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Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]

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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Jeu 11 Juin - 21:24


Ce matin, il faisait très chaud à Urban City. Malgré la rudesse des rayons du soleil, les pavés d'Anathorey étaient noirs de monde. La haute société ne craignait pas même la chaleur, lorsqu'il s'agissait d'aller affronter dans les rues chics le regard inférieur et envieux d'autrui. Sous cette chaleur de plomb et pressés par une foule trop nombreuse, Sally et Cecil marchaient d'un pas rapide et déterminé. La veille, le jeune homme avait expliqué à la Paria qu'il n'avait plus beaucoup d'argent, et qu'il était temps pour lui d'en retrouver s'ils ne voulaient pas « finir à Nordkia ». Sally ignorait beaucoup de choses sur le compte de Cecil, car cela ne faisait que quelques semaines qu'ils cohabitaient tous les deux. Quand il lui exposa ses projets, elle ne put qu'acquiescer et accepté de le suivre sans rechigner.
Plusieurs fois, elle manqua de le perdre dans la foule. Elle qui avait vécu à Nordkia pendant un an sans en sortir s'émerveillait à chaque mètre parcourut dans l'impressionnante capitale des Üniks. Elle se sentait comme une petite fille, qui soudainement aurait été hissée au rang de princesse. Une vraie caricature de l'admiration de l'inconnu. Mais Cecil finissait toujours par la retrouver, et lui ordonnait de rester auprès de lui afin d'éviter qu'elle ne se perde.

Au bout de la cinquième fois, le jeune homme commença à montrer quelques signes d'impatience.
« Ma chère Sally, je comprends que tout ceci soit nouveau pour toi, mais par pitié, reste près de moi ! lui ordonna-t-il, en la prenant bras dessus, bras dessous. Nous ferons un tour dès que j'aurais réglé cette petite affaire, je te le promets.
- P-pardon, Cecil... » fit la jeune femme d'une petite voix coupable. L'intéressé lui adressa un sourire pour la rassurer et ils poursuivirent leur route vers leur objectif. Cette fameuse cible était une banque d'Anathorey, dans laquelle l'Ünik entendait recouvrer des biens qui auparavant lui appartenaient. Mais lorsqu'il fut déchu de son titre par son aimante famille, il les perdit tous. Bien entendu il ne l'entendait pas de cette oreille, c'est pourquoi le rusé garçon décida d'aller les récupérer par la force. Rien ne serait plus facile pour lui grâce à son Dzêta, qui lui permettait de jouer les coquillards sans se faire prendre par qui que ce soit.

Ils arrivèrent devant un très haut bâtiment blanc, qui luisait comme un bijou précieux sous la lumière du jour. Cecil se tourna vers Sally pour lui expliquer à nouveau comment il allait procéder :
« Je vais me rendre à un guichet pour demander de l'argent. Mais pour que mon Dzêta fonctionne, il faut que tu te tiennes éloignée de moi. Tu te souviens que tu en neutralise les effets, n'est-ce pas ? Quand on sera entrés, tu resteras sagement près de la porte jusqu'à ce que je revienne. Tu as bien compris ?
- Oui » répondit docilement Sally. Cecil acquiesça d'un air espiègle, et la conduisit avec lui à l'intérieur de la banque.
C'était un bâtiment fait uniquement de pierre marbrée et claire. D'immenses colonnes s'élevaient jusqu'au plafond, et semblaient plonger dans les entrailles de la terre lorsque l'on regardait leur reflet précis sur le sol un peu glissant. Un tapis sombre était déroulé devant l'entrée, et se séparait en plusieurs branches menant à des guichets plutôt hauts perchés, derrière les vitres desquels s'activaient des employés en uniforme chic. Cecil abandonna Sally à l'entrée de la banque comme convenu et se dirigea vers l'un de ces guichets.
« Bonjour, lança-t-il à l'attention du guichetier. Je viens retirer de l'argent sur le compte du Duc de Rosenwald...
- Vos armoiries ? répliqua l'employé avec froid. Il n'avait jamais vu ce jeune homme, et il n'avait assurément rien à voir avec l'illustre noble du même nom !
- Je doute fort que cela soit nécessaire mon ami..., articula lentement Cecil, alors qu'il activait son Dzêta profitant du moment où le guichetier le regardait fixement droit dans les yeux. Ce dernier se dérida d'un coup, et indiqua au jeune homme une direction à suivre.
- Certainement mon bon Monsieur. Si vous acceptez de me suivre... » Cecil esquissa un sourire mystérieux. C'était bien trop facile de manipuler autrui avec ce pouvoir qui était le sien...

Sally, qui attendait à l'entrée, s'inquiéta de voir l'Ünik s'éloigner. Elle voulut faire quelques pas pour le rejoindre, mais elle se souvint qu'il lui avait interdit de bouger. Mieux valait obéir à Cecil. La jeune femme soupira. Lorsqu'elle voulut caler son dos contre le mur de nouveau, elle sentit qu'elle butait contre quelqu'un. Elle se retourna et se trouva face à deux hommes arborant les armoiries de l'armée d'Anathorey – Cecil lui avait décrit la société Ünik en détail. Ils étaient très grands tous les deux par rapport à elle... La jeune femme voulut s'excuser, mais ils ne lui laissèrent pas le temps d'ouvrir la bouche :
« Tiens ! Ne serais-tu pas perdue jeune demoiselle ? dit l'un, en se penchant un peu en avant vers le visage de Sally. Celle-ci recula un peu, et balbutia.
- M-mais non pas du tout, je sais où je suis.
- Que fais-tu donc toute seule à l'entrée ? lui demanda l'autre, en souriant.
- J'attends quelqu'un...
- Formidable ! Tu auras sans doute le temps pour prendre une tasse de thé avec nous ! s'enthousiasma le premier Chevalier, en posant une main sur l'épaule de la jeune femme. Sally se crispa, surprise par son attitude.
- L-lâchez-moi !
- Allons, n'aies pas peur ! Viens donc, tu passeras un bon moment ! » poursuivit le second, cette fois en lui prenant la main. Ils étaient bien entreprenants ces deux là. La pauvre Sally avait envie de s'enfuir, mais n'osait pas désobéir à son ami. Laisser la jeune femme seule dans ce bâtiment n'était pas une très bonne idée, surtout sachant qu'elle attirait l'attention des hommes bien malgré elle. A moins que ce ne fut une farce de Cecil, pour s'amuser un peu...

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Chevalier Ailé (Ithilion)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Sam 13 Juin - 13:59

La journée s'annonçait magnifique, bien que la température se trouvait bien élevée pour un début de matinée. Et pourtant, les rues bondées de monde prouvaient que la chaleur ne retenait pas les gens chez eux, ils préféraient se pavaner en quête de nouveaux objets qui pourraient attirer le regard des autres sur leurs personnes. Tout le monde avait le sourire aux lèvres, comme si une règle tacite interdisait de montrer  ses problèmes à l'intérieur de la cité paradisiaque.
Si il y en avait un avec un sourire sincère, c'était bien Ithilion. Se frayant un chemin à travers la foule compact avec une démarche presque dansante, le chevalier chantonnait, heureux comme un ange. Sa main effleura la poche qui transportait la raison de cet excès de joie : la paye de sa dernière mission. Un chèque rempli de zéro que l'Ünik s'empressait d'aller déposer à la banque pour mettre cette petite fortune en sécurité. Comme il s'agissait d'un jour de repos, Alaryk et Etan, les membres de son équipe, l'accompagnaient afin de jouir d'un peu de temps ensemble en dehors du cadre stressant et dangereux de leurs missions. Une sortie entre amis utile pour se ressourcer et resserer les liens. Même si Ithilion savait pertinemment que ses nerfs seraient mis à rude épreuve avec ces deux lascars, leurs moqueries continuelles sur sa taille fusaient à longueur de journée. Faisant une bonne tête de moins que ces géants, le chevalier bataillait, en venant parfois aux poings, pour se faire respecter. Bien que cela se faisait toujours dans une ambiance bonne enfant, à la longue cela devenait souvent fatiguant pour lui.

-Franchement dépense le ton argent au lieu de le planquer dans ce coffre...tenta de lui conseiller Alaryk.

-Franchement mêle toi de tes affaires, je ne juge pas les vêtements pourries que tu mets. répondit l'intéressé au tac au tac.

En effet pour l'occasion, Alaryk avait revêtu un horrible T-shirt unicolore blanc sur lequel était marqué à l'aide de petites perles brillantes en majuscule l'horrible slogan " J'aime Anathorey". Tout en lâchant un rire tonitruant, le grand chevalier ébouriffa en retour les cheveux d'Ithilion, geste qui procura à ce dernier des envies de meurtre. 
Quelques minutes plus tard, ils sortirent enfin de la masse étouffante pour arriver au pied d'un imposant batiment à la blancheur étincelante. Au dessus de l' immense entrée, gravée dans le marbre qui constituait l'ensemble de la construction, se dressait fièrement les lettres ' Banque d'Anathorey". L'intérieur dévoilait un somptueux hall parsemé de rangée de colonnes avec au bout l'alignement des guichets. Le sol reflétait la douce lumière des lustres de cristal suspendus au plafond. Ithilion suivit le long tapis déroulé par terre pour arriver jusqu'à la file de personne qui attendaient qu'un comptoir se libère. Ses compagnons lui signalèrent qu'ils l'attendraient à la sortie de la banque, ne souhaitant pas perdre leur temps dans la queue.
Le temps passa trop lentement au goût du chevalier qui piaffait d'impatience. Plutôt étrange pour un tireur d'élite à qui cette vertu demeurait essentielle, mais lorsqu'il n'avait pas une arme en main, le jeune homme détestait voir les secondes s'écouler.
Quand ce fût son tour, Ithilion s'avança devant le guichet surélevé du haut duquel un  employé dans un costume de haute couture le toisait d'un regard supérieur.

-Que puis-je pour vous ? demanda la voix à travers la vitre.

- Je viens faire un dépôt.

L'opération dura quelques instants, puis Ithilion retourna sur ses pas pour retrouver ses amis. Il ne mit pas longtemps avant de les repérer, entrain d'accoster une jolie brune qui ne semblait pas apprécier leur tactique d'approche. Ces abrutis n'avait rien trouvé de mieux à faire que de laisser parler leurs hormones. Le chevalier soupira. Il fallait qu'ils comprennent que tout le monde ne comprenait pas leur humour particulier. C'était jamais méchant, le problème venait du fait qu'ils savaient rarement s'arrêter au bon moment. Et clairement la demoiselle ne paraissait pas enclin à suivre la demande peu subtile d'Alaryk et affichait un visage de mal aise.

-P'tin mec, après tu t'étonnes d'être encore célibataire. railla Ithilion en arrivant avant que la situation ne tourne au vinaigre. Laisse la tranquille, tu vois bien qu'elle est effrayée plus que sous ton charme ...
- Mais pas du tout, je lui proposais simplement de prendre un verre, il n y a rien de mal, répondit son ami en lâchant le bras de la jeune femme. Tu peux pas te mêler de ton cul un peu  ?

-Je t'évite simplement les problèmes crétin !
Même si ils s'appréciaient énormément, le choc de  leur deux fortes personnalités créaient souvent des ambiances électriques comme celle-ci. La mâchoire  d'Alaryk se serra, signe de l'ébullition de colère qu'il tentait de contenir à l'intérieur. Puis il jeta un dernier coup d'oeil à l'individu qu'il convoitait avant de faire volte-face et s'éloigner prendre l'air. Etan fît comprendre qu'il partait rejoindre le chevalier en rogne pour l'aider à se calmer . Ithilion se retrouva donc seul avec la jolie brune. Il se perdit quelques secondes dans le profond océan de ses yeux avant de se passer la main derrière la tête et excuser l'attitude de ses coéquipiers.

-Je suis navré, ils ne sont pas bien méchants, ils tombent  juste très vite sous le charme de personne aussi mignonne que toi. Et malheureusement, l'amour rend aveugle. Ils ne savent jamais quand ils vont trop loin mais ils ne t'auraient fait aucun mal. On fait parti de l'armée d'Anathorey.
Il marqua un temps d'arrêt.Il ne sentait pas très à l'aise, cette femme le dévisageait bizarrement et  cela le troublait. Il rajouta :

-Si je peux t'être d'une quelconque utilité pour réparer ce petit désagrément, n'hésite pas. Tu n'as pas l'air d'aller bien, tu veux peut etre que je te raccompagne quelque part pour que tu sois sûre de ne plus être importuné ?

En effet, elle lui donnait une impression  de fragilité, comme si un simple coup de vent suffirait à la casser en deux telle une brindille. Pour la rassurer, il tenta une pointe d'humour lourd dont il avait le secret :

-Je te fais un prix d'ami si tu veux !!


Son attrait pour l'argent le rendait avare au point de marchander la moindre action. Autant dire que cela ne lui donnait pas la côte lors de nouvelles relations. Mais en vérité, dans ce genre de cas, il n'était jamais sérieux.
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Dim 14 Juin - 2:07


Les deux hommes souriants et enthousiastes tentaient de convaincre Sally de les suivre. Elle, se sentait trembler un peu, et son cœur courir de plus en plus vite dans sa poitrine. Elle n'avait pas envie de les suivre, elle devait rester ici et attendre Cecil. Si elle sortait et qu'il revenait à ce moment là, il se fâcherait. Sally n'avait aucune envie de lui désobéir, ni de le mettre en colère. L'Ünik avait cela de mystérieux qu'il convainquait autrui d'un regard de ne pas lui faire de tort. Ces deux hommes ne semblaient cependant pas prêts de la laisser tranquille. Sally commençait à avoir peur. Elle était perdue, et ne savait plus du tout quoi faire !
C'est alors qu'un troisième jeune homme s'approcha d'eux, et interpella celui qui tenait Sally par la main. Elle observa leur échange un peu dubitative, ne comprenant pas ce qui énervait le Chevalier qui l'avait abordée. Que signifiait « célibataire » en plus ? Lorsqu'il partit, suivi de près par son ami, la jeune femme joignit ses mains, et rentra un peu la tête dans les épaules. Elle leva un regard un peu craintif vers le jeune homme qui l'avait aidée. Il avait de très beaux cheveux blancs. Mais il avait l'air jeune... Ce n'était donc pas un attribut réservé aux personnes âgées. Sally rougit u peu alors qu'il la regardait droit dans les yeux.

Il prit la parole, et excusa ses compagnons auprès de Sally. Il expliqua qu'ils n'avaient pas eu l'intention de lui faire du mal, mais que sous son charme ils s'étaient emballés, leur humour n'étant pas facile à comprendre pour tout le monde. La jeune femme détourna les yeux lorsqu'il lui dit qu'elle était mignonne. Elle ignorait qu'on ait pu penser ça d'elle un jour... Même si elle savait très bien que n'importe qui voyant son corps nu serait totalement dégoûté.
« Ce n'est pas grave..., dit-elle d'une voix douce. Ils n'avaient pas l'air méchant... pas du tout. » Sally avait eu peur, mais elle était d'une nature très craintive qui pouvait facilement agacer. Elle ignorait tout du monde, et de ce fait était très facilement mal à l'aise quand elle ne savait pas comment réagir.

Le jeune homme, qui était Chevalier aussi, lui proposa de la dédommager pour cet incident. Il s'inquiéta de ce qu'elle n'avait pas l'air très en forme, et ajouta qu'il était prêt à l'accompagner quelque part pour qu'elle ne se fasse plus aborder ainsi. Elle ne comprit pas cette histoire de prix d'amis... De quoi pouvait bien parler ce Chevalier ? Sally, qui le dévisageait comme une enfant timide, lui répondit d'une petite voix :
« C'est gentil mais je dois rester ici. Cecil m'en a donné l'ordre et je n'ai pas le droit de lui désobéir, sinon, il va se fâcher... et je ne veux pas qu'il se mette en colère ». La jeune femme baissa les bras devant elle, et se tortilla un peu les doigts.
« Je veux que personne ne se fâche d'ailleurs..., poursuivit-elle. Je suis désolée pour votre ami... Il n'avait pas l'air content avant de partir. ». Le mouvement d'humeur du jeune homme n'avait pas manqué à l’œil attentif de Sally. Elle leva un regard innocent vers le Chevalier aux cheveux blancs :
« Est-ce que... c'est de ma faute ? »

La Paria ne supportait pas l'idée de déranger autrui. Tout ce qu'elle voulait, c'était s'intégrer rapidement à cette société étrange qu'était celle d'Urban City. Elle devait se faire minuscule pour échapper à Madame Sullivan, qui à coup sûr ne la laisserait pas vquer librement à ses occupations loin de ses expériences maudites... Mais ce n'était pas le bon moment pour ruminer des vieux sentiments de rancœur. Que faisaient les gens une fois qu'ils avaient été aidés ? Car cet homme l'avait aidée ! S'il n'était pas intervenu, elle n'aurait pas pu lutter et serait partie de son poste, bravant ainsi les ordres inflexibles de Cecil. Les gens remerciaient celui ou celle qui leur avait tendu la main, bien entendu ! Cela venait de lui revenir, comme un éclair de lucidité. Sally se sentit stupide de ne pas l'avoir fait plus tôt.
Sally se redressa soudainement, et s'adressa au Chevalier d'un ton balbutiant malgré sa grande volonté de paraître assurée :
« M-merci beaucoup de m'avoir aidée ! Je m'appelle S-sally... ! » Elle lui tendit franchement la main d'un geste rapide, mais tremblait un peu. Elle finit par baisser la tête, d'un air un peu contrarié. Certains jours elle avait l'impression qu'elle n'arriverait jamais à se faire une place parmi les gens. Après tout ces gens étaient tous des Üniks, des personnes au sang pur. Elle, n'était qu'une engeance aberrante qui n'aurait jamais dû voir le jour. Comme le lui répétait Madame Sullivan...
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Chevalier Ailé (Ithilion)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Dim 14 Juin - 15:32

La façon dont elle lui répondit donnait l'impression qu'il s'agissait d'une servante, ce qui expliquerait la sobriété de sa tenue. En tout cas, ce Cecil semblait lui inspirer de la crainte et être assez autoritaire avec ce petit bout de femme. Après la façon dont cet ünik traitait ses employés ne le regardait pas le moins du monde, mais le chevalier n'aimait pas tellement que l'on se permette de briser des personnes sous le prétexte de la richesse et du pouvoir. Encore une vertu transmise par son maitre qui lui avait permis justement de sortir de cette situation.
Elle lui avoua d'ailleurs qu'elle ne souhaitait fâcher personne avant de s'excuser, elle parût s'imaginer être la cause de l'énervement d'Alaryk. Le chevalier la regarda quelques secondes. Incrédule. Il ne comprenait pas vraiment l'attitude de cette fille. Elle semblait perdue, une ingénue découvrant le monde et se pliant à la volonté de la première personne qui lui disait quelque chose. Après elle devait avoir quelques années en dessous de son âge, mais ce genre de personnalité pouvait difficilement subsister dans une société comme celle d'Anathorey.  Sans volonté, sans fierté, on se faisait rapidement avaler par les autres.
Soudain, l'ünik éclata d'un rire claire et franc. Il tapota amicalement  l'épaule de la demoiselle et la rassura :
Ne t'inquiète pas ! Et ne soit pas désolée pour ça voyons ! Tu n'as absolument rien fait hormis être au mauvais endroit au mauvais moment si je puis dire. Alaryk a un fort tempérament et il n'aime pas trop qu'on aille à l'encontre de ce qu'il souhaite. C'est pas pour autant qu'il faut le laisser faire ! Sinon il va se croire tout permis !
Vu la carrure impressionnante du soldat en question, rare était ceux qui prenait le risque de s'opposer à lui. Mais Ithilion avait grandit à ses côtés, il connaissait par coeur les limites à ne pas dépasser. Et si besoin, il savait comment agir avec un type aussi susceptible. De plus, le chevalier blanc, malgré sa taille moyenne et ses muscles fins, n'était pas du tout un individu à prendre à la légère et son ami le savait pertinemment.     
Soudain, la fille releva la tête et remercia Ithilion de lui avoir apporté son aide. d'une voix hésitante, elle déclina son identité en lui tendant une main tremblotante. Comme si ce geste lui demandait la totalité de ses ressources internes afin de surmonter sa timidité. Ou sa peur. D'abord, décontenancé, le chevalier ne réagit pas. Cette femme n'appartenait visiblement pas à la noblesse et n'attendait sûrement pas un baise-main, mais il ne convenait pas  non plus qu'un chevalier serre la pince d'une demoiselle, même servante.
Il opta alors de taquiner Sally en prenant délicatement son bras et en déposant brièvement ses lèvres sur le dos de sa main. Un immense sourire au lèvre, il contempla la confusion de la mignonne brunette.
Je m'appelle Ithilion Gwendilan, Chevalier appartenant à l'ordre des Chasseurs Ailés. se présenta-t-il à son tour avec la fierté qui le caractérisait. Je ne sais pas d'où tu sors, mais quand on est une fille on ne serre pas la main d'un garçon. Mais t'en fait pas, il n y a pas mal ! La demeure de ton maitre, Cecil, se trouve en dehors d'Anathorey ?
Un concert de crissement de pneus et de freins retentirent dans la rue. Des cris s’élevèrent  alors. Ithilion se retourna histoire de comprendre la raison de tout se raffut et il vit alors une quinzaine d'üniks en noir et cagoulés pénétrer dans l'enceinte de la banque, armés jusqu'au dent. Rapidement ce fût la panique. Un coup de feu résonna dans le grand hall.

-Tout le monde à terre, ordonna l'un des gars. Personne ne bouge ou on l'abat comme un chien !
Ayant rapidement compris la situation, Ithilion avait entrainé Sally avec lui au fond de la pièce et avait pénétré une porte menant dans les bureaux. Ces braqueurs étaient organisés. Ils s'étaient repartis les tâches intelligemment, quelques uns avaient fermés les portes de l'établissement et surveillaient les clients allongés sur le sol, tandis que d'autres s''étaient approchés des guichets. Ce genre d'évènement se produisait très rarement à Anathorey. Les moyens technologiques de la banque et ceux de la milice rendaient ces tentatives presque suicidaires. Mais à la manière dont ils procédaient, ils ne n’agissaient pas de rigolo.
Dans le couloir, tout le monde courait dans les sens. Deux hommes cagoulés surgirent dans l'allée des guichets et forçaient les employés à se coucher à terre.

- Reste prêt de moi, ordonna Ithilion à l'adresse de Sally tout en la guidant d'une marche rapide à travers le dédale de couloirs. Il ne t'arrivera rien, je te le promets. Ils en veulent à l'argent, pas nos vies. Si jamais ça se passe mal, tu fais ce qu'ils disent et tout devrait bien se passer , d'accord ? Les renforts vont pas tarder à arriver
Il ne savait absolument pas où il se dirigeait, il cherchait seulement un coin qu'il jugerait comme sécurisant. Son dzêta activé, ses sens guettaient le moindre signe d'approche en leur direction. Dans sa main libre, il tenait son revolver qu'il venait de faire apparaitre. Il sentit un groupe de trois personnes arriver derrière eux à l'angle. Le chevalier ouvrit la première porte qui passait et les deux fuyards rentrèrent rapidement à l'intérieur. La pièce devait être petite salle de réunion. Sur le mur était accroché un tableau et au centre de la pièce trônait une table ronde sous laquelle s'étaient réfugiés deux employés, tremblant de peur.D'ailleurs, en apercevant l'arme d'Ithilion, l'un d'eux se mit à crier et implorer la pitié.

-Fermez la bande d'abrutis, vous allez les attirer. siffla le soldat exaspéré.
Bien évidemment, il comprenait la terreur de ces personnes, mais il valait mieux garder la tête froide pour s'en sortir dans ces cas.
Il jeta un œil à Sally et esquissa un sourire pour tenter de la rassurer. Lui même n'avait pas l'esprit tranquille car la situation n'était clairement pas sous contrôle. Ces types jouaient leurs vies et de ce fait, ils pouvaient avoir des réactions complètement imprévisibles.

Tout va bien ? lui demanda t-il. Un petit peu de course, c'est bon pour le corps !
Maintenant, il fallait attendre. Son radar toujours en alerte, il se tenait prêt à réagir en cas d'intrusion suspect dans la pièce. Surtout que ces bandits risquaient de s'en prendre à son argent, et ça, il allait leur faire amèrement regretter.
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Lun 15 Juin - 1:09


Quand Sally demanda si l'homme qui l'avait accostée s'était fâché à cause d'elle, le Chevalier aux cheveux blancs éclata de rire. Surprise, elle écarquilla de grands yeux incrédules. Il lui tapota gentiment l'épaule, et lui assura qu'elle n'avait pas à être désolée et que son ami s'était vexé tout seul. Apparemment c'était un homme qui n'aimait pas qu'on lui dise non. Sally acquiesça doucement, pour signifier qu'elle avait désormais compris. Sur ce point, cet Alaryk était comme Cecil, sauf que ce dernier finissait toujours par obtenir ce qu'il désirait. Ce Chevalier aux cheveux blancs semblait quant à lui quelqu'un de compréhensif et de très ouvert. Si sa manière de parler était déstabilisante pour Sally, quelque part sa chaleur la réconfortait.

Déstabilisant, c'était le bon mot. Lorsque la jeune Paria voulut lui serrer la main pour se saluer – comme elle avait déjà vu des hommes le faire entre eux dans la rue avant de converser, le Chevalier n'agit pas du tout comme elle s'y attendait. Il lui prit délicatement la main, avant de déposer sur son dos pâle un petit baiser. La jeune femme piqua un fard monumental face au grand sourire satisfait qu'il lui adressa ensuite. Jamais on ne l'avait traitée de la sorte, comment devait-elle réagir ? Devait-elle être heureuse, flattée, ou s'offusquer de ce qu'un homme l'aie touchée de la sorte ? Cependant Sally se sentit trembler de timidité et ne fit rien d'autre que de se laisser submerger par cette émotion incontrôlable...
Il s'appelait donc Ithilion Gewendilan. C'était un nom que la jeune femme trouva élégant, qui seyait parfaitement à sa profession de Chevalier. Il souligna le fait qu'à Anathorey les filles ne serraient pas la main aux hommes.
« D'accord... » répondit Sally, docilement. Elle l'ignorait totalement. Cela signifiait donc que les hommes et les femmes n'étaient pas traités de la même manière ? Ce n'était sans doute pas le moment de songer à ces choses-là. Ithilion lui demanda si la demeure de son maître, Cecil, se trouvait en dehors d'Anathorey. La Paria pencha un peu la tête sur le côté avant de répondre d'une voix blanche :
« Mais... Cecil n'est pas mon... »

Un grand crissement accompagné d'un bruit de moteur tonitruant venant de dehors l'interrompirent. Autour d'eux dans la banque, les gens se mirent à pousser des cris effrayés. Des hommes dont le visage était camouflé sous d'étranges couvre-chefs entrèrent avec fracas dans le bâtiment, et braquèrent leurs armes contre la foule en menaçant de tirer sur le premier qui bougerait. Sally n'eut pas le temps d'être effrayée par la situation, car Ithilion réagit immédiatement à leur entrée. Il l'entraîna avec lui derrière une porte dans le fond de la salle, et tous deux coururent dans un couloir qui longeait des bureaux. A mesure qu'ils avançaient, la jeune femme observait la réaction des personnes dans la banque. Les clients semblaient très surpris et les personnes en uniforme complètement paniquées... Cette irruption d'hommes armés n'était visiblement pas habituelle. Ils se montraient d'ailleurs très agressifs envers tout le monde.

Ithilion se montra rassurant envers Sally. Il lui conseilla de rester près de lui et de ne pas trop s'inquiéter car ces bandits n'étaient intéressés que par l'argent. Elle acquiesça et promit très sincèrement à Ithilion de ne pas s'éloigner de lui. Elle était une personne terriblement docile à cette époque...
Ils entrèrent au bout de quelques instants à courir dans l'immense banque dans une petite pièce, où s'étaient cachés des employés qui les supplièrent de ne pas leur faire de mal. Ithilion les fit taire fermement. Sally appuya ses propos d'une voix douce en se penchant un peu vers eux :
« N'ayez pas peur, nous ne sommes pas méchants... Nous aussi fuyons ces personnes ». Les employés cessèrent alors de trembler, tout du moins à la vue des deux étrangers qu'elle et Ithilion étaient.

Le Chevalier aux cheveux blancs vers elle un visage souriant et gentil pour lui demander si tout allait bien. Sally rit timidement lorsqu'il déclara que cette petite course dans le bâtiment ne leur aurait sans doute pas fait de mal.
« Je vais bien. Je n'ai pas peur, affirma-t-elle en souriant gentiment. Mais vous m'aidez à nouveau, je vous suis redevable. Comment pourrais-je vous remercier ? » l lui semblait que lorsque quelqu'un apportait son aide ou accordait une faveur, il était de bon ton d'avoir un geste aimable en retour envers cette personne.

Un bruit sourd provenant du fond de la pièce interrompit ce charmant échange. Curieuse de savoir d'où il provenait, Sally se dirigea d'un pas rapide vers le fond de la pièce, où se trouvait une porte que personne n'avait encore remarqué. Quelqu'un de l'autre côté essayait de l'enfoncer pour pénétrer ici. Et ce quelqu'un y parvint enfin : le bois de la porte vola en éclat dans un fracas formidable, qui repoussa la jeune femme en arrière. Maladroite, elle s'emmêla les pieds et chuta au sol, se retrouvant face à l'un des malfrats. L'homme pointa sur elle une énorme arme à feu, et lui demanda d'une voix forte et agressive :
« Eh toi ! Dis-moi où est la salle des coffres ! » Sally ne répondit rien, écarquillant des yeux surpris. L'homme se rapprocha d'elle, et finit si près qu'elle pouvait sentir l'odeur âcre qui s'échappait du canon de son arme.
« Réponds pétasse, ou bien j'te... hein ? » L'homme cessa de parler, et inspecta soudainement son arme avec scrupule. Bizarre, le signal rouge près du viseur ne s'allumait plus. Un compagnon à lui, qui s’affairait derrière, lui lança :
« Qu'est-ce qui s'passe ?!
- Mon Dzêta ne fonctionne plus ! répondit l'agresseur, en triturant son arme dans tous les sens, paniqué.
- Abruti, tu l'as cassé en entrant ! »

Le sang de Sally ne fit qu'un tour. Cecil lui avait expliqué que sa nature de Paria avait cela de particulier qu'elle désactivait les Dzêtas et Sigmas des Üniks et Qantiks desquels elle se tenait trop près. C'était pourquoi il ne pouvait pas utiliser My order quand elle se trouvait à ses côtés. Sally décida de profiter de cet instant où l'homme ne prêtait pas attention à ceux qui se trouvaient dans la pièce. Elle se leva d'un bond, s'empara d'une des chaises rangées près de la table de réunion, et l'envoya droit sur l'homme au Dzêta défectueux. Il poussa une exclamation de surprise, en se protégeant du projectile.
« Ça tu vas l'payer ma grande ! » lui promit-il d'une voix menaçante. Sally recula un peu, mais pas suffisamment pour que le Dzêta se réactive. Son visage n'arborait aucune expression, si ce n'était un regard pur et franc qui traversait son adversaire. Il ne pouvait pas se battre avec son arme si proche d'elle. Et s'il comptait la frapper, elle ne le craignait pas. On l'avait beaucoup trop frapper quand elle était aux Laboratoires pour qu'elle en ait l'appréhension.
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Chevalier Ailé (Ithilion)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Lun 15 Juin - 11:07

Finalement, Sally possédait plus de ressource qu'elle ne le laissait paraitre, l'évènement ne s'avéra pas l'effrayer.  L'étrange personnalité de cette femme ,qui semblait de sortir de nul part, étonna à nouveau le chevalier. Elle le remercia  de l'aider à nouveau et se sentit même redevable à son égard.
-Une centaine de pièce d'or devrait suffire, proposa t-il avec un regard malicieux.
Si elle avait appartenu à la classe bourgeoise, il n'aurait eut aucun scrupule à l'escroquer de la sorte en échange de sa sécurité. Mais il voyait bien que Sally ne possédait pas beaucoup d'argent. Et sans savoir trop pourquoi, elle lui inspirait un peu de pitié, comme si une voix lui soufflait de la protéger, que sa vie ne baignait pas dans le bonheur tout les jours.
 Le ton timide sur lequel elle parlait semblait être le résultat d'une brisure intérieur. Elle suivait l'ordre de tout le monde, elle ne voulait fâcher personne, elle ne connaissait de toute évidence pas grand chose de la vie en société, au final, elle ressemblait à une enfant qui découvrait le monde. Un grand choc psychologique pouvait transformer les personnes les plus sauvages en doux animaux dociles et craintifs. Et c'était l' impression qu'elle donnait à Ithilion lorsqu'elle parlait, fuyant le regard, hésitante sur la moindre réponse. D'ailleurs, il préféra rattraper sa blague dans le cas où elle n'aurait pas compris le second degré :
-Je plaisante évidemment. c'est mon métier ma bonne dame ! Et je ne pouvais pas te laisser entre les mains de type comme ça, eux t'aurait du mal contrairement à Alaryk.
Soudain son radar s'affola. Un bruit sourd vint du fond de la salle. Les employés cachés sous le bureau se mirent à prier en sanglotant. Jusqu’à présent masquée par l'obscurité, Ithilion jura en découvrant une porte situé sur le mur opposé. Son dzêta lui indiqua la présence de deux individus de l'autre côté. Le coup résonna à nouveau, laissant présumer qu'ils tentaient d'enfoncer la porte.
 Le cerveau du chevalier fonctionna à pleine vitesse afin d'anticiper le plus de scène possible et créer un plan adapté pour réagir. Ce fût pourquoi, il ne se rendit pas compte  immédiatement que Sally s'était approchée de manière imprudente vers la raison du bruit.
-NON SALLY...

Sa phrase fût coupée par le fracas de la porte volant en éclat. Surprise, la jeune fille trébucha et tomba aux pieds de l'un des braqueurs. Ce dernier pointant son impressionnante arme à feu dans sa direction et lui demanda le chemin de la salle des coffres. Toujours à l'autre bout de la salle, Ithilion avait dissimulé son pistolet dans son dos et restait complètement immobile pour ne pas attirer l'attention. Ses muscles tendus à l'extrême, il attendait le moindre signal déclencheur, la moindre faille pour se mettre en action.
Le type cagoulé  parût cependant avoir un dysfonctionnement avec ce qui se révéla être son dzêta. Ithilion ne céda pas à la tentation de cette occasion alléchante car derrière se trouvait un autre originaire armé. Toutefois, Sally ne l'entendit pas de cette oreille et en bondissant près de la table, elle se saisit d'une chaise qu'elle balança aussitôt sur son agresseur. Le coeur du chevalier s'accéléra pressentant l'action à venir. Un florilège de juron défila dans sa tête, ça il ne l'avait pas prévu.  Cette fille ne possédait aucune notion du danger, elle allait se faire tuer.
Pourtant la diversion occasionnée par cette inconsciente lui donna l'ouverture escomptée; Le premier malfrat venait de reculer de quelques pas à cause du choc. Un décalage néanmoins suffisant pour laisser le champ libre sur son compagnon. Une chance en or de pouvoir neutraliser le seul individu encore dangereux que le tireur d'élite ne pût finalement pas saisir. Son dzêta venait de détecter  un groupe de quatre personnes arrivant pour rejoindre leur compère.
Cet enchainement de mauvaises situations lui rappela son épisode dans les cachots du One-eyed Jack. Il décida de s'y prendre autrement, en espérant avoir un peu de bonne fortune cette fois-ci. Il rangea son arme dans son dzêta et accouru au près de Sally en mettant ses deux mains sur ses épaules. Son visage prit un regard implorant et il s'adressa au malfrat en essayant de jouer le plus sincèrement possible :
-Je vous en prie, excusez la ! Regardez nos habits, nous ne faisons pas parti des employés. Ma cousine a...des problèmes psychologiques, elle n'a pas les idées clairs et cette situation lui fait peur. Je vous en supplie pardonnez la. J'étais venu simplement pour la sortir et lui changer un peu de l'hopital...
En guise de réponse, il se mangea un crochet du droit si puissant qu'il décolla de quelques centimètres.Les yeux furibonds du malfrat toisèrent quelques secondes l'impertinente qui avait osé l'attaquer, puis son regard se porta à nouveau sur Ithilion, allongé sur le sol.
-Bande de merde. aboya-t-il  Je vais être sympa pour cette fois !  foutez vous à terre et si vous bougez, je demande à mon pote de vous descendre ! Ok ?
Il poussa sans délicatesse Sally pour qu'elle rejoigne Ithilion, toujours sonné par la violence de l'impact. Sa vision venait tout juste de retrouver des images claires. La douleur se propageait dans toute la mâchoire mais heureusement, il n y avait pas de casse.

Durant ce temps, deux gros bras tirèrent par les cheveux les membres du personnel de sous la table.
-Vous ! La salle du coffre ! Et vite ! 
Ils les emportèrent de force hors de la pièce,  complètement insensible au déchirement des otages terrifiés par  le traitement que leur réserveraient les braqueurs lorsqu'ils n'auraient plus besoin d'eux. Avant de sortir également, le type qui avait frappé Ithilion lui adressa un avertissement :
-Si je vous vois, toi et ta pute de cousine, ailleurs qu'ici, je la viole devant tes yeux avant de te tuer, c'est compris ?
Puis il partit sans attendre de réponse. Le temps allait leur manquer, cela faisait déjà une bonne dizaine de minutes et ils n'avaient toujours pas atteint le coffre. Les unités d'intervention devait déjà être déployé tout autour de la banque. Cela s'annonçait mal pour les otages.

Quand Ithilion réussit enfin à se redresser, il regarda Sully avec les sourcils froncés. Son action irréfléchie aurait pû la tuer, ainsi que le reste de ceux présent dans la salle. Après s'être assuré grâce à son dzêta que personne ne rodait autour, il sermonna la jeune femme :
-Excuse moi d'avoir dû te faire passer pour une folle, mais je savais que d'autres gars arrivaient. Il faudrait que tu te montres un peu plus prudente à l'avenir, ta vie ne tient qu'à un fil dans se genre de situation.
Ne souhaitant pas non plus l'accabler, après tout il n'y avait pas eut mort d'originaire finalement, il radoucit sa voix :
J'ai eu peur que cette brute te frappe. Il a faillit m'arracher la tête en un coup. Remarque, ça faisait longtemps qu'on m'avait pas massé les cervicales, mais je ne te le recommanderais pas, sa méthode est pas terrible. Mais on n'a qu'une vie, ne la gâche pas sur des décisions aussi dangereuse.
Maintenant, il n y avait plus qu'à attendre. La manière dont ces braqueurs se déplaçaient ou tenaient leurs armes laissait supposer qu'ils avaient suivi une formation militaire. Ithilion ne prendrait pas le risque d'essayer de les maitriser en cavalier seul avec tout les otages en leur possession. Du moins pas tant que les circonstances ne l'exigeraient pas.

Bon...vu qu'on a du temps, tu pourrais me parler un petit peu de toi. lui proposa t-il avec sourire furtif. Sauf si tu souhaites le garder pour toi.

La proposition était sincère. La façon dont se comportait la jolie ingénue l'intriguait particulièrement. Et puis, il n'avait rien de mieux à faire pour l'instant.
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Lun 22 Juin - 0:55


Ithilion s'interposa entre Sally et l'assaillant Ünik, pour empêcher celui-ci de mettre sa menace à exécution. Il se mit dans l'humble position d'un honnête client et supplia le malfrat de ne pas faire de mal à sa cousine qui n'avait plus toute sa tête. La jeune femme ne comprit pas ce qu'il racontait. Elle n'avait aucune idée de ce qu'était une cousine – car en effet, jamais elle n'avait appris la composition de ce que l'on appelait une famille, son savoir se limitant exclusivement à la mère et l'enfant.
Le malfrat frappa violemment Ithilion au visage, à tel point qu'il en fut déséquilibré et chuta au sol. Il ordonna ensuite à la jeune femme de se coucher auprès du Chevalier et l'y aida sans ménagement, de sorte qu'elle tombe face contre terre elle aussi. Elle lança un regard inquiet à Ithilion, qui semblait totalement déboussolé par le coup qu'il avait reçu. La brutalité de cet homme était immense. Sally se demanda qui de lui ou de Madame Sullivan était le plus violent...

Les membres du personnel qui se trouvaient sous la table en furent sortis par les voleurs qui leurs aboyèrent de les mener à la salle des coffres de la banque. Qu'y avait-il donc dans ces coffres de si intéressant pour frapper les gens ainsi et mettre sans dessus dessous un tel bâtiment ? Encore une chose qui échappait totalement à la Paria. Tout comme la dernière menace que proféra l'homme au Dzêta défectueux – et qui malheureusement ne le serait bientôt plus. Il promit à Ithilion de violer la jeune femme sous ses yeux avant de le tuer s'ils osaient tous les deux bouger d'ici. La notion de rapport sexuel, qu'il fut consenti ou non, était totalement inconnue de la Paria. Cette menace tomba en ce qui la concernait, dans l'oreille d'un sourd. Mais elle ne voulait pas qu'Ithilion se fasse tuer...
Sally, silencieuse, observa les hommes sortir de la pièce en retenant son souffle. Quand ils furent partis, elle n'osa pas se redresser, et demeura assise au sol, les genoux lâches et les jambes faibles.

Elle se tourna vers Ithilion qui semblait s'être remis de ses vertiges. Il tourna un visage sévère vers Sally, qui rentra un peu sa tête dans ses épaules. Elle avait fait quelque chose de mal en jetant la chaise sur cet homme, et devrait se montrer plus attentive à l'avenir, car elle pouvait se faire tuer à tout moment. C'est ce que lui expliqua le Chevalier aux cheveux blancs, dont elle buvait les paroles en acquiesçant, l'air perdu comme une petite fille.
Elle craignit l'espace d'une minute, d'avoir fâché son compagnon. Mais le sourire chaleureux et espiègle qui accompagna ses parles suivantes la rassura un peu. Cet homme l'avait frappé très fort, et il avait craint que sa tête n'en soit dévissée. Sally frissonna d'horreur. Ithilion lui recommanda par ailleurs de faire attention à sa vie, et de ne pas la gâcher en agissant sans réfléchir. La jeune femme acquiesça, et lui lança un regard immense dans lequel on pouvait lire une promesse d'obéissance.

Alors qu'Ithilion lui demandait si elle pouvait parler un peu de son histoire, Sally s'approcha légèrement de lui, sa main fine tendue vers le visage meurtri du Chevalier. Elle effleura très doucement du bout de ses doigts froids la blessure qui noircissait la joue de son compagnon, et s'approcha encore un peu pour observer l'impact.
« Pardon..., souffla-t-elle avec tristesse. Vous avez mal à cause de moi... » Sally le comprenait à présent. Si elle ne s'était pas montrée imprudente, Ithilion ne se serait pas interposé, et ne se serait pas fait frappé. Quoique, quelque chose lui échappait, alors qu'elle réfléchissait à ce raisonnement. Elle recula son visage de celui du Chevalier, et demanda de son habituelle voix douce :
« Pourquoi vous êtes-vous interposé ? »

Sally se mit ensuite à réfléchir. Ithilion voulait qu'elle parle un peu de sa personne. Mais elle n'avait aucune idée de ce que pouvaient bien dire les gens lorsqu'on leur demandait de parler d'eux. Il connaissait son nom et elle croyait que c'était quelque chose de suffisant pour bien démarrer en société. Comme tout ceci était compliqué pour son esprit simple et ignare.
La jeune femme s'approcha de nouveau du Chevalier et se pencha légèrement en avant, pour planter son regard bleu dans celui d'Ithilion, comme si elle avait voulu lui faire part d'une si intime conviction que la contredire lui aurait déchiré le cœur :
« Je ne vivais pas à l'hôpital, mais dans un endroit appelé ''Laboratoire''. C'est Madame Sullivan qui s'occupait de moi, elle était ''ma mère''. Mais je ne l'aimais pas du tout. »
Sally détourna son regard mélancolique du Chevalier aux cheveux blancs.
« Un jour j'en suis partie, et je me suis perdue dans ''le désert''. Ce sont des ''Dockers'' qui m'ont trouvée et qui m'ont emmenée à Nordkia. C'est là-bas que j'ai rencontré Cecil, il y a quelques semaines... ».

Si ce dernier entendait Sally déblatérer sans aucune méfiance le passé qui était le sien, il aurait certainement envie de la rendre muette. Mais l'innocente Paria voulait répondre aux attentes d'Ithilion, qui souffrait et lui avait posé gentiment une question. L'ingénue et curieuse Sally reporta son regard pur sur le Chevalier :
« Et vous Ithilion ? Avez-vous une ''mère'' vous aussi ? » lui demanda-t-elle. A vrai dire, c'était un mot qu'elle employait sans réellement comprendre sa signification. Tout au plus elle savait que c'était une femme qui avait autorité sur une personne plus jeune qu'elle appelait son enfant. Mais Sally savait fort bien que Madame Sullivan n'était pas quelqu'un que l'on appelait affectueusement « maman ».

Pendant ce temps-là, les malfrats dévalisaient la banque de tous les objets précieux qu'ils pouvaient trouver, tandis que certains de leurs camarades commençaient à forcer les salles des coffres. Les otages seraient certainement sous peu malmenés...
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Chevalier Ailé (Ithilion)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Lun 22 Juin - 11:55

Le contact délicat de Sally sur le visage du chevalier provoqua immédiatement la montée d'une étrange chaleur au niveau ses joues. Les filles le mettaient la plupart du temps mal à l'aise, il ne savait jamais comment réagir lorsque celles-ci s'introduisaient derrière les limites de l'intimité. D'ailleurs, il se rendit compte que la jeune fille venait de s'approcher de lui, le regard fixé sur sa pommette endolorie, son souffle lui caressait la zone avec la douceur telle une légère brise chaude.
Sally s'excusa avec une voix empreinte de regret, elle se sentait apparemment coupable du coup qu'avait reçu Ithilion en la protégeant. Ce dernier ne lui en voulait pas le moins du monde, et de plus il n'avait fait que ceux pourquoi il avait suivit le chemin de la chevalerie; devenir le bras armé de la justice et réajuster l'équilibre de forces entre ceux qui imposaient leurs actes aux citoyens dépourvus de moyens. Son amie d'infortune ne parût pas comprendre la raison de son acte et la lui demanda en retrouvant finalement sa position de départ, à son grand soulagement.

-Et bien...commença t-il hésitant le tant de retrouver les idées claires. T'as cru que je le laisserai te frapper ? Ça serait mal me connaître ! Je suis payé pour prendre des coups à la place des autres de toute manière.


Quand il lui demanda de parler un peu plus de sa personne, elle marqua un léger temps de pause. Puis, comme si elle souhaitait lui confier un secret, elle s'approcha à nouveau encore plus près, plantant ses grands yeux bleus dans ceux d'Ithilion. Perdu dans cet abysse à la profondeur indécelable, il réalisa seulement quelques secondes plus tard de l'expression hébétée de son visage face au comportement déconcertant de la demoiselle. Certaine femme utilisait ce charme déroutant volontairement pour manipuler la gente masculine, prêt à tout pour le beau regard de ces dames, mais dans ce cas, Sally ne semblait pas du tout consciente des conséquences de son attitude. Aussi bien maintenant que tout à l'heure face au braqueur.
La réponse vint finalement dans l'explication de Sally. Elle lui parla d'un lieu, "Le Laboratoire", dirigé par une personne qu'elle lui appelait " Madame Sullivan". Rien que le début de l'histoire fît froncer les sourcils d'Ithilion. Les laboratoires étaient des endroits mystérieux et tenus au secret le plus strict. Dans l'ombre de leurs usines fortifiées, les érudits développaient les technologies les plus folles  ou  effectuaient des expériences allant parfois jusqu'à l'encontre de la morale. Des lieux détestables,car même si ils participaient à la réussite des Üniks, le chevalier n'arrivaient pas à en justifier le  prix des immondes pratiques exécutés la bas.  Cela signifiait-il que Sally se trouvait être en réalité une cobaye en cavale ? En tout cas, cela répondrait à bon nombre d’interrogation en ce qui concernait l'attitude candide de la jeune femme.
Comme si elle avait peur du jugement d'Ithilion, elle détourna le regard et poursuivit en lui racontant qu'effectivement elle avait réussi à s'échapper de sa captivité pour rejoindre Nordkia, où elle y trouverait le fameux Cecil. Donc au final, elle n'était pas une servante, mais une fugitif. Normalement, il serait dans le devoir du chevalier de la livrer aux autorités, si ils parvenaient à sortir vivant de ce braquage, mais haïssant avec véhémence ce genre d'expérimentation, Ithilion allait plutôt l'aider pour qu'elle ne retrouve pas ses chaines ou sa cage. Lui même avait vécu à plusieurs reprises la situation d'esclavage, il comprenait donc qu'elle cherche à la fuir de tout son corps. Cependant, elle ferait mieux d'être plus discrète quand à sa condition car très peu individu aurait la même bienveillance que le chevalier à ce sujet.

-Tu as l'air d'avoir un passé lourd. Je suis vraiment désolé que tu ais dû supporter un tel calvaire, déclara t-il avec sincérité. Par contre, si tu es une fugitif, évite d'en parler à qui que ce soit. Dans Anathorey tout ce sait, il ne faudrait que quelques jours, voir quelques heures, pour qu'ils te retrouvent si quelqu'un te dénonce.

L'avertissement avait été prononcé avec un immense sérieux. Il fallait qu'elle comprenne la délicatesse de sa position. Les scientifiques pouvaient traquer n'importe qui avec leur technologie à la même manière qu'Ithilion et son radar. Son ignorance de la société risquait de lui jouer des tours surtout si elle pensait pouvoir faire confiance à tout le monde. Au contraire, elle allait devoir se faire petite, mentir, bouger sans cesse. Heureusement elle avait l'air d'être tombé sur quelqu'un prêt à l'aider. Même si ce Cecil semblait lui faire un peu peur.

-Il va falloir que tu t'inventes une fausse existence. reprit le chevalier en jetant quand même un coup d'oeil furtif aux alentours. Que tu mentes aux personnes. Tu ne peux pas expliquer ton histoire à n'importe qui ou tu risques de retourner dans ce laboratoire. Tu comprends ce que je veux dire ?
A la question que la jeune femme lui posa en retour, Ithilion fût quelques peu décontenancé. L'innocence sur laquelle elle était posée lui fit comprendre sa triste origine. Un sourire triste fleurit sous son un regard chargé de mélancolie.

- En fait, j'ai deux mères. Ma vraie maman qui m'a fait naitre et ma mère spirituelle qui m'a emmené à Anathorey et m'a élevé en me donnant toutes ses connaissances.
Son coeur se serra. La cicatrice de la disparition de son maitre manquait de s'ouvrir à chaque fois que ses pensées se tournaient vers elle. Et il s'en voulait également de ne pas avoir réussi à faire rentrer ses parents au sein d'Anathorey.  D'ailleurs, il ne savait pas comment Elionne s'était débrouillée pour son cas. Certes, elle occupait un poste à haut rang en étant chef de la division des Chasseurs Ailés, mais delà à faire obtenir le titre de citoyen de la capital un enfant issu des bas-fonds.
Un cri sortit Ithilion de ses songes.
-P'TIN ON A MIT TROP DE TEMPS, LA MILICE ENTOURE LA BANQUE ! PLAN B
Le soldat jura intérieurement. Le scénario se passait au plus mal. Acculés, les braqueurs allaient maintenant se servir des personnes à l'intérieur comme bouclier dans l'espoir de s'en sortir. Seul et avec autant d'otage, le tireur d'élite ne parviendrait pas à tous les maitriser. Encore une fois, il se trouvait dos au mur et impuissant. Mais l'expérience lui avait appris qu'il suffisait d'attendre la bonne fenêtre pour agir efficacement.
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Ven 26 Juin - 0:57


L'air étonné, Ithilion répondit à Sally qu'il s'était interposé car il n'avait tout simplement pas pu la voir se faire frapper. Cela semblait une idée détestable à ses yeux, ce que la jeune femme ne comprenait pas vraiment. Dans la mesure où lui ne souffrirait pas, elle ne voyait pas l'intérêt qu'il avait à la garder en sécurité. Le concept de l'épée dressée par un preux héros en vue de défendre la veuve et l'orphelin lui était totalement étranger pour le moment. En revanche, Ithilion avait l'air de tout à fait saisir la situation de Sally. Il exprima sa compassion avec la retenue d'un gentleman, et affirma à la jeune femme qu'il lui faudrait se montrer prudente à l'avenir, car en tant que fugitive, elle était désormais l'ennemi des forces de l'ordre d'Anathorey. Elle se contenta d'acquiescer, ses grands yeux bleus implorant ne quittant pas une seconde son visage de savoir.
Le Chevalier au cheveux blancs était désormais son seul et unique repère, au beau milieu du capharnaüm de cette banque qu'elle ne connaissait pas. Tout ce que pouvait faire Sally, c'était acquiescer lorsqu'il lui donnait un conseil, sans avoir suffisamment de ressources pour lui opposer un esprit critique ou capricieux. Elle était bien trop docile par nature pour agir autrement.

Ithilion suggéra à Sally de se constituer une fausse identité, de sorte qu'on ne la retrouve pas facilement. A l'entendre, elle se dit qu'effectivement cela encombrerait l'entreprise de Madame Sullivan... De plus cette femme n'avait pas d'autre enfant et présentait Sally comme « sa fille ». Les gens comprenaient alors très bien qu'il s'agissait d'un cobaye, et non d'un touchant lien familial. Mais si Sally brouillait les pistes, l'enfant Sullivan serait difficile à retrouver. La jeune femme s'approcha d'Ithilion à nouveau :
« Cecil m'a déjà dit quelque chose comme ça, confia-t-elle. Mais je n'ai pas voulu vous mentir parce que j'ai confiance en vous. J'ai su que vous étiez fiable à la seconde même où je vous ai vu ! »
Son regard empli de détermination et de sincérité se planta sans hésitation au cœur des pupilles de son compagnon. Pouvait-on être plus convaincu et persuasif que ne l'était la jeune femme à ce moment-là ? Ceci dit, une telle confiance en soi était témoin de la candeur de Sally. Il pouvait sembler comique qu'une telle ingénue aie tout de suite confiance en un parfait inconnu, dans un univers dont elle ne connaissait rien du tout. Une telle attitude avec quelqu'un de peu recommandable lui aurait coûté la vie.

Sally n'était pas douée pour juger les gens. Elle ne savait pas quelle était la valeur d'un individu, si ce n'était que chaque vie était précieuse. Mais ce n'était ni plus ni moins qu'une opinion objective et assez ignorante. Elle en prit conscience lorsqu'Ithilion lui parla de ses mères. Une « maman » biologique, et une « maman spirituelle » qui lui avais transmis son savoir. Sally pencha un peu la tête sur le côté :
« Alors, Madame Sullivan est aussi ma ''maman spirituelle'' ? » demanda-t-elle. Après tout l’Érudite lui avait tout appris, en omettant bien des choses certes, mais c'était grâce à l'éducation qu'elle avait donné à Sally que la jeune femme pouvait s'exprimer avec autant de politesse, et qu'elle était si douce – ce qui était paradoxal étant donné que Doreene Sullivan était l'opposé même de la douceur. Mais quelque chose de plus important retint l'attention de Sally. Ithilion avait soudainement l'air un peu ailleurs, voire un peu triste.
La jeune femme se pencha un peu en avant, de sorte qu'elle se retrouve nez à nez avec le Chevalier, très curieuse de voir ses traits se flétrir de cette façon.
« Ça ne va pas ? » l'interrogea-t-elle, de son habituelle voix feutrée. Cependant elle ne put obtenir une réponse dans l'immédiat, un cri puissant et nerveux provenant du couloir l'ayant surprise subitement.

Plan B ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Le retour fracassant de plusieurs malfrats dans la pièce où Sally discutait avec Ithilion lui apporterait des éclaircissements. L'un d'eux s'empara violemment du bras de la jeune femme, pour la lever. Il le lui tordit brutalement pour dissuader la jeune femme de faire le moindre mouvement agressif. La Paria émit un petit gémissement de douleur, tétanisée par la force de l'individu, et trottina clopin-clopant jusqu'à l'endroit où il la menait sans ménagement. En risquant un regard derrière elle, Sally remarqua que les autres brigands s'occupaient également d'Ithilion. L'homme qui la tenait contre lui avec force ouvrit une porte plus loin, donnant sur une pièce où étaient agenouillés et assis tous les otages qu'ils avaient pu réunir dans la banque. Le mobilier et la décoration de cette luxueuse pièce aux murs blancs et au tapis rouge avaient été complètement détruits pour faire de la place aux pauvres hères qui attendaient leur sauvetage par la milice d'Anathorey. Viendrait-elle seulement à leur secours ?

« Toi tu vas là-bas, et tu la fermes ! » vociféra le bandit avant de jeter Sally au sol durement. La jeune femme atterrit avec douleur sur le tapis, si bien qu'elle eut du mal à se relever.
« Allons Sally, lève-toi » souffla une voix doucereuse qu'elle connaissait bien. En levant les yeux,  la Paria reconnut Cecil, assis en tailleur depuis le début des opérations dans cette pièce. Le jeune noble déchu lui adressa son si mystérieux sourire, avant de lui tendre discrètement la main pour l'aider à s'installer près de lui.
Lorsque Sally fut assise aux côtés de Cecil, celui-ci passa sa main autour de ses épaules pour la garder contre lui. Blottie vers son compagnon, la jeune femme jeta un regard inquiet autour d'eux. Les otages affichaient des mines affreuses, effrayées par les événements et déformées par les coups pour certains d'entre eux. De plus le geste de Cecil indiquait à Sally qu'ils étaient en danger et que pour l'heure, il préférait observer plutôt que d'activer son Dzêta. Qu'avait-il en tête exactement ?

Un des voleurs, armé jusqu'aux dents, remarqua le rapprochement de Sally et Cecil. Il braqua son énorme fusil droit sur le front de l'Ünik, et lui aboya :
« Hé, z'avez pas l'droit de vous peloter ici !
- Je vous en prie Monsieur, lui dit Cecil d'un ton incroyablement calme, en souriant toujours aussi étrangement. Vous lui faîtes peur.
- Tss ! » siffla le voleur après avoir cogné le crâne de Cecil avec le canon de son arme, n'ayant pas de motif valable pour lui tirer dessus. De plus son chef lui avait dit de ne pas endommager sa monnaie d'échange. Malgré le coup qu'il avait enduré, le jeune homme en noir émit un très discret rire narquois. Il croisa alors le regard d'Ithilion, ce qui élargit davantage son sourire malsain. Alors c'était lui qui avait servi de charmante compagnie à sa petite Sally durant tout ce temps ? Il lui tardait de pouvoir converser avec ce garçon.

Un des malfrats, sans doute un des chefs, s'empara alors vivement d'une pauvre employée qui hurla de terreur, et implora sa pitié. L'homme ne répondit pas à sa déchirante demande. Il l'empoigna fermement jusque devant une fenêtre, donnant sur l'extérieur où se trouvait en bas les autorités Üniks. Il ouvrit les vitres pour se faire entendre au travers de la fenêtre, en brandissant la pauvre femme sous le nez de la foule de la rue, horrifiée :
« Si vous envoyez des renforts dans la banque, je lui coupe la gorge ! Et on fera de même avec tous les autres otages, toutes les dix minutes, si vous ne faîtes pas exactement ce qu'on vous dit ! Si ces gens meurent, ce sera de votre faute ! »

Cecil sourit, ce qui intrigua Sally. Qu'avait-il en tête exactement ?
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Chevalier Ailé (Ithilion)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Ven 26 Juin - 22:21

Avec la délicatesse d'un boeuf, les braqueurs arrachèrent Sally du sol et la bousculèrent hors de la pièce. La jeune femme laissa échapper un petit cri de douleur face à la violence de ces üniks. Ithilion eût du mal à se retenir de sauter à la gorge de cet abruti et lui faire payer de s'en prendre à des personnes plus faibles sous prétexte qu'il possédait une arme.

-Doucement espèce d'âne ! protesta t-il à l'adresse du macaque qui entrainait la jeune  femme hors de la pièce. Je vous ai dit qu'elle était fragile ! Vous n'avez pas be..UGH
Le coup de pied reçu dans l'estomac l'empêcha de terminer sa phrase. La douleur et le manque d'air le plièrent en deux. Son agresseur ne lui permit pas de se remettre tranquillement, il lui asséna un nouveau coup dans le dos qui le plaqua face contre terre. Tout ses muscles se tétanisèrent au niveau des omoplates.

-Tu redis un mot, tu perds un membre, l’avertit calmement l'individu penché au dessus de lui.
Ces types n'y allaient pas de main morte. Et maintenant qu'ils se retrouvaient encerclés, ils risquaient de devenir bien plus dangereux, tel des animaux sauvages coincés par leurs chasseurs. L'arrogance d'Ithilion devait se faire petit sinon elle pourrait lui causer de gros problèmes. Il ne faisait aucun doute que ces üniks tueraient sans remord la moindre source d'ennui.
D'ailleurs, l'une des craintes du chevalier venait dans la méthode d'intervention des forces de l'ordre. Si la situation ne se débloquait pas rapidement,la politique des Princes souhaitait qu'ils n'hésiteront pas à faire irruption dans la banque malgré la présence d'otages avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. A moins qu'un haut dignitaire se trouvait incognito dans le groupe de malheureux pris au piège, les chances pour que l'on débourse de l'argent afin de préserver leurs vies tendaient vers le zéro. Pour éviter toute récidive d'acte dans le genre, les dirigeants préféraient sacrifier quelques citoyens au profit d'un avertissement sans appel; Le banditisme n'apportait que la mort dans Anathorey.
Pour l'instant, son dzêta lui rapportait que rien ne bougeait autour du bâtiment. Il sentit la présence d'une ligne de personne devant la grande porte, et également de quelques soldats positionnés sur le toit.
"On attend que sa évolue ! Si il y a moyen de sauver quelques otages."ordonna une grosse voix
"Fais chier !jura une autre. Pourquoi l'équipe deux à mit autant de temps à trouver la salle des coffres"
"Ne me tuez pas, ne me tuez pas..." implorait tout bas une femme apparemment terrifiée
Les voix s'estompèrent aussitôt dans la tête d'Ithilion, déboussolé par cet étrange évènement. Cela ne provenait pas de cette pièce, vu qu'il était seul avec la brute à présent.
"Toi tu vas là-bas et tu as la fermes!"
Cette fois il s'agissait de l'ünik qui était sorti de la pièce en emportant Sally. Au début, Ithilion avait cru que les coups encaissés commençaient à le faire délirer, mais cette nouvelle expérience le convainquit que son cerveau, même malmené, n'inventait pas ces paroles isolées. Cependant, il n'eut le loisir de réfléchir d'avantage à ce mystère car il sentit une puissante poigne se saisir de son bras et le trainer comme un vulgaire sac.
Ils traversèrent le couloir pour entrer dans une salle annexe quelques mètres plus loin. L'intérieur avait été retourné pour installer tout les prisonniers réunis au centre. Ithilion fût lâché contre le mur près de la porte. Il se rassura de voir Sally en bonne santé, dans les bras d'un homme. Ainsi, il analysa en détail le Cecil dont elle parlait tant. Une posture droite, des vêtements de bonnes factures, il s'agissait surement d'une personne de bonne prestance. Deux yeux de couleurs différentes le toisèrent au-dessus d'un  sourire narquois à peine caché. L'attitude de cet ünik agaça  le chevalier blanc, il ne comprit pas pourquoi ce mec le dévisageait de cette manière. Et bien qu'il ne semblait finalement pas être un danger pour Sally, son bras possessif autour de la jeune femme donnait l'impression d'une appropriation forcée. Ce gamin aux airs de privilégié abusait-il de l'innocence de la fugitif ? Profitait-il de sa méconnaissance du monde pour avoir une emprise sur elle, ou ses intentions étaient-elles sincères ?
Il détacha son regard du compagnon de Sally pour contempler, impuissant, à la menace du braqueur aux milice à l’extérieur. Le compte à rebours  infernal était lancé. Dans la salle, une vague de murmures apeurés se propagea parmi les hypothétiques condamnés, jetés dans cette macabre roulette russe contre leur volonté.  Mais comme si la simple menace ne suffisait pas, le malfrat à la fenêtre reprit sur un ton glacial :
- Et ça commence maintenant !
Sous les yeux horrifiés de l'assemblée, le fil d'une lame scintilla avant de se teinter de rouge. Le corps de la femme chuta mollement,la gorge ouverte, sa vie se rependit lentement sur le sol. A l'intérieur, plusieurs personnes craquèrent à la vue du sang et éclatèrent en sanglot.
Le visage impassible, Ithilion contenait avec grande difficulté la rage qui grandissait en lui. La mort gratuite de cette innocente le mettait hors de lui, mais il ne pouvait rien y faire. Si il esquissait le moindre signe de tentative, il se retrouverait simplement le prochain de cette liste morbide.
"On rentre dans 15 minutes ! En position " ordonna une voix.
"C'est horrible maman ! s'indigna une voix fluette brisée par les larmes.
Ithilion plaqua ses paumes au niveau de ses tempes.  Avec son radar, il avait l'habitude de recevoir une multitude de données dans son esprit, mais il ne connaissait pas la raison de cette captation de paroles. En tout cas, il venait tout juste d'entendre un capitaine sonner le signal de la charge. Cela signifiait que les forces d'Anathorey allaient bientôt faire irruption.
Une autre chose intrigua le chevalier, lorsque la victime fût tué, il avait senti un changement étrange. La signature propre à chaque personne que captait son radar avait changé d'intensité et de "couleur". Comme si cette aura virtuelle lui avait décrit son changement d'état, ce qui n'était jamais arrivé jusqu'à présent. Apparemment, son dzêta ne cessait pas d'évoluer à son insu. Ses émotions dû aux circonstances critiques obligeait-elles son arme à se développer pour protéger son porteur ? A moins que cela n'était son instinct de survie qui s'appropriait son utilisation.
L'assaut allait se lancer d'une minute à l'autre, mettant en péril tout les captifs, lui y compris. Pourtant le chevalier ne voyait aucune solution dans laquelle il ne risquait pas l'intégrité d'un de ses compagnons d'infortunes. 
En particulier celle de Sally. Le sort de cette fugitive le préoccupait car en plus de lui rappeler quelques brides de son existence, elle représentait tout ce qui le révoltait dans les tréfonds d'Anathorey.
Son métissage avec Nordkia lui avait permis de garder la tête sur les épaules et garder des valeurs que les vrais citoyens de la riche cité s'étaient vu lessivés par la propagande princière. Son maitre lui avait également inculqué son enseignement, lui apprenant la valeur et le respect d'une existence, telle quelle soit, quand bien même leur métier consistait à tuer. Malheureusement, beaucoup trop d'ünik se sentait supérieur une arme à la main. Preuve en était l'assassinat inutile de l'employée qui gisait sous la fenêtre.
-Bon ça fait dix minutes. déclara celui qui apparaissait comme être le chef du gang
L'annonce éclata comme un coup de revolver. Tout les otages retinrent leur souffle comme si ils voulaient se faire le plus discret possible pour ne pas attirer l'attention. Avec le sang froid d'un tueur, l'homme s'approcha d'un pas résolu vers le milieu de la pièce. Il s'arrêta devant Sally et Cecil en regardant ce couple avec une sorte de convoitise perverse. Sa main commençait à s'approcher des cheveux de la paria lorsqu'une détonation retentit. L'incompréhension gagna tout ceux présent en voyant le corps de l'homme masqué s’effondrer, laissant la place à Ithilion, armé de son revolver. Il avait profité de la stupeur générale pour passer à l'action. Cette fameuse fenêtre où tout pouvait devenir possible lorsqu'on gardait le bon tempo. Sans s'arrêter, il attrape le bras de Sally et de son compagnon avant d'activer son dzêta. Étrangement, il mit un certain temps à se déclencher. Les bandits braquèrent leurs fusils vers lui quand leurs pieds quittèrent subitement le tapis. Tout les objets se soulevèrent de quelques centimètres, complètement libérés de l'entrave du sol. De l'autre côté de la fenêtre retentit l'écho d'une vague de stupéfaction.
A l'aide de l'apesanteur,et en pivotant sur lui même, le chevalier éjecta le couple hors de la salle, coupa l'effet de son dzêta afin de retrouver un appuie, puis fonça également vers la sortie à la vitesse de l'éclaire.
Au moment où il passa la porte, deux balles se fichèrent dans son épaule. La montée d'adrénaline lui permit d'atténuer la douleur et d'activer ses réflexes de survie. Sans se soucier de ses blessures, il saisit immédiatement le bras de la jeune femme qui semblait complètement perdue par l'enchainement des évènements, et il l'entraina le plus rapidement possible à l'angle d'un couloir. Son radar lui indiqua que trois des preneurs d'otage les avaient pris en chasse. Mais étrangement, il ne ressentait pas les choses comme d habitude. Comme si une buée invisible obstruait la portée de son champ de bataille. Le moment n'était guère enclin à la reflexion, il s'adapterait aux nouveaux paramètres.

Leur course se fît à l'aveuglette car la banque se révéla être un véritable labyrinthe. En repérant la position des autres bandits dispersés  un peu partout, Ithilion comprit qu'il s'agissait de ce dédale de couloirs qui avait posé problème pour ce braquage.
Traversant une énième salle pour arriver dans un nouveau couloir parallèle, Ithilion lâcha le bras de Sully et tomba par terre. La respiration haletante, il tenta de retrouver son souffle. La course lui avait fait perdre beaucoup d’énergie et de sang.
-On a...un peu de répit. articula le chevalier avec difficulté
En effet, il sentait la signature de leurs poursuivants à une vingtaines de mètres vers le nord. Ils avaient du continuer tout droit au lieu de penser à couper au travers des pièces intermédiaires.
Sentant la fatigue appuyer sur ses paupières, le soldat s'asséna une claque pour se réveiller. Il fallait tenir. Les renforts allaient bientot rentrer en action. Leur fuite avait suspendu l’exécution programmée des otages et avaient désorganisés leur formation. Le destin parût porter un autre regard sur leurs sorts.  Provenant de l'endroit où ils venaient de s'échapper, deux signatures s'estompèrent aussi simplement que l'on éteignait des bougies. La rage forma une boule dans la gorge d'Ithilion qui se sentit obligé de l'extériorisée en martelant le mur.
-NON !! NON !! NOOON !!
"Tu as vu ? " résonna alors une voix dans la tête de l'Ünik. Il reconnu Etan, l'un des membres de son équipe. C'était le dzêta d'Ithi, il ne l'active qu'en situation d'urgence.
"Je savais que j'aurais du rester avec lui bon sang!"
La voix d'Alaryk coupa net  la tempête tumultueuse dans l'esprit du tireur d'élite. Ces moins que rien payeraient pour leurs actes, il s'en fît une promesse solennel. Pour l'heure, il devait faire en sorte qu'il n'arrive rien de similaire à Sally. Mais vu son état, il ne risquait pas de pouvoir se battre. Les deux bouts de fer brûlants enfoncés dans sa chair le restreignaient dans ses mouvements. Il s'estmait cependant heureux de ne pas avoir été touché dans un point vital.
Les choix s'offrant à lui n'apparaissait pas nombreux. Il tendit l'une de ses armes à Sally et l'autre à Cecil.
Tenez, prenez ça. Ne tirez qu'en cas d'ultime recours. Pour l'instant on va rester sagement ici.
En voyant la mine interloquée devant l'objet qu'elle tenait entre les doigts, Ithilion comprit qu'elle ne devait même pas connaitre son utilisation.
-C'est une arme faite pour te défendre.lui expliqua t-il alors faiblement . Tu vois le bout de métal au bout du tube ? c'est ton viseur, tu le mets en direction de la personne et tu actionnes la gâchette qui est prêt du manche. Mais fais attention..
Son coeur battait la chamade. Ses forces l'abandonnaient petit à petit. Donner des armes à des personnes débutantes contre des types surentrainés montrait à quel point la situation allait mal. Mais même la plus petite lueur d'espoir pouvait parfois s'enflammer dans un ardent miracle. Cela serait quand même mieux si personne n'arrivait à les trouver.
   
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Mer 8 Juil - 17:29


Sitôt qu’il eut fini de proférer son avertissement, le preneur d’otage mit la menace à exécution. Il égorgea sa victime d’un geste franc et précis et laissa lourdement tomber son corps par terre, maculé par ses propres tâches de sang. Le reste s’écoula en quelques secondes sur le sol. Les autres otages, horrifiés par ce spectacle  s’agitèrent, pleurèrent, crièrent au secours, terrifiés à l’idée que dans les dix prochaines minutes, ce serait peut-être leur tour. Sally contemplait la scène de ses deux grands yeux vides et vitreux. Pourquoi cet homme avait tué cette femme ? S’il voulait s’échapper, pourquoi n’était-il pas sorti tout simplement ? Que craignait-il tant dehors ? Sally était perdue. Elle se pencha un peu plus prêt de Cecil et lui souffla le plus discrètement possible :
« Je ne comprends pas ce qui se passe.
- Eh bien, nous sommes témoins d’une intéressante expérience, répondit Cecil en chuchotant. Tous ces gens ont peur de se faire tuer. Mais personne ne protestera s’il voit qu’il n’est pas choisi comme prochaine victime, trop heureux de sauver sa peau. »
Sally resta silencieuse, interdite. Cecil lui sourit gentiment.
« Bienvenue à Anathorey. La capitale des lâches. » ajouta-t-il, d’un ton chantonnant.

La jeune femme ne répondit rien et posa son regard sur Ithilion. Il avait l’air bouleversé. Sally supposa que c’était le meurtre de cette femme qui le mettait dans un tel état. Pourtant il n’avait pas l’air de la connaître. On pouvait donc être fâché pour quelqu’un que l’on ne connaissait pas ? Elle se rappela alors qu’il était un soldat de l’armée d’Anathorey. Un soldat… Il l’avait protégée, alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue pour lui, et il avait affirmé que c’était son rôle, et qu’elle n’avait pas à lui être redevable. Ithilion n’était pas un lâche. Il n’était pas un lâche, elle en était sûre.
« Tu te trompes… » murmura-t-elle à Cecil, toujours blottie contre lui.
L’Ünik lui adressa un regard étonné, mais il ne put lui demander pourquoi elle affirmait cela, car les dix minutes étaient écoulées. Un malfrat, celui qui avait fait remarquer que l’heure était venue, s’approcha alors de Sally et Cecil, un air particulièrement mauvais accroché au visage. Le regard du bourreau qui prend du plaisir à faire souffrir sa victime. Cecil se tenait prêt à projeter Sally plus loin, et faire usage de son Dzêta pour empêcher ce malotru d’agir. Lorsque la main dudit brigand s’approcha de la tête incrédule de Sally, l’Ünik s’apprêtait à bondir. Mais une détonation foudroyante, qui atteignit l’homme en plein cœur, l’en empêcha. Ce garçon aux cheveux blancs, l’accompagnateur de Sally, avait dégainé son arme et tiré. Cecil l’observa un instant avec suspicion. Il voulait protéger la jeune femme ?

Le temps semblât s’arrêter dans la salle de la prise d’otage. C’était le bon moment pour se dépêtrer de cette fâcheuse embrouille. A peine Cecil et Sally ne s’étaient levés qu’Ithilion fondit sur eux, leur attrapa le bras et les entraîna derrière lui. On tenta de les tenir en joue, mais tout ce qui se trouvait dans la pièce se mit soudainement à léviter. Cecil, qui avait décollé du sol comme les autres personnes et objets, jeta un regard incrédule à Sally, qui elle n’était pas spécialement affectée par le Dzêta. Si lui était bien en l’air, elle ne lévitait que de quelques centimètres à peine et manquait de retomber à chaque seconde. Ce n’était pas bon signe. A tous les coups cette lévitation était due à un Dzêta, et Sally n’y était que partiellement sensible tout au plus. Personne ne devait le découvrir sinon son identité ne serait plus un secret et elle retournerait en deux jours chez Madame Sullivan !

Le Chevalier aux cheveux blancs poussa les deux compagnons hors de la pièce, fort heureusement sans remarquer l’état de Sally. Une fois qu’ils furent de nouveau au sol, tous trois fuirent dans le bâtiment, à la recherche d’un endroit où se cacher. Ithilion s’empara du bras de la Paria et courut en prenant soin de ce qu’elle ne s’éloigne pas de lui. Elle se laissait faire docilement, mais Cecil ne voyait pas cette proximité d’un bon œil. Il ne fallait pas qu’il ait des soupçons vis-à-vis de l’état de Sally, la situation ne se prêtait pas à s’interroger sur les dysfonctionnements des Dzêtas. La nature de Paria de Sally devait rester secrète. Quiconque en dehors de Cecil qui serait mis au courant devrait être exécuté par ses soins.
Ils s’arrêtèrent tous trois au détour d’un couloir après en avoir parcouru d’innombrables pièces. Sally remarqua alors tout juste qu’Ithilion perdait beaucoup de sang. Il était blessé à l’épaule. Horrifiée, elle s’approcha de lui mais ne sut pas quoi faire pour l’aider. Elle voulut inspecter sa plaie mais Ithilion se mit à scander des « non » rageurs, en hurlant et martelant du poing contre le mur de leur cachette. Sally sursauta vivement, ne comprenant pas cet accès de colère. Elle croisa le regard de Cecil, qui secoua brièvement la tête. Ce n’était pas la peine d’essayer de comprendre ce qui se passait en lui.
Le Chevalier était au plus mal. Appuyé contre le mur, il semblât se résigner et tendit ses deux armes à feux à Cecil et à Sally. Il leur conseilla de ne tirer qu’en cas d’ultime recours, et eut même l’élégance d’expliquer à la jeune femme comment se servir de l’arme, qu’elle tenait dans ses mains comme s’il s’agissait d’un fragile petit oiseau.

Cecil soupira d’un air agacé.
« Veuillez ne pas lui mettre entre les mains une chose aussi dangereuse, je vous prie » dit-il sèchement à Ithilion alors qu’il confisquait le revolver tendu à Sally.
Cecil n’était pas le genre d’homme à ne pas vouloir que sa douce petite princesse ne se salisse les mains. Au contraire il craignait pour leur avenir : elle était si maladroite qu’elle pourrait leur tirer dessus sans s’en apercevoir ! La Paria obéit docilement à Cecil et ne protesta pas quand il lui prit l’arme.
« Je vous rends ces armes. Nous n’en aurons pas besoin… » ajouta le jeune homme, en écartant un pan de son long manteau noir, pour montrer au grand jour l’arme qu’il portait sous le bras. Une arme à feu très en vogue lorsqu’il était encore membre de l’élite. Et puissante même si cela n’égalait certainement pas l’efficacité de celle du Chevalier. Malgré tout Cecil ne voulait pas utiliser le revolver que leur prêtait le Chevalier. Il avait passé suffisamment de temps avec Sally à son goût, et il fallait tisser le moins de liens possibles entre eux trois, fussent-ils relationnels ou matériels.

Sally se pencha d’un air désolé sur la plaie d’Ithilion.
« C’est douloureux… » dit-elle pensive. On avait du mal à déterminer s’il s’agissait d’une affirmation ou bien d’une question. Elle jeta un regard à Cecil qui chaussait une paire de gants noirs. Il sourit d’un air rassurant à la jeune femme puis s’approcha à son tour du Chevalier. Le tir – car Ithilion avait été blessé par deux balles – avait ravagé les tissus vestimentaires. L’épaule ensanglantée était dégagée, sa plaie bien visible.
« J’entends bien que vous vouliez vous reposer, mais nous n’allons pas passer la nuit ici. Respirez un grand coup, cela ne prendra qu'un instant ! » déclara Cecil, sans laisser la possibilité de répliquer à Ithilion. D’un geste savant, il s’empara du bras du Chevalier, et parvint à extraire de la plaie les deux balles de plomb qui s’étaient fichées dans la chair. Cette opération de fortune avait dû être affreusement douloureuse.
« Fais lui un bandage, Sally » ordonna-t-il  alors qu’il observait dans le creux de sa paume l’une des balles retirée. Elle était d’une drôle de couleur rosée, comme de l’or rouge, et portait à sa base la marque d’un poinçon. En y regardant de plus près, on voyait que ce poinçon avait la  forme d’une tête de Soltaur. Etait-ce la marque d’un clan ? Si tel était le cas, choisir un tel emblème était la preuve de ce que ces hommes-là n’étaient guère fréquentables…

En guise de bandage, Sally ne trouva rien de mieux que le ruban qui nouait son épaisse chevelure. Il n’était pas joli, et elle n’y tenait pas. Elle le passa doucement autour de la plaie d’Ithilion et serra pour empêcher le sang de couler encore.
« Ca va aller ? lui demanda-t-elle gentiment
- Regardez ça, les interrompit Cecil, en désignant le poinçon sur la balle. Ce signe vous évoque-t-il quelque chose ? »
Sally lança un regard un peu contrarié au jeune homme, qui comprit immédiatement ce qui la tracassait. Quelle idée il avait eu d’essayer de faire comprendre  Sally les us et coutumes des Üniks. Il tendit sa main à Ithilion pour serrer celle qu’il avait encore de valide.
« Mon nom est Cecil. Je vous remercie d’avoir pris soin de Sally pendant mon absence… » Il adressa un sourire malicieux à Ithilion. Un sourire que d’ordinaire on qualifiait de bizarre.

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Chevalier Ailé (Ithilion)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Mar 21 Juil - 9:47

L'homme accompagnant Sally ne parût pas apprécier l'idée qu'elle tienne une arme entre les mains. Il lui ôta sèchement et redonna les deux revolvers au chevalier. Celui-ci fronça les sourcils. Ce gars empêchait la demoiselle de pouvoir se défendre en cas d'ultime recours. Vu l'entrainement et le nombre de ces braqueurs, il était bien stupide si il s'imaginait pouvoir la défendre à lui seul. Mais trop faible pour réppliquer, il reprit ses armes et les plaça près de lui sur le sol, de façon à réagir rapidement en cas de problème.

Sally se pencha au-dessus de sa plaie et fixait la zone rougeoyante  où s'étaient fichées les deux balles. La proximité presque intime de son visage avec le sien gêna quelques peu Ithilion. Il détourna le regard et vit Cecil se mettre des gants noirs. Il s'approcha à son tour de sa blessure et l'examina brièvement. A peine l'avait-il prévenu que l'opération risquait d'être douloureuse, qu'il lui saisit le bras et plongea ses doigts dans sa chair. Malgré la souffrance vif, la fierté d'Ithilion ne permit de ne laisser échapper qu'une simple grimace face à cet homme. Heureusement pour lui, le médecin de fortune extirpa rapidement les deux balles.  Ensuite, il ordonna à Sully de confectionner un bandage pour arrêter l'hémorragie.
La jeune femme s'executa et utilisa le ruban qui retenait sa grande chevelure.
Avec une extrême douceur, elle le posa autour de sa plaie avant de le serrer convenablement pour empêcher le sang de couler. Lorsqu'elle lui demanda si tout allait bien, le chevalier acquiesça d'un regard reconnaissant.

-Impeccable Demoiselle ! Tu ferais une infirmière d'exception !

Cecil s'approcha à nouveau de lui et lui tendit l'un des deux projectiles en lui désignant un petit poinçon à la base de l'ogive.  Le chasseur Ailé saisit la balle et examina le fameux sceau en forme de tête de soltaur. Le marché noir. Un réseau de commerce parallèle, caché dans l'ombre d'Anathorey ou de Nordkia qui vendait des armes et des munitions à qui le souhaitait pour des prix bas. Evidemment, cela approvisionnait souvent les groupes mafieux ou les organisations terroristes, plus que les particuliers souhaitants posséder de quoi se protéger.  CEla ne donnait donc aucune information sur les braqueurs si ce n'était qu'ils s'étaient procurés ces armes en rentrant en contact avec ce marché noir.

-Effectivement, cette tête de soltaur est le symbole d'un groupe de contrefacteur qui créent et vendent des armes la nuit, lorsque les bonnes gens dorment. expliqua alors Ithilion au jeune noble. Cela n'est guère étonnant de voir ce sceau dans les mains de crapules comme ceux la. rajouta-t-il en pointant du menton les braqueurs , toujours entrain de courir après eux quelques couloirs plus loins.

Comme si il avait oublié quelquechose, l'homme sursauta et tendit subitement la main à Ithilion en se présentant. Le chevalier fixa pendant quelques secondes l'Ünik. Etait-il du même moule que Sally Sallyvan ? Puis, il lui serra la main en se présentant à son tour, mais très brièvement contrairement à son habitude.

Ithilion. Tu n'as pas à me remercier, je ne faisais que mon devoir.

Soudain, la porte vola en éclat et un homme cagoulé surgit dans la pièce.  Son souffle haletant traduisait l'energie qu'il avait employé pour les retrouver. DAns sa main, il tenait un fusil semi-automatique qu'il s'empressa de pointer en direction des trois fugitifs.

-Ils sont la !!
hurla-t-il à l'attention de ses coéquipiers en se retournant quelques secondes.

Une erreur fatale qu'Ithilion ne laissa pas passer. Sa main droite saisit le revolver et tira avec une vitesse hallucinante. Malheureusement, son épaule blessée le rappela à l'ordre. La balle se planta dans le bras du braqueur, à une dizaine de centimètre du coeur qu'avait visé Ithilion. Le tir désarma le truand qui se jetta à couvert en dehors de la pièce.

Le chasseur Ailé ne comprenait pas pourquoi son radar ne l'avait pas prévenu de l'arrivée de cet homme. Etrangement, il ne sentait plus rien actuellement, comme si un voile recouvrait la présence de chaque individu.  Ne devant pas perdre de temps, les trois compagnons s'étaient remis à courir, empêchant le chevalier de réflechir d'avantage à la question.
La perte de sang avait considérablement affaibli le soldat, il eût presque du mal à suivre la cadence. CEpendant, il ne pouvait pas se permettre de se laisser guider par des civils. C'était à lui que revenait la tâche de les protéger et les mettre en sécurité. Particulièrement Sally. Si son dzêta ne fonctionnait plus, il ferait avec.  Pourtant un bref coup d'oeil lui permit de voir que son bracelet n'avait reçu aucune trace de choc. Depuis le début de la prise d'otage, son dzêta fonctionnait de façon étrange.

Leur fuite se termina lorsqu'ils arrivèrent devant un long couloir étroit, parsemé de bureau et de siège alignés. Il s'agissait des comptoirs surplombant la grande salle de reception de la banque. Immédiatement, les trois üniks s'accroupirent pour ne pas se faire reperer par les deux hommes armés qui patrouillaient entre les immenses colonnes .
D'un signe de main, IThilion fît signe à Sally et Cecil de traverser de façon la plus silencieuse possible. Ils commencèrent donc à ramper en prenant bien soin de ne cogner aucun objet. Attirer l'attention des deux sentinnelles pourraient leur couter la vie.
Il passa en premier, suivit de la demoiselle et cecil qui fermait la marche. Une faible sensation apparut tout à coup dans son esprit. Son dzêta semblait détecter la signature des deux gars de la grande salle. Déboussolé par ce disfonctionnement, le chevalier marqua un léger temps d'arrêt. Soudain, il ne ressentit plus rien à nouveau.

-Ptin. maugréa t-il à voix basse.

Sentant la présence de Sally qui attendait juste derrière lui, il se remit à ramper. LA situation devenait de plus en plus étrange. Et sans son dzêta, il avait l'impression d'être complètement nu.
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Jeune fille traquée (Sally S.)


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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Jeu 30 Juil - 0:17


Ithilion était si satisfait des soins prodigués par Sally qu'il déclara qu'elle ferait une infirmière de premier choix. Elle lui adressa un sourire timide, les yeux baissés et le visage légèrement rosissant. Cecil quant à lui réfléchissait à ce qu'avait dit le Chevalier. Le poinçon gravé sur les balles qu'ils avaient ramassées était le symbole d'une organisation de trafiquants d'armes célèbre sur le marché noir. Il tint son menton entre ses doigts fins et prit la mine de quelqu'un qui réfléchit intensément. Quelque chose clochait dans cette histoire.
« C'est étrange. Pourquoi des vendeurs du marché noir braqueraient une banque du centre-ville de la capitale en plein jour ? Ils sont plutôt du genre à agir dans l'ombre d'habitude... » Il lança à Ithilion un regard interrogateur. Lui qui était Chevalier était sans doute mieux renseigné que lui sur la question, mais pour avoir côtoyé le monde de l'ombre depuis ces deux dernières années, il lui semblait qu'agir de jour n'était pas très courant.

Soudain, un des bandits les retrouva. Il cria à ses compagnons leur position, mais Ithilion dégaina plus vite que l'éclair une de ses armes, et tira sur l'individu. Cecil se rua sur Sally, et la prit par le bras alors qu'ils repartaient tous les trois pour une nouvelle course dans le bâtiment. C'était à n'en plus finir, cette histoire. L'ex-noble commençait à être agacé par ces événements. Il serait bientôt temps pour lui d'agir...
Leurs pas les menèrent finalement de nouveau dans le hall, mais cette fois du côté des guichets o travaillaient les employés. Ils rampèrent sous les bureaux, entre les chaises et sur les paperasses éparpillées, en tâchant de se faire le plus discret possible afin d'éviter que les braqueurs ne leur tirent dessus à bout portant. Cecil, qui fermait la marche derrière Sally et Ithilion, remarqua que ce dernier perdait beaucoup de sang. Il faisait couler çà et là des tâches de sang qui jonchaient le sol, comme les petits cailloux du jeune Poucet. Sauf qu'il ne fallait surtout pas qu'on retrouve leur chemin, dans leur situation. De plus le jeune homme avait l'air contrarié, Cecil l'entendait juré dans sa barbe. Il fixait régulièrement un bracelet élaboré qu'il portait au poignet, comme s'il s'inquiétait de savoir s'il était encore en état de marche. Cela ne sentait pas bon, Sally était trop près de lui, si cet objet était le Dzêta du Chevalier, il finirait par se douter de quelque chose. Du calme, songea-t-il, si le dysfonctionnement attirait son attention rien ne lui permettait d'accuser la jeune femme, à moins qu'il ne fasse la corrélation entre leur proximité et les problèmes techniques. Mais il faudrait être une personne à l'intelligence particulièrement vive pour cela, et surtout ne pas avoir peur d'accuser quelqu'un sans preuve. Cet Ithilion semblait réfléchir, suffisamment pour ne pas agir ainsi, mais pas assez pour deviner quelle était la vraie nature de Sally. Tout allait bien pour le moment...

Des pas lents résonnèrent dans le grand hall. Cecil et Sally retinrent leur souffle. Il transpirait à grosses gouttes et elle tremblait légèrement.
« Où ils sont passé, ces bâtards... » fit une voix menaçante derrière le long comptoir, juste au dessus d'eux. Cecil se tourna vers Sally, qui écarquillait de grands yeux effrayés. Allaient-ils se faire tuer comme cette femme auparavant ? La jeune femme n'avait pas envie que le moindre mal soit fait à Cecil. Il l'avait d'ailleurs bien compris, mais il estima qu'il était à présent son tour d'entrer dans la danse.
« Va vers Ithilion et ne t'éloigne pas de lui. » lui murmura-t-il dans un souffle très discret. Sally s'exécuta, et rampa tout doucement près du Chevalier. Ses tremblements la rendaient un peu maladroite, mais il ne lui fallu pas plus de quelques secondes avant de se retrouver aux côtés du Chevalier, les genoux repliés sur sa poitrine. Pourquoi ces hommes les pourchassaient-ils ? Ni elle ni Cecil n'avaient d'argent, c'est pour cela qu'ils étaient venus. Et à quoi bon vouloir les tuer ? Sally regardait tristement le sol devant elle. Madame Sullivan était pareille... elle ne pensait qu'à ce qu'elle désirait et n'hésitait pas à faire du mal aux autres pour arriver à ses fins. Même une Paria ignare comme Sally savait que ce n'était pas bien d'agir ainsi.

Cecil, qui s'était assis sous un bureau, tendit doucement la main vers le haut pour saisir un presse-papier qu'il avait aperçut en rampant. Il adressa son fameux sourire à Ithilion, qui devait se demander ce que ce pauvre fou d'élite avait en tête ; puis il lança l'objet aussi loin qu'il le put. Dès qu'il entendirent le fracas dans lequel l'objet se brisa sur le sol, les malfrats cherchèrent dans la direction d'où provenait le bruit. Cecil sortit alors de sa cachette, de manière à être bien visible de ses interlocuteurs pour l'heure dos à lui.
« Allons, messieurs... » lança-t-il d'une voix forte. Les bandits se retournèrent derechef, pour faire face à l'Ünik. Mais dans la seconde où ils croisèrent son regard, ils étaient perdus.
« Cessez de nous prendre pour cible, je vous prie. Nous ne sommes que de simples citoyens... » ajouta Cecil, sans les lâcher une seconde du regard. Sa pupille droite se teinta de rouge alors que son Dzêta terminait son emprise sur leurs adversaires. Bientôt, il parut évident aux deux hommes présents dans le hall qu'il ne fallait plus pourchasser ces trois-là.
« Oui, m'sieur. On arrête tout d'suite. » répondit machinalement l'un d'eux. Il avait l'oeil vif et une attitude normale, peut-être un peu rigide mais rien ne laissait soupçonner un lavage de cerveau hormis ce petit détail.

Terriblement amusé par la tournure des choses, Cecil tourna un air glorieux et narquois vers ses deux compagnons. Sally se leva :
« Pourquoi tu n'as pas fait ça dès le début ?
- Voyons, cela n'aurait rien eu d'amusant de les arrêter tout de suite... » répondit-il avec arrogance. Le fait était que Cecil avait un Dzêta redoutable, si redoutable qu'il permettait de manipuler les esprits des gens en leur ordonnant quelque chose, si absurde soit-il, qui deviendrait une vérité absolue pour sa cible. C'est pourquoi à sa demande les deux hommes n'avaient rien trouvé à redire. L'Eye Order avait parlé !
Les traits du visage de Sally se détendirent, tandis qu'elle tendait la main à Ithilion pour l'aider à se lever à son tour. Tout était très loin d'être terminé, mais ils seraient tranquilles de nouveau pour quelques instants. Cecil se doutait que le Chevalier n'en serait que plus hostile et méfiant à son égard, mais cette perspective l'amusait beaucoup. Quelle journée intéressante ils passaient là, tous les trois, dans le merveilleux monde des Üniks...

Bientôt cependant trois nouveaux bandits arrivèrent. Très surpris de voir Ithilion, Cecil et Sally debout devant leurs camarades pourtant chargés de leur faire la peau, ils exigèrent des explications.
« On peut pas les tuer... On n'a pas le droit.
- Hein ? Mais tu déconnes ou quoi !
- Ben, c'est comme c'qu'a dit le grand mec en noir, là. On doit pas les prendre pour cible.
- Qu'est-ce que tu baves, abruti ?!
- C'est ce qu'il nous a dit. On doit pas s'en prendre à eux. Faut les laisser ».
La plus grande des confusions régnait parmi les bandits. Les uns voulaient tirer, dézinguer ceux qui entravaient leurs plans, mais les autres les en empêchaient, en arguant une interdiction de les tuer. Cecil ne put retenir un petit rire guttural sinistre. Il était toujours très fier des effets de manipulation de son Dzêta. C'était la zizanie chez les bandits, et il était temps de faire tourner la situation à leur avantage. Alors qu'il avait le dos tourné, Sally s'accrocha au bras d'Ithilion, et lui dit d'une voix très douce :
« Nous devrions rentrer, à présent... Vous ne croyez pas ? » C'était du moins ce qu'elle désirait par dessus tout. Sortir de cette misère.

Spoiler:
 
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Chevalier Ailé (Ithilion)


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Âge : 23
Groupe: Elite
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MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Ven 31 Juil - 22:08

Alors qu'ils continuaient leur avancée à couvert des regards des malfrats, Ithilion sentit soudainement la présence de Sally proche de lui. Elle s'adossa contre l'un des comptoirs en tremblant comme une feuille. Le chevalier interrompit son avancement pour se retourner et s'assoir à ses côtés. Dans ce genre de circonstance, il n'était pas le plus qualifier pour rassurer ceux en proie de la peur, mais il ne pouvait pas la laisser paralysé de cette manière. Surtout qu'elle risquait d'attirer l'attention. La peur pouvait entrainer des réactions imprévisibles et la crispation qu'elle engendrait entrainait souvent des faux mouvements qui coûtaient chers.
Maladroitement, il posa une main se voulant rassurante sur l'épaule de la jeune femme. Ce contact particulier, presque intime, fît naître une désagréable roseur sur le visage d'Ithilion. La même sensation que lorsque son maître avait prit soin de lui à la fin de chaque entrainement ou mission un peu rude.
Il comprenait la nature de la peur de Sally, lui même n'était pas rassuré, en particulier depuis que son dzêta fonctionnait de façon capricieuse. Actuellement, son radar restait complètement silencieux. Il ne sentait aucune présence, aucun mouvement. Ce maudit voile invisible l'obligeait à se reposer uniquement sur son instinct et ses capacités propres.

Le chevalier voulut voir où se trouvait le compagnon de Sally. Son coeur se mit à s’accélérer lorsqu'il le vit se saisir d'un objet sur l'un des comptoirs avec un immense sourire. Il n'eut le temps de retenir ce fou qui se dressa et jeta l'objet de toutes ses forces au loin. Le vacarme du choc attira l'attention des quelques braqueurs présent dans la grande salle.
Ithilion s'attendait à une rafale de balles pour punir l'action suicidaire de cet imbécile, mais ce qui se passa ensuite le laissa sans voix. Cecil leur demanda simplement de ne plus les attaquer, et les brigands dans la salle semblèrent lui obéir. L'un d'eux lui répondit comme un brave serviteur. Alors que le tireur d'élite cherchait une explication logique à cette situation inconcevable, Sally se leva pour parler à son ami. Apparemment, habituée à ce tour qu'avait effectué ce homme mystérieux.

Attend...lâcha le soldat tout à coup en se levant à son tour. Si je comprends bien, tu aurais pu empêcher que les otages soient exécutés mais tu n'as rien fait ? Pour t'amuser ?

Une colère glaciale envahit l'esprit du tireur d'élite. Ce genre de misérable qui jouait avec la vie d'autrui lui donnait la nausée. La poing serré, il s'apprêtait à le jeter sur  ce prétentieux, mais il fût interrompu par l'arrivée d'autres membres du gang.
Les graines du chaos avait été semés parmi leur rang. Voir leurs camarades protéger ces otages se transforma en un règlement de compte interne. Et à côté de lui, l'investigateur de cette mésentente éclata d'un rire supérieur qui ne plu pas du tout à Ithilion.
Même la douce voix de Sally qui l'enjoignait à en finir en sortant de la banque ne calma pas la tempête qui fît rage en lui.  Sans aucune trace d'hésitation, il sortit son revolver et abattit  de sang froid les seuls individus encore hostiles à leurs égards. Supprimer gratuitement ces vies ne lui plaisait pas, mais il était inutile de prendre le risque de perdre d'avantage d'innocent. Puis, il s'approcha de Cecil et lui décocha un crochet du droit sans qu'il ne puisse réagir. Malgré sa petite taille, son corps possédait une force bien trop souvent sous estimé. Le jeune homme se trouva au sol, complètement sonné, foudroyé par le regard assassin du Chasseur Ailé. Sa voix se fît aussi tranchante qu'une lame de rasoir

-Tu n'es qu'un misérable avorton. Ce pouvoir que tu possèdes... ne crois pas intouchable et supérieur à n'importe quelle vie. Tu n'es qu'un pion dans cette immense échiquier que nous ne contrôlons pas. Je te garderai à l'oeil. Utilise le à mauvais escient, et soit sur que tu en subiras les conséquences immédiat.

Le chevalier se doutait bien que sa menace coulerait sur la mégalomanie de ce type, car il faisait parti du genre de personne à se penser unique et supérieur. Cependant, Ithilion n'aimait pas du tout qu'un tel pouvoir ne soit pas sous surveillance. Et la raison pour laquelle SAlly apparaissait si docile et le suivait sans raison apparente venait-il du fait qu'il exerçait secrètement son emprise sur elle ?
Il se détourna de sa victime  à terre pour se tourner vers la jeune femme. Les traits de son visage se radoucir dans le même temps. Il voulut lui poser la question, mais les portes de la banque volèrent en éclat. Un groupe de gardes armés fît interruption et tira sans attendre sur les deux braqueurs toujours en vie.
Ithilion lâcha un profond soupire de soulagement.

-Tout va bien aller maintenant. Mais avant que vous repartiez, il faudrait que je te parle un petit peu Sally

La familiarité avec laquelle le chevalier lui avait demandé, il ne pourrait en déterminer la cause lui même. Cela était venu tout seul. SAns doute une conséquence de la dangereuse expérience qu'ils avaient traversé ensemble. Mais quelquechose d'autre titillait un part de son esprit. Une image lui revint du fond de son être : celle de son maître lui tendant la main, une dizaine d'années plus tôt.




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Jeune fille traquée (Sally S.)


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Âge : 19 ans
Groupe: Discret
Inventaire: Poupée de chiffon

MessageSujet: Re: Même la cupidité se paye ! [Test lvl IV - ft. Ithilion]   Lun 3 Aoû - 0:29


Ithilion semblait terriblement en colère. Il s'était froidement redressé, le poing serré et le regard brûlant. S'il avait été si facile d'arrêter les malfrats, en ouvrant tout simplement la bouche, pourquoi Cecil ne les avait pas arrêté plus tôt ? Pourquoi avait-il fallu que ces gens meurent et qu'il rie à présent de son petit effet ? C'étaient là les questions qui tiraillaient l'esprit intègre du Chevalier au cheveux blancs. Cecil n'eut pas le temps de répliquer. Ithilion se jeta sur lui avec la rapidité d'un fauve, et lui asséna avec toutes les forces qui lui restaient, un coup de poing si puissant qu'il en fut déséquilibré et se retrouva au sol.
« Non ! Ne le frappez pas ! » s'écria Sally, inquiète, en se précipitant vers son ami. Tandis que Cecil reprenait ses esprits en massant sa joue meurtrie, le Chevalier, blanc de rage, lui fit la leçon d'un ton tout ce qu'il y avait de plus glaçant. Il déclara que son pouvoir n'était que lâcheté, qu'il ne devait n'en tirer aucun sentiment de supériorité car lui aussi n'était rien qu'un pion sur l'échiquier de la vie d'Urban City, qu'il n'avait pas le droit de mépriser ainsi la vie d'autrui.
« Dit celui qui vient de tuer à bout portant deux hommes... » siffla Cecil qui esquissait un sourire malicieux, tâché du sang de sa joue blessée. Sally baissa les yeux vers les deux cadavres qui jonchaient le sol dans des positions grotesques. Dépassée par la situation, elle sentit que le sel des larmes commençait à lui piquer le bout du nez.

Cecil encaissa en silence la menace d'Ithilion. Le Chevalier l'avait à l'oeil. S'il tentait de l'utiliser à « mauvais escient », il l'aurait sur le dos. Voilà qui amusa grandement le jeune homme vêtu de noir. Voulait-il sérieusement lui faire peur ? C'était un véritable fiasco. Il y avait bien des choses que Cecil craignait en ce bas monde, mais cet Ithilion, si brave et fort fut-il, n'en faisait pas partie, loin s'en fallait.
Sally osa un regard vers le Chevalier qui s'était tourné vers elle. Ses traits s'étaient radoucis, il n'avait plus l'air agressif comme lorsqu'il avait tiré sur ces hommes, ou frapper Cecil. Elle aurait voulu s'en rassurer, mais la porte de la banque vola subitement en éclat. Surgit une milice d'Anathorey qui dégaina des armes à feu énormes et commença à tirer sur les deux autres bandits encore debout sous l'emprise du sort de Cecil. Effrayée par les détonations tonitruantes, la Paria se recroquevilla en émettant un petit gémissement, et se protégea la tête jusqu'à ce qu'elles cessent. Quand le silence revint, elle sentit d'épaisses larmes couler le long de ses joues salies par la poussière soulevée lors de l'assaut. Il y avait du sang par terre. Les bandits étaient morts, Cecil était blessé, Ithilion était en colère, et ces inconnus armés étaient dangereux. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Tremblant comme une feuille, elle se releva tant bien que mal.

Le Chevalier, qui n'avait pas remarqué son état sensible, lui affirma que tout rentrait dans l'ordre à présent. Mais il désirait lui parler avant que tous les deux ne s'en aillent. Sally se tourna vers Cecil, qui s'était levé lui aussi, et portait sa main à son menton en observant la milice nettoyer un peu le tohu-bohu causé dans la banque, et évacuer les otages encore en vie. Puisqu'Ithilion voulait lui parler, elle s'approcha gentiment de lui, la tête baissée. D'un geste fébrile, elle essuya les larmes qui coulaient le long de son visage.
« Il ne faut pas frapper Cecil... » sanglota-t-elle, encore choquée par les événements. Ses grands yeux clairs se fichèrent sur le visage d'Ithilion, avec détresse. Elle posa ses mains sur son torse, pour saisir avec une crispation incontrôlée ses vêtements.
« Je ne veux pas qu'il souffre... Je ne veux pas qu'on lui fasse de mal... » Sally parlait d'une toute petite voix. Pour elle, beaucoup de choses étaient difficiles à supporter. Mais le plus dur était de voir souffrir Cecil, son ami très cher. Elle n'avait que lui au monde, et en était si consciente qu'elle aurait pu s'effondrer de chagrin quand Ithilion l'avait frappé. Secouée par de légers spasmes, elle laissa tomber sa tête contre le Chevalier. Quelques instants, elle demeura ainsi accrochée à lui, partagée entre la peur de ce qui était arrivé, la tristesse de voir Cecil avoir mal, et le soulagement de se trouver près de quelqu'un qui l'avait jusqu'alors protégée... Sally avait l'impression que près d'Ithilion, un duvet chaud et rassurant lui étreignait les épaules, comme un enfant au creux des bras rassurant d'un adulte.

Elle relâcha Ithilion et redressa vers lui un visage aux yeux encore un peu humides. Il fallait à présent qu'elle écoute ce que le jeune homme avait à lui dire...
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