Partagez|

Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar


World Mistress (MN)


RPG
Âge : [A]^(-1)=(1/det[A]) comt(A)
Groupe:
Inventaire: Ce qui est à toi est à moi ~

MessageSujet: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Mar 14 Juil 2015 - 22:28



Partie II – Nordkia se soulève !

 
Les Docks en rogne

  La Princesse Ulhtia ne pouvait plus le supporter. Trois mois s'étaient écoulés depuis la bataille qui avait opposé les Princes à cette sauvage de Kushana, et l'on entendait encore parler du malheur du petit peuple ! C'était tout à fait incroyable, à ses yeux, de ne se soucier que de son petit confort personnel alors que la capitale avait manqué de tomber aux mains de ces singes braillards venus de Sylva. Comment ces empaffés de Nordkia pouvaient se soucier de leurs petits ennuis personnels alors que le monde Ünik, leur grande civilisation, avait subit un tel affront ! Ils n'avaient plus de vivres, car tout était envoyé au front ? Les familles voyaient leurs fils partir au combat sans jamais revenir ? Les blessés étaient trop nombreux, les médecins pas assez, les bâtiments de soin insalubres et les morts de plus en plus nombreux !

« Mais que veulent-ils que j'y fasse ! » hurla la princesse, en envoyant une lourde coupe de cuivre – qui lui servait de modeste verre de table – en pleine tête de son jeune conseiller. Le jeune homme ne bougea pas d'un pouce, se contentant de fermer les yeux pour que le vin ne s'y écoule pas. Un seul geste de sa part et Uhltia l'enverrait au billot. Haletante, et légèrement décoiffée, la Princesse se rassit derrière sa table, outrageusement garnie de plats dont les Dockers ne rêveraient jamais assez. « Que croient-ils, ces bons à rien ? La guerre est un moment difficile à vivre pour tout le monde ! S'attendaient-ils à ce que rien ne change dans leur petite vie ? Et puis, s'imaginent-ils qu'Anathorey ne souffre pas de ces événements ! ». Le conseiller baissa furtivement les yeux vers la victuaille réservée à la Princesse, mais il se garda bien de répondre à sa question... « Ils n'ont qu'à prendre ça pour... je ne sais pas, une sorte de régime ! Après tout, manger avec excès est très mauvais pour la santé. Ah ! Ces vauriens me causent bien du souci. Qui osera dire que je suis sans cœur, après avoir entendu cela, je te le demande ! » Le conseiller comprit que cette fois, en revanche, il était de bon ton de répondre. « Vous avez raison, votre Altesse... » Ulhtia esquissa un sourire malsain, trop heureuse de voir son lâche de conseiller se soumettre à elle plutôt que d'oser dire ce qu'il pensait sincèrement.
« Tu es un si gentil garçon, Rutilius... Je suis rassurée. Je sais que tu mèneras rondement cette mission de si haute importance que je t'ai confiée » susurra-t-elle avec malice. Rutilius s'inclina respectueusement. « Mais ne t'en fais pas, tu ne seras pas seul... J'ai demandé à Faust de me prêter les colonels Nasica et Valareth pour t'accompagner. Ils te seront d'une très grande aide, je peux te l'assurer ! Je suis même prête à engager ma crédibilité en tant que reine d'Anathorey sur ce point... » Rutilius sortit de la pièce, en reculant et toujours incliné, alors que la Princesse lui faisait un mignon « au revoir » de la main. Cette main si sévère et cruelle qui giflait les servantes et tuait des milliers de Dockers sans la moindre once de pitié.

Rutilius soupira une fois que les portes furent refermées devant lui. Derechef, il se concentra sur la mission qui était la sienne – il n'avait pas le choix – et se dirigea d'un pas déterminé vers le gigantesque hall d'entrée du Palais blanc. Des serviteurs lui assurèrent que « le Lumelech de maître Rutilius l'attend pour partir ». Tous les autres préparatifs étant faits, il ne restait plus qu'à rejoindre les autres.
Rutilius songea à sa mission. Elle avait été ordonnée par la Princesse Ulhtia suite à plusieurs émeutes sur les Docks. Depuis deux semaines, lorsque l'armée d'Anathorey venait enrôler de nouveaux soldats, les Dockers refusaient d'aller au front. Au début, ce n'étaient que des cris, des huées, des protestations orales. Mais un jour, un bataillon de l’État major envoyé sur place pour recruter de nouveaux soldats fut contraint de rentrer bredouille à la capitale, tant les Dockers s'étaient révoltés. Ils s'étaient retrouvés acculés sur Nolmë, face à une foule qui formait un mur infranchissable devant eux, et avaient été frappés jusqu'au sang par des mineurs, des mécaniciens, des pilotes, des parents, qui voulaient qu'enfin les Princes entendent qu'ils ne voulaient plus faire la guerre, et qu'elle devrait se poursuivre sans eux !
  
  Lorsqu'il arriva dans le hall du Palais, les deux colonels l'attendaient déjà, vêtus de leurs plus beaux uniformes d'apparat militaire. Valareth était celui à qui il manquait un œil, ajoutant une allure inquiétante à cet homme déjà sinistre. Nasica lui était un homme réputé très discret. Mais ces deux-là feraient « un très bel effet à Nordkia », d'après la princesse. Rutilius les salua, et leur dit qu'il était à présent temps de partir.

Les Dockers s'étaient rassemblés sur les Docks de Nolmë, et formaient un blocus depuis maintenant une semaine. Ceux qui étaient là étaient des familles, des amis, des frères, des sœurs, des personnes âgées et des enfants, ainsi que des blessés en état de se tenir debout. Ils avaient subi courageusement le lourd contrecoup de la guerre sur leur vie quotidienne jusqu'alors, mais cette fois-ci leur colère était immense. Anathorey avait refusé, il y avait un mois de cela, de les livrer en pain et en eau potable, prétextant que la noblesse était prioritaire, au vu de ce qu'il fallait puiser dans les ressources qui restaient après celles envoyées aux soldats. Ulhtia avait comme d'ordinaire, et comme depuis des années, fait la sourde oreille à la souffrance des Dockers délaissés, affamés, appauvris et rendus malades par de mauvaises décisions politiques. Alors Nordkia s'était levée, et avait crié « non ! ». Plus aucun Docker ne supportait cet égoïsme princier, plus aucun ne voulait voir l'un des siens quitter sa famille pour mourir au front. Aucun Ünik né au creux de la Cité cratère n'avait plus à subir cela !

Les vois s'élevaient, les Chevaliers tombaient, les coups pleuvaient... Anathorey, en envoyant Rutilius, Nasica et Valareth, montra enfin un signe d'écoute. Officiellement, ces trois-là venaient pour négocier avec les Dockers, les écouter, et trouver une solution amiable. Mais Rutilius savait que ce n'était que poudre aux yeux, et que Ulhtia avait quelque chose de bien plus mesquin en tête. Sinon, il ne voyait pas la raison pour laquelle la Princesse aurait fait appel à ces deux colonels haineux.
A l'arrivée de leur convoi militaire et princier, les Dockers tournèrent vers eux des regards hostiles. Les militaires installèrent très rapidement un estrade, depuis lequel les trois hommes de la capitale pourraient s'adresser aux Dockers. Ils n'eurent pas le temps de mettre un pied dessus qu'un vieux pilotes, depuis le haut d'une grue de chargement, s'égosilla à l'attention des siens, en bas :

« Ah ! Voyez donc, mes amis, le fier comité de visite que nous avons là ! Ne nous laissons pas embobiner par leurs belles paroles ! Que tous ceux qui ont quelque chose à leur dire parlent, sans crainte aucune ! Qu'Anathorey sache enfin de quoi sont faits les enfants de Nordlkia ! »

Rutilius, qui était venu vraiment dans le but de discuter calmement, ne put même pas en placer une que de très nombreuses personnes le hélaient déjà. Tour à tour, on protestait, on faisait ses revandications, on jugeait que la guerre était mauvaise. Et le plus étonnant dans tout cela, c'est qu'aux premières loges, il put reconnaître à leurs vêtements des personnes venues d'Anathorey...

Précision:
 

 
Déroulement - Impératif :


 Le groupe est composé des joueurs suivants, qui devront poster dans cet ordre :
1) Anya Peters
2) Neo Collins
3) Olivia Keegan
4) Radja Thalionwen
5) Yuusuke
6) Solyne Curtis
7) Thaos Derlet

 - Chaque joueur un délai de deux jours maximum pour poster (ex : si Anya poste le lundi, Neo aura jusqu'au mercredi soir pour répondre, etc).

- Vous devrez faire un minimum de 400 mots. Si vous dépassez le délai, le tour du joueur après vous commence. Vous rattraperez votre retard en faisant un post cette fois de 800 mots minimum à votre prochain tour.

 - Vous devez faire un résumé de votre récit en spoiler à la fin de votre post (merci de bien en prendre note, qu'on n'ait pas à vous le répéter systématiquement ^w^)
A la fin de chaque cycle de post, Mère Nature postera de nouveau et un autre tour commencera.
 
Les joueurs sont encouragés à interagir entre eux ! Ce n'est pas parce que c'est un event que chacun doit rester dans son coin, au contraire.

Admin responsable de ce RP : Yuris Brooks Pour toute question, adressez-vous à elle uniquement.

   Sur ce, éclatez-vous ! ^w^
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Petite pinocchio (Anya P.)


RPG
Âge : 22
Groupe: Docker
Inventaire: Du matériel à marionnettes, des fils et l'aiguille

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Jeu 16 Juil 2015 - 0:29

Nordkia s’embrasait. Trois mois déjà avaient passé depuis leur défaite écrasante. Dans les Docks, ils étaient loin de tout cela, mais ils subissaient les lourdes conséquences. Petit à petit, les rumeurs s’étaient répandues, propagées comme une traînée de poudre, sur ce qui se passait réellement au front et le nombre accablants de morts. Pendant trois mois on les avait bercé dans l’illusion qu’ils étaient les plus forts, qu’il y avait des morts, certes, mais que les pertes étaient minimes en comparaison des sauvages.

Minimes….Des blessés rentrés de guerre avaient fini par parler, racontant l’horreur véritable du front, et que tout ce qu’ils avaient cru n’étaient que mensonge. Les familles n’y croyant pas, avaient réclamé les corps et personne et ne s’attendait à ce que le constat soit si désastreux. Les brancards de fortune avaient déambulé, numérotés, rapportés un à un aux proches concernés. Ce fut les cris, la violence, le déchirement. Minimes ! C’est ce qu’ils appelaient minimes ? Il y avait plus de cadavres que la population des Docks ! Et à ce qu’on rapportait, la stratégie militaire avait été un honteux désastre. Anathorey avait utilisé une solution de dernier recours, incapable de retenir plus longtemps l’assaut des sauvages,  et le général Kiba avait dû sacrifier sa propre vie pour espérer sauver quelques-unes.  Le premier mois après le repli, Nordkia devint un vaste cimetière pourrissant, où les plus chanceux blessés tentaient de se remettre du traumatisme, tandis que d’autres, à qui le malheur n’avait pas suffisamment frappé, rejoignirent leurs milliers de camarades, emportés par la fièvre et leurs blessures infectées.

Ce fut le mois le plus dur. Le moral était au plus bas, les mères en pleurs de leurs enfants décimés. Il fallut s’organiser un minimum pour enterrer les morts. Mais cela déboucha sur des violences, certains n’arrivant pas à se séparer de leurs proches à qui ils n’avaient même pas pu dire adieu. La faim se faisait sentir, mais c’est surtout les morts dont on se préoccupait. En se décomposant, ils allaient  diffuser des maladies, mais il en y avait tellement que les cimetières avaient été rapidement débordés. Des tombes, des tombes, de fortune, plus jolies, d’autres plus sobres, des tombes, il n’y avait que ça. L’intimité entre les pierres n’existait plus, par manque de place. Il fallut, le cœur dans l’âme, créer des fosses ou les brûler, mais cela n’en finissait pas, il y en avait trop. Je me cachais car je savais pertinemment qu’on allait me lapider, car il fallait bien quelqu’un sur qui se défouler, reporter la faute. Les malheureux trouveraient le moyen de m’accuser alors que tout était à cause de nos fichus dirigeants ! Ou alors, les plus désespérés viendraient me supplier d’extraire l’âme de son fils pour lui faire un dernier adieu. Mais je savais comment cela se passerait. Ce serait un dernier adieu, pour ensuite virer à la rage et la folie, frustration oblige, car quelques minutes c’était peu. Et ils reporteraient eux aussi leur colère sur moi, car je ne pouvais rien faire de plus.

Se remettre fut long, accepter les pertes aussi. J’observais ma voisine, pâle et tremblante, parler à un vêtement comme si son fils était encore là. Personne ne parlait dans les rues, la douleur était immense, mais la plupart s’en remirent… Jusqu’à il y a un mois. Les vivres de Nordkia se faisaient de plus en plus rarissimes. Les habitants mourraient de faim et de soif. Il fallait se battre pour ne serait-ce qu’obtenir qu’un demi verre. Les réserves étaient vides, la situation devenait urgente. Il y eut à nouveau, comme si cela ne suffisait pas, une vague de décès. Mes voisins moururent de déshydratation, et chaque jour, on découvrait un cadavre de plus. J’essayais de survivre à tout prix, j’économisais ma nourriture, qu’importe qu’elle soit rassie ou moisie, cela faisait quelque chose à se mettre dans l’estomac. Je ne voulais pas mourir. Mon estomac gargouillait, me faisait terriblement souffrir, à m’en tordre de douleur. Je faisais tout pour oublier ma langue pâteuse, mais c’était le plus dur à supporter. Je finissais par boire même l’eau sale des rues boueuses, mais je savais que mon corps ne supporterais pas le manque d’eau plus de quelques jours. Pour combler le tout, la panique se fit grandissante dans les Docks, car on observait des cas d’épidémies sévères et mortelles. On commençait à estimer une centaine de morts en plus si on ne faisait rien pour contenir la maladie. De l’eau propre serait la bienvenue, pour pratiquer les premiers soins essentiels et endiguer la contamination par les liquides recyclés et salis.

Enfin, Anathorey répondit à leur appel. Mais c’était pour leur annoncer qu’il ne leur livrerait plus leur dû en eau et nourriture, car les nobles étaient prioritaires. Prioritaires ? Prioritaires en quoi ? Ils regorgeaient de vivres, eux ! ils avaient largement de quoi tenir pour des mois ! Eux, les Dockers, résistant de toutes leurs forces à la maladie,  seraient décimés en une semaine ! Comment ne pouvaient-ils comprendre leur souffrance ? Qu’attendaient-ils pour agir, qu’il n’en reste qu’une vingtaine de survivants ? Si cela continuait, ils finiraient par se manger entre eux. Cette annonce fut comme un coup de tonnerre, la flammèche sur une flaque d’huile. La colère monta, jusqu’à faire place à la rage. Ils ne livreraient rien ? Dans ce cas, eux non plus ne feraient rien. Hors de question de repartir à la boucherie, c’en était assez. Ils ne se laisseraient pas mener par le bout du nez. Ils allaient comprendre ce qu’il en retournait de les humilier ainsi.

Une marée de Dockers envahit alors aussitôt les rues, arrêtant les productions, appelant femmes, enfants, vieillards à la révolte et créant un mur, un blocus qui leur semblait imparable. Ils étaient prêts à subir les conséquences. Ils allaient payer pour leur insuffisance ! Je me mêlais à eux, enragée par la faim et la soif. La colère était telle que personne ne me remarquait. On construit des barricades avec ce qu’on pouvait. Je me retrouvais mêlée avec des milliers de gens, désespérés , yeux injéctés de sang , ne pouvant plus supporter qu’on les traite ainsi. Je rageais avec eux. Les Docks n’étaient plus qu’un océan d’uniks, poings en l’air, hurlant à la haine à pleins poumons. Cela fusait d’insultes et de crachats envers les princes. « Assassins », « pourritures», « lâches » « enfoirés »Cela dura une semaine.  Les cris avaient dû parvenir jusqu’aux oreilles des princes car ils se décidèrent enfin à agir.  Je bouillais. Un vieillard me raconta qu’ils envoyaient enfin un convoi pour « discuter » avec eux. Tss. Je n’y croyait pas. C’était pour les embobiner. Le convoi impressionnant fendit la place noire de monde. Ils montraient leur force, bien entourés et l’air hautain. Des chevaliers bien armés faisaient bloc, tendus, en position d’attaque au moindre signe. A peine montèrent-ils sur leur estrade de fortune que le vieux qui m’avait parlé hurla :

-Ah ! Voyez donc, mes amis, le fier comité de visite que nous avons là ! Ne nous laissons pas embobiner par leurs belles paroles ! Que tous ceux qui ont quelque chose à leur dire parlent, sans crainte aucune ! Qu'Anathorey sache enfin de quoi sont faits les enfants de Nordlkia !  

Quel courage ! il avait bien raison. Ses paroles furent accueillies par un chœur de hourras, puis des huées et des sifflements en direction du convoi. Le sol en tremblait de ces milliers de cris unis. Alors, qui se lançait ? En vérité tout le monde. On hurlait dans tous les sens, les cris se mélangeaient. L’une pleurant la mort de son fils, l’autre qui  hurlait pour sa faim. Je criais aussi, sachant qu’on ne m’entendrait pas, mais ça me déchargeait. Nous étions tous d’accord, il fallait que cette maudite guerre finisse, nous étions perdus. Mais dans ce vacarme, ils n’entendaient rien, il fallait un porte-parole, ou que chacun s’exprime clairement. Le vieux qui avait de l’autorité demanda le calme et demanda que un à un on défile. Je voulais m’exprimer, mais je n’osais pas. Il y en avait des tas qui me connaissaient ici. A peine un pas en dehors de la foule et je me ferais piétiner. Je cherchai un regard sympathique, auquel je pourrais m’accrocher si cela se déroulait mal, et bien sûr, un regard qui ne me connaissait pas.

A côté d’un rouquin à l’allure sympathique, une jeune fille aux cheveux longs et châtains miel. Il ne me semblait ne les avoir jamais vus, ils devaient donc ignorer qui j’étais. Je me glissais donc juste à côté d’elle et échangea un regard. Elle dégageait quelque chose de rassurant. Pas ces envies de se défouler sur ma personne. En tout cas, sur l’instant. J’observais la scène, silencieuse, froide comme à mon habitude, préférant que d’autres s’expriment avant que je n’y aille à mon tour. Je bouillais intérieurement, mais mon corps rendu chétif par la faim, il me semblait plus sage que pendant ce temps, je calcule tout à mon aise si il était sage que je me montre, et en fonction des réactions, ce que j’allais dire et de quelle manière.  
Je tremblais tout de même car les envoyés des Princes affichaient un visage glacial et puissant. Un mot de trop et leurs têtes finissaient sur le pavé. Non. Il ne fallait pas se laisser abattre.  

Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Speed Racer (Néo Collins)


RPG
Âge : 24 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Outils - Barre de fer téléscopique - Clés de sa Skooth

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Ven 17 Juil 2015 - 17:52

Neo essaya de lever son bras. Le bout de ses doigts dépassa légèrement la hauteur de son épaule avant qu’un léger pic de douleur ne l’empêche d’aller plus loin. Le Docker esquissa un sourire. Ce jour là encore il avait pu monter plus haut que la veille. Il parvenait également à bouger sa main sans aucune gêne, et recommençait à sentir son épaule. Sa guérison était en bonne marche. Il pourrait reprendre le boulot dans peu de temps. Il poussa un profond soupir de soulagement. Voilà quelque chose que la guerre, au moins, ne lui aurait pas pris.

Cela faisait trois mois que la bataille de Nemoto avait eu lieu. Neo se souvenait. Après le sacrifice du général Kiba, il s’était démené dans le camp pour retrouver Tobias, qui s’était cassé la jambe suite à un éboulement. Ils étaient parvenus tous les deux à s’enfuir avec l’aide d’Olivia, qui s’était portée volontaire dans les infirmeries au front. Brave jeune femme qu’elle était, elle avait aidé aux soins de l’épaule et du bras du Docker. Mais à la sortie de la forêt, l’armée avait rappelé les soldats, qu’ils fussent blessés ou valides. Les deux garçons avaient alors été séparés d’Olivia, et depuis, ils n’avaient eu aucune nouvelle. Leur état ne leur avait pas permis non plus de s’en aller se promener à Anathorey. Au quartier général de l’armée, on les jugea inaptes à retourner au combat. Alors on fichu les deux merdeux qu’ils étaient dans la rue, et ils purent rentrer à Nordkia. C’était un véritable soulagement. Ils n’auraient plus à aller au front, eux les mécaniciens à qui on avait tenté d’inculquer quelques rudiments de chevalerie en deux mois à peine d’entrainement. Penser qu’ils s’en seraient rentrés indemnes de la guerre était une profonde ineptie. Ils avaient été blessés comme de vrais néophytes, car ils étaient des néophytes, des petits mécaniciens qui maniaient des clés et des moteurs, plutôt que des armes et des boucliers.

Quand il fut de retour chez lui, Neo fut accueilli par une famille en larme et très affaiblie. Ses sœurs et sa mère étaient heureuses, terriblement heureuses, de le retrouver enfin, alors qu’elles ne parvenaient à se faire à ce que l’on leur avait répété des centaines de fois : vous ne reverrez jamais votre garçon !
Sa mère avait été aux petits soins avec lui, alors que Nordkia souffrait affreusement du contrecoup de la guerre. Pas de vivre, pas d’eau, des maladies et des morts. Pourtant cette maman dévouée s’échinait à ce que son fils ne manque de rien. Lui, était un peu gêné par cette attitude aimante de laquelle il avait voulu cesser d’avoir l’habitude, d’autant plus que ses sœurs ne mangeaient pas à leur faim. Quand il eut repris des forces, il se priva à son tour plusieurs fois pour permettre aux filles de profiter un peu de la nourriture dégotée çà et là.

Le plus difficile à supporter fut cependant le manque d’eau. Anathorey, au bout de plusieurs semaines de guerre, refusait à présent d’approvisionner les Docks, sous le prétexte qu’après les soldats, la priorité était donnée à la noblesse de la capitale – qui malgré la guerre, ne souffrait pas autant que Nordkia de celle-ci. Madame Collins était entrée dans une colère noire lorsqu’elle apprit cette nouvelle. Elle se joignat corps et âmes aux différentes manifestations qui se déroulaient à Nolmë, durant lesquelles les Dockers hurlaient leur révolte et leur colère. Les escadrons d’enrôlement de l’armée n’osèrent bientôt plus mettre un pied à Nordkia, de peur de se faire battre par la foule enragée. Si les Dockers n’avaient plus d’eau, plus de nourriture, plus de fils, et qu’Anathorey tachait en plus de tout cela de leur retirer toute dignité, alors ils ne se mobiliseraient plus pour aller se battre. C’était terminé. Plus aucun soldat ne pourrait dire qu’il venait de Nordkia. La Cité des Dockers ne donnerait plus aucun de ses enfants !

C’est ce qui était encore une fois déclamé aujourd’hui. Le blocus noircissait de monde les Docks de Nolmë, à tel point qu’on ne savait plus où marcher. Des femmes, des mères, des sœurs, et des hommes, enfants, pilotes, mineurs, blessés, malades, tous les Dockers qui vomissaient les décisions princières s’étaient rassemblés. Ils attendaient de pied ferme un convoi de négociation envoyé par la Princesse Ulhtia, mais l’ivre colère qui se lisait dans les très nombreux regards permettait d’affirmer ceci, avant tout début de discussion : jamais plus les Dockers n’accepteraient d’endurer quoi que ce soit. Le brouhaha des conversations agitées se glissait profondément dans les oreilles de chacun, pour s’y coller et ne plus en sortir, tournant dans les esprits comme la rancune qui alourdissaient leurs cœurs et creusait leurs cernes. L’impatience de Nordkia avait atteint ses limites, il fallait être sourd et aveugle pour ne pas en prendre conscience.

Neo, le bras bandé de l’épaule jusqu’au coude, avançait d’un pas ralentis par la foule qui encombrait le passage, à la recherche de Lucya. Engagée comme ses autres sœurs, elle avait voulu se rendre elle aussi sur les lieux du blocus. Mais sa mère le lui avait interdit, tout comme elle avait ordonné à son fils de ne pas bouger de chez eux. Neo s’était cependant aperçu bien vite de ce que sa petite sœur n’était pas là. Sitôt que sa mère avait tourné le dos, elle s’était empressée de lui désobéir.  Evidemment. Voilà qui lui donnait une excellente raison pour se rendre lui aussi sur les lieux – il se serait rendu sur les lieux de toute manière.
Lorsqu’il la retrouva, elle était en compagnie de Janyce, qui n’avait pas eu le cœur à la gronder pour son comportement. Force était d’admettre qu’il y avait de plus importants soucis en ce moment à Nordkia.
« Espèce de sale môme, dit Neo en posant sa main sur le haut du crâne de sa sœur en arrivant derrière elle. Elle sursauta vivement, ne s’attendant pas du tout à le voir ici. Maman va criser si elle te voit ici.
- Et toi, tu étais censé te reposer. Je pourrais te dire la même chose !
- Alors, on est deux sales mômes !
ajouta-t-il en riant. Lucya et Janyce baissèrent les yeux son bras, d’un air désolé. ‘Tain, mais faîtes pas ces têtes, ça se remet doucement. J’vais pas passer ma vie alité ! » Elles n’avaient d’autre choix que de se faire à la décision prise par leur frère. Il était venu et ne bougerait pas.

Après quelques minutes d’attente, le convoi annoncé par Anathorey arriva enfin, sous une averse d’insultes, de jets d’ordures et de cris d’indignation. Un vieillard, accroché à une corniche au-dessus d’eux, leur conseilla avec la véhémence d’un pilote aguerris, de ne pas se laisser impressionner par eux, et de déclamer haut et fort ce qu’ils avaient sur le cœur. C’était courageux de la part de cet homme. Il voulait encourager les siens, leur montrer qu’il n’y avait plus de peur à avoir. Les Dockers par leur blocus étaient désormais en position de force. Neo soupira, très peu convaincu. Il n’y avait rien à attendre de ces mecs de la capitale, qui se foutaient royalement de leur existence.

Pourtant les déclarations fusèrent. Certains réclamaient de l’eau, d’autres du pain, d’autres leur enfant mort au combat. Neo baissa les yeux vers Lucya, dont le bout du nez commençait à rougir et ses mains de trembler. Sa petite sœur était fatiguée. Janyce la prit doucement dans ses bras, pour la réconforter. Elle aussi avait d’épaisses valises sous ses yeux sombres, mais elle ne pleurait pas comme sa cadette, elle souriait d’un air triste. La famille Collins avait beaucoup maigri ces derniers temps. Neo avait les joues légèrement creusées mais il parvenait sans grande peine à tenir debout. Il n’avait peut-être pas le teint très frais non plus. La guerre, les combats, sa blessure et les problèmes de Nordkia, tout cela se lisait sur les visages des jeunes soldats blessés et rentrés chez eux.

Neo, qui balayait la foule du regard, fut surpris de voir des personnes mieux habillées que le reste des gens. Des élites ? Au milieu des Dockers, et personne n’y trouvait rien à redire ? C’était étrange. On aurait pu penser qu’ils se seraient fait décharner par les habitants de Nordkia, et pourtant ils étaient là, à manifester avec eux. A Anathorey aussi, des gens étaient contre la guerre. A bien y regarder, peut-être qu’elle n’était pas loin…

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Dim 19 Juil 2015 - 9:33

Trois mois s’étaient écoulés mais il faudrait trois années pour que chacun puisse oublier la déconvenue rencontrée à Nemoto. Il faudrait trois années et peut-être plus pour qu’Olivia puisse oublier ce qu’elle avait vu à Nemoto. Comment faisaient-ils ces soldats qui étaient confrontés à cela de façon régulière ? Les vrais combattants dont c’était le métier ? La brunette était perdue dans ses pensées, quelque peu sombres depuis son retour du front comme elle l’appelait elle-même, et ce fut la voix de sa mère qui la ramena à la réalité.

« Olivia ? Oli’ tu m’écoutes ?
- O-oui m’man, pardon je réfléchissais. Que se passe-t-il ?
- J’ai entendu que la situation à Nordkia n’était pas réjouissante, les Princes enchainent les décisions dramatiques et je me demandais si tu voudrais bien y faire un saut, je voudrais proposer à Marta de venir s’installer chez nous quelques temps, le temps que tout ça se calme. Elle pourrait même travailler si elle n’a pas envie de s’imposer.
- Wowowo … Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de ma mère ?
- Arrêtes de te moquer, je suis sérieuse. Je m’inquiète, mais je ne sais pas si je serais capable de retourner là-bas alors, peut-être que toi.
- Bien sûr, je vais m’y rendre dès que possible *quittant le lourd fauteuil de son père pour aller enlacer sa mère* Je t’aime m’man.
- Comment dis-tu déjà ? Wowowo qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de ma fille ? »

Les deux se mirent à rire un petit instant avant qu’Olivia ne rassemble ses affaires pour partir, pour que sa mère vienne lui demander cela, c’était réellement qu’elle devait s’inquiéter. Et la jeune Keegan elle devait bien avouer que pour une fois, elle n’avait pas trop suivi les dernières nouveautés des Princes, sûrement à tort car lorsqu’elle entendit dans le vanship qui la menait aux Docks ce qu’il se passait, son sang ne fit qu’un tour. Elle était en colère, mais le plus étonnant était qu’elle n’était pas la seule de l’Elite dans cet état. Il y avait autour d’elle des bourgeoises, peut-être aussi de comtes et comtesses, elle ne les connaissait pas donc elle ne pouvait confirmer, mais tous étaient d’accord pour dire que les Princes avaient des réactions inhumaines et que Nordkia avait payé un lourd tribut à la guerre, autant si ce n’est plus qu’Anathorey. Un sentiment de quiétude l’envahit en même temps qu’une peur profonde. Si certains élites étaient capables de voir la situation pour ce qu’elle était mais que la grande majorité du peuple d’Anathorey était d’accord avec les actions des Princes, alors la situation pourrait devenir bien pire.

Lorsqu’elle arriva à Nordkia, Olivia ne s’attarda pas sur les Docks et fila rapidement chez sa tante. Neo lui avait appris à se repérer dans la ville trou et elle savait désormais se rendre sans trop de mal dans la petite maison qu’occupait seule Marta Stein. La bourgeoise la trouva assise tranquillement devant sa porte, la jeune sœur de sa mère parut surprise de voir arriver sa nièce comme cela sans prévenir.

« Olivia ? Il ne s’est rien passé de grave au moins ?
- Non, rassurez-vous. Entrons, je vais vous expliquer. »

Les deux brunes, l’une plus poivre et sel que brune d’ailleurs, entrèrent dans la maison et y restèrent une bonne heure. Convaincre Marta de rejoindre la capitale de l’élite n’était pas une partie de plaisir mais après de multiples arguments sur sa sécurité, l’inquiétude de sa sœur ainée et l’opportunité de passer du temps ensemble, la tante céda finalement. Maintenant il fallait rejoindre Anathorey, et lorsqu’elles arrivèrent à Nolmë, une foule compacte bloquait l’accès aux vanships. Qu’attendaient-ils ? Mais oui, les médiateurs, négociateurs ou juste porteurs de mauvaise nouvelle d’Anathorey. Olivia se rappelait avoir entendu cela dans le vanship à l’aller. Elles n’avaient d’autre choix que d’attendre, alors elles se posèrent contre un muret, Marta préférant s’asseoir un minimum. Un homme prit la parole au loin, suivi par plusieurs autres et par des femmes aussi. Tous étaient d’accord sur un point, Anathorey pouvait aller se faire voir s’ils avaient encore besoin de soldats, Nordkia avait assez payé, et en plus on les affamait et on les assoiffait. Les deux femmes étaient silencieuses jusqu’à ce que la voix de Marta ne s’élève doucement, évoquant sûrement pour la première fois son compagnon et son fils disparus depuis fort longtemps.

« C’est la première fois que je suis heureuse qu’ils ne soient plus là, je n’aurais pas supporté de les perdre durant la guerre pour devoir subir ensuite tout cela. Mais dis-moi Olivia, tu n’avais pas un ami ici ? Comment va-t-il ?
- Oh euh … je suppose, j’espère qu’il va bien, qu’il va mieux. Il a été blessé au front. »

Olivia n’avait pas eu de nouvelle depuis leur retour, et elle ne pouvait pas vraiment blâmer Neo. Le docker avait dû passer du temps avec sa famille pour se remettre, ses sœurs et sa mère avaient dû être mortes d’inquiétude, tout comme Daniella n’avait pas lâché sa fille dès qu’elle avait reposé un pied à l’intérieur de leur maison. Elle espérait que Neo aille bien, elle en était persuadée en réalité, il était costaud. Mais tout ce qu’il se passait désormais, ce n’était pas qu’inquiétant pour lui, Olivia avait eu l’occasion de rencontrer certaines de ses sœurs et si les vivres manquaient, alors toute la famille Collins était en danger. Sa tante, Neo, sa famille, les Princes n’avaient pas de cœur c’était un fait avéré, mais peut-être que les envoyés ici présents seraient plus ouverts ? Non, Olivia ne le pensait pas, mais par contre elle savait que certains membres de l’élite ne partageaient pas les convictions élitistes des hauts cercles, les vies d’Anathorey ne valaient pas plus ou mieux que celles de Nordkia. La brunette inspira un long moment avant de grimper sur le petit muret sous le regard étonné et inquiet de sa tante.

« Si tout le monde apprenait à se réguler, alors Nordkia n’aurait pas à souffrir de l’égoïsme d’Anathorey ! Pourquoi les sacrifier plutôt que nous ? N’ont-ils pas rempli leur devoir envers la capitale lors de cette stupide guerre ?! »

Marta, inquiète, tira doucement sur la main de sa nièce pour la forcer à descendre de son piédestal improvisé, mais rien n’y faisait, la brunette était résolument énervée contre toute cette situation. Tant pis si cela devait lui attirer des ennuis.
Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar




RPG
Âge : 23 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Médicaments, carnet de note et fiole de poison, une aiguille à coudre, une photo de sa famille.

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Lun 20 Juil 2015 - 16:58



Cela faisait des mois que Radja avait quitter tout ce qu’elle connaissait pour se retrouver au milieu de la boue, du sang et des larmes qui formait les Docks. Son arriver dans la maison de ses tantes avaient déjà été difficile à supporter que pour Aalana, l’ainée des sœurs et matriarche de la famille Thalionwen, mais elle vu encore plus difficile à avaler quand les privations mise en place par Ulhtia frappèrent les Docks de pleins fouet. Les sœurs Thalionwen avaient été mise au rang de bourgeoise par leur propre nièce qui ne désirait pas les avoirs dans ses jambes lors de son plan de reconquête de sa maison, ainsi les avaient-elles envoyer comme simple bourgeoise loin d’Anathorey, au frontière entre les Docks de Nolmë et la grande cité qu’on pouvait aisément rejoindre à pieds. Bien que la position fut avantageuse pour les trois sœurs, dont le commerce de vêtements de luxe prenait tout son sens en maintenant une position entre les clients potentiel et les fournitures se situant dans les Docks, cela n’en avait pas moins été dégradant et fort était de constaté que l’honneur de la famille avait été bafoué par ce geste. Ainsi, quand Radja eut tout perdu et que sa tante eut la gentillesse de l’accueillir dans sa maisonnette, malgré les problèmes qui allaient arriver, elle la força à se mettre au travail pour les aidés à vivre convenablement.

Il avait été dure pour l’ancienne duchesse de se remettre à la couture, mais elle avait finalement réussit à retrouver les vieilles basses que lui avait jadis appris sa mère, non sans l’aide d’Eachna et de nombreux bandages sur ses doigts. Elle avait d’ailleurs put réaliser sa première tenue de petite bourgeoise qu’elle n’aurait jamais pensé porté il y a quelques mois de cela. Sa belle robe lilas avait été soigneusement rangé dans une armoire et la blanche c’était vu remettre les vieux vêtements d’une parente décédé qu’elle aurait préféré oublier, mal à l’aise dans ses vêtements pleins de poussières et de souvenir désagréable, Radja fut combler le jour où elle put porté cette nouvelle tenue qu’elle jugeait coquette, bien que simple. Composé d’une longue jupe bleu marine, tandis que le buste était composé d’un corset qui semblait cousu à même une chemise bleu ciel aux manches ample. Radja avait même réussit à coudre quelques motifs avec du fils jaunes sur sa robe, et si elle était fière du résultat, Aalana jugeait qu’elle avait utilisé trop de tissu de qualité pour sa propre personne et que la vanité dont elle faisait preuve à travers le vêtement mériterait que cette robe soit vendu à une véritable bourgeoise. Radja se demanda si sa tante ne se voulait pas, elle aussi, punitive vis-à-vis de son portement, la privé de cette robe revenait à privé Radja du peu d’honneur lui restait et flageller ce qui restait de la prestance des Thalionwen. Qu’elle le voulait ou non, Radja restait l’héritière de la ligné Thalionwen.

C’est ainsi vêtu de sa nouvelle robe qu’elle sortit ce matin-là. Elle savait pertinemment ce qu’il allait se déroulé aujourd’hui, car comme toute famille siégeant dans les docks, elle avait elle aussi souffert de la faim, vu la mort frapper à sa porte sous les traits d’une femme d’une pâleur et d’une maigreur cadavérique lui imploré un peu d’eau et de pain qu’elle n’avait pas. Combien de fois avait-elle dut leurs refermer la porte au nez en s’excusant de ne vendre que des vêtements de luxe et pas des fruits et légume ? Radja se le demandait. Cependant, si elle avait regretté de devoir faire cela les premières fois, les suivantes ne déclenchaient chez elle que de l’agacement vis-à-vis des dockers suppliants. Elle qui avait accepté sa situation et qui endurait les ordres princiers sans rien avoué, se retrouvait face à des gens qui espérait encore pouvoir s’en sortir avec de vaines paroles. Cependant, à son plus grand étonnement, les docks n’attendirent plus qu’on leurs répondent, qu’on les aides, car il se déroula sous ses yeux quelques chose d’étrange, de merveilleux et d’horrible tout à la fois. Radja vis les docks se rebeller contre les princes.

Un sentiment de bonheur intense la parcourt tout d’abord, puis, elle revient sur terre et une boule de peine de noua dans sa gorge. Ils espéraient encore, alors qu’elle avait vu l’évidence de ses propres yeux. Les princes n’écoutaient pas et n’écouteraient jamais ce que le peuple pouvait bien pensé. Alors, quand on eut annoncé qu’un convoi saurait envoyer dans les docks pour négocier Radja en fut tout de suite alerté. Ce n’était pas normal, ce n’était pas dans les habitudes des princes de faire cela. Ainsi avait tel prévu une excuse pour ses tantes ce jour-là, elle allait à Nolmë pour voir ce qu’elle pourrait ramener et saisissant une cape à capuche bleu nuit, elle était sortie de la boutique sans même attendre la réponse d’une de ses sœurs Thalionwen.

Immédiatement, l’ancien duchesse recouvrit ses longs cheveux blancs par sa capuche pour ne pas qu’on la reconnaisse ou qu’on se souvienne d’elle. Elle avait pris l’habitude de les attacher en une queue basse pour ne pas avoir ses cheveux dans les yeux quand elle travaillait. Radja se dirigea vers Nolmë avec prudence, ne sachant pas comment serait la population. Enfin, elle avait bien une idée sur l’humeur des Dockers, mais savoir s’ils étaient aussi violent qu’à l’accoutumé restait pour elle un mystère. Elle n’avait pas encore passé assez de temps dans les docks pour prévoir la réaction de la foule. Malheureusement pour elle, elle arriva un peu trop tôt sur les lieux et se fit emporté par la population se réunissant sur les lieux. Elle fut balloté de droite à gauche, eut envie de vomir à force de respiré l’odeur de transpiration  de certains et de voir la crasse recouvrir de le visage des autres, elle tenta de se dégager plusieurs fois, mais à chaque fois d’autre arrivait à la repoussait en arrière. La blanche se fit poussé par un jeune garçon, visiblement aussi agacer qu’elle de se faire compresser et percuté, et elle fut envoyée heurté un jeune homme auquel elle dut s’accrocher aux vêtements pour ne pas chuter et risquer de se faire piétiné. Relevant les yeux rapidement, l’ancienne duchesse formula des excuses à l’encontre de cet homme de grande taille et dont les cheveux sombre contrastaient avec le bleu profond de ses yeux.

- Excusez-moi – dit-elle en se redressant.

Elle remit sa capuche en place, priant pour qu’on n’eut vu ses cheveux clairs et que l’homme qu’elle avait heurté ne lui en veille pas. Autour d’elle la foule c’était calmé, surement dut à l’arrivée des soldats envoyer par Ulhtia et qui se trouvait désormais jucher sur un piédestal. Si même Radja, qui était affublé d’une petite taille, pouvait le voir, elle se doutait qu’on les remarquerait au fond du rassemblement. Ne pouvant rebrousser chemin, Radja resta sur ses positions et prêta attention à ce que demandait les dockers dont elle faisait désormais parti. Elle ne s’étonna guère d’entendre les demandes de pains, d’eau et les corps de leurs proches disparue. Au final, c’était principalement ce qu’ils réclamaient depuis des mois qui étaient mis en avant. Pourtant, Radja ne put s’empêché de se demander ce que les princes faisaient là. Elle qui avait l’habitude de toujours voir ce que ses adversaires préparait, elle qui avait toujours pour habitude de prévoir les réactions de ses ennemis, ne comprenait simplement pas ce que les princes préparaient.

Elle se mit alors à réfléchir, et vite, car elle pensait que la situation pourraient très vite dégénérer notamment à cause de la présence de deux soldats hauts grader, si elle en jugeait par leurs tenue. Qui avait ordonné ce rassemblement. Cela ne pouvait être Faust, car le prince était caractériel et très peu patient, il aurait ordonné une exécution. Tarion ou Ulhtia ? Cela aurait pu être une idée de Tarion, il était assez malin pour ordonner ce genre d’action, mais il n’était pas responsable des Docks. Est-ce qu’il aurait été possible que le prince aurait conseillé à Ulhtia d’organiser ceci ? Il était en effet plus probable que les représentant d’Anathorey soit envoyer par Ulhtia, mais dans ce cas pourquoi ?

Ulhtia se moquait des dockers. Elles les avaient assez privé dans leurs existences et avait été assez sévère avec eut pour leur démontré et Radja l’avait vu de ses propres yeux lors du conseil de guerre. Alors pourquoi ? Une compassion soudaine pour les personnes dans le besoin ? Non, Radja savait que c’était une ineptie, et que la princesse avait surement une idée derrière la tête. Des murmures lui vinrent aux oreilles, des Elites étaient présent parmi la foule et certains semblaient se réjouir de voir que les hautes branches de la société comptait sur eux, pourtant cela alerta d’avantage la blanche qui nota dans un coin de son esprit ce menu détail.

- Si tout le monde apprenait à se réguler, alors Nordkia n’aurait pas à souffrir de l’égoïsme d’Anathorey ! Pourquoi les sacrifier plutôt que nous ? N’ont-ils pas rempli leur devoir envers la capitale lors de cette stupide guerre ?! – fit une fille, que la jeune femme aperçue dresser sur un muret.

Cette déclaration, cette pleine, sonna tel une révélation dans l’esprit de Radja. Voilà qui faisait le lien entre cette permission des princes et la présence des Elites. La peur se dit sentir chez Radja, qui se retrouva soudainement avec le souffle court, dut à sa maladie qui la rendait fragile face à ce genre d’événement. Elle maudit cette sombre idiote qui aurait mieux fait de se taire, car en déclarant ceci elle prenait la défense des Elites. Quoi de plus inflammable que de jeter une allumette faite de reproche sur une liquide très inflammable alors qu’il nous entoure ? Radja était prête à défendre les princes, notamment pour sauver sa peau, mais pas en plein milieu d’une foule composé de Docker en colère, car c’était le meilleur moyen pour déclencher une cohue sans nom… voir même une guerre civile.

- Oh Ulhtia, qu’est-ce que tu prépares donc ?

Si tel était l’idée qui avait germé dans l’esprit machiavélique d’Ulhtia, alors Radja devait s’en aller tout de suite.
Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Mar 21 Juil 2015 - 18:39


La guerre se termina dans le calme et les pleurs, beaucoup de personnes avaient perdu un être cher et quelques injures concernant les princes fusèrent ici et là. J’étais retourné à Nordkia, un petit détour pour ramener Léon, l’enfant d’Anathorey, qui vivait avec sa famille dans une petite ruelle. De retour chez moi, j’apercevais la maison de mes parents, des flashs de cet Hybrid se tenant au-dessus de leur cadavre me revinrent en mémoire. Je serai mon poing gauche  mais une violente douleur me donna comme un coup de jus dans tout le bras qui était dans le plâtre. En ouvrant la porte, trois silhouettes me sautèrent dessus à m’en faire tomber par terre.

« Tu es enfin revenu Yuu-nii ! On était inquiet en attendant ton retour, viens nous  raconter en mangeant. »

Akatsuki me prit par la main et m’emmena à table où elle avait préparé un délicieux repas. Mes deux renatsus avaient chacun leur gamelle et comme ma petite sœur ils écoutaient attentivement mon histoire. La petite fille qu’elle était avait conclu par un « La guerre c’est nul ! », j’étais d’accord avec elle en repensant à ce pauvre garçon mais d’un côté et sans savoir pourquoi, j’avais envie de me battre. Ma haine contre les habitants de la Sylva était telle que je ne voulais pas en laisser un en vie.

Le mois s’écoula rapidement tout comme nos réserves de nourritures, je continuais mes entraînements d’art martiaux et de d’épées. Je n’étais qu’un débutant alors j’utilisais un vulgaire bâton taillé pour ressembler à une lame. Je voulais apprendre les bases mais sans modèle ou quelqu’un pour les enseigner je trouvais vite mes limites. Je pouvais certainement me défendre contre un seul adversaire mais je ne pouvais certainement pas gagner un combat.

Durant le deuxième mois, un soldat passa à la maison pour essayer de m’enrôler dans l’armée. A cause de mon bras je n’en étais pas capable, mais il insistait lourdement. La nourriture se faisait de plus en plus rare, j’essayais de créer quelque chose à manger dans les laboratoires mais sans résultat. Les princes nous avaient vraiment abandonnés, la guerre devait être leur priorité maximale.

Le troisième mois fût le plus difficile, je sautais un repas par jour pour laisser ma petite sœur manger. Elle était plus fragile que moi et c’était mon rôle de prendre soin d’elle. La faim, la chaleur et la visite des soldats firent monter ma colère. Pour me changer les idées je décidai d’aller me balader avec Nao, le renatsu noir qui était perché sur mon épaule. J’apercevais un petit rassemblement et n’ayant rien d’autre à faire je me mêlais à eux.

L’atmosphère était lourde, un papi donna la couleur directement, c’était le moment des plaintes. Comment allait réagir les soldats présents ? Au bout de combien de temps allaient-ils craquer et se battre ? Je déposai mon regard sur toute la zone et je ne m’attendais pas à voir autant de monde, il y avait des dockers mais également des nobles. Mes observations furent arrêtées au moment où quelqu’un me percuta, j’allais lui crier dessus quand elle s’excusa. Au son de sa voix j’étais convaincu qu’il s’agissait d’une femme, elle était toute fine et j’imaginais assez bien quelle corvée ça devait être de se trouver ici. Elle était vêtue de manière à masquer son identité, ce genre de vêtement ne venait pas de Nordkia, il devait s’agir d’une noble. Ne voulant pas lui faire peur et pour rafraichir l’atmosphère je lui répondis avec le sourire.

« Ne vous inquiétez pas, si vous n’avez pas assez de place dites le moi, je pousserai tout le monde »

Une autre femme non loin de là avait assez de courage pour prendre la parole, j’étais d’accord avec elle. Les dockers étaient aussi important que n’importe quel noble, ils l’étaient voir plus. Je remarquais que la personne à côté de moi avait changé d’attitude, en observant sa poitrine je voyais qu’elle respirait rapidement symptôme d’une situation d’angoisse.

Faiblement j’avais cru entendre le nom d’Ulhtia de la bouche de cette personne à côté de moi. Avait-elle peur ou était-elle en lien avec cette princesse ? Pour en être sûr, je m’approchais d’elle comme si elle avait quelque chose à me dire puis d’une voix haute pris la parole.

« Qu’est-ce que vous dites ?Oh mais c’est une idée géniale ! » Je me tournai vers les soldats avant de leur demander « Comme elle le dit si bien, pourquoi on ira pas tous se servir dans la gamelle des princes ? »

Je savais que cette remarque était dangereuse, elle allait peut être mené à un combat ou les soldats n’allaient même pas en prendre compte mais je me préparais au pire. Du coin de l’œil j’observais la moindre réaction de cette inconnue, je voulais savoir quel était son lien avec les princes.

Récap':
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


World Mistress (MN)


RPG
Âge : [A]^(-1)=(1/det[A]) comt(A)
Groupe:
Inventaire: Ce qui est à toi est à moi ~

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Dim 26 Juil 2015 - 16:35



Partie II – Nordkia se soulève !

Élégance et arrogance

Nagisa balayait d'un regard froid et hautain la foule qui bouillonnait de colère devant lui. Il n'en revenait pas de devoir perdre son temps avec de pareils idiots alors que le Prince Faust et le reste de l'armée d'Anathorey combattaient à la Cité Neutre. Sa place, ainsi que celle de Valareth, n'était-elle pas là-bas à leurs côtés ? Nordkia n'était pas un lieu sur lequel il avait envie de philosopher. Le colonel était de ceux qui pensait que si tous les vauriens de Nordkia venaient à mourir, la civilisation Ünik ne s'en porterait pas plus mal. La grandeur d'Anathrey n'avait pas à être souillée par ces êtres inutiles à l'existence déplorable. Ils ne parvenaient même pas à tenir leur rôle de main d’œuvre. Depuis le début du blocus, tous avaient décidé de faire la grève des services rendus à la capitale. Pensaient-ils ainsi faire pression sur la majestueuse cité blanche ? Ces petits insectes se donnaient beaucoup d'importance. C'était à pleurer de rire.

Des voix s'était élevées dès que ce vieux rabougri en haut de sa corniche eut fini de psalmodier ses idioties. Il n'y avait pas à avoir peur, bien au contraire : les Dockers qui ne possédaient rien, avaient beaucoup à craindre d'Anathorey qui possédait tout. Argent, puissance, armes, panache et pouvoir. Nordkia n'était qu'un nid malsain où grouillaient les chiens galeux dans leur genre. Nagisa incluait dans son cruel jugement les familles affamées tout comme les Élites venus clamer leur désaccord avec la politique de la capitale.
Deux remarques attirèrent cependant l'attention du colonel, dans tout ce tohu-bohu de lutte des classes. Une jeune femme brune aux grands yeux de la couleur de l'ambre et dont le doux visage pâle rougissait de colère, avait pris la parole sur le haut d'un piédestal. Elle était outrée de ce que Nordkia soit oppressée pour le bien d'Anathorey, et demandait dans un cri du cœur, pourquoi les Dockers devraient se sacrifier. Sa candeur était si touchante à observer... Peu après, un homme visiblement amusé par l'idée de jeter de l'huile sur le feu, clama haut et fort qu'il faudrait peut-être aller se servir dans l'assiette des Princes eux-mêmes. Nagisa croisa furtivement le regard de Valareth, avant que tous deux ne se rendent compte avec consternation que Rutilius prenait à nouveau la parole.

« J'entends votre colère. » dit-il avec une humilité non voilée, désireux de communiquer avec les habitants des Docks. « La guerre a causé de très nombreuses pertes, qu'elles soient Üniks, financèrent ou alimentaires. Il est très injuste, je l'admets, que vous en subissiez les conséquences si durement... » Le tout jeune conseiller rassembla son courage à deux mains et reprit après une inspiration profonde : « Que des portes-parole s'avancent vers nous. Qu'ils nous fassent un compte-rendu détaillé de la situation, et qu'on dresse une liste des denrées nécessaires à votre quotidien. Je vous fais le serment de transmettre vos doléances à la Princesse Uhtia ! » Rutilius devait sans doute passer pour un pauvre fou, mais il était intimement convaincu que la princesse ne pourrait plus faire la sourde oreille bien longtemps à cette souffrance affreuse qui rongeait tous ces gens de l'intérieur et les faisait mourir peu à peu. Elle devait se résoudre à répondre à leurs attentes, sans quoi Nordkia courait à sa perte ! Et Anathorey avait tout à perdre, tout, à laisser Nordkia périr, il le savait.

Nagisa éclata de rire. Sa voix froide résonnait comme l'arrogance d'un diable qui se délectait de voir la mort se répandre sur le destin de pauvre hères égarés. « Que dis-tu là, Rutilius... ah oui, c'est ''injuste'' ? ». Il fit quelques pas, pour se trouver devant l'assemblée à son tour. Des armes à feu et deux sabres accrochés à sa ceinture dissuaderaient sans doute les plus audacieux de venir l'attaquer. « Bonnes gens, auriez-vous oublié cette si dure famine qui a touché Urban City avant les premières batailles ? Cette famine, qui a poussé nos soldats à se rendre sur cette terre hostile qu'est Sylva, pour rapporter des ressources alimentaires ? Malheureusement lors de leur voyage, ils se sont fait attaquer par ces... barbares sauvages et non civilisés que sont les Hybrids. Dès lors, les premiers combats ont vu le jour, et ce fut, comme vous le savez fort bien, un véritable bain de sang dans les deux camps... »

Nagisa aperçut Valareth esquisser un petit sourire. « Maintenant encore, la guerre bat son plein dans le désert ! » reprit-il, le nez levé vers le ciel, heureux de prendre d'encore plus haut les misérable qui lui faisaient face. « Grâce à qui les combats permettant de protéger vos familles se poursuivent-ils ? Grâce aux Princes, et grâce à l'argent aimablement versé par les comtes et ducs d'Anathorey. Ces personnes sacrifient leur temps et leurs vivres pour permettre à nos soldats de défendre nos couleurs, et notre dignité devant la violence du reste du monde. Après tout, si nous sommes allés dans la Sylva, n'était-ce pas pour trouver un moyen de sauver les Üniks d'une mort certaine ?! » Un silence de mort régnait, ne laissant percer sa muraille que par la froide rumeur glacée du vent du désert, humide de sang et de larmes.

« Il est normal que les Elites, et particulièrement nos Princes, soient privilégiés dans cette situation. Ce sont eux qui mènent la guerre, ce sont eux qui l'alimentent financièrement et qui permettent à nos troupes d'avancer. Autrement dit, ce qui vous arrive n'est pas injuste, bien au contraire, car leur existence a bien plus d'importance que la votre dans l'état actuel des choses... »
Ces derniers mots tombèrent du ciel comme une malédiction. On entendait battre au cœur de la foule la colère, une grande colère noire qui ne tarderait pas à éclater. Nagisa descendit de son piédestal, pour rejoindre celui où se trouvait cette jeune femme brune, qui avait parlé si naïvement tout à l'heure. Le grand militaire se pencha légèrement vers elle : « De plus, les richesses vitales de ce monde sont cruellement limitées. Admettez que si tout le monde mangeait à sa faim, et que tout le monde buvait à sa soif, il n'y aurait bientôt plus rien pour personne... » Il passa sa main sur sa joue, caressant doucement sa peau douce comme le ferait un serpent s'enroulant autour de sa proie, et souffla : «  C'est ainsi qu'est la réalité de notre monde, et vous n'y pouvez rien ! ».

Depuis l'estrade du convoi, Rutilius arborait une mine effroyable... Mais quelle était donc cette politique Princière, qu'il servait depuis son plus jeune âge... ?

Précisions:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Petite pinocchio (Anya P.)


RPG
Âge : 22
Groupe: Docker
Inventaire: Du matériel à marionnettes, des fils et l'aiguille

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Dim 26 Juil 2015 - 23:58

Une brunette avait attiré mon attention, proposant comme solution que tout le monde fasse un petit sacrifice pour que tout le monde mange à peu près à sa faim,ne comprenant pas que l'on sacrifie les Dockers alors que pourtant ils avaient déjà suffisamment donné et enduré. Je ne l 'avais jamais vu elle non plus,son allure, sa façon de s'exprimer...Elle était différente
. Comme si elle avait quelque chose de plus élevé, distingué .Pas comme tous ceux que j avais croisé jusqu'à maintenant. Peut-être que l'on disait vrai, que des Élites s'étaient glissés dans le grondement général. Au moins des gens plus hauts placés étaient de leur côté, sa parole aurait elle du poids ? Je l espérais. J' en ignorais la raison mais elle m ' attirait de la sympathie et me donna l'envie de m' exprimer à mon tour. ce qui se produisit ensuite m' en donna l'opportunité. Le plus jeune du convoi s'avança,et d'une humilité qui créa la surprise autour de moi, déclara qu'il comprenait bien notre souffrance,et proposa quand à lui, que des portes paroles fassent un compte rendu de ce qui se déroulait ici, et ce dont nous avions besoin, déclarant sous serment qu il est rapporterait tout à Ulthia et d' amener les denrées nécessaires.

Ce qui me désarçonna sur ce visage à l ' allure froide, était la sincérité de sa voix. Visiblement il n'avait pas attendri que moi, car on commença à l' écouter et à marmonner pour se décider qui allait les représenter. Mais tout cela était trop beau, bien trop beau, comment pouvais-je croire que ce serait aussi simple ? Un rire presque diabolique s'éleva soudain, coupant court au discours, résonnant comme le coup d'une guillotine sur le billot. Je m' étais arrangée pour être dans les premiers rangs,cachée par quelques têtes pour qu'on ne me reconnaisse pas, mais avec une bonne vision pour apercevoir de près les envoyés des princes. Celui dont le rire me tordait l'estomac se mit à la hauteur du plus jeune, pouffant qu'il qualifie notre misère d'injuste. Avec dédain, il se présenta devant l'assemblée, ne sachant plus choisir entre la colère et le désarroi. Ses armes, bien placées en avant, firent reculer de peur quelques uns. Je m' attendais au pire avec lui, il puait le mépris et le sadisme à plein nez. Je ne me trompa pas. Celui-ci, toujours arboré de cet horrible sourire narquois, nous rappella les durs temps où ils avaient du se rendre sur les terres des sauvages, car la famine les ravageait et que, si nos familles étaient protégés,c était en raison de la poursuite des combats se déroulant en ce moment même.  Et que, bien sûr, tout cela, c' était grâce à eux, et ils s' attribuaient le mérite d' avoir sauvé des Uniks de la Sylva.

La foule grondante se fit muette à ces paroles. Mes voisins baissairent les yeux,penauds, en pleine réflexion. Il nous imposait une bien triste réalité.  Nous dépendions entièrement d'eux, et il vrai hélas,  et qu' ils devaient énormément à ceux qui s' étaient sacrifiés au combat et aux... princes. Moi même je me tus perdue. Mais ce silence, je n' arrivais pas à le tenir longtemps, car ce qu ' il dit par la suite me fit sortir de mes gonds. Il expliqua donc qu'il était bien normal que la classe Elite, et bien sûr, les Princes soient privilégiés, car c' était uniquement grâce à eux que les guerres se déroulaient, possédant le pouvoir et l' argent, la direction des troupes et qu ainsi leur vie avait de l'importance. Eux,dans cette situation n' étaient rien autrement dit. Ils devaient se plier et se sacrifier pour eux. Mais je n'étais plus la seule à bouillir. La colère reprenait de nouveau, une colère s' annonçant plus terrible encore. Il se glissa tel un serpent vers la brunette que j'avais remarqué plus tôt. Comme une proie, il lui sussura des mots à l'oreille, des mots que j'en avais assez d' entendre. C ' en était assez. J ' espérais que quelqu'un allait la tirer de là, on ne savait jamais avec ce genre de salaud. Je m' extirpais de la foule, n' ayant rien à faire de représenter untel ou untel,je voulais dire ce que je pensais. D' une voix glaciale, vénéneuse, pleine de rage, je m' adressais en direction des deux restés en haut, tournant hostilement le dos à cet homme qi méprisant.

-Bien, vous voulez un rapport ? Le voici. Depuis plus de trois mois nous ne cessons d'enterrer nos morts,nous n'avons même plus assez de place.Depuis trois mois, des familles endurent la disparition d'êtres chers. Nous endurons la maladie et la contagion à cause de tous les cadavres que l'on a sur le dos.Nous mourrons de faim et j'ai vu de mes propres yeux des gens se manger entre eux ! Nous N' avons même plus d'eau pour enrayer les contagions, pour vivre, nous sommes obligés de lecher l' eau boueuse, et bientôt il n y en aura plus. Vous dites que nous ne valons rien ? Très bien, alors, qui étaient envoyés en première ligne, grossir les rangs ? Voyez le nombre incalculable de morts... C' est Nordkia qui vous fournit la moitié de vos troupes, qui vous font avancer...Nous sommes nombreux.. Nous sommes bien plus dangereux que vous ne croyez

Je bombais mon torse,les foudroyant du regard. C 'etait de l'insolence,mais je n 'allais pas m' arrêter en si bon chemin.

-Ne ne faites pas rire, vous avez suffisamment de réserves pour vous goinfrer. Et si il y a des Élites parmi nous, c est peut être que notre vie n 'est pas si insignifiante...enfin, si nous N' avons pas de nourriture, c ' est peut être à cause de votre échec lamentable chez les Hybrids.

Je poursuivis, animée de hargne

- Vous qui vous prétendez si grands, si puissants, alors délivrer ne serait ce que de l'eau et du pain doit être chose facile... Au lieu de mettre vos sales pattes sur des jaunes filles qui n'ont rien demandé !

Je m 'etais tourné cette fois ci vers le troisième qui s' était jeté sur la brunette. Je le jaugeais, pleine de mépris. Je N' avais pas craché tout ce que j'avais à dire, mais cela me soulagait en partie. Il y en avait assez de se taire ! Je le savais bien, mon discours ne valait rien.Je n' étais q'une vulgaire crotte aux yeux de tous n tant pis si j ' étais allé trop loin,je n' avais rien à perdre. J'étais seule, mon père m' avait abandonné, et je passais mon temps à voler car personne ne voulait m'engager. Je sentis le regard du troisième, hautain, transpercent. Ceux des deux autres devaient être du même genre. Allais je finir au bout d'une corde ?
La foule me répondit en premier.

- Sale démone ! On veut pas de toi ici ! Vas t en chez les sauvages !

Une pluie de pierres pleuva sur ma tête,m ' assomant à moitié,puis on me cracha les pires jurons jamais inventés. Je ne plia pas, je restais fière. Une main d ' une femme vieilli précocement me saisit en et m' implora

-Anya, tu me connais. Je t'en prie, ressuscite mon fiston, rien que cinq minutes que je puisse lui faire mes derniers adieux !

Ah,je le savais, je l'aurais parié. J' avais de plus en plus de mal à rèflechir avec tous ses coups ricochant sur ma tête.

- T' approche pas de nos morts, sale sorcière !

Et voilà. J 'etais coincée entre les envoyés princiers pouvant me faire subir les pires supplices si ils le désiraient, et la marée de Dockers déchaînés me lapidant sans interruption. C ' etait ma faute pour être sorti de ma cachette, je ne serais jamais acceptée, sauf par intérêt. Je continuais de toiser le troisième semblable à un serpent. Qui pourrait m ' aider ? Qui oserait secourir quelqun d'aussi maudite et haie que moi ?

Spoiler:
 



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Speed Racer (Néo Collins)


RPG
Âge : 24 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Outils - Barre de fer téléscopique - Clés de sa Skooth

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Mar 28 Juil 2015 - 0:13

« Si tout le monde apprenait à se réguler, alors Nordkia n’aurait pas à souffrir de l’égoïsme d’Anathorey ! Pourquoi les sacrifier plutôt que nous ? N’ont-ils pas rempli leur devoir envers la capitale lors de cette stupide guerre ?! »

Neo reconnut cette voix à l'instant même où elle se distingua du brouhaha de la foule énervée. Il lui avait suffit de se retourner et de lever les yeux pour apercevoir Olivia, dressée comme une guerrière sur un muret pour que les représentants d'Anathorey puisse la voir, comme tous les Dockers autour d'elle. Aussitôt il se lança au travers des personnes présentes pour aller la retrouver. Ses jambes avaient bougé instinctivement, sans qu'il ne prenne le temps de réfléchir à son geste. Il voulait se trouver proche d'elle, lui prendre la main, la faire descendre de son perchoir et la maintenir hors du regard de rapace affamé qu'avaient ces trois hommes de la capitale. Olivia était en colère, elle était furieuse du sort qui était réservé aux Dockers, qui souffraient injustement et mortellement des répercussions graves de la guerre sur le monde Ünik. Elle voyait ce qu'eux ne voulaient voir, et peut-être même ignoraient sciemment, mais Neo ne voulait pas qu'elle soit prise pour cible. Elle ne pouvait sans doute pas le savoir, n'étant pas native de Nordkia, mais quiconque osait défier ceux de l'extérieur, les gens riches venus d'Anathorey, se voyait promettre un lourd châtiment, quelle que soit la gravité de sa « faute »...

Pendant que le jeune homme se frayait difficilement un chemin au milieu de tous ces gens serrés, un conseiller vêtu entièrement de blanc parvint à se faire entendre parmi les cris d'indignation. Il disait comprendre la douleur de Nordkia et semblait tout à fait enclin à améliorer les choses, même à tenter de raisonner cette sale mégère d'Ulhtia pour trouver une solution. Aussitôt, un grand mec à l'allure sinistre et aussi grise que son uniforme militaire, éclata de rire. Il commenta avec le plus grand mépris le discours pourtant donneur d'espoir de son collègue, ce qui choqua les uns et agaça les autres. Ce brave petit jeune tout en blanc avait l'air d'être moins expérimenté que ses deux compères, plus âgés et rigides. Croire que tout irait bien dès l'échange de premiers mots était complètement utopique.
Cet homme, qu'un murmure avait reconnu comme étant « le colonel Nagisa d'Anathorey », d »montra aux Dockers points par points ô combien ils n'avaient pas leur mot à dire dans l'histoire. Ils ne finançaient pas la guerre, ils ne prenaient aucune décision, ils ne permettaient pas aux troupes Üniks d'avancer et de prendre l'avantage sur l'ennemi. Tout n'était dû, selon les dires de ce militaire froid comme une pierre sans vie, qu'à l'argent et à la puissance de l’Élite. C'est pourquoi il fallait maintenir l’Élite en vie plutôt que les miséreux inutiles qu'ils étaient... Neo entendit la colère de la foule gonfler comme des yeux aux bord des larmes. Personne ici ne pouvait tolérer une tirade aussi abjecte... Et si lui y croyait dur comme fer, les Dockers eux, n'étaient pas prêts de pardonner un tel affront. Tâchant de ne pas se laisser submerger par un sentiment d'injustice qui aurait pu lui faire perdre la raison à plus d'un titre, Neo continuait d'avancer vers Olivia.

Madame Collins tenait si fort son tablier salis par la crasse qu'il aurait pu se déchirer sous la force de ses doigts tremblant de colère. Non loin d'Olivia – qu'elle ne connaissait pas encore - dont le discours lui avait semblé juste et porteur d'espoir, elle levait un regard plein de haine vers ces hommes d'Anathorey. Leurs affreux visages étaient floutés par ses larmes de rage.
« Je... je ne peux pas tolérer ça... » Une main fine se posa sur son épaule, avec une détermination effroyablement précise. C'était là le geste d'une personne tout à fait capable de garder son sang-froid même en situation de crise.
« Il n'y avait rien d'autre à attendre de la part d'un militaire de haut grade. Calme-toi maman.
- Comment le pourrais-je !
explosa la mère, la voix cassée par la peine et la fureur. Ces barbares prennent les jeunes gens d'Anathorey et font d'eux de la chair à canon !  Ils ont voulu prendre nos enfants ! Ils ont voulu me prendre mon garçon ! » Madame Collins s'effondra en larmes, absolument désespérée, aux pieds de sa fille Lysa. La jeune pilote de Vanship, d'abord désarçonnée par les sentiments de sa mère, la releva immédiatement, peut-être un peu brutalement.
« Bon sang, ressaisis-toi, tu agis exactement comme ces hommes le veulent ! » s'écria-t-elle vivement. Elle n'était pas énervée, mais avait à cœur que l'on ne perde pas tous l'esprit pendant le blocus. La situation de crise était déjà suffisamment compliquée à gérer, ce n'était pas pour que s'ajoutent à cela les problème de déversement émotionnel de chacun. Lysa comprenait parfaitement la souffrance de ses pairs, elle-même en était victime, mais elle savait qu'il était primordial que chacun garde la tête froide.

Neo se cognait douloureusement les côtes contre les gêneurs qui se trouvaient sur son chemin. Soudain, alors qu'il cherchait de nouveau Olivia du regard, il aperçut le militaire d'Anathorey devant elle. Il était tout proche d'elle, lui aussi monté sur l'épais muret d'où la jeune femme avait parlé. Il lui caressait doucement la joue, avec la même froideur qu'un prédateur flatterait une proie avant de l'écorcher vive. Il lui susurrait des mots inaudibles pour le Docker, mais il en avait déjà assez vu. La colère qu'il avait tenté de contenir explosa comme de l'huile bouillante au creux de ses entrailles. Avec force, il parvint à se dégager des obstacles devant lui, qu'ils fussent Üniks ou matériels, et il s'élança à une vitesse fulgurante vers la scène.
« OLI ! » s'écria-t-il, avant de bondir sur le muret où elle faisait face à l'arrogant élite. D'un geste vif, Neo s'empara de la main d'Olivia. De sa main libre il repoussa en arrière et avec toute la force de son bras valide, l'importun qui avait osé tenté d'intimider la jeune femme. Neo maintint Olivia dans ses bras, comme pour la protéger d'une attaque physique imminente. Son regard gris, d’ordinaire flegmatique et insensible, luisant d'une brûlante hargne. Quand il rencontra l’œil glacé du hautain militaire, il souffla d'un ton menaçant :
« T'approches pas d'elle. Je t'interdis de la toucher... » Le jeune homme tenait Olivia fort contre lui. Il sentait son cœur battre à tout rompre, et la force de son bras droit pourtant faible semblait s'être accrue lorsqu'il avait vu la jeune femme en mauvaise posture. Il ignorait à présent sa blessure, et n'avait plus à cœur désormais que de protéger Olivia. Il baissa son regard vers son visage... Allait-elle bien ? Et à présent, est-ce qu'ils n'allaient pas tous les deux se faire décharner par les foudres d'Anathorey, pour son geste insolent ? Tant pis. Neo était prêt à assummer toutes les conséquences de son geste du moment qu'Olivia était sauve. Pourquoi mettre autant de cœur à la tâche ? Il l'ignorait, mais être certain d'être totalement sincère... A présent il attendait son châtiment.

Au lieu de cela, comme un coup de pouce du destin, une jeune femme à la peau très pâle, et aux cheveux et vêtements entièrement noirs, osa se dresser contre Nagisa elle aussi. Elle parla avec son cœur et déballa tout ce qui pesait sur chaque personne ici présente en ce jour. La faim, la peur, la solitude, la tristesse d'avoir perdu un être aimé, et la colère immense de devoir faire face à l'insolente et désinvolte ignorance d'Anathorey... elle avait tout pointé avec une vérité qui criait si vaillamment justice que Lysa en fut touchée.
Cependant, une vague de violence s'éleva contre cette jeune fille. Certaines personnes, des connaissances à elle vraisemblablement, lui jetèrent des pierres en l'insultant et la chassant des lieux. Lysa fronça ses sourcils fins, au dessus de son regard gris clair et plissé par l'incompréhension. Est-ce que tout le monde devenait fou ici, ou bien était-ce la fin du monde qui les mettait dans un tel état ? La jeune pilote à la longue queue de cheval basse et plus rouge encore que ne l'étaient les cheveux de son frère Neo ordonna à sa mère de ne pas bouger. Elle courut en direction de la pauvre jeune fille lapidée, et fit barrière de son corps.

« ASSEZ ! » hurla-t-elle, le regard fermement ancré dans celui des assaillants. Eux, voyant qu'ils risquaient de blesser quelqu'un d'autre que leur cible, cessèrent peu à peu les jets de pierre. Miracle, il leur restait donc deux sous de jugeote. Lysa baissa ses bras, et lança d'une voix ferme mais néanmoins calme :
« Que tout le monde garde son calme. ». Elle se retourna vers la jeune fille à terre, et lui tendit la main : « Lève-toi maintenant. Ne reste pas à terre ». Quand « la sorcière » fut de nouveau debout, Lysa posa ses mains sur ses hanches, et profita de l'attention générale, attirée par l'agitation, pour s'adresser aux Dockers.
« Nous battre n'a aucun sens. La visite de ce convoi militaire d'Anathorey ne nous servira pas à améliorer notre situation, nous le savons tous pertinemment. En revanche nous pouvons être sûrs que ces hommes sont venus dans l'unique but de nous provoquer, de nous mettre en colère, et de nous faire peu à peu perdre la raison avec leurs discours révoltants ». Lysa plaqua vivement sa main sur son cœur, l'air plus déterminée que jamais. « Restons soudés ! N'oubliez pas, Dockers, que c'est notre si belle solidarité qui nous a tous permis de tenir jusqu'à présent ! Ne gâchons pas tous nos efforts à cause de ce que trois imbéciles nous racontent. Si l'on se déchire à cause d'eux, nous ne ferons qu'agir exactement selon les souhaits des Princes, pour qui nous ne sommes plus que des parasites à éliminer ! » Les mots de Lysa trouvèrent leur chemin jusqu'en Neo, qui observait la scène immobile, totalement éberlué par l'action de sa sœur. « A nous de leur montrer qu'ils ont devant eux un peuple uni et fermement déterminé à faire entendre ses doléances ! » Un frisson parcourut l'échine de qui voudrait bien comprendre le discours de la jeune pilote.

Lysa fit quelques pas, de sorte qu'elle se retrouve entre Neo, Olivia et Nagisa. Comme une barrière à nouveau. Lysa était ainsi, elle n'hésitait pas à se mettre physiquement sur le devant des intrigues pour protéger les êtres qui avaient besoin de son aide. Son regard insolent perça l’œil méprisant de l'élite.
« Ce que ces jeunes filles ont dit est vrai. Anathorey se complaît dans le luxe depuis trop longtemps sur le dos de Nordkia. Même les membres de votre si chère élite l'admettent ! » Elle désigna Anya du doigt. « Elle a très justement souligner le fait que sans nous les Dockers, votre combat contre l'ennemi ne serait rien. Que sont les plus grandes stratégies et les plus grands chefs sans leurs troupes ? Que ferait un général sans les fantassins qui lui ouvrent la voie ? C'est cela que sont les Dockers : les troupes ! Nous sommes au cœur de ''vos'' combats ! » Elle reprit son souffle, s'adressant cette fois-ci à l'ensemble des Docks : « Les enrôlements de force ont volé la vie de bien des nôtres, pour le bien de votre guerre. Vous les avez dérobé à la vie qui avait encore tant à leur offrir ! Mais plus encore, tous ces soldats sont morts avec la peur au ventre, et le profond désir de protéger leurs familles et leurs amis ! Nordkia a tout autant de droits qu'Anathorey et sa riche population dans cette histoire. C'est pourquoi ce pain et cette eau que nous réclamons depuis des semaines, vous nous les devez ! »

« J'en ai assez de me taire par crainte de ce qui pourrait arriver. Aujourd'hui, je n'ai pas peur de défier l’Élite. Je ne reviendrais sur rien de ce que j'ai dit ! » Conclut-elle, essoufflée par son discours. La foule clama son soutien, on siffla Lysa et ses paroles justes, on applaudit et l'on se dressa avec d'autant plus de force devant les militaires de la capitale. Lysa adressa un petit sourire à Neo et Olivia, restés derrière elle.

Tant pis pour les trouillards qui se diraient « oh, attention, tu joues avec le feu en provoquant ainsi l’Élite ! ». Ceux-là n'avaient qu'à se terrer dans leur trou. L'heure était venue de montrer à Anathorey de quel bois se chauffait Nordkia !

Pardon xD:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Mar 28 Juil 2015 - 19:09

Restée au pied du petit muret où s’était juchée Olivia, Marta Stein devenait livide. Sa nièce avait-elle perdu la raison pour s’exprimer ainsi face à des représentants d’Anathorey ? S’imaginait-elle qu’elle subirait un châtiment différent de celui des Dockers pour son insubordination ? Et pourtant, la jeune sœur Stein ne put qu’admirer la flamme qui animait la jeune femme, elle y retrouvait le tempérament de feu de toutes les femmes de la famille, elle y retrouvait sa sœur Daniella et ce qui avait tant charmé Carlyle à l’époque. Carlyle, c’était lui la première preuve que tous les habitants d’Anathorey n’étaient pas des pourris, Olivia en était un second exemplaire. C’était la passion de Daniella et l’humanité de Carlyle qui jaillissaient dans chaque mot prononcé par la brunette. Olivia remarqua quant à elle que sa petite intervention avait attiré l’attention d’un des représentants, le plus jeune de tous, sûrement le plus naïf également mais elle n’était pas en mesure de juger de ce fait. Son discours était empli d’espoir, un espoir qui fut écrasé par le rire de serpent d’un second ambassadeur. Nagisa, son nom résonnait dans la foule comme un murmure, un nom plutôt connu à Anathorey pour quiconque s’intéressait à la vie politique de la cité. Son discours était à couper le souffle, mais pas dans le bon sens du terme. Olivia resta sans voix, comment pouvait-il prononcer ces mots ? Comme un coup de massue, le haut représentant de l’Elite s’approcha d’elle, la clouant sur place par la simple présence qu’il dégageait. C’était une aura de peur, de mort, lui personnellement n’était peut-être pas un grand assassin, mais la brunette savait que chacune de ses paroles pouvait avoir des conséquences désastreuses.

« Oh vous éloignez-vous d’ma nièce ! » hurla Marta restée plus bas, en vain. Le bruit de la foule couvrait sa complainte aux oreilles d’Olivia qui restait plantée là, son regard fièrement ancré à celui du vil serpent. Elle ne broncha pas quand ses doigts caressèrent avec une délicatesse feinte sa joue, mais elle parvint à rassembler sa peur et son courage mêlés pour lui souffler quelques mots à son tour, sûrement une idée idiote d’ailleurs.

« C’est la réalité de VOTRE monde, et il est en train de changer … »

Cette fois-ci Olivia en était certaine, elle ne raccompagnerait pas sa tante chez sa mère et elle aurait sûrement un bon paquet de comptes à rendre, mais elle s’en fichait pas mal. Cet homme était une plaie pour la race ünik, c’était un monstre dont les mots avaient trop de pouvoir. La jeune Keegan crispa ses petits poings, attendant un dénouement qu’elle savait compliqué et sûrement douloureux. Mais au lieu de cela, elle entendit une voix s’élever par-dessus le bruit de la foule qui l’entourait. Une main se saisit de la sienne et la força à reculer avant qu’une silhouette qu’elle reconnut d’un coup d’œil ne commette l’impensable. C’était lui mais il semblait différent, Neo était là mais son attitude d’ordinaire si détendue et si flegmatique avait laissé la place à un tempérament flamboyant. Lorsque son regard se pencha vers elle, Olivia secoua doucement la tête, elle allait bien mais qu’allait-il se passer désormais ? Si elle devait subir les conséquences de ses actes alors soit, elle s’était déjà attiré plusieurs fois les foudres de la garde, de sa mère, de tout un tas de personnes. Mais elle ne voulait pas que ce geste coûte à Neo qui avait tant à perdre. Le silence de Nagisa était pesant mais il fut brisé par une nouvelle scène qui éclata un peu plus loin. Une autre jeune femme prit la parole, scandant haut et fort les malheurs des Docks. Mais au lieu d’avoir le soutien de ses pairs, la jeune femme fit face à un déchainement de haine, non ce n’était pas ce qu’il fallait. Que se passait-il donc ici ? Tout le monde perdait la raison ?

La brunette s’apprêtait à dire quelque chose, faire quelque chose même si elle ne savait pas quoi, quand une seconde tignasse rousse s’interposa, sauvant la mise pour cette jeune femme qui n’avait fait qu’appuyer les dires de la jeune Elite. Il ne faisait aucun doute quant à l’origine de cette chevelure flamboyante et sans la connaître plus que cela, Olivia reconnut sans soucis une sœur de Neo. Elle se perdait encore un peu dans tous les noms qu’il lui avait dits mais cette chevelure et cette allure ne laissaient pas la place à l’hésitation. C’est un discours enflammé qui émana rapidement des lèvres de la Collins. Elle cherchait à calmer les esprits qui s’échauffaient, cherchait à rassembler tout le monde sous une seule voix. Puis son discours fini, du moins en pause, elle s’avança entre Neo, Olivia et Nagisa. La brunette quant à elle n’avait pas bronché, toujours proche du docker, muette après cette petite scène. Plus que l’attitude hautaine et dédaigneuse de Nagisa, c’était la violence qui pouvait se déchainer à tout moment qui la paralysait. Son discours fini, Lysa se tourna vers les deux jeunes gens et leur adressa un sourire alors que la foule acclamait son discours. Olivia baissa les yeux un instant et murmura un simple « merci » à l’égard des deux Collins qui étaient venus lui prêter main forte. Reprenant ses esprits dans le tumulte ambiant, Olivia leva vers Neo son regard couleur d’ambre et constata qu’il semblait aller bien, elle ne l’avait pas revu depuis le retour chez eux après la déconvenue rencontrée à Nemoto. Elle adressa un rapide sourire au docker avant de reprendre un air plus sérieux et plus déterminé, posant son regard sur Nagisa.

« Olivia ? Tout va bien ? »

La voix de Marta l’interpela, avec tout cela elle avait oublié sa tante qui devait s’inquiéter de toute cette situation. D’un geste de la main, la brunette lui indiqua simplement qu’elle allait bien, au moins pour l’instant, avant de prendre la main de Neo dans la sienne de cette même main.

« Il y a une autre voie, pourquoi Nordkia et Anathorey devraient se déchirer de la sorte … »
Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar




RPG
Âge : 23 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Médicaments, carnet de note et fiole de poison, une aiguille à coudre, une photo de sa famille.

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Mar 28 Juil 2015 - 19:30



- Qu’est-ce que vous dites ?Oh mais c’est une idée géniale ! Fit l’homme à ses cotés, avant de se redresser et de crier. Comme elle le dit si bien, pourquoi on ira pas tous se servir dans la gamelle des princes ?

Quoi ? Comment ? Radja le regardait avec des yeux ébahit, qu’est-ce que ce bicorne venait de dire en son nom ? Mais il était totalement fou, ne voyait donc-t-il pas qu’elle n’allait pas bien et que cela était de la pure folie. Enfin, s’il savait qu’elle était née avec le sang bleu, ce sale docker aurait surement parlé avant. Cependant, pour mieux faire il fallait attendre le bon moment, bien sûr ! Ce grand dadet n’était même pas capable de parler toute seule, il fallait qu’il se cacher derrière une petite femme malade. Radja se força à souffler, pris de grande inspiration et expira tout aussi longuement pour retrouver son sang-froid. Après tout, elle c’était peut-être affoler pour rien et ce n’était pas ce lâche qui devait lui faire faire une syncope, bien qu’elle n’en n’était pas loin. L’ancienne duchesse expira longuement, puis, pendant que les crie et les réclamations continuèrent, elle saisit l’homme au col, enfin aussi haut qu’elle pouvait l’attraper et exerça sa force pour le faire se baisser, mais sans grand succès. Malgré le fait que le médaillon de jouvence accrocher autour de son cou lui donne d’avantage de force qu’elle n’aurait pu en bénéficier à l’accoutumé, il était toujours impossible pour elle de réalité un tel geste correctement. Ainsi se dressa-t-elle sur la pointe des pieds pour murmurer aussi fort possible pour que le jeune homme l’entende malgré les cris qui les entourait.

- Vous êtes totalement fou ou profondément stupide ? On n’a pas idée de proposer une telle solution, surtout au nom d’une personne qui n’a rien demandé !

Radja imaginait déjà les problèmes. Les princes la reconnaitraient surement et cette fois ils l’enverraient surement dans les mines pour expier ses fautes. On ne tient pas tête deux fois aux princes et cela, Radja l’avait bien saisit. Elle lâcha l’homme et réajusta sa cape et sa capuche en espérant que les militaires et que l’homme présent sur l’estrade ne l’eut pas remarqué et pria pour qu’elle disparaisse dans la masse de gens le plus rapidement possible.

- La prochaine fois, parlé en votre nom. Cela m’évitera d’avoir plus de problème que je n’en ai déjà. – lâcha-t-elle finalement à l’encontre du brun à ses côtés.

Les clameurs s’élevèrent d’avantages et Radja, au milieu de ses hurlements de peine et de rages, crut devenir sourdre. Cependant, sur l’estrade, les hommes qui les dominaient de par leurs hauteurs repris la parole. Bien que l’ancienne duchesse ne crut pas en la signification de leurs présence, bien qu’elle se doutait qu’Uhltia allait faire quelques chose pour des docks, et bien qu’elle était certaines que les réclamations du peuple passeraient dans l’oreille d’un sourd, ce que dit Rutilius la toucha profondément.

- J'entends votre colère.

A ses mots, le visage renfermer de Radja se détendit et elle leva les yeux vers ce petit homme habillé de blanc qui essayait de se faire entendre et respecter par un peuple en colère. La blanche fronça les sourcils, intrigués par le comportement de cet homme venue d’Anathorey qui continua son discours d’une voix calme et posée.

- La guerre a causé de très nombreuses pertes, qu'elles soient Üniks, financèrent ou alimentaires. Il est très injuste, je l'admets, que vous en subissiez les conséquences si durement... Que des portes-parole s'avancent vers nous. Qu'ils nous fassent un compte-rendu détaillé de la situation, et qu'on dresse une liste des denrées nécessaires à votre quotidien. Je vous fais le serment de transmettre vos doléances à la Princesse Uhtia !

Cet homme, aussi insignifiant pouvait-il être pour le peuple de Nordkia, fit sourire l’ancienne duchesse. Radja le trouva stupide, pas que son idée était mauvaise, juste qu’il était bon. Trop bon peut-être, surement un brin trop utopique d’espéré qu’Ulhtia écouterai ce qu’il avait à dire. Il devait d’ailleurs le savoir, vu qu’il se trouvait là aujourd’hui, pourtant il essayait tout de même d’entendre ce que le peuple avait à dire et il ferait son possible pour le transmettre à la princesse. Radja le trouva stupide, mais fut attendrit par sa tentative d’aide aux peuples de Nordkia. Surement réussirait-il mieux qu’elle ne l’avait fait. Surement le peuple serait plus heureux avec ce genre de conseillé présent aux conseils des princes, mais c’était sans compté sur le rire sombre d’un des deux monstres qui accompagnait ce brave Rutilius.

- Que dis-tu là, Rutilius... ah oui, c'est ''injuste'' ? – Il se tourna vers la foule et entama son abjecte discours - Bonnes gens, auriez-vous oublié cette si dure famine qui a touché Urban City avant les premières batailles ? Cette famine, qui a poussé nos soldats à se rendre sur cette terre hostile qu'est Sylva, pour rapporter des ressources alimentaires ? Malheureusement lors de leur voyage, ils se sont fait attaquer par ces... barbares sauvages et non civilisés que sont les Hybrids. Dès lors, les premiers combats ont vu le jour, et ce fut, comme vous le savez fort bien, un véritable bain de sang dans les deux camps...

Les images du combat que la blanche avait pu voir sur la carte holographique lui revirent en mémoire. Elle aurait préféré les oublier, elle avait vu tant d’horreur que les larmes lui étaient montés aux yeux et qu’il lui arrivait parfois de ne plus en dormir la nuit. Alors qu’en était-il des pauvres Dockers qui avaient fait cette guerre, qui avait senti ce sang, qui avait vu ses horreurs de leurs propres yeux.

- Grâce à qui les combats permettant de protéger vos familles se poursuivent-ils ? Grâce aux Princes, et grâce à l'argent aimablement versé par les comtes et ducs d'Anathorey. Ces personnes sacrifient leur temps et leurs vivres pour permettre à nos soldats de défendre nos couleurs, et notre dignité devant la violence du reste du monde…

Le discours du colonel continua, mais Radja resta sourde aux restes de ses arguments. Bien que les écoutants d’une oreille distraite, elle en était resté sur le mot « Argent ». L’argent des ducs… Son argent ! L’argent que les princes lui avaient retiré pour en faire usage. Son argent au service de la guerre. Elle était prête à mettre sa main à couper qu’ils n’avaient même pas réinvestie dans une entreprise ou un laboratoire qui pourrait potentiellement les aidés. Non non non non non, ce n’était pas l’argent des ducs qui les aidait à faire la guerre, c’était avant tout son argent. Radja se mordit les lèvres, bouillonnant intérieurement, parce qu’en plus de mettre les Elites sur le grandes des « méchant » à la place de l’incompétence d’Ulhtia à diriger un peuple, ce petit idiot mettant les Elites au même niveau que des banques national. Quand Radja prêta attention à la fin du discours, elle crut qu’elle allait étrangler Nagisa pour tout ce qu’il avait dit, parce qu’au final il rendait tous les Elites vulnérable et haït par les Dockers. « Cet homme va déclencher une guerre civils à lui tout seul », pensa-t-elle. Elle c’était certes affolée pour rien devant le discours de la brunette, mais celui-là la battait à plat de couture sur tous les domaines de la stupidité. Comment pouvait-on être aussi bête au point de vouloir voir sa propre cité s’entretuer lors d’une situation de guerre ?

La blanche voulu dire quelques chose, se faire entendre pour que Nagisa et le peuple entende cette « triste vérité » qui gouverne le monde. Ses paroles n’étaient qu’une déformation de la réalité, un vision d’Anathorey qu’avait les dockers depuis leurs naissances et qui ne représentait pas ce qu’elle était réellement. Un lieu où la lumière était si brillante qu’elle en était éblouissante et où la guerre n’avait jamais cessé. Un endroit où si l’ont protestait, on disparaissait, on s’effaçait, on mourrait. C’est ce qui lui était arrivé et elle voulait, pour la première fois depuis sa destitution, en parler à ceux qui l’écouteraient. Cependant d’autres parlèrent avant elle et laissèrent entendre leurs rages. Radja fut sidéré de voir la violence de la foule contre cette qui osait prendre la parole après le discourt de Nagisa, qui visiblement avait fait son œuvre. La jeune femme soupira, agacer par tant de violence inutile, surement la foule déferlait-elle sa frustration sur une pauvre jeune femme, cependant elle fut bien heureuse qu’une autre femme aille secourir cette victime de la foule. Elle ne se serait même pas aventuré dans sa direction, vu comment l’avait remercié les dockers après sa destitutions, elle n’allait quand même pas se prendre des pierres sur la tête pour leurs beaux yeux, il y avait des limites à sa folie bienfaitrice.

- Nous battre n'a aucun sens. La visite de ce convoi militaire d'Anathorey ne nous servira pas à améliorer notre situation, nous le savons tous pertinemment. En revanche nous pouvons être sûrs que ces hommes sont venus dans l'unique but de nous provoquer, de nous mettre en colère, et de nous faire peu à peu perdre la raison avec leurs discours révoltants. – Les mots de cette jeune femme redonnèrent espoir à Radja, tous les dockers n’étaient visiblement pas aussi idiots qu’ils ne laissaient l’entendre ! - Restons soudés ! N'oubliez pas, Dockers, que c'est notre si belle solidarité qui nous a tous permis de tenir jusqu'à présent ! Ne gâchons pas tous nos efforts à cause de ce que trois imbéciles nous racontent. Si l'on se déchire à cause d'eux, nous ne ferons qu'agir exactement selon les souhaits des Princes, pour qui nous ne sommes plus que des parasites à éliminer ! A nous de leur montrer qu'ils ont devant eux un peuple uni et fermement déterminé à faire entendre ses doléances !

L’ancienne duchesse resta sur sa faim. Cette femme faisait preuve de jugeote, mais elle n’avait pas tout saisit à la situation. Elle faisait l’amalgame entre toutes les Elites, tous les diplomates, tous les princes. Diable, non, tous les princes n’étaient comme Ulhtia, heureusement. Radja avait beau avoir un avis assez négatifs sur ses derniers, elle continuait à avoir confiance en eux. Ulhtia brillait par son incompétence, mais elle savait le Prince Tarion malin. Lui, peut-être, arriverait-il à faire entendre raison à la princesse et en cas de problème, il y avait toujours le prince Faust qui, bien qu’il devait se moquer de la vie des dockers, savait diriger des troupes mieux que personnes. La fille aux cheveux rouge fit par la suite l’appologie de l’utilité des dockers que Radja jugea parfait. Il en fallait beaucoup pour que l’ancienne duchesse juge quelques choses de « parfait », mais elle n’avait pas d’autre mot pour gratifier le discours engager de cette docker. Cependant, fort était de constaté que Nagisa avait réussi à faire passer l’Elite pour les méchants de l’histoire et cela agaça profondément Radja qui, se moquant de ce pouvait bien raconter le prochain contestataires pris la parole aux noms de ceux qui avait été rétrogradés malgré leurs présences sur les lieux.

- Baliverne. – Elle parla si fort, qu’elle se surprit elle-même à se faire entendre de tous. – Je crains, très chère, que tu te trompes d’adversaire.

Après les applaudissements de Nordkia, le discours de Radja serait surement mal digéré, mais elle n’avait pas l’intention d’arrêter.

- Vous êtes tombé dans le piège du colonel, enfin s’il eut un tant soit peu pensé à ce qu’il à dit avant de parler. Vous faite l’amalgame entre l’Elite et les princes, mais vous parlez sans savoir. Vous qui contemplez la cité blanche depuis des années, vous vous êtes fait une fausse image de ce qui s’y déroule et cet homme n’a fait que confirmé vos doutes en racontant des inepties. Les Elites, ceux de la cité qui se cache et ceux qu’on a pu apercevoir en ses lieux, n’ont rien de gens soigné qu’on protège pour leurs argents et leurs talents pour les stratégies, ce ne sont rien de plus que des prisonniers au même titre que les Dockers. – La jeune femme fit une pause, le temps que ses têtes d’oiseau enregistre ce qu’elle venait de dire et continua. – Les Elites n’ont pas le choix. Ils doivent contribuer à cette guerre et se taire, sous peine de subir des sanctions de taille. Il cotisse et « aide » les princes pendant les combats, mais quiconque contredit un ordre et se retrouve punit à juste titre pour « insolence ». Ils vivent dans le besoin, tout comme vous, et dans la crainte. A Anathorey, tout le monde à peine. Un faux pas peut vous faire basculer dans les méandres de l’oubli, vos voisins sont vos ennemis et une fois arrivé en haut de l’échelle ce sont les princes qui vous rappellent que vous n’êtes rien.

Radja se tourna vers Rutilius, surement le seul diplomate de cette troupe malmener par la foule.

- Les Elites sont tous différents. Certains se joindront aux princes et plieront l’échine par criante et d’autres s’insurgeront, non pas de leurs propres conditions par rapports aux dockers, mais de l’état de Nordkia. Ceux-là, ce sont les Elites qui se tiennent devant vous et qui ont compris que si Nordkia tombe, alors Anathorey suivra. Je crains que la princesse n’écoute les doléances qui seront formuler, mais je ne peux que saluer l’ardeur que vous mettez pour essayer de satisfaire cette foule en colère qui ne veux même pas vous écoutez, mais il faudra qu’elle réagisse. Si elle ne le fait pas, je pense sincèrement que le Prince Tarion et le Prince Faust se mêleront de cette histoire.

Quand Tarion verra Anathorey tomber et Faust ses armes diminuer dangereusement, surement, mais cela ne saurait tarder et Radja le savait. Le visage et les cheveux dissimulés par sa capuche, elle se tourna de nouveau vers Nagisa et le regarda droit dans les yeux malgré la distance qui les séparait.

- Cependant, je crains que la réalité de ce monde ne soit pas celle dont vous pensez. Car je sais qu’il y a assez d’Erudit dans notre belle cité pour réfléchir à « comment nourrir toute la population ? ». Non, la plus grande réalité est la leçon que la Princesse Uhltia devra tirer de cette situation. – Elle se dressa droite et fière, prononçant avec froideur ses dernières paroles avec assez de force pour qu’elle se grave dans la tête de Nagisa. – Si Nordkia tombe, alors Anathorey suivra, car il n’y a pas de richesse sans pauvreté.
Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Ven 31 Juil 2015 - 21:40


J’étais d’abord venu par curiosité, puis en voyant cette personne suspecte je voulais m’amuser avec elle. Sa réaction ne se fit pas attendre, elle était en colère et avait peur. Ce qu’elle m’avait dit et ce qu’elle faisait m’énervais au plus haut point. Elle venait de me traiter de lâche, consciemment ou non c’était une parole que je ne pouvais supporter. La moindre trace de sourire sur mon visage s’effaça rapidement. Je n’étais pas du genre à faire des histoires mais je n’avais qu’une envie, me venger d’elle.  Je ne savais pas qui elle était mais tout semblait croire qu’elle venait d’un milieu où prendre les gens de haut était quotidien. Je n’allais même pas prendre le temps de lui dire quoique ce soit, j’allais bien trouver une autre remarque du même style.

J’étais né ici à Nordkia ce qui faisait de moi un docker, pourtant leur sort de m’intéressait pas. La ville pouvait se déchirer ou même ne plus exister que ça ne me faisait rien. Mon statut d’Erudit m’autorisait à travailler pour un ou plusieurs nobles ce qui signifiait que je pouvais avoir leur nourriture.  Mes pensées s’arrêtèrent quand l’un des hommes prit la parole, il mettait la vie des nobles et celle des pauvres dans une espèce de hiérarchie nous classant tout en bas. Pour lui il ne fallait pas se plaindre, c’était normal si Nordkia mourrait de faim.

Je ne savais à quoi il jouait mais pour provoquer une foule en colère il devait avoir une idée derrière la tête. Mon raisonnement se confirma quand il s’avança dans l’assemblée à proximité de la jeune fille qui avait parlé plus tôt. Les dockers n’étaient pas contents mais plusieurs voix sortirent du lot, notamment celle d’une femme qui déchaina des paroles justes envers son interlocuteur. Ce qu’elle disait était la pure vérité mais je ne savais pas si l’effet escompté allait marcher. Quelques secondes après la fin de son discours, la foule lui jeta des pierres, elle était traité comme une moins que rien. Tout le monde était devenu fou.

Mon regard se posa sur l’homme d’Anathorey, je venais d’assister à un sauvetage. Un homme d’une chevelure rouge écarta le militaire en protégeant ce qui devait être sa petite amie, ou une amie proche. Une femme avec une tignasse similaire fit un discours qui me donna un surplus de courage et de force. Je me demandais soudainement si un combat éclatait lequel des deux camps gagnerait. Mon esprit de scientifique prit le dessus et une petite expérience germa dans ma tête.

« C’est qui ce crétin Yuu-nii ? »

La petite voix de ma sœur me fit sursauté, je ne savais pas depuis combien de temps elle était là mais j’allais avoir besoin d’elle. Je lui caressais le haut de la tête tout en réfléchissant à comment engendrer un combat contre eux. Je me disais que s’ils revenaient dans un état pitoyable, les autorités allaient prendre plus de temps pour les écouter. Avec la guerre ils ne pouvaient pas se permettre de détacher plus d’unités de combats pour s’occuper de Nordkia. Je regardais ma petite sœur, me mis à son hauteur et lui répondit avec gentillesse.

« Quelqu’un qui a besoin de se faire botté le cul » Avais-je dis avec un clin d’œil.

Je lui fis signe de me suivre, je me déplaçais à travers la foule pour me rapprocher dans la scène principale. Je voyais autour de moi des personnes en colère, le bruit des applaudissements étaient fort mais cessa au bout d’un moment. Tout le monde était prêt à les défier, personne ne voulait continuer à se faire marcher dessus. Je me demandais si ces habitants allaient s’en tenir aux discours ou s’ils allaient se battre. De toutes mes interrogations, il y en avait une qui ne voulait pas s’effacer et que je gardais en tête, « Qu’avait-il derrière la tête ? ».

« Tsuki ! » Avais-je dis en faisant un signe dont nous seul avions le secret.

Immédiatement Akatsuki se transforma en épée que j’attrapais de la main droite. Heureusement qu’il s’agissait de mon bras gauche dans le plâtre, sinon je n’aurais pas pu faire grand-chose. L’épée était un katana long, il mesurait un mètre trente sans compter la garde qui faisait une vingtaine de centimètres. Je déposais le plat de la lame sur mon épaule la pointe vers le haut. Je ne passais pas inaperçu et certaines personnes me laissèrent passer.

Je me rapprochais de cet individu aux cheveux de feu, je déposais une main sur son épaule et lui murmura à l’oreille de manière discrète et rapide.

« J’espère que tu sais te battre Monsieur le prince charmant»

Je m’avançais mais la jeune fille de tout à l’heure entama elle aussi un discours que je n’écoutais que d’une oreille. D’après ce que je pouvais entendre, elle parlait de choses très précises sans doute une expérience personnelle. Elle devait être un ancien membre de l’Elite renvoyé car elle avait fait un faux pas, comme elle l’avait si bien dit. Pendant qu’elle parlait, j’activais mon dzêta pour créer deux portails par contact avec l’air. Ces portes étaient invisible jusqu’à leur activation, je plaçais l’entrée sous les pieds de cette femme qui m’avait terriblement énervé et la sortie juste au-dessus de note ami le militaire.

Je ne pus m’empêcher de rire, pourquoi des Erudits comme nous allons faire ce genre de recherche sans être payé ? Etait-elle naïve à ce point ? Bien entendu que les scientifiques avaient découvert un moyen de garder la nourriture plus longtemps mais pourquoi en faire profiter sans une récompense à la clé ?

J’attendais la fin de son discours qui avait fait un certain effet sur la foule, des hommes et des femmes criaient mais aucun mot n’était audible. Je regardais le militaire dans les yeux, il débordait de confiance en lui. Je savais qu’en un contre un je ne faisais pas le poids, surtout à l’épée mais on avait l’avantage du nombre. J’espérais secrètement que quelques personnes m’emboiteraient le pas pour se battre à mes côtés. J’étais au même niveau que la femme qui était intervenu pour aider cette pauvre demoiselle face à foule en colère.

« Ne pensez-vous pas avoir fait une erreur en venant ici mon bon Monsieur ? Imaginez qu’un imbécile heureux ai l’idée folle de vous attaquer … » Avais-je dis d’un ton provocateur.

Je lançais un rapide coup d’œil à l’homme de tout à l’heure, comme pour lui annoncer un signal, je ne savais pas s’il allait comprendre ou même s’il allait me suivre. Un rapide regard m’informa que mon portail se trouvait toujours en dessous la potentielle ancienne noble puis je l’activais. Le portail d’entrée englouti cette personne qui en ressortait aussitôt au-dessus du militaire à quelques mètres. Ce dernier allait s’en apercevoir et c’était à ce moment que j’allais l’attaquer. Au même instant je changeais la position de mon épée pour la mettre sur le côté lame à l’arrière comme si elle était dans son fourreau. A l’instant où l’ancienne membre de l’Elite était au niveau du soldat d’Anathorey, je me lançais prêt à le découper. Je m’étais préparé à une esquive de sa part, je regardais ses déplacements avec soin, s’il décida de la récupérer dans ses bras, il ne me restait plus qu’à les trancher tous les deux.


recap':
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


World Mistress (MN)


RPG
Âge : [A]^(-1)=(1/det[A]) comt(A)
Groupe:
Inventaire: Ce qui est à toi est à moi ~

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Ven 7 Aoû 2015 - 0:21



Partie II – Nordkia se soulève !

Retournement ?

Nagisa, qui s'appliquait à effrayer l'effrontée bourgeoise dont il s'était rapproché, fut subitement repoussé en arrière par un Docker qui surgit entre eux. Déséquilibré, il fut contraint de descendre du muret un peu dans la hâte. Fort heureusement pour son égo il resta debout. Cependant agacé par ce geste insolent, il leva les yeux vers le jeune homme qui s'était interposé. Il avait une chevelure étrangement rouge, et tenait fermement dans ses bras la jeune femme. Il lui lança d'un regard menaçant qu'il ne devait pas la toucher. Le militaire esquissa un sourire désinvolte et impertinent. « Comme vous êtes touchant... » susurra-t-il d'un ton bien lointain des mots qu'il prononçait.
Il n'eut pas le temps de s'appesantir sur leur cas : une fille étrange, vêtue entièrement de noir et plus sinistre encore qu'une sorcière avec son teint lunaire, décida de prendre la parole. Comme Nagisa s'y attendait, chacun y irait de son petit commentaire. Celle-ci n'eut pas beaucoup de succès, si on la comparait à cette rousse pilote de Vanship – vêtue de son uniforme de travail – qui alla la défendre de ceux qui la lapidaient. Cette pilote parla d'une voix qui semblait sortir tout droit de son cœur, et ses dires touchèrent à tel point les Docks qu'elle fut acclamée. C'était un discours conformiste qui correspondait exactement à ce que l'ensemble de la classe ouvrière désirait entendre. Nagisa s'était préparé à entendre des âneries de ce type en arrivant à Nordkia. C'était là la seule chose que les Dockers savaient faire correctement : se plaindre.

Une inconnue encapuchonnée parla à son tour, mais contrairement à la précédente intervention, elle tint des dires tout ce qu'il y avait de plus ridicule. Cette pilote avait au moins eu le mérite de s’attirer la sympathie des misérables insectes qui se trouvaient dans la même situation qu'elle. Cette femme au visage dissimulé, elle, semblait défendre les nobles. Au vu de la précision des propos qu'elle tenait, on devinait facilement qu'il s'agissait d'une ancienne membre de l’Élite que l'on aurait déchue de son titre. Elle conclut son discours alambiqué par une phrase qu'elle avait sans doute voulue historique :
« Si Nordkia tombe, alors Anathorey suivra, car il n’y a pas de richesse sans pauvreté ». Nagisa eut du mal à garder son sérieux face à elle, mais il se contenta de sourire en se retenant de s'esclaffer. Si ça ce n'était pas la définition de l'expression « se tirer une balle dans le pied »... Était-elle stupide ou ne savait-elle pas réfléchir ? Le colonel ne répondit rien cependant, car son attention fut attirée par un homme vêtu de blanc qui s'était rapproché du prince charmant aux cheveux rouges de tout à l'heure. Il avait l'air malin, et les deux hommes échangèrent très brièvement un mot. Le militaire se mit instantanément sur ses gardes.

Cette présence d'esprit s'avéra des plus utiles. En effet, cet homme aux cheveux bruns tout ébouriffés, s'approcha de lui en brandissant une épée. Tiens donc, un dissident proclamé ou bien un fauteur de troubles ? Dans tous les cas, la menace qu'il proféra à l'encontre de Nagisa ne lui fit pas peur. Sa fière allure le faisait sourire. Il savait que quoi qu'il arrivait, en combat singulier face à un militaire surentraîné comme lui, c'était ce garçon qui mordrait la poussière. Le colonel ne laissa pas le temps à son adversaire de l'approcher. Très furtivement, il toucha la garde d'un de ses sabres, qui s'avérait être un Dzêta de téléportation. Il put se placer ainsi juste derrière son opposant en une fraction de seconde, et pour s'assurer de son immobilité, il lui fila sa lame sous la gorge avec la rapidité d'un fauve. Si ce garçon bougeait, il aurait une superbe entaille à la carotide que personne en ces lieux ne lui envierait, assurément...
« Si cela devait arriver... souffla doucement Nagisa au creux de l'oreille du jeune combattant, je me ferais un plaisir de le remettre à sa place ».

Au moment où ces mots furent prononcés, le colonel Valareth dégaina un énorme revolver blanc qu'il cachait à sa ceinture depuis le début des pourparlers, et tira droit sur l'épée de l’Érudit. La lame jaillit dans les airs puis se planta dans le sols après quelques tours dans le vide. La foule s'écarta pendant sa chute, effrayée par sa dangerosité. Nagisa adressa un sourire faux à son camarade pour le remercier. Il remarqua alors que se trouvait devant eux l'encapuchonnée, par terre. Il ignorait totalement la manière dont elle était arrivée là. Elle avait l'air d'avoir fait une chute. Le militaire, fort de son sadisme, décida qu'il était opportun pour lui de répondre à sa remarque si ridicule de tout à l'heure.
« Tiens donc... Ne serait-ce pas là, cette duchesse déchue de Thalionwen ? » Il venait out juste de la reconnaître, à vrai dire, sa cape ayant laissé voir au grand jour son visage. « Chers Dockers, avez-vous entendu ce qu'a dit cette si brillante et pourtant déclassée jeune femme ? Anathorey tombera si Nordkia meurt. La richesse ne pourrait exister sans pauvreté... En d'autres termes, si je ne m'abuse, vous affirmez que c'est grâce à la cruelle précarité des habitants de cette cité que la capitale est si glorieuse. Si l'on veut qu'Anathorey vive, il vous faut donc souffrir et encaisser les caprices d'une Élite lointaine et froide... » Le ton était plus que sarcastique, mais Nagisa s'amusait terriblement. Face au regard effronté de la jeune femme, il émit un petit rire mauvais. « Inutile de me regarder ainsi. C'est vous-même qui avez dit tout cela. Je ne fais qu'éclairer notre auditoire... »

Il glissa un regard vers son collègue borgne, qui n'avait rien dit depuis son coup de feu. Valareth n'avait pas baisser le canon de son arme. Son œil mort, remplacé par un Dzêta de sniper, qui lui permettait de viser n'importe quelle cible quelle que soit la distance, rechercha la jeune femme à la chevelure rousse qui s'était exprimée avec tant d'arrogance tout à l'heure. Lorsqu'il la trouva, il verrouilla sa cible, et pointa le revolver sur elle.
« Tu oses défier les militaires de l’Élite ? Quelle témérité... » dit-il de sa voix caverneuse. Son doigt commença à se crisper, petit à petit, autour de la détente. Autour de la scène, la foule recula, et émit des clameurs apeurées. Allait-il tuer cette jeune femme ? Ce militaire était fou ! Les Dockers commençaient à avoir peur, si bien que la violence, on pouvait le sentir, risquait de bientôt prendre le dessus sur tout le reste. Un combat allait-il éclater entre les représentants d'Anathorey et les Dockers ?

Une main se posa alors sur le canon de Valareth. Celui-ci leva les yeux au ciel. La Princesse Ulhtia s'était trompée et bel et bien trompée en envoyant Ruthilius sur cette mission. Ce dernier tenait fermement l'arme du colonel, qui lui adressa un regard de plus en plus mauvais à mesure qu'il s'obstinait à le gêner dans ses projets.
« Je vous en prie, colonel. Nous ne sommes pas venus ici pour tuer des gens. » dit Ruthilius, d'un ton ferme. Il voulait être à l'écoute des Dockers, et s'agissant de ce que venait de dire cette pilote, il était convaincu que personne n'aurait su parler de manière plus juste. Tout comme cette drôle de jeune femme encapuchonnée qui demandait à ce qu'on n'assimile pas les nobles à la politique désastreuse des Princes.
Valareth dégagea violemment son arme de la main de cet imbécile de Ruthilius. Il vomissait les faibles comme lui qui préféraient la diplomatie aux démonstrations de force. Le colonel était un homme violent et brutal qui aimait dominer autrui. Quelqu'un comme le jeune conseiller de la princesse ne pouvait que l'agacer. Il lui adressa un regard assassin : « Nous ne sommes pas venus non plus pour lancer des débats aussi infertiles qu'inutiles ! Quand agirez-vous ?! La situation ne peut plus durer, il faut remettre ces Dockers à leur place ! »

« Fort bien ! » fit une voix féminine, au loin.

Une femme, d'une très grande élégance et dont la beauté pouvait transcender n'importe qui, se dressa sur une passerelle en hauteur, où se trouvaient amassés beaucoup de Dockers. « Messieurs les miliaires, si vous jugez que nous sommes désormais dans une impasse, permettez-moi de vous aider à tous nous faire avancer. » Sa voix feutrée mais ferme sonna si soudainement au milieu de ces scènes de violence que la plupart des gens se calmèrent. Tous les regards s'étaient tournés vers elle, curieux de savoir ce que cette femme si chic avait à leur dire de si intéressant. « Je suis la Comtesse Adriano. Je n'ai joué dans cette guerre qu'un rôle financier, qui consistait à verser des fonds à l'état major. Je ne puis que constater l'inutilité de mon action, au vu des défaites si effroyables que notre peuple endure  jour après jour ». Valareth haussa un sourcil. Encore une greluche fille à papa qui se croyait tout permis. La noble repris, se tenant plus droite qu'un I, et fière comme une princesse. « En venant à Nordkia, j'ai été horrifiée par les conditions si misérables dans lesquelles Anathorey a laissé ces pauvres Dockers. Je me suis alors demandée comment avait-on pu en arriver là ? Le peuple Ünik mérite que l'on respecte sa dignité, et ce que l'on soit un citoyen appartenant à la noblesse, ou à la classe ouvrière... »

« C'est pourquoi je fais donation à Nordkia de tous les vivres de guerre provenant de mon comté ! » Cette annonce inattendue souleva un brouhaha incroyable, à tel qu'on ne s'entendait plus penser. Quoi, une noble faisait don de ses privilèges de guerre aux Docks ? Nagisa et Valareth échangèrent un regard soucieux. Quelle absurdité, on n'avait jamais vu ça ! Une noble qui faisait de la charité, c'était d'un pathétique... La pitié n'était bonne que pour les faibles, et qui croirait une seule seconde que les titrés d'Anathorey s'intéressaient vraiment au sort de Nordkia ? Mais la comtesse ignora leur air mauvais et poursuivit : « N'est-ce pas un début de solution ? Les Princes n'auront pas d'argent supplémentaire à dépenser. Je prends seule l'entière responsabilité de ce geste. Je suis intimement convaincue que si l'on partage selon les besoins stricts de chacun, tout le monde pourra en tirer un avantage... »

Les militaires demeurèrent pantois devant cette déclaraton, alors que les Dockers autour de la comtesse Adriano, éberlués par cet élan de solidarité, se demandaient si elle était sérieuse. On pouvait lire dans le regard de cette belle jeune femme qu'elle était on ne pouvait plus décidée. Ce regard qui brillait de détermination se refléta tout en bas dans celui de Ruthilius, comme pour rallumer une étincelle d'espoir en lui. Était-ce la solution ? Du moins si plusieurs nobles agissaient comme elle... peut-être que Nordkia serait sauvée... ?

Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Petite pinocchio (Anya P.)


RPG
Âge : 22
Groupe: Docker
Inventaire: Du matériel à marionnettes, des fils et l'aiguille

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Dim 9 Aoû 2015 - 22:52

J’étais complètement à côté de la plaque. J’étais perdue, embrouillée, le son me parvenait étouffé, comme si je me noyais lentement …J’étais encore abasourdie de l’intervention de cette inconnue. Les jets de pierre avaient été plus violents cette fois ci , et plus longs. Beaucoup plus que d’habitude. Une marée humaine avait décidé de passer leur nerfs sur moi, ce qui en était la raison. Cette pluie de pierres m’avaient affaiblie, rendant plus douloureux chaque jet supplémentaire. Je me voyais déjà mourir, ma vue s’obscurcissant, mes membres paralysés. Mon crâne me lançait des douleurs aiguës insupportables . Alors que je perdais connaissance sous ce tonnerre de cris, un autre, plus fort encore, m’empêcha de lâcher prise. Soudain, miracle, cette pluie incessante s’estompa, pour finalement disparaître. Celle qui avait hurlé me tendit la main et m’invita à me lever. Muette, je m’exécutai, étourdie. Étourdie des coups et de son geste. Était-elle en train de m’aider ? De me secourir ? J’ignorais qu’il y avait encore des gens ici capables de faire ça. Mais une peur profonde me laissa sur mes gardes. J’avais trop enduré pour faire confiance sur ce simple fait. Peut-être n’avait elle fait cela que pour mieux me faire souffrir et trouver le moyen de m’humilier davantage. C'était dur, méchant dirait on de penser ainsi, mais ce n'était pas la première fois que l'on me faisait ce genre de coup. Et cela n'avait pas été le pire...c’était mon quotidien. Oui, il valait mieux ne pas chanter tout de suite.

Cette jeune femme débordant de courage et de confiance s’adressa bien fort à la bouillonnante assemblée. Elle appela d’un discours énergique, à se rassembler car ce convoi était une farce de provocation, des imbéciles voulant nous amener à nous déchirer. Elle ne voulait pas que l’on oublie notre détermination à faire accepter nos doléances. De façon insolente, elle toisa l’Elite qui s’était permis de poser ses sales pattes sur la brunette. J’étais rassurée qu’elle soit sauvée. Ce type me faisait vraiment vomir. La jeune femme aux cheveux de feux le bravait de son regard et soutint mes paroles tout en clamant qu’elle n’avait pas peur. J’étais perturbée, la chaleur monta à mes joues. Jamais on ne m’avait soutenu de cette façon. J’étais si peu habituée à la bonté que cela m’en donnait le tournis. Je restais muette, toujours sur le qui-vive, j’avais tellement peur que la situation se retourne et qu’elle en profite pour me jeter en pâture à la foule. En même temps, cette jeune femme dégageait quelque chose de tellement sympathique…je ne savais pas comment me comporter, quoi lui dire…En tout cas, la foule savait quoi lui répondre et elle eut le droit à une salve d’applaudissements de sifflements. Ouah. Cette inconnue m’impressionnait vraiment. Pour me soutenir comme ca , elle ne devait pas me connaitre, c'est sûr...sinon, elle aurait suivi le mouvement...j'étais tellement méprisable...moi même je le pensais parfois. Mais peut être que non, peut être était ce quelqu'un de vraiment bien, et c'était bête, mais je voulais m'accrocher au petit espoir qu'elle représentait, cette petite idée d'être acceptée , rien que pour une journée.

Mais visiblement une personne n’était pas du même avis, et lui fit savoir qu’elle se trompait. Sa voix hautaine me fit atterrir brutalement de mon petit nuage, un frisson me parcourut le corps, de la même désagréable manière que l’intervention de ce sadique. L’encapuchonnée affirma que la sauveuse avait une vision bien simpliste d’Antahorey, tous les Elites n’étaient pas les mêmes, qu’ils se faisaient piéger par les princes. Le plupart « n’étaient rien de plus que des prisonniers au même titre que les Dockers » . Elle expliqua cette phrase choc par le fait qu’ils étaient pieds et poings liés par la menace de ces derniers,, qu’ils ne pouvaient affronter sous peine de sanctions terribles. Son discours m’intéressait , j’étais toujours, même dans les pires situations, saisi de curiosité dévorante. Il n’y avait pas une once d’hésitation dans sa voix…Etrange. Comme témoignant d’un vécu. Et une étendue de connaissances surprenante de ces hautes sphères... Il y avait un fond hautain, désiré ou non ? qui était-elle ? Pas vraiment des Elites qui les soutiennent. Je voulais bien croire ce qu’elle racontait. Mes paroles animées étaient surtout adressées aux princes et à leurs fichus envoyés. Mais quelque chose m’énervait dans ce qu’elle disait. Ce n’était pas comparable. Bien sûr qu’il y avait des élites qui devait se plier aux règles, il n’y avait pas de « méchants gentils ». Mais pouvait-elle seulement comprendre leur exaspération ? Ils n’allaient quand même pas plier l’échine et accepter leur condition surtout quand ceux-là se pavanaient. Ils n’étaient que des insectes. Ces princes détenaient entre leurs doigts le simple droit que l’on puisse respirer. Ils avaient assez de l’humiliation quotidienne… Pourquoi devraient-ils détenir leur nourriture ? Ils n'étaient pas des animaux ! Je continuais quand même à l’écouter lorsqu’elle sortit « il n’ y avait pas de richesse sans pauvreté » Hein? Cela me sortit pas les yeux. Qu’est ce ca voulait dire ? Tss.. Alors quoi ? ils devaient continuer à lécher l’eau dégueulasse encore restante ? grignoter les os volés du voisin? Ou pire encore, finir par dévorer ses propres amis....Il y aurait toujours de la pauvreté, certes, mais pourquoi ne pas la réduire justement ? Est-ce qu’elle savait au moins ce que cela faisait de ne pas dormir parce que son estomac la tordait de douleur ? est-ce que qu’elle savait ce que cela faisait de dépendre de gens capricieux voulant bien leur déverser leurs besoins vitaux selon leur bon vouloir ? C'était un droit qui devait leur appartenir.

Soudain, tout cela se passa très vite. Elle fut aspirée par le sol et balancée sur l’Elite avant qu’un inconnu se mette en position d’attaque. Mais ma joie fut vite évaporée car ce dernier coinça sa lame sous sa gorge. Ah. Je pestais. Bon sang ce salaud était intouchable. Un coup tiré par l’autre colonel fit valser l’épée de l’inconnu , se plantant pas très loin de là où je me trouvais si je n’avais pas effectué un mouvement de recul. ah évidemment, ils étaient deux !...L’envoyé princier reconnut l’encapuchonnée comme une ancienne duchesse. Ah. C’était on ne peut plus explicatif. Ce sadique avait l’air de s’amuser de son discours et, ne fit que déclamer tout fort ce que je pensais déjà .Pas besoin de m’éclairer. Bien d’autres avaient déjà compris. La réaction du militaire borgne me fit sursauter. Il pointait un revolver sur ma sauveuse ! Tout autour de moi, on se mit à crier en reculant. Non, je n’allais pas laisser faire ça ! Je n’avais pas su lui dire merci. J’eus une idée. Folle. Mais c’était la seule façon de lui exprimer ma gratitude. Je la poussai un peu et fit bouclier, puis plaçai une de mes marionnettes devant. Cela n’allait pas absorber le coup pour autant. Mais je préférais être atteinte plutôt qu’elle. Ma vie ne comptait pas. Le plus jeune voulut arrêter son geste. Le pauvre...le seul censé parmi cette bande d'idiots. La tension était à son comble. Un coup de plus et Nordkia allait basculer dans la guerre civile. Une voix féminine apparut alors de nulle part. Une femme richement vêtue se tenait debout sur une estrade. Sa beauté était à couper le souffle. Mais ce qu’elle dit ensuite me le coupa plus encore. Se présentant comme la comtesse Adriano, cette Elite au charisme impressionnant était horrifiée de nos conditions, que nous méritions autant le respect, puis-qu’après tout nous faisions partie du même peuple. Aha. Ca ils l'oubliaient vite n'est ce pas?

-C’est pourquoi je fais donation à Nordkia de tous les vivres de mon compté !

Mon visage d’ordinaire impassible se défigura à la seconde de cette déclaration pour lâcher un oh de surprise. QUOI ? Hallucinait-elle ? Une Elite faisant de la charité ? C’était une plaisanterie ? Les milliers d’yeux rivés sur son visage sublime faillirent sortir de leur orbite. Le brouhaha fut à son comble. Certains riant, d’autres doutant, ou bien se questionnant. Etait-ce bien réel ? Ils n’avaient jamais vu chose pareille. Et si c’était encore un piège ? Je me posais les mêmes questions. Mais les colonels avaient l’air tout aussi surpris par sa déclaration, mêmes irrités. Je riais. Cela me faisait plaisir. Cela devait valoir l’équivalent d’une gifle sur leur sale tronches, Et puis, plus je réfléchissais, plus cela me paraissait véridique. Moi dont le mensonge et la comédie était presque devenu mon second souffle,, je me trouvais devant une femme dont sa voix dégageait tout sauf de la plaisanterie selon moi. Oui ca serait un début de solution. Mais il fallait continuer de tenir tête pour ne pas se laisser dominer par ces princes.

- je crois qu’elle est sérieuse, on devrait la soutenir .Visiblement cela ne fait pas plaisir à ces deux crétins. Elle et nous on pourrait faire une sorte de poids contre eux. Et puis si tout vient de sa poche, les Princes n'auront rien à redire. Je crois que c'est notre seul espoir.

dis-je en direction de ma sauveuse. Je voulais parler mais je n’osais pas. Ma lapidation était encore fraiche , intervenir de nouveau me promettait surement à une marée d’autres débris. Je n’eus pas besoin. Une voix perça l’assourdissant brouhaha

-VIVE LA COMPTESSE ADRIANO !

Les hurlements d’applaudissements qui suivirent furent si impressionnants qu’ils firent vibrer les murs alentours et la fragile estrade ou était installé le convoi . Plusieurs objets en équilibre sur les toits se brisèrent. Un tremblement de terre était une blague à côté. Ah leurs tronches...c'était tellement drôle! Bien fait pour ces tous permis. J’espérais intérieurement que mes observations étaient bonnes, et que cette comtesse était réellement sincère. Quoiqu'il en soit, je me battrais jusqu'au bout.


Résumé :):
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Speed Racer (Néo Collins)


RPG
Âge : 24 ans
Groupe: Docker
Inventaire: Outils - Barre de fer téléscopique - Clés de sa Skooth

MessageSujet: Re: Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]   Mar 11 Aoû 2015 - 23:04

« Comme vous êtes touchant … » C’est ce que ce serpent de Nagisa avait glissé à Neo avec moquerie, visiblement amusé par son élan d’héroïsme. Le Docker ne releva pas, laissant ce maudit militaire là où il était. Olivia avait levé un regard un peu perdu vers lui tandis qu’il relâchait doucement son étreinte. Maintenant qu’ils étaient débarrassés de cette désagréable menace, ils se détendirent peu à peu. De plus les paroles de Lysa avaient permis à toute l’assemblée d’être davantage en confiance devant ce convoi d’Anathorey. Au milieu du tumulte agité des Dockers en émoi, Neo n’avait pas peur. Il sentit la main d’Olivia se serrer autour de la sienne, comme si elle cherchait à se rassurer. La tête baissée et l’air désolé, elle déplora le gouffre qui semblait se creuser plus encore entre les peuples d’Anathorey et de Nordkia. Pourquoi les deux cités se déchiraient-elles ? N’y avait-il pas une autre voie à suivre ? Neo l’imita et serra à son tour la main d’Olivia dans la sienne.

« Ne sois pas si pessimiste » dit Lysa sans se retourner. Les mains posées sur les hanches et le regard fiché droit devant elle, on sentait que sa fierté et son expérience de pilote lui permettait de garder les pieds sur terre malgré cette situation de crise.
« Nos adversaires sont ces militaires et la Princesse qu’ils représentent. Ceux qui mettent dans le même panier l’ensemble des habitants de la capitale sont ceux qui ne réfléchissent pas » Elle se retourna légèrement vers eux, et adressa un sourire rassurant aux deux compagnons avant d’ajouter, confiante :
« Et quand je vous vois ainsi tous les deux, je ne pense pas à une scission du peuple Ünik. Bien au contraire… » Surpris par cette remarque, Neo baissa les yeux vers Olivia, et vers leurs doigts mêlés. Alors qu’il voulut répliquer à Lysa, il sentit une main se poser sur son épaule :
« J’espère que tu sais te battre, Monsieur le prince charmant… » souffla la voix d’un garçon brun, aux cheveux ébouriffés.
« Hein ? » Il ne savait pas vraiment se battre. Il avait bien fait la guerre, mais plus jamais il ne voulait utiliser ses mains pour un autre travail que la mécanique. Ôter la vie d’autrui, il n’avait jamais pu le faire. Encaisser les coups violents d’un maître d’arme, d’un grade supérieur dans l’armée, ça l’avait dégoûté de ce que les muscles et les membres des corps Üniks pouvaient faire. Son ami Tobias avait beaucoup souffert, ils avaient tous les deux ainsi que tous les Dockers présents au front, été humiliés et traités comme des chiens galeux servant de vulgaire chair à canon. On leur avait volé leur dignité, leur Unicité, leur qualité d’hommes… Se battre, ici ? Quelle idée. Plus jamais. Plus jamais il ne se battrait pour une cause qu’il ne soutenait pas, qu’il ne comprenait pas, qu’il ne connaissait pas.

Neo n’eut pas le temps de répondre, cet inconnu armé d’une épée plutôt voyante s’était déjà élancé discrètement vers sa cible : Nagisa. Parce que c’était lui son objectif ? Ce type était complètement fou. Pendant qu’il approchait, une jeune femme dont le visage était couvert par une épaisse cape sombre prit la parole. Elle tenait à ce que l’on ne fasse pas l’amalgame entre l’Élite et les Princes. Selon ses dires, les nobles subissaient aussi beaucoup les décisions des Princes. Des sifflements, des hués s’ensuivirent, pourtant elle ne cessa pas de parler. Mais sa dernière phrase mit le feu aux poudres. La richesse ne peut exister sans la pauvreté ? Neo soupira. Voilà quelque chose qui ne voulait strictement rien dire. Il y avait de l’idée, pas d’ombre sans lumière, pas de fumée sans feu. Mais c’était un superbe exemple de phrase toute faite que même un benêt dans son genre n’aurait osé prononcer ici, à Nordkia. A croire qu’elle se moquait des Dockers, à leur nez et à leur barbe. Lysa elle aussi avait soupiré, mais elle n’avait fait aucun commentaire. La foule autour d’eux s’en chargeait déjà bien. Cette pauvre fille se faisait traiter de tous les noms. Une aristocrate délicate se serait déjà évanouie à l’écoute de tant de grossièretés.
« Si c’est pour dire des conneries pareilles tu f’rais mieux d’la fermer, poltronne ! » lançait-on çà et là.

Nagisa eut tôt fait de remettre à sa place l'importun qui avait osé le défier. Tout s'était passé si rapidement qu'il s'était retrouvé derrière lui, et menaçait de l'égorger. Neo n'avait cependant pas remarqué l'appel que lui avait fai le garçon avant de se lancer sur son adversaire. De toute manière il ne lui aurait été d'aucune utilité, avec un bras blessé et aucune arme sur lui. Neo ne voulait plus se battre.

Il y avait cependant des choses bien plus importantes sur lesquelles se concentrer. Alors que cette Elite encapuchonnée se faisait insulter, Lysa s’était crispée et n’avait plus bougé du tout. Neo leva les yeux vers l’estrade et vit avec stupeur que le colonel Valareth, le borgne sinistre qui n’avait rien dit depuis le début de l’assemblée, pointait droit sur Lysa un énorme revolver. A le voir viser malgré son œil mort, on aurait dit un démon assoiffé de sang qui se délectait des derniers instants de sa proie. Lysa tremblait très légèrement, et tâchait de contenir du mieux qu’elle pouvait la peur qui s’était emparée d’elle et qui aurait poussé un esprit plus faible que le sien à la fuite. Mais la Collins était fière, très fière, plus fière encore qu’une duchesse, plus noble et appliquée qu’une princesse, elle était le fleuron des pilotes de Nordkia et entendait rester digne jusqu’à la fin.
« VOUS ! » hurla une voix que Neo connaissait bien. Betty Collins, sa mère, arrivait en trombe, l’air plus en colère que jamais. Elle pointait du doigt l’arrogant colonel, qui d’un simple geste pouvait tous les tuer :
« Baissez immédiatement votre arme ! Cessez de menacer ma fille ! Je vous interdis de vous en prendre à mes enfants !! » s’égosilla-t-elle, alors qu’elle vint se positionner devant Lysa, et derrière les marionnettes étranges que cette fille, Anya Peters, que Lysa avait aidée à l’instant, plaçait devant elle à l’aide de son Dzêta. Neo serra davantage la main d’Olivia dans la sienne, et sentait son regard pétiller d’appréhension. Ils faisaient bloc. Tu as vu, Oli ? On ne se déchire pas, au contraire : on est tous alliés !

La main que Ruthilius posa sur le canon de son colonel de camarade permis à Lysa, Anya et Betty de souffler un gros soupir de soulagement. Elles ne se feraient pas sauter la cervelle aujourd’hui. Ce jeune homme tout vêtu de blanc venait de les sauver. Neo, qui avait un peu tremblé lui aussi, se détendit à son tour, tout doucement, et osa un regard vers la jeune Keegan. Il lui adressa un très discret sourire en coin, qui se voulait complice et rassurant. Que penserait Marta de tout ce tumulte provoqué par la famille Collins ? Voilà qui ne lui promettait pas forcément une très bonne image du côté de la famille d’Olivia. Aussitôt Neo se demanda pourquoi il pensait à ça en ce moment même.

Les militaires débattaient ardemment sur l’estrade. L’un voulait négocier avec les Dockers, l’autre tout bonnement les faire taire. Autour, les habitants de Nordkia commençaient à s’impatienter. Les visages se crispaient, les mâchoires se serraient, et les poings commençaient à démanger. Si cela continuait, une émeute monumentale serait lancée et il y aurait sans aucun doute des morts. Que faire de Nordkia, la pauvre Nordkia, la sale Nordkia, qui n’était plus qu’un déchet, un boulet attaché à la cheville exsangue d’Anathorey ? Ils étaient dans l’impasse…
Alors, une comtesse, nommée Adriano, proposa une solution qui souleva autant de doutes, d’interrogation, d’espoir et d’envie que les Docks en oublièrent presque la violence dans laquelle elles avaient failli basculer. Elle offrait à Nordkia, aux Dockers, l’ensemble des biens et vivres fournis par les princes dans le contexte guerrier. Elle, une noble, leur donnait ce que le gouvernement lui-même leur refusait.
Lysa échangea un regard interloqué avec Anya, tandis que Betty descendait de leur piédestal pour se retrouver aux côtés de Marta, et déblatérer à toute vitesse tout ce que cette révélation soudaine lui faisait passer par la tête. Un peu plus et elle tomberait en syncope !

Neo tourna vers Olivia un regard un tantinet étonné, avant de lui sourire sincèrement, désarmé par son grand regard ambré. Il caressa doucement le dos de sa main avec son pouce, avant de lui dire à voix basse :
« Comme quoi tout arrive… »

Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Partie II Event - Nordkia se soulève ! [Groupe de Nordkia]
» Partie II Event - La forêt se meurt [Groupe de Nemoto] FIN
» [Event] Gehenna Battle - Premier Groupe d'Attaque !
» [Terminé] Event- Les Landes Rocheuses (Groupe n°5)
» EVENT CITIZEN ✖ Camping : groupe du montage des tentes
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Origins :: 
Urban City
 :: Nordkia
-