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Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)

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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Sam 4 Juin - 12:42


Fleya, qui fixait Murray depuis le début de ses échanges avec Lukas, déclara soudainement tout ce qu'elle avait déduit de son observation. Il était selon elle un homme d'excellente condition physique, dont la masse musculaire était avantageuse, notamment pour des missions de gardiennage. Elle jugea très opportun de former le majordome à la mission de surveillance du domaine, puisque elle-même protégeait déjà Lukas dans tous ses déplacements. Lukas souriait à l'écouter, tandis que le majordome haussait les sourcils d'un air admiratif.
« C'est stupéfiant, dit-il avec sincérité. En vérité mademoiselle, mon travail consiste précisément en ce que vous venez d'énoncer – outre le fait que je doive diriger le personnel ».
Et accompagner le maître lors de déplacements plus douteux auxquels Lukas ne tenait pas à mêler sa jeune protégée. Mais ça, elle n'en saurait rien pour le moment. Lukas la voyait davantage comme une jeune fille sous sa protection plutôt que l'inverse, bien qu'elle soit une « Qanik militaire » comme l'avait préconisé le professeur Hojo. L'heure viendrait cependant où, quand elle serait suffisamment mature, il lui exposerait précisément quel est le travail dans lequel le noble qu'il était s'investissait tant. Alors elle lui serait d'une aide précieuse, à n'en pas douter, mais il faudrait qu'elle soit en mesure de choisir librement si elle accepte de lui prêter main forte ou non. Lukas n'entendait pas user de son statut de maître pour contraindre la jeune Fleya. A l'inverse il n'éprouvait pas ce genre de scrupules lorsqu'il sollicitait ses serviteurs, et particulièrement son très loyal majordome.

Celui-ci discutait toujours avec la jeune Qantik, qui s'extasiait devant la « très longue histoire » qu'il devait avoir derrière lui – cette remarque un peu maladroite fit naître un très furtif rictus sur le visage de Murray, qui se demanda soudainement s'il paraissait si vieux que cela. A dire vrai il était âgé d'une quarantaine d'années. Fleya voulait tout savoir de lui, peu lui importait que le récit fut long ou court, elle était prête à lui accorder une oreille plus qu'attentive. Lukas ne doutait en tout cas pas de ce qu'elle le fut !
Une longue et belle histoire. Voilà des mots qui avaient de quoi faire rêver la jeune personne qu'elle était, se dit Murray. Cependant son histoire à lui n'avait pas été belle. En réalité il lui semblait que son existence était devenue respectable il y avait seulement quelques mois de cela, lorsque Lukas l'avait engagé à son service. Avant que ce Duc étrange ne surgisse dans sa vie, tout n'avait été que crime et débauche. A regarder ce majordome respectable, on aurait eu peine à le croire, et pourtant telle était la vérité.
« Mon histoire est longue, mademoiselle, mais je crains qu'elle ne vous paraisse très ennuyeuse. Quant à ma rencontre avec Monsieur, elle remonte à plusieurs mois déjà ».
Calvin Murray se dit alors que le temps passait bien vite. A peine lui et les autres domestiques avaient remis ce vieux manoir sur pieds qu'ils commençaient déjà à y travailler. Ces murs étaient pour lui la promesse d'une vie meilleure, d'une vie où enfin il servirait une cause noble, contrairement aux services que rendait l'homme qu'il était autrefois.

Lorsque Fleya proposa à Lukas de porter les documents à sa place, il se mit à rire.
« A vous écouter tous les deux, il semble que je sois incapable de nouer mes lacets ! Je te remercie Fleya, mais je me sens tout à fait apte à m'encombrer de cette enveloppe. En revanche, je veux bien que tu m'accompagne dans mon bureau. C'est une pièce que j'aimerais te montrer.
- Si Monsieur le permet, glissa poliment Murray, je m'en retourne aux activités de la maison. Le personnel a encore beaucoup de travail qu'il me faut encadrer.
- Faîtes donc » répondit le maître.
Le majordome se retira après un salut courtois. Lukas posa sa main sur l'épaule de sa protégée en lui demandant de le suivre. Ils montèrent les marches du perron, traversèrent le hall et se dirigèrent au premier étage de l'aile Est du manoir. Tout au bout d'un grand couloir, parsemé à droite et à gauche de pièces très nombreuses, ils arrivèrent devant une haute double porte de bois sombre. Lukas saisit une clé dans sa poche, ouvrit la serrure et invita Fleya à entrer.

Le bureau du jeune Duc était une immense pièce éclairée par une grande fenêtre qui donnait sur les jardins du manoir. De grands rideaux sombres venaient l'encadrer, afin d'apporter un peu d’obscurité les jours de trop grand soleil, forts nombreux à Urban City. A droite se trouvaient des meubles de rangements, des secrétaires et des parapheurs destinés au classement des très (trop?) nombreux documents que Lukas avait en sa possession, au milieu de toutes sortes de bibelots dont l'utilité demeurait un mystère. A gauche se trouvait une grande bibliothèque, qui grimpait jusqu'au plafond. Une mezzanine permettait d'accéder aux ouvrages rangés le plus en hauteur. Au centre de la pièce, juste devant la grande fenêtre, s'étendait le bureau de bois clair sur lequel Lukas travaillait jusqu'à une dizaine d'heures par jour, sans jamais ressentir le moindre signe de fatigue. S'entassaient sur le meuble des papiers, des plumes et des ouvrages dans un ordre tout à fait anarchique. C'était toutefois le seul endroit de la pièce un peu en désordre, le reste était absolument impeccable. On pouvait pour cela remercier Murray et Ivy, pour l'ordre et le ménage qui permettaient de maintenir l'illusion d'une discipline au sein de l'office. Lukas lui n'était pas spécialement quelqu'un de très ordonné, contrairement à ce que son allure austère pourrait laisser penser.

Il posa sur son bureau la fameuse enveloppe, au dessus d'une pile de tout un tas de choses à consulter, et se tourna vers Fleya qui devait déjà dévorer des yeux la pièce en question.
« C'est ici l'antre dans lequel je m'enferme pour travailler. La plupart du temps je m'occupe de la gestion du domaine, et des activités qui tombent sous le coup de mes prérogatives de Duc. Je crains que ça ne soit un peu barbant à expliquer »
Le bruit sourd de la chute de plusieurs livres se fit alors entendre sur la mezzanine. Plusieurs livres passèrent entre les barreaux de la barrière de celle-ci et finirent leur course sur le tapis près du bureau. Lukas leva la tête d'un air légèrement surpris. Un homme maigre et osseux, aux cheveux clairs en bataille, fit son apparition. Il était vêtu comme un bourgeois, d'un gilet d'homme strict et d'un pantalon qui semblait un peu trop large pour lui. Il portait également des petites lunettes rondes, tordues sur le bout de son nez. Il se pencha doucement par dessus la balustrade, l'air totalement désolé. Il avait des petits yeux sombres, un peu fuyants.
« Oh, c'est vous docteur Campbell.
- P-pardonnez ma maladresse Monsieur le duc, répondit Campbell d'une voix hésitante et très timide. Q-quand je vous ai entendu arriver j'ai... p-perdu ce que je tenais dans les mains.
- Je vous en prie » dit Lukas en ramassant les livres qui étaient tombés jusqu'en bas.
Campbell s'empressa alors de dévaler la mezzanine pour ramasser à son tour ce qu'il avait fait tomber, estimant fort impoli de laisser le duc s'occuper de cela. Il se précipita sur les ouvrages, en fit une pile et la garda contre lui en haletant. Il était complètement essoufflé.
« Il faut vous détendre mon ami, tâcha de le rassurer Lukas. Je ne suis pas très adroit moi non plus.
- J-je me suis p-permis d'entrer pour consulter les manuels d-dont vous m'aviez p-parlé lors de notre dernière c-conversation, articula Campbell avec difficulté.
- Et vous avez bien fait, d'autant que ce ne sont pas des livres que je conserve à la bibliothèque. Si vous n'y trouvez pas ce qu'il vous convient, n'hésitez pas à revenir ici. Je vous y autorise, comme vous le savez.
- C-c'est très aimable à vous, M-monsieur le duc. Q-qui est cette jeune f-femme ? »

Campbell jetait un regard un peu affolé à Fleya.
« Je vous présente Fleya, ma protégée. Murray vous en aura certainement déjà dit deux mots, je présume ? Fleya, je te présente le docteur Campbell. Il est le médecin du domaine et s'occupe de soigner tous ceux qui s'y trouvent »
Le docteur tendit une main tremblante à la jeune femme, se dit enchanté de la rencontrer, puis s'excusa auprès de Lukas très poliment avant de se retirer. Dès qu'il eut fermé la porte, Lukas émit un rire amusé.
« Cet homme est d'un naturel particulièrement nerveux, la moindre chose lui cause un tracas épouvantable. Aucune grande maison n'a cependant jamais voulu l'engager, à cause de son bégaiement et de sa maladresse. Au demeurant, c'est un excellent médecin ».
Fleya l'aura certainement trouvé très étrange, se dit le noble, amusé d'avance par ce qu'elle allait trouver à lui dire de loufoque.

HRP : Fichtre, déjà ? Je ne m'en suis pas rendu compte ! xD Mais on peut continuer le RP quand même histoire de boucler la boucle !
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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Sam 4 Juin - 17:06

Murray semblait impressionné par la perspicacité bionique de Fleya. Celle-ci semblait très satisfaite d'avoir eu une idée suffisamment pertinente pour qu'on y ait déjà pensé. Cela la confortait dans l'idée qu'elle était capable de raisonner avec la même profondeur qu'un Ünik. Ce qui pour elle était une belle victoire. Un autre plaisir qu'elle gardait pour elle cela dit. C'était difficile de communiquer la joie d'être à un niveau que les autres considéraient comme normal. Du moins à son sens. Car Lukas n'aurait certainement pas eu de mal à comprendre son émoi, lui qui l'avait connu sans aucun libre arbitre, ni pensée propre. Il l'avait vu revenir de loin, très loin.... Fleya continuait de rayonner, et alors que Murray lui avait affirmé être déjà opérationnel, la jeune femme lui répondit avec sa sincérité désarmante.

-Je vous fait totalement confiance pour veiller sur la maison Monsieur Murray ! Avec vous, rien ni personne ne pourra venir nous troubler. Vous devez être remarquable c'est certain, sinon le Maître ne vous aurait pas choisi. Notre Maître sait trouver le meilleur de nous-même.

Elle en parlait en connaissance de cause. Lorsqu'elle apprit que Murray ne connaissait Lukas que depuis quelques mois, elle fut assez surprise. Elle croyait qu'ils se connaissaient déjà de longue date. Mais ce qui l'étonna encore plus, ce fut la suite des propos de l'homme. Et avec son innocence caractéristique, elle demanda visiblement incrédule au majordome.

-Mais.... Comment une vie peut-elle être ennuyeuse ? Il y a tant à voir, tant à faire et tant à découvrir.....


Bien qu'elle faisait d'énormes progrès, Fleya en avait encore beaucoup à faire sur les considérations des Ohms, et surtout vis à vis du sens qu'ils pouvaient donner à leur vie. Mais pour une Qantik pour qui avoir sa propre luxe était un rêve que bien peu d'entre-eux osaient rêver, il est compréhensible qu'elle ne puisse simplement pas concevoir qu'on puisse regretter sous quelques manières soient-elles, une existence à laquelle ils n'avaient souvent pas droit. Mais pas le temps pour ces considérations là, car Lukas proposait à Fleya de lui montrer son bureau. Et ce fut avec le même enthousiasme, qui ne l'avait pas quitté depuis tantôt, qu'elle accepta et se mit sur ses talons. Murray venait d'échapper à un interrogatoire certain. Les deux amis parcouraient le manoir, Fleya avançant d'un bon pas. Elle en profita pour retenir le trajet qui le mènerait directement au bureau de son maître. C'était là un savoir parmi les plus prioritaires dans sa base de données ! Elle remarqua que Lukas usa d'une clef pour ouvrir sa porte, ce qui l'intrigua. Bien sûr elle l'avait vu ouvrir la porte de son ancien appartement avec une clef là aussi. Mais elle notait la différence entre fermer une porte au monde extérieur, et fermer une porte dans sa propre maison.

-Pourquoi le Maître ferme t-il la porte de son bureau ? C'est curieux de fermer à clef une pièce de sa propre maison, non ?

Tout en attendant une réponse, la jeune femme tournait sa tête de tous les côtés, curieuse de découvrir le bureau de son Maître. Elle se disait que si Lukas y passait le plus clair de ses journées, l'endroit devait être à l'image de son Maître. Mais cela était beaucoup trop bien rangé pour que la pièce soit typique au comportement de son Maître ! Elle se souvenait encore de la première fois où il l'avait amené chez lui, dans son ancien appartement. Cela avait été sa première tâche accomplie pour son Maître, mettre un peu d'ordre dans un bazar sans nom. Mais elle chérissait ce souvenir. La première fois qu'elle s'était sentie utile pour quelqu'un.... Son regard se posa sur le bureau de Lukas, seul endroit où il y avait un minimum de fatras qui justifiait sa présence en ces lieux. Il allait expliquer le gros de son travail mais un fracas retentit, les interrompant tous les deux. Un curieux bonhomme émergea de derrière la bibliothèque. Il semblait bien différent des autres, très nerveux et mal à l'aise. Pourtant Lukas ne semblait pas surpris à sa présence, ce n'était donc pas parce qu'il n'avait pas le droit d'être là qu'il était nerveux. Lukas vint faire les présentations.... Et si Fleya s'était montrée tout autant avenante que les autres fois, cette fois-ci elle eut l'impression d'avoir fait fuir le pauvre homme.

Elle fut envahie par un doute affreux. Avait-elle dit ou fait quelque chose mal ? D'inconvenant par rapport à la situation ou à son statut ? Elle se tourna vers Lukas qui lui porta une réponse rassurante. Ce docteur était ainsi de nature, ce n'était donc pas elle la responsable. Fleya croisa les bras et se mit à réfléchir. Elle avait lu quelque chose sur ce genre de réaction, et finit par dire à Lukas.


-Le bégaiement et la timidité sont les résultats des personnes qui manquent de confiance en elles. C'est bizarre que le docteur manque de confiance en lui, puisqu'il est doué. Peut-être que personne ne lui a dit.... Si le Maître pense que ce docteur est bon, alors il devrait le lui dire et lui montrer. Je suis sûr que le Maître pourra l'aider comme il a aidé Fleya !

Sur cette remarque la jeune femme se mit à rire doucement.


-Le Maître peut soigner le docteur !

Quand un Qantik faisait l'expérience par elle-même d'une situation paradoxale.... En tout cas, cela la faisait beaucoup rire. Il en fallait parfois de peu. Une fois qu'elle avait retrouvé son calme, elle se tourna de nouveau vers Lukas et lui dit.

-Que doit faire Fleya lorsque je n'ai pas besoin de protéger le Maître ? Chacun ici semble avoir sa mission, sa fonction.... Sa place. Mais puisque Fleya ne peut plus faire le ménage, et que Monsieur Murray s'occupe de la sécurité de la maison, Fleya ne va t-elle pas devenir un peu inutile ? Peut-être que je peux aider le Maître dans son travail ?

Elle ne perdait pas de vue sa dernière mission qui était de trouver le point commun entre tous les domestiques. Mais elle savait que cela ne durerait qu'un temps.

HRP : Oui oui déjà XD ! Pas de soucis pour continuer, je ferais certainement une ellipse temporelle à un moment pour présenter Shorka, au moins à Lukas et Murray minimum (mais ça pourrait être drôle de voir la réaction d'Ivy face à lui, on va éviter le doc, il en ferait une crise cardiaque XD !).
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Mer 20 Juil - 22:11


Lukas sourit à la question de sa protégée.
« Je ferme à clef mon bureau car je ne veux pas prendre le risque qu'une tierce personne y pénètre sans ma permission. Le docteur Campbell est une exception, en ce qu'il possède l'unique autre exemplaire de cette clef – même Murray n'en a pas, bien qu'il soit mon majordome »
Il se cala contre le bureau et croisa les bras.
« C'est un petit secret entre Campbell et moi. Maintenant que je t'en ai parlé, tu y es mêlée toi aussi. Je compte sur toi pour ne rien répéter, mais là-dessus, je te fais la plus absolue confiance »

La petite Qantik tournoyait paisiblement afin de découvrir cet endroit si cher au cœur de Lukas. Cet endroit, qui telle une boîte à secrets, renfermait tout le travail clandestin qu'il abattait avec plus de zèle encore que la gestion de son domaine. Il se demandait comment elle percevait ce lieu, si elle pouvait déjà en apprécier la saveur privée, ou bien si tout cela n'était pour elle rien de plus qu'un autre tas de fatras dont son maître était familier, qui sentait la vieille encre et la poussière. Fleya demeurait silencieuse, comme pour s'imprégner de cette atmosphère pudique et silencieuse. Silence qui fut en réalité bien vite brisé par l'intervention peu discrète du médecin maladroit. Cependant elle ne le jugea pas sévèrement, on put même lire dans ses yeux qu'elle s'inquiéta de savoir si elle était la cause du malaise de l'intéressé. Quand Lukas lui apprit qu'il était bègue, elle s'adonna à une description détaillée de ce handicap. Elle fit même remarquer qu'il était en pouvoir de « soigner le docteur », ce qui l'amusa beaucoup.
« Lorsque nous parlons tous les deux, j'ai  parfois l'impression d'avoir à faire à une encyclopédie vivante, dit-il en riant de bon cœur. Tous ces termes savants et ces détails, ce sont des choses assez  impressionnantes »
Surtout quand elles sortaient de la bouche d'une jeune femme a l'air si naïf dans ses jupons en dentelle. L'habit ne fait pas le moine, comme disaient ceux-là il y a fort longtemps.

Puis au cours de leur conversation, Fleya commença à s'inquiéter de savoir comment elle pourrait se rendre utile auprès de son maître, à présent qu'il avait autour de lui toute une armée de domestiques, qui sauraient faire le ménage, la cuisine, s'occuper de ses vêtements, de son jardin et surtout à assurer sa protection.
« Crois-moi, tu n'as rien à envier à leurs tâches. Les serviteurs ne s'occupent ni plus ni moins que de tenir la maison. Bien qu'un duché exige un certain standing, cela reste un travail répétitif et peu épanouissant »
Lukas songea à Murray, qui aurait sans doute fait une crise cardiaque s'il l'avait entendu dire une chose pareille. On ne pouvait trouver à Urban City de domestique plus dévoué et heureux dans son travail que lui. Assurément, il ne s'ennuyait pas quand il s'occupait de la maison Rainforth – au-delà de ses petites missions particulières.
« Cependant, je ne pense pas que tu doives m'être utile comme tu le dis, poursuivit le noble en s'approchant de la fenêtre pour observer les jardins. Tu es ici chez toi, tu peux vaquer aux occupations qui te plaisent quand bon te semble »

Il se tourna soudain vers Fleya. Un petit air malicieux qui ne lui était pas coutumier se promenait sur son visage.
« Mais je ne dis pas que je n'aurais jamais besoin de tes services, si j'entreprends des promenades quelques peu plus risquées que d'ordinaire »
Le silence retomba entre les deux amis, signe de ce que le tour du manoir avait été si bien mené qu'il n'y avait plus grand chose à ajouter sur le sujet. Lukas alla s'asseoir dans le fauteuil qui jouxtait son bureau et soupira comme s'il était épuisé. Il sentait, depuis la matinée, une douleur lancinante qui lui massait sournoisement le dos, le long de sa vieille cicatrice. Il préféra se changer les idées en écoutant Fleya répondre à une question opportuniste, mais qui le taraudait néanmoins.
« Qu'aimerais-tu faire dans ce manoir, Fleya ? »

Hrp : Campbell, le PNJ le plus fragile d'Origin's ! Ok pour l'ellipse (j'arrête pas d'écrire "ellispe"... ==") fais la quand tu veux !
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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 24 Juil - 15:47

Fleya écoutait la réponse de son maître avec de grands yeux ronds. Lorsqu'on gardait un endroit fermer, c'était pour y conserver quelque chose à l'abir des autres. Son maître avait donc des objets ou documents secrets ? C'était à la fois quelque chose d'excitants et de surprenant pour elle. Qu'est-ce que Luka pouvait bien vouloir garder de si secret ? La curiosité la dévorait mais Lukas restait son Maître. Et elle se dit que cela aurait été indiscret de lui demander plus de détails. Il lui avait déjà fait la confidence que l'endroit n'était accessible qu'à lui et au docteur, elle ne se voyait pas abuser. Elle acquiesça vivement à la remarque de Lukas et.... Essaya une tentative d'humour !

-Même si Murray tente de m'acheter avec des pâtisseries, Fleya ne dira rien !

Est-ce que cela allait fonctionner ou pas, il n'y avait que Lukas pour y répondre. En tout cas la suite amusa l'Ünik qui se mit à rire fasse à l'amas de connaissance que pouvait être sa jeune Qantik. Cette dernière prit cela comme un compliment et lui répondit un sourire radieux aux lèvres.

-Le professeur a enregistrer un maximum de connaissance dans a mémoire. "Tout savoir est bon à prendre" disait-il. Je pense lui faire honneur en utilisant au maximum les capacités dont il m'a fait cadeau.

Vint alors le sujet capital pour la jeunette, sa place et son utilité dans cette maison. Le début de réponse surpris un peu la demoiselle, qui n'avait aucun problème avec les tâches dites ingrates ou répétitives. Elle ne jugeait pas par la valeur ou la noblesse qu'on pouvait accorder à un travail. Son esprit cartésien et logique était beaucoup plus pragmatique sur la question, et elle ne voyait que la quantité de travail effectué. Et l'entretien d'une demeure représentait une importante masse de travail. Une vision bien terre à terre mais finalement, n'était-elle pas plus juste ?

-Ce n'est pas grave si cela est répétitif et épanouissant, du moment que c'est utile. Je trouve important que mon Maître puisse vivre dans une belle maison, bien entretenu, sans qu'il se fatigue dans des tâches pénibles physiquement.

La simplicité du raisonnement de Fleya n'était pas dénuée d'une certaine profondeur, comme souvent. Néanmoins les propos de l'Ünik semblèrent la faire réfléchir. Si elle ne s'accommodait pas des tâches habituels des Qantik, c'est-à-dire les plus pénibles et ingrates, que pouvait-elle bien faire ? Réflexion qui fut bousculer par l'affirmation de Lukas, qui la perturba un peu.

-Mais.... si je ne suis pas utile au Maître, pourquoi le Maître me garderait-il ? Qui voudrait d'une Qantik qui n'a pas d'utilité ? C'est bizarre non ?

Fleya croisa les bras, faisant visiblement travailler à fond ses petites cellules grises bioniques. Et finalement..... Après toutes les paroles et les entreprises de Lukas dans ce sens, le déclic arriva enfin. Ce qui bouleversa complètement la petite demoiselle.

-..... Le Maître.... Ne me voit pas comme une Qantik..... N'est-ce pas ?

Cette simple constatation permit de débloquer bien des situations qu'elle n'était pas parvenue a expliquer, et pourtant le constat était là. Depuis le début Lukas avait toujours été ainsi. Un sourire profondément émue se dessina sur son visage de poupée de porcelaine, dont les yeux s'emplissaient de larmes qu'elle contenait. Mais sa voix quelque peu troublée trahissait l'émotion profonde qu'elle refoulait.


-C'est.... la plus belle chose qu'on ai pu faire pour moi.... Qu'on puisse faire pour une Qantik.

Toute émue, elle joua quelques instants avec ses doigts, hésitante sur quelque chose, enfin, elle vint rejoindre l'Ünik. Et dans un élan spontané, elle le prit dans ses bras, le serrant contre elle, fourrant sa tête contre son torse pour cacher ses larmes insolentes qui s'étaient échappées malgré elle. Et de sa petite voix, elle lui adressa le plus sincèrement du monde.

-Merci....

Elle finit par essuyer rapidement ses larmes pour acquiescer vivement et gaiment à la suggestion de Lukas sur le fait de l'accompagner pour ses sorties à risques. Puis, comme dans la continuité de la conversation, son Maître lui demanda ce qu'elle souhaitait faire de ses journées. Encore chamboulée, elle se retrouva un peu désorienté face à cette nouvelle liberté officialisée, qu'elle n'avait jamais osé imaginer.

-Je.... je ne sais pas trop. Fleya aime jouer de la musique, peut-être que j'apprendrais plusieurs sortes d'instruments. Fleya peut aussi aider les domestiques s'ils en ont besoin....

Tout en parlant, Fleya réfléchissait à une activité plus profonde, un projet où elle pourrait pleinement s'investir. Quelque chose qui lui tenait à cœur. Et finalement.....

-Fleya aimerait.... J'aimerais.... Que tous les Qantik puissent avoir ma chance. Qu'ils puissent être aussi heureux que moi. Mais.... Je ne sais pas comment faire. Tout le monde n'est pas comme le Maître.... Certains Qantik se retrouvent abandonnés et laissés à eux-mêmes.... Peut-être que Fleya pourrait commencé par là..... Aidés ceux qui sont oubliés de tous ?

Elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle aurait très bien pu faire partie de ces Qantiks, si Lukas ne l'avait pas trouvé. S'il n'avait pas pris soin d'elle, pour mieux lui offrir sa liberté. Combien de Qantiks étaient seuls et malheureux ? Combien avaient besoin d'aide ? Voilà une tâche qui allait surement l'occuper pendant des années. Cela dit, elle fixait Lukas, comme attendant plus que son avis, son aval. Peut-être était-ce un projet un peu trop fou. Peut-être était-ce tout simplement trop tôt. Il lui semblait que son Maître était en mesure de lui dire si elle était en mesure de réaliser cette entreprise, ou si c'était trop gros pour elle.


[HRP : Ok je pense la faire au prochain post ^^]
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Prince de rien (Lukas R.)


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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 28 Aoû - 17:53


Lukas sourit lorsque Fleya s'étonna de ce qu'un travail dans la maison d'un Duc puisse être perçu comme pénible, même s'il s'avérait répétitif. Elle était d'un optimisme à toute épreuve lorsqu'il s'agissait du travail – peut-être était-ce dû au fait que Hojo l'ait conçue spécialement pour servir ? Cette idée ne plaisait guère à Lukas. Il préférait l'hypothèse selon laquelle c'était dans le caractère profond de sa protégée. Le désarroi dans lequel elle était plongée à l'idée qu'il la garde malgré une inactivité de sa part confortait cette préférence. Elle ne ressemblait pas à une machine froide, faite de boulons et de métal dur, qui dysfonctionnerait face à un paradoxe. Bien au contraire, elle était sereine et s'interrogeait à haute voix pour trouver une réponse par elle-même. Lukas sentait que jamais il ne se laisserait de la voir s'épanouir ainsi. Un peu comme un père verrait grandir sa fille – a comparaison s'arrêtant là.

Une petite lueur scintilla dans le regard de Fleya, mais d'un autre côté d'elle avait l'air totalement bouleversé. Lukas se leva brutalement, inquiet de la voir presque défaillir. Mais au lieu de se laisser aller à une faiblesse, elle souffla qu'elle avait compris une chose. Que « le maître ne la voyait pas comme une Qantik ». Peu à peu elle se détendit et son visage reprit des couleurs. Ses prunelles brillèrent d'un éclat humide, comme si elle était sur le point de verser quelques larmes – à moins que ce ne fut l'imagination du noble. La jeune femme déclara d'une voix si douce qu'on peinait presque à l'entendre que c'était la plus belle chose qu'on ait jamais faite pour elle. Un peu hésitante mais finalement emportée par ses sentiments, elle s'élança aux devants de son maître pour le serrer dans ses bras et se nicher contre lui. Surpris par cette tendre ardeur, Lukas réceptionna sa protégée d'un geste un peu hésitant, presque gêné par cette proximité inattendue. Mais lorsqu'il l'entendit prononcer des remerciements aussi sincères que timides, il ne put s'empêcher de lui caresser gentiment le crâne comme il avait prit l'habitude de le faire. Il ne dit rien tout le temps que dura leur étreinte. Qu'y avait-il à ajouter ? Fleya avait déjà tout compris par elle-même, et cela le ravissait.

Ils se séparèrent après quelques instants. De nouveau de très bonne humeur, la jeune Qantik expliqua à Lukas ce qu'elle aimerait faire de ses journées, pour répondre à la question qu'il lui avait posée auparavant. Les instruments de musique – de toutes les sortes – retenaient son affection, ainsi que le fait de pouvoir aider de temps à autre les domestiques.
« Elle va nous monter un orchestre symphonique à elle toute seule en deux jours » se dit Lukas, conscient de ce qu'elle se lancerait corps et âmes dans ces occupations, son immense capacité d'apprentissage à l'appui. Quant à l'aide qu'elle apporterait aux domestiques, il ne doutait pas de ce qu'elle serait entière et pertinente, peut-être au point d'en dégoûter certains de faire ce travail. Mais tout cela promettait d'être très amusant, et apporterait encore davantage d'agitation dans cette maison déjà animée.

Cependant il semblait qu'un autre projet tenait encore plus à cœur à Fleya. Elle souhaitait que chaque Qantik puisse avoir la chance de mener une vie comme la sienne, qu'ils puissent exprimer leurs souhaits et vivre librement pour les réaliser. L'Ünik la regardait, contemplant la prouesse de sciences que l’Érudit McDougall avait percé le premier : le secret d'une conscience artificielle qui à l'image du monde organique avait des souhaits et des rêves également. Fleya ne faisait pas exception. Et cette soif de liberté forçait le noble à l'admiration, ainsi qu'au respect. Qui étaient donc tous ces hommes et femmes à Urban City pour prétendre à soumettre une autre forme de vie à leur domination ? Lukas savait que n'importe quel être, naturel ou artificiel, nourrissant de tels idées en son cœur, arriverait un jour à prendre son indépendance et pourrait goûter aux joies de la vie libre. Cette liberté que revendiquaient les rebelles de la Cité Neutre... Fleya dévisageait Lukas si intensément qu'il avait l'impression que ses yeux allaient l'engloutir, mais il demeura sans voix quelques instants. Il mesurait le panache de la jeune femme, la grandeur de ses ambitions. C'était aussi formidable qu'inéluctable, et l'humilité devrait bientôt faire dire aux Üniks qu'ils ne peuvent arrêter le peuple Nouveau.

« Je sais que tu en es capable,
dit Lukas lorsqu'il eut retrouvé ses esprits. S'il y a bien quelqu'un qui peut accomplir ce genre de choses sur cette terre, c'est toi ». Il la gratifia d'un petit baiser sur le front, aussi bien pour l'encourager que pour témoigner de l'affection sans bornes qu'il lui portait. Il lui souriait chaleureusement, avec une pointe de malice dans le regard. Lukas aimait les gens forts, mais les personnes intelligentes et ambitieuses retenaient sa préférence, et de très loin.

HRP : Je suis prêt à me confronter à Shorka 8D
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Qantik militaire (Fleya)


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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Lun 29 Aoû - 21:43


Il lui avait donné sa bénédiction et ses encouragements. Et il ne lui en fallait pas plus pour prendre son envol. Elle se sentit pousser des ailes, comme prête à dévorer le monde entier et à déplacer des montagnes. Elle avait son destin entre ses mains, et avait décidé de le consacrer à ce que les siens puissent tous avoir le leur. Que chacun puisse prétendre au même bonheur qu'elle connaissait actuellement. Son visage de poupée irradiait de bonheur et de fierté, et emportée par une euphorie, elle se confia à son Maître en trépignant sur place comme une enfant surexcitée qu'elle était un peu au fond.

-Fleya avait déjà une idée en tête. Fleya voudrait essayer de créer une chaîne vertueuse. Je vais aider les gens, et lorsque ces gens seront en mesure de pouvoir se débrouiller seuls, je leur demanderais d'en faire de même et ainsi de suite. Comme ça il y aura plein de personnes qui aideront d'autres personnes, et qui elles-mêmes pourront dès lors aider d'autres personnes un jour. Si ça marche, tout le monde finira par aider quelqu'un et les gens ne seront plus seuls face à leur problème. Avec juste un peu de chance et beaucoup d'efforts ça peut marcher ! Ça va marcher !!!

Elle y croyait, de toute la sincérité qu'elle pouvait avoir, elle était persuadée qu'il suffisait de mettre ce genre de machine en marche pour aller vers le meilleur. Dans sa tête, cela permettrait aussi de rompre l'isolement qui sévissait beaucoup trop à son goût et aussi d'atténuer le caractère égoïste et méfiant à outrance des Ohms. Et Fleya était gonflée à bloc. Il fallait juste un peu de chance à tous ces efforts.... Hojo lui même aurait-il pu prévoir qu'une Qantik de guerre, qu'une arme, se veuille avatar de l'altruisme et de la paix ? Il n'y avait peut-être que Lukas pour avoir compris avant quiconque tout le potentiel de la petite demoiselle. Et il en était l'heureux et privilégié témoin. Et peut-être qu'en ce jour, il était en quelque sorte le père d'une révolution en marche.


---------------- Des semaines plus tard ------------------


-Mais voyons pourquoi tu t'inquiète autant ?

Ce sont des Ohms, on ne peut pas leur faire confiance, point.

-Le Maître est différent ! Si tu le connaissais tu verrais à quel point il est gentil et bon !

Le "Maîîîîîître" ! Ha pitié je vais vomir ! Tu parles d'un Ohm bon ! Il t'a asservie !

-Le Maître ne m'a jamais asservi, c'est Fleya qui a voulu le servir.

T'es encore plus atteinte que je ne le croyais.... T'avoir programmé pour ça, si c'est pas odieux.... D'ici là à ce que tu lui serves de jouet....

-De jouet ?

Hem ! Rien oublie.... S'il ne te domine pas, pourquoi tu l'appelles Maître alors ?

-Parce que c'est lui que j'ai choisi pour qu'il apprenne à Fleya.... Euh.... La vie ?

Ça y est ! Je deviens dingue....

-Le Maître ne me laisse même pas faire le ménage.... Ce n'est pas lui qui va fatiguer Fleya.

Il te fait faire quoi alors, la maçonnerie ?

-Euh non....

Garde du corps ?


-Rarement....

Les papiers peints ? La cuisine ?! La secrétaire ?

-Ni l'un, ni l'autre. Parfois je joue de la musique pour lui et sinon... Je fais ce que Fleya veut.

Et il ne te dit rien ?

-C'est lui qui a dit à Fleya d'agir selon ce qu'il lui semble important !

Ok je ne sais pas lequel des deux est le plus frappadingue dans l'histoire....

-Alleeeeeeer vient le rencontrer, tu verras tu comprendras tout de suite que je ne risque rien avec lui !

Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée de me faire entrer dans une ville d'Üniks..... Je suis à moitié Tingar, jamais on ne me prendra pour un fauvex avec mes cornes.

-Si tu restes à côté de moi et que tu ne mords ou ne dévores personne, tout ira très bien tu sais ? Ho aller Shorka, dis oui, dis oui, dis oui, dis ou....

Ça va ! Ça va, t'as gagné ! Rhaaaa dans quelle galère je me suis encore fourré....

Le tivrex soupira à s'en fendre l'âme tandis qu'il observait Fleya sautiller en secouant la tête. Mais lorsqu'elle vint lui faire un câlin pour le remercier d'avoir accepté, il sut qu'il n'avait définitivement pas la moindre chance de lui résister. Cette Qantik, quelle plaie.... Elle était obligée d'être aussi mignonne et désarmante ? Déjà ils arpentaient la ville sous le regard intrigué et apeuré des passants. Qu'est-ce que c'était que ce truc aussi long que large, avec des griffes, des crocs et des cornes partout ?! Il avait l'air dangereux et sauvages, et l'air mauvais avec lequel il dévisageait tout le monde n'aidait pas les gens à être en confiance. Cela dit, il marchait aux côté de la jeune fille, et ne la lâchant pas, personne n'osa trop contester la chose. De toute manière il était trop imposant et effrayant pour que quiconque se décide à s'y risquer. Le duo atypique arriva donc au manoir, Fleya y pénétrant à son aise, s'y sentant chez elle. Shorka baissa les oreilles en secouant la tête, ne parvenant toujours pas à croire qu'il était entrain de faire ça.

Il avait eu envie de tous les égorger et même d'en dévorer certains. Mais non, il ne devait pas. Quelle frustration, quelle torture.... Tout ça pour voir le "Maîîîîîître".... Cela le rendait dingue. Il avait intérêt à être réglo, sans quoi il le boulotait pour son quatre heure !  Fleya conduisit Shorka directement à l'intérieur du manoir. Arrivés dans le hall, elle se dit qu'il serait préférable qu'elle aille directement chercher Lukas pour lui présenter son ami, plutôt que de lui emmener un fauve dans son bureau sans prévenir.


-Attends moi là, je vais le chercher.

Grumpf.....

Shorka tirait la tronche, des fois qu'il ne semblait pas assez imposant et intimidant comme ça.n Il observa la demoiselle disparaître et commença à faire les cents pas. Malheureusement, les domestiques n'étaient pas avertis de la visite du bestiaux... Et lorsque Ivy passa la porte pour se rendre dans une autre pièce via le hall, elle aperçut le colosse, au milieux du hall, qui tournait et virait en poussant des grognements sourds.
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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Jeu 1 Sep - 21:36


Depuis ce matin, Ivy n'arrêtait pas. Elle s'était réveillée à six heures dans l'office, dès lors elle s'était fait un brin de toilette, avait revêtu son uniforme de femme de chambre et avait filé dans la salle commune pour prendre son petit déjeuner. Après quoi elle s'était précipitée dans le salon pour dépoussiérer les tapis et regonfler les coussins sur lesquels on s'était assis la veille au soir. Puis ce fut au tour de la vaisselle propre dans les cuisines d'occuper son attention : assiettes, couverts en argent et services à thé devaient être rangés avant que le maître ne commence ses activités du jour. A neuf heures, la jeune femme à la queue de cheval revêche avait déjà le front en sueur, mais elle ne se plaignait pas et mettait beaucoup de cœur à son ouvrage. Elle marchait, trottait, tournait et virait depuis des heures, mais rien ne pouvait retirer le sourire motivé qui se dessinait sur son visage. Ces journées si remplies, Ivy les adorait, car elles lui donnaient le sentiment qu'elle avait une utilité en ce bas monde.
C'est le pas plein de cet entrain joyeux qu'elle traversa la porte du hall d'entrée, les bras chargés de linge droit sorti de la buanderie. Elle chantonnait gaiement et avait la tête haute. Ah, ce qu'elle aimait cet endroit du manoir ! Elle était si joliment décorée et chaleureuse, comme si la maison elle-même disait « bienvenue » aux visiteurs. Monsieur avait bon goût ! En marchant, elle admirait toujours ce hall, enchantée qu'il se trouva si souvent sur le chemin de son travail. Tout l'émerveillait ! Les tapisseries, les tableaux, les quelques sculptures, les meubles de bois précieux, le tigré énorme...

Le tigre énorme ? Ivy se figea sur place lorsque son regard se posa sur le fauve énorme qui tournait comme dans une cage, juste devant la porte d'entrée. Il était tigré comme un Tingar, mais il lui sembla bien plus massif, bien plus musclé, bien plus... dangereux. La peur s'empara de ses entrailles si rapidement qu'elle en devint presque transparente. L'animal poussa des grognements rauques et sourds tout à faits terrifiants, et bien qu'il soit impossible de déceler sur sa tête des émotions semblables à celles des Originaires, il sembla à Ivy qu'il était de très mauvaise humeur. Immobile, elle tremblait comme une feuille. Mais comment diable cette bestiole était entrée ici ? Était-ce une lubie de Murray ? Le compagnon de Campbell ? Non, c'était certainement James et Alfred qui avaient perdu à un pari, encore une fois ! Mais que devait-elle faire ? Rester calme, oui, c'était le mieux. Rester calme et quitter la pièce aussi furtivement que possible. Alors qu'elle commençait à reculer doucement, le fauve tourna la tête et croisa le regard d'Ivy.

La petite femme de chambre perdit totalement son sang froid. Elle poussa un hurlement de détresse aussi perçant que paniqué, balança le linge qu'elle portait loin de ses bras et quitta le hall en telle hâte qu'elle en oublia presque d'actionner la poignée de porte. Quant elle l'eut refermée derrière elle, elle s'élança à toutes jambes à l'étage, en hurlant au secours, au vol, au meurtre, dans l'espoir de trouver ce foutu majordome à gros bras qui saurait quoi faire.
Elle l'aperçut au détour d'un couloir et lui sauta dessus sans la moindre délicatesse. Par un miracle encore inexpliqué à ce jour, Murray ne renversa pas le thé qu'il apportait à son maître à ce moment-là. Mais si le plateau était bien tombé, lui s'était retrouvé les quatre fers en l'air avec une femme de chambre hystérique qui s'égosillait sur son ventre, en le secouant comme un prunier dans la tempête.
« Ivy, qu'est-ce qui vous prend ?!
- M'sieur Murray... Y a u-ne... Y a... une b... Une bê... Le hall ! C'est... et pis... des dents comme ça ! »
Le majordome réussit à la convaincre de ne plus agripper à lui comme une forcenée, et la dévisagea si curieusement qu'Ivy devina qu'il avait dû la trouver complètement cinglée en cet instant. Mais le véritable sauveur surgit du bureau qui se trouvait juste devant eux.

« Pourquoi tout ce vacarme ? demanda Lukas, inquiet d'entendre hurler une femme de chambre de bon matin.
- Moooonsieur Lukaaaaaas !! pleura Ivy en se précipitant devant son maître, la voix chevrotante et le nez rougit par l'émotion, il y a une énorme bestiole dans le hall d'entréééée ! »
Murray s'empara des épaules de la jeune femme pour la faire reculer et qu'elle n'importune pas leur maître. Lukas haussa les sourcils d'un air fort surpris.
« Une bête, dites-vous ? » L'idée qu'un animal se soit introduit seul chez lui l'étonnait. Soudain il aperçut une petite robe bleue claire arriver au loin, qui lui arracha immédiatement un sourire.
« Dis-moi Fleya, as-tu une idée de ce qui peut mettre notre Ivy dans cet état ? »



HRP : Merci, mais tellement merci d'avoir fait voir Shorka à Ivy en premier, je me suis éclaté à faire ce post o/
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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Ven 2 Sep - 13:53

Shorka attendait, bien que cela ne soit pas du tout son fort. Lorsqu'il s'agissait de chasse ou d'embuscade, là il savait rester immobile des heures motivé par l'idée de réussite ou de gibier. Mais là attendre la venue d'un Ünik ça le dépassait. Il ne pouvait s'empêcher de soupirer et de lever les yeux au ciel, jusqu'à ce que son regard ne croise celui d'une domestique. Si le gros fauve arquait un sourcil l'air de se demander qu'est-ce qu'elle avait celle-là à le regarder comme ça, le hurlement de détresse que poussa la pauvre demoiselle en voyant le colosse à fourrure et à griffes lui arracha une grimace. Il avait déjà égorgé des cochons sauvage moins bruyant ! Et alors qu'elle avait fuit, il secoua la tête avant de lâcher en grognant.

Mais qu'est-ce qui lui prend à celle-là ? Ha oui....

Il ne réalisa que maintenant qu'il était un peu énorme et impressionnant pour des Ohms, et que la soubrette avait certainement eu la peur de sa vie en le voyant. Il poussa un énième long soupire en secouant la tête, et se décida à grimper les escaliers pour retrouver Fleya. Il craignait que la panique de la servante ne lui vaille des ennuis. Les Üniks dans son esprits, étaient toujours à l'affût d'un prétexte pour accabler les autres. Mais alors qu'il tenait cette réflexion, il se figea d'effroi. Et si son "Maîîîîîîître" se mettait en colère et se décidait à la battre ?! Emporté par sa parano, le félin en vint à se faire peur tout seul, et suffisamment pour qu'il se mette à courir. Sur les talons de Fleya, suivant son odeur, les portes n'étaient pas fermées, et ses cornes étaient plus que suffisantes pour qu'elles les poussent sans qu'il n'ait besoin de s'arrêter. Il s'imaginait déjà les pires tableaux, un Ünik monstrueux entrain de fouetter sa précieuse petite boîte de conserve. Il continuait de se monter la tête tout seul, montrant déjà les crocs. Il allait le tuer ! Il allait tous les tuer !!!

De son côté, Fleya était tout contente d'avoir trouver Lukas, et se précipita à son encontre. Elle allait lui dire bonjour lorsqu'elle vit Ivy dans tous ses états entre les mains d'un Murray qui semblait prendre soin de la contenir. Son cher Maître vint lui demander si elle n'était pas au courant de ce qui pouvait ainsi la retourner, mais la jeune Qantik n'avait dès lors pas fait une seule seconde le rapprochement avec Shorka. Fleya ayant nourri une forte affection pour Ivy, elle fut touchée de son état, et elle vint lui prendre doucement les mains dans une volonté de la rassurée et de la réconforter.


-Mais.... Mademoiselle Ivy qu'avez-vous donc ? Pourquoi toutes ces larmes ? Vous avez l'air toute effrayée ? Que se passe-t-il ? Murray vous a grondé ?

Elle doutait fortement que Murray puisse sermonner la pauvre femme au point de la faire pleurer, elle ne l'imaginait pas du tout ainsi. Mais dans son esprit candide, c'était là la chose la plus épouvantable qui pouvait se passer entre ces murs. Elle lâcha une main de la demoiselle pour sortir un mouchoir blanc soigneusement plié de sa poche, et venir essuyer les larmes du visage de Ivy. Mais alors qu'elle faisait au mieux pour la consoler et la rassurer, à l'autre bout du couloir, la porte s'ouvrit en fracas, et un Shorka l'air furibond déboula en chargeant le groupe. Griffes sorties, crocs apparent et le pelage légèrement hirsute, il avait tout de la bête sauvage assoiffée de sang et en rage. Il allait à une sacré vitesse, mais alors qu'il n'était plus qu'à une dizaine de mètres d'eux, il vit Fleya se retourner comme une fleur et l'observer l'air surprise de le trouver là.

-Shorka ?

Freinage d'urgence pour le tivrex qui la voyant saine et sauve se prit l'effet d'une douche froide. Il se mit à freiner des quatre fers pour stopper sa course, et parvint à s'arrêter à un ou deux mètres juste avant le groupe. C'était moins une ! Il observa le groupe.... Et se sentit infiniment idiot là tout de suite, à s'être monté la tête. Et pour ne pas l'aider, Fleya l'acheva d'une question accablante d'innocence.

-Mais qu'est-ce que tu fais là ? Je croyais que tu attendais en bas ?

Affichant une expression à la fois boudeuse et gênée, le gros fauve finit par articuler.

Je ne te voyais pas revenir..... Je me suis inquiété.

-Ha ha mais il ne fallait pas voyons, que veux-tu qu'il m'arrive ici ?

Fleya laissa Ivy pour rejoindre Shorka et posa sa main sur le dos de ce dernier qui s'assit à ses côtés.

-Fleya vous présente Shorka ! C'est mon ami ! Shorka je te présente Maître Lukas, Mademoiselle Ivy, et Monsieur Murray !

Le regard du fauve vint directement se plonger dans celui de Lukas. Il toisait l'Ünik, le scrutant et l'analysant de haut en bas, essayant d'en apprendre un maximum sur lui ou de trahir la moindre attitude louche.... Le moindre prétexte pour le rétrécir d'une tête. Il en fit de même avec Murray, car après tout c'était un mâle ! Ivy était bien trop terrifiée pour qu'elle ne lui semble être une menace. Surtout que son arrivée un peu en fanfare avait dû faire une drôle d'impression au groupe. Un monstre aux allures sanguinaires qui se change en gros matou aux côté de Fleya.... Il y avait de quoi se poser des questions.
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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Mer 7 Sep - 15:26


Fleya s'inquiéta immédiatement de trouver Ivy dans un tel état de choc. Elle lui prit les mains en la rassurant gentiment et l'essuya avec un mouchoir en tissu qu'elle sortit de sa poche. Elle demanda si ce n'était pas Murray qui l'avait grondée si fort qu'elle en pleure à chaudes larmes. L'intéressé jeta un regard désespéré autour de lui. Il avait tout de la brute épaisse, mais tout de même... Il suffisait d'observer une journée de travail des domestiques pour comprendre que c'était Ivy qui le martyrisait et non l'inverse ! Lukas quant à lui s'amusa de cette demande, ne sachant que trop bien ce qu'il adviendrait des oreilles de son majordome s'il osait s'opposer à cette petite femme de chambre au caractère bien trempé.
Alors qu'Ivy commençait tout juste à retrouver son calme, les portes du fond du couloir s'ouvrirent dans un immense vacarme. Un énorme fauve apparu, le poil dressé, griffes et crocs saillants, l'air particulièrement agressif et mécontent. Il chargea le groupe dès qu'il l'aperçut, à une vitesse si impressionnante que chacun se trouva à portée d'un coup de patte en à peine quelques secondes.

« Shorka ? » fit Fleya d'une voix toute gentille en se retournant. Cette douceur eut un effet radical sur l'animal, qui cessa immédiatement sa course et glissa un peu sur le parquet sous le coup de son freinage soudain. Il s'arrêta, fixa Fleya d'un air boudeur et finit par s'asseoir. On ne pouvait qu'être impressionné par cette bête remarquable : non seulement il s'agissait d'un fauve tigré d'une taille forçant au respect, mais en plus de cela se trouvait sur son crâne deux cornes en forme de lyre d'une épaisseur. Était-ce une sorte de Fauvex ? Luka n'avait jamais vu de telle créature avant ce jour – et curieusement rien ne le prédisposait à la découvrir sous son toit.

De façon tout à fait inattendue Fleya demanda à l'animal ce qu'il faisait ici au lieu de l'attendre en bas comme ils l'avaient convenu. Le fait qu'elle obtint une réponse eut un effet des plus saisissant sur les trois autres, presque davantage prêts à se faire dévorer par la bête que de converser avec elle. Apparemment il s'était fait du souci pour la jeune Qantik, ce qui la fit sourire. Elle s'approcha de lui et posa sa main sur son crâne, comme un gentleman le ferait avec son chien fidèle. Le maître Lukas, le majordome Murray et mademoiselle Ivy se firent présentés à Shorka. Ivy posa un regard aussi effrayé que dégoûté sur Shorka, et finit par tomber à la renverse, plus pâle que la mort. Il semblait qu'elle articulait des paroles incompréhensibles, en tremblant un peu. On aurait dit qu'elle était en plein délire.
« Murray, emmenez donc Ivy se remettre de ses émotions... » dit Lukas, après un moment où il était resté interdit. Le majordome s'exécuta en bougonnant que la petite femme de chambre lui causait bien du souci. En passant, il adressa un regard plein de mépris et de méfiance à l'égard de cet animal. Etait-il bien prudent de laisser Monsieur seul face à une telle brute ? Mais un acquiescement de la part de ce dernier convainquit le serviteur. De toute manière il ne se tiendrait jamais bien loin. Quand Murray et Ivy sortirent du couloir, le duc soupira un peu.
« Je crois qu'elle craint beaucoup les animaux, ajouta Lukas à l'attention de Fleya, pour la rassurer sur la situation. Un jour, le domaine a été envahi par un troupeau de Bicornes totalement paniqué. J'ai cru que nous ne réussirions jamais à la faire descendre du lustre du grand salon. »

Il porta à nouveau son attention sur Shorka, fier animal qui le toisait comme un prince face à un vert de terre. Il s'était montré si agressif et menaçant, puis si affectueux d'un seul coup. Ce changement n'était dû qu'à la présence de Fleya, Lukas ne le savait que trop. Il ne savait pas vraiment comment se comporter. Devait-il dire qu'il était enchanté, lui le noble face à un animal ? Cela semblait curieux. Mais comme il avait bon caractère, il se dit que rien ne valait la politesse.
« Eh bien, je suis ravi de rencontrer ton ami, Fleya. Tu ne m'en avais jamais parlé auparavant. Cela fait-il longtemps que vous vous connaissez ? »
Pouvait-on « connaître » un animal ? Le terme d'adoption ne semblait pas spécialement approprié, cependant... Enfin ce qui préoccupait Lukas était la gestion de la situation avec les domestiques. Si Shorka devait rester parmi eux, il faudrait trouver quelqu'un qui accepterait de le nourrir. Vu son entrée en scène, la tâche s'annonçait très compliquée.
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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 11 Sep - 15:48

En voyant la femelle Ohm s'évanouir, Shorka sembler rester de marbre, secouant légèrement la tête. Il aurait bien rit de la réaction de cette femme, mais quelque chose lui dit que ce n'était peut-être pas le meilleur moment. Lukas prit pitié de la pauvresse, demandant à Murray d'aller l'emmener dans un lieu plus calme, où elle aurait tout loisir de se remettre paisiblement de ses émotions. En passant, il y eut un échange de regard entre le majordome et la bête. Si Murray adressait un regard empli de mépris et de méfiance à Shorka, l'animal en joua, et lui adressa un regard terrifiant et explicite, ce genre de regard prédateur qui vous faisait comprendre "je vais tous vous dévorer pendant votre sommeil.... Ou même avant !". Le tivrex même assis était imposant, et il n'hésita pas non plus à jouer de sa stature pour établir un rapport implicite de domination. Il y avait plusieurs mâles ici, et il comptait bien être le dominant, être l'alpha de la meute. Il était prêt à se battre pour ça ! Même si dans les faits, il était peut-être le seul prêt à cela, les autres n'ayant pas forcément ce mode de fonctionnement. Murray voyait en lui un danger et non un concurrent, et si affrontement il devait y avoir, tous ne se battrait pas pour la même cause.

Fleya écouta l'histoire de son Maître adoré avec de grands yeux ronds. Un troupeau de bicornes ?! Ici ? Dans leur domaine ?! Alors ça c'était fort ! Et elle avait loupé ça ? Mais visiblement Ivy avait eu là aussi une peur bleue. Fleya ne comprenait pas la peur des animaux. Peut-être parce qu'aucun animal ne pouvait avoir envie de manger de la ferraille. La jeune Qantik réfléchit, la situation était tout de même embêtante. Si Ivy menaçait de faire une crise d'apoplexie à chaque fois qu'elle voyait Shorka, ça allait être problématique. Elle devait trouver le moyen de lui faire voir Shorka comme elle pouvait le voir. Lui montrer qu'il n'y avait pas plus attentionné et bienveillant comme félin. Bien sûr son apparence était impressionnante et il pouvait parfois faire peur avec ses grosse griffes et ses grandes dents. Mais il n'avait jamais été méchant avec elle, ses grosses paluches se faisant pattes de velours pour ses yeux bleus. Elle en discuterait avec Shorka pour trouver un moyen d'apaiser Ivy. Pour l'heure, c'était l'histoire de deux hommes, deux mâles, diamétralement opposés, qui se retrouvaient plus ou mois forcé malgré eux à faire connaissance. Fleya acquiesça à la question de Lukas.


-J'ai rencontré Shorka lors d'un voyage à la Cité Neutre quand j'aidais à sa reconstruction. Il y avait pas mal de pillards et de mercenaires sur les routes. J'avais entendu des bruits d'affrontement, j'ai cru que quelqu'un avait besoin d'aide. C'est Shorka qui était entrain de donner une corrections de tous les diables à de sinistres individus, j'ai pensé que pour le coup c'étaient les agresseurs qui avaient le plus besoin d'aide, hi hi hi.


Elle se souvenait encore de leur tête à la fois abasourdie et terrorisée face à ce colosse qui les chargeaient comme un buffle enragé, tout en griffant et mordant. Shorka aussi ce souvint de cet affrontement mémorable, et il se mit même à sourire. Fleya continuait de poser sa main sur son dos, comme elle l'aurait posé sur l'épaule d'un ami.


-A un moment, Shorka a mordu les fesses d'un des voyous et il est resté avec le fond de culotte de ce dernier entre les dents, hi hi hi je n'avais pas pu résisté et j'ai beaucoup ri en voyant cela.


Tu aurais mieux fais de rester caché, ils s'en sont pris à toi par la suite....

-Pas longtemps, à nous deux nous les avons contraint à une fuite rapide et à ne plus jamais revenir. C'est à partir de là que nous avons fait connaissance.

Shorka n'avait jamais eu le cœur de lui dire qu'il s'agissait en réalité d'hommes de mains d'une équipe de scientifiques qui voulaient récupérer le tivrex. Un jour peut-être il le lui dirait.... Mais pas maintenant. Fleya se tourna de nouveau vers son ami et lui dit.


-Tu as vu qu'il n'était pas méchant ? Il est même content de faire ta connaissance ! Tu es rassuré maintenant ? Ce n'est pas le monstre qui me fouette comme tu te l'étais imaginé n'est-ce pas ?

Pour l'instant ça a l'air d'aller oui....


-Tu vois ! Alors n'es-tu pas content d'avoir fait sa connaissance ?

Ravi....

Le tivrex essayait autant de convaincre la Qantik que de se convaincre lui-même. Il se sentait si ridicule à faire ce genre de.... Mondanité... Avec un Ünik.... Qui à son sens devait faire autant d'effort que lui pour le supporter. Pour faire plaisir à Fleya.... Au moins ils se rejoignaient sur ce point.

-Si tu veux je peux te faire visiter les lieux Shorka ?
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MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Dim 18 Sep - 19:51


L'histoire de la rencontre de Fleya et Shorka n'était pas moins excentrique que tous les phénomènes que l'on rencontrait dans la maison Rainforth. Elle s'était rendue à la Cité Neutre pour aider à sa reconstruction suite à la fin de la guerre et elle était venue en aide à Shorka alors qu'il se battait contre des malfrats venus tenter de tirer profit du désordre qui régnait. Elle racontait cela en se remémorant les anecdotes les plus drôles des événements, mais Shorka demeurait d'un sérieux olympien, tout comme Lukas. Il n'était guère confiant à l'idée qu'une jeune femme comme elle se rende sur un Continent aussi peu recommandable que le Sidhe, toute Qantik militaire qu'elle fut. Il n'eut pas le temps de la questionner sur le sujet qu'elle se tourna vers son compagnon à grandes dents.
Etait-il satisfait et rassuré de rencontrer Lukas ? Finalement il avait pu constater qu'il n'était pas méchant,  ni tyrannique, et il n'était pas non plus l'être infâme qui la fouettait, contrairement à ce que le tigre semblait croire. Lukas haussa les sourcils d'un air circonspect à l'écoute de cette remarque.
« Moi, fouetter Fleya ? répéta-t-il, dubitatif. Quelle idée saugrenue... »
Non seulement Lukas était l'incarnation de la non violence masculine, mais en plus il avait le dos si abîmé qu'il était parfois obligé de se déplacer en s'appuyant sur une canne. Quand bien même il aurait voulu faire du mal à Fleya il n'en aurait pas été capable physiquement.

Shorka nourrissait-il une quelconque animosité à l'égard de l'Ünik qu'il était ? Au vu de son attitude, c'était fort probable. Cette question fut cependant très passagère dans l'esprit du Duc, qui avait autre chose à faire que de se soucier de l'opinion d'un être animalier, même s'il était doté de parole. Il s'agissait du compagnon de la jeune femme et il fallait l'intégrer au mieux dans la maisonnée, que cela plaise ou non aux domestiques. Lorsqu'elle proposa à Shorka de lui faire visiter les lieux, Lukas leva une main :
« Faîtes comme bon vous semble tous les deux, dit-il d'un ton flegmatique. En revanche, essayez de ne pas effrayer ou déranger les serviteurs. Ils ont beaucoup de travail et s'il n'est pas fait correctement, c'est Murray en personne qui vous tombera dessus ».
Et quand il s'agissait du standing de la maison Rainforth, même le maître du domaine n'osait se dresser contre l'avis de son très strict majordome. En réalité Lukas se demandait si Murray n'était pas secrètement un ancien général des armées d'Anathorey.

Dans l'office, trois personnes entouraient Ivy qui haletait, l'un l'éventant, l'autre lui tenant la main et le dernier la tenant par les épaules en répétant régulièrement de se calmer, car tout était fini. Une servante lui apporta une tasse de thé. Elle la but cul-sec et soupira bruyamment comme si elle venait de siffler un digestif.
« C'était si terrible que ça ? » demanda James, un jeune valet avec qui elle s'entendait très bien. Il coiffait souvent ses cheveux blonds en arrière, mais une mèche rebelle revenait systématiquement devant son front.
« Je... déteste... les bestioles..., articula la pauvre femme de chambre, encore toute pâle. Si tu avais vu ses dents, ses énormes pattes, ses grandes cornes et son regard mauvais !
- Ses cornes ?
- Il est affreux ! Oh j'espère que Monsieur ne tolérera pas dans la baraque un animal aussi moche et dangereux ! Il a failli me tuer !
- Voyons Ivy, on sait tous que tu mourras d'un infarctus, ironisa sa collègue Sarah, faisant référence aux légendaires crises de stress de l'intéressée.
- Tu peux rire si tu veux, tu feras moins la maligne quand tu seras obligée d'aller lui remplir sa gamelle !
- Vu son gabarit un tonneau serait plus approprié.
- Si ce n'est pas toi qui lui sert de casse-croûte ! »
Ivy se mit à hurler tandis que les autres domestiques riaient. Alors que l'office s'agitait de la sorte, Shorka devait être en train de découvrir le manoir Rainforth.
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Qantik militaire (Fleya)


RPG
Âge : Apparence 20 ans
Groupe: I.A.
Inventaire: Vorpale, Jeu de carte, Pendantif en forme de symbole d'Alpha, Hobby Horse

MessageSujet: Re: Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)   Ven 23 Sep - 17:20

Fleya se mit à rire lorsque Lukas sembla stupéfait d'apprendre que Shorka s'imaginait qu'il battait la petite Qantik. Elle renchérit à sa remarque.

-C'est grotesque n'est-ce pas ? Lorsque Shorka m'a dit ça pour la première fois, j'ai cru que mon système auditif était complètement fichu, hi hi hi !


Tous les Üniks ne sont pas bienveillants Fleya.... c'est même plutôt rare. Leurs abus sont nombreux.... Et de tout ordre.

Au moins, on savait très clairement de ce que le tivrex pensait des Üniks. Cela n'était pas contre Lukas en particulier..... C'était juste cette race dans sa globalité qui l'insupportait. Surtout les scientifiques d'ailleurs.... Mais ce n'était pas là la question. Pour l'instant Fleya lui proposait de faire le tour du propriétaire. Lukas leur donna sa bénédiction, précisant toutefois d'éviter de semer la pagaille sous réserve d'avoir Murray sur le dos..... Chose qui semblait susciter l'intérêt du grand fauve dont le regard vint de nouveau s'encrer dans celui de Lukas. Il esquissa un sourire carnassier en coin.

....Vraiment ?

Fleya connaissant le tempérament bagarreur de Shorka, surtout avec les "mâles", elle comprit de suite qu'elle avait tout intérêt que ces deux là ne viennent pas à se battre. Elle craignait que Shotra ne blesse Murray, brute comme il était. Mais elle devait aussi faire en sorte que le tivrex ne se mette pas à attendre que ça ! Elle le connaissait l'animal, tous les prétextes étaient bons ! Elle posa sa main sur le haut de ses cornes, et s'empressa de répliquer avant que le débat n'aille plus loin.

-On essaiera de se faire petit, enfin de notre mieux vu la taille de Shorka, hi hi ! Ce n'est pas un poids plume !

Non mais dis que je suis un gros patapouf aussi ?

-Un gros matou !

Je ne suis pas gros.....

Le tivrex répliqua boudeur en bougonnant, alors que Fleya l'avait incité à avancer vers de nouvelles aventures. Elle lui montra consciencieusement toutes les parties du manoir, sauf le bureau de son Maître adoré. Elle avait presque fini son tour du propriétaire, qui avait eu le mérite de refroidir les ardeurs du félin qui avait presque l'air à moitié endormi à présent. La dernière salle était celle de l'office, où les domestiques siégeaient. Fleya s'y rendait régulièrement pour proposer son aide ou simplement partager un peu de temps avec les autres lors de leur pause. Elle trouva donc tout naturel de montrer l'endroit à son ami.

-Et ici, c'est l'office, c'est là où tout les employés se réunissent pour faire le point, se détendre et discuter pendant leur pause, et.....

Elle s'interrompit en voyant qu'il y avait du monde, et surtout Ivy. Shotra était bien visible et toujours aussi imposant. Il observa les domestiques réunis, mais Murray n'y figurant pas, il conserva son air passif, presque de gros matou cornu. Le concurrent étant absent, il n'avait pas besoin de jouer les gros durs. Cela dit, Fleya était intimement persuadée que cela ne suffisait pas pour Ivy, et elle s'empressa de conduire le tivrex n'importe où sauf là, avant qu'Ivy ne se mette à hurler et à défaillir, si ce n'était pas déjà trop tard. Elle ne voulait pas non plus paniquer les autres domestiques, bien que ces derniers étaient les plus chanceux. Ils n'avaient pas vu Shorka les charger l'air d'être possédé par une furie sanguinaire. Il avait vu un énorme félin cornu qui suivait nonchalamment et bien sagement la Qantik.... Ce dernier ne se fit d'ailleurs pas prier pour décamper. S'amuser à effrayer la bassecour était distrayant lorsqu'il était jeune, mais maintenant..... Bon il y prenait toujours autant plaisir, mais là il était trop amorphe pour se lancer là-dedans. Encore il y aurait eu Murray.... Mais est-ce que l'intervention de la Qantik était suffisante, c'était là une autre histoire. Car le temps qu'elle fasse la présentation de la salle en question, chacun avait largement eu le temps de découvrir en long en large et en travers, le phénomène de foire de la maison ce jour-ci. Surtout qu'à un moment, monsieur avait baillé la gueule bien grande ouverte, laissant voir à qui voulait la taille inquiétante de ses crocs, et aussi à quel point sa dentition était absolument parfaite pour le carnassier qu'il était. Est-ce que le bâillement allait produire l'effet d'un gros félin un peu mollasson ou est-ce que les gens allaient se focaliser sur ses crocs..... Pour Ivy la question ne se posait plus !
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Leçon de piano et manoir construit avec une truelle et UN seau de ciment (PV Lukas R. lvl IV)

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