Partagez|

Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Lun 6 Juil - 15:52

Dans sa bonne humeur et son enthousiasme habituels, Fleya avait vivement acquiescé à la proposition de son maître. Elle savait à présent qu'elle allait apprendre à jouer du piano, mais pas seulement. C'était son cher et adoré Maître qui allait lui apprendre cela ! Le bonheur qu'elle éprouvait n'en était que plus parfait. Elle avait remercier joyeusement Lukas, son sourire ravie exprimant un plaisir et une gaieté non feinte. Il lui tardait déjà de commencer cette nouvelle expérience et d'apprendre toujours et encore plus chaque jour. Ce besoin insatiable de dévorer le monde et les trésors de connaissance qu'il offrait ne semblait jamais la quitter. Mais elle abordait cette découverte de son univers avec une candeur et un regard si simple et bienveillant, que ce trait de caractère était rafraichissant et attendrissant. L'Ünik ne s'y trompait d'ailleurs pas, et cette fraîcheur, ce dynamisme qui émanaient de sa petite protégée, étaient autant de bouffées d'air pure empreint de bonheur et d'insouciance. La rencontre improbable de deux être que tout séparait, avait au final était salvateur pour l'un comme pour l'autre. L'un avait permis à la première d'oser vivre sa vie, la seconde avait rappelé au premier les plaisirs et bonheurs à vivre la vie.

Et à présent, tous deux remontaient l'allée de pavés blancs, ordonnés bien sagement, encadrée par deux lignées d'arbres dont les feuillages touffus bien que taillés, offraient une ombre surement très apprécié les jours chauds d'été. Entre chaque arbre, des petits plans de fleurs profitaient de la lumière filtrée qu'offraient les arbres, pour déployer leurs pétales sans risquer de subir les affres de la chaleur. Il y en avait une grande variété, les plus colorées rehaussaient le blanc éclatant des immaculées, les plus petites entouraient les plus grandes pour ne pas souffrir de leur ombre, et chacune avait été disposées de manière à être perceptible sous son plus beau jour. Les odeurs étaient douces et agréable, l'odeur douce des fleurs s'alliant avec celle plus boisée des arbres. Enfin, au bout de l'avenue, Un manoir se tenait sagement comme attendant ses visiteurs. Il semblait spacieux et à l'allure soignée, ses pierres blanches se voyaient habillées d'un fabuleux lierre grimpant sur les façades les plus exposées à la lumière, évitant ainsi les reflets éblouissants. Le toit s'était paré de tuiles d'un gris de payne, qui offrait un agréable contraste dans ses nuances bleu-gris foncé. Les fenêtres spacieuses étaient encadrées de boiseries claires finement sculptées qui annonçaient les volets en bois jais, et préservaient l'intimité de la demeure derrière des rideaux d'un blanc opaque, dont de multiples dentelles et broderies fines venaient atténuer l'austérité en offrant des ravissantes finitions.

Comme un écrin sertissant un bijoux, un jardin entourait l'enceinte de la demeure, exposant un tapis de verdure accueillant, et hébergeant également fleurs et petits arbustes, notamment des rosiers et quelques orangers, dont les fleurs étaient la promesse de visites des papillons. Une balancelle discrète se prêtait à disposition des flâneries et siestes, non loin d'une grande marre qui entre deux nénuphars et roseaux, accueillait cygnes et canards sur son étage supérieur, et multitude de poissons de toutes tailles et de toutes couleurs dans ses profondeurs aquatiques. Un peu plus loin encore, une belle table de jardin en fer blanc semblait attendre qu'on vienne prendre le thé, les chaises finement ouvragées qui l'entouraient l'accompagnant dans sa tendance. Tout en découvrant ce charmant et accueillant édifice, Fleya et Lukas en étaient arrivés à son portail en fer forgé noir, qui arborait des arabesques fines. Unique et large passage au milieu de murs épais et hauts, dissimulés sous une verdure abondante pour ne pas faire ombre au tableau.

Fleya observait avec un large sourire émerveillée ce nouveau lieu enchanteur, qui lui inspirait la douceur de vivre et la quiétude. Pendant ce temps, Lukas ouvrit le portail, et invita sa jeune pupille à entrer. Une fois l'allée menant à l'entrée empruntée, suffisamment large pour permettre le passage de calèches, ils aboutirent enfin à l'entrée de la demeure. Un hall les accueillit, proposant pas moins de quatre portes au rez-de-chaussé, tandis que de chaque côté, deux escaliers courbés donnaient accès à un étage, offrant lui même quatre autres portes. Les pièces étaient spacieuses et les plafonds bien hauts. Au centre du plafond du hall, un grand lustre siégeait, offrant tout son éclat le soir venu. Les tons étaient clairs et reposant, les boiseries côtoyant un dallage à la régularité irréprochable. Les murs s'étaient habillés de papiers peints aux couleurs presque pastelles, et aux motifs épurés mais toujours élégants et soignés. La jeune Qantik observait les lieux avec une certaines contemplations tout en suivant son Maître vers ce qui était surement un petit salon, où un piano devait les y attendre.


-Est-ce une des propriétés du Maître ? Elle semble très grande ! Nous ne risquons pas de déranger qui que ce soit avec la musique.


Il lui tardait de commencer les leçons, et l'exercice promettait d'être complet. Le solfège serait abordé en même temps que la pratique, et tout se ferait plus ou moins sur le tas. Ce qui ne semblait pas effrayer la jeune fille le moins du monde. Elle avait une confiance totale et aveugle en Lukas. Et si ce dernier avait encore de bon reste sur ses connaissances musicales, il n'y avait point à douter qu'elle prendrait rapidement le bon pli. La grande question à venir était, l'Ünik serait-il un bon professeur de musique ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Mar 21 Juil - 13:49


Fleya et Lukas quittèrent le centre-ville où ils avaient passé une grande partie de la matinée après avoir quitté Nordkia. L’après-midi s’éveillait paisiblement, dans la chaleur d’une journée calme et  très ensoleillée. La maison biscornue, tel qu’était surnommé le manoir de feu Arthur Rainforth, se trouvait dans la banlieue résidentielle au nord d’Anathorey. Les bras chargé des emplettes qu’ils avaient faites ce matin, Lukas guida Fleya dans la capitale jusqu’aux quartiers nobles. Il fallait d’abord passer près des pavillons comtois, avant de sortir des murailles urbaines ouvrant sur la vaste campagne des différents duchés. Le domaine Rainforth était un peu loin pour que l’on s’y rende à pieds sans hésiter, mais Fleya semblait si heureuse de se promener que Lukas n’osa pas lui proposer de s’y rendre en  diligence de Kokobots. Elle profitait pleinement du vent doux qui soufflait dans les rares arbres qui poussaient aux abords d’Anathorey. Le désert à leurs portes, il était difficile de voir s’épanouir de grandes et belles allées richement arborées ou fleuries. Ces rares petits coins de nature qui ponctuaient leur chemin étaient des plus agréables, et apportaient de la rondeur au paysage rude d’Urban City.

Lorsqu’ils arrivèrent enfin devant l’immense portail de fer forgé du manoir, Lukas l’ouvrit et laissa à Fleya l’honneur d’entrer la première dans la propriété. Un long chemin clair encadré par de grands arbres robustes et accueillants menait au large perron du manoir, dominé par l’immense façade couverte de lierre sombre. Ce manoir était un des plus beaux que l’on pouvait trouver parmi les duchés. Lukas se souvenait d’ailleurs que son père, Victor Rainforth, jalousait son frère à ce sujet. Cela ne l’avait pas empêché de délaisser totalement cette belle maison lorsqu’Arthur mourut. A croire qu’il avait cherché à lui nuire jusque part delà la mort. Reprendre ce manoir comme la légitime résidence des Rainforth était une façon de rendre honneur à cet homme, que Lukas avait particulièrement affectionné durant son enfance.

Devant la massive porte d’entrée de bois sombre, il se retourna pour observer le jardin extérieur. La nature s’y développait de manière très lyrique, peut-être un peu désordonnée pour une maison ducale. Il lui faudrait bientôt rechercher des domestiques. Lukas invita Fleya à pénétrer dans le hall lorsqu’il ouvrit la porte. Elle s’extasia de la hauteur des plafonds, de la grandeur des pièces, des parquets sombres et cirés, des tapisseries, lits et miroirs... Lukas avait récupéré tout ce qui avait pu l’être et fait réparer, raccommoder, repriser absolument tous ces objets. Sa fortune récupérée, il avait pu remettre le manoir à neuf. Voir revivre ainsi cette belle maison lui faisait chaud au cœur. A présent il se devrait d’administrer le domaine comme se devait de le faire tout noble digne de son titre.

Fleya demanda à son maître s’il s’agissait d’une de ses propriétés. Le jeune homme sourit. « C’est ma seule propriété à vrai dire. Elle appartenait à mon oncle, Arthur Rainforth. Il est décédé depuis plus de dix ans, et personne n’a pris soin du manoir pendant tout ce temps. J’ai donc décidé d’investir une partie de ma fortune dans sa rénovation. Il me semble que cette maison est plus grande que ne l’était celle de mon père… » Maison qui aujourd’hui était complètement détruite, depuis ce fameux événement. Lukas préféra ne pas y penser pour le moment.
« Le piano se trouve dans la bibliothèque. Il est ancien mais je l’ai fait accorder il y a peu. J’espère qu’il aura un joli son ». Ce disant Lukas dirigea ses pas vers les escaliers menant au premier étage. Il ouvrit une porte au bout d’un long couloir et laissa Fleya pénétrer dans ce qui fut l’antre de son oncle. Toutes les vieilles œuvres qu’il affectionnait tant étaient là, paisiblement rangées sur de très hautes étagères de bois ouvragé. De lourds fauteuils ainsi qu’une table basse trônaient au milieu de la pièce, attendant patiemment qu’un lecteur vienne s’installer. Le piano se trouvait juste à côté de la grande fenêtre qui dominait le jardin intérieur. C’était un vieux piano à queue fait en bois d’ébène, somme toute, il était très classique dans son genre. Lukas se souvenait que sa sœur et lui s’amusaient à tapoter dessus quand ils étaient tous petits. Arthur ne s’était jamais impatienté du bruit qu’ils faisaient alors, trop heureux de gâter ses neveu et nièce chéris. Devant leur père en revanche, les enfants avaient tout intérêt à se tenir tranquilles et silencieux, même si la nature joviale et enthousiaste d’Alvis prenait le dessus sur la sagesse et l’immobilisme. Lukas, lui, s’était montré bien plus perméable à l’éducation de son père. Cette idée ne lui plaisait pas vraiment encore aujourd’hui.

« Assieds-toi, je vais chercher quelques partitions ». Il entendait déjà les premières questions arriver, alors qu’il fouillait dans un grand coffre près d’eux, à la recherche des ouvrages sur lesquels il avait travaillé étant plus jeune. Il les retrouva dans un état impeccable, et les posa sur le pupitre de l'instrument, devant Fleya.
Avant qu’ils ne touchent le clavier encore couvert, le jeune homme ouvrit un des manuels et commença à expliquer à la Qantik que la musique était avant tout une sorte de langage, que l’on lisait sur des partitions. Il fallait comprendre et déchiffrer les notes de musique, qu’il lui désigna, afin de monter une phrase musicale et de commencer à jouer. D'abord, il lui inculqua les premiers rudiments du solfège. Noire, blanche, ronde et croche, ainsi que la manière de battre la mesure. Ensuite, il lui montra la gamme de do majeur, couchée sur le papier comme une jolie montée de petites noires sur la portée. Il désigna chaque note par son nom, en posant son doigt sous la note correspondante afin que Fleya puisse prendre ses repères.
« Ce qui donne ceci » dit-il, en découvrant le clavier. Doucement, Lukas monta la gamme le long des touches, et la redescendit. Le piano sonnait juste, et rondement. Il lui expliquerait d’ici peu de temps comment jouer de manière douce, mais suffisamment ferme pour faire chanter l’instrument. « Si je vais trop vite pour toi n’hésite pas à me le dire » conclut-il, en posant sa main sur son genou. Ceci dit, il sentait qu’il n’était pas au bout de ses surprises avec Fleya…

Hrp:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Mar 25 Aoû - 19:30


Fleya écoutait son Maître parler avec attention. Il avait donc également un oncle, qui était l'ancien propriétaire de ladite demeure. Cela émerveillait et faisait également bizarre à la jeune Qantik de songer qu'un seul et même lieu pouvait avoir vu passer autant d'histoire et de vie entre ses murs. Elle en vint à se poser, bien évidemment, tout une tas de question. Et dans la ligne de conduite caractéristique de la jeune demoiselle, elle ne put s'empêcher de poser une de ces délicates et fluettes questions.

-Qu'est-ce que cela fait d'avoir une famille ?

C'est à la fois désespérément mignon et accablant en même temps. Mais c'était aussi un constat un peu triste. Fleya n'avait pas eu l'occasion de goûter a ce qui était une des expériences les plus communes de la vie. Toutefois, Lukas était à présent là pour corriger cette injustice, et ce vide cruel qui occupait la vie de sa jeune protégée. Après tout, grâce à lui Fleya ne souffrait plus de la solitude. Ni de l'angoisse d'être seule et désœuvrée. Même si elle ne s'en rendait pas encore compte, ses paramètres actuels l'empêchant de faire le lien, Lukas était sa famille. Et même si elle n'avait pas les mots et la notion associée à cela, elle avait déjà la relation et les émotions qui allaient de pairs avec un être aimé. Il suffisait de la voir rayonnante et enjouée à ses côtés, et aucun doute n'était plus permis quant à son confort et son bonheur.

Elle vint prendre place aux côtés de son Maître, et tout en observant les partitions et ses doigts, elle étudiait. Les notes, les lignes, les portées, les clés.... La musique était un art merveilleux mais également d'une grande complexité, qui demandait beaucoup de rigueur. Mais pour un esprit aussi cartésien et matheux que celui d'un robot qui répondait lui même à des programmation, c'était juste une langue basique à décrypter. Une langue qui se composait de notes, de clés et de hauteur.... Fleya assimila chaque donnée qui constituait la partition. Tout en écoutant son maître, elle effectua chacune des notes, les unes après les autres, enregistrant quelle combinaison de touche était associé à quel son, lui même associé à une note, sa retranscription graphique. Et finalement, tout lui parut clair et limpide. A vrai dire, une I.A. n'avait pas grand mérite à assimilé aussi vite et facilement ce type de procédé basé sur la rigueur et la passion. Et passionnée, Fleya l'était autant que enjouée. Ainsi au premiers abords, elle semblait apprendre comme une personne lambda l'aurait fait, découvrant les touches et les sons.

Mais alors qu'elle eut fini cette découverte, Fleya se mit à feuilleter diverse partition jusqu'à finalement en choisir une qui semblait lui plaire. En lisant les notes, elle était à présent capable de "s'imaginer" la mélodie qui en découlait. Elle plaça la partition devant elle, et plaçant les mains sur le piano, elle se mit à suivre les indications..... Et à jouer sans la moindre faute ! Cela lui semblait si facile, même si elle n'était pas encore en mesure de pouvoir jouer sans partition ou mieux, de jouer des interprétations libre, elle maniait déjà un certain degré de compétence qu'un Ohm d'un niveau égale au sien aurait jalousé. Une I.A. pouvait se permettre d'avoir l'oreille absolue. Et ce fut donc avec un grand plaisir non feint et une joie communicative qu'elle jouait pour son maître.





Elle lui affichait un sourire radieux, et tournant sa tête vers lui, elle lui répondit.

-Fleya trouve cela assez facile. Il faut juste bien retenir où se trouvent les touches, et à lire. Les gens doivent aimer apprendre à faire cela.

Elle était a des lustres de se douter des années d'apprentissage que cela demandait à une personne organique.... Innocence quand tu nous tiens..... Cela dit, ce n'était pas bien grave. Au moins elle s'amusait beaucoup et était contente de ce moment. Elle pouvait jouer pour son Maître, elle était persuadé de lui faire plaisir. Elle espérait qu'il était content qu'elle puisse jouer de la sorte pour elle, et qu'il serait fier d'elle. La partition se termina, un peu trop tôt au goût de la jeune fille, qui s'en saisit alors d'une autre. Mais celle-ci était particulière.... Il y faisait mention d'un jeu à quatre main. Intriguée elle la montra à son Maître, et demanda.

-Qu'est-ce que c'est qu'une partition à quatre mains ? Il y a des personnes qui ont des paires de mains supplémentaires ?

Si Hojo avait été là, il en aurait hurlé de rire..... Cela dit, Fleya était très sérieuse dans sa question. C'était d'ailleurs peut-être ça le plus drôle et attendrissant. Elle observa ses propres mains et réfléchit, se demandant ce que ça faisait d'avoir quatre mains, comment elles seraient placées, est-ce qu'on ne risquait pas se s'emmêler les bras, comment on pouvait faire pour s'habiller. On ne pouvait pas être et prodige en piano, et érudit sur les us et coutumes de la vie. Cela n'était pas mathématique et rigoureux. Ce n'était pas un langage à déchiffrer. C'était une expérience qu'il fallait vivre pour la connaître et la comprendre. Fleya vivait cette vie, mais cette fois-ci, elle devait apprendre au même rythme que tout le monde. en découvrant, en trébuchant, en se relevant et en recommençant. Et pour l'heure, elle se fourvoyait en beauté !

-Ce en doit pas être pratique de jouer avec quatre mains, on doit finir par se les emmêler.....


Mettez vous à la place de ce pauvre Lukas, et essayer de ne pas rire...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Ven 11 Sep - 1:37


Fleya avait écouté les explications de son maître d'une oreille très attentive. Penchée vers lui en ouvrant grand ses yeux clairs, elle avait suivi bien sagement le bref cours qu'il venait de lui donner de la manière la plus pédagogique possible. Lukas savait fort bien que la jeune femme avait une capacité d'apprentissage hors du commun, mais il n'entendait pas pour autant bâcler l'enseignement des bases de la musique. Sitôt qu'il eut fini de parler des portées, des notes et des rythmes, Fleya s'empara d'un recueil de partitions et se mit à le feuilleter frénétiquement. On aurait dit une petite fille toute contente de lire son premier livre de contes pour enfant. Elle s'arrêta à une page, et posa l'ouvrage ouvert sur le pupitre du piano. Aussitôt, elle posa ses mains sur les touches et s'apprêta à jouer. Lukas se demanda si elle savaient vraiment ce qu'elle faisait ou si elle voulait tout simplement essayer. Elle n'avait pas choisi un morceau des plus simples pour commencer, le déchiffrage s'annonçait sans doute un peu ardu. Il s'attendait à ce qu'elle bute un peu sur les notes, comme tout débutant.

Il n'en fut rien. Fleya avait pressé la première touche après avoir regardé la première mesure de la partition, et se mit à jouer à la perfection le morceau qui se trouvait devant elle. Ses doigts fins et délicats couraient le long du clavier comme coulait de l'eau de source à flan de montagne. Non seulement la technique était parfaite, mais le phrasé musical était divin. La musique qu'elle jouait ne demandait qu'à être écoutée par les oreilles émues d'un auditoire attentif. Quand Lukas eut fini d'être complètement éberlué par cette nouvelle prouesse, il leva les yeux vers sa protégée d'un air si impassible qu'on se demandait s'il était blasé, consterné ou tout simplement admiratif devant le talent de Fleya. C'était incroyable. Aucun autre mot ne venait à son esprit à cet instant : c'était tout bonnement incroyable. Il se sentit complètement idiot d'avoir expliqué les choses si lentement, comme si elle était une gamine ordinaire. Force était de constater que les capacités d'assimilation de la jeune femme le dépassaient de beaucoup, et de bien plus que ce qu'il avait bien voulu imaginer !

Sans le vouloir, la Qantik lui asséna le coup de grâce quand elle déclara qu'elle trouvait l'exercice somme toute très simple et que les gens devaient vraiment apprécier d'apprendre l'art de la musique.
« Eh bien, plus ou moins... » souffla Lukas, dans un sourire désarmé face à l'amusement affiché de la jeune fille. Si elle avait été là, Alvis aurait sans doute dit quelque chose comme « elle s'éclate vraiment, c'est super ! ». Lukas fronça un peu les sourcils sitôt que ce souvenir lui fut revenu à l'esprit, car il fut bien vite talonné par celui qui en était la suite logique : leur père qui grondait la petite fille pour son langage peu châtié lorsqu'elle était en proie à un vif sentiment de joie. Ces souvenirs étaient particulièrement désagréables pour le jeune duc, qui espéra les chasser bien vite de sa tête.
Fleya eut tôt fait de le ramener à elle, lorsqu'elle lui posa une question des plus rafraîchissantes : « Qu'est-ce que c'est qu'une partition à quatre mains ? Il y a des personnes qui ont des paires de mains supplémentaires ? Ce en doit pas être pratique de jouer avec quatre mains, on doit finir par se les emmêler.....  » Cela ne lui arrivait pas souvent, mais Lukas éclata de rire. C'était bien là une des fameuses idées saugrenues de Fleya, dont il s'habituait de plus en plus, et toujours pas à la fois. Elles arrivaient toujours soudainement comme une petite brise fraîche qui empêchait l'esprit de s'engluer dans une routine casanière.

« Non, il s'agit simplement d'une partition destinée à être jouée par deux pianistes, mais les interprètes doivent jouer sur le même clavier. S'ils jouent sur deux instruments différents, on parle de duo de pianos » Lukas saisit un livret de partition qui se trouvait près de lui, et montra à Fleya à quoi ressemblait un morceau à quatre mains. L'écriture de la musique était particulière, évidemment faite pour que les deux joueurs puissent jouer de concert. Il tourna les pages d'un air heureux et s'arrêta sur une œuvre courte.
« Celui-ci par exemple. J'aimais beaucoup quand nous le jouions ma sœur et moi, à l'époque où... » Il s'interrompit, laissant mourir sa voix dans sa gorge, le regard glissant dans le vide et son sourire s'effaçant. Il poussa un profond soupir. « Enfin, à cette époque-là » conclut-il, en refermant l'ouvrage avant d'aller le reposer tout au fond du coffre où il l'avait trouvé avant de donner sa première leçon à Fleya. Il ferma également le coffre qui contenait les partitions, et rangea la clé négligemment sur l'étagère de la bibliothèque.

Lukas ne retourna pas vers sa protégée. Les mains dans le fond de ses poches, il avait la tête baissée vers le tapis rougeoyant qui s'étendait dans toute la pièce. Ses yeux ne voyaient pas les motifs au couleurs chaudes, mais des souvenirs froids et tristes, qui lui glaçaient le cœur depuis des années. Après quelques instants de mutisme absolu, Lukas se redressa, et marcha vers la cheminée du salon, à quelques pas devant lui, au dessus de laquelle se trouvait le portrait d'une femme qui lui ressemblait un peu. Leurs regards tout au moins étaient semblables, ainsi que la finesse de leurs visages et de leurs mains. Lukas l'observa en silence, pour apprécier encore une fois la douceur de l'expression de ce portrait qui lui était si familier.

« C'est ma mère » dit-il à la Qantik. « Suzanne Rainforth. Elle a épousé mon père à l'âge de dix-huit ans. C'était un mariage arrangé. A vrai dire mes parents se connaissaient à peine lorsqu'ils durent vivre sous le même toit et fonder une famille ». Lukas adressa un regard chaleureux et pourtant un peu triste à sa protégée : « Pour te répondre, je ne sais pas vraiment quel est l'effet d'avoir une famille. J'imagine que cela dépend des personnes qui la composent et des sentiments qui les unissent les uns aux autres. Pose cette question à dix Üniks et tu auras dix réponses différentes... » Il se détourna du portrait et posa les yeux sur le piano avant de rire légèrement : « En tout cas, cette première leçon est très concluante, tu peux être fière de toi. Je me demande si d'autres cours seront vraiment nécessaires ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 13 Sep - 13:15

Fleya observait son Maître, ravit de la situation. Mais elle nota son changement d'expression à un moment. Il avait l'air plus sombre.... Presque contrarié. Mais il était également songeur.... Son précieux Ünik pensait donc à quelque chose qui ne lui était pas agréable ? Fleya n'en reprit que de plus belle sa musique. Peut-être parviendrait-elle à chasser ces vilaines pensées de son maître, et lui faire retrouver un sourire qu'elle aimait tant voir sur son visage. Et elle finit par réussir à le sortir de ces mauvais songes, et même mieux, à le faire rire ! Mais ce n'était pas sa musique qui était à l'origine de ce prodige. C'était sa sempiternelle innocence, aussi désarmante qu'hilarante pour le jeune Duc. Se reprenant il lui expliqua alors la véritable signification d'un jeu à quatre main. Une révélation qui fit faire de grands yeux visiblement émerveillés à la jeune Qantik. Pouvoir jouer un même morceau à deux, c'était là quelque chose qu'elle trouvait extraordinaire. Et visiblement, Lukas avait déjà pratiqué cet exercice avec sa sœur ! Mais une fois encore, son sourire s'évanouit brusquement, et il s'interrompit en pleine phrase.

Cette fois-ci, le rapport de cause à effet était un peu plus flagrant pour la jeune fille. Lorsqu'il parlait de sa sœur, ou du moins de son passé, son Maître adoré semblait se renfermer. Comme le coffre qu'il venait de renfermer, enfermant le livre de partition comme il enfermait ses propres blessures à double tour. Cela faisait mal au cœur bionique de Fleya de deviner ainsi la peine et la douleur de son Maître. Elle aurait tout donné pour le rendre heureux et lui faire oublier toutes ses peines et ses chagrins. Mais le "pire" était à venir. Lukas s'approcha d'un portrait qu'il présenta comme celui de sa mère. Fleya identifia plusieurs traits de ressemblance, et afficha un doux sourire en les constatant. Mais elle eu également la réponse à sa première question. Et elle lui semblait si froide... dans la teneur de ses propos seulement. Son maître avait eu une famille mais.... Il n'avait pas répondu par des émotions. Il avait répondu par des faits plutôt cartésiens et logiques. Une réponse qu'elle se serait plus attendus à voir sortir de la bouche d'un Qantik que d'un Ünik.... Elle lui bredouilla alors, penaude.


-Pour apprendre à comprendre les Ohms... Fleya a lu des livres.... beaucoup d'histoires.... Dans ces histoires, cela avait l'air merveilleux d'avoir une famille..... J'avais l'impression.... que c'était une expérience formidable que les gens chérissaient.... Fleya avait même envie d'en avoir une à partir de ce moment là. Mais... La réalité à l'air si différente.... Un mariage arrangé.... Des expériences différentes qui ont l'air de n'avoir aucune ressemblance..... Pourquoi les Ohms.... Inventent des vies qui ont l'air radieuses, alors qu'ils pourraient les vivre ? C'est étrange...

C'était là un des uppercuts philosophiques magistraux dont Fleya avait le secret. Elle pouvait croire qu'une partition à quatre mains était faite pour des gens à quatre mains deux secondes auparavant, et vous donnez une leçon de vie des plus cuisante deux secondes plus tard. Le tout avec un regard accablant d'innocence. Au fond d'elle même Fleya était à la fois déçue et triste. Déçue car la vie ne semblait pas aussi rose qu'elle avait pu se l'imaginer. Triste parce qu'elle croyait que son Maître avait pu avoir vécu un bonheur incroyable, alors que visiblement ce n'était pas aussi évident. Une enfant qui vivaient la désillusion, celle de comprendre que ses contes de fées n'étaient et ne seraient surement jamais réels. Mais il suffisait que Lukas risse un peu pour lui faire retrouver son sourire. Et en plus il la complimentait sur sa manière de jouer. Ravie, Fleya lui répondit.

-Je suis contente que le Maître soit fier de Fleya ! Le piano est un instrument merveilleux. On peut y jouer à deux, c'est quelque chose de formidable ! Fleya trouve que c'est comme être à deux pour créer quelque chose de beau et d'agréable.... A deux pour donner la vie.... Vie à la musique !

On n'éradiquerait pas aussi facilement l'innocence et la joie de vivre de Fleya.... La musique l'inspirait en tout cas beaucoup, elle était l’opportunité de partager et de création, d'expression. Et elle comptait bien en profiter et en faire profiter un maximum son Maître. Elle se tourna de nouveau vers lui.

-Est-il aussi simple de jouer avec tout les autres instruments ? Fleya pourrait en jouer de plusieurs pour son Maître !

La soif de connaissance n'avait pas de limite pour elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Sam 3 Oct - 23:56


Fleya s'était approchée à son tour du portrait de Suzanne Rainforth. Les mains nouées nerveusement et la tête un peu penchée, elle se mit à raconter à Lukas comment elle avait fait pour apprendre à connaître les Üniks. Elle avait lu des livres, ouvert de très nombreux ouvrages pour parvenir à dessiner des contours plus précis sur les étranges silhouettes qu'ils étaient tous à ses grands yeux clairs. Le Pr. Hojo avait sans doute mis à la disposition de sa fille des livres de conte. Les histoires pour enfants étaient un excellent moyen de s'ouvrir sur le monde. Malheureusement ils ne reflétaient que très rarement la réalité, loin s'en fallait. La jeune femme ne lui cacha pas son désappointement lorsqu'elle réalisa que les histoires merveilleuses que ces livres lui offraient n'était qu'une illusion, un portrait bien abstrait d'une réalité dure et trop désertée par les sentiments. Tout lui avait semblé si beau, si doux, si chaleureux dans le fait d'avoir une famille. A tel point que la petite Fleya avait désiré en avoir une rien qu'à la suite de ses lectures.

« Pourquoi les Ohms.... Inventent des vies qui ont l'air radieuses, alors qu'ils pourraient les vivre ? C'est étrange... » dit-elle pensive, en regardant les traits peints de la mère qui posait sur eux un regard attendri. Lukas esquissa un sourire. Son explication aurait-elle été un peu trop péjorative ?
« Ne sois pas si désolée, répondit-il pour corriger le tir. Je te demande pardon. Je n'ai pas été très précis. Mais si tu me permets d'étoffer mon propos... »

Lukas alla s'asseoir dans un fauteuil du salon, sortit de sa poche un paquet de cigarette et commença à fumer la première qu'il alluma. Il invita Fleya à le rejoindre, de sorte qu'ils puissent parler un peu tous les deux. Il souffla silencieusement une ou deux bouffées de tabac avant de reprendre là où il s'en était arrêté.
« Les mariages arrangés sont des choses très courantes au sein de la pègre. Les nobles possèdent tous des biens et des terres, des patrimoines qui parfois sont très importants. Un mariage entre deux personnes vient unir ce patrimoine et rend indivis tous les biens qui jadis appartenaient à chacun des deux époux. C'est ainsi que cela fonctionne à Anathorey. De ce fait, les familles fortunées ne désirent pas voir leurs possessions tomber dans les mains de n'importe qui à cause d'un mariage. Un arrangement permet de se protéger de cela : les parents et la future belle-famille font connaissance, s'assurent mutuellement qu'ils n'ont pas à faire à des personnes qu'ils jugent peu recommandables, et si tout se passe bien le mariage est célébré quelques mois plus tard, assurant la survie d'un nom prestigieux et de tout ce qui y est affilié »
Lukas jeta quelques cendres dans le cendrier posé sur la table basse juste devant lui.
« Je te l'accorde, cela peut paraître terriblement calculateur. De plus si les parents trouvent un terrain d'entente, rien ne garantit que leurs enfants eux s'entendent bien et soient heureux de devoir former un couple. Un mariage arrangé pour servir des intérêts patrimoniaux peut sembler tout à fait matérialiste. Malgré cela, sache qu'il est très rare qu'un jeune homme se retrouve fiancé à une demoiselle qu'il ne connaît pas. Bien souvent d'ailleurs les nobles sont fiancés depuis l'enfance, ce qui fait qu'ils se sont déjà côtoyé un moment avant de devoir assurer une descendance. Ce qui malgré tout n'empêche pas l'amour d'être le grand absent de toute l'affaire, bien entendu... »

Lukas tira sur sa cigarette et expira profondément. Cela lui faisait du bien. Il avait l'impression que cela faisait des années qu'il n'avait pas fumer. Pourtant depuis sept ans, il consommait les paquets à une vitesse alarmante.
« Mes parents étaient un cas particulier. A vrai dire les Rainforth étaient des nobles désargentés. Les activités économiques qui faisaient fonctionner le domaine le menait à un endettement toujours plus important, si bien que la famille de mon père se retrouva au bord de la ruine. A l'âge de vingt ans, mon père n'avait toujours pas trouvé de partenaire idéale pour se marier : aucune famille ne voulait endosser les dettes qui découlerait du mariage. Le duché Rainforth était ancien, et prestigieux autrefois. A l'époque, les membres de la famille ont cru à sa fin. »

« Cependant, vivait dans un domaine voisin une famille responsable d'un comté. Eux avaient une fille, qu'ils ne parvenaient pas non plus à marier à cause de leur situation de nouveaux riches – le père avait été très récemment anobli, il était issu d'une famille de bourgeois qui s'était très bien débrouillée en affaires. C'était la famille de ma mère, les Wagner. Les parents des deux domaines se sont finalement rencontrés, et les pères devinrent vite de très bons amis. Comme Monsieur Wagner avait une fille – en l'occurrence ma mère – il fut décidé qu'elle épouserait mon père, afin d'assurer un avenir radieux au comté, et à permettre au duché de rester en vie. Tout le monde y trouva son compte et en cela, le mariage sauva les vies de chacun. C'est cependant un cas assez rare, je puis te l'assurer. Mais comme tu pourras le remarquer, il n'aura jamais été question de demander leur avis aux fiancés, ni de se soucier de ce qu'ils s'aiment ou non. Malheureusement tout le monde se fiche éperdument de cela. »

« Mais ma mère était d'un tempérament très doux et empathique. Elle était souriante, d'une bonté immense avec tout le monde. J'imagine que lorsque ses parents lui ont annoncé la nouvelle, elle aura posé gentiment ses mains sur ses genoux, comme elle le faisait toujours quand elle écoutait quelqu'un, et elle aura sourit en acceptant docilement le destin qu'on lui dictait. ».  
Le regard de Lukas s'assombrit un peu.
« Cela n'a pas empêché pas mon père d'être un homme odieux et suffisant, qui ne jurait que par les préceptes insipides de l’Élite. Je ne me souviens pas l'avoir déjà entendu dire un mot aimable à qui que ce soit. Il traitait l'enfant que j'étais avec beaucoup de sévérité. Avec la sévérité d'un chef de clan qui veut s'assurer que son fils est apte à reprendre le flambeau. Je peux mieux le comprendre maintenant que je suis adulte. »
Le jeune duc leva ses yeux de nouveau éclaircis vers Fleya, et lui sourit gentiment.
« Je ne m'entendais pas très bien avec mon père. Il était maladivement tyrannique et d'une nature irascible. Il terrorisait tout le monde autour de lui. Tisser des liens avec lui, qui traitait sa propre famille comme des étrangers, n'était pas chose facile. Cependant, ma mère a toujours donné à ses enfants beaucoup d'amour, ce qui fait que malgré tout, la vie n'était pas si difficile quand on la savait proche de soi. Elle était très à l'écoute. A ce titre, je pense même qu'elle faisait l'effort d'essayer de comprendre son mari pour parvenir à lui apporter un peu de réconfort. Elle était l'entité apaisante de notre grand manoir. Elle a laissé un très grand vide derrière elle, lorsque la maladie l'a emportée... »

Lukas écrasa dans le cendrier devant lui le mégot qu'il venait de finir.
« Pardonne moi pour cette tirade interminable. Ce que je veux te montrer, c'est que tout est une affaire de choix. Les mariages arrangés et les querelles de famille sont une chose dérangeante, que certains qualifient même de détestable, mais cela fait partie de notre réalité en dépit de tout. Les gens peuvent choisir de l'accepter, et d'adoucir les amertumes qui grandissent dans leurs cœurs lorsqu'ils songent à ce qu'on ne s'est pas soucié de leurs souhaits, ou de leurs sentiments. Ma mère a choisi d'accepter sa nouvelle vie, et a tout fait pour la rendre belle le temps qu'elle a pu rester parmi nous. Cette intériorisation est d'autant plus simple lorsque l'on connaît son partenaire depuis l'enfance : l'idée du mariage est bien plus facilement acceptée. Je t'avoue qu'il est rare que les choses tournent vraiment mal. Après tout, si les nobles ont des états d'âmes, ils savent parfaitement enfouir les nuages sombres qui rongent leur cœur au plus profond de leur être, jusqu'à ce que les rancoeurs soient digérées à jamais... »

« Mais au-delà de toutes ces histoires sociétales à dormir debout... Sache qu'il existe des familles semblables à celles des contes que tu aimais. Je suis persuadé qu'à Anahorey, et peut-être davantage à Nordkia, beaucoup de familles s'aiment tendrement et tâchent de vivre heureux ensemble ». Lukas ponctua son propos d'un sourire qu'il voulut rassurant. Il s'en voulait d'avoir peiné Fleya, c'est pourquoi il avait parlé si longuement, pour lui expliquer que tout n'était pas blanc, ou tout noir. Il savait qu'elle aurait l'intelligence de le comprendre. Elle se forgerait ainsi sa propre opinion, et ne manquerait pas, il en était certain, de lui en faire part dès que possible.

« J'espère ne pas t'avoir complètement assommée avec mon récit. Il faut que j'ai vieilli pour parler si longuement sans m'interrompre ni laisser respirer mon auditoire... » Il était chanceux que Fleya soit toujours intéressée par ce qu'il lui racontait. Mais peut-être qu'un jour, ayant mûri et étant devenue plus adulte, elle l'enjoindrait de se taire ? Cette perspective était amusante.

« Pour en revenir à la musique, dit Lukas d'un ton plus enjoué, je ne sais pas du tout si l'apprentissage de tous les instruments est du même niveau de difficulté. Je ne joue moi-même que du piano – et pas très bien en plus. Tout ce que je sais, c'est que la maîtrise s'obtient par le travail... Quoique dans ton cas, j'imagine que le génie sera suffisant ! » Il rit un peu. A la seconde même où il avait prononcé le mot travail, il s'était souvenu des doigts de Fleya qui couraient sur le clavier comme d'agiles petites fées de la musique. Oui, il y a avait définitivement là de quoi dégoûter le plus virtuose de tous les concertistes !

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 4 Oct - 11:33

Fleya avait rejoint Lukas qui s'allumait une énième cigarette. Elle l'observait faire se remémorant que c'était là quelque chose de régulier chez lui. Elle devait se renseigner sur ce que cela était et pourquoi Lukas faisait-il toujours cela. Mais pour l'heure, il avait décidé de lui expliquer plus en détails le fonctionnement sociétal des Üniks. La jeune Qantik cru alors que le cas de la famille Rainforth était peut-être à part. Mais la réalité fut tout autre.... C'était là vraisemblablement un problème presque d'état ! Les mariages n'était pas établit dans l'optique de consacré l'amour et la volonté d'unir deux être qui s'aimaient mais.... d'assurer et de conserver la richesse des grandes familles. La romance, l'amour, l'affection, la bienveillance.... Tout cela n'était au final que secondaire et au bon vouloir des deux mariés forcés. Aux yeux de Fleya, ils étaient ni plus ni moins que sacrifiés. Condamnés à voir leur vie se résumer et tourner autour de la richesse et du prestige de leur rang. Si au début de son récit, Fleya observait et écoutait son maître le visage grave, ses yeux trahissant une certaine tristesse à l'énoncé de ces vérités, par la suite elle fut horrifiée.

Comme si le fait de conditionner des enfants dès le plus jeune âge pour accepter l'inacceptable n'était pas suffisamment pénible, il en vint à conter l'histoire de sa propre mère, et mettre ainsi en évidence une réalité des plus injustes et cruelles. Qu'advenait-il des couples dont l'entente n'était pas établie ? Lorsque l'un des deux parties était cruelle ? Car les mots qu'employait son maître était assez catégorique sur ce qu'il présentait de son père. Froid, dur, tyrannique..... La méchanceté envers les sien n'était pas quelque chose que la jeune Qantik pouvait comprendre et encore moins tolérer. Elle se déconfisait à vu d’œil, tenant à présent ses mains comme le faisait la douce mère de Lukas sur son portrait. Lukas termina son récit laissant un Fleya choquée, comme prostrée dans son fauteuil. L'horreur était bien plus profonde et infiltré qu'elle ne l'aurait cru. Après un silence pesant, elle finit par dire.


-....Il n'y a.... pas d'amour.... Juste des personnes sacrifiées.... Des parents qui sacrifient leurs enfants.... Conditionnés dès leur plus jeune âge.... Pour accepter d'être les simples gardiens d'une richesse et d'un prestige.... Peu importe qu'ils soient heureux.... Peu importe qu'ils soient bien traités.... Seul le côté matériel et la réputation importent. Aucune alternative.... Juste se soumettre et accepter son triste sort.... Subir en silence, et en restant digne.... Que l'on garde le sourire ou que l'on ait le cœur dévoré par l'amertume et la peine.... Il n'y a point d'espoir....

Pauvre Lukas, lui qui avait essayé de dépeindre un tableau plus nuancé, moins triste que ce qui avait semblé à Fleya, il avait obtenu l'exacte opposé de l'effet souhaité. Après tout, il était né et avait grandit dans ces considérations. Même si elles étaient pas forcément joyeuses et morales, il avait pu trouver des atténuations, dans le fait par exemple que les futurs époux étaient le plus souvent présentés dès leur plus jeune âge pour permettre une meilleur entente. Il avait également précisé qu'il existait certainement des familles heureuses et aimantes chez les Üniks. Mais Fleya était perspicace et elle avait observé ce peuple. Leur attrait pour l'argent et le prestige était des indices suffisant pour qu'elle comprenne que ce cas de figure était très loin d'être fréquent. De même que la jeune Qantik observait cette société de manière objective, d'un point de vu extérieur puisqu'elle n'y appartenait pas. Et si d'un point de vu Ünik, Lukas était dans le juste et avait su faire la part des choses, d'un point de vu extérieur, Fleya s'était montrée une simple juge impartiale. Même si d'un point de vu Ünik, c'était là quelque chose de convenu, d'accepté et relativement préparé de longue date. Pour la jeune femme cela n'était pas moins compréhensible.

-Des gens qui souffrent et endurent ce genre de vie.... Reproduisant le schéma avec leurs propres enfants.... Encore et toujours.... Une condamnation à perpétuité.... Est-ce cela que je dois protéger ? Est-ce pour permettre la sauvegarde de ce genre de chose que l'on m'a conçue....


Vitesse supérieure pour la demoiselle qui dans sa progression et l'évolution de sa psyché était visiblement parvenue à une question que se posent les enfants dans leur vie. Pourquoi m'a t-on désiré ? Même si dans son cas, l'optique était plutôt orientée sur la visée de son utilité. Soudain, Fleya leva la tête vers Lukas l'air inexplicablement inquiète et désolée. Elle demanda, son angoisse alors perceptible dans sa voix.


-Le Maître lui aussi est condamné à devoir épouser une jeune femme qu'il n'aime pas ? De manière arrangée ?

Cette éventualité horrifiait au plus haut point la jeune demoiselle qui espérait du plus profond de son cœur bionique que l'on avait pas imposé une pareille horreur à son cher Maître. Lukas en revint à la musique, complimentant une fois encore la jeune fille. Mais.... Pour la première fois depuis qu'il l'avait rencontré, il la vie avoir ce sourire.... Ce sourire triste, que l'on faisait parce que la situation l'exigeait. Parce que quelqu'un avait été gentil avec soi, et qu'en temps normal, on aurait sourit franchement. Mais qui en cet instant était difficile, presque douloureux, car ne reflétant guère l'état d'esprit dans lequel on était. Oui..... la vie était très loin des romans et des contes de fées qu'elle connaissait. La méchanceté n'était pas seulement présente en ceux qui menaçaient la sécurité des autres. Elle était parfois plus perfide et pernicieuse, se logeant là où elle n'aurait jamais dû être. Si Fleya avait alors compris que rien n'était vraiment blanc, elle cherchait à présent à se rassurer, à découvrir l'argument imparable que tout n'était pas noir non plus. Elle tourna de nouveau son visage de poupée de porcelaine vers Lukas et lui demanda, plus timidement.

-Le... le Maître trouve t-il cela juste ? Est-ce que... Lui aussi voudra privilégier son patrimoine et son nom.... Avant toute autre chose ?

Au fond d'elle, elle était persuadée que non. Mais elle avait besoin de l'entendre, besoin de se raccrocher à quelque chose qui serait encore pure et rassurant. Elle avait perçu à quel point il n'aimait pas son père qui lui était tout à fait dans cette optique, et à quel point au contraire il aimait sa mère, qui elle avait tout sacrifié pour tenter d'établir un peu de bonheur pour tout le monde dans un contexte qui ne s'y prêtait pas. Elle avait eu tant de courage cette pauvre femme.... Néanmoins Fleya ne parvenait pas à s'accorder à dire qu'elle avait fait ce qu'il fallait. Elle ne pouvait pas accepter qu'on puisse attendre de quelqu'un qu'il accepte simplement d'être une victime et de faire avec. Dans cette situation délicate et un peu tendue qui était présente, Lukas pouvait au moins se satisfaire d'une chose. Les propos et l'opinion que Fleya avait exprimé par rapport à son récit venait d'elle, et entièrement d'elle. Aucune programmation n'aurait pu donner ce résultat et son esprit critique s'était considérablement développer, lui offrant à présent un recul nécessaire pour pouvoir se fonder un jugement sur ce qui l'entourait. Elle ne cessait de grandir.... Mais elle grandissait vite, très vite.... Peut-être trop vite.... Là ou un enfant aurait eu des années pour prendre en compte toutes les subtilités de l'environnement qui l'entourait, pour accepter ses injustices, et faire avec, elle vivait cela en l'espace de quelques temps à peine. Ce qui semblait lui offrir de grande difficultés à accepter la réalité des faits. La sensibilité et l'intelligence de Fleya révélèrent alors leur double tranchant....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 29 Nov - 23:39


Lukas ne faisait jamais de mauvais calcul. Il savait toujours comment rassurer un auditoire et se faire écouter. Cependant, la mine terrifiée qu'arborait Fleya à ce moment-là lui fit dire que ses paroles avaient trouvé un écho dramatique dans son jeune esprit, encore immature des us et coutumes d'Anathorey. Elle voyait dans ces traditions sommes toutes assez mornes mais dont tout le monde s’accommodait, un monde froid et cynique, dans lequel l'amour n'avait pas sa place, où seul l'argent comptait et où personne ne s'aimait. Le prestige, les titres de noblesse, seules ces choses-là avaient de l'importance au cœur de l’Élite. Les familles n'étaient finalement que des cellules composées selon le bon vouloir des puissants, pour servir leurs intérêts personnels et les protéger.

Lukas soupira et croisa les bras dans son fauteuil.
« Eh bien... C'est exactement cela. Tu as tout compris ! Félicitations. » dit-il, sans plus de cérémonie, en arborant un sourire aussi charmant que rayonnant, que personne ne lui connaissait.
D'aucun auraient pu dire qu'il était un peu méchant, de la part du jeune noble de répondre aussi froidement aux craintes de sa protégée. Sans quitter la jeune femme des yeux, Lukas retrouva peu à peu son expression habituelle, à la fois mélancolique et chaleureux. Quand il souriait d'un air triste, en somme.
« C'est bien cela que tu voulais entendre, non ? »
Frôlait-on le sadisme ? Non. Lukas voulait tout simplement faire comprendre à Fleya que se complaire dans les malheurs du monde était une attitude inepte. Bien sûr, il était primordial de regarder la vérité en face. Mais à quoi bon se poser des tas de questions dans le seul but de se faire peur, comme le faisait Fleya ? Lukas était cependant bienveillant, et mis cette émotion sur le compte du jeune âge de la Qantik.

Le Duc se leva et s'approcha d'elle, pour lui donner une petite pichenette sur le front. Il fallait qu'elle cesse de parler d'une manière aussi désespérée, sinon elle parviendrait à plomber cette journée qui s'annonçait si bien.
« Allons. Reprends-toi Fleya. Rien ne sert de pleurer sur nos malheurs »
Et il était particulièrement bien placé pour dire que le désespoir et les larmes n'étaient d'aucune utilité, quelle que soit la situation. Du moins c'était ce qu'il croyait du fond du cœur.
« Je ne trouve pas cela spécialement juste. Je pense qu'un peu de spontanéité ne ferait pas de mal à Anathorey, je mentirais si j'affirmais le contraire. Mais si les traditions ne nous plaisent pas, qu'est-ce qui nous empêche d'aller à leur encontre ? Après tout, c'est une fois que l'on connait les codes d'un concept par cœur que l'on peut le briser et le renouveler, à notre façon... »
C'était une chose dont il ne se priverait pas. Fleya l'aurait peut-être remarqué, en voyant luire une petite lumière malicieuse dans le regard de son maître.

Lukas leva les yeux vers le portrait de sa mère. Qu'aurait-elle pensé de tout ce que venait de dire Fleya ? Aurait-elle eut le sentiment d'être passé à côté de son bonheur, ou aurait-elle sourit avec douceur, envers et contre tout ? Elle avait beau avoir été mariée de force à son père, Lukas ne pouvait s'empêcher de croire qu'elle avait eu de l'affection pour lui. Quelque part, il se dit que son père avait peut-être lui même fini par avoir des sentiments pour son épouse.
« Pour te répondre, je n'ai pas été fiancé pendant mon enfance. Mon père voulait d'abord que je sache administrer le domaine. Une fois que son fils serait devenu un digne héritier, il m'aurait recherché une fiancée sans me demander mon avis, cela va sans dire. Mais il est décédé avant d'en avoir le temps »

Le noble se retourna vers Fleya et lui adressa une mine à la fois joyeuse et quelque part un peu dépitée. C'était assez étrange à regarder.
« A présent j'ai... presque trente ans. Je suis une véritable antiquité pour qui cherche à marier sa fille. Bien des nobles de mon âge ont déjà des enfants »
Lukas avait vingt-sept ans à dire vrai, mais il n'empêchait qu'il était fort pessimiste quant à son avenir sentimental. Il tenta tant bien que mal de cacher la honte qu'il ressentait d'être encore célibataire. Point que son majordome ne cessait d'ailleurs de lui rappeler.
« Je ne suis pas prêt de me marier, loin s'en faut. Mais parlons de toi, Fleya. As-tu ce genre de projet ? »

Il devina ce que serait la réponse, dans les grandes lignes. Mais taquiner sa protégée n'était pas une idée qui lui déplaisait. S'il pouvait lui redonner un peu le sourire grâce à cela, il n'aurait pas perdu sa journée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Lun 30 Nov - 19:33

Ce qu'il était merveilleux avec Fleya, c'était son indéniable et explicite sincérité. Il suffisait de regarder ses grands yeux bleus, d'observer son visage pour lire en elle comme dans un livre ouvert. Ce qui pouvait dès lors offrir des surprises parfois cocasses. Surtout lorsque votre maître adoré se prenait l'envie de venir vous taquiner ! Ainsi lorsqu'il lui annonça qu'elle avait raison sur toute la ligne, avec un sourire certes charmant mais peu naturel, il put à loisir observer toute une variations de gammes émotionnels sur le visage de la jeune fille. Au départ, de manière la plus spontanée, la jeune fille avait commencé par affiché un large sourire, contente d'avoir compris quelque chose et de ne pas s'être trompée. Puis à peine quelques fragments de secondes plus tard, le retour à la réalité la rattrapa, comme la percutant de plein fouet. Secouant la tête elle observa dès lors son très cher Maître avec de grands yeux ronds. Comment pouvait-il lui répondre ça, lui annoncer quelque chose d'aussi grave avec un sourire aussi léger ?! A l'observer on aurait juré que la jeune fille avait complétement bugué, ne sachant plus quoi dire ni quoi répondre. La pauvre était bien à des lieux de comprendre que son coquin de maître la menait en bateau !

Puis le voila qui lui demandait si cela était bien ce qu'elle voulait entendre. Une fois encore la jeune fille l'observa complètement sidérée. Ce qu'elle voulait entendre..... Non ce n'était pas ça. A vrai dire, elle ne savait pas ce qu'elle souhaitait entendre. Elle savait juste qu'elle avait espéré une réponse plutôt rassurante, quelque chose d'entrainant de motivant. Une réponse digne de son maître, une sorte de promesse vers un avenir meilleur. Elle avait accumulé suffisamment de connaissance pour savoir que, le monde ne serait jamais parfait. Et que son Maître ne pouvait pas réussir là où les dieux eux-même n'avaient pas pu faire de miracle. Mais juste un "mieux".... Juste un espoir lui aurait suffit. Et comme pour la ramener sur terre, il lui ordonnait de se reprendre. Elle ne répondit pas à ses propos sur le fait qu'il ne servait à rien de pleurer sur ses malheurs. Cela ne faisait pas avancer les choses, et elle était d'accord. Néanmoins, accepter passivement la situation comme une fatalité.... cela ne lui plaisait pas. Son Maître lui avait appris à se donner les moyen d'obtenir mieux. Et c'était là une ligne de conduite qu'elle avait complètement assimilée.

Elle affichait une petite moue contrariée et peinée jusqu'à ce que finalement ce qu'elle attendait et espérait arriva. Lukas arrêta de la faire tourner en bourrique, et prononça enfin ce discours rassurant empli d'espoirs. Elle esquissa alors de nouveau ce large sourire sincère et ravi, ce sourire dont elle avait le secret et qui était communicatif. Le regard pétillant de son Maître fut pareille à une étincelle qui lui mettrait le feu aux poudres, lui faisant retrouver tout son dynamisme et sa joie de vivre. Elle acquiesça vivement à son idée de remuer un peu cette aristocratie emplâtrée dans ses conventions avec un peu de naturel. Elle était à présent rassurée et il ne lui en fallait pas plus. Elle écoutait Lukas parler d'idées de mariage un sourire doux aux lèvres. Et elle finit par répondre.


-Le temps n'a pas d'importance pour un cœur amoureux. Il suffit juste de trouver la bonne personne. Le Maître doit essayer ! Son cœur lui dira qui choisir !

Attention, avis de jeune Qantik romantique qui s'emballait ! L'idée de son maître heureux dans les bras d'une jeune et jolie demoiselle enchantait Fleya. Avoir un Lukas souriant et heureux, avec une petite dame tout aussi heureuse.... Et pourquoi pas plein de petits maîtres et maîtresses.... On l'avait perdue. Jusqu'à ce que Lukas ne revienne à la charge en la taquinant sur le sujet. Ce a quoi Fleya rit doucement en répondant avec un franc sourire et son aplomb naturel déconcertant.

-Personne ne voudra de Fleya voyons ! Fleya est une Qantik. Et elle ne peut pas porter d'enfant. Qui voudrait d'une femme qui ne peut pas donner la vie ? Ha ha ha !

Elle en riait, alors que c'était là une vérité d'une cruauté absolue. Mais.... était-ce réellement là une vérité immuable ? N'était-ce pas là un énième dogme imposé par une société ? Du même genre que ceux qu'elle avait incriminé il n'y avait même pas cinq minutes. Paradoxe quand tu nous tiens.... Son cas n'était pas forcément une fatalité, bien qu'elle semblait complètement résolue à son sort. Dans un sens pas besoin d'être amoureuse, elle aimait son Maître c'était suffisant. Mais qu'en serait-il si l'amour venait à lui tomber dessus....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Sam 20 Fév - 22:16


Bien que Lukas lui ait affirmé qu'il n'avait aucun avenir amoureux, Fleya ne se laissa pas abattre par son explication. Elle renchérit même en affirmant que le temps ferait son œuvre et que l'amour saurait frapper à la porte le moment venu. Trouver le grand amour au détour d'un chemin ? Lukas n'y croyait pas vraiment. La sollicitude de la petite Qantik le fit néanmoins sourire. Il n'avait guère d'espoir en la matière, mais quelque part les paroles de Fleya le rendirent curieux. Un jour, ils auraient l'occasion de voir si elle avait raison. Alors elle pourrait lui dire « maître, je vous l'avais dit ! » en souriant d'un air triomphal, comme à l'instant lorsqu'elle avait conclut sa partition de piano sans commettre la moindre erreur. Ce sourire serait différent de celui qu'elle arborait à ce moment-là, où à la fois gênée et amusée elle assura que personne ne voudrait jamais d'elle, car elle était une femme incapable de porter un enfant.

« Ce que tu dis est un peu triste, lui répondit Lukas. Je ne pense pas que les couples se forment systématiquement pour engendrer une descendance. Rien ne peut égaler la joie d'avoir la personne que l'on aime à ses côtés. De plus bien des couples vivent sans enfant, par choix ou par dépit je l'ignore, mais il me semble que leur bonheur n'en est pas pour autant affecté ».
Il adressa un sourire à Fleya.
« Un peu tarte à la crème, n'est-ce pas ? Que dirais-tu d'aller interroger des professionnels sur la question ? Je voulais te les présenter quoi qu'il advienne. L'entrée en matière sera un peu étrange mais je ne doute pas de leur enthousiasme. Si tu veux bien me suivre... »

Lukas désigna la porte de la bibliothèque à Fleya, et tous deux sortirent pour arpenter les couloirs du manoir. Le Duc ne désirait pas en trouver un en premier plus que les autres, mais dès qu'ils tomberaient dessus l'intéressé serait questionné. Fleya ne devait sans doute pas vraiment comprendre ce que son maître avait en tête. Lui en revanche s'amusait beaucoup de la situation. Voilà qui donnerait un peu davantage de vie à la maison. Quoique, avec les joyeux lurons qui en composaient l'équipe de surveillance... La rencontre promettait d'être étonnante.

¤¤¤

L'horloge comtoise qui trônait dans le coin du couloir derrière la porte sonna seize heures de l'après-midi. En haut de son escabeau lorsqu'elle entendit le sourd son de cloche retentir, Ivy crut manquer un battement de coeur. Elle avait si vivement sursauté qu'elle failli de tomber de son perchoir, mais elle parvint après moult gestes désordonnés à se rattraper au vaisselier qu'elle était présentement en train de ranger. Elle faillit renverser les assiettes et les verres, mais fort heureusement quand elle retrouva tout son équilibre et que plus rien ne trembla, la jeune bonne poussa un soupire de soulagement. Elle essuya d'un revers de manche son front un peu en sueur et se dépêcha de finir son travail. Elle avait passé une grande partie de la matinée à entretenir l'argenterie de Monsieur. Elle l'avait ensuite rangée, puis en début d'après-midi elle s'était attaquée à la porcelaine des grandes occasions qui avait pris un peu la poussière, oubliée pendant des années dans ce vaisselier immense. Elle avait cependant dû nettoyer ledit meuble avant de laver tout ce qu'il contenait. Bref, ç'avait été une dure journée de labeur pour ses petits bras.
« Foutue tocante de grand-mère, grommela-t-elle en terminant d'empiler et d'aligner les dernières pièces de porcelaine. Il va falloir que je m'habitue à elle. Ou peut-être que je pourrais demander à M'sieur l'duc de la déplacer... »
Ce disant elle ferma la vitre du vaisselier, très fière de son travail, et descendit de l'escabeau. Elle réalisa alors quelque chose.
« Oh oui, excellente idée Ivy, tu auras l'air fin quand, sous le nez de ton maître, tu lui diras : excusez-moi très cher Duc, mais pourrait-on déplacer dans un autre couloir cette horloge de malheur ? La nunuche que je suis manque d'abîmer tous vos bien dès qu'elle l'entend sonner ! Non, je vais devoir prendre mon mal en patience et puis c'est tout... ! »

« Quelque chose vous tracasse, Ivy ? » demanda Lukas.
L'intéressée fit volte-face en tressaillant, très surprise de se retrouver face à son employeur qu'elle n'avait pas entendu pénétrer dans la pièce. La salle à manger était à vrai dire un endroit immense qui comptait plusieurs entrées. Lukas était accompagné d'une jeune femme qu'elle n'avait encore jamais rencontré, mais le majordome lui en avait déjà un peu parlé. Lui non plus ne la connaissait pas encore mais il avait été au moins mis au courant de son existence. La petite bonne arrangea sa queue de cheval châtain en levant ses grands yeux marrons vers le plafond pour se concentrer dans sa tâche, épousseta le tablier qui tombait sur ses jambes fluettes, et fit une légère révérence à son maître.
« Eh bien, non, Monsieur, pas vraiment... ! lui répondit-elle un peu fébrile.
La question était de savoir s'il l'avait entendue déblatérer comme une andouille, toute seule ? Oui, sans doute, puisqu'il lui avait demandé si quelque chose la tracassait. Décidément elle les accumulait.

« Vous m'en voyez rassuré, dit Lukas d'un ton amène. A vrai dire je suis ravi de vous trouver ici Ivy, car j'ai besoin de vous.
- De moi Monsieur ? répondit Ivy, en ouvrant des yeux tous ronds.
- Oui. Je vous présente Fleya, ma protégée. Murray vous en a sûrement déjà parlé à tous. Je comptais faire des présentations plus officielles mais voyez-vous cette jeune femme a abordé une épineuse question qui m'a fait dire que je devais immédiatement consulter une équipe de choc afin de lui apporter des réponses.
- Assurément ! s'écria Ivy, en se redressant d'un air solennel, comme pour affirmer à son maître qu'il était face à une véritable professionnelle.
- Fort bien. Pensez-vous donc que la jeune Fleya ici présente pourrait un jour trouver l'amour si l'occasion venait à se présenter ? »
L'air sérieux d'Ivy fondit en une mine plus surprise que jamais. Ce Lukas Rainforth était décidément quelqu'un de très surprenant. Il l'avait embauchée dans des circonstances assez particulières, et voilà qu'à présent il lui posait des questions d'ordre sentimentales ! Le regard insistant du maître lui fit cependant comprendre qu'il était sérieux, et qu'il attendait une véritable réponse de sa part. Ivy s'inclina légèrement, et s'approcha de Fleya pour l'observer d'un peu plus près.

Ivy était une jeune fille très vive, dont le langage était parfois un peu familier, et n'avait pas la retenue habituelle des femmes domestiques, généralement calmes et discrètes. Au contraire, elle faisait du bruit, n'était pas très féminine, parlait souvent avant de réfléchir et se faisait souvent réprimandée par Murray à cause de cela. Elle s'approcha donc de Fleya sans grande pudeur, et lui tourna autour pendant près d'une minute avant de se placer face à elle pour la regarder droit dans les yeux d'un air très malicieux.
« Moi je la trouve drôlement jolie ! s'exclama-t-elle finalement en souriant de toutes ses dents. Un peu pâlotte mais sa robe lui va vraiment très bien, et ses cheveux sont superbes. L'apparence ça fait pas tout vous me direz mais c'est plutôt bien d'être mignon quand on veut nouer des relations !
- Je le pense aussi, dit Lukas bien plus posément. Pensez-vous à présent que sa nature de Qantik puisse avoir une quelconque influence néfaste sur la chose ? »
Le Duc n'y alla pas par quatre chemins. Sa question était formulée de manière un peu brutale sans doute, mais il était nécessaire qu'Ivy sache toute la vérité pour pouvoir répondre comme il se devait. L'intéressée dévisagea Fleya, totalement éberluée par la nouvelle. Elle une Qantik ? J'aurais pas cru, songea-t-elle. Elle réfléchit une seconde en fronçant les sourcils.
« Tout ce que je sais, c'est que dans la vie il faut sourire ! dit-elle en pointant son index juste sous le nez de Fleya. Si tu souris, tout sera plus facile pour toi ! »

Lukas lança un regard à la jeune Qantik, objet de l'inspection d'Ivy. Que donnerait donc la rencontre entre elle et la petite Ivy, qui du haut de ses dix-huit ans était capable de soulever des montagnes tant elle était agitée ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 21 Fév - 15:07

Fleya observa son maître, surprise de sa réponse. Elle ne se rendait pas compte de la portée de ses mots, et donc la dureté de ces derniers. Pour elle la situation n'était pas une fatalité, c'était un simple fait. Mais Lukas vint ébranler ces certitudes en lui affirmant que tous les couples ne cherchaient pas forcément à avoir des enfants. Et dans le regard de la jeune femme, on pouvait voir que quelque chose de profond s'opérait. Lukas avait briser une barrière, un mur qui semblait infranchissable et insondable. Le jeune Ünik étant le maître de Fleya, il était le détenteur de ce pouvoir puissant et bouleversant pour la jeune femme. Celui de lui ouvrir de nouveaux horizons. Il lui en avait déjà fait tant découvrir, supprimant avec soin bon nombres de barrières sociales relatives à la condition de Qantik de Fleya. Il avait balayé sa condition d'esclave asservie, il lui avait permis d'user de son libre arbitre, de sa faculté de juger et d'avoir ses propres goûts. Même si la petite demoiselle ne s'en rendait pas compte, Lukas la poussait toujours un peu plus vers l'indépendance. Et aujourd'hui, il lui avait offert une nouvelle chance. Celle de pouvoir prétendre à son tour d'être aimée par un homme. Il lui avait offert l'espoir.

C'était ainsi tout un champ de possibilité qui semblèrent chambouler énormément la jeune femme. Mais qui était à la fois si nouveau et si incroyable. Elle avait du mal à réaliser, du mal à le croire. Et pour ne pas aider à sa confusion, voila que son maître l'interrompit dans son tumulte de pensées, pour lui proposer.... Une tarte à la crème. Fleya l'observa avec de grands yeux ronds, se demandant où elle avait bien pu louper la transition ? Elle était loin de se douter de ce que son Maître adoré avait en tête. Elle répondit presque machinalement.


-Les tartes à la crèmes sont très bonnes. Fleya pourrait faire du thé pour l'accompagner.

Autant faire les choses bien jusqu'au bout. Mais elle fut d'autant plus étonnée lorsqu'il lui parla de professionnels sur la question d'amour Qantik. Cela existait-il vraiment ? Fleya était à la fois abasourdie et assez excitée en fait. Elle ne pensait pas qu'il y aurait eu des experts qui se seraient penchés sur la question. Aussi elle ne lâcha pas Lukas d'une semelle, et elle finit par découvrir.... Une curieuse petite demoiselle entrain de récurer l'argenterie et.... de pester toute seule dans son coin. Fleya l'observa avec un regard d'enfant. Qui était cette personne ? Pourquoi faisait-elle le ménage ? C'était là le rôle de Fleya, pas d'une jeune fille. Mais voilà qu'elle et son Maître échangeaient. Elle avait parlé de Lukas comme d'un "Maître".... Se pouvait-il qu'elle soit Qantik elle aussi ? Fleya fut prise d'une angoisse. Pourquoi son Maître avait-il acheté une autre Qantik ? Et pourquoi faisait-elle le ménage à sa place ? Lukas trouverait-il que Fleya n'était pas bonne ménagère ? Pourtant il ne lui avait jamais fait la moindre réflexion sur la question. Et Fleya trouva toute seule la réponse à un problème qui n'existait que dans sa tête d'ailleurs. Elle était à présent persuadé qu'il voulait tout simplement que cette jeune femme ne s'occupe que du ménage et que pendant ce temps la Qantik ne s'occupe que de la sécurité de son Maître. Chose qui lui paraissait tout à fait acceptable. Lukas fit les présentations, et Fleya gratifia Ivy d'un large sourire sincère et enthousiaste.

-Enchantée Mademoiselle Ivy !

Fleya attendait donc que Lukas pose le sujet de réflexion à la jeune fille face à elle.... mais elle n'avait pas vu venir qu'il allait la citer elle directement en illustration du sujet. Fleya sentit le rouge lui monter aux joues. Elle n'aurait jamais cru être le centre d'attention, elle croyait qu'il allait parlait au nom des Qantik en général. Elle balbutia, prise au dépourvue.


-M-Maître ?

La voilà bien embêtée tandis qu'Ivy l'examinait en plus sous toutes les coutures. Joignant ses deux mains devant elle, elle tentait de garder un maximum de contenance et de masquer son trouble. Un peu de tenue ! Lorsque Ivy la complimenta sur son apparence, Fleya afficha un petit sourire timide. Elle était fière qu'on puisse la trouver jolie. Puis Lukas vint poser LA question fatidique, celle relative à sa nature de Qantik. Chose qui semblait beaucoup surprendre Ivy, qui n'avait pas décelé la véritable nature de sa camarade. Mais ce n'était pas cela qui allait lui couper le sifflet pour autant ! Elle indiqua le sourire comme arme secrète et ultime pour ce genre de situation. Informations que la jeune Qantik grava dans sa mémoire, bien décidée à ne pas perdre une miette de ce sondage. Elle se tourna vers Lukas, toute fière de son apprentissage, qu'elle résuma.


-Si Fleya sourit, Fleya pourra trouver un amoureux !


Elle semblait très sûre d'elle en cette instant, comme si on lui avait dévoilé un secret qui était également un fait avéré. Prenant les mains d'Ivy dans les siennes, elle lui adressa un sourire déstabilisant de sincérité et et de joie.


-Merci Mademoiselle Ivy !

Mais une question vint violemment percuter l'esprit de la jeune Qantik qui se tourna de nouveau vers son Maître.


-Fleya peut-elle être aimée par tout le monde ? Où ne doit-elle s'adresser qu'à d'autres Qantiks ?

Au fond d'elle, elle espérait qu'elle puisse avoir le choix de plaire à tous. De pouvoir être à l'égale de toutes les autres femmes. Mais c'était peut-être quelque chose de délicat, un sujet tabou. Elle n'en savait trop rien. Elle ne savait pas si tous les Qantiks avaient la faculté de pouvoir aimer quelqu'un d'autre que leur maître. Tant de questions, tant de possibilités.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Sam 28 Mai - 18:28


« Si Fleya sourit, Fleya pourra trouver un amoureux ! »

A peine la jeune Qantik, eut-elle prononcé ces mots qu'Ivy manqua de crier la tendresse qu'elle éprouvait à entendre quelque chose d'aussi mignon. Lorsque Fleya lui saisit les mains pour la remercie, ses joues rosirent de satisfaction tandis qu'elle adressait un radieux sourire à leur maître. Lukas quant à lui avait l'habitude d'entendre sa protégée dire ces phrases de vérité absolue, un peu enfantines, mais pour autant il ne se laissait pas de leur beauté. Fleya s'épanouissait de jour en jour, et il était ravi d'être le premier témoin de sa progression. Elle était d'ailleurs parfaitement actrice de ses avancées, tant elle ne manquait jamais l'occasion de poser des questions dont la réponse n'était jamais vraiment simple. Ce qu'elle décida de faire encore une fois, en demandant à son maître s'il était possible qu'elle fut aimée de tous, ou bien si elle ne devait se tourner que vers d'autres Qantiks.
« Ma foi, il paraît que l'on ne peut pas plaire à tout le monde, répondit Lukas. Quand bien même nous serions des gens admirables, il est difficile de gagner le cœur de chacun.
- C'est clair, renchérit Ivy avec beaucoup d'entrain. Mais tu sais Fleya, l'important c'est pas de convenir aux autres. Dans la vie, faut rester soi-même, et entouré des personnes qui nous aiment, et qu'ils soient Üniks ou Qantiks importe peu. Je pense que si tu es aimée par les gens que tu aimes, tu touches le bonheur du doigt !
- Je n'aurais pas dit mieux » ajouta Lukas avec humilité.
Flattée par le compliment de son maître, Ivy posa ses mains sur ses hanches d'un air fier. Depuis qu'elle avait été embauchée au manoir, elle n'avait pas souvent l'occasion de discuter avec Lukas, mais à chaque fois il rendait honneur à sa vivacité d'esprit. C'était gratifiant, et si plaisant qu'elle se sentait immédiatement motivée pour faire le ménage dans l'ensemble de la propriété, du sol au plafond.

Lukas et Fleya sortirent de la pièce après avoir salué Ivy, qui s'en retourna à son travail. Les couloirs du manoir, illuminés par la lumière du jour, étaient totalement silencieux, si bien que l'on aurait eu peine à croire que la bâtisse fut habitée.
« Ivy est l'une des quatre domestiques en chef que j'ai recruté récemment, dit le noble à sa protégée alors qu'ils poursuivaient leur marche. Elle est à la tête des femmes de chambre et s'occupe aussi du ménage parce qu'elle n'aime pas rester sans rien faire - d'après elle. Je n'ai pu te présenter les serviteurs plus avant car le manoir n'était pas encore restauré. Maintenant que c'est fait, j'estime qu'il est temps que vous vous connaissiez. Ils viennent tous d'horizons différents, mais ils ont tous un point commun particulier. Je me demande si tu parviendras à deviner lequel. »
Était-ce un défi ? Lukas espérait attiser l'attention de Fleya par cette précision. Cependant, elle ne pourrait deviner au premier coup d’œil que tous les serviteurs du manoir Rainforth avaient été sortis des prisons d'Anathorey, par les bons soins du noble qu'il était. Elle devrait certainement dialoguer avec eux avant de le comprendre. Par cela, Lukas espérait qu'elle fusse plus à même de ne pas dépendre totalement de lui, qu'elle s'intéresse aux autres personnes qui l'entouraient, et qu'elle sache trouver en eux des qualités qui en feraient de bons amis. Cela étant, il savait fort bien que si ses souhaits allaient dans un sens, il n'était pas certain que la jeune femme les suive – à moins qu'il ne lui en donne l'ordre, mais il répugnait à agir ainsi. Il était curieux de voir comment Fleya allait réussir à se socialiser dans la propriété.

Le duc emmena la jeune Qantik dans l'office, au sous-sol du manoir, où se réunissait le personnel lorsque les heures de travail « en haut » n'étaient pas encore commencées. La dizaine de personnes qui s'y trouvait se leva immédiatement à leur entrée, et les saluèrent solennellement. Lukas détendit l'atmosphère et présenta Fleya à chaque personne présente. Certains l'observèrent avec curiosité, d'autres comme s'il s'agissait d'une Üniks, d'autres encore étaient plus timides. Mais en somme, tous  semblèrent ravis de faire sa connaissance. Lukas veillait à ce que Fleya ne fut pas submergée par ces nouvelles rencontres et faisait attention à ce que tout se déroule en douceur. Lorsqu'ils remontèrent, il soupira comme s'il était soulagé.
« Au risque de te surprendre, je suis toujours un peu nerveux quand je me rends à l'office. L'étiquette d'Anathorey m'interdit de m'y rendre normalement, en raison de mon titre. Cependant, ces joyeux lurons ne semblent pas m'en tenir rigueur »
Il pris la main de la jeune femme pour la tirer un peu derrière lui, enthousiaste comme un enfant.
« Que dirais-tu d'aller voir les jardins ? Du personnel y travaille aussi, désires-tu les rencontrer aussi ? Dis-moi ce qui te ferait plaisir ».
Elle avait malgré tout son mot à dire, et toutes ces nouvelles têtes pouvaient l'avoir impressionnée.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 29 Mai - 23:12


Ne dérogeant pas à ses habitudes, Fleya écoutait attentive la réponse de son Maître adoré qui lui paraissait bien évasive pour le coup. Ce n'était pas un oui ni un non, et au final ça ne l'avançait pas beaucoup. Mais elle avait à présent suffisamment de recul et d'expérience pour comprendre que parfois, les choses ne sont pas tranchées, et que les réponses les plus exactes, sont parfois les plus floues. Un des nombreux paradoxes de la vie. A cette solution floue, Ivy vint apporter un complément qui allait néanmoins grandement aider la jeune femme. Se faire aimer pour ce que l'ont été et tel qu'on était. Cela permettait de faire une sélection indirecte sans même avoir se forcer. Car tout ceux qui ne pourraient pas l'accepter telle qu'elle était s'éliminer d'eux mêmes de la liste des prétendant. Ce qui paraissait être extrêmement pratique et pertinent pour l'esprit cartésien de la jeune femme. Et toujours dans une logique presque mathématique de sa conception des choses, la Qantik résuma de nouveau, comme si le problème posé était d'une facilité déconcertante.

-Donc Fleya n'aura pas besoin de changer pour s'adapter à son amoureux, car son amoureux l'aimera comme elle est ! Merci Mademoiselle Ivy ! Fleya est déjà heureuse, parce qu'elle sait que le Maître l'aime ! J'espère que mon amoureux m'aimera autant que mon Maître ! Mon Maître m'a autorisé à être quelqu'un et m'apprend à devenir ce que j'ai envie d'être ! Si mon amoureux est aussi merveilleux, Fleya sera la plus heureuse.

Fleya était si fière de mettre en avant les qualités de Lukas, sans se rendre compte qu'elle montrait à quel point l'évolution de son esprit et de sa conscience allait vite. Très vite.... Elle était lucide quant à sa propre évolution et également sur l'implication de Lukas dans la quête de sa propre personnalité. C'était aussi beau qu'inexplicablement effrayant. Elle savait qu'elle n'aura pu être qu'une simple machine programmée jusqu'aux sentiments qu'elle devait avoir.... Elle se souvenait même avoir eu du mal à appréhender ce libre arbitre, en avoir eu peur et ne pas savoir qu'en faire. Mais les opportunités infinies qu'il représentait étaient enivrantes pour l'esprit insatiable et curieux de la Qantik. Hojo lui-même n'avait pas prévu l'étendu du potentiel de sa création. Elle aurait réellement dépassé toutes ses espérances.... Fleya était très enjouée d'être en quelque sorte une créatrice à son tour, surtout qu'il s'agissait là de sa propre existence. Et elle était impatiente de voir s'il y aurait un homme pour l'aimer, elle, une Qantik. Ce serait peut-être là le rêve le plus fou pour ce que beaucoup ne considérait que comme une machine. Mais Lukas lui avait appris à ne pas brider ses rêves, et au contraire à se donner toutes les chances pour les faire réussir.

Ce dernier justement lui expliqua le rôle d'Ivy, et lui apprit l'existence de toute une pléthore d'autres domestiques. Fleya l'observa avec de grands yeux ronds. Elle réprima une petite moue. Certes Lukas lui avait expliqué qu'il ne la voyait pas comme une machine programmer pour assouvir ses exigences, et qu'il voulait davantage qu'elle œuvre à son propre épanouissement. Mais sans pouvoir accomplir quelques tâches qu'il soit, elle avait le sentiment d'être un peu inutile, alors qu'elle voulait tellement montrer sa reconnaissance à son maître adoré. Comment allait-elle faire si elle ne pouvait plus lui simplifier la vie, ni lui rendre service ? Un vrai problème. Mais il était à présent relayer au second plan, car son cher Maître venait d'attirer toute son attention en lui soumettant une énigme. Il n'en fallait pas plus pour mettre en ébullition les circuits de la Qantik déjà avide d'enquête et d'indice pour trouver la réponse à la question de Lukas. Comme son esprit encore enfantin sur les bords le laissait à prévoir, elle prit cela comme un jeu. Et elle adorait jouer, surtout avec Lukas....

Ils arrivèrent devant les domestiques, et si ces derniers avaient des réactions variés face à leur apparition, Fleya leur offrit à tous le même sourire chaleureux et bienveillant qu'elle avait montré à Ivy. Même si elle était parfaitement aux faits des différences hiérarchiques entre domestiques et Maître, elle se considérait comme égaux à eux. Ce qui était en soi une évolution. Car de base, elle se serait considérée comme étant inférieure, puisque non organique et donc tout à fait remplaçable. Les rôles semblaient s'être inversés, car voilà que Lukas lui confia qu'il avait été nerveux lors de ces présentations, ce qui surprit un peu Fleya.


-Le Maître fait peut-être entorse à l'étiquette mais.... Ça semble effectivement faire plaisir aux employés du Maîtres.... Alors.... Puisque au final ça ne fait de mal à personne.... Et que au contraire ça fait plaisir aux gens.... Est-ce vraiment une mauvaise chose ? Le Maître ne devrait pas se faire de soucis pour ça. Si en agissant il fait le bien aux autres et de mal à personne, alors c'est qu'il a raison d'agir ainsi.

La simplicité d'un raisonnement définitivement pertinent.... L'illustration même du pouvoir de Fleya. Lukas vint prendre Fleya par la main l'invitant aux jardins avec un enthousiasme visiblement très communicatif, puisque la jeune fille acquiesça avec entrain et sincérité en répliquant.

-Ho oui ! Allons voir ceux qui font naître les fleurs !

Faire naître les fleurs.... Encore une locution à rajouter dans le recueil des tournures épiques de Fleya. Elle n'avait jamais autant rencontrer de monde en une seule journée. Mais à vrai dire, ce fut la première rencontre avec Ivy qui permit que tout se passa aussi bien. Ce premier contact avec d'autres personnes c'était si bien passé, qu'elle avait prit confiance en elle, et surtout envers les autres. Et comme on l'avait à chaque fois bien accueillit, cela l'avait conforté dans son jugement. Ainsi, les jardiniers virent arriver ni plus ni moins que deux grands enfants, dont l'une transpirait l'insouciance et la joie de vivre. Les présentations se firent dans une atmosphère bienveillante, la sincérité et la simplicité de Fleya étant visiblement touchante et communicative, et pas seulement pour Ivy. Ils avaient presque fait le tour de tous les domestiques, lorsque Fleya se tourna vers Lukas, en sautillant presque sur place.

-Fleya veut trouver le point commun de tout le monde ! Je suis si impatiente, cela sera surement très amusant ! Mais par où commencer ? Il faut que je commence par interroger quelqu'un.... Mais qui.... .... Lui !

Son dévolu s'était porté sur.... Murray. Qu'elle ne connaissait pas encore. Et lui non plus. S'emballant un peu, assez excitée par toutes ces nouvelles rencontres et ce qu'elle avait pu apprendre, le pauvre Majordome se retrouva soudainement nez à nez avec une petite demoiselle, un sourire désarmant de naïveté et de bienveillance, qui lui dit sur un ton enjoué.


-Bonjour Monsieur ! Je suis Fleya, au service de notre Maître ! Pouvez-vous s'il-vous-plaît me communiquer le parcours de votre vie, que je puisse l'assimiler dans ma base de données et faire ainsi votre connaissance ?

Shorka aurait été là en cet instant qu'il en aurait hurler de rire. Il n'y avait vraiment qu'elle pour débiter de pareils propos, avec un aplomb et une candeur aussi désarmants. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce pauvre Murray eut été prévenu du caractère atypique de Fleya, sans quoi il risquait de se demander qui était cette folle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Prince de rien (Lukas R.)


RPG
Âge : 27 ans
Groupe: Elite
Inventaire: Archives Book - 2 revolvers

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Lun 30 Mai - 17:25


Il ne fallut guère argumenter pour que Fleya accepte de se rendre aux jardins pour rencontrer « ceux qui font naître les fleurs ». C'était une formule aussi jolie qu'exacte, qui toucha Lukas d'autant plus que les personnes ainsi désignées par sa protégée étaient auparavant nommés « monstres », « vermine » ou « gangrène d'Urban City ». Lui le noble leur avait redonné du travail loin des prisons, et elle, avec son innocence enfantine, leur redonnait le statut de personne vivant avec dignité en ce bas monde. Elle ignorait qui ils étaient tous, mais Lukas ne doutait pas de ce qu'elle soit tout à fait capable de comprendre la situation lorsqu'elle y serait confrontée.
La jeune femme trotta jusqu'à l'extérieur et courut sur les pelouses autour desquelles s’affairait ce  personnel si particulier. Son maître dut lui aussi presser le pas afin de ne pas la perdre dans le domaine. Les jardiniers se rassemblèrent d'abord en ligne à la vue de leur employeur, mais Lukas dissipa toute forme de solennité dans sa visite. Il leur présenta Fleya tout comme il venait de le faire à l'office. Des visages souriants se montrèrent, des mains amicales se tendirent et des rires se firent entendre lors de la découverte de la jolie petite demoiselle. La principale intéressée semblait absolument aux anges, à l'aise et heureuse de voir toutes ces nouvelles têtes. Lukas se dit qu'il s'était sans doute inquiété pour rien.

Lorsqu'ils eurent fait le tour de l'ensemble du personnel du manoir, Fleya n'avait rien perdu de sa bonne humeur et avait l'air totalement revigorée. Elle tournoyait près du jeune Duc, en scandant qu'elle avait hâte de trouver le point commun de l'ensemble de ces serviteurs. Lukas lui sourit, quelque peu dépassé par cet enthousiasme dont il n'avait pas encore l'habitude. Il découvrait la facette la plus joyeuse de sa protégée ce jour-là, mais il n'avait aucune crainte quant au fait qu'il y serait bien rapidement accoutumé.
Fleya tournait la tête à droite, à gauche, en se demandant comment elle allait procéder pour deviner la réponse à l'énigme que lui avait posée son maître. Soudain elle jeta son dévolu sur un grand homme, un colosse vêtu d'une livrée noire, qui montait les marches du perron du manoir, en tenant sous son bras une enveloppe qui semblait bien lourde. Rapidement, elle se planta juste sous le nez de l'intéressé qui, très surpris par son irruption, n'eut d'autre choix que de s'arrêter. Elle se présenta et le salua poliment, avant de déblatérer à toute vitesse qu'elle voulait qu'il lui expose « le parcours de sa vie afin qu'elle l'enregistre dans sa base de données et faire ainsi sa connaissance ». Quelle logorrhée ! Lukas, dont le grand âge n'avait pas permis de suivre sa protégée à l'allure qu'il aurait voulue, arriva juste au bon moment.
« Ahh, Murray..., dit-il, entre deux essoufflements. Je vous présente Fleya, ma protégée. Nous avions déjà parlé d'elle avant votre installation au manoir, vous vous en souvenez je présume ?
- Tout à fait, Monsieur » répondit l'immense majordome de sa voix rauque.

Calvin Murray était un homme au physique impressionnant. Bâti comme une armoire à glace et musclé comme le plus vaillant des militaires, la taille de ses mains suffisait à dissuader de se quereller avec lui. Lukas aurait sans doute pu monter sur ses épaules robustes sans que cela ne lui coûte le moindre effort. D'ailleurs si le duc était un homme assez grand, il était plus petit que son majordome, ce qui ne manquait pas de surprendre lorsqu'on les voyait tous les deux l'un à côté de l'autre. La finesse de Lukas tranchait beaucoup avec le physique de brute de Murray. Ses cheveux noirs parsemés de quelques mèches blanches étaient toujours impeccablement plaqués en arrière et descendaient sur son épaisse nuque. Son large menton était décoré d'un bouc parfaitement entretenu, qui lui donnait un air sévère lorsque l'on remarquait sa bouche pincée et ses yeux bleus comme de l'eau gelée.
Cette apparence, qui incitait les adultes au respect et effrayait parfois les enfants, n'était toutefois pas du tout le reflet de son caractère. Si par le passé Calvin Murray était un tueur à gages froid et dénué de tout sentiment, il était devenu suite à son séjour en prison, un homme dévoué à son maître, qui mettait un point d'honneur à ce que le travail qu'on lui confiant soit accompli à la perfection. En tant que chef des domestiques, il exigeait cette perfection de la part de l'ensemble des serviteurs, mais il se montrait encore plus intransigeant avec lui-même, si bien que parfois le moindre aléa qui dépendait de sa fonction devenait une affaire personnelle de la plus haute importance. Lukas avait beau lui dire de se détendre, rien n'y faisait : Murray était bien trop reconnaissant envers son maître qu'il ne laissait passer aucune erreur, aucun faux pas, même réparable ou minime. C'était un homme que l'ensemble du manoir appréciait, mais le seul à ne jamais le craindre quelles que fut les circonstances étaient Lukas.

« Fleya, je te présente Calvin Murray, dit Lukas en désignant le géant. Il est le majordome du manoir, et le chef de tout le personnel que tu as déjà rencontré. C'est avec lui que j'entretiens les rapports les plus étroits au sein des domestiques, de part sa position ».
Bien que Lukas fit toujours en sorte d'être accessible à l'ensemble des personnes qui lui faisaient l'honneur de travailler pour lui. Murray s'inclina respectueusement devant Fleya :
« Je suis enchanté de faire votre connaissance mademoiselle. Monsieur m'a beaucoup parlé de vous »
Il se redressa.
« Quant à mon parcours de vie, je crains que la question ne soit bien vaste pour vous répondre en quelques mots. Monsieur, j'ai là les documents que vous m'avez demandés, j'étais en train de les apporter dans votre bureau.
- Merci Murray, dit Lukas en tendant la main pour saisir l'enveloppe. Je vous en débarrasse ici, inutile que vous vous déplaciez alors que je suis devant vous ».
Le majordome donna l'enveloppe, non sans serrer les dents, gêné à l'idée qu'il fasse porter une telle charge à son maître. Lukas l'ouvrit et y jeta un regard furtif, en soulevant quelques pages.
« C'est parfait, déclara-t-il fièrement. Merci pour ce travail, Murray. C'est excellent, comme d'habitude.
- Je vous en prie, Monsieur ! » s'empressa de répondre Murray en s'inclinant.
Lukas jeta un œil à Fleya. Que penserait-elle de cet étrange personnage ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Mar 31 Mai - 23:12


A l'âge "canonique" de la trentaine, Lukas avait eu quelques difficultés à suivre la fougue de sa protégée bionique. Pour sa défense, il n'était pas toujours simple de suivre ce petit bout de femme, qui avait une soif de vivre parfaitement insatiable. Mais c'était aussi là ce qui faisait son charme. Après des présentations parfaitement loufoques mais mignonnes comme elle en avait le secret, Fleya écouta son maître et ledit Murray échanger quelques paroles. Durant ce court moment, la jeune Qantik fixait avec une certaine intensité le colosse qui était face à elle. Elle n'avait pas l'air le moins du monde intimidée, et au contraire elle semblait intriguée. En réalité, elle l'analysait.... Pour mieux faire ensuite partager ses conclusions.... A qui voulait bien les entendre en cet instant, autrement dit à ceux présents. Elle afficha un sourire radieux et bienveillant, en lâchant avec son aplomb et sa simplicité déconcertants.

-Monsieur Murray est doté d'une excellente constitution physique ! Les analyses de Fleya ont trouvé que le ratio de sa masse musculaire par rapport à sa stature était très avantageux ! Fleya pense que Monsieur Murray serait quelqu'un d'excellent dans le domaine de la sécurité ! Puisque Fleya s'occupe de suivre le Maître pour le protéger partout où il se rendra, pourquoi ne pas former Monsieur Murray pour qu'il puisse s'assurer de la sécurité de la demeure en notre absence ? Fleya pourrait lui apprendre quelques protocoles. Je suis persuadée que ses prouesses seraient remarquables !

Fleya qui trouvait que Murray avait des prédispositions physiques pour la sécurité et qui se proposait pour lui enseigner ce qu'elle savait.... Elle était si loin de se douter que ce majordome était bien plus calé sur la question qu'elle ne le pensait. D'ailleurs, s'imaginer ce brin de femme vouloir enseigner l'art du combat à une montagne comme Murray avait ce quelque chose d'incongru qui vous arrachait un rire malgré vous. La Qantik ne voyait que les capacités et le meilleur des gens qu'on lui présentait. Ce n'était pas sans rappeler une certaine conversation qu'elle avait eu avec son Maître, et où elle expliquait à ce dernier qu'à son sens, chacun avait sa place. Et qu'à partir de ce constat, peu importe la fonction occupée, chacun avait son importance. Penserait-elle la même chose une fois qu'elle apprendrait le secret de tous les employés ? Pour l'heure, elle se contentait d'être aux anges. Toutes les personnes qu'on lui présentait étaient si gentilles et polies avec elle. Ce qui ne l'encourageait que plus à faire connaissance avec elles.

-Vous pouvez me raconter tout en détails Monsieur Murray. Fleya écoutera tout avec attention, vous avez de la chance d'avoir déjà une longue histoire derrière-vous. Fleya espère elle aussi en avoir une longue.... Et surtout une belle histoire ! Vous connaissez le Maître depuis longtemps ?

Une fois de plus, la jeune Qantik était très loin d'imaginer que la vie de ce cher Murray n'avait pas été rose, voire plutôt d'une noirceur infinie en réalité. Bien que chaque jour qui passait lui apprenait que le monde était loin d'être aussi merveilleux qu'elle l'aurait souhaité, elle gardait cette curieuse naïveté encore bien présente. Elle observa Lukas s'encombrer de documents qui semblaient bien lourds pour un Ünik.


-Le Maître désire t-il que je l'aide à transporter ces documents dans son bureau ? Cela semble encombrant comme charge.

Les habitudes avaient la vie dure, et Fleya continuait naturellement à proposer ses services à Lukas. C'était peut-être là une occasion pour Murray d'éviter de devoir épiloguer sur sa vie face à une Qantik, certes candide au delà de toute raison, mais également curieuse comme cela était à peine permis ! Il fallait bien avouer que Fleya ne tenait plus en place, sa joie s'étant transformée en un trop plein d'énergie. Elle était prête à faire cinquante choses à la fois. Ainsi, elle trépignait en attendant une réponse de son maître, l'espérant positive, mais également une réponse de Murray, qu'elle espérait tout autant positive et surtout riche d'enseignements. Il était à parier qu'elle risquerait de se précipiter dans le bureau de Lukas pour y déposer les papiers, avant de revenir sur les lieux en moins d'une minute, pour ne pas perdre un instant de vue ce pauvre Murray. Enfin dans l'optique où Lukas accepterait de lui confier la tâche qu'elle lui demandait. Un sourire gravé sur ses lèvres, elle se dit qu'une fois qu'elle en aurait fini avec l'histoire de Murray, elle irait à la recherche d'Ivy pour faire tout autant connaissance avec elle.... Et de surement soumettre tout le manoir à ce même type d'interrogatoire ! La journée allait être longue pour certains....

PS: Han il va être niveau IV notre Lukas ♥ !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Souray au Manoir playboys avec la coupe!!
» Omnia
» [Événement : Le Manoir de Jack Olan Tern] Course-Poursuite avec les monstres nocturnes !
» Un petit morceau de piano pour s'évader et oublier
» Gros Mek avec CFK et Krameur
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Origins :: 
Urban City
 :: Anathorey :: Les banlieues résidentielles
-