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PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Lun 29 Juin - 23:49

La terre et le ciel communiaient ce soir, tous deux vêtus de rouge. Ôde à la vie,  au sang,  aux morts et puis, à la laideur, aussi. La terrifiante laideur des âmes fauchées, sans remords, sans justice. Mais avec des cris, des hurlements. Du sang, des armes, des balles. Des cris fauves, des hurlements vains. Oui, cela chantait ce soir, tambourinant, rugissant, martelant le sol. Un bien triste requiem  ornementé des bruits sourds des corps tombant, loin, loin, loin. Très loin du feu, et de l’acier.

Aujourd’hui on offrait sa voix dans la bataille. On criait jusqu’à s’époumoner, on crachait des insultes. Ses mots à elle s’étaient fondus dans la masse, oubliés, enterrés. Une souffrance sourde s’était engouffrée dans tout son être. Elle n’était même pas en colère contre eux, mais contre elle. Ses jambes étaient restées enracinées depuis déjà deux bonnes heures. La traitresse tremblait de la tête aux pieds.

Lucy  n’avait pas pris par au combat. Elle n’avait aucune raison de se battre, ne croyait pas à la cause de cette guerre. Ni Kushana, ni aucun des soldats n’avaient réussi à lui donner la foi. La Paria avait trouvé cela terrifiant que l’on puisse se jeter dans la mêlé sans penser à rien d’autre dans l’instant que de tuer son ennemi . Tuer. Toujours tuer, il n’était question que de tuer. Elle dû se rendre à l’évidence, son utilité sur le front n’avait été qu’un échec cuisant.

Les deux armées se battaient à présent devant les murs d’Anathorey, cette dernière s’étant au préalable protégée d’une gigantesque barrière aux teintes orangées. L’objectif, elle s’en doutait, était d’acculer les Üniks au bord du gouffre, précipitant leur chute. Les soldats  avaient laissé dans leur sillage des centaines de cadavres de leurs anciens camarades, colorant le sable de leur sang carmin.

La jeune femme risqua quelques pas vers ces-derniers, à présent très éloignés du cœur du conflit. Ils étaient là, misérables, à ses pieds maintenant. Une immense tristesse qu’elle tenta de canaliser du mieux qu’elle pouvait l’agressa alors qu’elle balayait une énième fois l’hécatombe du regard. Lucy s’en sentait en parti coupable et cette faute lui paraissait intolérable. Elle n’avait pas su communiquer son état d’esprit à ses compagnons, elle n’avait pas choisi les bons mots pour les protéger, les prémunir. On l’avait mal comprise, et ce terrible malentendu  la hantait depuis déjà deux heures. Deux heures, et pour longtemps, jusqu’à ce qu’elle mette elle aussi les deux pieds dans la tombe.

Alors ce soir elle ne chanterait pas. Non, elle se contenterait de retirer les défunts acteurs du devant de la scène, il était grand temps de se reposer et de fermer les yeux sur ce monde.

Lucy s’agenouilla près d’autant de victimes qu’elle le put, pour que chacun, paupières closes, puissent s’endormir plus paisiblement. La Paria ne sut pas exactement combien de minutes s’égrenèrent lors de sa quête désespérée, la rage était de toute façon reportée bien plus loin. Elle passait entre les rangs, comme un ange de la mort octroyant le salut aux malheureux.

Un faible râle parvint jusqu’à ses oreilles alors qu’elle s’avançait près de deux Hybrids démembrés. C’était un bien faible râle, mais Lucy saisit l’appel au secours en se dirigeant en quelques pas légers vers son auteur. Equipé de l’uniforme typiquement Ünik, la jeune fille fut bien étonnée de voir que l’homme émettant la voix rauque et faible est échappé à la fureur des combattants de la Sylva.

« -…dez moi Maria, je vous en prie, rendez la moi… »

La Paria s’accroupit près du mourant, interceptant les bribes de paroles du trentenaire. Il était dans un sale état, de multiples blessures zébrant son corps de fier soldat. Son œil droit était crevé à cause d’un projectile, quand le second peinait à s’ouvrir à cause du sang coagulé qui lui collait à la paupière. Il se débattait avec la Vie, souhaitant s’en imprégner jusqu’à l’ultime fin, quémandant la liberté d’une certaine Maria. Lucy lui prit la main et put ressentir tout le tumulte d’émotions qui envahirent l’Ünik allant de la surprise à une intense joie.

« Maria ? Maria ! Est-ce bien… ta main que je touche, alors que…  la mort me plante ses griffes glaciales dans le… dos ? » Articula-t-il avec peine.

La jeune femme, dont la gorge restait sèche, ne répondit qu’en serrant plus fort sa main.

« Quelle …putain de gu…guerre Maria, hein… Il faut que tu… tu t’en ailles toi. Anathorey tombera aux mains de ces… sauvages, mais toi, ils ne t’auront pas Maria… Approche-toi. »

Lucy s’exécuta en se baissant un peu plus, enlevant de sa main gauche son masque pour le poser à terre puis attrapant celle que l’homme soulevait avec peine pour la diriger vers elle. Elle le laissa toucher sa bouche, son nez, ses yeux. Il s’attarda plus sur ses cheveux puis finalement esquissa un faible sourire :

« Tu t’es cou…pé les cheveux ? Ils disaient ça c’est vrai, que c’était plus pratique… les cheveux courts… Bordel Maria ! Je t’ai vue morte ! Et tu es là… maintenant tu es à côté de moi… Il faut que tu partes, maintenant. Il faut…»


Il s’arrêta pour cracher du sang.

« Ma petite sœur… Je t’aime. Aujourd’hui je pars mais… je veille sur toi, comme je veille sur chacun de mes amis. Je … sens cette garce me presser le cœur. »

Sa pupille à demie-cachée fixa avec peine le visage de sa sœur factice.

« Il fait froid maintenant. Cache toi… Maria… Il fait vraiment… »

Le « froid » qui s’échappa d’entre ses lèvres boursouflées se finit dans un murmure inaudible. Lucy lui ferma délicatement sa paupière, puis se libéra la main grâce à la pression qui s’estompa comme un souffle. Elle se releva, et remit son masque.  Elle s’éloigna du champ de bataille, laissant les autres se massacrer entre eux, si ça leur plaisait. Elle trouverait bien un autre moyen d’arracher un début de paix des mains des corrompus.

Son rôle ici s’achevait. Elle se posa la question tout de même, comment faisaient-ils pour se battre si violemment sans que le gel ne leur engourdissent les muscles ?
Elle eut l’impression qu’elle était seule, maintenant, à ressentir cet air glacial.
Il fallait partir maintenant. Il faisait bien trop froid.

Résumé:
 
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Artiste lunaire (Miyuki)

Originaire depuis le : 19/05/2014
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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mar 30 Juin - 19:41

Miyuki reprenait péniblement son souffle. Elle, son chef et un autre soldat avaient réussi à se réfugier dans un endroit sûr, un mur caché par les maisons en ruines. D’ici, personne ne pouvait les voir de l’extérieur. Cela faisait une vingtaine de minutes qu’ils étaient adossés là, incapables de bouger. Le spectacle était cauchemardesque. Tout n’était que ruines et poutres calcinées. Au loin, des habitats se consumaient encore lentement dans un feu rougeoyant. Entre deux palissades brûlées au centre qui les cachaient, on ne voyait qu’un tapis de cadavres, une vision scabreuse où se mélangeaient démembrés, des soldats Uniks et Hybrids. Trois Hybrids à part formaient un chemin vers l’entrée de la ville mais leurs corps criblés de balles laissaient voir qu’ils étaient morts sur le coup, sans avoir pu permettre un percée. Une fumée noire traversait les murs qui à présent n’étaient que des amas de pierres, et des vitres qui s’étaient brisées en mille morceaux sur les montagnes de corps. Flèches, épées, pistolets dispersées çà et là rendaient compte du carnage qui s’était déroulé ici. Et quel carnage…Ils avaient bel et bien réduits à néant la troupe Unik, mais c’était sans compter les renforts.  Une véritable embuscade… Deux autres troupes, plus nombreuses cette fois, avaient débarqués et ils avaient enchaîné les combats sans relâche. Mais la fatigue faisant, certains Hybrid perdaient en vitesse et se faisaient avoir dans un moment de faiblesse. Elle avait tenu bon avec ses dessins mais atteinte elle aussi par la fatigue, elle s’était elle aussi fait avoir. Ils avaient tout de même fini par les tuer tous. Mais sur le groupe de quinze, ils n’étaient à présent que trois survivants. Miyuki n’avait pu, hélas rien faire, ils étaient tous morts sur le coup.

Miyuki souffrait, la fièvre lui montait. Un Unik au dzêta puissant lui avait porté un simple coup de poing qui l’avait projeté loin en arrière, la sonnant plusieurs minutes. Le coup la faisait encore souffrir, même amorti par sa cotte de mailles. Son Thorax était taché de sang et de bleus. Respirer lui devenait difficile.Un véritable supplice, comme si on lui portait des coups de pieds à chaque bouffée d’oxygène. Elle avait au moins une côte cassée. La douleur la rendait nauséeuse et sa fièvre empirait. Mais elle avait survécu, et ses blessures n’étaient pas si graves. Le chef non plus, il avait été touché à l’épaule mais les premiers soins de Miyuki lui avaient suffi.  Son regard était tourné vers le champ de bataille. Il ne pleurait pas, mais son regard perdu en disait long. C’était l’horreur à l’état pur. Les habits et le visage de Miyuki étaient imprégnés de sang. Mais ce n’était pas le sien. Interdiction de pleurer. Pas dans ces moment-là. Il fallait qu’elle montre du courage pour se convaincre qu’ils allaient survivre et redonner de l’espoir. C’était facile à dire. Lorsque sa main effleura sa peau brûlante, elle sentit ses yeux mouillés, son visage déjà trempée par des larmes coulant sans bruit. C’était plus fort que tout.  L’odeur de la mort et du sang planait en permanence, rendant la respiration encore plus dure et la situation insoutenable. Le soldat à côté de Miyuki était jeune, à peine plus âgé qu’elle. Il était gravement atteint. Elle avait seulement réussi à désinfecter ses plaies et le couvrir telle une momie de pansements absorbants qu’elle avait dessiné.  C’était mieux que rien, et son sang coagulerait plus rapidement. Mais elle n’osait pas lui avouer que s’ils ne regagnaient pas rapidement le camp, il ne passerait pas la nuit. Son impuissance lui était insupportable. Il se mit à trembler, yeux écarquillés, encore sous le choc de l’enfer qu’il venait de vivre. Miyuki se força à sourire, malgré son cœur lourd de chagrin et le regarda:

-Serrez- vous contre moi

Sa voix était brisée. Il s’exécuta et il mit la tête sur sa poitrine pour pleurer à son tour. La dignité n’était plus de mise ici. Il la serra si fort qu’elle laissa échapper un soubresaut,ayant touché une de ses côtes. la douleur s’étant intensifiée. Mais elle resta forte et serra les dents.
Trois survivants… c’était vite dit. Le soldat à présent dans ses bras, avait miraculeusement survécu, protégé par ses autres camarades, ayant pris les coups de plein fouet. Le chef, en essayant de récupérer les vivants, l’avait retrouvé enfoui sous des kilos de cadavres baignés de sang. Seul sa main avait traversé l’amas de membres et avait alerté le chef car elle bougeait encore. Un peu plus et il serait mort étouffé. Ils s’y étaient mis à deux pour déplacer les corps à présents froids et deux fois plus lourds. C’était un acte écœurant de les laisser ensuite retomber avec un bruit spongieux et des craquements d’os, ruisselants dans leur propre sang. Transpercé de parts en parts, il était à moitié évanoui, le visage blême à force de perdre lui aussi des litres à ne plus finir. Son corps tuméfié et brisé était plus rouge sombre que couleur peau. Ils l’avaient pris par les bras et traîné péniblement jusqu’au mur découvert peu après.

En le berçant, Miyuki se mit à se rendre compte qu’elle n’avait plus la notion du temps. Cela faisait si longtemps qu’ils étaient sur le champ de bataille, sans avoir pu pénétrer la  ville. Y avait-il d’autres Hybrids ? Combien y avait-il de survivants ? Kushana était-elle au courant ? Et enfin quand était-il de sa famille ? Est-ce la défense à Némoto tenait le coup ? Le chef lui tapota l’épaule, lui chuchotant qu’il fallait retrouver les autres  si il y en avait, mais il suggéra de préférer laisser tomber le jeune Hybrid, car il allait les ralentir et peu de chances de survivre, ses blessures étant trop graves. Miyuki refusa, même si c’était un affront de sa part. Hors de question de l’abandonner, il y avait peut-être une maigre chance de réussir à l’amener jusqu’au camp. Le chef haussa les épaules et lui répondit de faire comme bon lui semblait .  La jeune femme lui fit signe et le mit sur son dos. Il était léger pour son âge ! en bougeant si brusquement, une de ses blessures fit gicler du sang à terre. Elle le gifla car il commençait à s’endormir. Il ne fallait surtout pas. Au moment de se mettre en route, Elle vit un petit garçon. Que faisait-il là ? il était fou ! Sans avertir le chef qui avait pris les devants, elle  et  le soldat sur son dos, courut dans sa direction et se plaça devant lui. Un Unik . Zut. Il avait l’air perdu et terrifié. Miyuki le prit par la main et le cacha derrière des débris.
 
-Écoute-moi, je ne te veux aucun mal. Reste là jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne, ensuite, cours le plus vite que tu peux jusqu’à chez toi, d’accord ?

L’enfant hocha de la tête, yeux larmoyants et se confina derrière des grandes palissades. Qui sait comment allait réagir ses confrères ? Elle s’en prenait aux soldats, pas aux enfants et aux civils. Alors qu’elle se croyait tranquille, une formidable explosion eut lieu, déchirant le ciel, suspendant le temps pendant quelques secondes, puis des cris venant de l’est. D’autres Hybrids ? C’est alors que soudain des centaines de corps furent propulsés en l’air comme attirés en l'air par une force inconnue. La jeune femme vit une main géante en tronc. Puis une suite d’explosions, elle ne voyait pas grand-chose. Miyuki courut dans cette direction et vit soudain un homme en armure chuter en même temps que les remparts. Il allait droit à la mort ! Déposant le blessé, elle sauta agilement pour s’empresser de le secourir, et le rattrapa à temps. Il était à peine conscient, mais vivant. Ne prenant pas la peine de voir qui il était, elle le prit dans ses bras. A peine à terre, Une lueur orangée envahit le ciel et s’abattit avec fracas sur les contours d’Anathorey, coupant au passage des restes de maison en deux. Une salve de cris d’égorgements s’ensuivit. Qu’est-ce que c’était que ce cirque ? Une nouvelle ruse ? Alors qu’elle plaçait les deux hommes côte à côte, un type l’empressa de s’écarter de celui qu’elle venait de sauver. Une troupe d’une vingtaine d’Anémos blessés dont son chef débarqua et la poussèrent sur le côté. Le leader du groupe affirma avec haine que c’était un chevalier, qui avait massacré nombre des leurs. Il lui donna un violent coup de pied et Miyuki fit barrière pour l’empêcher de frapper plus. Elle était en colère certes, mais avoir sauvé l’enfant lui donnait l’envie d’en faire de même avec lui. Son chef un peu plus puissant que la brute, la défendit en proposant de la garder en vie, et de l’amener à l’arrière car qui sait, détenait- il des informations importantes. Il voulut prendre une partie des soldats pour repartir à l’attaque mais le leader visiblement désespéré lui fit signe que non, lui expliquant que ce grand mur orangée était une barrière impossible à franchir. Et il avait essayé. Sans ménagement ils ligotèrent solidement des pieds jusqu’au cou le chevalier avec des chaines lourdes et le prirent par les pieds et les jambes. Miyuki s’inquiétait de si il souffrait... C’était ridicule. Elle tint ç s’occuper du blessé quelle gifla encore .

Une fois parvenu au camp, ils  firent enter l’otage dans une tente. On lui fit barrière. Ce n’était qu’un simple soldat. Elle se précipita alors vers les tentes de soin et présenta son protégé. En l’examinant, la soignante en chef secoua la tête tristement. Il était mort. C’était vrai, son corps était glacial. La voyant émue, La femme la consola du mieux qu’elle pouvait en lui disant que ce n’était aucunement sa faute, que ses organes vitaux avaient été atteints, qu’eux-mêmes ils n’auraient rien pu faire. Au moins elle est resté avec lui jusqu’au bout. En voyant ses blessures, la soignante insista pour qu’elle se fasse prendre en charge à son tour. Mais avec tous les brancards qu’on amenait d’Hybrids  à l’agonie, son cas n’était vraiment pas pressé. Elle retourna vers la grande tente discrètement, pour voir le chevalier. Impossible de se rendre compte ce qu’il se passait, juste des armes de tortures plus effrayantes les unes que les autres et des hurlements qui lui glaçait le sang. Miyuki se mit en position de fœtus et n’arrivait pas à croire qu’ils en soient arrivés à là, une telle barbarie… Elle haïssait les Uniks, mais la torture n’était pas digne d’eux. En attendant que les soignants soient moins débordés, elle se mit à repenser au petit Unik et espéra qu’il se portait bien et avait réussi à revenir chez ses parents avant la lueur orangée. Comment en était-elle arrivée là ? Qu’en avait-elle à faire se s’inquiéter pour lui ?

En parcourant le camp, Miyuki  vit un champ de brancards de fortunes, couverts de linges blancs , ou de couvertures tressées à la va vite, car dépassés par  l'arrivée d’innombrables nouveaux corps. Des femmes et des hommes étaient à terre,soignants, soldats, ceux de l'arrière confondus qui hurlaient à la mort, brisés par la disparition d'êtres chers, ou amis d'un jour. Miyuki s ’isola du désastre de l’après bataille . Il n'y avait plus que ça. Des cadavres et des cadavres, des centaines et centaines  de morts et soldats démembrés ....Quel enfer... Nemoto serait peut être dans le même état, et elle hurlerait à la mort elle aussi...Elle s’enfouit alors la tête dans ses vêtements trempées de sang pour se couper quelques secondes de cette horreur sans nom.

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Lun 6 Juil - 0:03


Je voyais Léon debout, les yeux grand ouvert et vide, son corps tremblait sans pouvoir s’arrêter il était en état de choc. Je regardais tout autour de moi mais je ne voyais personne, je voulais remercier cet individu qui avait sauvé mon petit protégé. Malheureusement le plus difficile allait venir, la guerre ne finissait pas et les assauts se multipliaient. A l’aide de mon art martial je mis à terre plusieurs soldats, mais mes limites se faisaient vite sentir, je ne pouvais pas lutter contre des armes blanches avec mes seuls poings. Un ennemi m’attaqua de front, une esquive et un coup plus tard il se retrouva sur le sol. Je pris son arme, une épée un peu plus courte que mon bras, et la planta violemment dans son cou. Je ne m’expliquais pas ce geste, c’était comme instinctif, je devais les  tuer. Je gardai l'épée avec moi pour leur donner le coup de grâce.

Pendant un petit moment, je pouvais me battre sans retenu, je savais que ce sniper veillait sur nous. A chaque tir, j’essayais de le localiser à l’aide de la hauteur de l’ennemi, l’angle à laquelle la balle entrait dans la cervelle des Hybrids ainsi que le bruit de la détonation qui était à peine perceptible. Après cinq ou six tirs je savais dans quelle zone il pouvait se trouver, ce n’était pas précis mais j’en étais sûr à quatre-vingt pourcents. Je me tournais dans sa direction et leva mon pouce pour lui faire un signe de remerciement.

Les combats continuaient, l’épée devenait de plus en plus émoussée à force d’être recouverte de sang. Je la jetai sur le côté et en pris une autre avant de m’apercevoir d’une terrible nouvelle, je ne les avais pas encore remarqués auparavant mais les Hybrids avaient des géants des forêts avec eux. Ils étaient à proximité de la ville, si le mur d’Anathorey finissait par tomber, ce serait la fin. Un garde ordonna à quelques combattants de se replier dans la ville pour renforcer les défenses. Il s’agissait du moment idéal pour mettre à l’abri cet enfant. Je pris le petit sous le bras et partis en courant, je voulais l’emmener où se trouvait ce sniper, à cet endroit il serait en sécurité.

Je continuais à courir quand une explosion aussi violente que bruyante me fit lever la tête. Quelqu’un venait de se battre contre le géant et avait gagné. Tout le monde s’agitait aux alentours, je n’eus pas le temps de comprendre ce qu’il se passait qu’un dôme doré apparut encerclant la ville. La situation était-elle aussi désespérée? J’avais entendu des rumeurs sur une technologie de défense impénétrable, notre dernier atout.

« Vous l’avez vu ? Ce sniper a sauté ! C’est lui, il a détruit la créature ! Son sacrifice n’aura pas été vain, paix à ton âme camarade. »

Une minute de silence s’installa, je ne savais pas pourquoi mais j’avais l’impression qu’il s’agissait du même homme qui nous avait sauvé. Il n’y avait qu’un fou pour aider deux Uniks dans cette guerre, un fou qui pourrait donner seul le dernier coup à ce géant.

« Ecoute Léon, je vais te laisser ici, rentre dans cette maison et attends-moi. Je ne vais pas être long, mais quelqu’un nous a sauvés la vie aujourd’hui et c’est à mon tour de lui rendre la pareille. »

Je laissais Léon entrer dans une maison après avoir vérifié qu’elle était sécurisée et qu’il ne risquait rien. Je déposais un portail de sortie sur le mur extérieur au cas où des complications interviendraient. Je vidais mon esprit, d’après les témoignages le soldat serait tombé en dehors de la lumière. Je ne voulais prévoir ce genre de résultats, mais il était probable que les ennemis le prirent comme otage afin de récupérer des informations sur ce bouclier.

J’avançais rapidement, je n’avais pas couru aussi vite depuis une éternité mais je devais ralentir car j’arrivais à proximité du point de chute. Quelques paroles ainsi que des bruits de pas m’informèrent que je n’étais pas seul, les Hybrids étaient déjà présent. En passant la tête sur le côté d’un mur j’apercevais un groupe qui repartait avec un homme enchaîné. Je les suivais discrètement en laissant cinq cent mètre de distance entre eux et moi.

Leur campement était grand mais les personnes présentes n’étaient plus en état de se battre, beaucoup de cris se faisaient entendre. Ici aussi de nombreux soldats avaient péri, mais je ne devais pas m’occuper de ça. Je passais inaperçu dans l’ombre, qui pouvait penser qu’un Unik seul irait s’introduire dans un camp ennemi. J’apercevais une tente, deux gardes attendaient à l’entrée, j’avais deux choix possibles, soit il s’agissait de l’otage, soit du chef de guerre. Prenant mon courage à deux mains je me rapprochais doucement, je devais préparer un plan pour entrer et me sauver avec ce sniper. Je pris l’épée retrouvée sur le champ de bataille et la cassais en deux. Une pierre à la main, je déposais un portail de sortie, je plaçais l’entrée devant mes pieds et j’attendais le bon moment.

Un silence lourd et pesant régnait dans le camp, j’agrippais ma pierre et la lança de toutes mes forces. J’observais bien sa trajectoire, le timing était primordial, au moment où le projectile passa entre les deux gardes je sautai dans l’entrée pour ressortir lames en avant afin de les planter dans le cou de mes adversaires.  Première menace effacée, j’espérai qu’à l’intérieur ne se trouvait pas un chef ou un combattant plus fort que moi.

Au moment d’entrée j’avais tous mes sens en alerte mais il n’y avait personne, juste cet homme à la chevelure blanche. Il était blessé et inconscient mais heureusement il était plus petit et plus  fin que moi, je savais que je pouvais le porter ou du moins le trainer. Il était attaché par des chaînes sur les poignets au plafond de la tente, il pendait dans le vide les bras tendu. Je cherchais un moyen de le faire descendre quand un soldat entra dans la tente.

Il était grand et très large, son bras était plus gros que ma cuisse, sa musculature me donna des sueurs froides. Il ne chercha pas à comprendre et donna un coup de maillet, je pouvais l’éviter mais si je le faisais c’était l’otage qui allait se le prendre. J’hésitais un court instant, il était inconscient alors il n’allait pas sentir la douleur, mais finalement je l’arrêtai avec la paume de ma main. Le choc me remonta jusqu’à l’épaule, mon bras gauche était mort, avant que mon ennemi ne put se remettre en position je lui mis une droite en pleine gorge suivi d’une autre dans la tempe.

L’adversaire sur le sol il ne me restait pas longtemps avant que toute l’armée ne rapplique sous cette tente. Par chance cet Hybrid avait les clés sur lui, quelques instants plus tard, le sniper était libre. A bout de souffle je créai un portail d’entrée, je pris l’otage sous le bras et sauta dans l’ouverture que je venais de faire apparaître. Au même instant des ennemis arrivèrent dans la tente et je pus sentir une lame me passer très près des cheveux.

J’atterrissais près de la maison où j’avais laissé Léon, je demandais d’urgence un médecin ou une personne capable de s’occuper du blessé. Je venais sans doute d’énerver le chef Hybrid, je m’étais introduit chez eux, tué deux de leurs hommes et laissé un inconscient. De plus, je venais de récupérer un otage précieux pour eux, même si mon bras était sans aucun doute brisé en mille morceaux, ça en valait le coup.

recap':
 
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World Mistress (MN)

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Lun 6 Juil - 21:48



FRONT II : Les éclats

d'Anathorey

L'amertume de la défaite et du sang

Tout était désormais terminé. Le canon Jupiter rayonnait de lumière au dessus de la capitale blanche comme une cloche protectrice et comme le piège qui empêchait les Üniks de répliquer. Plus rien n'était possible. Les Hybrids ne pourraient plus attaquer, mais les Princes ne pouvaient pas non plus asséner un dernier assaut. Quel drame. Quel gâchis. Quelle folie. Eux, les Princes, avaient été acculés au point de sortir leur arme ultime après quelques dizaines d'heures de combat seulement ? Eux, les trois plus grandes puissances d'Origin's, avaient été forcé de reculer face à une bande de sauvages braillards ? Ces pouvoirs de la forêt, ces animaux, ces Dons... Tout leur avait échapper. Les espions n'avaient servi à rien, leurs armes n'avaient servies à rien, leurs soldats n'avaient servis à rien ! Quelle humiliation... Tarion serrait les dents, et regardait droit devant lui les tâches abstraites et immense du sang mêlé des ennemis et des alliés, s'étaler sur le sol du désert. Les pierres blanches d'Anathorey avaient pris une teinte pourpre à leurs racines. La noble capitale d'Urban City n'était plus que le berceau sanguinolent de l'affreuse défaite que les Princes avaient subie.

Oui, c'était une défaite. Tous les soldats n'étaient pas morts, tous n'avaient pas péri. Mais le tir du Canon Jupiter était le signe de la résignation des Princes... Faust se rassit dans son fauteuil sombre, le visage plus glacial que jamais. Par quel coup du sort l'avait-on soumis ? Qui avait osé les affronter, eux les Princes, eux les trois frères et sœur qui menaient leur nation vers une éternelle apogée ? Faust sentait le bout de ses doigts trembler légèrement. Très légèrement. C'était à peine perceptible. Sa colère était plus noire, plus sombre, plus profonde et froide que jamais. Il saurait se venger de cet affront. Ces macaques se croyaient supérieurs ? Cela n'était que partie remise. Comme le disait leur père : pour gagner la guerre, il faut parfois perdre une bataille... La fierté maladive de Faust lui aurait presque fait vomir ces paroles tant il ne pouvait accepter que lui, un Ünik, un membre de la race supérieure, ait subit un échec. Mais forcé était de constater que... Ah, comme il était déplaisant d'avoir à l'admettre... !

Ulhtia soupira soudain. Tarion et Faust lui jetèrent un regard agacé, très loin d'être d'humeur à supporter ses caprices. Son intervention été due à ce que la Duchesse de Thalionwen souhaitait à nouveau s'exprimer. Faust ne prit pas la peine d'écouter ce qu'elle avait à dire. Les insectes étaient tous petits, et vivaient pour être écrasés par les plus puissants. Tarion et Ulhtia quant à eux prêtèrent une oreille attentive à ce que disait la Duchesse.
« Ohh... C'est attendrissant, elle nous supplie de sauver le petit peuple ! » s'esclaffa Ulhtia, qui avait trop attendu pour se retenir encore de rire. La Princesse et les deux Princes avaient toujours ce relent acide de défaite qui bouillait au creux du ventre. Et celle-là se permettait en plus d'ouvrir sa grande bouche vulgaire ? Tarion esquissa un sourire charmant, et pourtant tout à fait malsain. Ulhtia tourna un regard entendu vers Faust, qui demeura silencieux quelques instants avant de se lever et de prendre de nouveau la parole.

« Ordonnez le retrait des troupes. Que l'ensemble des soldat rentre à Anathorey. Nous n'avons plus rien à tirer de cette bataille... » Il baissa ensuite les yeux vers le Prince Tarion. Ce dernier se racla la gorge, et se leva à son tour : « Certes. Que l'on ramasse les hommes qui peuvent encore tenir debout. Et que l'on s'assure de ce que dame Thalionwen ait un nouveau logement dans les Ghettos... » Le Prince claqua des doigts, et quatre gardes entrèrent, pour s'emparer de la duchesse Thalionwen sans le moindre ménagement, ni sans se soucier de lui faire mal pendant cet odieux transport hors du palais. « N'ayez crainte, nous nous occuperons de vous retirer votre domaine, votre fortune, vos contacts, ainsi que votre titre de noblesse. Votre sollicitude vous honore, Thalionwen. Vous avez un si grand cœur que c'en est tout à fait attendrissant... » Sur ces mots, Radja Thalionwen fut menée hors du palais, et confiée à une diligence de Kokobots qui la jetterait dans les rues de Nordkia sans plus attendre.

Le ménage était fait. Les Princes se dirigèrent tous les trois vers les vitres immenses de la salle de stratégie, pour contempler à nouveau l'effroyable spectacle de la guerre. Effroyable, car il était le reflet de leur immonde échec. Mais ils sauraient se relever. Ils sauraient trouver un moyen de battre ces infâmes sauvages de la forêt dans un prochain affrontement. Ce n'était qu'une question de temps... Et ils avaient appris énormément de choses sur leur ennemi en ce jour. La guerre promettait de faire encore beaucoup de morts, mais qu'importait combien de vies pouvaient être sacrifiées sur l'autel des Princes : il leur fallait remporter la victoire, à tout prix, même s'ils devaient en être maudits jusqu'à la fin de leurs jours. Mais dans les yeux du Prince Faust, une lueur bestiale et belliqueuse commençait déjà à s'illuminer...

Kushana soupira profondément et planta sa lance dans le sol ensanglanté du désert, pour reprendre son souffle. Elle était trempée de sueur. Chaque respiration qu'elle prenait creusait puis soulevait sa poitrine d'une manière inquiétante. Dans ses yeux vitreux, fichés sur son visage rougis par le martyr ennemi, se reflétait au loin la lueur maussade du Canon Jupiter, l'arme d'ultime protection que les Princes avaient décidé d'enclencher. Un sourire digne du roi des fous se dessina sur les lèvres affamées de l'Hybrid, si fatiguée qu'elle aurait pu tomber en syncope, et pourtant encore avide d'ôter la vie à ces misérables hérétiques qui avaient violé la tranquillité des esprits de la forêt.

Cet énorme bouclier était le signe de la défaite Ünik. Les troupes Üniks reçurent un signal, et tous les soldats se rabattirent vers la cité blanche. Le cœur de Kushana manqua presque une pulsation. C'était le signe de la peur des Princes, qui s'étaient senti dépassés par les pouvoirs Hybrids. C'était le signe du triomphe de la Sylva sur Urban City !
Elle se retourna pour faire face aux soldats qui se trouvaient encore derrière elle, sentant le sang poisseux et encore chaud de ses victimes se glisser entre ses orteils, et le long de ses chevilles. Elle leva les bras vers le ciel, comme pour clamer jusqu'à Mère Nature ce qu'elle avait l'intention de dire, et s'écria : « C'est une victoire pour le peuple Hybrid ! Soyez fiers, nobles guerriers, soyez fiers d'avoir vengé la forêt ! Soyez heureux que les nôtres aient donné leurs vies pour cette victoire ! »

Les Hybrids cessèrent à leur tour le combat. L'heure était désormais à l'aide des blessés, et au retour dans la Sylva.

Quelques heures plus tard, le soleil avait disparu derrière les dunes lointaines du désert. Il régnait sur Urban City le silence le plus absolu. Le silence le plus mort. La blessure infligée par la violence et la sauvagerie des deux Grands clans laisserait à la planète une balafre très profonde, pour des siècles entiers. Après la bataille ne restait dans l'atmosphère que des vapeurs de sang, teintant du rouge malsain de la haine les pauvre âmes injustement assassinées par la guerre.

Final:
 
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Chevalier Ailé (Ithilion)

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mer 8 Juil - 10:50

La chaleur rendait l'air lourde et difficile à respirer. Lorsqu'il reprit conscience, Ithilion vit une lueur trouble vaciller dans la pénombre. Conséquence du violent choc, ses yeux mirent un bout de temps avant de retrouver une image suffisamment net pour comprendre la situation. Les lieux ressemblaient à une grande tente dans laquelle avait été entreposé tout le nécessaire pour une boucherie douloureuse. Dans l'ombre se découpaient les silhouettes d'outils pointus, de pinces, de cage ou autres matériels dans le même registre. D'ailleurs la vue de ces horribles choses lui attisa une intense douleur au niveau de ses poignets et de ses épaules. Des chaines fixées au plafond le retenaient fermement prisonnier et empêchaient ses pieds de toucher le sol.

Au centre de la pièce, un homme dénudé et attaché à un pilori tremblait de tout son être. Face à lui, deux bourreaux appartenant de toute évidence à la race Hybrid, leurs attributs animal n y trompaient pas. Une déferlante de souvenir remontèrent alors dans l'esprit du chevalier. Il se souvint de son impressionnant saut au dessus du vide, du géant qu'il avait éjecté loin des murs, de ce dôme orange qui recouvrait Anathorey, et de cette main qui l'avait tiré  alors qu'il sombrait.
Il conclut qu'il se trouvait au sein du campement Hybrid, laissé en vie pour les informations utiles qu'il pourrait donner. Autant dire que ses chances de survie approximaient le zéro. Une fois qu'ils auront obtenu ce qu'ils souhaitaient, l'ünik sera abattu.
-Quelle est cette chose autour de votre cité ?
demanda alors l'un des deux tortionnaires d'une voix menaçante au soldat.
- Je..je ne sais pas ! Les princes ne nous en ont jamais parlé ! balbutia l'interrogé
-Je crois que tu n'as pas très bien compris ta position. expliqua le second hybrid

Il s'approcha du centre la tente et Ithilion put voir dans une main un seau de métal, dans l'autre un petit rongeur qui se débattait furieusement pour se défaire en vain de l'étreinte. Il plaça le petit animal dans le seau qu'il plaqua ensuite contre le torse du malheureux. Le premier bourreau s'approcha et flamme apparût au creux de sa paume.

-JE VOUS JURE QUE JE NE SAIS PAS ! hurla le détenu. PITIÉ !!

Sans prendre les implorations en considération, l'hybrid fît danser le feu contre le fond du récipient. Un couinement suraigu retentit à l'intérieur. Soudain l'homme se mit à crier à s'en arracher les poumons, tout son corps se arquait par violents accoues , principalement au niveau du ventre. Le supplice fût long et le pauvre soldat subît une agonie lente et horrible.
Assistant malgré lui à la scène, le coeur d'Ithilion se mit à battre à pleine vitesse. Son maitre lui avait parlé du plan Jupiter, une solution d'ultime recours pour protéger Anathorey. Un mur infranchissable quelque soit le sens. Mais le chevalier avait été formé pour ne pas parler des secrets de la cité, qu'importe le prix. Sa mort sera probablement aussi violente que celle à laquelle il venait d'assister.

Les deux bourreaux détachèrent le cadavre du poteau et le sortirent de la tente. Le silence permit à Ithilion se savourer de ses derniers instants de quiétude en se remémorant de bons moments. Garder les yeux ouverts et le stress dû à la macabre exécution lui pompaient beaucoup d'énergie, hors il ne lui en restait plus beaucoup et cette chaleur assommante n'arrangeait rien. Ses paupières se fermèrent lentement. Quelqu'un rentra dans la tente. L'heure approchait. Mais quelque chose d'inattendue se produisit. Il y eut comme du mouvement dans la pièce. Des bruits sourds de coups et des grognements. Un déclic se produisit et Ithilion se sentit chuter vers le sol. Trop faible pour réagir, le chevalier se laissa faire.

Quelques secondes plus tard, sa peau capta une atmosphère différente. L'air était plus légère, moins moite. Aussi, il sentit beaucoup d'action autour de lui. Cela discutait dans tout les sens.  Sans en connaitre la raison, Ithilion comprit qu'il était de retour à Anathorey. Il tenta d'ouvrir les yeux pour voir la personne envers qui il devait être entièrement reconnaissant, mais son corps lâcha à ce moment la. Ses pensées dérivèrent dans un profond abysse.
[désengagé]

recap:
 
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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Mer 8 Juil - 14:10



Tout semblait vain. Les efforts de la duchesse n’avait été qu’une succession de déception, des coups d’épées dans le vent alors que l’ennemis nous tirait des balles brulante dans le corps. Radja se sentait horriblement mal, sa langue était pâteuse et ses yeux la piquait, comme si elle avait envie de pleuré. Mais elle ne pouvait se permettre un tel acte de faiblesse devant les dirigeants suprême de leurs empires, elle avait déjà trop fautés pour se permettre cela. Mais si seulement les princes l’avaient écouté rien qu’un instant, si seulement ils avaient prêté attention au dire de celle dont il avait demandé la présence, peut-être aurait-il pu s’en sortir. Perdu dans la triste contemplation des corps décharné, des flaques de sang et de larmes qui souillait le grand désert de son horreur, Radja oublia un présent la présence de ses monarques et de ce qui l’attendait.

Elle n’entendit qu’à peine Faust se rassoir dans son siège, ne sentie qu’à peine sa colère pourtant palpable et compréhensible, elle se sentait perdu et désorienté du fait qu’on est négliger ses conseils. Dire qu’il y avait encore quelques jours ont avait compté sur son intelligence pour sortir une brasserie de la faillite, dire que sa sœur elle-même avait préféré lui confier les comptes des entreprises familiales pour éviter un désastre, dire qu’elle n’avait au final servit à rien était la pire humiliation que son cœur eut connus. La blanche aurait tant voulu faire quelques chose plutôt que de rester assise à usé sa salive pour rien.

- Ohh... C'est attendrissant, elle nous supplie de sauver le petit peuple !

Le glas du regret sonna soudain une triste mélodie à ses oreilles, que la voix aiguë d’Ulhtia se meurt avec ses remarques enfantines. La duchesse se demandait quand comprendrait-elle que le petit peuple était bien plus important qu’il n’y paraissait. Elle-même, l’un des membres les plus hauts gradés des élites l’avait compris, alors pourquoi la princesse s’entêtait-elle à rire de leurs sorts ? Quoi qu’il en soit, les paroles de la princesse forcèrent Radja à se redresser et à contempler ses dirigeants une dernières fois avant le trépas.  Le rire de la princesse résonnait entre les murs de la salle comme des milliers de flèches qui transpercèrent le corps fragile de la blanche qui, cette fois-ci, ne put dire mots. Elle baissa la tête, soumise face à ses symboles vivants de leurs puissances, elle savait qu’elle devrait se taire et ne plus rien espéré. Sa vie était entre leurs mains.

- Ordonnez le retrait des troupes. Que l'ensemble des soldats rentre à Anathorey. Nous n'avons plus rien à tirer de cette bataille...

La voix de Faust la fit frissonner et crée une boule au creux de sa gorge, il n’y avait rien de plus désagréable que cette boule de peine dont le maitre d’œuvre avait été la personne que vous avez tant admiré. Le raclement de gorge distinctif du prince Tarion la fit remonter bien trop haut au goût de la duchesse qui priait pour qu’aucune larme ne vienne troubler son visage clair, dont elle s’efforçait de maintenir une expression neutre.

- Certes. Que l'on ramasse les hommes qui peuvent encore tenir debout. Et que l'on s'assure de ce que dame Thalionwen ait un nouveau logement dans les Ghettos...

Elle n’eut qu’à peine le temps d’incliner la tête devant le prince, signe de son abdication, que quatre hommes la prirent sous les bras et la tirèrent hors de son siège. Elle poussa un petit gémissement de douleurs en sentant une poigné de cheveux s’arracher, mais elle ne fit aucun geste pour se défaire de leurs éteintes, car tel était la sanction que les princes avaient choisi.

- N'ayez crainte, nous nous occuperons de vous retirer votre domaine, votre fortune, vos contacts, ainsi que votre titre de noblesse. Votre sollicitude vous honore, Thalionwen. Vous avez un si grand cœur que c'en est tout à fait attendrissant...

Radja croisa son regard, l’espace d’un bref instant, et elle regretta de tout son cœur d’avoir essayé d’aider ses gens. Elle regretta de n’avoir pas été la petite fille docile qui hochait de la tête à chaque fois que Faust disait quelques choses, elle regretta d’avoir voulu porté conseil quand bien même cela avait été son rôle, et elle regretta d’avoir voulu aidé ses pauvres gens qui ne lui seraient jamais reconnaissant. Elle qui ne croyait pas en ses hommes bons qui réussissait dans la vie, voilà qu’elle était la représentation même de ce que cela entrainait d’être bon. Un long soupire triste s’échappa de ses lèvres, eut voulu dire quelques choses aux princes avant de s’en aller, mais elle n’eut qu’à peine le temps de prononcer un petit « je » que les soldats la trainèrent en dehors du palais.

- Je … - dit-elle cette fois à l'attention des gardes.

« Je peux marcher seule. », avait-elle voulu leurs dires, mais la poigne de l’un d’eux se raffermit et elle fut projeter en avant avec une affreuse douleur au poignet. La diligence de Kokobot l’attendait déjà et elle n’eut pas fini de monté à l’intérieur de cette dernière qu’elle démarra. Les Ghettos… combien de temps cela faisait que Radja n’y avait pas mis les pieds ? L’ancienne duchesse inspira et contiens des larmes de désespoir, que cela lui serve de leçon… on ne défit pas les princes et encore moins pour sauver le petit peuple dans un élan de bonté.
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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Sam 11 Juil - 11:40

Elle avait les jambes lourdes. On eut dit que les milliers de spectres des soldats morts s’étaient réfugiés dans le moteur de ses pas. Peut-être voulaient-ils l’accompagner, assister au dénouement de ce conflit qui les gardait captifs de ce monde. Mais l’air était froid, et Lucy était fatiguée. Ses cernes creusaient son visage masquée comme d’autant de cicatrices d’une guerre auquelle elle n’avait pas participée.  C’était usant d’avoir la mort pour compagne.

La Paria marchait alors, vers un objectif incertain. Sans se retourner, sans penser. Les derniers échos de la bataille lui parvinrent difficilement. Tout était flou, mais c’était fini. Ils avaient fini de crier. Maintenant il fallait trouver un autre terrain de jeu, truffé de pièges dans lesquels se jeter avec le rictus fou des pseudo combattants mourant dans l’honneur.  Lucy ne s’en faisait pas pour eux, ils trouveraient bien. On ne manquait pas d’occasions ni d’endroits pour s’écraser le crâne contre une cité fourbe.  On élaborait des stratégies par centaine, mais oubliait une chose importante ; car après tous ces massacres et ces folies, où se reposer ? Où recommencer à aimer, à bâtir ?

Incroyablement alors, la Paria ressentit des poussées d’adrénaline par vagues succesives. Une nouvelle flamme s’était embrasée dans son cœur, s’allumant jusque dans ses yeux de championne oubliée. Elle prit soudain conscience du serment qu’elle s’était fait, car là où résidait l’espoir, il fallait la nourrir de partisans prêt à l’adopter. Lucy poussa sur ses jambes pourtant prêtes à s’écrouler.

Par où commencer ? Où aller ? Elle courut, chassant les mauvais esprits à chaque nouvelle foulée. Portée par ses idéaux, elle ne se sentit jamais aussi proche de la véritable Lucy Noké, objet d’une légende visant à étouffer tous les différends  qui sévissaient entre les peuples. Oh, alors, la jeune fille se sentit fière. Bien assez pour faire vivre son idéal, offrant tous ses gestes, sa tête et sa hargne.

Elle courut, pas que pour elle, mais pour tous les vivants et morts. Sa fatigue se résigna à hiberner tout au fond d’elle, prête à ressurgir au moindre signe de faiblesse de la part de sa crédule justicière. Lucy ravala toutes ses angoisses tandis que son esprit s’échafaudait, rebelle mais naïf.

Le paysage défilait en même temps que la jeune fille dévalant pentes et obstacles plus déterminée que jamais. Elle sentait les légers battements de l’arc inutilisé tintant contre son dos. Elle était folle. Elle allait se briser encore, à cause de ses conneries d’envie de changer le monde. Elle allait mourir dans ce celui-ci, trop ingrat, sans remettre une seule fois en cause ce pourquoi elle courait.

C’était comme ça. Le bon était bon, le méchant un peu trop mauvais. Trop mauvais pour se laisser influencer par l’imbécile qui était persuadé de détenir la clé du bonheur et de la paix. Oui, Lucy était bête et ridicule. Tellement ridicule que s’en réellement s’en rendre compte, elle prit la direction de la Sylva, voire même du palais de ses dirigeants.

Il y avait peut être de petites ailes qui lui poussèrent sur le haut de l’échine. La paria courut comme lors d’un ultime élan, prête à se jeter dans le vide, les ailes fragiles et collées, le long de son corps de mortelle. Heureusement ou malheureusement alors, que Lucy croyait dur comme fer être invincible en ce moment même. En ce tout petit moment, aussi infime qu’une vibration de l’air, que rien ne pourrait se frotter à ses convictions. Ah, Lucy. Puisses-tu te perdre dans tes illusions pour le restant de tes maigres jours.

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Artiste lunaire (Miyuki)

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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Sam 11 Juil - 17:37

Combien d’heures s’étaient écoulées ? Elle l’ignorait. Était-ce des heures ou des jours ? Peut-être que des nuits s’étaient succédées, Peut être que non. Elle ne savait plus où elle était, flottant dans une sorte d’état entre l’inconscient et le réel. Son corps était bien là. Ses membres douloureux, courbaturés, aplatis sur l’herbe glacée étaient la seule chose qui la rattachait encore à la réalité. Mais son esprit était ailleurs, embrumé, flou, comme si son âme se détachait lentement de son empreinte terrestre et que son esprit la suivait, la plongeant dans un état comateux. Elle n’entendait plus rien ou presque, comme si sa tête était plongée dans l’eau. Les sons étaient étouffés, brouillés, ou tels de lointains échos. Plus aucune sensation. Que ce soit l’odeur de la terre mouillée ou celui plus horrifiant du sang. Sa bouche assoiffée, elle ne la sentait pas non plus, anesthésiée. A présent,  son corps ne souffrait d’aucune douleur, ni de chatouillis, rien. Sa vision se réduisait vaguement à ses mains immobiles, le reste était flou…le monde n’était plus rien d’autre que des taches vertes, rouges, blanches…et puis finalement le noir. Le noir complet. Était-elle en train de mourir ? Était ça la mort ? Mais comment ? Qu’est ce qui l’avait tué ? Miyuki ne savait plus ce qu’elle devait ressentir. Un vague fond de tristesse remonta en se disant que c’était une fin bien minable, toute seule, oubliée, sans avoir pu revoir une dernière fois le visage de sa famille….Ça  y est... Sa poitrine ne se soulevait plus et c’était le noir complet.

-M…Mi….Miyu…..Miyuki ? Miyuki vous m’entendez ? Revenez parmi nous mon enfant.

Le son d’une voix rassurante lui parvint, au début indicible puis de plus en plus net et concise. Comme un électrochoc à sa conscience, Elle quitta tel un train lancé à pleine vitesse, l’effroyable noir complet pour revenir à la lumière. Tout était si blanc, si lumineux…trop lumineux. Après avoir passé un moment interminable dans l’obscurité la plus dense, ce blanc si pur lui blessait les yeux. Elle mit un temps pour s’habituer à cette nouvelle ambiance. Dans le même temps, son corps retrouvait les sensations, au début agréable puis rapidement les douleurs… Aie . La jeune femme n’osait pas bouger, d’ailleurs elle n’y parvenait pas. Où était-elle ? Il faisait froid, mais elle était allongée confortablement, dans un lit avec des barres et un bon coussin. Elle sentit qu’on avait introduit des aiguilles dans son bras, c’était douloureux, surtout quand ceux-ci bougeaient. Quand enfin ce ne fut plus aussi pénible d’ouvrir ses yeux, Miyuki put essayer d’analyser petit à petit où elle se trouvait. Des toiles blanches, partout. Un lit aux couvertures jetables et neuves, des rideaux de chaque côté de son lit barré. Des aiguilles effectivement plantées dans ses bras dont les fils menaient à des concoctions aux couleurs étranges. Une femme d’âge mur la bordait et l’observait en souriant.

-Je…Je fais quoi ici ? Je suis où ?

- Dans la tente des soins. On vous a trouvé loin des tentes, évanouie par terre dans vos habits de sang. Vous êtes resté inconsciente deux jours….vous êtes bandé de partout, mais mes filles se sont occupés de vos blessures, non graves heureusement !

Ses filles ? Les aides-soignantes peut-être ? Un nom affectif. Deux jours ? Mais que lui était-il arrivé ? Ayant vu son trouble, La soignante en chef, enfin ce qu’elle en déduisait, lui expliqua :

-Ah, oui, cela arrive, Vous avez peu dormi pendant les combats et le choc de la guerre puis celui d’endurer la mort de vos camarades, a fait que vous en avez trop enduré et donc  votre organisme a déclenché une mesure de protection une fois que vous vous êtes posé. Ne vous en faites pas, un peu de repos ici et des vitamines, vous serez vite sur pied. Croyez-moi, vous n’êtes pas la seule, j’en ai eu affaire à des soldats qui se croyaient plus coriaces.

Sur ce, elle aboya un peu sur ses « filles » avant d’aller voir les autres. L’une d’elles lui chuchota affolé qu’un soldat était mort pendant la nuit. La chef la fit taire d’un ton sec en montrant Miyuki d’un coup de tête, et chuchota qu’elle n’était pas encore remise pour entendre cela, et d'emmener le « décédé » discrètement pendant la nuit. Puis Miyuki n’entendait plus rien, sombrant à nouveau dans le sommeil.
Une fois en forme et remit complètement, La jeune femme remercia les soignantes et partit, habits propres, dehors.  Les morts n’étaient plus là. Elle croisa un homme et lui demanda pourquoi. Il lui répondit que Kushana avait mené les Hybrids à la victoire, ils avaient l’avantage, et que certaines rumeurs se répandaient comme quoi les Uniks étaient en déroute. Ah. Bonne nouvelle dans cet enfer… Du coup, rajouta-il, tout le monde s’était mis d’un commun accord pour offrir une cérémonie digne des vieilles traditions, certes raccourcie par la situation, mais qui saluerait leur courage et leur permettrait de partir en paix. La cérémonie se ferait le soir, le temps des préparatifs, et d’appeler à l’aide l’astre de nuit. Miyuki, toujours le cœur lourd, confectionna une couronne de fleurs tressée et dessina les peintures sacrées en quantité pour tout le monde, avant que chacun s’entraide pour le maquillage. On quémanda son aide pour la grande statue de bois. Six étaient déjà dessus et elle s’occupa de la peinture, en dessinant de son pinceau des lignes courbées et complexes des pieds à la tête.  Sur la figure et les mains, des écritures sacrées et anciennes, des centaines de symboles différents qui racontaient un poème à l’ode des morts. D’autres s’occupaient des habits, des couronnes, des bijoux….le travail à faire semblait sans fin, mais cela occupait l’esprit de la jeune femme et réchauffaient le cœur des survivants déjà bien brisés par les nombreuses pertes.

Alors qu’elle s’occupait de son maquillage, elle vit au loin un petit garçon qui courrait dans tous les sens, hagard, perdu. En voyant Miyuki de loin, celui-ci se mit à courir à toute allure, comme si il reconnaissait un visage familier. Quand il fut à sa hauteur, La jeune femme manqua de s’écrouler. C’était le petit Unik qu’elle avait sauvé ! Que fichait-il là ? Paniqué, elle s’assura que personne ne l’avait remarqué et ‘l’attira plus loin. Miyuki le prit par les bras et lui demanda furieuse ce qui lui avait pris d’aller jusqu’ici.

-J’ai pas pu rentrer, y’a un mur orange qui m’en a empêché, j’ai pas trouvé mes parents, je savais pas quoi faire…Il pleurnicha. Miyuki lui dit de se taire pour éviter qu’on ne les surprennent.  Il y avait un monsieur qui a emmené un autre garçon, mais j’ai pas eu le temps de lui parler .Je vous ai vu de loin et je vous ai suivi..

Bon sang, la situation ne pouvait pas être pire ! Un enfant Unik en plein milieu d’Hybrids en plein désespoir , pouvant s’abandonner à la haine à tout moment. C’était un tel massacre, que la douleur les rendait instables, fragiles, à la limite de la folie. Peu importe qu’il ne soit qu’un enfant, ils n’allaient qu’en faire qu’une bouchée si jamais ils comprenaient qui il était ! Miyuki eut une idée. Une idée insensée, qui pourrait l’accuser de trahison, et la faire haïr de son propre peuple. Mais tant pis. Elle ne pouvait se résoudre à l’abandonner. Quelle faiblesse de sa part ! Comme ils se maquillaient tous, Miyuki lui appliqua les peintures sacrées puis lui dessina des feuilles, mousses, et un Lys dans ses cheveux pour le confondre ne serait-ce que pendant la cérémonie avec la population Phytos. Cela prit un peu plus d’une heure. Quand les dessins prirent vie, il devint méconnaissable. Il était temps. L’astre d’argent était au plus haut dans le ciel dégagé .On avait placé les corps ensemble sur un immense drap fabriqué de la soie la plus fine. La statue de bois terminée représentant une femme  en l’honneur de Mère nature tendait ses mains de toutes les couleurs en direction des défunts, le sourire paisible. Joignant les mains, tous commencèrent à chanter en chœur pour le reste de la nuit, les chants anciens pour les morts et la guerre. C’était magnifique. Toutes ces voix unies, en harmonie, pleurant un adieu aux êtres chers, et promettant de relayer la mémoire de ce qu’ils avaient fait aux générations futures ainsi que protéger les autres. Un à un, Chacun déposa des gerbes de fleurs et des offrandes aux valeureux tombés et à leur déesse chérie pour les emmener avec eux. C’était tellement beau et étrange … Un petit Unik était parmi eux, répétant ces paroles qu’il ne comprenait pas, et à une cérémonie dont son peuple en avait été la cause… Miyuki le serra sur ses genoux, s’assurant de redessiner sur son corps  des petits bouts pour que cela tienne. Elle n’arrivait pas à lui en vouloir, ou le détester. Ce n’était pas de sa faute.

Il y avait trop de morts, elle voulait le ramener chez lui, elle voulait que ce bain de sang s’arrête malgré sa soif de vengeance. Elle avait confiance en Kushana, mais cette guerre allait détruire son peuple et probablement ceux qu’elle aimait. Et si cela continuait, son petit Unik était en danger. Déjà, des Hybrids pensaient aller prier l’Eusilis et L’Emishi  d’y mettre un terme. Peut-être les écouterais-t-on. Finalement elle était de cet avis. Peut-être que sur le chemin elle trouverait un moyen de placer son protégé à l’abri. Au moins, cela l’éloignerait des combats.

On alluma des bougies et les fit s’envoler.  Elles flottèrent l’espace d’un instant parmi les chants, le festival  de fleurs et de couleurs, où des milliers de pétales  s’envolèrent à leur tour dans la nuit bleue vers l’astre d’argent.


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MessageSujet: Re: PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN   Ven 31 Juil - 21:31


Les combats prirent fin, ma mission sauvetage c’était bien déroulé même si j’avais terminé avec un bras en moins. On était arrivé devant la maison où Léon m’attendait, j’étais allongé sur le sol avec le sniper qui était en piteuse état. Il y eut des mouvements de surprises autour de nous, sans doute que personne ne s’attendait à voir débarquer quelqu’un comme par magie. J’avais bien pris soin de fermer tout contact avec mon dzêta pour que les Hybrids ne puissent pas nous suivre.

La douleur dans mon bras gauche m’emmena aux portes de l’inconscience mais j’essayais de résister. J’appelais à l’aide avec le peu de force qu’il me restait puis au bout de quelques minutes, ne pouvant tenir je me laissais aller dans les ténèbres. Je ne pouvais ouvrir les yeux, mais j’entendais ce qu’il se passait. Les soigneurs arrivèrent, je sentais qu’ils me transportaient par je ne sais quel miracle puis plus rien.

J’ouvrais les yeux péniblement, la lumière était forte et j’ai dû prendre quelques instants pour m’y habituer. Je voulais me gratter la tête avec mon bras gauche mais je ne ressentais rien. Pris d’un instant de panique je me levais pour regarder s’il était toujours présent. Il était bien là mais j’étais dans l’incapacité de le mouvoir. Un homme habillé d’une veste blanche entra dans ma tente, je le reconnaissais il s’agissait d’un scientifique qui avait travaillé pour les princes. Il prit une chaise et s’installa à côté de moi. Il fouilla mon dossier puis d’un air nonchalant me parla.

« Monsieur Yuusuke, votre bras était dans un sal état. Tous les os ont été brisés en centaines d’autres. De par votre statut d’Erudit, il a été décidé qu’une opération était envisageable, ce que nous avons fait. Pendant un mois vous ne pourrez plus bouger votre bras, puis il sera indispensable de ne pas faire d’effort pour trois autres mois encore. Maintenant que vous êtes prévenu veuillez partir, vous prenez la place d’un autre blessé. »

J’étais heureux, mon bras n’était pas fichu, même si je devais attendre quatre mois pour m’en servir. Je sortais de la tente des soigneurs, je me demandais comment allait le sniper que j’avais sauvé mais mes pensées s’arrêtèrent net quand Léon me sauta dessus. Il était content de me voir et moi aussi, je m’étais attaché à lui en si peu de temps. Nous entrâmes dans une maison déserte pour nous reposer pour la nuit, les habitants avaient dû mourir durant la bataille.

Nous nous réveillâmes le lendemain matin, la joie n’était pas au rendez-vous dans Anathorey. Avec Léon on avait décidé de rester un peu plus longtemps afin de récupérer des forces. Il me posa des millions de questions que j’essayais tant bien que mal de répondre. Il était curieux et j’aimais beaucoup les personnes comme ça. Au bout de quelques jours, nous avions pris assez de nourritures pour le trajet jusqu’à Nordkia, la ville où habitait les parents du petit. C’était sans me retourner que je quittais la ville blanche, je savais que je devrais y revenir un jour, mais pas pour l’instant.
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PART. I EVENT - Front d'Anathorey (Groupe 2) FIN

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