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Une flûte de champagne [PV Lukas]

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MessageSujet: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Sam 27 Juin - 1:08



La duchesse Thalionwen c’était retrouver face au pire dilemme du mois. Quelle robe choisir ? Si l’idée de choisir une robe vous parait une idée futile, ce n’est pas le cas de la duchesse qui avait prévue de se rendre à une soirée organisé par des membres de l’Elite et que son apparence était primordiale. Une robe mal choisit entacherai sa réputation, après tout. Si elle leurs avait fait l’honneur d’accepter leurs invitations, surtout parce qu’elle manquait cruellement de divertissement ses derniers temps, c’était parce qu’elle avait été sommé par ses tantes de s’y présenté. Radja devinait facilement l’arrière-but de cette insistance, lui trouver un mari pour la cassé et qu’elle arrête de leurs causé des soucis. Radja soupira, elles les avaient depuis longtemps réduite aux stades de bourgeoises vivant de leurs petits boutiques de vêtements de luxe fait mains, et elle était encore gentille de leurs donner une petite part tous les mois pour pas que ses dernières de lui en veille trop. Fait fort était de constaté qu’outre Aalana, l’ainé des trois sœurs, celle doté du sens de l’affaire était réduite et l’ainée était doté d’un fort caractère qui était source de nombreux dilemme entre sa nièce et elle.

En tournant la tête pour regarder l’heure affiché sur sa petite pendule, elle s’aperçue qu’elle devrait se hâter. La réception démarrait dans quelques heures et elles devaient encore se coiffé, revêtir sa robe, et prendre ses médicaments avant de s’en aller pour éviter tout risque. Elle finit par demander l’aide d’une servante, lui demandant sa préférence sur une dizaine de robe sélectionner par Radja. Elle peut en éliminer trois ainsi, les jugeant de fort mauvais gout et ordonna à une seconde servante de lui relire l’invitation. Elle marmonna dans sa barbe, car à cette allure elle allait se rendre à la soirée en robe de chambre. Elle se frotta les tempes quand la première fille l’interrompit dans ses réflexion.

- Si je peux conseiller à Madame la robe parme.
- Pourquoi la parme ?
- Eh bien … euh … Parce qu’elle s’accorde avec vos yeux ?
- Je sais encore de quels couleurs sont mes yeux et dans ce cas autant prendre la bleue ciel.
- Mais … la bleu est trop vivante et la parme vous rendra élégante avec un collier de perle et quelques brode doré.
- Pourquoi pas de l’argent ?
- Parce que l’argent est gris et il se fonderait dans vos cheveux, à moins que vous l’agrémenté de pierre violacé.

Il fallait le dire, cette petite avait de l’audace et un talent pour crée une tenue qui tienne la route avec ce qu’elle avait bien put apercevoir. Radja aima beaucoup cette idée, bien qu’elle resta une bonne dizaine de minute à contemplé la robe en l’imaginant porté et avec les bijoux dit. Cependant, elle finit par sourire à la servante et par approuver son idée. Elle aimait bien ce genre de jeune servante, audacieuse mais respectueuse, avec de très bonnes idées en réserve. C’est d’ailleurs cette dernière qui s’afféra à sa coiffure. Un chignon aux allures complexes, agrémenté de nombreuses pinces dorées, d’un serre-tête fait d’un élastique sombre et de mèches de cheveux replier. Les longs cheveux ondulé et épais de la duchesse furent dure à coiffé et très douloureux, mais la servante finit par en venir à bout et fut amplement satisfaite du résultat.

- C’est parfait, de la robe aux boucles d’oreille. Eh bien mademoiselle, vous avez de l’avenir dans le domaine.

Sans cette jeune femme, la duchesse doutait qu’elle aurait été prête à temps. Elle se promis alors de lui donner une petite prime, car oui, Radja avait beau être sévère et impartiale avec ses employés, elle pouvait également faire preuves de gentillesse et de reconnaissance, comme tout unïks.

Elle ne prit pas plus d’une demi-heure pour se rendre dans le grand manoir qui les invitait. Elle fut accueillie avec respects par les propriétaires et eut la désagréable surprise d’y retrouver ses trois tantes, Aalana, Eachna et Vanora, toutes vêtues d’une robe de leurs créations. Elle ne pouvait pas juger en mal leurs travails, parce qu’au final il marchait bien et leurs créations lui plaisait toujours beaucoup, mais les savoir dans la salle de réception donnait à cette soirée un arrière-gout d’espionnage raté qui l’agacèrent. Elle se força à omettre leurs présences, mais si elle y réussit sans grand mal, la soirée l’ennuya très rapidement. Certes, apprendre les dernières rumeurs d’Anathorey était charmant et parler avec ses dames ne lui attirait que du profit, mais elle s’ennuyait mortellement. Les conversations étaient vite redondantes et elle avait chaud. Comment diable Tallulah, sa sœur ainée, arrivait-elle ai aimé autant de genre de réception mondaine, pour Radja, depuis qu’elle était enfant d’ailleurs, cela la laissa épuisé et lui donnait un sérieux mal de tête.

Elle s’excusa auprès de ses interlocuteurs et s’éloigna discrètement vers une terrasse, plongé dans l’obscurité et à l’abri des regards où elle put pousser un long soupir de soulagement. Elle se demanda ce qu’il lui avait pris d’accepter, ses promenades dans les parcs d’Anathorey n’auraient pas suffi ? Non, bien sûr que non, une duchesse avait besoin de se montré présente après des autres Elites sous peine d’avoir une étrange réputation.

- Il n’y a pas à dire Tallulah, s’il y a bien une chose que j’enviais chez toi c’était ta capacité à apprécié ce genre de soirée – murmura-elle.

Elle leva les yeux vers la cité en contrebas et savoura une brise fraiche qui lui soufflait au visage. Son corset la serrait et la soirée était encore longue, mais elle pouvait profités ses petits moments de répit autant qu’elle le voudrait.
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Dim 28 Juin - 19:31


Il avait pourtant fait en sorte d'être le plus discret possible. Mais Anathorey ne faillait pas à sa réputation de « cité omnisciente ». Tout se savait à une vitesse si incroyable que c'en était parfois vertigineux. Plus vertigineux encore que la folle histoire de Solomon Grundy. C'était pour cela que Lukas avait reçu au manoir il y avait de cela quelques jours une invitation à une soirée mondaine donnée par le Duc de Rosenfeld. C'était un homme très connu dans Anathorey pour son goût pour les beaux objets, et les choses chères. Ce genre de personne n'était pas de celle que Lukas aimait à compter parmi ses amis.
Ceci dit, il aurait été très mal venu de sa part d'ignorer cette invitation. De plus son entourage domestique lui recommandait de se reconstituer une vie sociale maintenant qu'il avait enfin récupérer son domaine ducal qu'on lui avait spolié. Cela faisait en effet de longues années que l'on n'avait plus entendu parler du Duc Rainforth dans la pègre d'Anathorey. Lukas avait refait surface il y avait quelques courts mois de cela, mais rien n'échappait à personne dans la capitale blanche.

Son retour dans la haute société n'était finalement un secret pour personne. La seule chose qu'ignoraient les gens devait être le vieillissement de ses traits. Lukas avait beau être jeune, il n'avait plus l'allure enjouée et ouverte qu'il possédait à l'âge de vingt ans. Sept ans plus tard, il était comme de l'eau calme, qui bruissait à peine quand on l'effleurait. Cette soirée à laquelle on le conviait promettait cependant d'être de la même trempe que celles auxquelles il avait assisté plus jeune. Rien ne changeait jamais dans la société noble, si ce n'était les modes vestimentaires et les goûts musicaux. C'était à contrecœur que Lukas acceptait d'être de nouveau confronté à ce milieu en vase clos.

La diligence de Kokobots dans laquelle le jeune Duc ruminait ces pensées ennuyées s'arrêta, arrivée à destination. Un valet de pied vint lui ouvrir la porte et il put descendre dans la cour intérieure de la très riche demeure à la façade illuminée où la fête se déroulait. On le conduisit dans le hall d'entrée, où il faut accueilli comme un Prince. Lukas lui, salua avec retenue et calme les personnes venues à sa rencontre. Il souriait gentiment de son habituel air doux au fond de mélancolie. Il prit part aux premières conversations qui filèrent autour de lui, puis il se mêla au reste des invités dans la salle de réception.
Des potins, de la chasse, des mariages, des histoires de famille... Voilà à quoi se résumaient les soucis de la noble et grande Cité d'Anathorey. Cela n'avait strictement aucun intérêt, et bien que tout le monde le sache et ne le supporte, personne n'y changeait quoi que ce soit. Cependant Lukas écoutait toujours d'une oreille bienveillante ce qu'on lui faisait l'honneur de lui confier. Le jeune noble avait foncièrement bon caractère, et mettait un point d'honneur à ne jamais paraître grossier ou désagréable.

La première heure et demie de la soirée étant passée, Lukas commença à se tenir un peu raide sur ses jambes. Rester près de ces messieurs qui discutaient avec passion des actions placées à la bourse d'Anathorey n'était pas moins éprouvant que d'être entouré de femmes qui critiquaient leurs rivales. Si Fleya avait été présente ce soir, il aurait pu lui en apprendre davantage sur la vie en société noble. Il lui aurait parlé des gens présents, et il l'aurait même faite danser. Malheureusement sa petite protégée était restée au manoir pour se reposer d'une éprouvante journée. Lukas sentit qu'il avait besoin de s'aérer un peu. Il pria ses interlocuteurs de bien vouloir l'excuser, avant de s'éloigner dans la salle, pour sortir par la grande baie vitrée sur une terrasse calme et obscurcie par la nuit.

L'immense terrasse longeait la salle de réception. S'y trouvaient des plantes et un petit salon de jardin. Les propriétaires devaient aimer à venir prendre le thé par ici de temps en temps. Le jeune homme se dirigea sur la droite pour s'éloigner un peu des grandes fenêtres et se fondre dans l'ombre de la végétation. Une légère brise fraîche vint enlacer sa silhouette élancée. Il inspira profondément, et ferma les yeux, pour savourer cet instant de silence qui saurait soulager ses oreilles bourdonnant encore des ragots qu'il avait écouté sans intérêt.

Après quelques instants resté à s'isoler, Lukas songea qu'il était sans doute temps de retourner dans cette salle de réception. Il tourna les talons pour sortir de son coin de sérénité, et remarqua que plus loin sur la terrasse, une jeune femme profitait elle aussi de la fraîcheur du soir. Elle se tenait face à la Cité d'Anathorey, sur laquelle il était vrai, on avait une vue imprenable depuis cette terrasse. Le jeune homme se demanda si elle aussi était venue ici pour se repaître de la tranquillité du jardin en contrebas. Si tel était le cas, il était préférable qu'il ne lui adresse pas la parole, de sorte qu'elle ne se sente pas importunée.
L'inconvénient était que Lukas ne pouvait retourner dans la salle de réception sans se faire voir de cette jeune femme à l'étrange chevelure argentée, et sans passer près d'elle. Le jeune homme dirigea alors doucement ses pas vers elle. Puisqu'il se ferait voir inévitablement, il préféra jouer la carte de la politesse.

Lorsqu'il croisa son regard en passant près d'elle, Lukas s'arrêta, s'inclina légèrement et dit de sa voix feutrée : « Pardonnez mon irruption soudaine Lady, je ne voulais pas perturber votre tranquillité. Je souhaitais simplement me rendre de nouveau auprès de notre hôte... ». Il se redressa doucement et lui adressa un sourire discret. Quelque part, il avait menti, car Lukas n'avait aucune envie de retourner se mêler à ces gens. Mais pouvait-il rester éternellement ici sans aucune raison ?
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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Mar 30 Juin - 15:57


C’était l’une de ses nuits qu’on jugeait des plus belles, ses soirées d’été où le ciel était si dégager qu’on pouvait admirer l’étendu étoilé s’étendre au-dessus de nos têtes, contemplant avec bienveillance les héritiers d’une logique et tragique histoire. Cependant, si Radja avait adoré voir ce ciel dégager dans son enfance, elle devait faire à l’idée qu’elle ne le reverrait jamais. Quelques allergies malvenues la condamnait à se tenir à l’égard de quelques animaux qu’on avait coutume d’utiliser, les bicornes en particulier, et la ville était pour elle un lieu salvateur qui lui permettait de respiré normalement, mais dont la lumière la privait de cette contemplation céleste. La duchesse soupira, c’était là le seul inconvenant qu’elle avait trouvé à Anathorey, si ce n’était les soirées interminable des nobles, et elle regrettait cette douce époque infantile où elle observait le ciel pendant des heures avec sa sœur.

La dame secoua la tête, chassant le souvenir de sa sœur aussi rapide qu’il était venu. Il n’était plus temps de pensé à cette dernière, si elle aurait encore été de leur monde, elle aurait provoqué un véritable désastre au sein de la famille Thalionwen et Radja n’aurait jamais pu lui pardonner la perte d’un titre aussi prestigieux. Alors qu’elle reprenait contenance, des bruits de pas se firent entendre du côté droit. Sans attendre, la duchesse tourna la tête, forçant un petit rictus amical pour ne pas paraître désagréable dans le cas où il s’agirait d’un hôte. Il fallait toujours sauver les apparences, aux combien certaines visites ou rencontre était désagréable.

Cet intrus se révéla être un grand jeune homme à la chevelure noir qui affichait sur son visage un sourire poli et exécuta une petite révérence. Radja lui rendu son salut, avec l’une de ses révérences réserver aux femmes ainsi qu’avec un sourire doux. Etrangement, cet homme lui rappela quelqu’un, certes elle avait dut le croisée pendant la réception, mais ce souvenir semblait revenir de plus loin encore.

- Pardonnez mon irruption soudaine Lady, je ne voulais pas perturber votre tranquillité. Je souhaitais simplement me rendre de nouveau auprès de notre hôte... – Fit-il d’une voix douce.
- Je vous en prie. – Lui répondit-elle avec un sourire.

Impossible pour la duchesse de mettre un nom sur son visage, elle avait beau réfléchir à toute allure, comme elle savait st bien le faire pendant les situations d’urgence, mais si cet homme lui était vaguement familier elle n’avait su lui redonner nom. Il n’était pas là lors des derniers réceptions où elle avait été présente et si elle remontait plus loin encore, à ses soirées auxquelles elle avait assisté avec sa sœur, les visages puérils n’était là d’aucun recours car les enfants avait grandi et leur visages vieillis. Déjà il se redressait et semblait vouloir continuer sa route et, souhaitant avoir la réponse à sa question avant qu’il ne disparaisse, Radja l’interpella.

- Excusez-moi, mon Seigneur. – Fit-elle d’une voix suave.

Nulle besoin de crier, la paix que procurait le balcon suffisait à se faire entendre facilement. La duchesse fit quelques pas en sa direction et repris la parole en le regardant dans les yeux.

- Excusez-moi, mais votre visage me dit quelques choses. Ne nous serions nous pas déjà rencontre ?

Peut-être que si elle n’avait pas la réponse, lui l’aurait en retour. Elle avait une de ses difficultés à se souvenir du visage des gens qu’elle croisait, les chiffres et les lettres étaient beaucoup plus facile à mémoriser pour elle.


[HRP: C'est tellement parfait T_T J'ai presque honte de posté une réponse comme ça.]
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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Lun 6 Juil - 23:11


Cette jeune femme se tenait droite sur la terrasse vide, illuminée seulement par les frais rayons des deux Lunes. Une très longue chevelure évoquait leurs couleurs nocturnes et retombait par quelques mèches gracieuses sur ses petites épaules. Elle portait une très riche robe couleur parme provenant sans doute de la meilleure maison de couture d'Anathorey. Quelques bijoux venaient agrémenter son cou, et ses fins poignets.
Elle tourna son regard clair vers Lukas. Cette jeune femme était aussi brillante et pâle qu'une perle précieuse. Lukas lui, était un grand échalas sombre, comme un corbeau. Le contraste entre les deux invités était assez étrange. Elle était la lumière sur ce balcon, alors que lui n'était que ténèbres se fondant dans la nuit.

Lorsqu'elle lui répondit d'une voix douce qu'elle n'avait pas été dérangée, Lukas s'inclina respectueusement à nouveau et commença à éloigner ses pas vers la salle de réception. Il n'avait guère hâte de retrouver son atmosphère festive, après avoir goûté au calme et à la fraîcheur de cette nuit claire. Mais la même voix douce l'interpella de nouveau. Lukas s'arrêta, et se retourna vers la jeune femme.
Elle lui demanda s'ils ne s'étaient pas déjà rencontré, car le visage du jeune homme lui était familier. Lukas, d'abord un peu surpris par cette question, adressa un sourire poli à la charmante inconnue.

« Je crains que non, mademoiselle, à moins que ma mémoire ne me fasse défaut... » Ce qui était impossible car grâce aux capacités de l'Archives Book, Lukas pouvait se souvenir de tous les visages des personnes qu'il avait déjà rencontrées dans sa vie. Cependant il aurait été impoli de l'affirmer avec autant de certitude de but en blanc. Il n'était pas à exclure l'hypothèse selon laquelle cette question fut une stratégie pour faire la conversation à Lukas. Peut-être que cette lady souffrait elle aussi de cette fête bruyante ?

« J'espère ne pas vous sembler impoli. Apprendre mon nom vous aiderait-il à y voir plus clair ? »

Lukas s'approcha de la jeune inconnue, et tendit légèrement sa main gantée de noir à la jeune femme, prêt à cueillir ses fines phalanges pour un baisemain, comme il était coutume de se saluer entre homme et femme nobles à Anathorey.

« Je me nomme Lukas Rainforth » dit le jeune Duc d'un ton feutré « Et je pense être un illustre inconnu pour la plupart des convives réunis ici ce soir » ajouta-t-il en souriant.

Ce n'était là que la pure vérité, non ? Il n'avait pas été présent dans la pègre depuis sept longues années. Personne ne s'était soucié de savoir s'il était vivant ou mort, pendant tout ce temps, que ce fussent les grands Ducs, ou bien les amis proches de sa famille. Tout n'était qu'apparence à Anathorey, et les masques du passé tombant, on ne reconnaissait plus le visage qui était le sien. Désormais Lukas n'était qu'un Lord parmi les autres, une ombre inconnue un peu vague dans les salons. Rares étaient les personnes qui s'intéressaient de près à lui. La plupart du temps tout ce qu'on lui demandait était d'écouter les racontars que l'on avait réussit à dénicher sous les jupons frivoles d'une jeune héritière que l'on voulait à tout prix déshonorer.

« A qui ai-je l'honneur, Lady ? » demanda alors Lukas, en se redressant. Si elle avait eu le sentiment – fut-il véritable – de le connaître, lui n'avait aucun souvenir d'avoir croisé cette jeune femme auparavant. Il était inutile de dégainer l'Archives Book pour s'en assurer, une telle apparence ne s'oubliait pas. Peu de femmes avaient cette chevelure gris argenté à Anathorey. Cela devait briller de mille feux sous le Soleil, ou luire de manière lointaine dans la nuit.

Derrière eux, dans la salle de réception, des musiciens commencèrent à jouer une valse. L'heure était déjà venue aux danses de société ? Les premiers couples s'élançaient doucement sur la piste, pour virevolter le temps que durerait la dansante mélodie. Leur hôte dansait d'ores et déjà avec son épouse, sous les yeux ravis des convives qui eux préféraient finir leur verre ou profiter des quelques amuse-bouche avant de s'en aller tournoyer.

« Êtes-vous une amie du Duc de Rosenfeld ? »

Lukas se montrait curieux. Mais puisque lui n'était connu ni d’Ève ni d'Adam par cet illustre personnage, peut-être côtoyait-il actuellement quelqu'un de très prestigieux sans le savoir.

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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Mer 8 Juil - 11:46


Il fallait plisser les yeux pour réussit à détaillé son visage. Cet homme mince vêtue de noir se fondait parfaitement à l’environnement nocturne qui régnait en mettre à l’extérieur de la demeure du Duc, il se fondait si bien qu’il arriverait surement à se faire oublier. La duchesse avait beau chercher au plus profond de sa mémoire, qu’elle pensait infaillible, elle n’arrivait à remettre un nom sur ce visage. Peut-être l’avait-elle croisé étant enfant et, l’âge faisant son œuvre, elle n’arrivait plus à reconnaitre ce petit garçon dans le visage adulte qui se présentait devant elle. Quand Radja l’interpella, ce dernier se retourna en réalisant de délicat mouvement et il lui fit un sourire des plus charmants qui ne fut pas sans effet. Si la duchesse n’était pas du genre à se laisser avoir par de belles paroles ou le charisme naturel de certaines personnes, cela ne l’empêchait pas d’apprécier les hommes. D’autant plus si ses derniers renfermaient une part de mystère et qu’ils avaient liés, d’une manière ou d’une autre, une affinité avec les ombres.

- Je crains que non, mademoiselle, à moins que ma mémoire ne me fasse défaut...

Un léger silence survint. Il ne la reconnaissait pas, pourtant on lui avait nombreuses fois dit la reconnaitre et elle devait avouer qu’elle avait quelques attribue physique qui la rendait difficile à oublier. Ses épaules s’affaissèrent, elle c’était visiblement tromper et cela l’ennuyait, car elle reconnaissait que peu de monde à cette soirée mondaine qui faisait le plaisir de ses ainées. Fort était de constaté qu’elle n’avait gardé aucun lien avec les enfants de sa génération.

- J'espère ne pas vous sembler impoli. Apprendre mon nom vous aiderait-il à y voir plus clair ? – Le duchesse, interpellée par la proposition du jeune homme, hocha la tête en signe d’affirmation.

Suite à ce petit signe de tête, l’illustre inconnu s’avança de quelques pas et tendit sa main. Radja y glissa sa main, s’attendant à recevoir un baisemain, salut coutumier dans le cercle fermer de l’élite. Le brun eut tôt fait d’embrasser sa main qu’il révéla son nom qui, malheureusement, n’aida pas la duchesse à retrouver le souvenir associer.

- Je me nomme Lukas Rainforth. Et je pense être un illustre inconnu pour la plupart des convives réunis ici ce soir.

Cela devait être le cas, en effet, la blanche ne se souvenait pas avoir eu vent de cette famille et si on lui en avait parlé elle l’avait jugé fort peu importante. Cela dit, si Lukas se tenait présent à la soirée du Duc de Rosenfeld c’est que sa famille avait assez de prestige pour se tenir présent. La jeune duchesse se promis de faire des recherches sur les Rainforth, entre deux livres de comptabilités ou elle chargerait un de ses serviteurs de rassembler les informations nécessaire.

- A qui ai-je l'honneur, Lady ?

Sa voix suave coupa court à ses notes mentales et Radja se mit à sourire, comme pour lui assurer qu’elle avait bien entendu sa question, qu’elle était présente à ses côtés et qu’elle n’était qu’une jeune femme douce. Tant qu’il ne se doutait pas qu’elle rechercherait qui il était réellement, tout allait bien se passé. Pourtant, il n’avait pas l’air bien méchant, dans un monde où tous les visages aussi souriant soit-il ne sont que vice et corruption, il était rare de trouve des êtres d’une tels douceur. Il avait l’air si doux que même Radja se laisserait avoir si elle n’était pas aussi persuader que personne ne pouvait l’être autant sans risque de sérieux ennuie. Cependant, cet homme attirait à lui une sympathie rare qu’elle se surprit apprécier à offrir en cette agréable nuit.

- Je me nomme Radja Thalionwen. Actuellement duchesse de Thalionwen.

Elle aurait bien rajouté quelques choses, mais cela aurait été de trop. Absorbé par la contemplation de ce nouvel élite qui lui arrachait des élans d’affection, c’est à peine sur Radja entendit la musique du bal changer. De là où ils se tenaient, la musique n’était qu’un bruit de fond appréciable qui noyait le brouhaha des commères et les rires des orgueilleux. Ce changement attira l’attention de la duchesse qui tourna les yeux vers la salle qui brillait d’une lumière orangé, mais si l’attrait que provoquait l’intérieur du bâtiment était tentant, la duchesse savait pertinemment ce qu’elle y trouverait. Elle n’avait guère envie de se faire inviter à danser, ne serait-ce que pour faire la connaissance d’un jeune noble ou de devoir raconté sa petite vie à un vieil homme aussi intéresser par les « qu’en dira-t-on » que son épouse sénile.

- Êtes-vous une amie du Duc de Rosenfeld ?
- Pas vraiment. – Fit-elle en détournant son regard de la piste de danse pour croisé ses yeux. – Une invité d’honneur je dirai. Je n’ai pas vraiment d’amis véritables en ses lieux, tout au plus une tante sympathique.

Eachna était considéré comme une excentrique, pour ne pas dire qu’elle souffrait d’un léger retard mentale qui la faisait se comporté comme une gamine à l’âge de quarante-cinq quand, plus ou moins. Cependant, cette pauvre femme avait toujours été gentille avec Radja et elle c’était même montré complice de ses bêtises quand elle était encore enfant, d’ailleurs c’était bien la seule de ses tantes à l’apprécier réellement. Aalana se doutait de quelques choses quant à l’assassinat de Tallulah et Vanora avait totalement perdu le nord depuis la mort de sa compagne. La blanche émit un petit soupire, dire qu’elle aurait pu se faire des relations correctes, voilà qu’elle se mettait à fuir la piste de danse pour profiter de l’air frais de l’extérieur.

- Veillez m’excusez, je ne suis pas de très bonne compagnie ses temps-ci. J’ai l’impression d’étouffé à l’intérieur de la grande salle.
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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Mar 28 Juil - 23:48


La jeune femme blanche vêtue de parme lui avait tendu sa petite main. Elle était gantée, fragile, comme les fines branches d'un arbre de lilas. Au moment de la saisir, il avait craint de la brusquer. Lukas la saisit aussi doucement que l'on sortirait un très précieux bijou de son écrin. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas côtoyé des personnes de la haute société, mais cette jeune femme avait une tout autre allure que les autres. Elle se distinguait par sa clarté lunaire sur ce balcon sombre, et parmi la foule des convives, comme une fragrance rare et subtile qui caressait les sens à vous enivrer si l'on se laissait tourner la tête. Seules les femmes de la très haute société faisaient de tels ravages sur leur chemin. Même les plus dignes et robustes des princes pouvait chavirer en leur présence. Lukas sentait que cette jeune femme appartenait à cette rare catégorie, à ces perles qui luisaient comme des trésors sur l'élégant collier de la pègre d'Anathorey.

Lorsqu'elle se présenta, sa voix douce glissa dans la nuit comme une patte de chat sur du velours. Elle se nommait Radja Thalionwen, et était l'actuelle Duchesse à la tête de la maison du même nom. Lukas lui sourit, et déclara qu'il était enchanté de faire sa connaissance. Il ne connaissait pas son nom, mais il comprit pourquoi cette aura mystérieuse et belle qui était la sienne imprégnait tant l'atmosphère de grâce et d'élégance. Duchesse n'était pas un titre très courant. Lukas était plutôt étonné de rencontrer une consœur si prestigieuse de manière si hasardeuse, d'autant plus qu'elle ne semblait pas être venue ici de gaieté de cœur. Peut-être l'avait-on traînée ici pour l'image du domaine qui était le sien. Lukas lui n'avait rien dit par ailleurs de son propre titre. Pour Radja Thalionwen, il serait l'invité étrange à qui il ne manquait qu'un masque pour épaissir l'énigme de sa présence en de pareils lieux.

Après un léger soupire, la duchesse s'excusa de ne pas être de très bonne compagnie en cette soirée. L'air plus délicate qu'une douce princesse, elle admit être oppressée par les agitations des fêtes mondaines.
« Ne dîtes pas cela. Votre présence à mes côtés ne m'est pas désagréable le moins du monde. » lui répondit Lukas en lui souriant aimablement. Son sourire était sincère, mais il avait cela de curieux qu'il mêlait une chaleureuse sollicitude pour son interlocuteur et une profonde mélancolie. Toujours était-il que le jeune homme ne demeura pas en reste devant la détresse de sa compagne, dont la migraine risquait d'être rythmée par la dansante musique du bal qui se déroulait derrière eux s'ils ne se résolvaient pas à faire quelques pas un peu plus loin.

Près d'eux, on devinait un escalier qui descendait de la terrasse jusque dans les jardins de la propriété. Lukas se dirigea sur la première marche puis tendit à Radja une main complice : « Que diriez-vous de nous éloigner dans des lieux un peu plus calmes ? » En bas des marches, de petites allées encadrées d'arbres haut et feuillus, étaient parsemées de petites lumières qui éclairait leur gravier fin. L'air du soir et la fraîcheur des plantes feraient sans doute le plus grand bien à l'exigeante lady. Peut-êtres risquaient-ils d'alimenter bien des ragots si on les voyait ainsi se promener tous les deux dans la pénombre, mais Lukas pensait qu'il était plus important que la soirée ne soit pas gâchée pour eux deux.

Lukas attendit que Radja accepte de le rejoindre pour descendre les marches jusqu'à ce qu'ils entrent tous les deux dans les jardins. Dans l'obscurité, on distinguait les pelouses comme de vestes étendues sombres comme des tapis, sur lesquelles étaient ça et là disséminées avec une rigoureuse symétrie des parterres de fleurs fermées par la nuit. Seules étaient ouvertes de hautes fleurs montantes, qui poussaient le long des troncs qui jonchaient les allées où ils allèrent perdre leurs pas. La lueur lunaire au travers des pétales leur donnait de magnifiques reflets bleutés. Si Radja était brillante elle aussi sous le ciel noir, lui se fondait dans le décor comme une ombre discrète, que l'on devinait à peine. Après qu'ils ont fait quelques pas, Lukas tourna un regard poli vers la duchesse : « Je serais navré que vous passiez un mauvais moment ce soir. Pourrais-je vous aider à vous sentir mieux, de quelque manière que ce soit ? » lui demanda-t-il, comme l'aurait fait un parfait gentleman. Peut-être que Lukas n'était pas si différent de ce genre d'homme, à vrai dire...

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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Mer 29 Juil - 19:17


- Ne dîtes pas cela. Votre présence à mes côtés ne m'est pas désagréable le moins du monde.

La duchesse le regarda avec étonnement, cet homme ne semblait pas la flatter plus que cela, tout au juste quelques louanges bien placer. Radja eut un sourire amusé, tous autres personnages auraient exagéré l’utilisation de compliment à la suite de la présentation de son titre de duchesse. Pourtant, ce n’était pas le cas de Lukas qui continuait à se montré courtois et réserver. La blanche en vain à se demander quel était cet étrange phénomène de foire avec qui elle discutait. Elle ne se demanda pas s’il comptait la manipuler, la douce aura qui émanait de lui l’empêchait de pensé que ce jeune homme lui voudrait du mal, mais elle n’abandonna pas son questionnement. Qui était-il réellement ?

Lukas se dirigea vers le bord du balcon où il y découvrit, masquer par le feuillage d’un buisson bien entretenu, un escalier menant aux jardins du maitre des lieux. Ses derniers étaient majoritairement plonger dans l’ombre, c’était à peine si Radja avait pu les apercevoir tout à l’heure. Alors que la duchesse se perdait dans la contemplation de son interlocuteur, dont elle se questionnait toujours sur les origines, elle fut surprise de le voir se retourné et de lui tendre la main avec dans les yeux une lueur complices qui la surprise. Etait-ce bien elle qu’il invitait à suivre ?

- Que diriez-vous de nous éloigner dans des lieux un peu plus calmes ?

Jamais personne n’avait proposé cela à Radja. Ainsi, ses grands yeux bleus s’écarquillèrent avec un étonnement qu’elle ne put dissimuler. Généralement, c’était Tallulah qu’on invitait dans les lieux sombres à l’écart de la riche population et de leurs regards carnassiers. La jeune femme jeta un regard vers la grande salle, dont les notes de musiques parvenaient à ses oreilles sans la moindre difficulté, et se demanda ce que diraient ses tantes. Elle secoua brièvement la tête et se retrouva vers le jeune homme qui lui tendait la main, refusant l’idée que ses vieilles femmes aigris puissent dire quoi que ce soit sur sa vie et ses choix.

- Cela me parait-être une bonne idée. – dit-elle en posant sa main sur celle que lui tendait Lukas, en souriant.

Elle ne pouvait nier que cette petite excursion la mettait tout en émois, autant qu’elle la soulageait. Elle pourrait profiter du calme des jardins tout en continuant à discuter en privé avec cet homme qui l’intriguait au plus haut point. Lukas l’aida à descendre l’escalier de pierre qui menait jusqu’aux jardins, la duchesse lui tien fermement la main de peur de glisser et lui adressa un large sourire en guise de remerciement une fois la terre fermer et les graviers blancs atteins. Toutes les plantes autours d’eux semblait avoir était taillé avec soin, rendant les lieux empreints d’esthétique mais les privant de cette beauté naturel qui rendait les végétaux si particuliers. Se promenant dans les allés, Radja n’eut guère de peine à imaginer la couleur des lieux quand le soleil était encore lever, les parterres de fleurs rouges et jaune donnaient arbres verts d’avantage de vie.

Cependant, la duchesse Thalionwen préférait nettement les lieux de nuit. Malgré les éclairages que le Duc de Rosenfeld avait mis en place, la lune restait la maitresse des lieux et ses doux rayons faisait briller les fleurs nocturnes qui s’accrochait avec ferveur sur les troncs des arbres endormit. Les lieux semblait empreint de magie, à tel point que même la pelouse semblait arboré des teintes bleuté avant de disparaitre dans l’obscurité rassurante de la nuit. Radja l’observa plusieurs fois à des endroits différents, pour voir si ce reflet était présent partout dans le jardin et cela semblait être le cas.

Une fois que le duo se fut suffisamment éloigné du brouhaha de la salle de bal, Lukas fit halte et se tourna vers Radja. Son arrêt l’a surpris au plus haut point, malgré sa présence à ses côtés il c’était montré tellement discret qu’elle aurait pu aisément l’oublier et, maintenant qu’il se trouvait en face d’elle, elle s’apercevait qu’il portait les couleurs de la nuit elle-même. Un pas de sa part en arrière et il aurait pu disparaître.

- Je serais navré que vous passiez un mauvais moment ce soir. Pourrais-je vous aider à vous sentir mieux, de quelque manière que ce soit ?

Bien que d’abord étonner par son petit discours, Radja ne put réprimer un petit gloussement devant tant de politesse. A croire qu’il faisait exprès d’être aussi droit et polit.

- « Votre présence à mes côtés ne m’est pas désagréable le moins du monde ». – dit-elle avec un petit sourire. – Elle l’est bien plus que la majeur partie des invités du Duc, alors ne vous inquiétez pas pour cela, car je passerais un bien meilleur moment en votre compagnie que sur la piste de danse.

Rien qu’à imaginer le nombre de tour sur elle-même qu’elle aurait dut réaliser rien que pour se faire voir, elle en avait le tournis. Voulant profitez que son interlocuteur eut engagez la conversation, elle enchaîna sans attendre de peur que le silence ne s’installe entre eux.

- Voulez-vous éclairé ma curiosité ? Que fait « l’illustre inconnu » dans une réception aussi … fermé ?

Derrière son sourire charmant elle entendait bien avoir la réponse aux multiples questions qu’elle se posait depuis qu’il était apparue à ses cotés sur le balcon. Se doutant qu’un tel comportement risquait de le faire se renfermer sur lui-même s’il ne souhaitait pas divulguer son identité, elle continua sur un ton plus rieur bien que sincère.

- Vous me semblez différents de tous ceux présents ce soir, cela m’est étonnamment agréable. Je ne m’attendais pas à rencontrer une personne comme vous ici.

Elle s’attendait à beaucoup de chose à vrai dire. A recevoir des avances, à avoir envie de vomir tellement l’air était lourd, à mourir de soif, à se faire reluquer par des Elites vieillissant, mais certainement pas à trouver une si bonne compagnie en ses lieux respirant la luxure et la richesse. Elle avait envie de le connaitre, mais son éducation et sa réserve naturel l’empêchait de divulgué ses véritables intention à Lukas, enfin cela ne se faisait pas pour une dame de la haute société.
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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Mer 5 Aoû - 14:42


Radja émit un petit rire amusé avant de répondre à la question de Lukas en reprenant les exacts termes qu’il avait employé un peu auparavant. Elle déclara qu’au contraire elle préférait bien davantage se trouver à ses côtés plutôt que de perdre de l’énergie parmi les danseurs. La compagnie du jeune homme lui était, selon ses propres termes, très agréable. Il inclina légèrement la tête avec humilité. « Je vous remercie. » souffla-t-il simplement. La duchesse lui demanda ce qu’un illustre inconnu comme lui faisait dans une réception aussi huppée que celle-ci. Il était vrai que croiser un monsieur personne dans la demeure d’un duc pouvait sembler très curieux, et cette ambiguïté n’avait pas échappé à l’attention aiguisée de la perspicace Radja. Lukas esquissa un sourire mystérieux : « Je me le demande… » Cette réponse était bien évasive. Mais au cours de la soirée il s’était demandé ce qu’il était venu faire en ces lieux plusieurs fois. Sa présence sur le domaine des Rosenfeld était loin d’être une évidence.

« Vous me semblez différent de tous ceux présents ce soir, cela m’est étonnamment agréable » ajouta Radja d’une voix douce et amusée. « Je ne m’attendais pas à rencontrer une personne comme vous ici » - « Vous m’honorez » répondit Lukas avec modestie. Que lui valait donc cette différence de traitement vis-à-vis des autres convives ? Il n’en savait rien. Toujours était-il qu’il était parvenu à l’exploit de rentrer dans les bonnes grâces de cette exigeante jeune femme, par il ne savait quel miracle.
« S’agissant de ma présence en ces lieux, il peut y avoir, à mon sens, plusieurs raisons ». Il reprit tranquillement ses pas pour suivre avec lenteur une petite allée qui leur ferait faire un grand tour dans les jardins. « Il est dit qu’un homme de l’importance d’un Duc se doit de s’adonner aux traditions de la haute société. La rareté de son titre doit le pousser à montrer lors de soirées mondaines qu’il sait s’entourer comme il se doit avec des gens de valeur. C’est un gage de pouvoir et de charisme, qualités qui constituent sans doute le socle de la noblesse ». Bien que Lukas eut bien des choses à redire sur le sujet. Lui ne faisait part que des dogmes de la haute société. Lui, se gardait bien d’exprimer son avis à tout va, il était bien trop prudent pour le faire.

« Je suppose donc que lorsque l’on est convié à un tel événement, c’est parce que son nom a une connotation qui résonne à l’oreille de l’hôte. En lisant telles armoiries, il saura si la personne qui les possède a du pouvoir, si elle est populaire parmi les nobles, et caetera ». Lukas adressa un sourire discret à Radja. « Ou peut-être n’est-on invité que pour des raisons bien davantage superficielles, comme l’apparence, la richesse, l’élégance de son nom… ou bien parce que l’on sait la personne moins importante que les autres et que l’on désire la transformer en faire-valoir de la soirée.». Une petite brise légère se mit à souffler, se glissant sur les façades de la peau dénudées comme une froide caresse.
« C’était selon tout cela que raisonnait mon père » Dieu savait combien les points de vue de Lukas divergeaient de ceux de feu Victor Rainforth. « Bien des nobles aujourd’hui encore doivent suivre cette logique pragmatique. » Et qui tuait absolument toute spontanéité des rapports entre les Üniks.

« J’ignore donc exactement ce qui a poussé le Duc de Rosenfeld à solliciter ma présence ce soir. Quel que soit le prestige qu’il puisse en tirer – et je doute fort que ce soit le cas – nous demeurons l’un pour l’autre de parfaits étrangers. ». Lukas était certes l’héritier d’un duché qui fut puissant autrefois, mais il avait disparu pendant sept longues années. Quelle gloire tirait-on à  s’exposer aux côtés d’un  jeune noble que tout le monde avait oublié depuis longtemps ? Malheureusement pour Lukas, il avait fallu qu’il attire l’attention d’un homme avide qui se complaisait dans les rencontres d’élite et de grande classe. Le duché des Rainforth faisait donc encore rêver certains. Probablement des nobles qui lui promettraient une tutelle, une attention protectrice et remarquable pour son retour en haute société, dans le secret mais unique but de lui soutirer des biens. Lukas esquissa un sourire à la fois amusé et désolé par cette idée. Ce que les gens étaient calculateurs à Anathorey… Il avait toutefois la présence d’esprit de se méfier de personnes de ce genre-là. Après tout, il était très loin d’être né de la dernière pluie.

L’atmosphère poétique du jardin ne devait pas être ruinée par le discours de Lukas. Il tourna son regard brillant dans la nuit vers la jeune Thalionwen. « Je m’excuse d’avoir été si bavard… » conclut-il d’une voix feutrée.
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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Lun 10 Aoû - 0:59

- Vous m’honorez

C’était peu dire, Radja n’appréciait très peu de monde sur cette terre. Peut-être parce qu’elle avait un caractère déplorable, parce qu’elle remettait tout à plus tard quand il s’agissait de relations uniks ou parce qu’elle avait peur de voir où cela mènerait. Elle n’en avait pas idée elle-même. Cependant, elle ne resta pas longtemps accrocher aux paroles, pourtant simple de son compagnon de promenade, qui flattait son égo tel une petite caresse agréable et devins des plus attentives quand Lukas prit la parole. Elle ne quittait pas des yeux sa mâchoire dessiné au fusain, ni chaque mouvement de ses lèvres dont elle put boire la moindre parole qui s’y échappait. Sa curiosité semblait insatiable.

- S’agissant de ma présence en ces lieux, il peut y avoir, à mon sens, plusieurs raisons. Il est dit qu’un homme de l’importance d’un Duc se doit de s’adonner aux traditions de la haute société. La rareté de son titre doit le pousser à montrer lors de soirées mondaines qu’il sait s’entourer comme il se doit avec des gens de valeur. C’est un gage de pouvoir et de charisme, qualités qui constituent sans doute le socle de la noblesse.

Alors que le jeune homme avait invité sa camarade à le suivre avec lenteur, s’engageant surement sur un très long tour du jardin pour éviter de retourner de là où il venait, Radja se mordit l’intérieur des joues pour essayer de se retenir de sourire. Elle en avait été certaine, Lukas avait trop de prestance et de charisme pour être un minable petit bourgeois ou un compte prétentieux. Il était l’un des siens, un duc ce qu’il y a de plus pur et de plus noble pour Anathorey. La duchesse se garderait bien de petit détail, laissant ses interlocutrices dans un trouble sans nom face à ce duc mystérieux qui s’éclipsait lors des soirées mondaines. Radja adorait ce genre de situation, quand tout semble trouble et que sa propre personne savait absolument tous les secrets qui l’entouraient. La blanche se refusait le titre de commère, mais elle ne pourrait jamais nier ce fait établit.

- Je suppose donc que lorsque l’on est convié à un tel événement, c’est parce que son nom a une connotation qui résonne à l’oreille de l’hôte. En lisant telles armoiries, il saura si la personne qui les possède a du pouvoir, si elle est populaire parmi les nobles, et caetera.

Alors que le jeune duc se tourna pour lui adresser un sourire, Radja, surprise, se hâta de lui répondre de la même façon. Elle avait été tellement occupé à admiré ses lèvres qu’elle avait été surprise par l’attention qu’il lui portait, ainsi se décida-t-elle à le regarder dans les yeux et, de temps en temps, de jeter quelques brefs coups d’œil sur le chemin qu’ils empruntaient.

- Ou peut-être n’est-on invité que pour des raisons bien davantage superficielles, comme l’apparence, la richesse, l’élégance de son nom… ou bien parce que l’on sait la personne moins importante que les autres et que l’on désire la transformer en faire-valoir de la soirée. – un bref silence passa, il ne fut guère agréable pour la duchesse malgré le vent qui passa la rafraichir. - C’était selon tout cela que raisonnait mon père. Bien des nobles aujourd’hui encore doivent suivre cette logique pragmatique.

Radja tourna la tête pour regarder le chemin gravillonné sur lesquels ils marchaient, laissant libre court à ses réflexions et à ses déductions. Ainsi, ce cher Lukas serait l’héritier d’une famille ducale ou peut-être que son père avait réussi à décrocher ce titre, bien que cela fut de plus en plus difficile. Elle s’étonna à trouver un tel point commun entre lui et elle, car aucun n’appréciait ce genre de soirée pour la même raison. Radja ne savait pas bien de quel côté se plaçait Lukas, s’il pensait être invité pour que les autres se sentent supérieur ou non, mais la duchesse se plaçait par pur orgueil du côté de ceux qu’on invite pour se faire mieux voir. Et si cela la flattait, ça la blessait tout autant, car elle si elle prenait le temps de réfléchir à ce que venait de dire Lukas, elle n’était alors qu’un bijou, un accessoire qu’on arborait pour escaladé les échelons. Ce bijou couvert de diamant attiré la curiosité d’autres ducs, qui vous réinvitait à une autre soirée pour l’admiré une fois encore et ses ducs penseront alors que vous entrez peu à peu dans leurs cercles fermer et qu’il faudrait mieux s’en faire des bons amis.

La duchesse Thalionwen soupira. Elle ne savait pas si une tel réflexion avait été le but de son interlocuteur, mais dans ce cas il semblait avoir brillement réussit son coup.

- J’ignore donc exactement ce qui a poussé le Duc de Rosenfeld à solliciter ma présence ce soir. Quel que soit le prestige qu’il puisse en tirer – et je doute fort que ce soit le cas – nous demeurons l’un pour l’autre de parfaits étrangers. – Au moins, cela répondait à l’une de ses questions. - Je m’excuse d’avoir été si bavard…

Toutes ses excuses la faisaient sourire. Elle n’avait pas compté le nombre de fois qu’il s’était excusé depuis le début de la soirée, mais se promis, si un jour elle le revoyait, de parier sur le nombre de fois où il le ferait. Quand elle releva les yeux vers son visage clair, elle eut la surprise de voir ses yeux pétillés et cette bonne humeur et son doux sourire trainèrent Radja hors du désagrément intellectuelle qu’elle c’était infliger.

- Cessez donc de vous excusez. – fit-elle en détourant les yeux. – Je n’aime pas me répété, mais sachez que vous mettez agréable. J’ai, d’ailleurs, rarement des conversations poussant à la réflexion avec les autres convives. Je crois que c’est ce qui m’agace le plus dans ce genre de réception. Les gens ne dissimulent qu’à peine leurs hypocrisies, cela en est réellement affligeant …

Elle se souvenait encore des louanges de Madame De Raylee, songeant qu’elle aurait dut essayer de la noyez dans le punch pour avoir répété trois fois avec son horrible voix suraigüe que sa robe était merveilleuse.

- Puis-ce que vous avez eu la gentillesse de vous être confié à moi, il me semble qu’il est de bon ton que je fasse de même.

Elle releva son regard bleuté vers Lukas un bref instant, avant de regarder à nouveau devant elle. Elle n’avait pas l’habitude de se confier et encore moins d’avoie ce genre de conversation. Ce qu’elle trouva agréable et gênant à la fois, c’était comme si on permettait l’entré dans un jardin tenu longtemps secret et qu’on mourrait de peur que cette individu piétine le parterre de pensés que vous avez pris soin de faire pousser.

- Je n’aime pas ses soirées auxquels nous assistons tout deux. Je les déteste plus que tout, car entre les charmantes invitations des nobles, qui me diront nombres de mensonges … ou de compliments, cela reviens surement au même, qui souhaiteront se faire bien voir en ma présences et mes adorables tantes qui veulent me trouver un époux en dissimulant cela sous un prétexte tel que « tu devrais prendre un peu de repos et allez te divertir », alors qu’elles désirent juste se débarrassées d’une nièce qu’elles détestent ou alors s’enrichir pour couvrir le blason de sa propre maison de diamant, je dois dire que le simple fait de préparé des heures pour y assisté deviens de plus en plus pénible.

Radja était tellement stressez de se laisser ainsi allez à ses confessions qu’elle avait prononcé ses paroles sans respiré et avec tout le calme dont elle était encore capable. Son cœur battait vite alors qu’elle se demandait si elle avait bien cernez Lukas. Elle resta droite et fier, se protégeant d’un éventuel coup au cœur par cette allure digne d’hérité d’une éducation strict infliger par Aalana. Elle ne s’arrêta pas pour parler, elle continua de marcher avec la même allure de promenade qu’elle trouva soudainement affreusement lente et avant que son partenaire ne veille prononcer le moindre mot, elle tourna des yeux emplis d’une confiance vers lui pour observer ses réactions.

- D’après mes tantes, le duc Rosenfeld me connaissait alors que j’étais enfant et avait de nombreuses fois invites mes parents de leurs vivants, mais je dois vous avouer qu’en dehors de ce détail nous ne nous reconnaissons nullement. Si cela ne tenait qu’à moi, je serais restez travailler au lieu de mourir étouffé par la foule.

Et par le corset qu’elle portait actuellement. L’instrument avait beau détaillé sa taille fine, il l’empêchait de respiré normalement, déjà que l’exercice lui était difficile en temps normal, lors des soirées huppées cela devait un véritable concours d’endurance. Elle se demandait comment Tallulah avait réussi à portée tous ses corsets sans jamais suffoquer, puis elle se demanda si un Erudit n’avait pas inventé un accessoire similaire pour les hommes.

- Alors … - dit-elle en esquissant un sourire. – qui semble être le plus bavard et le plus ennuyeux ?
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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Mar 11 Aoû - 13:41

La blanche duchesse lui intima de cesser de s’excuser. Etait-elle agacée par les égards courtois de Lukas ? Il sourit, l’air avenant et calme, songeant qu’il était en présence d’une jeune femme qui devait être bien impétueuse avec son entourage. Il n’empêchait qu’il préférait s’excuser avec humilité plutôt que de passer pour un mufle sûr de lui et grossier. Tant pis si cela n’était pas du goût de son interlocutrice.
Celle-ci affirma que les conversations qu’elle avait d’ordinaire avec les autres convives mondains étaient dénuées de toute forme d’intérêt. Des mots plats et de surface qui permettaient de faire un bruit de fond pour accompagner la musique et qui donnaient l’illusion que chacun avait quelque chose de terriblement passionnant à raconter. Lukas ne pouvait que concéder à Radja qu’elle n’avait pas tort. Ceci dit, il fallait savoir chercher pour tomber sur la perle rare, pour se trouver en l’agréable compagnie du le gentleman solitaire ou la lady isolée qui saurait vous détourner de l’ennui d’un bal insipide.

Peu à peu, la duchesse s’ouvrit au jeune homme. Ses traits si fins et clairs sous les deux Lunes semblèrent plombés, soudain, par une masse qui pesait lourdement sur son cœur depuis sans doute quelques temps déjà. Elle déclara qu’elle haïssait profondément les événements de la haute société. Ils ne servaient, d’après ses dires, qu’à se faire voir du grand monde et à lui trouver un futur mari d’après les bons désirs de ses tantes. Radja ne semblait pas aspirer à ce dessein pourtant rêvé par bien des ladies. Plusieurs éléments lui laissaient cependant à penser qu’il était tout sauf en présence d’une jeune femme ordinaire. Radja semblait avoir un sacré caractère, duquel autrui devait s’accommoder ou bien il devrait passer son chemin. Lorsqu’elle argua que se préparer pour se rendre aux fêtes était fatiguant, Lukas ne put réprimer un sourire amusé. Il était vrai qu’être une femme de haute lignée ne devait pas être de tout repos à Anathorey.

Radja ajouta qu’elle non plus n’était pas une connaissance intime du vieux Rosenfeld. Tout au plus l’avait-il rencontrée lorsqu’elle était enfant, mais elle ne l’avait jamais revu entretemps. Ceci dit on pouvait imaginé qu’il avait eu des pensées pour la fille de ses amis décédés, ce qui était alors une gentille attention, qu’elle fut consciente ou non, qu’elle fut sincère ou simplement de façade.
« Si cela n’en avait tenu qu’à moi, je serais restée travailler au lieu de mourir ici étouffée par la foule ! »
A ces mots Lukas émit un discret rire joyeux. Mourir étouffée, vraiment ? Il ne savait pas si c’était de l’exagération voulue, ou bien de la délicatesse un tantinet excessive. « Ne songez pas à toutes ces choses » lui conseilla Lukas « Profitez plutôt du calme et de la fraîcheur de ce jardin ». Il tourna un regard espiègle que peu lui connaissaient vers la jeune femme, pour le ficher dans ses grandes prunelles claires : « De plus… l’idée que personne ne sache que nous sommes là ne vous amuse-t-elle pas ? Ici, vous êtes reine de vos paroles et de vos émotions. Oubliez donc cette salle de bal, et détendez-vous. » C’était précisément ce qu’il faisait. A vrai dire cette soirée ne l’intéressait pas vraiment mais il avait le sentiment de moins la subir que son élégante compagne. A moins qu’il ne fut plus à même qu’elle de prendre sur lui les choses pénibles. Après tout, Radja semblait être fort jeune. Mais l’interroger sur son âge serait impoli et trop intrusif.

« Alors,  dit la duchesse, en esquissant un sourire, qui semble être le plus bavard et le plus ennuyeux ? » - «  Vous ne m’ennuyez pas » lui assura Lukas avec flegme. « Au contraire, il me semble que déverser ce que vous aviez sur le cœur était la bonne chose à faire. Vous sentez-vous plus légère, à présent ? » Si tel n’était pas le cas, il faudrait renvoyer tout de suite chez elle cette jeune femme pour qu’elle soit enfin satisfaite. Mais seule un enfant de quatre ans serait si capricieux. Lukas jeta un regard circulaire autour d’eux. Il n’y avait personne. Plus loin derrière, le manoir luisait de la lueur dorée qui inondait la salle de réception. Lukas cessa de marcher et s’imprégna de la nuit quelques instants. L’obscurité silencieuse de la végétation endormie était très agréable et reposante.

« J’étais cependant loin d’imaginer que les mondanités vous coûtent autant de fatigue et de nervosité. C’est regrettable ». Il s’approcha de la jeune duchesse blanche jusqu’à se retrouver tout juste face à elle. Pour lui parler droit dans les yeux, il dût baisser la tête. « Mais consolez-vous, Radja » souffla-t-il d’une voix de velours. « Peut-être qu’un jour, au beau milieu de ce monde régit par les apparences et les rumeurs, vous rencontrerez un jeune homme qui vous acceptera telle que vous êtes. Qu’importera alors les avantages que les autres penseront en tirer, ne songez pas à vos tantes ni à vos amis. Si alors il vous semble sincère, vous pourrez inspirer à ses côtés une immense bouffée d’air frais, et ce même perdue dans la foule serrée d’une salle de réception… ». Il conclut sa phrase par un sourire mystérieux, sans lâcher la jeune femme du regard.

Lukas s’écarta de sa candide compagne et recula un peu dans l’ombre d’un grand tronc d’arbre qui semblait toucher les étoiles du bout de sa cime. De plus en plus camouflé dans l’obscurité, le noble noir demanda à l’éclatante Thalionwen : « Que comptez-vous faire maintenant ? Retournez-vous près de notre hôte pour l’informer de votre départ, ou vous éclipserez-vous comme un fantôme dans la nuit ? »
De ces deux idées, celle qui tentait Lukas était la seconde. Lui qui n’était qu’une ombre furtive depuis des années, agir au grand jour n’était plus sa spécialité. Alors qu’il attendait la réponse de Radja, curieux, son regard noir brillait doucement comme celui d’un chat dans la nuit du jardin.
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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Mer 19 Aoû - 15:40



Elle aviat beau se tenir droite, tel qu'une dame de son rang devait se tenir, Radja n'en restait pas moins apeuré par la réaction du jeune homme qu'elle refusait de quitter du regard. Qu’allait donc –t-il faire maintenant qu’elle lui avait avoué de pareil chose ? Allait-il se détourné d’elle pour propager la rumeur qu’elle les haïssait tous ? Le cœur battant, la duchesse n’avait d’autre choix que de subir cette attente insupportable. Lukas essaya de la rassuré, mais derrière son petit sourire la duchesse n’en restait pas moins inquiète, être à l’abri des regards indiscrets étaient une chose, mais la jeune femme ne s’était que rarement éloigné autant des lumières rassurante des salles de bals, tout avait toujours été du ressort de Tallulah. Encore et toujours elle. Sa sœur cadette se demandait bien comment celle-ci faisait pour trouver de bons amis avec qui papoter et rire lors de ses soirées, même maintenant que la situation s’appliquait à elle Radja avait du mal à comprendre.

Elle ne s’inquiétait pas de la personne qu’elle avait trouvé en particulier, malgré sa faculté à s’excusé toutes les dix minutes il lui était étonnamment sympathique, mais elle craignait ce qu’allait apporter cette obscurité rassurante, cet inconnu qui s’étendait devant eux et qui reculait au fur et à mesure qu’ils avançaient dans les jardins. Bien entendu, elle craignait ce qu’allait dire ceux qui y était resté, sa réputation serait-elle entacher si elle profitait du moment ? Tant de question qui vinrent bouleverser se beau moment qu’elle s’était accorder, la plongeant dans la crainte d’un lendemain dramatique. Impossible pour elle d’oublier entièrement cette salle gorgée de monde.

Au moins pouvait-elle se réjouir de ne pas ennuyez son camarade. Ce dernier la questionna même gentiment sur ce sentiment de légèreté qui accompagnait les habituelles confessions. L’attention était louable et la blanche fut agréablement surprise que le jeune homme s’enquière de son état. Elle osa même se sentir toucher par sa remarque pourtant anodine. Prêtant alors attention à l’état de son cœur, qui n’avait cessé de battre à la chamade depuis qu’elle avait avoué son état d’esprit à Lukas, Radja se rendit compte que malgré sa paranoïa grandissante, l’attitude et le sourire de l’Elite à ses côtés l’avait quelques peu apaisé et qu’elle se sentait «  bien ». Levant ses yeux clairs vers son camarade, la duchesse hocha la tête en prononçant un faible « en effet », donnant ainsi raison au duc.

Cependant, en le voyant guetter les alentours, le sourire de la jeune femme s’estompa. Suivant le geste et le regard du brun, elle fit halte et regarda autour d’eux avec inquiétude, est-ce que quelqu’un les avaient suivi ?

- J’étais cependant loin d’imaginer que les mondanités vous coûtent autant de fatigue et de nervosité. C’est regrettable. - Lukas se rapprocha d’elle. Elle ne fit pas un geste, mais l’attitude du jeune homme lui parut étrange. - Mais consolez-vous, Radja. Peut-être qu’un jour, au beau milieu de ce monde régit par les apparences et les rumeurs, vous rencontrerez un jeune homme qui vous acceptera telle que vous êtes. Qu’importera alors les avantages que les autres penseront en tirer, ne songez pas à vos tantes ni à vos amis. Si alors il vous semble sincère, vous pourrez inspirer à ses côtés une immense bouffée d’air frais, et ce même perdue dans la foule serrée d’une salle de réception…

Les mots du noble, ainsi que le ton doux et cette aura charismatique qui l’entourait, la firent sourirent.

Eclairé par les lueurs des deux lunes au-dessus de leurs têtes, la duchesse ne pouvait nier que Lukas avait énormément de charme. Les rayons caressaient doucement ses cheveux sombres et son costume, mettant doucement en relief les traits de son corps. On aurait aisément pu croire à un rêve, mais le souffle chaud de l’Elite sur le visage en contrebas de la blanche la rendait certaine de sa réalité. Lukas n’était pas un rêve, même si sa voix suave et la délicatesse de ses gestes le rendait aussi magnifique que le prince charmant des contes de fées que Radja avait affectionné.

Une autre se serait laisser prendre au charme, mais malgré son grand sourire Radja refusa ses paroles. Elles étaient bien formuler et emplie d’une grande sagesse, voir même d’un brin de séduction, cependant la duchesse ne voulait pas d’époux pour une toute autre raison. Elle avait peur. Elle était terrifiée par cette idée de disparaitre sous le nom d’un homme, qu’il soit bon ou mauvais, pauvre ou riche. Elle c’était battue une bonne partie de sa jeunesse pour redorée le blason d’une maison au bord de la ruine et elle s’était fait connaitre pour cela, alors imaginé un instant qu’elle risquait d’abandonner la lumière de la gloire et de la reconnaissance pour devenir une simple épouse la brisait. Disparaitre, n’être plus rien, tel était sa plus grande peur.

Elle allait lui répondre, le questionné à son tour, quand il recula soudainement. Il ne faisant que marcher à reculons, mais plus il faisait cela, plus il s’enfonçait dans l’obscurité effaçant de ce fait les quelques traits lunaires qui le rendait idyllique.

- Que comptez-vous faire maintenant ? Retournez-vous près de notre hôte pour l’informer de votre départ, ou vous éclipserez-vous comme un fantôme dans la nuit ?

Radja fut pris de terreur, cet être réel droit sorti d’un rêve l’abandonnait aux cauchemars de la nuit. Elle frissonna à l’idée que cela pouvait réellement se passé, qu’elle avait fait tout ce chemin pour finalement finirent seule et malheureuse. Elle se mordit la lèvre pour ne pas crier et se rua dans l’ombre pour rejoindre le prince de l’ombre. Elle agrippa la manche de sa veste et le tint fermement, refusant de le lâcher de peur qu’il ne s’enfuie à nouveau.

- Ne fait pas cela ! – Elle se rendit compte qu’elle avait osé la voix, elle se calma donc et repris d’un  ton plus calme. – Je … oh, le Duc de Rosenfelt à assez de convives pour oublier notre absence, à quoi bon retourné l’informer de notre escapade ?

Elle bénit l’obscurité de masquer l’empourprèrent de son visage. Elle se sentait étrange d’avoir sauté sur Lukas avec tant de hâte, abandonnant à son tour le doux éclairage des cieux pour l’inquiétante obscurité. Maintenant qu’elle avait parlé, elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle avait choisi d’exploré cette obscurité peu rassurante agripper au bras d’un homme qui semblait être son maitre, et même si elle ne savait pas si elle allait pouvoir revoir la lumière un jour, elle se devait s’assumé son choix et d’essayer de comprendre d’où lui venait force.

- Je vous en prie, continuons. – Elle fit quelque pas, suivant le chemin de gravillon, puis se retourna vers Lukas. – Vous semblez parler en expert, est-ce parce que vous avez déjà rencontré cette personne qui fait chaviré votre cœur ? Celle qui vous soulage de l’oppression et des regards indiscrets ?

La question était purement par politesse, pour continuer leurs conversations là où elle s’était arrêtée. Radja se moquait bien de savoir si cet homme était célibataire ou non,  tant qu’il restait avec elle se moquait un peu de tout.
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Jeu 20 Aoû - 17:19


La duchesse admit qu’après s’être confiée à Lukas, elle se sentait mieux. Malgré ça, elle semblait encore un peu sur les nerfs, à vif comme un chat nerveux qui guette régulièrement un danger invisible qui rôde autour de lui. Il était difficile de savoir si cette petite marche dans les jardins était agréable pour elle, ou bien une nouvelle source d’angoisse et de peur d’être découverte ici, seule avec un homme. Leur entrevue serait-elle sujette à un scandale ? Il y avait fort peu de chance, si personne ne les apercevait. Quand bien même, ce genre d’histoire était si répandu dans le monde de l’élite qu’il ne fallait pas s’alarmer. Dans le pire des cas, et si effusion de bavardise il y avait, ils occuperaient les conversations une semaine avant que les mauvaises langues ne trouvent un nouveau bouc émissaire.

Cependant ce n’était pas cela qui semblait perturber Radja. Lorsque Lukas se retira un peu dans l’obscurité, elle se précipita pour s’accrocher à son bras et s’écria qu’il ne devait pas s’en aller. Ses petites mains fines et délicates l’agrippaient si fort que cela en aurait presque fait un peu mal au cœur.
« Je… Oh, le Duc de Rosenfeld a bien assez de convives pour oublier notre absence, à quoi bon retourner l’informer de notre escapade ? » Le Duc baissa un regard un peu surpris vers la jeune femme. Elle qui avait adopté une attitude si retenue et si polie depuis leur rencontre, sortait soudainement des limites qu’elle s’était religieusement imposées, comme acculée par des émotions qui la dépassaient et qu’elle ne pouvait contrôler. « Rassurez-vous, dit-il avec gentillesse, je ne vais pas m’envoler et vous abandonner seule dans ce jardin. »

La blanche et brillante Radja sous la Lune n’était plus qu’une entité grise dans la pénombre, à l’instar de Lukas qu’on distinguait à peine. Elle n’avait pas lâché sa manche noire et levait des yeux apeurés vers son compagnon nocturne. Après quelques instants de silence durant lesquels il la sentit mal à l’aise, la jeune femme le pria de poursuivre leur chemin. Elle se dirigea sur le chemin éclairé par les deux Lunes, sur lequel ils avaient marché auparavant et attendit de se retrouver dans leur lumière pour parler à nouveau.
« Auriez-vous peur du noir ? » souffla Lukas en souriant. Ce n’était pas une tare ridicule, au contraire, il pouvait comprendre que l’obscurité soit source de crainte quel que soit l’âge. Mais lui était plongé dans l’ombre depuis si longtemps qu’il ne prêtait plus attention à ses mauvais côtés, ni même aux bons.
Il se résolut à rejoindre Radja sur le chemin blanc et paisible du jardin. Elle lui demanda s’il avait lui-même rencontré cette fameuse personne phare, qui permettait d’oublier toute angoisse et qui réchauffait le cœur d’un seul regard. Qui soulageait tous les maux et redonnait le sourire.

Lukas demeura silencieux quelques instants, laissant ses yeux se perdre devant eux sur le chemin vide. Au loin on entendait encore le rythme ternaire de la valse qui se jouait dans la salle de bal. A mesure que les notes parvenaient à ses oreilles, il voyait se dessiner plus loin la silhouette de sa sœur cadette Alvis, qui tournoyait avec grâce et en riant, comme elle en avait l’habitude. A l’époque, c’était elle son petit rayon de soleil, l’allumette chaleureuse qui le réconfortait et lui donnait envie d’assumer ses responsabilités d’hériter de leur famille. Par le passé, Lukas vouait à sa sœur une adoration sans borne. Alvis était la seule jeune femme que Lukas pouvait chérir dans son entourage, et ce parce qu’aucune fiancée ne lui avait jamais été présentée.  
Son père, Victor Rainforth préférait parler d’administration du domaine et de gestion des biens plutôt que de mariage, qui n’était pas selon lui une question prioritaire. Lui qui trouvait son fils trop indulgent, comme sa mère, avait voulu faire de lui un héritier digne et puissant. Il était mort avant que toute question maritale ne soit abordée, et ce n’était pas là un sujet qui avait intéressé Lukas lorsqu’il était jeune. Il n’avait jamais ressenti le besoin de vivre une relation amoureuse, le bonheur de sa sœur étant la seule chose qui fut vraiment précieuse à ses yeux. Les enfants Rainforth s’aimaient alors autant qu’un frère et une sœur pouvaient se chérir. Mais aujourd’hui, Alvis était morte.

Le jeune noble soupira. « Il fut un temps, oui. Mais depuis… ce ne m'est plus jamais arrivé ». Il adressa un sourire discret à Radja, désireux de dissimuler la tristesse qui lui avait moisi le cœur pendant sept ans et dont il se remettait à peine. Il était vrai qu’avant, il n’y avait que sa sœur qui fut capable de le réconforter quand il était morose. A présent, Lukas était seul. Plus seul que jamais et sombre comme un menhir. Une entité solitaire qui flottait dans l’existence comme un astre dans le ciel noir.
« Enfin, il est inutile de ressasser les vieux souvenirs. » déclara-t-il, non sans un léger pincement au cœur à l’idée qu’Alvis appartenait au passé désormais. Lukas posa un regard bienveillant sur la jeune femme qui se tenait à ses côtés. Il trouva étrange qu’elle semble apprécier la présence d’un mélancolique personnage tel que lui. « Vous devez me trouver bien présomptueux, pour donner des conseils que je ne suis moi-même plus capable d'appliquer... Mais vous qui êtes jeune avez encore du temps devant vous pour ces choses-là. »
Ce qui n'était plus forcément son cas, bien qu'il n'ait que vingt-sept ans. Il entendait d'ici la voix de son majordome lui rabâcher "Monsieur, il est du devoir d'un noble de votre rang de se marier et de fonder une famille". C'était bien plus facile à dire qu'à faire, mais Lukas ne pouvait s'empêcher de sourire lorsque son serviteur lui faisait la morale de la sorte.

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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Jeu 17 Sep - 12:12


Le cœur de Radja battait à la chamade, l’idée qu’il disparaisse si soudainement, ne la laissant qu’avec sa propre peur et sa solitude, la hantait. Refusant cette idée, la duchesse refusa de lâcher le bras de Lukas, qu’elle teint avec politesse, mais fermement.

- Auriez-vous peur du noir ? – la blanche fut surprise de cette question et se hâta de détourné le regard.
- Bien sûr que non, le noir est la peur des enfants.

Bien que sa fierté se refuse à lui faire avouer un tel fait, Radja était terrifié par les ténèbres. Une pièce sombre de sa propre maison ne la terrifiait pas, elle appréciait la nuit pour la clémence du temps et cette beauté secrète qui fleurissait une fois que les lunes furent montées hauts dans les cieux. Cependant, Radja avait peur de ce qui se trouvait dans les ténèbres, ses choses qu’elle ne connaissait pas et dont elle n’avait jamais entendu parler, contre lesquels elle ne pourrait rien faire pour les contrés. Ce type d’ombre la terrifiait.

Le fait que Lukas soit un étranger, à ses yeux, et qu’il joue sans cesse avec les ombres l’intriguait pour cette raison. Ce dont elle avait le plus peur semblait montrer doucement son visage en la personne de Lukas, et la blanche se refusait à laisser partir cette excentricité vers l’endroit dont il était venu pour ne pas replonger dans cette peur panique de l’inconnu. Elle voulait savoir ardemment ce qui se trouvait là où ses yeux n’avait jamais vu, où ses pas hésitant n’était jamais allé, mais elle était trop méfiante vis-à-vis de cette obscurité pour oser s’y aventuré seule.

Quittant les ombres, avec la jeune femme à son bras, Lukas daigna répondre à sa question, après de longues minutes d’un silence embrassant pour Radja, tout en soupira.

- Il fut un temps, oui. Mais depuis… ce ne m'est plus jamais arrivé. – Le jeune homme fit un petit rictus, auquel Radja répondit par pure politesse. - Enfin, il est inutile de ressasser les vieux souvenirs.

La duchesse ne dit mot. Après tout, cela ne servait à rien de converser sur un sujet que le jeune homme voulait éviter, surement parce qu’il était bien trop douloureux pour qu’il souhaite le revivre en le contant à une inconnue. La blanche devinait sans grande peine ce que cela pouvait être, la perte d’une amante dont l’amour et le tendre sourire permettait au noble de respiré quand l’oppression d’un parent ou du devoir se faisait trop forte devait être vraiment désagréable. Elle se promit de compatir à sa douleur, mais ne comprenait pas pourquoi il ne s’était pas rapidement remis de cette blessure amoureuse dont il avait été victime. La noblesse est cruelle, rien qu’un lot de prédateur en cage cherchant à tuer le moindre petite adversaire, il était presque de son devoir de relever la tête et d’assumé ses responsabilités.

Radja se montait, malgré le sourire qu’elle lui faisait, insensible à cette douleur qui lui était inconnu. Perdre sa mère avait été douloureux, mais la petite fille qu’elle était avait eu le temps de la voir dépérir petit à petit ses tantes et son père lui expliquant que Maman était de plus en plus fatiguer. Quant à Talullah… la duchesse n’avait pas le moindre souvenir d’avoir regretté un jour son geste, ainsi se complaisait-elle dans une solitude qu’elle avait toujours connue, entouré de richesse et de lumière, Radja estimait qu’elle n’avait pas de raison valable de se plaindre de son isolement. D’autant plus qu’elle faisait des efforts pour se sociabilisé de temps à autres, comme ce soir.

- Vous devez me trouver bien présomptueux, pour donner des conseils que je ne suis moi-même plus capable d'appliquer... Mais vous qui êtes jeune avez encore du temps devant vous pour ces choses-là. – la remarque du jeune noble fit ricaner Radja.
- Au moins avez-vous vécue assez de chose pour en parler avec assurance. Enfin, vous ne devez pas être beaucoup plus âgé que moi, quel âge avez-vous ?

Lukas paraissait bien jeune aux yeux de la duchesse, cependant elle avait appris à se méfier de l’apparaisse des gens depuis qu’elle était enfant. Elle-même utilisait ses charmes et de douces paroles pour obtenir ce qu’elle désirait, alors que le reste du peuple Uniks fasse de même sonnait comme évidence.

- Vous ne m’avez pas dit dans quel domaine votre famille à investie. – Fit-elle, certaine d’avoir affaire à un homme haut classé. – Après tout, le Duc de Rosenfelt ne vous aurez pas invités si vous n’étiez pas un homme de renom ou si vous n’appartenez pas à l’une de ses familles. – voulant l’insisté à répondre à sa question, car curieuse d’en apprendre plus sur ce personnage qui se laissait bercer par de nombreux mystères, Radja enchaina d’un ton des plus amicales. – La maison Thalionwen a battis son empire sur le commerce d’alcool, si cela vous intéresse, nous comptons d’ailleurs continuez sur notre lancer.

Radja comptait également investir dans d’autre domaine, maintenant que sa fortune était assurée, mais cela, elle le gardait bien de le partager. Elle préférait éviter que ses idées ne soient entendues et voler, ainsi que les entreprises qu’elle visait. La prévention était le maitre mot de cette jeune femme dont l’activité commerciale c’était révélé être quelques chose de primordiale.


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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Lun 12 Oct - 22:35


Lukas s'amusa de voir Radja presque offensée par sa question. Elle avait détourné le regard et argué fermement que seuls les enfants craignaient l'obscurité. Pourtant il avait bien vu comme elle s'était précipitée sur le chemin, l'air effrayé à l'idée de rester dans le noir. Peut-être n'était-elle pas si différente de ces enfants qu'elle voulait toiser du haut de sa taille d'adulte. Lui, il n'avait pas peur des limbes noires de la nuit, bien au contraire : c'était son moment de prédilection. Il se voulait discret, ne pas se faire remarquer. Humblement, il acceptait son statut d'ombre dans un monde où chacun cherchait encore et toujours à se retrouver illuminé par les feux de la rampe, être le centre d'intérêt de tous. Sans doute pour avoir le sentiment d'être quelqu'un dans ce milieu où l'on se fichait des individus, et où seuls les biens et les titres avaient de l'importance. La noblesse ignorait bien des choses du cœur...

Radja était restée silencieuse lorsque Lukas lui dit qu'il y avait bien longtemps que plus personne ne pansait ses blessures, ni ne lui apportait cette bouffée d’oxygène si salvatrice dans les moments désagréables. Discrète et respectueuse de son désir de clore la conversation, la jeune femme n'avait pas insisté. Ce que Lukas apprécia, quelque part. Il n'aimait pas vraiment parler de choses trop personnelles. Il savait que se livrer ou s'ouvrir à autrui, quand bien même cette personne semblait fort sympathique, était dangereux quand on appartenait à l’Élite. Tout se savait à Anathorey, et tout allait si vite... Lukas n'avait pas envie de se retrouver dans des situations compromettant sa personne. Du moins, pas avant qu'il ait acquis un certain pouvoir en tant que noble, qu'il tissait gentiment dans l'ombre sans que personne ne s'en aperçoive. Cette pensée le fit sourire.

« Au moins vous avez vécu assez de choses pour en parler avec assurance. Enfin, vous ne devez pas être beaucoup plus âgé que moi, quel âge avez-vous ? » lui demanda la Duchesse blanche, qui si elle n'avait pas continué sur leur lancée, se montrait toutefois un peu curieuse. Eh bien, elle n'y allait pas par quatre chemins ! Lukas avait de toute manière pu remarquer, depuis le début de leur conversation, que la jeune femme qu'il tenait à son bras était du genre plutôt direct. Ce qu'elle demandait était toujours formulé de manière à ce que l'on aille droit au but. Il put deviner de cette manière de parler que ce que Radja voulait, elle devait sans doute tout faire pour l'obtenir. Ce qui n'était pas forcément un défaut, loin s'en fallait. Ceci dit, il n'était pas lui-même adepte de l'adage « la fin justifie les moyens ».
« J'ai vingt-sept ans mademoiselle, répondit-il avec autant de droiture. Je ne vous retournerai pas la question, on m'a toujours appris qu'il était particulièrement grossier de demander son âge à une dame... » ajouta-t-il non sans quelque espièglerie. De toute évidence Radja était bien plus jeune que lui. Elle avait des traits de toute jeune femme, qui entre à peine dans l'âge adulte.

La petite Duchesse lui demanda ensuite de quelle activité s'occupait le domaine Rainforth. Elle avait justement deviné que le Duc de Rosenfeld n'inviterait pas à sa table un monsieur personne sans importance, bien que Lukas ne s'estima pas être un homme de très grande valeur. Peut-être que le Duc voulait se faire mousser en invitant le petit survivant des attentats qu'il était, le miraculé de l'explosion de son propre manoir. Il sourit devant la lucidité de Radja. Elle était jeune, mais pas née de la dernière pluie. Ce genre d'intuition était indispensable dans ce milieu de requins, elle pouvait d'ores et déjà se flatter de pouvoir reconnaître ses pairs et déjouer leurs mensonges sans difficulté. Elle lui confia la première que son propre domaine ducal investissait dans la production d'alcool et autres spiritueux de renom. Une activité commerciale somme toute assez commune, mais il était rare qu'une jeune femme soit à la tête d'une telle entreprise.
« Voilà qui est intéressant. Maintenant que vous le dîtes, il me semble avoir déjà eu l'occasion de goûter à vos fameuses bouteilles. J'en garde un bon souvenir, je dois l'admettre ». Il buvait assez peu d'alcool à vrai dire, le tabac lui ruinait suffisamment la santé comme cela.
« J'appartiens effectivement à une famille noble. Pour être précis, je suis à la tête du duché des Rainforth. Je n'ai pas souhaité m'en vanter, mais bien loin de moi l'idée de vous mentir, Radja. J'espère ne pas vous avoir offensée... »
Pour être honnête, quand bien même cela aurait été le cas, Lukas n'aurait pas manqué de sommeil cette nuit.

« Quant à l'activité de mon domaine, comment dire... Je suis un adepte du recyclage des âmes ! » dit-il d'un air amusé. Il était tout à fait conscient de ce que cela ne dirait certainement rien à Radja – recycler des âmes a priori était un terme dénué de tout sens. Pourtant, c'était bel et bien à cela que s'adonnait Lukas. Il allait repêcher des personnes qui pensaient être arrivées à la fin de leur vie ou d'un destin misérable, et il leur proposait un nouvel avenir à son service. C'est ainsi qu'il avait recruté son majordome, ainsi que l'intendante de son manoir et une femme de chambre.

Le premier était un ancien tueur à gages de très grand renom. La deuxième était une vieille prostituée que l'on avait mise à la rue après qu'elle ait connu ses heures de gloire, mais qui était en son temps la meilleure pour faire parler ses clients sur l'oreiller. La troisième était une espionne très douée qui s'était faite remarquée suite à des empoisonnements en série.

Tous avaient été condamnés à mort. Tous avaient attendu leur sentence dans des cellules misérables et insalubres. Tous avaient cru que leur vie était désormais terminée... mais tous avaient croisé dans les couloirs de la prison de duc Lukas Rainforth, qui leur jura que leurs profils si atypiques feraient d'eux d'excellents domestiques.
C'était cela, le recyclage des âmes. Ainsi Lukas s'assurait un entourage qui pourrait protéger sa vie alors qu'il essayait de gravir petit à petit les échelons de la hiérarchie des nobles en vue d'être un jour en pouvoir d'améliorer la vie des Üniks, qu'ils fussent nobles ou Dockers. Et pour cela, quoi de mieux que d'anciens criminels ? Il avait en tout cas su s'attirer leur loyauté éternelle, en échange de sa protection. Ces personnes qui avaient été déshumanisées par leurs pairs – sans doute parfaits en tout points ! - avaient au dessus d'eux la main protectrice d'un noble qui leur avait garanti un nouvel avenir, une nouvelle vie, parfois sous un nouveau nom.

« Je ne peux malheureusement guère vous en dire plus, Lady. Je crains que cela ne relève du secret professionnel... »
Ce disant, ses yeux sombres brillèrent d'un drôle d'éclat. Celui de ceux qui savaient observer le monde avec distance et recul pour en connaître par cœur les codes afin d'avoir le plaisir d'enfin les briser.

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MessageSujet: Re: Une flûte de champagne [PV Lukas]   Lun 11 Jan - 15:13



Lukas eut une lueur amuser dans son regard sombre, la jeune duchesse apprécia sa réaction, l’écoutant d’une oreille attentive, elle se félicita de c’être attiré la sympathie du jeune homme et espérait la conserver un long moment. Cependant, elle savait, par instinct, que ce dernier ne serait pas aussi manipulable que les autres personnes présentes à la cérémonie. Sa présence en ses lieux isolés de tout était, en soit, l’une des preuves que cet homme était particulier. Elle trouvait cette relation qui s’instaurait entre elle et lui étrange, mais fort appréciable. Cependant, elle ne sut dire pourquoi elle appréciait autant cet échange.  

Le brun était en effet plus effet qu’elle, de quelques années sont ainé, mais cela n’avait pas plus d’importance qu’il faisait bel et bien partie de la même génération. La jeune femme se réjouit d’autant plus d’apprendre que Lukas avait déjà couté à ses produits qu’elle avait affiné avec beaucoup d’amour et de soin, ceux-ci avaient dut être les seuls à bénéficier de l’affection de la duchesse ses dernières années. Elle se souvenait encore du jour où ils avaient dut ouvrir la première bouteille marquer du cygne des Thalionwen, devenue un emblème pour sa famille depuis le mariage de sa mère, Alaïarasi, avec son père, Eloan Thalionwen. L’attente avait été longue, mais le vin d’autant plus délicieux que les bouteilles restantes furent garder jalousement dans la cave de la duchesse blanche.

- J'appartiens effectivement à une famille noble. Pour être précis, je suis à la tête du duché des Rainforth. Je n'ai pas souhaité m'en vanter, mais bien loin de moi l'idée de vous mentir, Radja. J'espère ne pas vous avoir offensée...

La jeune femme secoua doucement la tête, ne quittant pas des yeux sont visages nacrés. Son air mystérieux accaparait tellement son attention qu’elle n’entendit pas dès son de voix se rapprocher, comme si les convives, ne supportant plus l’air saturé de la salle de bal, se rendaient peu à peu sur les balcons.

Radja ne connaissait pas bien le duché des Rainforth, certes elle en avait vaguement entendu parler, mais ce nom ne lui permis pas d’identifier ce morceau de rêver perdu dans les grands jardins avec elle. Il restait un mystère pour elle, mais malgré cela elle se jura de suivre ce petit indice qu’il lui avait offert sur un plateau d’argent et, qu’en rentrant ce soir, elle s’attèlerait à la tâche pour en savoir d’avantage à son sujet.

- Quant à l'activité de mon domaine, comment dire... Je suis un adepte du recyclage des âmes !
- Le recyclage des âmes ?

Elle pencha la tête sur le côté et plissa les yeux, comme si elle voulait voir au plus profond de ses prunelles noires ce qu’il cachait derrière ses paroles, comme la puissante lumière du soleil dissimule ceux qui sortent de son cercle lumineux. Elle souhaita insister, mais le jeune duc la devança :

- Je ne peux malheureusement guère vous en dire plus, Lady. Je crains que cela ne relève du secret professionnel… - Bien que déçue de cette pauvre excuse, Radja haussa les épaules et réprima une mine boudeuse qu’elle ne souhaitait pas afficher devant son compagnon de promenade.
- Dommage… - fit-elle en détournant les yeux. – Moi qui étais si curieuse à votre sujet.

Elle accentua une point de malice en fin de phrase, comme pour accentuer cette déception qui vint la procédé soudainement. Doutant qu’il eut saisit cette pointe d’humour qu’elle maitrisait beaucoup moins points que les formules de menaces et celles dictant les ordres, Radja se mit à ricaner. Finalement, l’action la gêna et elle aurait préféré insisté sur le sujet et savoir de quoi il en retournait.

Elle se hâta de chercher un autres sujet de conversation, mais le silence qui suivit sa mauvaise plaisanterie fit s’empourpré ses joues claires et, quand elle trouva un autre chemin que pourrait emprunter leurs conversations, elle se rendit soudain compte que les voix qui, jadis, se tenait bien loin d’eux, se rapprochait. Stoppant alors sa marche, la duchesse se retourna comme pour confirmer ce qu’elle avait entendu. Comme elle le craignait, les danseurs avaient délaissé le salon où ils avaient évidé à danser pour aller se rafraîchir dans les jardins, interrompant cette petite balade privé que Radja aurait voulu faire perdurer.

Ils étaient encore à quelques mètres d’eux quand elle se retourna vers Lukas, la distance et les bavardages des convives leurs permettant encore quelques minutes d’intimités.

- Je crois, malheureusement, que notre promenade se terminera ainsi. – Elle lacha, comme avec regret, le bras du duc. – Sachez, chez duc Rainforth, que vous furent une belle rencontre, l’une des plus agréable que j’ai pu faire depuis un moment je pense.

Radja le salua d’un grand sourire sincère avant de se détourner de ses grands yeux d’onix du jeune homme. Ils allaient surement pouvoir continuer à se tenir côte à côte, mais parler librement leurs deviendra bientôt impossible sans éveillé les soupçons des plus viles commères et les fourberies de ceux désirants leurs pertes.
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