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Test niveau III " Vers la fin du cauchemar"

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Artiste lunaire (Miyuki)


RPG
Âge : 20 ans
Groupe: Phytös
Inventaire: Une besace, du matériel d'art :(peinture, gomme crayon, argile..) et un éventail permettant une barrière électrique.

MessageSujet: Test niveau III " Vers la fin du cauchemar"   Ven 19 Juin - 15:24

Au centre d’un tableau noir, se promenait un œil. Il avait une sale tête, tacheté d’un rouge sang et de veinules difformes et bleuâtres. Il convulsait atrocement. Il fut bientôt rejoint par une drôle de forme de couleur chair, car en effet c’était un bras. Un bras fin, bleui et brisé des doigts jusqu’au coude. Il se faisait dévorer de l’intérieur, comme atteint par une sévère lèpre, mais au lieu des signes habituels de cette maladie, c’étaient des écorces tranchantes et des déchets métalliques qui rongeaient sa chair. Le tableau se fondit en un voile brumeux, cendré, se disloquant en poussière noirâtre puis il fut chassé par un vent mystérieux. Cela révéla d’où provenaient ces drôles de morceaux de membres qui gigotaient tous seuls. Hélas, il aurait mieux fallut ne jamais savoir, car c’était un écœurant spectacle : Sur un champ d’herbe grasse, une masse informe se tordait, convulsait au rythme de transformations infernales, un combat effrayant entre parties métalliques et câbles sur des longues têtes d’animaux fusionnées entre elles, qui se formaient en permanence du tas de chair de cette masse. Tantôt une jambe s’extrayait de la masse et se métamorphosait en moitié loup moitié tortue brandissant ses crocs et dévorant une armure métallique, Tantôt, telle une pâte à modeler la masse se mélangeait, se malaxait pour ne former qu’une boule de chair suintante avant de reprendre le monstrueux cycle.  Elle se dévorait elle-même. Entre deux convulsions, on pouvait distinguer une tête fusionnée à un bras, au centre de la masse, c’était celle de Miyuki.

A cette dernière vision, la jeune femme se réveilla en sursaut. Haletante, nauséeuse, elle voyait flou et avait le tournis. Elle mit plusieurs secondes à se réveiller complètement et se situer dans l’espace.  Son regard fit le tour de la pièce : Un lit standard mais fait de beau bois, des couvertures fraîches et parfumées, une petite pièce avec peu d’éléments, mais l’essentiel d’une chambre. Des couleurs neutres, un parquet neuf et propre dans toute la chambre. Une petite salle de bain en prime. Oui, maintenant elle voyait. Miyuki était actuellement dans une chambre louée pour une nuit dans une auberge qu’elle avait trouvée sur la route lorsqu’elle était partie de la Nuit des Ames. Epuisée, elle n’avait pas fait de chichis et sauté sur le premier endroit pour dormir. Elle se rappelait aussi qu’elle était en chemin pour la ville, afin de chercher une nouvelle quête, n’ayant rien sur la dent depuis un moment car l’ennui la déprimait. La jeune femme se mit à frissonner alors que pourtant il faisait bon, voir chaud dans la pièce.  La raison était qu’elle était ruisselante de sueur. Ne voulant pas attraper froid elle attrapa un linge et se dépêcha de se déshabiller pour se plonger dans l’eau chaude. A demi immergée dans son bain Miyuki ferma un moment ses yeux pour se remettre en tête, bien que ce fût un exercice désagréable, les images de ce cauchemar. Ce monstre hybride, cette masse informe était en réalité son propre corps. Elle avait fini par déduire cela à force de refaire plus ou moins le même, car ce n’était pas la première fois que ce genre de cauchemar se produisait, en réalité c’était les mêmes images  chaque année, le jour de son anniversaire.  Comme une sorte d’obsession, son esprit ressassait la rencontre et la mort du »Qantik » du jour de ses huit ans. Au lieu que ce soit lui qui se faisait torturer par le combat de son propre corps, sujet aux multiples mutations, c’était elle . Cela lui faisait mal, Physiquement, elle en avait ressenti les douleurs et c’en était tellement effrayant.  Chaque année, à la même date cela se produisait, et abandonnant ses activités, Miyuki se mettait en quête de réponses sur ce mystère qu’elle n’avait jamais résolu : D’où venait ce « Quantik » ? Qui lui avait fait subir une telle abomination ? Et comme toujours, même avec la meilleure volonté du monde, elle n’avançait pas, car personne n’en savait rien ou refusait de lui en dire davantage, et finalement, finissait par abandonner et reprendre une autre quête. Cet abandon avait de sales conséquences, plus les années passaient, plus le cauchemar s’intensifiait et devant une véritable torture mentale, la rendant par moment dépressive et malade. Cette année elle se sentit plus forte pour résoudre ce mystère. Elle n’avait rien, pas de contraintes, pas de quête, alors pourquoi ne pas tenter ? Cependant, chaque fois, la jeune femme était beaucoup trop gentille. A l’aide de ses dessins, elle n’hésiterait pas à employer la force pour tirer les vers du nez des menteurs, car c’est certain, il y en a qui en savaient beaucoup plus que ce qu’ils laissaient entendre.

…uki ? Miyuki ? Pourrais-tu répondre bon sang ?

Cela venait du mur de derrière. Etait-elle folle ? Ou était-ce la fatigue ? Miyuki se sécha rapidement et se rhabilla. En sortant, la voix reprit pleine d’énergie :
-Miyuki ! Je sais que tu es là ! C’est ta grand-mère ! Viens près du miroir ! vite !
Sa grand-mère ? Laquelle d’ailleurs ? Le miroir ? Dans le seul pauvre miroir fendillé de la chambre, était effectivement sa grand-mère paternelle .Les bras croisés, elle montrait des signes d’impatience. Pas commode. Il fallait  le reconnaître, elle la connaissait mal. C’était une vieille femme qui faisait bien son âge, cheveux blancs en chignon, et bien ronde. Miyuki ne savait rien non plus à propos de son Don, et venait d’apprendre qu’elle utilisait l’art des miroirs.

-Je dois te dire quelque chose…

Miyuki s’habilla et débarrassa sa chambre à la hâte. Sans même attendre la propriétaire, elle paya la note et partit. Ce que lui avait dit sa grand-mère l’avait remis d’aplomb. En effet, cette dernière lui avait révélé que quelques jours plus tôt, elle avait rencontré un vieil ami par le plus grand des hasards. Il marchandait souvent avec un savant qui lui procurait des remèdes, philtres et autres machineries en tout genre fabriqués de manière obscure. Ce vieil ami avait révélé une information importante : ce savant connaissait sans doute le  mystérieux créateur. Enfin, elle avançait, grâce à cet heureux hasard. Mais en était-ce vraiment un ? Peu importait, maintenant c’était une nouvelle piste. Bien que très excitée, Miyuki se raisonna et s’attendit à être déçu, comme cela a été le cas à chaque nouvelle piste. Après tout il était certes un savant mais il y avait de très maigres chances qu’il le connaisse lui en particulier. La jeune femme suivit les indications de ce mystérieux ami, avant d’arriver aux limites de la ville. Miyuki s’arrêta, pris de doutes. Ici il n’y avait rien, que de la forêt, pas d’habitations en vue.  Cependant plan montrait bel et bien le magasin en dehors des limites de la ville. Elle se mit à marcher dans tous les sens, revint vers la ville pour repérer des ruelles cachées, puis refit un tour. Elle s’aperçut qu’une  faible lumière se détachait derrière de grands arbres, en les écartant, Miyuki comprit l’origine de cette lumière : c’était une vielle maison, dégradé par le temps, au milieu d’une clairière. Les murs et les tuiles avaient été repeints de la même couleur que son environnement comme pour la camoufler. Si bien, d’ailleurs que depuis la ville il était quasiment impossible de la remarquer, si quelqu’un habitait encore là, vu son état. La maison toutefois, correspondait bel et bien au plan.  En s’approchant, l’enseigne s’écroula devant la porte. Elle poussa un petit cri de surprise.  Les chaines avaient cédé, rongées par la rouille, et sur le bois pourri on pouvait encore  vaguement lire « Octopus , marchand de remèdes » .  Alors que la jeune femme était sur le point d’ouvrir la porte, des bruits sourds se firent entendre, et une voix caverneuse et colérique gueula :

-Bon sang de chiotte, encore cette foutue enseigne de merde !

Elle fut impressionnée, recula de peur, était-ce un ours qui logeait là ? Cette voix ne présageait rien de bon. Un demi géant ouvrit brusquement la porte, d’une telle violence qu’elle failli tomber en miettes.  Terrifiant, c’était le seul mot qui lui venait à l’esprit. Au-dessus d’une grande barbe et noire broussailleuse, des yeux rouges de colère. On aurait dit un démon. Il ne remarqua même pas sa présence et ce ne fut pas plus mal. Elle était à la limite de prendre ses jambes à son cou. En ramassant l’enseigne, il finit par la voir. Il s’embrouilla, ne sachant plus s’exprimer, encore sous le coup de la colère :

- Vous êtes une cliente ?
-Oui, enfin pas vraiment, mais on peut dire ça
- alors venez

En y entrant Miyuki s’attendait à une odeur de poussière, et des fioles remplis de bestioles conservés dans des liquides jaunâtres, du vieux bois sale et terni par les expériences , bref, une image courante d’un magasin de remèdes avec un savant douteux. Mais ce n’était pas du tout le cas. Le magasin était petit, mais d’une taille respectable, bien spacieux par rapport à d’autres commerçants. La pièce sentait le frais, même de légères odeurs de cuisine si l’on s’aventurait vers le fond. Des odeurs agréables et sucrées, un peu comme une brioche qui sortait à peine du four, si bien que cela donnait faim, et l’estomac de Miyuki ne se fit pas prier pour dire ce qu’il en pensait.  Chaque chose était bien rangée, étiquetée et nettoyée. Le ménage devait être fait régulièrement car il n’y avait pas une once de poussière alors qu’il était au beau milieu d’une clairière et les parois étaient recouvertes de bois cuivré qui se salissait rapidement. Pendant quelques minutes, La jeune femme se mit à explorer tous les recoins sentir et toucher toutes les curiosités ici et là, surexcitée comme une enfant découvrant le monde. On ne pouvait lui reprocher, on aurait dit une caverne aux merveilles. Les étagères et les présentoirs regorgeaient d’inventions surprenantes et intelligentes : En haut un poisson vous avalait un vieux bouton pour en recracher votre musique préférée. Si vous lui donniez un vieux tissu rouge, il vous sortait une symphonie dansante et très rythmée, mais si vous préfériez quelque chose de plus doux, il fallait lui donner une matière rêche et vert pâle. Les inventions se succédaient plus drôles les unes que les autres, entre le petit soldat qui vous faisait un plat selon son humeur, le singe en tutu qui vous sauvait de » la page blanche, « , un grand visage de bois brut qui pleurait des cocktails colorés ect….

-Hem….je ne voudrais pas interrompre votre enthousiasme, mais…vous désirez quoi exactement ?

Il l’observait d’un air étrange, comme si il ne s’attendait pas à une telle réaction. Miyuki sentait aussi une certaine méfiance. Elle se décida de lui dire franchement ce qu’elle cherchait.

-En fait à vrai dire je n’ai l’intention de rien acheter. Quelqu’un que je connais m’a dit de vous voir. Il paraît que vous connaitriez un certain savant. J’ai rencontré une de ses créations, qui est morte sous mes yeux …Un mélange cauchemardesque d’un Hybrid et d’un Qantik…

Son visage devint sombre, il prit un air encore plus méfiant. Elle ne put s’empêcher d’avoir quelques frissons, il était tellement impressionnant ! Il ouvrit la porte soudainement et fit des gestes dans sa direction lui priant de sortir :

-Je ne vois pas de quoi vous parlez, je n’ai pas de temps à perdre avec ces élucubrations, maintenant allez-vous en !

Décidément, pas de pot, il ne voulait rien dire, mais elle n’allait certainement pas abandonner si facilement, il savait quelque chose, car elle avait appris à déceler les signes du mensonge. Pour le moment, il est vrai que ses connaissances en matière étaient minces, mais là, c’était gros comme une maison. Bien déterminée, elle ne se laissa pas faire et sortit un dessin de corde qui s’enroula autour de lui pendant son corps aux poutres. S’armant de son poignard, elle le pointa sur sa gorge

-Ça suffit maintenant, j’en ai assez de tous ces mensonges ! Je vous demande simplement de me dire comment se nomme ce monstre et vous savez très bien de qui je parle, et de me dire où il s’est caché ! Croyez-moi, je suis sérieuse,  je n’hésiterais pas à vous livrer aux villageois ! Vous croyez que je ne le sais pas ? C’est un de vos anciens clients qui a tout raconté ! Vous êtes un savant déchu, terré dans son trou pratiquant du commerce douteux a quelques privilégiés ! Je ne sais pas comment mais vous êtes lié à ce type mais maintenant vous allez tout me dire, compris ?

Plus son ton montait, plus la lame s’enfonçait dans sa gorge. Toute sa colère resurgissait d’un coup, déclenché par ce refus d’avouer. Elle voulait ses réponses coûte que coûte.

Le marchand était blanc comme un linge, une pointe de sang commença à couler sur sa peau. Elle retira le poignard pour ne pas le tuer.

-Bon d’accord, mais allons plus loin, je n’ai pas envie qu’on m’entende, je risque beaucoup…
Elle remit son poignard sous sa gorge.
-Ici et maintenant. Pas d’entourloupe. Vous n’avez aucun risque. De toute façon vous n’avez qu’à vous en prendre qu’à vous-même
De sa voix tremblante il exécuta ses ordres
Très bien…Oui il est vrai je connais bien ce " savant "

Il racla sa gorge pour éclaircir sa voix :
-Il se nomme Neizhen , ce qui signifie littéralement…hem..Néant. J’ignore si c’est même réellement son nom. J’étais son apprenti et j’ai travaillé avec lui pendant plusieurs années Ne me regardez pas comme ça, C’était quelqu’un de bien, passionné par son métier, il avait l’amour de la recherche, il désirait sans cesse des réponses à ses questions, il avait peu de savoir-vivre mais au final ses recherches ont bénéficié à beaucoup. Mais il a mal tourné. Il est devenu un véritable fou furieux du jour au lendemain.    J’ai bien essayé de l’arrêter, mais je sentais qu’il approchait d’une vérité, je ne pouvais pas l’empêcher de continuer, cela semblait être le seul bonheur de sa vie. J’avais tort. Il était allé beaucoup trop loin… il y a des règles, des principes chez les scientifiques, même si vous êtes persuadé du contraire. Il était plus qu’en dehors. Neizhen était tout près du but.. J’ai vu des monstres comme vous l’aviez décrit en sortir. Les scientifiques l’ont banni, et même les Princes qui le soutenaient ont failli le condamner à mort. Il vit toujours à ce que j’en sais et moi je me cache ici pour me repentir.

Son regard se dirigeait ailleurs. Il cachait autre chose, c’était certain, mais il semblait se mentir à lui-même. Peut-être que la vérité était beaucoup plus horrible. Elle préféra ne pas imaginer. Il n’y avait plus rien à en tirer. C’était devenu une véritable huitre.

-Et où se cache-t-il à présent ?
- Aucune idée.
Sa lame se renfonça sur la blessure qu’elle avait créé. Surpris il fit un son extrêmement étrange, entre un son animal en pleine agonie et une machine mal huilée
-Vous êtes sûre ?  en souriant d’un air mesquin

-Je ne vois pas pourquoi je devrais vous le dire. Arg ! Bon ok. Tant pis si vous vous mettez en danger ! Je sais de source sûre qu’il s’est réfugié dans le laboratoire 900 G, abandonné depuis des années. Vous devez dépasser les laboratoires, sur le continent Sidhe, mais vous courrez au suicide. Ils n’ont aucune pitié pour les Hybrid. Au mieux, vous serez le sujet d’expériences et croyez-moi, la mort est préférable. Après, tout ce que je sais c’est qu’il est qu’il est entouré de grillages mais…

-Merci. J’y vais de ce pas.

D’un ton froid Miyuki lui coupa la parole, fatiguée d’avance d’entendre les gémissements de cet homme, la dissuadant de s’y aventurer. C’était vain. Elle était plus que déterminée à obtenir ses réponses et cela ne lui faisait pas peur. La corde  effacée d’un coup de gomme, il retomba misérablement sur ses fesses en faisant trembler le sol au passage. Son sac était largement rempli pour un long voyage comme celui-ci. Il n’y avait aucune emplette à faire. Ses dessins étaient l’essentiel.

-J'ai quelque chose pour vous et je ...

Eh bien, être pendu comme un vulgaire morceau de viande l’avait rendu soudainement bavard!

-Heureusement, vous avez un physique qui est très similaire voir identique aux Uniks. enfin je veux dire pour aller là bas...Son sourire s’effaça lorsqu’ il vit l’air pincé de Miyuki. Évitez le contact des gens, révélez le moins d’informations possibles. Je vous donne ce radar. Il fonctionne correctement. Vous entrerez le nom du laboratoire, il vous le repérera et vous n’aurez plus qu’à suivre les flèches.

Sa voix était encore chevrotante, contre coup de toute cette brutalité. Miyuki se rendit compte qu’elle y avait été un peu trop forte et s’en voulait de s’être montrée aussi violente et se fit plus doucereuse :

-Finalement, j’ai pris pas mal d’articles, combien je vous dois ?

-Rien, je vous les donne, mais je vous en prie, en échange partez discrètement et oubliez moi. Je n’ai aucune envie d’un procès. Rien que la paix. Adieu.

Comme promis, Miyuki le remercia quand même et sortit de la clairière le plus discrètement possible. A présent, nouvel objectif. Les laboratoires. Les rayons du jour chauffaient son dos. C’était perturbant. La clairière était paradoxalement si sombre et abandonnée qu’elle s’était crue en pleine nuit. Mais c’était bel et bien le matin. Son escapade n’avait duré qu’à peine deux heures et il devait être à présent aux alentours de midi, mais comme son estomac ne se manifestait pas, elle se remit directement en chemin, car il y en avait à faire.

Se sentant un peu seule et le besoin impératif de parler à quelqu’un, d’une main étonnamment habile se mit à dessiner sur le chemin un petit bonhomme aux grands yeux ronds pas plus haut que trois pommes aux joues rondes et roses avec à peine trois poils sur son crâne. Pour lui éviter l’effet perroquet, c’est-à-dire qu’il n’ait aucune réflexion et ne ferait qu’approuver ses dires, La jeune femme voulut lui ajouter un peu de caractère et rajouta une petite moue, des sourcils légèrement froncés et des attributs de renard pour lui donner un peu plus l’air Hybrid. Un peu grognon sans l’être trop. Son esprit se focalisa ensuite pour l’imaginer vivant, marchant, parlant. Le dessin mit à peine quelques minutes à prendre forme et sortir du papier blanc. C’était plaisant de voir sa progression tant au niveau vitesse que qualité. Ce n’était pas mirobolant certes, mais il fallait se féliciter parfois de ses propres petits progrès et puis ça allait s’améliorer à force d’exercer ! Le petit bonhomme se nommait Anselm, drôle de nom, mais c’est lui qui avait décidé. Il ronchonnait un peu, en effet, mais c’était agréable de discuter avec lui, le temps passait. Plusieurs jours et nuits se déroulaient ainsi, se nourrissant de ce qu’ils dénichaient de la forêt, sans trop de difficultés d’ailleurs en se repérant à l’odeur. Alors que Miyuki se promenait sur un sentier battu tout en parlant avec son nouveau compagnon qu’elle venait fraichement de redessiner , puis se rendit compte qu’elle était arrivée.

Une grande ligne tranchait une nette séparation entre la Sylva et le continent de Sydhe .  Le bois si humide et verdoyant s’enfonçait devenait sec et desséché dans la mer de sable. Anselm maugréa qu’il faisait une chaleur étouffante et que ses pieds n’étaient plus que des enclumes qu’on avait enfournées à feu vif. La comparaison était exagérée mais n’en était pas loin. C’était une pauvre plante qui avait vécu tout sa vie en milieu frais et humide.  Elle se décourageait déjà à l’idée d’avancer dans cette huile bouillante pendant des heures. Miyuki suggéra au grognon de se poser le temps d’entrer le code du laboratoire. Là Il y avait peu d’odeurs, Impossible de se repérer sur un terrain totalement inconnu où il n’y avait plus aucune marque. Elle tapa L-900 G sur son radar comme l’avait indiqué Octopus. L’écran était noir, elle eut la frousse l’espace d’un instant que cela ne fonctionne pas mais cela avait l’air bon. Il afficha une mini carte du continent de Sidhe en indiquant un gros point rouge qui semblait être sa destination finale. Les autres petits points signalaient les laboratoires à contourner et elle était en blanc. En profitant de se reposer du long chemin déjà parcouru, Miyuki dessina une sorte de Kokobot d’après les souvenir qui lui restaient en tête. Au moins, cela évitait les pieds brûlés et y gagnait en vitesse !  

Le Kokobot scellé, parcourir la distance jusqu’aux limites de la zone de laboratoires se fit en trente minutes. Et là les choses se compliquaient. En effet, malgré la chaleur cuisante et les étendues de sables qui vous brulaient la peau, c’était une des parties les plus faciles de son voyage. Les choses sérieuses ne débutaient qu’a cet instant. Haut lieu de science et de génie Unik , Ces immenses pyramides de verre immondes semblaient gardées farouchement par un arsenal de militaire.. Le problème était que le fameux laboratoire 900 G se situait en dehors du complexe scientifique bien caché en plus…Le seul moyen pour les éviter était d’effectuer un petit détour en suivant le chemin des Laboratoires mais de très loin. C’est ce qu’elle fit. Cramponné à son Kokobot, Anselm dans son dos, ils dépassèrent les architectures triangulaires aussi hautes qu’à cet instant que la taille d’un insecte. Après une autre bonne distance parcourue, le radar lui signala par des bip bip réguliers que l’entrée n’était pas très loin, mais où ? Il n’y avait qu’un tas de roches et un monticule de tuyaux, ruines et déchets gelées englués ensemble. Les Laboratoires étaient loin, ce n’étaient plus que des traits sur l’horizon. C’était impossible, elle devait certainement faire fausse route. Ou c’était une incapable pour ne pas savoir lire un pauvre radar…

Pour lui donner tort, le bip bip reprit de plus belle. Tiens, Il n’avait pas soudainement accéléré ? Le radar fit un son suraigu lorsqu’en le penchant de droite à gauche, il passa devant un plus gros tuyau.

Une porte en réalité. En appuyant sur un bouton a demi recouvert du gel mystérieux, le monticule devint flou, comme un mirage. Ce qui l’était. Une pure illusion. Deux portes blindées brillantes comme un  sou neuf s’ouvrirent avec douceur pour lui permettre de prendre des escaliers descendant en contrebas.  Il devait y avoir un détecteur caché dans quelque coin sombre, car à peine eut elle franchi l’entrée que les deux portes se refermèrent, la laissant dans le noir complet. Plus pour longtemps. Lampes et néons s’allumèrent à la suite dévoilant un long couloir d’acier argenté, remis à neuf et modernisé. Le plafond était bas, en coupole, différentes portes sécurisées au plus haut point bloquaient les passages. Elle était entrée, c’était fort bien, mais à présent ? Miyuki tenta sa chance et explora les couloirs pour tomber sur un chemin sans portes. C’était difficile d’en trouver. Dans les couloirs flottait des odeurs chimiques, la plupart légères, d’autres plus fortes qui la prenaient au nez et qui la forçait à bloquer sa respiration. Prudence était de mise. Qui sait ce dont ces gazs étaient composés ? Il fallait se méfier de ce genre de manipulation dont les Uniks étaient capables. Au détour d’un énième chemin dans ce labyrinthe de métal, des portes étaient ouvertes, menant droit à un autre chemin. Un coup de chance ? Ou de la manipulation ? Le couloir était différent. En le longeant, Miyuki se rendit compte qu’il était de couleur bleu et q’il menait à un hall principal en forme d’œuf d’où partait encore d’autres couloirs. Il y avait plusieurs panneaux ici et là. Mais ils étaient dans une écriture incompréhensible. «  dheuizahdo «  indiquait l’un sur la gauche et «  bvghbvhbgh » celui en sens opposé ou encore « lllllfo » d’où venait Miyuki . Des messages codés ? Une langue inconnue et ancienne ? C’était à n’y rien comprendre. Il n’y avait personne et elle était perdue, ne savait pas où aller. Elle était en véritable position de faiblesse. La jeune femme voulut sortir un dessin voir dans ce qu’elle avait réalisé si il y en avait un susceptible de l’aider. Bingo. Une machine en forme de soucoupe qu’elle avait inventée un jour d’ennui qui traçait les odeurs. Peut-être que si elle lui faisait renifler les relents chimiques, il en pisterait l’origine. C’était basique, ce n’était vraiment pas certain que cela fonctionne mais autant tenter. Miyuki n’aimait pas rester dans cette position. La machine prit vie et se mit à renifler dans tous les sens.  Mais c’était trop facile. Beaucoup trop facile. Hélas, elle le comprit trop tard lorsque tous les tuyaux explosèrent à la suite pour laisser échapper un gaz fumigène d’un blanc nacré et que toute échappatoire fut réduite à néant lorsque des rideaux de fer s’abattirent pour bloquer toute issue possible. Un véritable piège à souris. Elle chancela, ses jambes devenaient coton, et lâchaient sous son propre poids. Le tournis lui monta à la tête et brouilla sa vue. Ses yeux devinrent lourds et se fermaient d’eux-mêmes. C’était du gaz soporifique…Il était beaucoup trop tard pour s’empêcher de respirer. Elle l’avait déjà trop fait. Miyuki tenta de lutter tout de même et rester réveillée  pour s’enfuir par la force de sa propre volonté. Mais c’était trop fort, elle s’écroula.

-Vérifie les constantes, et que son corps supporte bien . Elle a le bon profil, je ne veux pas la perdre bêtement.

Quel mal de crâne ! Son esprit était embrumé, désorienté. Le jour, l’endroit tout cela était totalement confus et lui donnait le tournis. Ses paupières étaient encore lourdes, et la lumière blanche lui brulait les yeux mais elle tenta de les ouvrir. Aie. Trop dur, il fallait s’y prendre doucement. Il faisait froid et sentait que son corps était allongé sur un lit barré de deux côtés. Le froid était si prenant que son corps trembla énergiquement. On aurait dit des convulsions. Tout était si flou… Au fond de la salle, par taches plus ou moins précises, un groupe habillé étrangement autour d’un homme revêtu  d’une combinaison imperméable et un masque de papier sur la bouche. Neizhen…c’était forcément lui. Miyuki voulut se lever et l’appeler lorsqu’une main lui prit le bras et serra fort

-Non ! S’il vous remarque vous êtes perdue ! Profitez qu’ils vous croient inconsciente pour vous enfuir !

Celui qui lui avait parlé avait une voix cassé d’outre- tombe. Elle se recoucha le plus silencieusement possible et sans un mot détourna sa tête de trois quarts pour lui parler. Les effets s’étant dissipés, son esprit était à présent tout à fait clair. Miyuki regretta sa curiosité aussitôt qu’elle s’était retournée. Elle retint sa respiration pour ne pas hurler. Son cauchemar devint réalité. Un jeune homme, à la peau blanc cadavre et bleue noire comme nécrosée de l’intérieur. Une moitié de son visage était remplacée par une machinerie complexe qui tentait se s’hybrider à sa peau. Ou l’inverse. Son corps avait été cousu à celui d’un guépard. Le reste, qui était un tant soit peu normal, souffrait d’un probable rejet. Du pus coulait par endroits. C’était horrible à voir, et difficile de ne pas pleurer.

-Ne soyez pas….désolée pour moi. J’étais volontaire. Dans deux mois je devais mourir dans d’atroces souffrances… C’était ma seule, solution… du moins je le croyais.

Ses constats appels d’airs, sa difficulté à parler sans siffler, donnaient l’impression que ses poumons avaient été broyés.  Son doigt rugueux lui caressa sa joue mouillée de larmes.

-Ne vous en faites pas… Il ne vous fera pas subir le sort tout de suite. Vous êtes en bon santé…Vous avez un Don. Il veut que vous fassiez partie de ceux réussis.  Il y a tout de même du bon dans tout cela. J’ai du temps devant moi à présent, et je vois les choses sous un autre angle. Je suis…j’étais Unik. Un noble.  Il vit sa réaction de surprise. Oui…J’ai côtoyé d’autres races pendant des mois, et finalement nous sommes tous pareils. La guerre entre peuples est une idiotie, je ne souhaite qu’à présent que la paix.

Un assistant vint voir qu’elle était réveillée. Miyuki fit mine de dormir. Une fois parti loin, l’ancien noble lui glissa un objet dans la main.

-Gardez-le précieusement. Mes camarades et moi avons décidé d’en finir. Il ne peut plus continuer, c’est une abomination. Nous avons réussi à confectionner une bombe assez puissante qui explosera le laboratoire tout entier. Quand vous serez dehors, appuyez sur le bouton. Nous déclencherons les explosifs à ce moment-là. Ne prenez pas cet air inquiet. Nous nous en sortirons.

Il tenta d’esquisser un sourire, mais la raideur de ses muscles pelés l’en empêcha. Pour qu’ils déclenchent la bombe, il lui fallait détourner l’attention de leurs détenteurs. Miyuki prit son courage à deux mains et en fit sa mission. Elle aurait peut-être des réponses à ses questions. L’ancien noble lui confirma que Neihzen était bien l’homme qu’elle avait vu. Ses affaires lui avaient été retirées mais en se glissant dans ses vêtements elle s’aperçut qu’ils n’avaient pas remarqués un bout de papier. Elle le déplia. C’était un dessin de poignard empoisonné . Des bulles sur le manche faisaient en sorte qu’on puisse libérer le poison par niveaux. Du plus faible au plus foudroyant. Ses forces retrouvées, l’Hybrid s’élança à travers la pièce armée de son poignard et kidnappa Neizhen pour le garder à part. Ce fut l’agitation générale et ses assistants se mirent à rassembler les armes tandis que leurs créations répliquèrent en se révoltant. Amusé, Neizhen pas le moins inquiet du monde, salua sa bravoure et son intelligente stratégie. Le menaçant de son poignard, elle le força à lui indiquer la sortie. Le scientifique déchu leva les yeux au ciel. Comme réponse, il eut le droit à la première bulle du poignard. Cela le fit vomir. Mais il réussit à reprendre le dessus par un tour de force. En mauvaise situation, Miyuki préféra parler pour perturber son attention. Elle lui demanda des explications et lui raconta la rencontre qu Qantik d’il y a douze ans :

-Eh bien, tant qu’on y est…Je souhaitais simplement créer une nouvelle race, qui n’aurait pas les défauts des autres et combineraient leurs qualités. J’y suis presque parvenu. Bien sûr, tous ces gens que vous avez rencontré ou un de mes premiers qui s’est échappé, étaient tous volontaires car la mort allait les emporter dans peu de temps. Mais les élus  seraient des gens comme vous, en bonne santé et de la force déjà. Mais j’avoue que je ne préférais pas vous faire ça. J’ai découvert un autre moyen en plus de celui-ci pour créer la nouvelle race. Faire avaler à des femmes une pilule remplie du mélange des trois gênes et leur faire enfanter le fruit de cette combinaison. En plus, je ferais en sorte qu’ils héritent du Don de l’Hybrid qui le porte. Certes il faudrait qu’il grandisse. Ce serait plus long mais plus sûr, et il vivrait longtemps.

Ses explications la dégoutaient mais son stratagème fonctionnait. Il n’avait pas vu que Miyuki s’était remparée de son poignard, ni qu’un signal sur la boule ronde lui transmettait le message qu’ils avaient le contrôle de la situation.

-Bien sûr, le problème que je n’ai toujours pas réglé est que souvent les mères meurent empoisonnées par l’être qu’elles enfantent…et j’ …

Miyuki ne lui laissa pas poursuivre et l’emmena lame sous la gorge à travers le laboratoire. La prochaine bulle allait commencer à envahir son sang si elle la déclenchait. Il refusa. Miyuki appliqua sa menace. Un peu blême il lui indiqua la direction de la sortie. Presque arrivé à la porte, la jeune femme le fit tomber . Il se tortillait au sol, envahi par le poison. Qui ne tuait pas. Mais Miyuki préféra laisser planer le doute.

-Je tiens quand même à vous le dire. Je trouve que vous séparez trop les gens en bien et mal. Votre vison est vraiment réductrice.

Son ton l’énerva. Il essayait de gagner du temps car elle n’était pas encore à la sortie et un bruit de course et d’armes  lui indiqua qu’elle était en danger, mais elle ne pouvait s’empêcher d’écouter ce qu’il avait à dire pour sa défense.

-Croyez-moi, tous ces tests me révulsent. J’en suis même devenu malade, mais je dois me forcer à le faire si je veux y  arriver. Je dois y arriver. Tous ceux qui m’ont banni sont bien hypocrites. Ils rêvaient de détenir ce que j’allais créer. Vous verrez, vous finirez par avoir le même problème que moi. Votre Don est de créer. Il est difficile de s’imposer des limites à notre création. De supporter les limites. Vous l’ignorez encore, mais vous ferez face un jour à ce dilemme.

Ses paroles étaient insupportables, Miyuki n’était pas comme ce monstre. Elle fut troublée par son ton paternel et sincère. Il avait l’air désolé pour elle, mais c’était impossible d’en  comprendre la raison.

-Ce n’est pas moi qui en étais à l’origine. Je ne veux pas de cela mais je dois le faire. Il insistait sur le "doit" comme s'il craignait une sanction, qu'il n'avait aucune échappatoire. C’est pour cela qu’en partie cela me révulse. Prenez garde désormais, c’est une personne à la fois proche de vous et que vous ne connaissez pas…mais aussi que vous admirez mais à tort.  Je n’ai pas le droit de dire son nom… De toute façon il est trop tard pour vous…

Un coup de feu la tira de ses pensées et elle manqua de peu de se faire assommer par un coup de seringue. Mince ! Ses assistants étaient là, en troupe, revêtus de leurs combinaisons masquées. Les créations…monstrueuses débarquèrent en masse et empêchèrent un nouveau coup de fusil .L’ Ancien Noble la poussa hors de l’entrée et elle s’attendit à ce qu’ils suivent tous. Au lieu de cela, il souda la porte sous les yeux effarés de Miyuki. Il lui fit un geste d’adieu et elle comprit avec horreur. Avant même qu’elle n’ait pu agir, Elle vit comme au ralentis une formidable explosion qui emporta le laboratoire tout entier. Au milieu des flammes, des hommes et femmes mutilés par les innommables expériences se consumaient avec douleur et fierté. Elle pleura lorsque l’ancien noble lui esquissa un dernier sourire comme pour lui souhaiter bon courage. C’était trop tard. Ce n’était plus des monstres à ses yeux. Par désespoir de n’avoir sauvé personne, Miuuki s’abattit sur le sol et hurla, pleura à en perdre la voix. De longues minutes s’écoulèrent à hurler ainsi.

Son cauchemar n’avait peut-être pas prit fin. Au loin, elle vit des ombres s’enfuir sous le soleil de plomb, arrachant ce qui semblait être des combinaisons. Elle crut reconnaître la voix de Neihzen. Elle n’en pouvait plus, était dans l’incapacité d’agir. Sa victoire ? un goût amère .Des réponses au prix du sang. Ses yeux étaient embués de larmes. Si bien qu’un homme put s’approcher sans qu’elle ne s’aperçoive, pour lui tirer dans le dos. Il ne l’avait pas raté. C’était un soldat Unik, il venait sûrement des Laboratoires. De rage, sans trop réfléchir, elle dessina quelques traits au crayon. Avec surprise, un être s’en détacha pour foncer sur la jambe de ‘l’attaquant. Le choc le fit tomber à terre de douleur et l’être de bâtons disparut aussitôt qu’il était apparu. Son Don avait évolué ! Séchant ses larmes qui ne se stoppaient pas, Miyuki prit ses jambes à son cou avant que d’autres ne la repèrent.

En fuyant tout en se soignant, Miyuki se promit de retrouver Neihzen et lui régler son compte. Et puis surtout, qui était cette femme qu’il avait mentionnée ? Encore pleins de questions en perspective…

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Test niveau III " Vers la fin du cauchemar"

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