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PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN

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World Mistress (MN)


RPG
Âge : [A]^(-1)=(1/det[A]) comt(A)
Groupe:
Inventaire: Ce qui est à toi est à moi ~

MessageSujet: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Lun 1 Juin - 21:12



FRONT II : Les éclats

   d'Anathorey

   
Les Princes en marche

   La guerre avait éclaté depuis quelques jours. De nombreuses troupes avaient été envoyées dans la Sylva, front principal de la querelle immense qui déchirait déjà les cœurs des princes de chaque clan. Les Üniks n'avaient plus dans leur capitale que quelques personnes triées sur le volet pour se défendre. Elles étaient peu nombreuses, mais le Conseil des Princes avait estimé qu'elles seraient amplement suffisantes. Suffisantes contre les quelques troupes Hybrids qui déjà marchaient vers Anathorey.

   Depuis le palais, derrière l'immense fenêtre de la salle de réunion principale, Tarion soupira en observant le paysage. Derrière lui, Ulhtia donnait des pichenettes dans une petite bille qui roulait gentiment sur la table. Le Prince ne sentait pas sa collègue très concernée par les événements. Elle n'avait fait qu'ordonner que la plupart des jeunes hommes Dockers se rendent au front, mais finalement ce n'était là qu'une stratégie de plus de sa part pour affaibli Nordkia. Faust et lui-même étaient bien plus impliqués dans cette guerre. Il fallait éliminer l'ennemi, et ce le plus rapidement possible... Qu'aucun Hybrid ne souille le sol noble de leur si grandiose capitale blanche.

   Au loin, une bande noire et épaisse de guerriers adversaires approchait à grands pas. Tarion se racla la gorge, et se tourna vers Ulhtia qui lui adressa un sourire aussi faux que menteur. « Je ne vois pas pourquoi tu es si inquiet mon ami... » souffla-t-elle, avec suffisance. « Ces petits insectes vont gentiment distraire nos fiers et robustes hommes avant de s'en retourner dans leur trou la queue entre les jambes... » Le Prince fronça les sourcils. « Tu es si désinvolte... » Il attendait avec impatience le rapport des premiers observateurs... Un combat acharné allait avoir lieu dans le Sidhe, juste devant les portes d'Anathorey. Il fallait tenir tout ces barbares loin de la capitale...
   Après quelques heures d'attente, les guerriers Hybrids arrivèrent, et installèrent leur quartier général quelques kilomètres devant la cité Üniks, tandis que les soldats Chevaliers se préparaient également. Tarion s'exclama à l'attention des gardes de la salle :

   « Faîtes entrer immédiatement les stratèges ! Que l'on rappelle les espions pour les faire venir ici, et qu'ils nous fassent un rapport complet de leurs observations !»

   
Les guerriers de la forêt

    Du côté des Hybrids, des ordres similaires avaient été donné. Les combattants, braves hommes et femmes de la Sylva, n'avaient nullement été fatigués par leur longue marche, comme porté par un élan pugnace qui les poussait à surmonter les limites de leurs propres corps. Le Chef Hybrid choisit pour mener cette bataille était une femme. D'apparence juvénile, elle était en réalité d'un âge où d'ordinaire la plupart des êtres de ce monde arboraient mille rides. Son nom était Kushana. Vaillante et combattive, on lui connaissait un esprit très fin, stratège et efficace, ainsi qu'une très grande force guerrière. Devant l'Emishi, elle avait juré sur sa propre tête qu'elle mènerait les Hybrids à la victoire et ferait sombrer Anathorey dans le désespoir.

   « Préparez-vous tous ! » ordonnait-elle, dans le campement Hybrid qui se mettait en place. « Cette bataille est primordiale dans cette guerre contre les Üniks. Rappelez-vous que qui frappe le premier a l'avantage ! »

   Les combattants qui la suivaient avait foi en elle, et criaient sa gloire dès qu'elle prononçait des mots similaires. Chacun était remonté à bloc. Il fallait encore attendre les espions... Un seul ordre de la part de Kushana après leur intervention, et tous partiraient à l'assaut. Ce n'était plus qu'une question de temps...

   
Déroulement - Impératif :


   Le groupe est composé des joueurs suivants, qui devront poster dans cet ordre :
   1) Ithilion - Espion (côté Ünik)
   2) Radja Thalionwen - Stratège
   3) Lucy Noké - Espion (côté Hybrid)
   4) Miyuki - Combattant (côté Hybrid)
   5) Yuusuke - Combattant (côté Ünik)

   - Vous avez chacun un délai de trois jours (ni plus, ni moins) pour poster. Vous devrez faire un minimum de 400 mots. Si vous dépassez ce délai, le tour du joueur après vous commence. Vous pourrez rattraper votre retard en faisant un post cette fois de 800 mots minimum.

   - Vous devez faire un résumé de votre récit en spoiler à la fin de votre post (merci de bien en prendre note, qu'on n'ait pas à vous le répéter systématiquement ^w^)

   A la fin de chaque cycle de post, Mère Nature postera de nouveau et un autre tour commencera.
   
Les joueurs sont encouragés à interagir entre eux ! Ce n'est pas parce que c'est un event que chacun doit rester dans son coin, au contraire.

   Pour rappel, vous pouvez voir sur ce sujet quels sont les gains auxquels vous pourrez prétendre à la fin de la Partie I de la Purge.

   
Admin responsable de ce RP : Yuris Brooks. Pour toute question, adressez-vous à elle uniquement.

   Très bon rp à tous ! ^w^
   
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Chevalier Ailé (Ithilion)


RPG
Âge : 23
Groupe: Elite
Inventaire: Bourse sans fond

MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mar 2 Juin - 22:53

Depuis le temps que les tensions s'échauffaient entre les deux peuples à la rivalité ancestrale, la guerre revenait finalement, après des siècles d'absences, et apportant avec elle ses promesses de jours sombres.
La violence, le sang, la mort, Ithilion avait déjà côtoyé l'horreur du combat lors d'innombrables missions, mais la guerre présentait un tout autre visage. Beaucoup d'écrits relataient les terribles tableaux peint par la dernière grande confrontation entre les Üniks et les Qantik; les pavés des ruelles teints de rouge, les viols ou les pillages des villages conquis, la peur constante de s'endormir sans jamais se réveiller, le patrimoine détruit dans les flammes...
La décision des princes ne plaisait pas du tout au chevalier, mais il suivrait quand même leurs commandements et se battrait pour défendre Anathorey jusqu'à son dernier souffle.

D'ailleurs qu'elle n'avait été pas sa surprise lorsque Markus Kelan, le chef provisoire des Chasseurs Ailées, l'avait convoqué pour lui remettre une missive princière. Alors qu'il s'attendait à être envoyé au front comme tout bon soldat, les têtes de ce pays souhaitaient utiliser ses capacités pour infiltrer les camps ennemis et informer la capitale de leurs agissements. Le chevalier s'était alors immédiatement mis en route pour suivre les déplacements de l'imposante armée Hybrid.
Un mois de traque à épier  les troupes ennemis tout en devant déjouer l'attention de leurs éclaireurs. Son dzêta lui avait permis de se faufiler dans les angles morts et de ressortir de la fourmilière à chaque fois sans trop d'encombre. Grâce à cela, il avait pu récolter des renseignements importantes pour les princes.
Guidé par des gardes, Ithilion leur emboitait tranquillement le pas, revêtu de la cape blanche aux armoiries de son ordre, il s'apprêtait à rencontrer les dirigeants de la nation. Une première. Bien sûr, il connaissait leurs noms et leurs visages, mais jamais il n'avait eut l'occasion d'entrer dans le palais.  Si Anathorey reflétait des airs de paradis dans sa somptueuse architecture luxueuse, le palais lui parût presque irréel, tout droit sorti d'un de ces contes pour enfant. Symbole du pouvoir des trois princes, à lui seul il creusait l'écart de richesse entre Nordkia et Anathorey. Rescapé du trou dans le désert, voir autant de confort dans un même lieu serra un peu le coeur d'Ithilion, alors que tout une cité survivait dans la misère, trois üniks se prélassait à l'intérieur de ces murs de marbre blanc ornementés d'or et de pierres précieuses.

Arrivant au bout d'un couloir, les soldats fouillèrent scrupuleusement le chevalier blanc avant de le laisser entrer dans l'immense salle. A l'intérieur trônait une immense table de laquelle était projetée une carte holographique d'Origin's, des pièces représentants les deux camps étaient disposées sur les zones de leurs positions actuelles et leurs déplacements s'actualisaient en temps réel. Au bout de la table, assis dans trois fauteuils disposés côté à côté, les trois princes dirigeaient cette assemblée d'urgence. Lorsque le prince Faust porta son regard sur Ithilion, ce dernier ressentit un léger frisson parcourir son dos. L'ünik supportait recevoir des ordres de seulement deux individus : son maitre parce qu'il la respectait, et Faust parce qu'il le craignait. Sa seule présence écrasait les autres. Connu pour détester perdre son temps et châtier ceux dont le travail ne lui plaisait pas, le chevalier sentit une petite boule le saisir au ventre. Même si il  n'avait rien à craindre, car il avait en sa possession de précieuses informations.
Le reste du conseil se constituait des généraux de l'armée, des chefs des différents corps,  le Chasseur Ailé salua Markus Kelan d'un hochement de tête, et des meilleurs stratèges de la cité. Cela échangeait de tout les côtés de la table, mais en captant quelques mots ou en sentant la tension dans les voix, on se rendait vite compte que la situation était critique. Ithilion tiqua lorsqu'il reconnu parmi eux l'héritière de la maison Thalionwen. Cette femme méprisable dont il n'oublierait jamais la journée passée à ses côtés. Il lui fît un petite signe de la main avec un grand sourire, sachant pertinemment que ce geste l'agacerait au plus au point, mais cette fois-ci, elle ne pourrait pas faire de crise de nerf. Pas en présence des grands dirigeants et surtout pas dans ce contexte tendu. Trop concentré à examiner les personnes présentes, l'espion n'avait pas remarqué que le silence était revenu peu à peu  et qu'on attendait son rapport.

Le coeur d'Ithilion ne fît qu'un tour, cela partait mal si il l'avait déjà agacé. Ne laissant néanmoins aucune expression transparaitre, le chevalier s'avança aussitôt et s'éclaircit la voix avant de commencer avec le protocole :

- Mes princes, messieurs, mesdames, je suis le chevalier Ithilion Gwendilan, tireur d'élite dans la division des Chasseurs Ailés, porteur du dzêta de classe utilitaire : La bourse sans fond. J'ai été envoyé en mission d'éclairage afin de suivre l'armée hybrid qui arrivent à nos portes.

Il marqua une courte pause pour sortir une clé de sa poche et l'insérer dans le terminal relié avec le projecteur.
La carte holographique fût remplacée par l'imagine d'une femme hybrid. Les cheveux noirs jais, des tatouages de guerre peints sur son visage, elle se tenait autour d'une table en compagnie d'autres guerriers hybrids.
-J'ai pu m'infiltrer à de nombreuses reprises à l'intérieur de leurs rangs. Ils sont dirigés par une femelle Hybrid répondant au nom de Kushuna, elle serait réputée d'être aussi rusée que forte au combat. C'est une leadeuse talentueuse dont il faudra se méfier. De ce que j'ai vu leur armée dénombre à peu près autant de soldats qu'il nous reste pour nous défendre. Cependant, ils ont prévus de quoi tenir un véritable siège indéterminé. Grâce à leurs connaissances de la nature et leurs pouvoirs, ils arrivent à rendre fertile des terres qui ne pourraient normalement l 'être.
Plusieurs images des campements, ou des ressources du camps ennemis défilèrent. Puis, une courte video se lança.  Prise à travers les feuillages, du point de vue d'une mini-caméra fixée sur le torse, on y voyait des hybrids s'entrainant par groupe de deux.

-Je n'ai pas pu obtenir tellement d'info sur la stratégie qu'allait employer Kushuna. concéda Ithilion avec une pointe de peur qu'on le lui reproche. Peut être a-elle anticipé qu'il lui serait envoyé des espions et elle a été très prudente la dessus, voir même à fait circuler de fausses rumeurs. Cependant, au vu de leurs entrainements, il y a forte à parier qu'ils s’organisent en fonction de leurs dons. Un don défensif avec un don offensif. Le don défensif ayant souvent une arme de distance.
Une nouvelle image apparue représentant une sorte de herse en métal posée à même le sol.
-Voila ce qu'ils ont trouvé pour bloquer nos véhicules à roues. expliqua l'espion. Enfouie dans le sable, c'est presque invisible, et ça peut aussi bien percer les pieds de nos fantassins.
Avant de montrer la dernière séquence qu'il avait enregistré, le clou du spectacle si il pouvait l'appeler ainsi, il regarda l'assemblée avec un air grave.


-Ce que je vous réserve dans ce dernier enregistrement risque de changer complètement la donne quand à l'issue de la bataille. expliqua-t-il sur un ton sérieux comme il était rare de l'entendre chez lui. Les légendes naissent souvent de faits avérés, et apparemment la forêt n'apprécie pas la menace qui pèse sur elle. Je vous laisse regarder car si je ne fais que vous expliquer, vous ne me croiriez sans doute pas.

La video se lança alors. Filmé en infrarouge toujours à partir du torse du chevalier, on voyait ses mains entrain de nettoyer ses revolvers. Tapis dans l'ombre de la nuit, il semblait prendre un petit temps de repos assis dans la forêt de Sylva. Lorsque soudain, la caméra se mit à trembler. Ithilion lâcha un juron et se releva d'un coup tout en se retournant pour comprendre ce qu'il se passait. Le tronc contre le quelle il était adossé commença à se déplacer. Lorsque l'objectif de la caméra se pointa vers le haut, l'ünik se retrouvait face à une créature gigantesque. Son corps, constitué de bois et recouvert de mousse, faisait plusieurs mètres de haut pour presque autant de large. Le visage monstrueux du géant regarda le chevalier et semblant se rendre compte qu'il ne s'agissait pas d'un hybrid, il poussa un hurlement si puissant qu'il satura le micro.
Dans la salle, plusieurs personnes durent boucher leurs oreilles.  
-Ho c'est pas mon jour...lâcha la voix d'Ithilion dans la vidéo avant de se mettre à courir.

Lorsque la caméra se recala de nouveau en direction de l'immense titan de bois, ce dernier levait un immense tronc lui faisant office de bras et s'apprêtait à l'abattre sur l'ünik. Deux coups de feu retentirent alors et les dernières images nettes furent celles du géant portant ses deux mains à ses yeux. Le reste était floutée par la course d'Ithilion pour s'échapper de ce guêpier.
Un immense silence lourd de sens survola la salle lorsque la vidéo s'arrêta.

-Les armes conventionnelles comme les armes blanches ou les balles sont inefficaces contre ça, reprit le Chasseur Ailé qui parlait du coup d’expérience. Seuls ses yeux y sont vulnérables et cela n'est pas chose aisé de les atteindre. Ces trucs la ne feront qu'une bouchée de nos murs si ils les atteignent...

Un vague de murmures paniquées saisit l'assemblée des chefs militaires et des stratèges. Avant de laisser la parole, Ithilion crût bon de rajouter une dernière chose :
-Mes princes, je ne suis certes pas un grand tacticien, ni qualifié pour vous aiguiller vos directives. Mais si je peux toutefois laisser un avis en temps que conseil, la seule véritable faiblesse que j'ai décelé chez nos ennemis, c'est le climat. Ils n'ont pas encore eut le temps de s'habituer aux fortes chaleurs du désert, peut être faudrait il réagir avant que cela soit le cas, car une fois mise en place, ils seront une véritable menaces. Fin du rapport.

Alors que les clameurs montèrent de plus en plus, Ithilion recula de quelques pas mais ne sortit pas de la pièce car la réunion de guerre allait commencer. Et peut etre que les princes auront besoins de plus de précisions quand à sa mission d'éclairage. Les questions n'allaient pas tarder à venir.
Spoiler:
 

EDIT DE YURIS : ATTENTION ! Ithi a joué un Prince dans son post, mais c'est interdit hein mes petits agneaux :3 Les Pnjs sont réservés AU STAFF ! Merci !
(Ithi, vu qu'on a tout réglé hier, je rattraperai le coup dans mon prochain post MDJ)
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Délicate Duchesse (Radja)


RPG
Âge : 23 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Médicaments, carnet de note et fiole de poison, une aiguille à coudre, une photo de sa famille.

MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mer 3 Juin - 22:36


S’il y a bien une chose que Radja déteste plus que tout au monde, c’est la guerre. Pas que les bombardements, les combats sanglants et les femmes violés à tous les coins de rues ne la dérange vraiment, enfin si, tout cela faisait du bruit et salissait les pavés qu’elle avait payé avec ses impôts, donc cela la dérangeait, mais le pire restait la perte financière que cela allait engendrer. Il fallait se rendre à l’évidence que pour les marchands, la guerre était une chose profondément horrible, car bien que les marchands d’arme arrivaient à s’en sortir haut la main, tous les autres se retrouvait privé des voies de communications communes et leurs produits, quand ils n’étaient pas sujet à la pénurie, devait fortement augmenter les prix pour espérer faire un minimum de bénéfices. En clair, Radja Thalionwen, qui avait battis la grandeur de la famille Thalionwen sur le commerce d’alcool, était des plus agacé par la nouvelle. En plus d’avoir du mal à alimenter ses usines en houblons, les déplacements de gardes sur les routes ralentissait la livraison des futs de qualités et Radja ne pouvait absolument pas se rattraper en vendant en quantité ses tonneaux aux soldats, si ceux qui pouvaient boire goulument pour oublier l’horreur de la guerre, ils mourraient encore plus salement s’ils étaient saoul et ne défendraient pas la cité correctement. Elle avait beau vendre plus cher ses boissons aux membres de la noblesse, ce n’était pas cette mince partie de la population qui allait faire remonter son chiffre d’affaire.

La duchesse, profondément énervé par cette situation, se demandait ce qu’il allait bien advenir d’elle en cas de prise de la ville. Elle faisait confiance aux princes, elle n’avait pas le choix de toute façon, mais si ses derniers ne se décidait pas à agir rapidement elle serait en faillite. Et hors de question pour elle d’aller croiser ses Dockers à la noix. Elle marmonna des choses que mêmes ses servantes, pourtant habituer à la voir marmonné, ne comprirent pas le moins du monde et ne recherchèrent pas à comprendre par peur de représailles. L’une d’elle crus, par ailleurs, que sa dernière heure était arrivé quand elle fut chargée de réveillé Dame Thalionwen un beau matin pour lui transmettre une missive portant le sceau princier. Elle dut parler avec une voix trop aigue, ou alors ouvrir le rideau de la chambre de Madame trop rapidement, ce qui accentua sensiblement la migraine de cette dernière et qui lui value d’être envoyé à la laverie sur le champ pour ne plus en sortir avant trois jours entiers. C’était avec un énervement et un mal de crâne persistant que la blanche ouvrit sa la lettre et elle eut grand mal à la lire sans devoir s’arrêter toutes les deux lignes pour relire la phrase qu’il y était inscrite.

« La duchesse Radja Thalionwen, héritière de la maison Thalionwen, est demander dans le château des princes en tant que stratège pour aider à la défense de la ville. », cela résumait bien la lettre. Radja poussa un long soupire, les temps étaient dure, elle était la première à le savoir, et bien qu’elle acceptait totalement qu’on envoyait des dockers servir de chair à canon sur le champ de bataille, elle ne comprenait pas pourquoi on demandait à quelques nobles de venir servir de stratège. La noble se dit que les princes ont dut avoir eu vent de ses exploits pour sauver sa propre maison de la ruine, et en soit elle était flatter d’être convoquer en ses lieux, mais ce qu’elle redoutait était ses camarades qui devraient réfléchir avec elle. Elle n’aimait pas partager ses choix et que ceux-ci soit débattu, être le seul maître à bord lui complaisait et elle sentait que les journées qui allaient suivirent serait mortellement longues.

Et les jours furent longs et rudes. Quand enfin l’armé Hybrid fut annoncé aux portes de la cité, Radja fut convoqué sur le champ pour rejoindre le château des princes. Ne tolérant pas de se présenté en guenille devant les princes, elle choisit de portée sa robe lilas pour être à laisse pendant ses longues heures à être assise aux côtés d’imbéciles et de se coiffer simplement, mais coquettement, d’une demi-queue maintenue par une barrette orné de fleur. Elle n’en fit pas plus, car après tout elle se rendait à un conseil de guerre et non à un bal, mais d’autre à sa place le ferait pour s’attirer les bonnes grâces des princes. La duchesse eut un rictus en se disant qu’ils seraient vite désenchantés par la situation. Elle était persuadée de s’en sortir haut la main grâce à son sang-froid qui ne lui avait que rarement fait défaut pendant de telles situations de crise et elle s’en remettait encore à ce dernier aujourd’hui.

Radja n’eut pas à attendre longtemps dans le couloir qui menait à la salle du conseil, mais elle se dit qu’elle avait attendu déjà trop longtemps. Que ses gens soit les princes et princesse les plus puissant du royaume n’empêchait pas qu’ils devaient faire preuves d’un minimum de courtoisie, mais cela Radja se garderait bien de le leur dire. Cependant, elle se fit une raison, car bien qu’elle n’appréciait pas le moins du monde Ulhtia qui représentait à elle seule la pire infamie pour les marchands de par sa capacités à privé les dockers d’approvisionnement, et bien qu’elle se méfiait de Tarion dont elle avait eu vent d’une bien sombre réputation, elle pouvait tout de même se réjouir de voir Faust. « Aaah, Faust », pensa-t-elle en soupirant, car si Radja était connu pour être une éternelle célibataire qui aimait se faire désirer par les autres nobles, elle n’en était pas moins sensible aux charmes de certains hommes, dont le Prince Faust qu’elle admirait tout particulièrement. Elle le trouvait irrésistiblement beaux, avec ses allures de chevaliers ainsi son profond regard bleuté, et quand elle avait cherché à le connaitre un peu plus en se renseignant après des dames de cours elle n’en était que tomber d’avantage amoureuse. Ainsi donc, elle considérait qu’elle pourrait supporter la présence d’Ulhtia, qu’elle jugeait insupportable quelques minutes auparavant, si le prince Faust se tenait lui aussi au conseil.

La grande porte s’ouvrit et les stratèges purent aller s’assoir autour d’une grande table ronde sur laquelle était déjà présente une carte holographique représentant la position des troupes dans et à l’extérieur de la ville. Naturellement, avant de s’intéresser plus que nécessaire à la position de leurs ennemis, Radja voulu aller s’installer non loin du Prince Faust, malheureusement la place fut vite prise par des commandants des armés. Place qui leurs revenaient de droit, mais la manœuvre ne plus guère à la duchesse qui, en plus de cela, se retrouvait installer à deux places à peine de la princesse Ulhtia. Elle ne partageait pas son agacement, que ce soit verbalement ou par une expression traitresse sur le visage, mais elle aurait voulu empoissonner quelqu’un de ses commandants avec la petite fiole de poison qu’elle avait gâché sous sa barrette pour éviter que les gardes ne lui retire.

Une fois que tous les nobles stratèges furent installer, les princes invitèrent à entrer l’espion qu’ils avaient pris soin d’envoyer un mois auparavant. Bien que satisfaite de voir que les princes n’étaient pas restés inactifs, le bonheur de la duchesse fut de courte durée quand elle remarqua un idiot profond lui faire un petit signe de main, accompagné d’un grand sourire niais. Elle détourna rapidement les yeux et se refusa à saluer le chevalier Ithilion en retour, gardant un mauvais souvenir de leur dernier rencontre. Priant pour que ce dernier n’ouvre pas la bouche et qu’elle puisse profiter du rapport de l’espion en toute tranquillité, c’est avec un profond désespoir qu’elle découvrit que cet idiot profond était l’espion que les princes avaient envoyé. Cette fois, la duchesse ne put réprimer un soupire.

Néanmoins, elle prêta une attention totale à son rapport. Elle avait beau ne pas porter le chevalier dans son cœur, fort est de constaté qu’il restait très bon dans son travail. Et ce fut avec un réel plaisir que la duchesse imaginait la carte de positionnement des troupes se mettre à jour. La dernière vidéo la laissa cependant perplexe, portant ce masque de glace qui dénuait son visage blanc de sentiment, elle n’en était pas moins inquiète. Cette immense créature faite de bois était assez grande et large pour faire tomber l’un de ses grands murs de pierre en quelques coups à peine et les dires du soldat ne firent que confirmer ses craintes.

- Les armes conventionnelles comme les armes blanches ou les balles sont inefficaces contre ça, reprit le Chasseur Ailé qui parlait du coup d’expérience. Seuls ses yeux y sont vulnérables et cela n'est pas chose aisé de les atteindre. Ces trucs la ne feront qu'une bouchée de nos murs si ils les atteignent...

Les murmures inquiets de certains stratèges s’accentuèrent. Radja, elle, ne dit rien et continuait à contemplé l’hologramme du monstre sans dire mot, ni faire de geste. Comme plonger dans ses rêves, la duchesse n’était ni plus ni moins en train de réfléchir à une vitesse folle pour contrer ses bêtes énormes. Comment abattre ses monstres de métal avant qu’ils ne touchent la ville, c’était à peine si les herses posé par les hybrides eux-mêmes leurs feraient du mal. Alors que le son des voix s’accentuait au même titre que de l’ambiance pour le moins tendu de la pièce, Radja se pencha pour saisir son petit calepin de note qu’elle trainait toujours avec elle et, munit d’un crayon finement taillé, se mit à écrire. Cela l’aidait à réfléchir. La blanche réécrivait ce qui avait été fait, l’effectif des troupes et fit même un dessin pour résumé ce qui avait été dit, laissant aux autres le soin de calmer la table. Table agité qu’elle n’entendait plus qu’à peine, comme un bruit lointain, comme elle en avait déjà entendu quand elle était enfant avec ses marchands de pain qui hurlait et qu’on entendait même avec la fenêtre fermer.

Bien qu’elle n’en donnait pas l’air, ses monstres l’inquiétait au plus haut point. Elle ne saurait quoi faire si elle s’était retrouver en face d’un de ses titans boisée, son dzeta n’aurait rien pu faire pour la sauvé. La panique menaçait de la prendre à la gorge quand son sang-froid la remit aux ordres, droite et calme, Radja leva les yeux de son carnet couvert de gribouillis pour regarder ses stratèges inutiles qui s’étaient laissé prendre par la panique. Il fallait avoir peur, c’est une réaction normal, mais il fallait relativiser et garder son calme, laisser la folie pour les soldats de première lignes, ce montre était énorme, mais au final ce n’était qu’un trop tas de brindilles. La duchesse resta confortablement installer le temps que les princes, ou alors les commandants présent, rappels ses incapables à l’ordre et, seulement une fois le calme revenue, la duchesse se permis de parler avec sa petite voix suave.

- Je ne vois pas pourquoi vous paniquer ainsi, messieurs. Certes, ce monstre est affreusement grand, mais il reste fait de bois. Non ?

Radja ne souriait pas, pour une fois dans sa vie, elle ne souriait pas en société. C’était pourtant une marque de fabrication chez elle, ce sourire doux et innocent, purement adorable, celui qui attire la sympathie et qui terrifie à la fois. Elle mesurait le tempo de sa voix, mais ne se forçait pas à paraitre douce et enfantine, après tout ce n’était ni le lieu, ni le moment, et si ses idées devait d’être accepté elle devait se montré adulte et convainquant.

- Ils ont des monstres et ont posé des herse sous le sable, menaçant d’embrocher nos hommes une fois notre premier assaut lancé. Très bien, dans ce cas attendons qu’ils avancent. Oh, certes ils n’avanceront pas avant d’être habitué à la chaleur de nos terres, tant mieux, cela nous laisse le temps de préparé noter contre-attaque. Nous vivons dans la cité la plus évolué de notre monde, nombres d’entre vous on sponsorisé des scientifiques pour n’importe quels projets, alors j’ose espérer que l’un de vous c’est permit d’aider à crée une arme à distance ?

Radja l’espérait de tout cœur, car dans le cas contraire, toute sa petite stratégie tombait à l’eau et elle devrait entièrement récrire ses idées sur son petit calepin. D’autant plus que les autres stratèges risquaient de paniquer une fois encore, s’ils ne décideraient pas à se mettre au travail.

- Et dans le cas contraire, les murs sont proches des Docks il me semble, cela vous permettrait de trouver assez de liquide inflammable à jeter sur les Géants des forêts. Il reste fait de bois après tout, et je suis presque certaines qu’un petit incendie ne leur fera pas de mal.

La duchesse était plutôt satisfaite de son plan, enfin pas tout à fait, mais il fallait déjà avancer les premières pièces comme toute bonne partis d’échec et voir comment jouerait l’adversaire en face d’elle. Elle tourna ses grands yeux clairs en direction des princes et de la princesse et leur demanda simplement.

- Si cela peut convenir à ses majestés, je pense que l’idée n’est pas mauvaise. Dans le cas, contraire, envoyer des soldats montés sur des kokobots, leurs pattes sont assez fines pour tenter d’esquiver les pointes métallique. L’idéale serait de sacrifier d’avantage d’animaux que de soldats, bien entendu.


Résumé du post:
 
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Championne Oubliée (Lucy)


RPG
Âge : 17 ans
Groupe: Paria
Inventaire: Deux dagues, un arc et quelques racines comestibles

MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Sam 6 Juin - 21:49

« Il y a, ou avait, un espion parmi nous. »

Le silence à l’intérieur de la grande tante prônant au centre du campement se fit des plus pesants. Lucy calculait ses faits et dires, méfiante sur ce que les dérapages pouvaient engendrer, surtout en temps de guerre. Cette dernière lui paraissait d’ailleurs tout à fait déplacée, dure à assimiler. La Paria  avait un goût amer dans la gorge, comme si son esprit se scindait en deux pour se dissocier à jamais. Ünik et Hybrid à la fois, son vœu d’unification s’en retrouvait ralenti, voire anéanti.

Lucy s’était rangée auprès de ses compères Hybrids, peut-être afin de soulager, bien qu’inutilement, sa conscience en arborant les idéaux du camp auquel se rattachait son ancienne famille. Combattre sa sœur si elle avait été sur le terrain lui aurait paru insensé, impossible. Terrifiante. La guerre était terrifiante.

« Au  point de ralliement, dans la Sylva, où nos troupes commençaient à préparer la longue marche vers Anathorey, l’espion était là.  Les Üniks savent peut-être déjà que nous ne sommes pas venus seuls, mais accompagnés de Géants des Forêts. »

Toute l’attention se reporta derechef sur le masque vermeil qu’arborait l’éclaireuse. Parler en public ne la dérangerait pas spécialement en temps normal, mais les soupçons que la jeune femme lisait sur tous les visages qui composaient son auditoire l’irritèrent passablement.  Elle pouvait cependant essayer de comprendre qu’un drôle de personnage leur révélant de lourdes informations  tout en souhaitant préserver son anonymat en gardant le visage masqué pouvait causer des problèmes. Heureusement, et malheureusement d’un côté, que sa couverture lui certifiait son appartenance aux Hybrids. Si le bruit courait qu’une Paria se chargeait de mener son peudo-peuple à la victoire par le biais de missions secrètes, Lucy aurait sans doute été rejetée, peut-être offerte en pâture aux adversaires. Aujourd’hui plus que jamais, les gens n’étaient plus dirigés que par la folie sans l’once d’une possible raison.
Elle poursuivit, sans hausser nullement le ton :

« J’étais en repérage aux alentours le même soir où nous regroupions nos forces. Un hurlement suivi de plusieurs coups de feu s’étaient élevés,  à l’écart du ralliement. J’ai accouru silencieusement le plus vite que j’ai pu, mais notre invité n’était plus sur les lieux. Il, puisque le cri était celui d’un homme, s’est très vite éclipsé sans laisser beaucoup de traces. Les Üniks ne nous ont pas envoyé de simples laquais, ils se préparent au moins aussi bien que nous. »

De nouveaux chuchotements parcoururent le petit comité qui formait les têtes pensantes de l’armée.

« L’Ünik, à moins qu’il ne fut Qantik, voire un Hybrid quelque peu simple d’esprit venait de laisser dans son sillage un Géant des Forêts enragé, les yeux crevés. J’en viens donc à cette hypothèse : l’espion a rencontré un de nos Géants, l’a réveillé par mégarde, et dans un stress incommensurable, lui a tiré dessus. »

« Pourquoi n’avoir rien dit jusque là ? ». Lucy encaissa la question qui se formait à présent sur toutes les lèvres.  Elle apprécia tout particulièrement à ce moment-même d’être munie d’un rempart entre ses yeux et ceux de ses interlocuteurs. Elle les jaugeait, eux ne suivaient pas même son regard. Sa détermination redoubla.

« Parce que si je vous l’avais dis trop tôt, vous n’auriez pas agis naturellement. L’espion se serait douté de quelque chose, qu’une ambiance factice régnait parmi nous. Le meilleur moyen de le berner était de lui faire croire au réalisme de notre préparation autant que vous y croyiez vous. Il y a fort à parier qu’il soit reparti chez les siens pour faire son rapport, s’il ne se terre pas encore dans les rangs de notre armée.  Nous tenons notre avantage : modifions notre plan initialement prévu pour couper cours à leurs prédictions ! »

Tout n’était plus qu’un mélange d’hostilité, de crainte ou perplexité. La Paria garda son sang-froid et marqua une légère pause pour laisser aux cerveaux de chacun d’imprimer chacun de ses mots. Elle prit une dernière fois la parole qui clorait son intervention :

« Il n’y a pas de doute que si effectivement ces informations ont  circulé jusqu’aux Üniks, ils aient pris ou prévoient des précautions nécessaires contre nous et l’atout que forment les Géants des Forêts. Nous savons qu’ils ont les moyens techniques de nous affronter, à nous de nous montrer plus malins. Malheureusement, je n’ai rien à vous apporter concernant de possibles plans d’armes adverses, ou la forme que prendra le fruit de leurs choix. Anathorey est diablement bien gardée, je n’ai pu m’y aventuré qu’une nuit, jouant la carte de la prudence, pour y tracer une carte des lieux que j’estime incomplète. »

La carte gisait en effet sur la table centrale où quelques indications figuraient, avec des points entourés se mêlant à de brèves explications. Quelques parties de l’immense Anathorey demeuraient très simplistes, faute de temps.
Lucy retourna s’asseoir sur la chaise un peu en retrait qu’elle s’était choisie, priant pour ne plus avoir à autant parler devant ces quelques personnes aux tics nerveux, rendant la tension encore plus palpable qu’elle ne l’était déjà. Elle espéra aussi, doucement, que la réunion n’empiète pas trop sur la nuit car elle se sentait en vérité bien las.

Fatiguée déjà de jouer à la guerre. Fatiguée de n’avoir été remarqué que pour ses aptitudes liés à la discrétion, mot-maître dans son quotidien. Qu’ils ne la croient, ou ne la croient pas ; qu’ils ne l’écoutent ou non, cela ne lui importait que très peu.
On sentait le carnage aboyer de loin comme de près, on sentait l’odeur métallique du sang ruisseler, déjà, sur leurs mains de futurs assassins.

C’est fatiguant, de regarder faire les mains vicieuses de la guerre planter des graines de haine dans le cœur des peuples.

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Artiste lunaire (Miyuki)


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mar 9 Juin - 22:32

« Préparez vous ! » «  Cette bataille est primordiale dans cette guerre contre les Unik, Rappelez vous que qui frappe le premier à l’avantage ! »

Une flèche fusa dans l’air pour se ficher violement sur le centre d’une cible. Miyuki , arc tendu multipliait les lancers la sueur au front , les membres endoloris. Ces mots retentaient en elle, la prenant tout entière, qui se répétaient, et répétaient, l’obsédant complètement.
Cette femme, Kushana, elle avait foi en elle. C’était le symbole même de la rage et du courage des Hybrids. En quelques mots, elle avait réussi à réunir tout un peuple  alors que certains étaient réticents à cette guerre. Elle avait eu la chance de la voir très près, elle en frissonnait encore. Une beauté envoûtante qui dégageait une aura de confiance et de force. C’était une grande guerrière. Intelligente en plus de cela. Sachant bien Les Uniks organisés, elle avait suivi le mouvement et mit en place des sessions intensives d’entrainement spécialement pour les combattants qui avaient été choisis. Miyuki faisait partie de ceux-là. Son Don était utile en bataille, étant donné qu’elle pouvait dessiner plusieurs objets différents et attaquer à distance. Possédant également des bases de guérison, même si elles n’étaient pas énormes, suffisait largement pour les premiers secours et  gagner du temps en cas de graves blessures. Elle avait suivi des heures d’entrainement à bien manier son poignard, pour attaquer rapidement, et sur les points critiques du corps. Mais cela devait être rare lui avait on dit, car cela la mettait en danger et même les autres.  
Pour accroître le niveau des combattants, il avait été décidé qu’ils seraient organisés par groupes pour faire des combats avec les différents Dons, mais aussi qu’ils devaient tous être capables de manier l’arc.  Cette arme à l’allure fragile et primitive était l’idéal pour se cacher et atteindre des cibles de loin, même d’anéantir tout un groupe si on visait bien. De plus, c’était surtout une arme que l’on arborait fièrement, car les arcs  avaient été taillés, fabriqués dans le bois le plus solide et, puis surtout, il était le symbole du peuple Hybrid. Cependant, bien des personnes comme Miyuki n’en avait jamais eu affaire, certains n’avaient jamais vraiment combattu de leur vie. Il fallait tout apprendre. Et ils manquaient de te temps.

Les entraînements étaient  durs et longs. Ils débutaient tôt le matin pour ne finir qu’a la nuit tombée. Rare était les pauses et les nuits courtes. Les membres se fatiguaient, se faisaient douloureux. Si bien que les futurs combattants étaient déjà couverts de bandages, et la fatigue se faisait si sentir que certains ne pouvaient plus résister à l’appel du sommeil et s’écroulaient en plein milieu de leur déjeuner ou même avant d’atteindre leur couchette. Miyuki n’était pas en reste et s’était fait réveiller brutalement pour avoir commis la même erreur et sombré dans un sommeil profond en avalant son repas. Ce n’était pas glorieux, la nourriture était pendue dégoulinante sur son menton. La jeune femme était courbaturée de partout, c’était à peine si ses bras lui répondaient. Ses mains étaient rougies à moitié ensanglantées, à force d’enchaîner les tirs. Mais cela payait. Elle qui savait à peine décocher des flèches,  était à présent plus rapide, plus précise et frappait globalement juste. Ses coups se faisaient aussi plus violents. Le mannequin criblé de flèches, était transpercé de parts en parts et certains coups l’avaient bien endommagé, ce qui laissait bien imaginer ce que cela ferait sur un Unik. Bien sûr, c’était un mannequin, ils n’étaient pas en condition réelle. Une fois la maîtrise d’acquis, ils effectuaient des simulations où des volontaires jouaient des Uniks plus ou moins forts en courant dans tous les sens.  On leur fournissait des flèches  aplaties aux bouts enduits de peinture. A la fin, on comptait le nombre de coups portés à l’ennemi. Dans l’ensemble, ils pouvaient tous se débrouiller en situation réelle.

Cela ne lui suffisait pas .Miyuki voulait être forte, et multipliait ses heures d’entrainement déjà bien intenses. Elle bouillonnait de rage et surtout, se retrouvait confrontée à ses propres principes. Bien sûr que pour rien au monde elle ne souhaitait la guerre. Les combats entre peuples la répugnaient. Tuer quelqu’un d’autant plus, même si les ennemis étaient des Uniks, mais depuis le début de cette guerre sa haine jusqu’alors refoulée resurgissait et la rongeait petit à petit, comme un feu la consumant  de l’intérieur, l’aveuglant complètement. Elle n’y pouvait rien. C’était trop dur. Depuis quelques mois à parcourir les différentes terres et par les rencontres, la jeune femme s’était ouverte, s’était rendue compte de sa bêtise à diviser les Hybrid et les Uniks en Bien et Mal : Tout était tellement plus complexe. Il y avait du bon et du mauvais en chaque personne. C’était tellement stupide de haïr un peuple qu’elle connaissait à peine. Mais alors qu’elle commençait à ressentir quelque amour pour eux, un évènement des plus terribles s’était produit : Des armées d’Uniks avaient pénétré les terres et réduit en cendre des villages Hybrid. Elle savait, elle avait été là-bas…Tous ces cadavres… ces femmes qui avaient été…Une larme coula sur son visage en feu. Ce garçon, le seul que la jeune femme avait pu sauver était certes sauf, mais détruit à jamais. Comment avaient-ils pu faire ça ? Après tout ce n’étaient que des monstres, comment avait-elle pu avoir la moindre empathie pour eux ? Quelle naïve ! Envahie de colère,  Miyuki tendit son arc et tira une nouvelle fois de façon plus violente. Elle manqua sa cible. Encore ! tojours pas assez d’entrainement ! Et a présent ils souillaient la forêt sacrée et menaçaient ceux restés derrière. Il ne fallait pas les laisser faire ! Elle se promit d’être parmi ceux qui mèneraient  Kushana à la victoire.

Le jour suivant Miyuki demanda une journée et prépara ses affaires. Il n’y avait plus beaucoup de temps avant le début de la guerre, Elle voulut revoir sa famille et faire un dernier adieu. On ne savait jamais. Elle dut faire un long voyage à pied car ils avaient été déplacés avec tous ceux restant à l’arrière. Sécurité obligeait. Ils l’attendaient. Grands parents, anciens, parents oncles et tantes réunis dans un foyer avec d’autres familles. Ils étaient fiers qu’ils puissent combattre avec Kushana pour leader, même si la guerre les terrifiait, sachant bien qu’elle risquait de mourir. Son père ne put s’empêcher de pleurer, mais c’était trop tard, elle était engagée, elle ne pouvait plus reculer.  Comme c’était  peut-être la dernière fois qu’ils se voyaient,  ils organisèrent une cérémonie où les anciennes la vêtirent de sa cotte de maille rallongée jusqu’au hanches et renforcée par les meilleurs matériaux qu’ils avaient pu réunir. Sa mère lui donna un collier où pendait un magnifique cristal d’un bleu profond scintillant à la lumière du feu. C’était un collier qui se transmettait de génération en génération pour des batailles comme celles-ci. Le cristal la protègerait d’une mort certaine et lui porterait chance. Son père lui donna une autre cape d’un bleu azur cousue main décorée de superbes motifs  et symboles. Ils représentaient chacun les membres de sa famille.

« Nous serons tous à tes côtés.  Elle sera aussi notre force face aux ennemis.»

Enfin, ils prononcèrent des chants anciens et des incantations pendant que sa grand-mère peignait d’autres symboles sur tout son visage, à la manière de Kushana, avec une peinture spéciale couleur ocre, fabriquée de pigments naturels qui ne s’effaçait pas malgré la sueur causée par les combats. Un croissant de Lune sur le front et trois points l’entourant en triangle. Deux autres triangles inversés sur les joues. Simple, mais une vraie métamorphose. Elle aimait cela. Son visage n’était plus celui d’une Unik, mais bien d’une Phytos. Et  cela prouvait aussi son admiration pour la leader.

« Repasse-toi cette peinture après chaque combats. Ces symboles ancestraux fortifiera un peu plus ton Don et te protégeront »

Il était temps de partir. Chacun son tour, en pleurant, Miyuki les serra fort dans ses bras, car la mort la concernait autant elle que eux. Le danger était partout. Une fois revenue, elle vérifia sa réserve de dessins et s’entraina à dessiner plus vite. Puis à l’arc de nouveau. Elle ne savait rien si ces symboles et ce cristal étaient réellement efficaces. Peu importait. Elle se sentait plus forte.

Sa flèche frappa le mannequin en plein cœur.

Ca y est, elle était prête.



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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Sam 13 Juin - 17:44


« Nous avons besoin de vous ! »

Qu’ils aillent se faire foutre ! Des chevaliers étaient venus dans mon laboratoire m’annoncer que la guerre contre les Hybrids avait commencé. J’étais heureux, j’allais enfin pouvoir en kidnapper un ou dix pour les disséquer et les étudier. D’un autre côté j’avais également envie de les frapper, je ne pouvais pas expliquer cette haine que j’avais envers eux, mais je voulais les voir mort. Les deux chevaliers restaient devant moi, ils avaient besoin d’une retouche sur leur Dzêta, une amélioration plus puissante.

« Je ne veux pas. Ce n’est pas en donnant un pistolet à un singe qu’il fera gagner la guerre. Maintenant partez ! »

L’homme baraqué contracta ses muscles comme un signe d’énervement, il posa sa main sur son épée prêt à en découdre. Je ne voulais pas me battre dans ce laboratoire, il y avait trop de choses précieuses qu’ils ne pouvaient pas comprendre. Le deuxième chevalier se plaça entre nous de manière à nous séparer, il me posa une main sur l’épaule et avec un sourire charmeur me murmura

« On peut trouver un arrangement tu ne crois pas ? »

Je ne savais pas quelle idée lui était passé par la tête mais mon corps a été le premier à réagir, avec l’aide du kuatsu je lui avais donné un coup de poing sur un point vital qui permettait de le rendre inconscient. L’autre chevalier voyant son ami sur le sol pris en main son arme et se lança sur moi. Le combat était inégal, je ne pouvais rien faire contre quelqu’un qui était entraîné depuis plusieurs années.

Je me suis réveillé entre quatre murs, la pièce était plutôt petite, j’avais juste un lit. Voilà donc à quoi ressemblait la prison, je ne regrettais rien à ce que j’avais fait. Je pouvais utiliser mon Dzêta pour m’échapper mais ce n’était pas rentable, si je devais surveiller mes arrières à chaque pas, je n’allais pas avancer. Un chevalier s’avança vers ma cellule pour me parler.

« Très peu de personnes veulent être en première ligne, ça sera ton rôle ! Comme ça si jamais les Hybrids nous attaquent c’est toi qui va tout prendre. »

Etre dans la première ligne ne me faisait pas peur, j’étais prêt à les attendre. Jusqu’au jour du combat, les chevaliers venaient me voir pour m’entraîner, ou plutôt pour se défouler et me frapper. Chaque jour je finissais sur le sol à cracher mon sang, le temps était long mais au fur et à mesure j’apprenais à esquiver les coups.

J’étais escorté sur le champ de bataille menotté, en première ligne avec d’autre prisonnier. Tout le monde était paniqué, certains vomissaient leur repas tellement la tension était forte. Notre groupe ne faisait office que de sacrifice, uniquement pour stopper les potentiels assauts Hybids. Je ne savais pas si quelqu’un dans l’armée à part les dirigeants était au courant de notre situation. Beaucoup de personnes pensaient qu’on était envoyé ici pour mourir et je le pensais aussi mais après quelques réflexions je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas. Si on était là, c’était par chance, la chance de combattre le premier avec les Hybrids.

Je plaçais correctement mes gants et m’échauffais le corps. Je regardais autour de moi mais je ne voyais que des poules mouillées, pas un seul combattant. Le nombre de survivant dans ce groupe allait être proche de un, je ne devais pas m’occuper d’eux, il fallait que je me concentre pour survivre. A travers la vitre d’une fenêtre je pouvais apercevoir mon reflet, quelle sale tête j’avais. Mon œil droit était noir et mon nez avait encore des traces de sang. Tout mon corps était douloureux, à cause des coups des soldats j’avais des bleus de partout.

J’étais prêt, je me déplaçais devant tout le monde, droit comme un piquet en direction de la seule entrée disponible. Je soufflais un bon coup, je fermais les yeux pour me concentrer sur mes autres sens, en temps de guerre il fallait être très vigilant. N’importe quelle attaque surprise pouvait venir, je les attendais.


Recap':
 
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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Sam 13 Juin - 19:25



FRONT II : Les éclats

  d'Anathorey

 
Face aux Hybrids

  L'ordre du Prince Tarion fut immédiatement exécuté. Les portes de la salle s'ouvrirent, et entrèrent les premiers stratèges accompagnés des espions. Lorsque tout le monde s'installa autour de l'immense table noire présidée par les trois Princes, la réunion de guerre put commencer. Assis à droite de ses deux collègues, le Prince Faust faisait planer son regard glacé sur l'assemblée soumise. Lorsqu'un des espions prit la parole et leur présenta tout ce qu'il avait vu lors de son infiltration dans le camp ennemi, il ne sourcilla pas. Il ne parla pas. Il ne bougea pas d'un cil. Le Chef de l'armée d'Aathorey demeura de marbre, et ne fut pas même ébranlé par le hideux aspect de ces Géants des forêts que les autres personnes présentes semblaient craindre. Même Ulhtia avait fait une moue dégoûtée. Le Chevalier conclut en donnant ce qu'il appelait un « conseil d'amateur en stratégie ». Le climat rude d'Urban City était à l'évidence une carte maîtresse entre les mains des soldats d'Anathorey... Cela sautait aux yeux. Cet impertinent osait-il se moquer de l'intelligence des Princes ?

Une Duchesse s'exprima à son tour. Elle parlait d'un ton assuré et arrogant, signe de ce qu'elle était une personne très fière d'elle. Tarion baissa les yeux vers la petite pancarte de carton délicat qui trônait face à elle. C'était donc la Duchesse de Thalionwen... Il n'en avait jamais entendu parler, elle ne devait donc pas avoir encore une influence prépondérante dans la pègre malgré son titre. Cette Radja Thalionwen proposa que l'on brûle les monstres faits de bois issus de la Sylva. La technologie d'Anathorey combinée à la chaleur ambiante leur serait des avantages très précieux qu'il fallait jouer immédiatement d'après elle.
Le Prince Tarion se tourna vers un représentant Érudit en bout de tablée : « Les derniers modèles de canons à particules que l'armée vous a commander sont-ils prêts ? » Ces canons surpuissants, fins et blancs comme la capitale, tiraient des rayons ardents très destructeurs. Un seul tir pouvait perforer de part en part le plus robuste des bâtiments d'Anathorey, et à n'en pas douter, brûlerait ces créatures gigantesques.
L’Érudit s'inclina : « Oui, votre majesté. L'entier stock se trouve à Anathorey. La moitié est prête à être donnée aux soldats des remparts, et une autre est rangée dans les sous-sols de l’État major en cas d'urgence... » - « Excellent travail. » conclut le Prince Tarion, d'un ton légèrement chantant et sec.

« En temps de guerre, il ne faut jamais sous-estimer son ennemi... » fit soudain la voix carveneuse du Prince Faust. Lui qui ne s'exprimait presque jamais, obtint en une seconde à peine l'attention de tout l'auditoire. « Nous ne connaissons pas les créatures de la Sylva. Nous ne connaissons pas les pouvoirs qu'elles possèdent... Réduire de telles forces de la nature à l'état de simples monstres de bois est une erreur qui pourrait coûte très cher à Anathorey ». Il posa son regard froid sur la Duchesse qui s'était exprimée.
Faust se leva alors, et déclara solennellement : « Que l'on installe les canons sur l'ensemble de nos rempart. Braquez-les sur ces créatures, et tirez à vue sans relâche. Il faut désordonner l'armée ennemie... » Ulhtia acquiesça en souriant d'un air satisfait. Faust était doué en stratégie. Et maîtriser des géants blessés par des armes de destruction massive serait très certainement difficile même pour ces sauvages de la forêt.
Le Prince poursuivit : « Le désordre de nos tirs poussera l'armée ennemie à assaillir la cité... C'est pourquoi au sol, nous enverrons au combat les soldats de l'infanterie, et des cavaliers chevauchant des Lumelechs. L'adversaire se retrouvera étranglé entre deux feux : les tirs de nos canons, et le fer de nos combattants... »

Le Prince se rassit. Tarion approuva le discours de son collègue, tout comme le fit la Princesse. Après environ une heure, tous les canons avaient été installés sur l'ensemble des remparts circulaires de la Cité, de sorte que chaque recoin d'Anathorey soit protégé. Faust ordonna, et l'on entendit retentir au loin le premier tir de canon, percutant de plein fouet un premier Géant des forêts. Dehors, les portes principales de la Cité s'ouvrirent pour laisser partir les premiers soldats à l'assaut de l'ennemi.

 
Face à la Cité Blanche

   Dans le camp Hybrid, Kushana pénétra dans la tente de réunion stratégique. Il régnait une chaleur abominable dans le désert, si bien qu'elle s'inquiétait pour le bien être de ses soldats. Il leur faudrait cependant se battre dans ces conditions infâmes. A elle de faire en sorte que la situation tourne à leur avantage...
« Que l'on fasse venir les Espions, je veux un rapport complet sur ce qui se trame dans cette capitale de malheur ! » lança la cheffe de guerre d'une voix forte et n'appelant à aucune discussion. Son ordre fut exécuté en l'instant. Elle écouta les premiers Hybrids qui avaient pu observer discrètement l'armée Ünik. Au fil de leurs récits, elle réalisa combien il serait difficile de vaincre cette capitale, redoutablement bien protégée. De plus elle savait qu'il n'était pas aisé de duper l'esprit rusé des trois Princes. Kushana comptait beaucoup sur l'atout que formaient les Géants, pour surprendre les Üniks, qui ne connaissaient à l'évidence rien du tout sur ces créatures nées dans le cœur même de la Sylva.

Une jeune femme masquée prit la parole à son tour, et fit une révélation qui valu à Kushana de ravaler une terrible colère... Un espion adversaire s'était infiltré dans leurs rangs, et était déjà reparti  vers Anathorey. Au vu de sa description, les faits avaient du se dérouler pendant la nuit, et la journée était déjà avancée à la fin de matinée... Quand la masquée eut fini d'expliquer son plan, la cheffe Hybrid soupira, et fronça les sourcils. Elle parla ensuite d'une voix basse, et terrible : « Vous saviez qu'un ennemi s'était infiltré parmi nous et vous n'avez rien dit ? Je me moque de votre justification grotesque. A l'heure qu'il est les Princes savent en détail quelle est notre position et ont connaissance de notre atout principal... » Kushana se leva, ne cachant pas son mécontentement. « Nous ne pouvons rien faire de vos informations, car désormais nous sommes sûrs que les Üniks sont déjà en marche vers nous. En gardant le silence vous avez donner l'avantage à l'ennemi ! »

« Maître Kushana ! » s'écria un soldat, qui était entré subitement dans la tente, haletant. « Maître... les guetteurs ont apperçu à l'horizon une ligne sombre qui se rapproche... Les Üniks fondent sur notre campement ! »
La guerrière frappa puissamment du poing la table qui se trouvait à ses côtés. Ils avaient été pris de cours ! Cette réunion n'était donc qu'une perte de temps ! Elle se devait à présent réagir, et vite. Elle se tourna vers un général Hybrid qui l'assistait : « Ordonnez immédiatement à deux cents hommes de se détacher de notre position principale ! Qu'ils contournent par l'arrière du campement les soldats qui arrivent sur nous, et qu'ils se dirigent à l'arrière d'Anathorey une fois les combats commencés ici ! »
Les généraux et soldats s'inclinèrent, et coururent rapidement prévenir l'ensemble de l'armée Hybrid du plan qui avait été décidé par Kushana. La guerrière sortit alors de la tente, et se retrouva face à l'armée Hybrid, rassemblée devant elle et prête à partir. Soudain, tous virent avec effroi un rayon lumineux déchirer le ciel, et s'abattre droit sur un des Géants qui veillait sur le quartier général Hybrid. La créature s'enflamma immédiatement, et émis un rugissement effroyable de douleur avant de s'effondrer, après plusieurs minutes d'agonie.

Kushana dégaina son épée, et la leva vers le ciel : « Les Üniks ont lancé leurs attaques ! En avant mes frères, montrons-leur ce qu'il en coûte de détruire notre bien aimée Sylva ! » Une clameur belliqueuse suivit son ordre. Kushana s'élança sur sa monture, un fier Nago blanc entraîné au combat, et ouvrit la marche à ses soldats.

Les armées Hybrids et Üniks s'élançaient chacune l'une vers l'autre à pleine vitesse, et l'impact sanglant de leur rencontre n'était plus qu'une question de secondes...

Précision:
 
 
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Chevalier Ailé (Ithilion)


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Dim 14 Juin - 11:32

Immobile comme une statue, Ithilion écoutait avec attention la réunion stratégique. Chacun y allait de son avis mais tous se rejoignait sur un même point : Il fallait lancer une offensive le lus tôt possible. L'héritière Thalionwen proposa de combattre les géants à l'aide  du feu, ce qui semblait être un bonne idée, mais vu la taille gigantesque de ces créatures et la mousse humide qui recouvrait leur corps, le chevalier n'était pas sûre que la tâche soit facile. Il s'abstint cependant de tout commentaire, invité en tant qu'espion, il valait mieux pour lui tenir sa langue si il ne voulait pas se la voir couper. L'autre point du plan proposé par la duchesse fût repris ensuite par le prince Tarion. Il s'agissait de pointer des canons à particule du haut des remparts sur le champs de bataille.
Puis une voix froide comme la mort ramena le calme dans la salle de réunion. Inexpressif et silencieux depuis le début, le prince Faust venait finalement de prendre la parole, écouté immédiatement avec le plus grand respect par l'assemblée. Si il existait bien un ünik qui provoquait la chair de poule chez Ithilion, c'était bien lui. Le chef de guerre conseilla aux stratèges et aux généraux de ne pas s'emballer en ne sous estimant pas leurs ennemis. Il ordonna de tirer sans sommation avec les canons dans le but de créer un désordre dans les rang, pendant que ils enverraient l'infanterie  anéantir les hybrids détachés de leurs groupes.
Immédiatement, tout s'activa autour du chevalier. Il fallait transmettre les directives, ramener des rapports constants de la situation, diriger les opération, bref cette fois-ci la guerre venait vraiment de commencer.  Dans quelques minutes, le bruit des canons retentiraient, le sang des originaires abreuveraient le sol du désert, la mort allait faucher d'innombrables vies. Le coeur d'Ithilion se serra, la peur commençait à pousser dans son esprit telle une gangrène. Cependant, il devait aller se battre pour protéger Anathorey, protéger les siens. Ici plus personne n'avait besoin de ses services apparemment, Ithilion sortit donc de la salle en zigzagant entre les va et viens  incessant, puis il se retrouva à l'extérieur du palais princier.
Dehors le ciel magnifique faisait contraste avec l'ambiance morne qui régnait aux alentours. Les rues d'Anathorey d'habitude débordantes de vie, dynamiques ,  s'étaient vidés, remplaçant les citoyens souriants et sortants faire leurs achats par des soldats en route pour l’abattoir, le visage dévoré par l'angoisse de fouler ces pavés pour la dernière fois.
Le chevalier s'approcha de sa G-bike, garée sagement derrière la sortie de l'enceinte intérieur du palais.

-Cortanna allume les moteurs. ordonna t-il à l'adresse de sa moto.

"Signature vocale reconnue. Bonjour Ithilion."
Le moteur s'alluma dans un léger vrombissement. En tant que tireur d'élite, il allait devoir se poster sur les remparts avec ses camarades et couvrir les fantassins de leurs balles. Une position plus enviable que ceux qu'on envoyait en pâture dans la mêlée. Il regretta très vite se sentiment égoïste, son maitre ne lui aurait jamais permis de penser ainsi. La capitale Ünik lui avait offert une existence, aujourd'hui, à lui de rembourser ses dettes en l'aidant à repousser l'attaque. Tournant la poignée d'accélération avec conviction, le soldat s'élança à vive allure à travers la cité. En remontant les grands boulevards il dépassa des centaines de bataillon qui se rendaient avec détermination vers le front, endossant fièrement l'armure de l'armée d'Anathorey, ils devaient se sentir en sécurité sous ses impressionnantes couches de métal et matériaux composites.Toutefois, la magie des Hybrids briserait cette illusion aussi simplement que du verre. Ithilion préférait être totalement libre de ses mouvements, bien que les technologies permettaient de créer des protections aussi résistantes que légères, elles ne permettaient pas une aisance de déplacement naturelle.
Les impressionnants remparts qui protégeait la cité se rapprochèrent à grands pas. Il arriva aux grandes portes à l'instant où elles s'apprêtaient à s'ouvrir afin de laisser passer les premières lignes. Il s'arrêta dans une petite ruelle à une vingtaine de mètres de l'escalier menant sur les murs. Un silence plana soudainement. Seul le grincement des gondes des portes principales osa rompre cet ultime soupire de quiétude. Puis un coup de tonnerre retentit, une onde de choc sonore percuta le corps d'Ithilion qui arrivait enfin en haut des marches. Le premier tir de canon venait de frapper l'un des géants sur la plaine, entrainant par la même occasion le signal du début de la bataille. Dans un cri à l’unisson, les soldats d'Anathorey se lancèrent comme un seul originaire à la rencontre de l'armée Hybrid.
Le tireur d'élite respira un grand coup. A l'extérieur s'étendait des milliers de guerriers hybrids, prêt à sacrifier leur vie pour éradiquer leurs ennemis ancestraux. Et bien que l'espion les avait traqué pendant des jours, les voir ainsi devant lui, armes à la main, prêt à tuer tout ce qui se présentait face à eux, était impressionnant. Sans parler des dizaines de géants des forêts, dépassant le champs de bataille de leurs immenses envergures et approchants inexorablement des murs d'un pas tranquille mais déterminé.
Il activa son dzêta pour faire apparaitre son fusil de précision, une arme pourvue d'une lunette lui permettant de toucher des cibles à des distances considérables. Un véritable instrument de mort dans ses mains, ôtant la vie sans que l'on puisse se défendre. Sa devise : Une balle, un mort. Il positionna son fusil à travers les créneaux et plaça son oeil devant la lunette de visée. Le coup de feu de son fusil vint alors se joindre au concert morbide du fracas des armes, des cris et du tir des canons. Le cadavre de sa cible eut à peine le temps de toucher le sol qu'Ithilion tira une nouvelle fois, maudissant l'horreur de cette journée rouge.
recap:
 
-Ithilion ecoute le conseil de guerre
-Ithi se rend sur les murs une fois que Faust a donné ses ordres
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Délicate Duchesse (Radja)


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Lun 15 Juin - 13:46



Elle se fit dévisager par ses majestés princières et, il fallait avouer, que leurs regards la troubla, malgré que son visage nacré n’exprimait aucune trace, grimace, traduisant cette gêne malvenue. S’il y avait bien des gens devant lesquels il ne fallait pas montrer le moindre signe de faiblesse c’était bien les princes. Ce fait déterminait si ses derniers allaient prêter attention à ce que vous allez dire et permettrait de monté dans leurs estimes une fois le trouble terminé. Ainsi, quel ne fut pas le plaisir de la duchesse quand elle entendit le prince Tarion interroger les Erudit présent quand à cette arme qu’il aurait commandé et qu’il pourrait correspondre à ce que la duchesse cherchait. Un doux rictus se dessina sur son visage, mais il disparut aussi vite qu’il était arrivé quand la voix froide et puissance du prince de ses pensées se fit entendre.

- En temps de guerre, il ne faut jamais sous-estimer son ennemi...

La voix de Faust était glaciale, grave, laissant derrière elle une impression de supériorité dérangeante, celle qu’on associe à la peur et à la terreur de se retrouver face à un tel modèle bravoure et de force. Tous se turent quand il parla, à la fois intimité et fasciné par le son de sa voix qu’on entendait si peu. Radja était fasciné. Un grand frison lui avait parcouru l’échine quand le prince Faust avait parlé et elle se délectait à présent de pouvoir le regarder sans se trouver de fausses raisons. Elle le trouvait irrésistiblement beau et ses conseils, pour sûr, des plus avisés. Le regard froid et le reproche indirect qu’il lui fit, et qu’elle remarqua sans peine, n’avait pas tant d’importance que cela étant donné qu’il la regardait avec ses grands yeux bleu tellement fascinant, tellement profond que la duchesse se surpris à vouloir s’y noyer. Pourtant, les ordres qui donnaient lui déplu au plus haut point. Au point où sa fascination passa au second plan et qu’elle oublia cet amour niais qu’elle avait pour ce dernier, fronçant les sourcils, n’hésitant pas à montrer sa contrariété.

Non pas que placer les canons sur les remparts était une mauvaise idée, bien au contraire Radja était la première à hocher solennellement la tête pour montrer son approbation avec les dires du prince, mais c’était bien d’envoyer directement l’infanterie et surtout les lumelesh qui contrarièrent la duchesse. Pas les lumelesh ! Elle trouvait cette idée totalement stupide. Les hybrids avaient pris soin de posé des herses sur le sol pour blesser et tuer les soldats les montures, alors pourquoi diable envoyer les lumelesh alors que les kokobots étaient beaucoup plus facilement remplaçable ? S’ils n’avaient pas été princes et qu’ils n’étaient pas si puissants que même Radja les craignait, elles n’auraient pas hésités à leurs dires qu’ils étaient complètement attarder. Cependant, pour sa propre santé, elle s’abstint de partager ce sentiment. Elle n’en restait pas moins agacer qu’on l’eut convoqué pour servir de stratège et que pour, au final, ne pas faire à attention à tout ce qu’elle proposait.

Elle ne dit cependant rien et ne put qu’attendre, en regardant les hologrammes représentant les champs de batailles et les remparts de leur belle cité, que l’attaque de commence. Un étrange sentiment de mal-être l’envie, est-ce qu’elle s’en voulait être là à diriger et à réfléchir comment les soldats devaient mourir pendant qu’elle était en parfaite sécurité ? Non, c’était autre chose. Comme cette longue attente avant le début d’une exécution. Les canons se mirent alors à tonner et on vit le rayons de lumière s’étendre sur tout le long du champ de bataille et, grâce à la lumière, dévoiler le géant des forêts. Son cœur se pinça quand elle vit alors les troupes se jeter les unes contre les autres, tel deux vagues d’océan complètement différents se battre pour gagner quelques mètres cubes de plus.

- C’est stupide.

Les mots ne lui avaient pas échappé, elle savait ce qu’elle faisait. Elle était juste un peu trop exacerbé par le sang et les boyaux qu’elle voyait s’étendre sur le sol inutilement, mais tel était le rôle des premiers lignes : Servir de chair à canon.

- Prince Faust, avec tout mon respect, cette initiative est complètement stupide. Les hybrids ont placé des herses pour que nos troupes s’y empalent. Quand bien même il fallait attaquer avant qu’ils atteignent les murs de la cités, pourquoi envoyer les lumelesh. Ce sont des animaux taillé pour le combat, je le sais, mais en faire de la chair à paté n’est pas des plus astucieux. Ils sont difficiles à remplacer, contrairement aux Kokobots, et en donner aux premières lignes les auraient mis en confiance et ils se seraient sentie valoriser par leurs princes. Aux lieux de cela, vous les sacrifier inutilement.

Elle allait au-devant de gros ennuis en cédant à son agacement et tirait un trait sur une potentielle attention qu’il pourrait lui porté. La vie d’amoureuse secrète était si compliquer quand on était, comme elle, une femme caractériel qui vouait sa vie à des réflexions et a des stratagèmes divers pour réussir dans la vie, mais elle fit l’effort de remettre ses lamentations de la perte de Faust à plus tard et se fit également violence de gâcher sur le dos d’Ulhtia. Ce n’était ni le moment ni l’endroit.

- Je crains que le moral des troupes, après cette attaque, soit bas. D’autant que si on prête attention au champ de bataille, la cheffe que l’espion nous à citer se trouve sur le champ de bataille avec ses soldats.

La dit Kushana était facile à remarquer, chevauchant une énorme bête sauvage blanche au milieu de cadavre ou de soldat Uniks agonisant. Quoi de mieux pour le moral des troupes que de voir un dirigeant combattre à leur coté ? Radja aurait bien conseillé au prince Faust, symbole de la main armé de la cité, de se rendre sur le champ de bataille maintenant que les premières lignes se faisaient massacrées à sa place, mais au vu de ce qu’elle avait déjà dit, elle retint cette impertinence supplémentaire. Elle se remit à gratouillé quelques mots sur son carnet, ne regardant pas vraiment ce qu’elle y écrivait, essayant de rester concentré sur la bataille qui faisait rage sous ses yeux quand quelques choses piqua sa curiosité. C’était la première fois qu’elle voyait une guerre, le sang et les tripes s’étendre sur le sol au point de rendre le désert comparable à une rivière rouge, mais ce n’était pas le fait que des hommes égorgeaient des femmes ou que les femmes poignardaient les hommes qui intrigua  la duchesse. C’était leur nombre qu’elle trouva bien inférieur à celui des hommes qu’ils avaient envoyé en retour.

Radja leva les yeux et chercha vivement l’espion du regard. Où était passé cet abrutis d’Ithilion ? Ce chevalier qui avait servi les princes avec bravoure, celui qui savait ce que Radja avait besoin. Les nombres d’adversaires, les densités des troupes qu’ils devraient affronter, lui qui avait intégré les hybrids pendant des jours entiers. Ce sombre idiot avait oublié de leurs dires de combiens d’ennemis composait les troupes adverses.

- Où est passé l’espion ? – demanda la duchesse les sourcils froncés.  

Résumé du post:
 
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Championne Oubliée (Lucy)


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mar 16 Juin - 0:02

Tout le monde s’activait pleinement autour. Tout n’était plus qu’agitation, désordre, cris de guerre, nervosité.

Lucy était restée assise tranquillement à sa place. Les dires de Kushana ne l’avaient pas le moins du monde étonnée, soupçonnant par ailleurs que la logique alimentant ses réflexions devait être à l’extrême opposé de celle de sa supérieure dans cette guerre.  Immobile, la Paria avait contemplé la fureur de la cheffe d’Hybrid  de bien loin, très loin. Ses mots s’étaient confondus en parasites sonores qu’elle avait chassés de sa pensée pour observer du coin de l’œil ses traits rageurs déformer son visage de combattante.

Tous arboraient désormais la même expression. C’était cette fille folle au masque, cette traitresse. Etait-elle seulement Hybrid ?

Tout le monde s’activait pleinement autour.

Les stratèges trituraient leurs méninges à deux cent à l’heure, cherchant une solution dans ce désordre infernal. L’adrénaline les précipitait dans un amas d’erreurs, où l’objectivité de la situation n’était plus lieu d’être. On lui jetait parfois un petit regard inquiet, interloqué du manque d’action de cette fille étrange, mais certainement trop occupé pour l’apostropher.

La Paria se leva finalement d’un bond. Elle se tourna vers les têtes pensantes carburant pour élaborer une stratégie simple et efficace. Une stratégie qui ne venait pas, tant l’anxiété leur dévorait le ventre, faisant affluer une dose conséquente de stress qui étouffait leur lucidité.  Lassée, Lucy sortit de la tente pour assister aux encouragements de Kushana invitant ses hommes et ses femmes à venir se jeter sur l’ennemi, sauvages et rendus débiles par l’action se préparant.

La jeune masquée aperçut en détournant la tête le groupe d’hommes se constituant rapidement, prêt à obéir aux ordres de leur bien aimée idole en comptant se diriger à l’arrière d’Anathorey. Furtivement, elle s’y glissa puis attendit quelques lourdes secondes. Les sens en alertes, elle se força à sortir son esprit embrumé qui déjà s’échappait vers d’autres rêveries pour le rallier à la réalité. Elle ferma doucement les yeux et serra les poings fermement. Il était temps d’agir. Elle devait se faire entendre. Elle devait leur faire comprendre. Comprendre. Oui…

Comprendre. Réfléchir. Réfléchir par eux-mêmes. Lucy savait parfaitement qu’on ne l’écouterait sans doute pas, mais elle se devait d’essayer. Ces hommes là n’étaient pas encore corrompus par le pouvoir. Il y avait de l’espoir là où on parlait avec le cœur aux personnes pas encore tout à fait sourdes et fermées de bon sens.
Le général était en train de leur expliquer brièvement leur mission. Elle s’élança :

« La guerre vous rend laids. Vous avez tous laissez votre cerveau derrière vous. Vous marchez dedans, piétinant vos réflexions et votre fierté ! »

Tous les regards convergèrent sur la jeune fille.

« Un seul mot de Kushana et vous seriez prêt à venir vous empaler sur les lances des Üniks ? A quel point avez-vous vendu votre âme ? Je comprends votre colère. Mais l’énergie avec laquelle vous vous y vouez, utilisez là pour agir avec discernement.  Je vois ici les hommes les plus intelligents que cette terre puisse offrir, et vous, vous êtes aveugles. Vous êtes aveugles ! Vous ne comprenez pas que cette guerre vous rend fous ! Vous souhaitez vous laisser crever avec vos idéaux pour étrangler ce qui fait de vous de fiers Hybrids. J’en appelle aux pères de familles, aux filles, aux frères ! Rattrapez votre esprit avant qu’il ne s’envole. Rattrapez votre conscience avant que vous ne puissiez compter vos morts. »

Ses mots avaient été forts et puissants. Les soldats avaient peu à peu reporté leur attention sur elle plutôt que sur leur général leur dictant leurs ordres. Certains, blessés dans leur honneur l’insultèrent à la volée, d’autres, touchés, regardaient le sol, songeurs.

« Si cela vous énerve, c’est que vous êtes encore réceptifs à mes paroles. Mes mots vous blessent, mais c’est un bien pour un mal. Aujourd’hui, nous irons à Anathorey. Nous la contournerons comme votre cheffe vous l’a ordonnée.  Mais avez-vous réfléchis à ce que vous iriez faire une fois là-bas ? Vous jetez contre les murs comme des bêtes ? Tuer, puisque vous n’êtes venus ici que pour cela ? Je vous propose quelque chose. Que chacun réfléchisse durant la traversée à une suite de plan, ensemble, en combinant nos idées, nous arrêterons ce massacre. On va chercher la paix avec sa conviction, pas avec ses dents injectés de venin de haine. »

Lucy marqua une faible pause pour observer son assemblée improvisée.  Elle ne savait se battre qu’avec des mots, mais cela du moins, elle le pouvait. Et on doit faire ce que l’on peut.  Les insulstes prononcées précédemment s’étaient tus, aussi elle rajouta :

« Une fois arrivés, je connais quelques endroits moins gardés qui pourront nous faire rentrer en attirant moins l’attention. L’objectif est le suivant : se déplacer en petit groupe et causer du grabuge à quelques endroits clés. Nous devrions ensuite nous rendre rapidement à de nouveaux endroits pour y répéter l’opération, en essayant de minimiser les pertes humaines. Les Ünik croiront que nous les envahissons de l’intérieur en pensant notre armée bien plus grande que ce qu’elle n’est. Nous pouvons tenter le coup. Qu’en dites-vous ?
»

La jeune fille masquée espéra que sa demande serait au moins vue et retravaillée dans les esprits de chacun. Il ne restait que peu de temps avant la course qui leur ferait faire le contournement de l’immense cité.  Elle espéra que peut être, la colère se tairait, pour qu’une sagesse, une bonté plus pure, émerge. Mais la Paria était bien idéaliste. Elle ne se doutait pas que rallier des Hybrids abrutis par le combat approchant pouvait peut être se révéler plus compliqué, voire impossible à réaliser.

Résumé:
 

EDIT de Yuris : Lucy n'étant que Niveau I il est impossible que son discours ait un impact conséquent sur l'armée Hybrid ou sur les 200 hommes détachés. Les joueurs qui veulent réagir à ce qu'elle a dit le peuvent, mais ne décrivez pas le comportement de l'armée ensuite, car cela aurait un impact trop grand sur la suite de l'event et surtout c'est la prérogative du Pnj (de niveau VI je le rappelle).

Pensez à respecter votre niveau de puissance pendant le rp, à savoir que des niveaux I à III, vous ne valez pas encore grand chose.
Je ne dis pas cela pour vous ennuyer mais pour que l'event se déroule correctement ;)
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Artiste lunaire (Miyuki)


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mar 16 Juin - 20:17

Tout se passa à une vitesse fulgurante. Quelque chose traversa le ciel en un éclair et s’abattit sur un des géants qui s’enflamma. Ses hurlements d’agonie réveillèrent tous les combattants alors en train d’attendre. Le g géant mourut sous les yeux de centaines d’hommes sans que personne ne puisse agir. Il était trop tard. Cela voulait dire qu’ils avaient trouvé le moyen de détruire leur atout ! Un mouvement de panique s’ensuivit, car tout le monde avait compris que c’était une attaque Unik, et ils ne devaient être pas loin. Cela se confirma lorsque Kushana sortit enfin de la tente. En grande leader qu’elle était, elle revitalisa le moral des troupes, par un discours simple, et autoritaire.  Elle s’élança à l’attaque sur son fier Nago Blanc, majestueuse, à la tête de la majorité du groupe qui l’avait suivi pleins d’entrain. L’autre vague dont elle faisait partie allait suivre le mouvement lorsqu’une inconnue interrompit brusquement leur élan:

- La guerre vous rend laids. Vous avez tous laissez votre cerveau derrière vous. Vous marchez dedans, piétinant vos réflexions et votre fierté !

Miyuki en pleine course déjà, freina de surprise et se focalisa dans la même seconde d’où provenait cette voix. C’était douloureux et pas forcément glorieux, une torsion étrange du corps, coincé entre la course et la volonté de connaître le visage de cette voix féminine. La voix était celle d’une jeune fille avec un masque rouge. Son visage était caché. Miyuki ressentit une impression de malaise, mais lui reconnut le prodige d’avoir détourné l’attention de toute une troupe dénombrant encore au moins 200 combattants. D’ailleurs c’était ceux -là qui devaient contourner pour aller à l’arrière d’Anathorey selon les ordres de Kushana .  La jeune fille continua sur sa lancée et comme elle entendait mal et remarquait des soldats réagir, Miyuki s’approcha assez près.

-Un seul mot de Kushana et vous seriez prêt à venir vous empaler sur les lances des Üniks ? A quel point avez-vous vendu votre âme ? Je comprends votre colère. Mais l’énergie avec laquelle vous vous y vouez, utilisez là pour agir avec discernement.  Je vois ici les hommes les plus intelligents que cette terre puisse offrir, et vous, vous êtes aveugles. Vous êtes aveugles ! Vous ne comprenez pas que cette guerre vous rend fous ! Vous souhaitez vous laisser crever avec vos idéaux pour étrangler ce qui fait de vous de fiers Hybrids. J’en appelle aux pères de familles, aux filles, aux frères ! Rattrapez votre esprit avant qu’il ne s’envole. Rattrapez votre conscience avant que vous ne puissiez compter vos morts

A peine eut elle entendu le discours que cela lui piqua au nez. Miyuki ignora qui elle était, mais son comportement l’énervait déjà. Elle détestait ce genre d’accusations et de préjugés sans fondements sous le coup de la colère sûrement. Qui était cette jeune fille une espionne ? Une combattante ? Une stratège ? Qu’est-ce qu’elle y connaissait ? Personne n’avait vendu son âme ici. Quelle ignorante ! La plupart, Miyuki le savait à force de les avoir côtoyés aux entrainements tous les jours, n’étaient en rien des combattants, des soldats. Ils avaient été engagés un peu de force, mais c’est surtout qu’ils ne souhaitaient pas au fond, participer à cette guerre. Ils n’étaient pas aveugles. La majorité d’entre eux, y compris elle, craignaient pour la vie de leur famille et se ralliaient à Kushana car ils allaient les mener à la victoire.  Ils savaient pertinemment qu’ils allaient mourir et avaient la trouille. Une peur bien cachée par fierté et pour rester unis. Ce genre de pensées moralisatrices n’étaient pas les bienvenues quand il fallait rester ensemble face à un peuple sans merci près à les massacrer. Et puis avait-elle seulement vécu ce dont Miyuki avait été témoin ? Les images du village incendié lui restaient gravées en mémoire, tout comme les monceaux de cadavres côtoyant les immondices pour un seul survivant …voilà ce dont Miyuki voulait combattre, c’était pour empêcher d’autres désastres dans ce lieu sacré qu’était la Sylva, elle ne le supporterait pas. Trop de mots et de pensées lui venaient à l’esprit pour parvenir à les exprimer. Fiers Hybrid ? Oui elle était fière de l’être, de croire en une Mère nature qui avait fait d’eux un grand peuple. Sa rage et sa colère croissaient, les images du village ne la quittant pas, comme un cauchemar dont elle ne se réveillait pas. Elle n’avait pas fini. Elle voulut rouvrir la bouche mais à la place cris et huements scandés couvrirent entièrement ses paroles. En regardant bien quelques-uns s’étaient tus, pris de doute. Ils se sentaient justes coupables. Que cherchait-elle à faire cette inconnue ? Mettre la pagaille dans des troupes déjà suffisamment peu nombreuses face peut être à celles des Uniks ? Les cris baissèrent d’intensité car son ton avait légèrement changé. Les chefs étaient là au cas où pour remettre de l’ordre si jamais cela déraillait. Ils écoutaient mais plutôt d’un air amusé qu’elle puisse croire changer quoi que ce soit. La jeune fille assurait connaître des endroits moins gardés et le but était de tromper l’armée uni, en se déplaçant par petits groupes a différents points. Ainsi assurait elle, cela évitait un autre bain de sang et de les apeurer e, leur faisant croire qu’lls étaient en nombre supérieur. Certes, Elle l’agaçait mais c’était une bonne idée.  

Un grondement sourd indiqua q’une salve d’’Unik se dirigeait vers eux. Miyuki s’assura que les peintures sur son visage avaient été bien refaites et la protection de maille bien en place. Il y avait encore heureusement toute la troupe qui devait rejoindre Kushana, mais le temps, passait vite, il n’était pas bon de bavarder davantage et les chefs le comprirent. Le temps les rattrapait. Une fois que son discours fut épuisé, Ils reprirent leur sérieux et il fut décidé de séparer le reste pour qu’effectivement 200 combattantes puissent atteindre l’arrière d’Anatahorey afin que le plan de leader soit effectué jusqu’au bout. Miyuki fut placée dans ceux qui allaient contourner car elle avait la capacité d’attaquer à distance, la ville pouvant être semé de pièges. De loin, elle observa la jeune fille au masque qui avait finalement parlé dans le vide . C’était dommage mais Kushana avait l’expérience de la guerre.  Puis ce fut une rencontre sanglante entre les deux armées. Des cris, des hommes tombant à terre, balles en plein cœur ou des flammes de Dzêta les brulants tous entier, et puis de l’autre des Uniks empalés par des flèches ou blessés grièvement par des puissantes mâchoires d’Anémos . La pagaille qui s’était ensuivi permis à Miyuki de se glisser dans la mêlée pour rejoindre le détachement des 200 hommes dispersés en direction d’Anatahorey, sans que l’ennemi ne s’en aperçoive.  

Arrivés à l’arrière D’Anathorey, les 200 soldats furent divisés pour se faire moins remarquer. Delà où elle était , Miyuki apercut un petit attroupement de quelques soldats. Ils armèrent leurs arcs et tirèrent. Comme elle ne voulait pas les tuer, elle visa des points du corps qui ne ferait que les blesser . Ses flèches étaient enduites d’un poison spécial qui leur engourdissaient les nerfs les empêchant de fuir. L’autre partie des troupes commencèrent à envahir Anathorey dans le but de capture ou tuer des proies importantes. Miyuki et les autres ramassèrent les soldats qu’ils avaient cloués à terre. Deux étaient encore en vie . La jeune femme se félicita car c’était ceux qu’elle avait visé. Le chef les bâillonna pour qu’ils agonisent en silence . Miyuki se demanda si des otages intéresseraient Kushana pour qu’ils révèlent des informations stratégiques. Elle ne put se demander bien longtemps. Il furent pris par pluie de lames . Elle eut juste le temps de sortir son dessin de bouclier pour se protéger ainsi que ceux derrière. Malheursement le boulier n’étant pas assez grand ,ceux à côté les prirent de plein fouet et s’étalèrent dans une mare sang. Elle frissonna trempée de sueur, contemplant avec dégoût la mort de ses compagnons d’un jour. Ils étaient pris en plein dans un piège. Les Uniks étaient beaucoup. Pendant que les Hybrid s’élancèrent dans une nouvelle mêlée, Miyuki se dépêcha mains tremblantes de sortir le dessin éventail qu’elle avait conçu. Il ne tiendrait longtemps, juste assez pour sauver leur peau. Elle pouvait frapper avec mais surtout envoyer des coups de vent  aussi tranchants q ‘une lame qui électrocutaient la peau. Cela mit à genoux deux Uniks qu’elle poignarda ensuite. Pas de pitié, ils ne pouvaient se le permettre, ou sinon il y avait de très fortes chances qu’ils ne sortent pas de ce guêpier.  Pendant qu’elle avait le dos tourné, un soldat réussit à lui porter un coup brûlant au dos . La cote de maille lui permit d’encaisser mais ce fut douloureux.

La bataille continuait . Miyuki abattant le plus d’hommes qu’elle pouvait en ignorant s’ils parviendraient à s’en sortir.

Spoiler:
 
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Explorateur de savoir (Yuusuke)


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Jeu 18 Juin - 23:18


Une attente aussi insupportable que longue, nous étions devant les grandes portes, nous ne savions pas quand mais elles allaient finir par s’ouvrir. Ce moment était redouté de tous, ils savaient qu’à l’instant où le signal serait donné, la moitié de l’effectif ne vivra plus. Qui pouvait avoir de la peine pour les prisonniers ? Ils le méritaient et leur châtiment était de servir d’amuse-bouche à l’armée ennemie. Les conditions de ce groupe suicide était relativement horrible, chaque personne était habillée comme elle était en prison. Des vêtements sales et déchirés se voyaient, aucune autre protection n’avait été emmenée. Je ne savais pas les crimes qu’ils avaient fait mais bon nombre d’entre eux ne connaissaient pas l’art de combattre. Nous n’avions pas d’arme non plus, uniquement nos poings liés par des menottes en fer ou des Dzêtas qui ne pouvaient causer de graves blessures.

Nous attendions depuis plus d’une heure, aucun garde n’était présent mais par peur des princes personne ne pensa à se sauver. A côté de moi il y avait un petit garçon, les cheveux blancs ébouriffés, la peau pale et ses yeux d’un léger rouge. Il était maigre, je ne savais pas depuis combien de temps il n’avait pas mangé mais il n’allait pas tenir très longtemps dans un combat. Je voulais me concentrer sur la guerre qui allait débuter mais je ne pouvais chasser de mon esprit les images de ce gamin se faisant tuer sans rien faire. Je me mettais à sa hauteur et entama la discussion.

« Voilà le plus grand guerrier de cette armée ! Comment t’appelles-tu ? »

Le regard du garçon me traversa comme s’il ne me voyait pas vraiment. Il était désespéré, il n’avait pas besoin de parler pour savoir qu’il avait abandonné l’idée de rester en vie. J’avais de la peine pour lui, pourquoi un enfant avait terminé à cet endroit. Je ne le connaissais pas mais j’avais décidé de garder un œil sur lui, il ne devait rien lui arriver. Il commençait à s’éclaircir la gorge et me répondit avec une faible voix.

« Je m’appelle Léon, j’ai dix ans. Mais j’ai rien fait monsieur, je ne sais pas pourquoi je suis ici. Sauvez-moi s’il vous plait »

Son visage était en larme, la tension qui régnait dans l’air l’avait forcé à prononcer ces paroles. Etrangement je le croyais, il était sincère et sa peur reflétait son incompréhension. Pour lui faire penser à autre chose je lui demandais de me montrer son Dzêta s’il en avait un. Le garçon avait sorti deux bouts de métal, il les tenait parallèlement et un petit arc électrique jaillissait. Stupéfait j’analysais son arme, il s’agissait d’un morceau de Zinc et de Cuivre, ce n’était rien de plus qu’un transfert d’électron à une échelle bien plus grande. Cette pensée me donna une idée, si je pouvais trouver tous les ingrédients alors il serait libéré de ses menottes.

Je lui demandais très rapidement de passer dans quelques maisons et de me ramener le plus de sel possible. J’en faisais de même et après plusieurs minutes on se retrouva au même endroit. J’avais également apporté un petit bac avec de l’eau dans lequel j’incorporais le sel trouvé. A l’aide de son Dzêta je pouvais créer de l’électricité dans l’eau afin de produire de l’électrolyse pour créer une solution capable de rouiller le fer. Une forte odeur se dégagea, il ne fallait pas la respirer car elle était dangereuse. Après avoir bien remué, le liquide était prêt.

Les menottes du petit était différentes, adaptée à sa taille et donc moins solides que les notre. C’était dans ce but que je faisais mon expérience, en versant ce produit sur la chaine, celle-ci rouillerait et pourrait se détruire facilement. En vingt minutes Léon était libre, il n’était plus relié bien qu’il avait toujours les deux bracelets sur les bras.

« Maintenant Léon j’ai une mission pour toi ! Comme j’ai confiance tu surveilleras mes arrières, tu t’en sens capable ? »

Le visage du gamin s’élargissait avec un sourire qui lui montait jusqu’aux oreilles. Je savais que personne n’allait m’attaquer de dos, mais en procédant ainsi il était plus simple pour moi de le surveiller. Je lui boostais son arme afin qu’il puisse étourdir un ennemi, j’étais paré à toute éventualité.

Un bruit sourd sonna dans tout Anathorey, un coup d’œil vers le ciel m’informa qu’un tir lumineux était parti. Il devait s’agir des canons à particules sur lesquels j’avais aidé pour les plans. La guerre était déclarée, les grandes portes s’ouvraient laissant voir l’armée Hybrid à l’horizon. Derrière nous apparurent des soldats montés sur des Lumelechs, ils nous ordonnaient de lancer l’attaque en premier. Le groupe suicide allait pouvoir faire ce pourquoi il était là.

Notre escadron commença à courir, notre but était de foncer sur eux pour s’assurer qu’il n’y avait pas de pièges dans la terre. Des explosions éclatèrent de partout, beaucoup de prisonniers étaient déjà morts, il était difficile de se défendre avec des menottes. Un bruit m’interpella, un guerrier ennemi se dirigeait vers Léon, le mouvement des troupes nous avait séparé. Je n’allais pas pouvoir y arriver à temps surtout que mon adversaire m’attaquait sans relâche avec sa hache. J’esquivais tout en gardant un œil sur le gamin, il fuyait dans ma direction. La lame me passa près de l’oreille gauche, j’en profitais pour me mettre sur son côté et lui tirer un coup de pied dans la rotule. Mon coup de talon dans le menton le coucha sur le sol mais il allait se relever.

Je me dépêchais de rejoindre mon petit protégé quand son ennemi sauta et abaissa son poignard. Le temps ralentissait, je voyais l’arme se rapprocher de plus en plus de son dos et je ne pouvais rien faire. Alors que tout espoir était perdu, un tir avait été décoché directement dans la tête de l’ennemi. Ce sniper lui avait sauvé la vie, je ne le connaissais pas mais je l’aimais beaucoup.

Notre groupe n’était plus seul sur le champ de bataille, toute l’armée qui avait été prévue entra dans le combat. Du sang giclait, des têtes dégringolaient et surtout des cris fusèrent de tous les côtés. Tuer les Hybrids n’était plus ma priorité, je devais protéger ce garçon par n’importe quel prix.


Récap':
 
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World Mistress (MN)


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Jeu 25 Juin - 1:16



FRONT II : Les éclats

 d'Anathorey

 
Urban City à feu et à sang

   C’était sans aucune crainte que l’armée Hybrids fondait sur les forces Üniks. Les guerriers de la Sylva, révoltés par la destruction de leur forêt par les Princes, étaient plus déterminés que jamais à faire de cette bataille un jour que leurs ennemis n’oublieraient jamais. La haine des deux peuples brûlait en leur ventre comme un brasier gigantesque que l’on réveillait après des siècles de fragile sommeil.

Le premier impact des deux armées fut très violent. Beaucoup d’hommes de première ligne perdirent la vie après quelques minutes seulement de combat. Le Nago de Kushana balayait les adversaires sur son chemin à l’aide de son énorme tête, dont les défenses saillantes et acérées ne manquaient pas de perforer et déchiqueté la chair des pauvres héros qui se trouvaient sur leur passage. Les plus vaillants guerriers se trouvaient juste derrière cette bête féroce, prêt à terminer le carnage qu’il avait commencé pour ne laisser aucune vie derrière eux.

Les Géants sur lesquels l’armée Ünik n’avait pas encore tiré chargeaient lourdement en direction d’Anathorey. Leurs poings immenses ainsi que leurs pouvoirs leur permettraient de briser les remparts et de s’introduire dans la Cité blanche pour en faire des miettes de craie. Tel était le plan de la pugnace Kushana, qui elle aussi, se battait corps et âmes et s’en sortait avec à peine quelques égratignures. Il lui fallait faire honneur au Chaman Emishi, et à l’Eulisis, dont on ne foulait pas le territoire desquels sans payer le prix fort. C’était trop tard, les Üniks ne pouvaient plus se réfugier derrière les lois humaines : c’était la guerre, et la seule loi que chacun suivrait serait celle du sang.
Le combat faisait rage depuis plusieurs heures déjà. Kushana menait ses troupes comme se devait d le faire une vraie cheffe de guerre. Battez-vous en avant, en arrière, assaillez leurs rationnements, faites des prisonniers, tuez ces Üniks qui avaient osé pénétrer leur noble forêt pour en voler les ressources !
Bien des hommes chutèrent pour ne plus jamais se relever. Ceux-là ne reverraient plus jamais la lumière du Soleil, mais quelque part, peut-être ne souffriraient-ils plus jamais de la cruauté du monde d’Origin’s.

Le bain de sang dura encore, et encore, pendant de longues heures, à mesure que le Soleil déclinait sur le désert d’Urban City. Les soldats tombaient, tandis que les Géants subissaient avec toujours plus d’ardeur les canons d’Anathorey. Mais certains d’entre eux étaient parvenus jusqu’aux remparts de la Cité, et à l’aide du groupe de deux cents hommes envoyés par Kushana en détachement à l’arrière de la capitale, ils réussirent à faire tomber tous les soldats qui se battaient au Sud de la Cité. Les pertes Üniks étaient immenses à côté des pertes Hybrids.

  Contemplant du haut de leur tour de verre le spectacle atroce qui rougissait petit à petit le sable clair du désert, les Princes songeaient à l’avenir de la capitale. Les soldats du sud étant tombés, il fallut rappeler des troupes des lignes du front principal pour améliorer la défense à l’arrière. Les Hybrids n’étaient pas encore parvenus à percer dans Anathorey et il fallait à tout prix les en empêcher. La stratégie de Faust avait pourtant été sans défaut. Mais face aux pouvoirs magiques des êtres de la Sylva, ces Géants inconnus ainsi que ces Dons étranges, la technologie Ünik ne s’était pas avérée suffisante. S’ils avaient su, s’ils avaient su plus tôt de quoi il en retournait et qu’ils avaient pu collecter davantage de données, nul doute qu’Anathorey aurait eu l’avantage.

Pour l’heure, ce n’était pas le cas. Les soldats Üniks se battaient bravement mais les Géants les repoussaient, les acculaient toujours plus vers la Cité si bien qu’ils durent rentrer à leur tour dans les remparts. Si cela continuait, Anathorey serait assiégée par l’armée Hybrid. Ce n’était absolument pas envisageable. Il restait cependant une lueur d’espoir pour les Princes, face à l’avantage Hybrid du moment. Ce ne serait sans doute pas quelque chose de décisif, mais leur défense serait pour le moins assurée. Ainsi ils pourraient protéger les Üniks, leur peuple si grand et fort, noble jusque dans la chair, que nul ne saurait ébranler.

Après ces longues heures de combat et l’arrivée de ce point critique, le Prince Faust souffla d’un ton glacé : « Chargez le Canon Jupiter ». Les Erudits présents dans la salle s’inclinèrent et se précipitèrent au dehors pour donner échos de cet ordre à l’Etat major. Le mur frontal du rempart d’Anathorey s’ouvrit alors, pour laisser place à l’immense gueule d’une arme diabolique, que l’on s’emprassa de charger avec le maximum d’énergie solaire encore disponible en ce crépuscule naissant. Un rayon lumineux éblouissant jaillit alors de la bouche du Jupiter, mais les Hybrds n’eurent pas à craindre longtemps qu’il leur tira dessus : le canon produisit une gigantesque barrière dorée autour de la capitale Ünik, pour en faire un bouclier imparable.
Les soldats Üniks encore vivants et peu nombreux, purent s’y précipiter afin d’être protégé. En revanche, les Hybrids ne pouvaient s’en approcher sans ressentir une très vive sensation de brûlure qui si elle perdurait, leur perforerait la peau. Ce Jupiter était une arme ultime de défense, mais que l’on ne pouvait utiliser à mauvais escient : si le bouclier durait tout le temps que l’on alimentait le canon en énergie solaire, il était impossible d’attaquer depuis son intérieur.

Mais telle était la décision des trois Princes : puisque les pertes étaient si grandes, face aux mystérieux pouvoirs de la Sylva, et que leurs Dzêtas s’avéraient impuissant face à la haine de ces sauvages abominables, ils protègeraient Anathorey du moindre mal. Le bouclier dressé au dessus d’eux était comme une cloche rassurante, qui a présent préservait de toute attaque. En bas, Kushana constata que ses troupes étaient bien plus nombreuses que celles des Üniks. Un petit sourire s’esquissa sur son visage en sueur et ensanglanté d’un sang qui n’était pas le sien. La victoire Hybrid était proche…

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Chevalier Ailé (Ithilion)


RPG
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Groupe: Elite
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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Jeu 25 Juin - 23:31

Seulement quelques minutes venaient de s'écouler et pourtant Ithilion ne comptait déjà plus les morts. Les deux marées ne formaient maintenant plus qu'une seule masse de violence où la vie ne tenait qu'à un fil. Les  rares premières lignes encore debout tenaient à peine sur leurs jambes. Les cris de guerre ajoutés aux cris d'agonie, de terreur et au fracas des armes se mélangeaient dans un brouhaha infernal. La magie de la Sylva causait de lourds problèmes à la technologie des Üniks, inséminant le doute petit à petit dans l'armée d'Anathorey devant cette bataille finalement plus compliqué qu'elle ne le pensait.
Malgré la puissance des canons crachant sur les plaines rougeoyantes leurs rayons dévastateur, les Hybrid continuaient d'avancer vers les murs de la capitale, muent d'une détermination inébranlable. Les titans de bois traversaient le champs de bataille sans se soucier des moucherons en armure qui se dressaient sur leurs routes, leurs regards se portaient sur la muraille blanche face à eux et même les tirs d'artilleries ne parvenaient pas à les arrêter dans leur course lente. Ithilion regarda, impuissant, ces géants humanoïdes s'approcher de plus en plus des remparts. Le sentiment d'impuissance quant à ces monstres lui creusa une boule dans le ventre.  Il n'était pour ces choses qu'un moustique qu'ils écraseraient sans difficulté à l'aide des immenses battoirs leur servant de main . Ses balles ne devaient à peine avoir l'effet d'une piqûre  insignifiante pour eux, leur seule zone sensible se trouvait au niveau de leurs yeux. Mais à cette distance, même faisant mouche, le tireur d'élite estimait que l'impact n'aurait pas suffisamment de puissance pour atteindre le cerveau de la créature.
Soudain un bruit mat suivit d'un cri étouffé le sortit de son état hypnotique. Le soldat à sa droite venait de s'étaler sur le sol, le visage défiguré par la stupeur, une flèche plantée dans la gorge. Après quelques secondes de râle, la mort faucha l'âme du malheureux.  En repositionnant son oeil devant sa lunette de visée, il surprit un hybrid le mettre en joue de son arc. Le tir suivit sans tarder, ne laissant à son adversaire nulle temps de lâcher sa corde. A nouveau prêt à tirer, il assista à une terrible scène dont seule la guerre avait le secret. Un enfant soldat tentait de survivre dans cette tempête d'acier et de magie.  Le pauvre ne possédait sûrement aucune notion de combat et n'avait probablement jamais tué de sa vie, et on l'avait jeté en pâture dans cette boucherie sans nom dans l'espoir de gagner une poignée de secondes précieuses en échange de sa misérable existence. Un guerrier de la Sylva apparût derrière l'adolescent et son poignard s'apprêtait à effectuer son oeuvre macabre.

"Espèce de raclure, jura Ithilion en braquant son fusil vers le lâche

Le tir  cueillit l'ennemi en plein vol, le stoppant net dans son élan meurtrier. Un sursis temporaire car le chevalier ne pourrait pas assurer la protection de ce garçon éternellement, mais il lui offrait une chance de ne pas quitter ce monde frappé dans le dos. Cependant, un soldat d'Anathorey accourut à la rescousse du petit et se mit en position de garde, tel un animal prêt à défendre sa progéniture à n'importe quel prix.
Le Chasseur Ailé  décida finalement d'apporter du soutien à cet Ünik qui n'hésitait pas à se mettre en danger pour protéger l'enfant. Vouloir protéger une personne dans une guerre d'une telle ampleur relevait de la folie tant il était déjà difficile de survivre. Cet acte de bonté suicidaire lui rappela les situations compliquées desquelles Elionne l'avait sorti à maintes reprises. La marque des plus grands provenait de cette capacité à sauver leurs entourages sans penser aux conséquences.
Guidées par la précision létale d'Ithilion, les balles fendirent l'air dans un sifflement mortel, rasant ses deux protégés avant de mordre la chair de leur agresseur. Cette alliance permit au soldat de repousser plus sereinement les attaques sans se soucier d'un éventuel mauvais coup dans le dos. Ce dernier venait de comprendre qu'un tireur veillait sur eux et cela dû le galvaniser car sa lame faucha impitoyablement tout ceux qui se présentaient à elle. Mais une alerte attira l'attention du chevalier. Un soldat sur les remparts venaient de pointer deux géants rescapés des tirs de batteries. Le premier ne se trouvait plus qu'a une trentaine de maitre du mur et distançait le second d'un vingtaine de mètre. Autant dire que si ces deux titans atteignaient leur objectif, les pierres blanches voleraient en éclat comme un château de carte. 
L'instinct de survie du tireur d'élite lui souffla de déguerpir le plus rapidement, mais d'un autre côté, si une brèche se créait dans le mur, l'intérieur ne serait pas plus sûr pour longtemps. Il fallait trouver une solution car le temps manquait, il ne pouvait se résoudre d'abandonner toutes ses richesses à ces sauvages. Son regard se posa alors sur le cadavre du tireur abattu par une flèche. Un ceinture en bandoulière  maintenait fermement une série de grenade explosif. L'idée germa instantanément dans son esprit. Un plan complètement bancale mais qui sur le papier permettrait de gagner des secondes précieuses.


-Hey au canon ! héla Ithilion à l'attention des ingénieurs qui manipulaient l'immense canon à particule. Tirez sur le géant de droite à mon signal !

Il ne possédait aucune légitimité pour donner des ordres, il fallait espérer que ces üniks suivraient ses recommandations. Sans attendre de réponse de leur part, il se mit en position avec son fusil de précision et se mit en joue sur le titan de bois le plus proche. Plus qu'une quinzaine de mètre et la partie se finissait. Le monstre commença d'ailleurs à prendre de l'élan pour tenter d'enfoncer la muraille. Chaque pas de sa course fît vibrer le sol des remparts. Pourtant, Ithilion se plongea dans une concentration immuable. Il régula sa respiration jusqu’à la bloquer, puis stabilisa sa visée jusqu'au moment où son pointeur cessa de jouer avec sa cible pour s'aligner avec l'oeil de la créature. Il actionna aussitôt sa gâchette, déclenchant un tir qui toucha exactement l'endroit souhaité. L'effet fût immédiat, le géant s'arrêta à quelques mètres et porta sa main à son visage en poussant un rugissement de douleur. La puissance du son remua l'estomac du chevalier, mais il ne déstabilisa pas et poursuivit le déroulement de son action. Il attrapa une grenade dans chaque main et courut vers les créneaux de pierre. Avant de se jeter, il ne put se retenir d'attirer l'attention :


- Mes amis ! Je vais vous montrer pourquoi on nous surnomme les Chasseurs Ailés ! Accrochez vous à ce que vous pouvez!

Dès l'instant où son pied se posa au bord du vide, il lâcha avec toute l'énergie qu'il lui restait le signal prévu :

-FEU !

Au dessus du vide, le fil du temps sembla se suspendre. Tout se  déroula pourtant à une vitesse éclaire. Le dzêta du chevalier blanc s'illumina d'un discret flash bleu. Un bruit du tonnerre résonna et un immense rayon blanc partie tout droit en direction de cible.  Sur le champs de bataille, tout les combats se suspendirent aux alentours. Au début, quelques grains de poussières se mirent à s'élever tout doucement, puis un à un, les cadavres s'élevèrent comme repoussés par la terre, suivit bientôt par tout ce qui se trouvait dans le champs d'action du BattleField d'Ithilion. La gravité venait d'être totalement supprimé. Sur les remparts les soldats avertis agrippaient à ce qu'il pouvait pour ne pas être attiré par le ciel. 
Au loin, le géant touché par l'armement lourde fût emporté aussi facilement qu'une feuille par une rafale de vent. L'onde de choc le propulsa en dehors de la limite du dzêta où il chuta lourdement en retrouvant les lois de l'attraction terrestres, écrasant au passage des dizaines d'hybrids incapables de réagir.
Ithilion atteignit son but. Grâce à son saut et son dzêta, il avait réussi à planer jusqu'à l'immense ventre du titan de bois. Il enfonça rapidement les deux grenades dans l'écorce servant de peau à la créature et il retira les deux goupilles avant de se propulser en arrière.


- J'aime quand un plan se déroule sans accro. lâcha t-il avec un sourire satisfait.

Il pensait déjà à l'argent et aux louanges que lui procureraient cet acte héroïque. Cependant sa satisfaction ne dura guère longtemps.L'explosion des grenades alliée au manque de gravité éloignèrent la menace du mur comme se l'était imaginé le chevalier. En revanche, il avait moins anticipé le bras de la taille d'un tronc millénaire qui, dans un ultime geste, le frappa de plein fouet en le projetant vers le sol.  Le choc contre la terre fût amorti par le manque de gravité, mais néanmoins suffisamment violent pour lui faire perdre connaissance. Ses dernières images furent une lumière orangée se propageant rapidement dans le ciel. Ses dernières sensations furent celui d'une main le saisissant. Ennemi ou ami ? Allait-on l'achever aussi misérablement qu'un animal dans un abattoir ? Cela ne serait que justice, après tout, il avait tenu la même position  lorsqu'il tirait ses ennemis tels des lapins, caché en haut des remparts.

recap:
 
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Délicate Duchesse (Radja)


RPG
Âge : 23 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Médicaments, carnet de note et fiole de poison, une aiguille à coudre, une photo de sa famille.

MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Sam 27 Juin - 0:06



Les heures du jour passèrent et, bien que le silence de Faust inquiéta la duchesse un bref instant, la guerre prit possession de son esprit bien plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé. L’attaque de Faust avait tout bonnement servit qu’à livrer en pâture. Si seulement Faust l’avait écouté, si seulement elle avait trouvé un plan de secours pour paré à cette éventualité, si seulement le plan auquel elle avait songé pouvait fonctionner. Tout tombait à l’eau et son self-control en pâtissait. Sous ses yeux, l’hologramme montrait l’étendu du massacre, un désert rouge de sang, des hurlements inondables et des larmes. Si seulement il avait écouté, si seulement elle avait été plus compétente, si seulement … si seulement …

Le cœur fragile de Radja manqua un battement et, son rythme déjà trop lent, dérailla un bref instant provoquant une vive douleur dans la poitrine. Si un jour elle aurait voulu entré au service de ses gens d’action, ce mal était bien la chose qui lui barrait inévitablement la route. Difficile de contrôler une douleur si forte et de rester sérieuse en présence des princes de la cité. Radja se mordit la langue aussi fort qu’elle le put et tenta de l’ignoré malgré elle. Impossible. Elle prit d’ample inspiration pour essayer de retrouver contenance et dut se consacré amplement à celles-ci.

Elle ferma les yeux. Inspirant, expirant lentement pour donner à son corps la mélodie du fonctionnement parfait, de la vie tranquille, d’une paix durable. Alors qu’il revenait à lui, le corps laissa la tête et l’esprit vagabondé vers les soucis de la réalité qui avait affecté le cœur. Comment faire ? Aucun prince ne l’écoutera, au combien son rang était important. Elle n’était ni assez influence et sa faute venait surement de la condamné, pourtant le prince Faust aurait dû la condamné avant qu’elle ne daigne s’excusé. Pourquoi ? Les sourcils blanc de la duchesse se arquèrent, visiblement contrarier de ne trouver la vérité.

Qu’aurait-elle fait à sa place ? Une duchesse impertinente se permet d’ouvrir la bouche alors qu’elle-même réfléchit à une stratégie pour sauver son peuple. Non, Radja l’aurait fait taire et aurait continué à réfléchir, sûre de ses capacités. Mais si cette duchesse avait preuves d’un peu de pertinence ? Radja l’aurait gagné pour que ses idées lui apporte des avantages et ensuite elle lui aurait faire regretter son geste. Cela était probable, si Faust était comme elle et privilégiait le travail aux aléas des relations présence, cela pourrait expliquer qu’elle soit toujours à leurs tables. Alors elle devrait en profité et les aides aux mieux qu’elle pouvait, ne sachant pas ce qui allait lui arriver après un tel affront, il faudrait mieux agir vite avant que tous les dockers ne se fasse massacré. Oh, pourquoi l’espion était donc parti si vite ?

- Chargez le canon Jupiter.

Radja ouvrit les yeux l’espace d’un instant, le temps de voir le canon en action et cette formidable barrière qui les protégeraient. Cependant, impossible d’attaquer une fois le bouclier posé et les Unïks restait encerclé par deux fronts Hybrids. Radja ferma les yeux et se remit à griffonné quelques choses sur son calepin. Cette fois, cela ne ressemblait plus à rien, à peine quelques carré associé à des traits, mais cela l’aidait à réfléchir à une solution. Le peuple Unïks semblait bloquer sous le dôme du canon Jupiter et si ce dernier les protégeait, il les empêchait aussi d’attaquer efficacement l’ennemi. Radja n’avait pas la moindre idée de combien de temps tiendrait le bouclier orangé et elle n’osa pas le demander aux princes. Les probabilités qu’ils ne lui répondent pas étaient tellement grande qu’elle préféra économiser sa salive.

Que faire en attendant l’assaut final des Hybrids ? Elle eut pour idée de profité de ce moment de répit pour retirés les blessées de la zone de frappe et de crée un chemin pour attirer les troupes dans un traquenard. Mais pour les attaquer avec quoi ? Des fourbes ? Des fusils ? Des bombes. Oh, le sol de Norkia était loin d’être truffer de bombes et ce n’était pas ce qu’il restait d’homme qui allait tenir tête à deux fronts hybrids. A cette allure, ses monstres auraient tantôt fait de s’attaquer aux vieux infirmes et aux enfants. Des enfants. Les princes seraient-ils cruels au point de sacrifier des enfants ? Radja secoua la tête et rouvrit les yeux pour contemplé la ville tel qu’elle l’était, au bord de la ruine et noyer sous le sang et les larmes. Elles les savaient inflexible, mais elle refusait de croire qu’ils étaient capables d’une telle cruauté.

- Mes princes … - S’essaya-t-elle avec la plus grande douceur et le plus grand tact possible. – Avec tout mon respect, je ne peux que vous conseillé d’ordonné un replis des civils dans les quartiers de Anathorey.

Les Elites allaient hurler devant tant de Dockers dans leurs rues, mais même Radja aurait mille fois préféré voir ses hommes et ses femmes dans ses rues plutôt que de les voir mourir sur le front et de leur refuser l’accès alors qu’ils avaient les moyens de les aidés. Ils n’étaient que des clients potentiel, un pilier économique sur lequel se reposé, c’est ce que Radja ne cessait de se répété, pourtant elle devait se rentre à l’évidence : Elle était unïks avant tout et le malheur de ses hommes la touchaient bien plus qu’elle ne voudrait l’avoué. Comment cacher un regard empli de peine devant ses combattants qui avait donné leurs vies pour en arriver là ? Les renvoyer au combat n’était que folie et si Faust décidé de les renvoyer encore une fois tous mourraient alors sans que Radja n’eut pu faire grand-chose. Cependant, elle ne pouvait défier deux fois les princes et elle devait se cantonné à son rôle. Elle était stratège, son rôle était de trouver une solution au problème.  

Elle se mit à se ronger les ongles, maudissant la manucure qu’elle avait effectué il y a quelques jours à peine. Ses dents tapotèrent sur l’ongle qui commença à se détacher quand elle réussit à organiser assez d’idée et de politesse pour les présentez aux princes.

- Ce que je peux vous proposez. C’est de crée un chemin avec les débris des bâtiments tomber pour guider la troupe principale vers la grande place de Norkia et de ce point leurs tendre une embuscade. Les majeurs partis des soldats doivent connaitre les lieux et ils seront en tiré profit. De là, soit utiliser les armes restante pour les abattrent, soit utiliser les ressource présente dans la ville. On doit y trouver assez de liquide inflammable pour bloquer les troupes ou au moins les asphyxiés avec de la fumés. Crée des bombes prendraient beaucoup trop de temps et je pense qu’il faudrait privilégier un combat sur terrain connus, c’est le mieux à faire.

Elle pensa aux civils, que faire si les princes décidaient de ne pas les faire reculer. Elle se mit à les imploré mentalement, les suppliants de les sauvés, de les protéger. Radja se mordilla l’ongle quelques instant avant de reprendre avec empressement, ils ne pouvaient pas perdre temps.

- Dans le cas d’un échec, il faudrait se concentré sur une personne. Leur cheffe est facilement reconnaissable et … on a du mal à distinguer son état… mais je pense que si cette dernière viendrait à mourir les troupes hybrids en seraient grandement touché. Et si sa perte n’effacerait pas la ligne principale aillant percer nos murs, elles en diminueraient grandement la cohésion.

Elle commençait à avoir la bouche pâteuse. Associé à cela un sentiment de malaise grandissant du fait de son débit de parole, elle était inquiet et n’arrivait plus à le cacher. Elle s’insulta mentalement, elle était stupide de montré tant de faiblesse devant les princes, mais diable qu’ils agissent, qu’ils sauvent au moins ce qu’il restait de Norkia.

- Mes princes… je vous en prie, je vous en supplie, quoi que vous choisissiez de faire… si les troupes ennemis pénètre dans Norkia ce sont des milliards de dockers qui mourront… Par pitié, majestés, quoi que vous fassiez… sauvez-les.
Résumé:
 
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PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN

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