offrait leur campement, personne n’osait rien dire. La plupart des infirmières continuèrent néanmoins leur activité sous les ordres de Melinda et se mirent à la recherche des survivants qui pourraient encore être aidés.

C’était surréaliste, un spectacle qui paralysa un instant Olivia sur place. C’est son amie Cécile qui vint la sortir de sa torpeur en lui tapotant doucement sur l’épaule avant d’indiquer Neo qui s’échinait à aider un autre soldat à se lever. D’un hochement de tête, la Keegan comprit qu’elle pouvait revenir dans son rôle d’infirmière, même qu’elle le devait. Elle accourut vers les deux dockers qui offraient un bien piètre spectacle, deux blessés qui se soutenaient l’un l’autre. Lorsqu’ils arrivèrent à sa rencontre, la brunette alla instinctivement se placer de manière à aider Tobias à marcher pour éviter que Neo ne supporte tout le poids de cette tâche, il ne devait pas oublier qu’il était également blessé. Elle les aida à marcher un peu plus loin avant de les laisser pour revenir vers la tente de soin pour s’assurer que personne n’était laissé derrière.

« Je vous suis de près. Faites attention à vous tous les deux. »

La jeune bourgeoise alla vite retrouver son amie Cécile, son père s’était semble-t-il réveillé mais il était trop faible pour marcher, il fallait donc que la blonde trouve deux paires de bras costauds pour le déplacer sur un brancard. C’est que fit Olivia qui lui ramena rapidement deux soldats dont les blessures étaient infimes. Tout le monde pouvait rentrer, enfin non pas tout le monde, certains avaient péri ici et il serait difficile peut-être même impossible de les rendre à leur famille pour que tout le monde puisse faire son deuil. A cette pensée, le cœur de la Keegan se serra, elle pressa le pas pour rejoindre Neo et Tobias et s’assurer qu’ils n’avaient pas besoin de soin en urgence, car elle avait toujours quelques matériels de premiers secours sur elle.
Il faudrait rentrer, reprendre sa vie normale, mais pour combien de temps ? Olivia détestait tout cela, cette guerre, voir le camp détruit, la mort, cela pouvait paraître idiot car personne n’aimait ce genre de vision, mais elle était encore plus certaine d’une chose. Les habitants de ce monde finiraient par s’entretuer jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de vivant si personne ne parvenait à les raisonner.
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PART. I EVENT - Front de Nemoto (Groupe 1) FIN

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