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Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]

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MessageSujet: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mar 15 Sep - 17:01


L'air brûlant étouffait la demoiselle, l'astre de feu, si loin, semblait vouloir la rôtir sur place, tout n’était que brûlures. Chaque mouvement lui arrachait une grimace, les plaies étaient presque toutes refermées mais certaines peinaient à cicatriser. La plaque en métal avait heureusement protégé ses organes vitaux, une chance quand on sait le nombre d'impacts et de coups qu'elle avait reçu durant cet instant de folie qui l'avait poussé au coeur du champ de bataille. Pourtant la demoiselle ne regrettait pas. Elle avait défendu leur droit à la liberté et avait participé à cette victoire. Dans un soupir la Cyborg repoussa la capuche de sa longue cape sombre, parant la lumière de sa main pour pouvoir observer au lointains. Persuadée que l'offensive des deux camps ne serait pas la dernière ils etaient plusieurs à avoir décidés de mener une ronde autour de la ville en ruine, des postes d'observation avaient également été approvisionné en eau pour que les Qantiks puissent y rester de longues heures. C'est à un de ces postes que Diya avait choisit de se poser. Incapable de faire de trop grands efforts pour le moment elle voulait cependant se rendre utile. Le Fauvex à ses coté grogna en changeant de position une énième fois :

" Comment fais tu pour supporter une telle couche de vêtements avec cette chaleur ! J'ai si chaud que je préférerais qu'on me tonde !"

La jeune femme pouffa en donnant une caresse amicale à son compagnon :

" Ne dis pas de telle sottises Mamoru, je pourrais te prendre aux mots. Si on manque de vivres on pourra toujours manger du Fauvex rôti au soleil du Sidhe. Tu aurais si fière allure !"

Le canidé lui renvoya un regard amusé avant de ronchonner :

" Méfie toi que je ne décide pas de te dévorer avant cela, stupide mi-Ohm, sans tes gadgets tu serais totalement à ma merci."

Haussant les épaules la jeune femme se pinça le ventre en rétorquant :

" Tu n'aurais guère grand chose à manger mon ami mais essaye donc, cela pourrait être amusant."

Le Fauvex se leva et s'ébroua avant de s'avancer vers la limite de leur cachette. L'immeuble en ruine se trouvait proche de l'entrée sud de la ville. Composé de cinq étage dont deux s'étaient à demi écroulés il ne restait rien de sa majesté d'autrefois. Diya et Mamoru se trouvait au deuxième étage, profitant de l'ombre bienvenue de l'étage supérieur tout en ayant une vue dégagée sur les alentours. Si quelqu'un entrait dans la Cité Neutre par ici elle ne pouvait le manquer. La demoiselle sortit de sa sacoche des morceaux de viandes séchées et une des cinq gourdes qu'elle avait emporté. Elle posa deux lamelles rouge devant le Fauvex qui pesta à voix basse mais lui épargna une de ses nouvelle plainte contre cette "nourriture infâme", selon lui. La Cyborg aux longs cheveux émeraudes n'en était pas fan non plus, mais tant que cela suffisait à les nourrir elle ne pouvait se permettre de demander plus en ce temps de crise. Elle regrettait cependant les bons petits plats de Merybel et le confort du Dernier Paradis, l'auberge qu'elle avait hérité de sa grand-mère. Elle eut une pensée pour Mathias qui avait préféré aider à la reconstruction plutôt qu'aux rondes, il avait finalement réussi à s’intégrer au sein des Qantiks, bien qu'aucun ne connaisse son statut d'Elite. 

Une ombre apparut soudain à la périphérie des murs et les oreilles du Fauvex se dressèrent. Signalant à Diya que ce n’était pas une personne connues des lieux. Sortant une paire de jumelles prêtées par un I.A. la jeune femme braqua l'objet sur l'inconnu. La chaleur du désert faisait onduler l'image, ne lui permettant pas d'être tout à fait sûre de ce qu'elle voyait. Ramassant ses affaires, la jeune femme bu une dernière goulée d'eau et se redressa péniblement. Mamoru la suivit sans poser de question. La demoiselle n'avait pas besoin de préciser qu'elle voulait aller à la rencontre de la personne, les deux compagnons se connaissaient suffisamment pour se passer de mots dans ce genre de situation. D'un bond la demoiselle passa au dessus d'une faille dans le sol et se laissa glisser le long de l’échelle de sécurité qui menait au bas de l'immeuble. Loin d'avoir retrouvé sa souplesse d'avant elle se forçait toutefois à travailler ses mouvements, sans forcer, afin de rapidement retrouver ses pleines capacités. Prenant un rythme soutenu elle gagna rapidement l'endroit ou elle avait aperçu l'ombre, demandant par signes à Mamoru de contourner la personne au cas ou elle serait armée et dangereuse. Quand elle vit que le Fauvex était en place elle s'avança, sortant de l'ombre des bâtiments, et se dirigea droit sur l'inconnu. Ayant rabattu sa capuche sur son visage la seule chose qui dépassait de la cape était sa longue tresse qui pendait mollement sur son épaule. D'une voix neutre elle demanda, ne pouvant que masquer la curiosité et l'inquiétude dans sa voix :

" Vous semblez perdu, puis je vous aider ?"
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mer 16 Sep - 2:03

A bout de souffle, Sylver avance doucement parmi la pénombre hostile du tunnel. Il n'en peux plus... Voilà des heures qu'il aire ainsi. Combien ? Il ne saurait le dire, tant il a perdu la notion du temps... Mais comment ne pas devenir fou ? Seul, encadré par des couloirs étroits et parmi lesquels toute trace de vie semble avoir déserter depuis bien longtemps... Pourtant, il ne devrait pas être bien loin. Ce passage débouche forcément quelque part, se convainc-t-il incessamment. Du moins... Il l'espère. Puis à nouveau, il hoche la tête, alors qu'il tourne pour la énième fois à l'unique angle qui se propose à lui. Jamais son meilleur ami ne l'aurait abandonner à un tel sort.
Las des efforts qu'il à fournit ces dernières heures sans s'arrêter, le jeune Qantik décide de se laisser séduire par une courte pause. Cette obscurité constante devient peu à peu angoissante, elle aussi Néanmoins, il refuse de se laisser impressionner. C'est donc abattu, qu’il se laisse tomber sans résistance sur le sol humide. Mais rapidement, ses paupières se révèlent être lourdes. Très lourde...

Quand Sylver émerge brutalement de son sommeil, la chaleur des rayons de soleil caresse agréablement son visage. Il n'est plus habitué à une telle clarté. Tellement, qu'il ne parvient pas à réaliser immédiatement ce que tout cela signifie. Le temps que ses yeux se réhabituent à la lumière, il parvient enfin à les ouvrir. Et alors, un sentiment très agréable envahit le corps du jeune Qantik.
Son cœur se revigore subitement, tandis qu'un élan le pousse à redoubler de plus belle. Et dire... Qu'il était tout près du but ! Il ne peut dissimuler le rictus de satisfaction qui s'empare de son visage. Cette longue et pénible marche se termine enfin.

N'ayant pas peur de ce qui peut l'attendre au bout de cette lueur, Sylver entame un dernier sprint. Cela fait bien longtemps qu'il ne s'est pas défoulé ainsi. Mais rapidement, ses pieds quittent un sol dur et froid... Pour fouler un sable fin et chaud.
La chaleur qu'il trouvait agréable il y a tout juste quelques minutes, devient aussitôt insupportable. Et alors... Le garçon revient immédiatement à la réalité. Il n'a aucune idée d'où ses pieds l'ont emmené. Mais il n'est pas idiot... Et il sait que rapidement, la nature aura raison de lui. Une idée qui ne lui plait guère, mais qui s'est souvent trouvée être un fait.
Il observe alors ce qui l'entoure... Pour apercevoir avec soulagement des ruines se distinguer parmi l'étendue infini de sable. Déterminé, il reprends sa marche en leurs directions. Mais ses pas sont ralentis par le sable. Sa patience atteint ses limites. Fort heureusement, quelques mètres le sépare de sa destination, qui grossit à vue d’œil. Si bien, qu'il ne tarde pas à distinguer un grand bâtiment... Qu'il envisage aussitôt comme lieu potentiel pour son prochain refuge.

Une grande sérénité le submerge alors qu'il arrive à la hauteur de son objectif... Enfin, il va pouvoir se reposer un peu ! Toutefois, cette perspective se montre de courte durée. Une silhouette vient brusquement se dresser face à lui.
Instinctivement, Sylver laisse glisser sa main sur son flan gauche. Mais le vide qu'il trouve à la place le ralentit un instant. Ce qu'il cherche, il ne l'a tout simplement plus... On l'a séparé de son katana, ce qui le rends plus vulnérable que jamais. Comment... A-t-il pu omettre un détail aussi important ? Tout en gardant son sang-froid, il jure. Car il lui en faut plus, pour l’impressionner.
Après tout, que risque-t-il ? Quand bien même il n'est pas armé, il sait se défendre. Et puis... La petite silhouette qui se dresse face à lui, n'a pas grand chose de menaçant. C'est même... Plutôt le contraire.
Décidant de ne lui prêter aucune attention, il va pour passer son chemin quand elle brise le silence.

"Vous semblez perdu, puis-je vous aider ?"

Sylver ne fait rien pour dissimuler son agacement.

"Pousse-toi, Gamine..."

Il force alors le passage et la bouscule sur son chemin, sans même prendre la peine de se retourner.
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mer 16 Sep - 13:50


Détaillant l'homme qui semblait aussi épuisé qu'ennuyé de la voir, Diya attendit qu'il approche. Contrairement à ce qu'elle pensait il ne s'arrêta pas à sa hauteur et se contenta de l'ignorer totalement, allant jusqu'à la bousculer et la traiter de ... Gamine ?! Diya tiqua, au vue de ses traits il n’était sans doute pas beaucoup plus âgé qu'elle, malgré qu'elle soit contrainte de garder l'apparence de ses dix huit ans à jamais. Son sourire disparut, laissant place à un rictus neutre. L'inconnu ne lui paraissait pas particulièrement hostile, mais elle ne pouvait le laisser poursuivre ainsi. Accélérant le pas elle alla se replacer devant l'inconnu et croisa les bras, campant sur ses position, cette fois ci elle ne le laisserait pas passer. Ses mains invisible se mirent à fouetter l'air, agacées, créant une tension certaine dans l'espace autour de la jeune femme. Le Fauvex avait également quitter sa place pour venir se placer derrière l'homme en grognant, menaçant. Il n'attaquerait toutefois que si sa maîtresse lui en donnait la permission où si l'étranger témoignait de l'agressivité à son égard. Oubliant ses manière elle rétorqua froidement :

" Je ne sais pas ce que vous venez faire ici, mais avec une telle attitude vous n'obtiendrez rien."

Diya prit une inspiration pour se détendre. Peut être l'homme était il simplement tendu ? Ou le voyage l'avait il rendu aigri ? Pour autant elle ne pouvait se permettre d'agir avec une agressivité similaire à la sienne. D'un regard elle demanda à Mamoru, son compagnon animal, de cesser sa menace. Ce dernier s'exécuta, restant toutefois prêt à intervenir si la situation se dégradait. D'un ton plus doux la Cyborg demanda :

" Que venez vous chercher dans la Cité Neutre ?"

La demoiselle abaisse sa capuche, dévoilant les cicatrices du combats qui n'avaient pas encore totalement disparues, et laissa le soleil l'éblouir un instant avant de détailler l'étranger. Ses longs cheveux indigo ne manquaient pas d'attirer l'attention, pas plus néanmoins que ses yeux vairons, l'un aussi pâle que la neige qui couvre la muraille de roche, l'autre d'un bleu intense. Comment un être aussi coloré pouvait il avoir un comportement aussi sombre ? La jeune femme se demanda enfin pour quelle raison on pouvait décider de son plein grès de venir ici, à moins que ... La Qantik plissa les yeux, cherchant un détail qui appuierait sa théorie. Aucune trace de robotique n'était visible, c'était cependant la seule idée qui lui venait. Aucun Unik ou Hybrid ne serait venu délibérément au cœur du Sidhe, pas plus qu'un Paria. Son regard insistant était tout à fait déplacé, elle en avait conscience et arrêta là son examen visuel. Sortant de son sac une gourde encore intacte elle la lança à l'étranger, passant outre l'incident qui était survenu plus tôt :

" Vous devriez vous hydrater, le Sidhe n'épargne personne."

A défaut de pouvoir l'aider sans savoir ce qu'il voulait la Cyborg ne voulait pas avoir sa mort sur la conscience. Elle remarqua alors ses pieds, nus, que le sable du désert, et sans doute une longue marche, avait malmené. Nul doute que l'inconnu soit là par hasard, personne n'aurait décidé de traverser l'étendue aride sans chaussures adaptées. Il devait avoir fuit. Mais pour quelle raison ? La jeune femme aux yeux émeraudes ne pouvait empêcher son cerveau d'analyser chaque information qui lui parvenait.
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Jeu 17 Sep - 0:07

Rapidement, Sylver comprends qu’elle n’est pas parti pour se montrer coopérative. Au contraire, elle lui prouve immédiatement qu’elle n’abandonnera pas aussi facilement.
Dépité, le garçon laisse échapper un soupir. Comment va-t-il s’y prendre pour se débarrasser d’elle ? Voilà une question qu’il n’a pas pour habitude de se poser.

« Je ne sais pas ce que vous venez faire ici, mais avec une telle attitude vous n'obtiendrez rien. »

Ce à quoi il rétorque aussitôt.

« Cela tombe bien, je n’ai besoin de rien. »

Ce n’est pas pour autant qu’il va changer d’attitude.
Ce n’est pas parce que c’est une enfant, qu’il va se montrer un tantinet doux ou amical. Au contraire. Il en va du fait qu’elle le ralentit considérablement alors même qu’il n’a qu’une seule chose en tête : se reposer pour repartir au plus vite chez lui. A Urban City. Cependant, il reconnaît que l’agressivité n’est certainement pas la meilleure attitude à adopter.
Mais étrangement, la jeune fille semble perdre de son assurance… Non, ce n’est pas ça. Elle est certainement décontenancée de par l’agressivité dont il fait preuve envers elle. Après tout, il faut du courage pour aborder un inconnu aussi aigri que lui. A ses côté, l’animal grogne comme pour le dissuader de toute violence envers sa maîtresse. Et très certainement, pour conforter cette dernière au passage.
Il ne peut s’empêcher de se demander pourquoi elle se risque à autant insister. Mais il n’ouvre pas la bouche pour autant.
Aussi, elle l’interrompt dans ses pensées quand elle lui demande d’une voix étonnement douce.

« Que venez vous chercher dans la Cité Neutre ? »

A l’entente de la mention du lieu parmi lequel il se trouve, un rapide frisson de dégoût le parcours. Alors… Le voilà au paradis du déchet. Tout devient plus clair en une fraction de secondes.
Ne répondant pas à sa curiosité mal placée, il lève la tête au moment même ou la jeune fille hôte sa capuche. La surprise est de taille, quand il constate qu’elle n’est pas vraiment une enfant. Il en était pourtant convaincu. Des cheveux émeraude se dévoilent timidement à lui, noués en une tresse, tandis qu’il croise pour la première fois le regard de son interlocutrice. Cette dernière qui d’ailleurs, ne se prive pas de le dévisager entièrement. Pourtant, Sylver ne tique pas et tourne la tête en direction de l’animal étrange qui l’accompagne. Jamais… Il ne s’est autant senti observé. Et pourtant, il a l’habitude. Aussi, cela ne lui fait strictement rien de se sentir épié. Mais là… Un malaise s’empare de lui. Il ne peut se résoudre à la regarder en face. Pourtant, il lui en faut beaucoup pour être impressionné ainsi. Confronté à une lutte intérieure, il serre ses poings pour essayer au mieux de se contenir. Tellement, qu’il n’entend pas la jeune fille quand elle lui propose gentiment à boire.
Ce visage couvert de cicatrice… Il n’arrive pas à accepter. Pourquoi est-ce que cela l'atteint ainsi, alors qu'il ne la connaît pas... Et qu'elle ne fait pas partie des "siens" ? Sentant sa gorge se nouer, le jeune homme ne réussit guère à contenir la haine qui monte dangereusement en lui. Et puis, vient l’instant où il n’arrive plus à se contrôler.

« Quelle race minable, ce ne sont que des lâches ! Laisser les enfants se battre… Ils devraient avoir honte ! »
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Jeu 17 Sep - 2:56


Diya avait ignoré sa première réponse, stupide selon elle. Il se trouvait aux portes de la Cité Neutre, en plein désert, n'avait ni eau ni nourriture visiblement, et par rapport à sa précédente réaction plus d'arme non plus. Si l'on ajoutait à cela qu'il avait l'air éreinté et que ses pieds, nus, finiraient sans doute couverts de cloques s'ils continuaient à fouler le sable brûlant, alors ce n'était qu'encore plus évident. Puis vint sa réaction à l’évocation du lieu où ils se trouvaient. L'inconnu semblait tout sauf ravi, c’était visiblement le dernier endroit où il souhaitait avoir atterrit, remettant en cause les questions que se posait la demoiselle. Peut être était il plutôt Unik finalement, restait à comprendre comment on pouvait atterrir en ce lieu sans le vouloir. Laissant le soleil caresser ses traits, ravivant la douleur du combat, elle guetta avec consternation l'étrange réaction de l'homme à sa vue. De l'étonnement d'abord, puis une sorte de colère muette qui vint blanchir les jointures de ses doigts repliés. La Cyborg vit la gourde tomber au seul, soupirant. Heureusement cette dernière était resté fermée, si cet étranger avait su à quel point l'or bleu était précieux dans un tel environnement il aurait sans doute réfléchi à deux fois avant de la laisser choir ainsi. La demoiselle observa son visage se crisper tandis qu'un grondement sourd montait dans la gorge du Fauvex. Lui aussi avait sentit le changement d'humeur de leur interlocuteur. 

Face à l'attaque verbale, la Qantik se sentit soudain insultée, au nom de son peuple, par ces mots aussi virulents que faux. Surprise et vexée, à la fois personnellement d'être, à nouveau, abaissée au stade d'enfant, et globalement d'être caractérisée de lâche par un inconnu, les yeux de la jeune femmes s’obscurcirent sous le voile d'une colère insatiable. Serrant le grelot d'argent pour se contenir la demoiselle murmura, perdant la politesse froide qu'elle avait tenu à employer avant cela, de façon à peine audible :

" Tu te trompes. Tu es trop aveugle pour voir la réalité !"

Surprenant l'homme, la Cyborg traversa le peu d'espace qui les séparait d'un bond en avant et vint poser sa main sur sa joue avec douceur, sans lui laisser le temps de s'écarter. Les mains spirituelles brisèrent l'esprit de l'homme comme s'il s'agissait d'une coquille de noix, fragile, et passèrent outre ses défenses pour le plier à sa volonté. La vision pris vie sous forme de flashs, d'images rapides, parfois floues. Vint en premier le général Unik fou qui s'était suicidé pour les faire exploser avec lui sans une once de remords, emportant de nombreux innocents dans un bain de sang et de larmes. Puis plusieurs images, grisées, de la bataille qui avait opposé Hybrids et Uniks au cœur de la Cité Neutre. Dans ces dernières la demoiselle ne manqua pas de lui offrir la façon dont les Hybrids les avaient abattus de sang froid et celle, encore plus outrageante, dont les Uniks, sous les ordres du Prince, avaient tentés de détruire le peu de bien qu'il restait aux Qantiks, fonçant droit sur le lieu où femmes et enfants se cachaient, terrorisés. Elle ne montra pas la façon dont elle avait obtenus ses cicatrices, là n’était pas son but. Poussant son Sigma un peu plus loin, puisant dans ses forces, elle continua de lui montrer des souvenirs horribles que la guerre lui avait laissé. Ceux là même qui revenaient la hanter dans son sommeil, la privant de l'oublis. Le temps semblait s'être arrêté autour des deux Originaires, comme figé. L'air crépitait, comme instable. L’aboiement du Fauvex retentit, brisant l'échange :

" ça suffit !"

La Cyborg se recula brusquement, haletante. Elle avait forcé plus que nécessaire et un tiraillement soudain la fit vasciller. Portant sa main sous sa cape, elle la posa sur sa hanche, là où la douleur culminait. Lorsqu'elle la porta à sa vue, la demoiselle serra les dents. Une fine pellicule poisseuses recouvrait ses doigts. Son rouge écarlate trahissait sa provenance, l'une de ses plaies avait dû se rouvrir. Laissant ce détail en arrière plan, la jeune femme porta un regard amer sur l'étranger, la voix affaiblie, mais portée par une haine pure, elle laissa échapper des mots durs :

" Si tu penses toujours que nous sommes lâches, que nous devrions avoir honte de nous être battu pour le peu que nous possédons, alors vas t'en. Fais demi-tour immédiatement car tu n'es pas le bienvenu chez nous. J'espère que le Sidhe aura raison de toi et que ta chair servira à nourrir une créature digne d'exister sans en rabaisser d'autres."

Les jambes flageolantes de la demoiselle menaçaient à tout instant de cesser de la soutenir. Elle qui avait cru s'être rapidement rétablie comprenait maintenant à quel point elle s'était trompé. Du coin de l’œil, la Qantik vit l'expression inquiète du Fauvex et le fit taire avant même qu'il n'ouvre la gueule :

" Je vais bien. Je ne partirais pas en le laissant errer dans NOTRE ville.Les autres ont suffisamment souffert comme ça. Je veux au moins leur épargner de nouveaux affrontement quand je le peux."

C'était un mensonge, bien entendu. Sa vision se troublait par intermittence, suivant le rythme déréglé des battements de son cœur. Cependant, cette douleur n’était rien comparée à celle qu'avait causé les mots de l'inconnu. La Cyborg ne regrettait pas de lui avoir montré à quel point il se trompait. Restait à savoir s'il comprendrait son erreur, ou s'il rejoindrait le troupeau de ceux qui s'aveuglent pour "la bonne cause".
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Lun 21 Sep - 12:07

A ces mots, la jeune fille change du tout au tout. Il comprend alors qu’elle avait contenu jusqu’ici toute la haine et l’agacement, qu’elle s’était déterminée à ne pas montrer. Aussi, Sylver laisse échapper son étonnement. Quelle force d’esprit !
Une grande appréhension s’empare aussitôt du garçon. Au moment où il croise le regard rouge de colère de la jeune fille, ses membres se figent immédiatement. Bien sûr, il est habitué à faire face aux guerriers des autres races, sans aucune pitié. Mais là… C’est totalement différent. Jamais… Un civil ne l’avait regardé ainsi. C’est habituellement de la peur, du dégout, de la crainte ou de la haine qu’il à l’habitude de voir dans leurs yeux. Mais jamais il n’avait vu la couleur de tous ces sentiments réunis.
Un simple murmure toutefois, le ramène à la réalité.

« Tu te trompes. Tu es trop aveugle pour voir la réalité ! »

Jugeant cette remarque complètement déplacé, il ne réagit pas. Il retrouve même ses esprits. Mais il n’a pas le temps de réagir qu’elle est aussitôt à sa hauteur. Là, elle pose délicatement sa main sur sa joue en empêchant de montrer toute forme de rejet. Le jeune homme, impuissant et surtout figé par une certaine appréhension, déglutit. Après tout, il n’a pas vraiment l’habitude de se retrouver dans une situation aussi embarrassante. A regret, il se surprend à penser qu'elle n'est pas aussi vulnérable qu'elle n'en à l'air.
Une sensation désagréable lui traverse cette fois-ci… Le crâne ! Comme si des mains le tiennent fermement, il se sent aussitôt incapable de se débattre. Pourtant, il arrive à bouger ses doigts. Seule sa tête semble être à la désagréable merci de la jeune fille.
Et puis des flashs, certains plus douloureux que d’autres, assaillent son esprit. Alors… Seulement là, d’innombrables scènes s’offrent à lui. Des scènes de bataille, avec de nombreux morts et blessés. Il discerne même parmi le lot son général et son immonde –il le reconnaît- sacrifice. Toutefois et malgré l'horreur et la dureté de toutes ces scènes, aussi insupportable soit-elles, il reste impassible.

« Ça suffit ! »

L’animal s’est soudainement interposé.
"Il...parle ?" s'interroge le jeune homme sans toutefois le relever.
Alors, la jeune fille s’éloigne aussitôt de Sylver, manquant de tomber sous ses pas mal assurés.

« Si tu crois que tu vas m’apprendre la réalité de la guerre, tu perds ton temps... »

Comme ignorant ces dernières paroles, elle lui jette amèrement.

« Si tu penses toujours que nous sommes lâches, que nous devrions avoir honte de nous être battu pour le peu que nous possédons, alors vas t'en. Fais demi-tour immédiatement car tu n'es pas le bienvenu chez nous. J'espère que le Sidhe aura raison de toi et que ta chair servira à nourrir une créature digne d'exister sans en rabaisser d'autres. »

Toutefois, ces menaces n’ont pas l’effet désiré sur le jeune homme, qui ne tarde pas à remarquer la maladresse de la jeune fille. Ce n’est qu’une question temps avant qu’elle ne s’écroule au sol, inconsciente. Le moment idéal pour se débarrasser d’elle, en somme. Mais sa détermination frappe le jeune homme et le décontenance à son tour.

« Je vais bien. Je ne partirais pas en te laissant errer dans NOTRE ville. Les autres ont suffisamment souffert comme ça. Je veux au moins leur épargner de nouveaux affrontement quand je le peux. »

La jeune fille est visiblement très mal en point. D’ailleurs, il lui semble apercevoir qu’une de ses plaies vient de se rouvrir. Mais elle le dissimule immédiatement sous sa cape, ce qui ne fait que confirmer ses soupçons.
"Elle aussi, est prête à tout pour protéger son peuple."
C’est ainsi qu’un sentiment étrange submerge Sylver. Jamais, il n’a encore éprouvé de respect pour un « adversaire ».
Ce qui ne l’empêche pas de rétorquer sèchement.

« Vas-y, dit-le. Ne te gène pas ! Bien d’autres l’ont fait avant toi. Oui, je suis un… »

Soudainement, il sent sa gorge se nouer. Pourquoi il n’arrive pas à le dire ?
"Je suis un monstre."
On ne fait pas plus simple, et il l’a toujours complètement assumé. Pourtant… C’est comme si le mot refusait de sortir. Il pose machinalement sa main sur sa poitrine droite. Le froid qui en émane lui laisse comme un arrière goût d’amertume.

« …Cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui. Mais… C’est le prix à payer pour protéger mon peuple. C’est… Ce que je suis. »

Il ne peut s'empêcher de se demander pourquoi il s'est ainsi confié. Cela n’a aucun sens. En repensant à ces dernières paroles, il peine à dissimuler son dégout. C'est comme si il cherchait à se convaincre lui-même, avant de la convaincre elle.
Fuyant toujours autant le regard de la jeune fille, il aperçoit soudainement la gourde par terre, à ses pieds. Il la ramasse alors, et ne met pas longtemps à déduire qu’elle doit appartenir à son interlocutrice.
Face à l’état de la jeune fille, qui se dégrade de plus en plus, il fait d’abord signe au compagnon de cette dernière. Après lui avoir montré, tant bien que mal, qu’il ne voulait pas lui faire de tord, il se rapproche doucement de sa maîtresse.
Là, il la force à s’assoir. Puis, il lui rend sa gourde et l’incite à se réhydrater.
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mar 22 Sep - 14:58


L’inconnu resta froid face à ses accusions, imperturbable au devant de la vision qu'elle lui avait offerte. Titubant, la Cyborg se maintenait debout tant bien que mal alors que la douleur envahissait sa hanche. L'étranger proféra de drôles de paroles, lui demandant de l'accuser d'un certain statut. Elle sentit le dernier mot dans son silence. Monstre. Un terme dur et aussi froid que ce qu'elle lisait en son regard. La main de l'homme se posa sur son torse, opérant un déclic dans l'esprit de la Qantik. Il était comme elle, ce fut sa seconde phrase qui lui permit de l'affirmer avec assurance. Tout devenait soudain clair. La raison de sa présence, sa haine envers le lieu, tout pouvait à présent s'expliquer. L'expression qui envahit ses traits la ramena des mois en arrière, quand elle même avait décidé d'accepter ce qu'elle était devenue, qu'elle avait quitté la Sylva pour se diriger vers la Cité Neutre, l'endroit ou elle pensait trouver un "chez-soi". Pourtant sans cette guerre jamais la demoiselle n'aurait trouvé sa place parmi les habitants de la ville en ruines. Tenant la blessure sous sa cape la jeune femme demeura immobile, économisant ses forces pour repousser l'homme s'il tentait de force à nouveau le passage. 

Elle fut étonnée, discernant à travers le voile de fatigue l'étranger qui venait de ramasser la gourde et se dirigeait vers elle. Mamoru ne grognait pas à ses cotés, les intentions de l'inconnu ne devait donc pas être mauvaises. Diya frissonna lorsque elle sentit la poigne de l'homme la poussant vers le sol. Elle ne put toutefois pas résister et se laisser lentement glisser vers le sable chaud. Quand elle fut assise l'étranger lui donna la gourde avec insistance et la jeune Cyborg en prit une gorgée. Ses yeux restaient braqués dans ceux, dépareillés, de l'étranger. Saisissant sa main après s'être redressée tant bien que mal, la Qantik déclara, à la fois sérieuse et amicale :

" Je ne pense pas tu sois ce que tu prétends être. Tu m'aurais déjà tué sinon."

Un doux sourire se dessina sur le visage de la demoiselle tandis qu'elle ajoutait, les yeux perdus dans le lointain :

" J’étais comme toi. J'avais ma petite vie, une morale toute désignée pour faire partie de la communauté dans laquelle je vivais. Un avis arrêté sur beaucoup de choses également. Et mon monde s'est écroulé, j'ai ouvert les yeux. Je ne peux pas t'en vouloir au final, j'ai mis tellement de temps à pardonner, à accepter ma nouvelle condition que je pourrais presque dire que je te comprends. Ce serait pourtant faux, chacun vit cet instant différemment. C'est à toi de choisir qui tu veux être à présent."

La jeune femme lâcha la main de l'homme et se rassit docilement. Le Fauvex s'était assis non loin, montant la garde, ses yeux curieux allaient de l'un à l'autre, comme s'il cherchait à deviner les mots et réactions avant qu'ils ne paraissent. La Qantik recentra son attention sur l'homme et lui tendit la main avec franchise :

" Je me nomme Diya. Si tu veux te reposer ici et récupérer de quoi rejoindre Antahorey je t'aiderais. Saches toutefois que tu ne seras jamais plus vu de la même façon là bas, que les personnes qui t'étaient proche te considéreront comme cet endroit, un tas de ferraille, un sous-Unik, avec autant de dégoût que t'en témoignes. Si tu es prêt à prendre le risque de te confronter à ta différence alors je te souhaites bonne chance."
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mer 23 Sep - 15:33

En cet instant, le regard de la jeune fille à l’égard de Sylver change du tout au tout.
Une énième fois, il se laisse alors décontenancé par cette étrange jeune fille. Mais cette fois-ci, il s’agit d’une première pour le jeune Qantik. Jamais il n’a lu dans un regard ce mélange de tristesse, de compréhension… Et de compassion ? A cette idée, il hoche aussitôt là tête. Tout cela… Ce n’est que de la pitié. Voilà tout.
Néanmoins, il ne comprends pas pourquoi elle se laisse faire sans protester. L’animal lui aussi, semble approuver la situation. Il ne s’est pourtant pas montrer tendre avec elle… Il aurait même pu la tuer. Enfin, c’est sans doute ce qu’il aurait fait s’il avait encore eu son katana et qu’elle aurait persisté à vouloir lui bloquer la route... Mais elle s’était interposée, ne pliant sous aucune menace, qu’importe la peur et le danger de la situation à laquelle elle se heurtait.
Un frisson le submerge aussitôt l’arrachant à ses pensées. Toutefois, ce n’est pas le dégout habituel qui est de rigueur, mais aussi simplement que cela puisse paraître… De la surprise. Un sentiment étrange, quand il constate qu’elle vient à l’instant de se saisir de sa main. Contrairement à lui, elle ne l’a pas quitté du regard pendant ce laps de temps. Totalement désemparé, il ne sait pas comment réagir mais s’efforce de ne pas le montrer.
D’une voix amicale, elle brise aussitôt le silence.

« Je ne pense pas tu sois ce que tu prétends être. Tu m'aurais déjà tué sinon. »

Aussi soudainement qu’il était parti, un frisson glacial vient à nouveau s’emparer de lui. Elle ignore à quel point elle est dans le faux. Cette phrase… Elle semble tellement convaincue. Mais si elle le connaissait réellement, elle n’insisterai pas ainsi. Il ne peut s’empêcher de songer à tous les innocents qu’il à tué par le passé. De sang-froid et sans aucun remord.
A ce moment-même, son général se matérialise devant lui. D'une voix nonchalante, il lui ordonne aussitôt de tuer la jeune fille aux cheveux émeraudes. Un haut le cœur envahit Sylver. Il sait. que ce n'est qu'une vision. Une "déformation professionnelle". Mais cela reste un ordre.
"Les ordres... Sont fait pour être exécutés."
Mais à ce moment, la jeune fille sourit, ayant au préalable détourné son regard. Elle n’aperçoit donc pas le malaise de son interlocuteur, qui fait tout son possible pour chasser cette désagréable vision qui hante son esprit.
Alors, les paroles qu’il craignait tant ne tardent pas à sortir des lèvres de son interlocutrice.

« J’étais comme toi. J'avais ma petite vie, une morale toute désignée pour faire partie de la communauté dans laquelle je vivais. Un avis arrêté sur beaucoup de choses également. Et mon monde s'est écroulé, j'ai ouvert les yeux. Je ne peux pas t'en vouloir au final, j'ai mis tellement de temps à pardonner, à accepter ma nouvelle condition que je pourrais presque dire que je te comprends. Ce serait pourtant faux, chacun vit cet instant différemment. C'est à toi de choisir qui tu veux être à présent. »

Intérieurement, il déglutit. Il en à assez entendu. Mais il se refuse de parler, regardant dans le vide à son tour. C’est ce moment qu’elle choisit pour lâcher sa main. Ayant totalement oublié ce détail, il profite de cet instant de lucidité pour s’éloigner discrètement. L’animal quant à lui, ne les quittent pas des yeux.
Aussi, le silence qui s’instaure à nouveau n’est que bienvenue…
"C'est le moment idéal pour partir. Avant que..."
Mais à nouveau, la jeune fille se manifeste, en lui tendant la main cette fois-ci.

« Je me nomme Diya. Si tu veux te reposer ici et récupérer de quoi rejoindre Antahorey je t'aiderais. Saches toutefois que tu ne seras jamais plus vu de la même façon là bas, que les personnes qui t'étaient proche te considéreront comme cet endroit, un tas de ferraille, un sous-Unik, avec autant de dégoût que t'en témoignes. Si tu es prêt à prendre le risque de te confronter à ta différence alors je te souhaites bonne chance. »

Il refuse catégoriquement, comme une bombe à retardement. Joignant le geste à la parole, il repousse brusquement sa main.

« Non ! ... Ne fais pas comme si tu comprenais ! »

Lui-même surpris par la spontanéité de ses paroles, il poursuit d’un ton bas. Hésitant malgré lui.

« Je dois y retourner. C’est mon devoir… Qu’importe ce qu’ils peuvent penser de moi. Je ne m’en suis jamais soucié, et ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer... »

Il la cherche du regard, sans oser bouger dans un premier temps.
Mais prenant son courage à deux mains, il se lève brusquement et sans aucune somation. Tout en hésitant, il reste un instant immobile et lui tourne le dos. Qu’est-il en train de faire ? Il l’ignore lui-même. C’est comme si tous ses repères ont subitement décidés de lui jouer un mauvais tour. Abattu, il baisse sa tête vers ses pieds nus.
Alors, il se ravise et se tourne à nouveau vers elle.

« Moi… C’est Sylver. »
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Jeu 24 Sep - 2:58


Un geste violent vint écarter la main tendue de la Cyborg. Elle demeura immobile, le laissant se décharger de sa haine. La demoiselle avait envisagé cette réaction aussi n’était elle pas surprise. Un sourire triste colora ses traits d'une teinte plus sombre dont la volonté d'aller vers lui s'échappa. Elle accueillit sa colère sans broncher. Bien sûr qu'elle ne pouvait pas comprendre. Ils n'avaient pas grandis de le même milieu, elle ne connaissait rien de lui ou des événements qui l'avaient amenés ici. D'un ton moins certain, l'étranger ajouta que l'avis des autres lui était égal, qu'il devait simplement y retourner. L'obligation sonna avec discordance aux oreilles de la demoiselle qui fronça les sourcils, fixant un point lointain sans le voir. Ses propres paroles résonnèrent à ses oreilles, vieilles de quelques années. Des "je veux rentrer !" accompagnés de " Ils ne verront pas la différences, ils finiront par m'accepter comme ça.". Et enfin des larmes, une douleur destructrice quand elle demanda pour la première fois à sa mère pourquoi les autres la rejetaient ainsi alors que malgré son opération elle était toujours la même, son cœur était resté Hybrid. Une larme glacée coula le long de la joue diaphane de la Qantik à ce souvenir. Tant de choses s’étaient passées depuis, elle était fière de ce qu'elle était à présent. Comme une chenille dodue ayant quitté son cocon pour déployer ses ailes, elle, avait regardé la vérité en face. Se dressant droite et fière face à tous ceux qui l'avaient dénigré.

L'inconnu aux cheveux d’améthyste  se leva, lui tournant le dos. Il allait partir ainsi, poussé par le vent chaud du désert. Diya chassa l'unique larme qui avait laissé sa peau humide d'un geste déçu. Pendant un bref instant elle dû se retenir de lui jeter la gourde en pleine tête dans un élan de colère. Il ne pouvait pas repartir ainsi, en ayant simplement laissé une petite part de lui dans la ville en ruine. Quelque chose dans son comportement poussait la jeune femme à chercher à en savoir plus sur lui. Peut être n’était ce que de la curiosité, mais la Cyborg refusait égoïstement de le laisser partir comme ça, en sachant qu'il ne survivrait pas longtemps au Sidhe dans son état. C’était comme le laisser courir vers une mort certaine, et ça, elle ne pouvait l'accepter. Les émeraudes de la Qantik s’agrandirent de surprise quand l'homme se tourna vers elle, lui offrant enfin son nom. Une multitudes de chemins s'ouvrirent alors sous les yeux pétillants de la jeune femme. Il n'était pas parti, elle avait encore une chance de le convaincre qu'il serait plus à sa place ici, peut être même de le libérer de cette rage qu'il paraissait contenir en lui. Souriant innocemment en penchant la tête de coté, la Cyborg lui lança :

" Moi c'est Diya. Bienvenue à la Cité Neutre Sylver."

Faisant abstraction de la douleur la demoiselle se releva et marcha vers lui, tenant fermement la gourde qu'elle alla plaquer contre son torse avec assurance tout en déclarant, autoritaire :

" Maintenant que les présentations sont faites, bois !"

Lui offrant une grimace ridicule entre l'amusement et l'insolence, la Qantik ajouta en se reculant un peu :

" Tu ne voudrais pas qu'une gamine blessée t'y forces quand même ? Ce serait risible."

Le regard de la demoiselle sylvestre se posa sur la peau de l'homme qui rougissait à vue d’œil, frappée par l'intensité des rayons de l'astre de feu. Sans lui laisser le temps de répondre elle lâcha la gourde, espérant qu'il la retiendrait et fit un pas en arrière tout en faisant un demi tour sur elle même, offrant son dos à l'étranger. Son bras se tendit vers un coin ombragé, un peu plus loin, qu'offrait un mur écroulé qui ne serait sans doute jamais reconstruit. Sans daigner regarder l'inconnu elle déclara, comme épuisée :

" Et si nous nous mettions à l'ombre avant que tu ne finisse en steak de Cyborg bien cuit ? J'en peux plus moi !"

Sans attendre la demoiselle se dirigea d'un pas maladroit vers la douceur de l'ombre. Le Fauvex jeta un regard acéré sur Sylver avant de suivre sa maîtresse en trottinant. Lorsque la Qantik arriva au lieu désigné elle s'y laissa tomber en soupirant de soulagement, posant sa tête sur la pierre froide du muret, et ferma les yeux. A nouveau il pouvait choisir de la suivre ou de quitter la ville avec la gourde quasiment pleine qui lui permettrait sans doute, s'il était assez résistant, de rejoindre une caravane marchande faisant route vers Anathorey. Sans un dernier mot. La jeune femme laissa un sourire flâner doucement sur ses lèvres. Cette journée était amusante.
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Ven 25 Sep - 1:26

Aussi étonnant que tout cela puisse paraître, la jeune fille l’a écouté sans broncher. Elle n’a même pas paru ne serais-ce un instant blessée ou vexée. Non. Elle s’est juste contentée de lui prêter oreille, sans rien tenter d’autre. De même que son animal de compagnie.
Mais au bout d’un moment, un sourire triste s’impose malgré sa retenue. Peu de temps après, c’est une longue larme qui échappe à son contrôle avant de dévaler lentement sa joue. Se résignant, elle s’efforce de l’effacer avant que son interlocuteur ne s’en rende compte. C’est pourquoi, elle ne tarde pas à prendre le soin de se présenter une nouvelle fois à lui, avant de se lever à son tour et de lui souhaiter la bienvenue.
Toujours aussi silencieux, Sylver la regarde franchir les quelques mètres qui les séparent. Mais derechef, la vision inquiétante de son général s’empare de lui. Contraint, il ferme sans réfléchir ses yeux tant la vision le ronge désagréablement. Il se retrouve rapidement en proie à une lutte intérieure. Et puis… Quelque chose heurte soudainement sa poitrine, le ramenant à l’ordre.
Quand il ouvre à nouveau les yeux, il ne voit que Diya. Cette dernière vient tout simplement de proposer à boire au garçon d’une manière quelque peu… Autoritaire.

« Maintenant que les présentations sont faites, bois ! »

Sur ce, elle recule légèrement. Intrigué, Sylver distingue aussitôt de l’amusement dans son sourire. Pour l’insolence, il ne la relève pas. C’est à peine s’il la remarque, tant cette attitude est naturelle chez lui. Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’attitude de cette dernière le ramène face à son général. Inlassablement, cette même vision persiste et se manifeste plus fréquemment. Il feint de l’ignorer, mais des contours désormais familiers commencent à se dessiner.
"Non… Pas encore !" Refuse-t-il tout en s’efforçant de ne pas laisser paraître son trouble.

«  Tu ne voudrais pas qu'une gamine blessée t'y forces quand même ? Ce serait risible. »

L’écho lointain de la voix joueuse de Diya le ramène une nouvelle fois à la réalité. Répondant à l’appel, il saisit cette fois-ci la gourde -qu’elle tenait toujours appuyé contre sa poitrine- tandis qu’elle s’éloigne un peu plus.
Sylver comprend soudainement. La chaleur a commencé à le ronger dangereusement. Aussi, il ne prend pas le temps de réfléchir, et s’empresse de boire, non sans manifester sa reconnaissance. Le bonheur, le bien-être qui le submerge alors est tel qu’il ne l’a jamais connu. Revigoré, il se rend compte bien trop tard qu’il a ingurgité, égoïstement, la totalité du récipient. Si bien… Qu’il ne sait plus ou se mettre.
Mais la jeune fille ne tique visiblement pas à ce détail, tant elle semble occupée à le dévisager. Cette fois-ci, ce sont ses bras rougissant qui sont la cible de son regard émeraude. Un instant, il se sent ridicule et s’empresse de baisser les manches de son sweat qu’il avait retroussées au niveau de ses coudes. Mais le mal est déjà fait.
Pour la première fois, elle lui tourne le dos avant de designer un mur ombragé… Visiblement un très bon remède contre le climat contraignant de cette région.

« Et si nous nous mettions à l'ombre avant que tu ne finisse en steak de Cyborg bien cuit ? J'en peux plus moi ! »

A ces paroles moqueuses, Sylver laisse échapper un rictus. Machinalement, il se ravise. C’est inquiet d’avoir laisser paraître ce signe de faiblesse, qu’il se rassure aussitôt en se disant qu’elle n’a rien remarqué. A moins qu’elle ai des yeux derrière la tête, naturellement.
Joignant geste et paroles, Diya a entamé sa marche maladroite vers sa destination, sous les yeux bienveillant de son compagnon. Pas un instant, elle ne se retourne ni se préoccupe du garçon. Rapidement parvenue à bout des quelques mètres, elle se laisse choir sur le sol et ferme délicatement les yeux. En réagissant ainsi, elle offre la possibilité à Sylver de suivre le chemin qu’il désire. Etrange… Elle qui à tant insister pour qu’il ne lui échappe pas, voilà que désormais elle lui laisse quartier libre.
Alors, il tourne les yeux en direction d’Anathorey. Mais tout ce qui s’offre à lui, n’est qu’une vaste étendue de sable à perte de vue… Ce n’est qui pas important, car il a déjà prit sa décision. Honteux, il regarde la gourde vide qu’il tient dans ses mains.
"Après tout, Anathorey peut bien attendre."
Intérieurement, il essais de se convaincre. Le garçon n’est pas bête. Il sait que s’enfuir maintenant, est tout sauf la bonne décision. Surtout, aux vues de son équipement actuel. Pauvre, pour ne pas dire inexistant… Il lui faudra être patient. Mais le jeu en vaut la chandelle, il en est convaincu. C’est juste… Très difficile à accepter.
Haussant les épaules, il marche aussitôt sur les pas de son interlocutrice. Sans hésiter. Il reste un moment silencieux, fidèle à lui-même. Mais il ne parvient pas à taire son agacement plus longtemps.

« Ca t'arrive souvent de t'accrocher comme ça, au premier inconnu ? »
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Ven 25 Sep - 17:46


La demoiselle écouta le silence, puis les pas de l'inconnu qui se rapprochaient de sa position et son sourire s’agrandit imperceptiblement. Le Fauvex à ses côté soupira avant de se laisser tomber dans la poussière, fixant l'étranger d'un air agacé avant de râler :

" Pourquoi tu perds ton temps avec quelqu'un comme lui ?"

Diya posa une main sur la tête de Momaru à l'aveuglette et ébouriffa sa crinière avant de le sermonner :

" Ne juges pas si durement quelqu'un que tu connais pas. Nous avons tous le droit d'être perdu, d'hésiter, de se tromper, mais aussi d'avoir une seconde chance."

Sylver était trop loin pour avoir pu entendre la discussion à voix basse qui précéda son arrivée. Et quand la jeune femme entendit sa réplique elle ne put s’empêcher de pouffer. Rouvrant ses yeux dont l'émeraude capta immédiatement la lumière, la Cyborg observa à nouveau l'homme avant de déclarer, feignant la moquerie pour cacher les regrets :

" Je ne veux plus porter le poids de morts inutiles sur mes épaules, et ton mauvais caractère aurait surement été accueilli avec moins de patience par les autres habitants de la ville. Heureusement pour toi je suis dans un bon jour !"

Diya laissa échapper un éclat de rire cristallin, poussant sur ses bras pour se redresser, elle resta néanmoins adossée à la pierre fraîche en ajoutant, amusée :

" Si tu veux partir je ne te retiens pas, mais je pense que tu as réalisé par toi-même à quel point ce serait une preuve d'inconscience."

Cette fois ci Diya quitta son appuis et se débarrassa de sa cape qu'elle tendit au jeune homme, dévoilant une robe immaculée cintré à la taille par un lien de cuir auquel pendait un fourreau. Une dague d'un noir charbonneux y était sagement rangée, preuve que la Cyborg pouvait se défendre si le Qantik aux yeux vairons changeait d'avis. Sa blessure avait imprégné le tissus d'écarlate, laissant une auréole qui se remarquait nettement, mais elle n'y prêta pas attention. Reprenant ce petit air autoritaire qui ne lui allait vraiment pas la jeune femme lui lança :

" Met ma cape et suis moi, on va aller récupérer de l'eau et des vivres ainsi que de quoi te vêtir convenablement. Mmh, je pourrais même trouver de quoi soigner tes brûlures si Elly n'est pas occupée..."

Le Fauvex montra les crocs, s'opposant fermement à sa maîtresse :

" Hors de question qu'il se promène dans Ishval, tu es complètement folle ! Et s'il décidait de se retourner contre toi ? De s'en prendre aux passants ? Tu y as pensé ?!"

La voix de la Cyborg fouetta l'air, faisant taire Mamoru :

" Je ne te demande pas ton avis. Il n'a pas d'arme, je n'aurais aucun mal à l'arrêter si quoi que ce soit advenait."

Du moins c'est ce dont la Qantik cherchait à se convaincre. Dans son état de fatigue, utiliser son Sigma pourrait la pousser à perdre connaissance, mais c’était un risque qu'elle était prête à prendre. Le Fauvex rabattit ses oreilles en arrière, signe qu'il était en colère puis il lui jeta, amer, avant de s'éloigner :

" Débrouilles toi avec lui, mais ne viens pas pleurer après !"

Se tournant vers Sylver son regard retrouva son aspect neutre, perdant l'éclat de colère qui l'avait possédé un instant plus tôt. C'était lui le principal intéressé après tout, alors autant lui demander son avis. La voix soupçonneuse de la Cyborg s'éleva :

" Tu ne chercheras pas à causer de tords à ceux qui vont t'offrir de quoi continuer ton voyage, n'est ce pas ?"

Plongeant ses yeux dans ceux de l'étranger, elle s'attendit à y lire mensonges et hésitations, imperturbable, le visage figé en un masque froid.
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Sam 26 Sep - 19:01

Tout en fuyant les rayons du soleil, Sylver observe que la jeune fille et son acolyte font face à une brève discussion. Bien naturellement, il est trop loin pour entendre quoi que ce soit. Mais l’animal, visiblement en colère, accompagné du regard qu’elle pose sur lui au moment où il arrive à leur hauteur… Il ne peut s’empêcher de se sentir projeter au centre de l’attention. Mais cela n’a aucune importance. Du moins, jusqu'au moment où Diya lui pouffe au nez sans aucune retenue.
Agacé, il la regarde de ses yeux menaçants, vexé qu’elle réagisse ainsi. Mais jugeant malvenu d’instaurer une tension, il se ravise aussitôt avant de reprendre son regard habituel. Inexpressif et imperturbable.

« Je ne veux plus porter le poids de morts inutiles sur mes épaules, et ton mauvais caractère aurait surement été accueilli avec moins de patience par les autres habitants de la ville. Heureusement pour toi je suis dans un bon jour ! »

Derechef, il sent la colère refaire surface. Voilà qu’elle se moque de lui maintenant !
Mais a contre cœur, Sylver approuve l’observation de la jeune fille. C’est vrai qu’il n’est pas très robuste. Il déteste cette réalité. Aussi, il lui faut beaucoup se contenir pour ne pas réagir à ce qu’il interprète comme… Une provocation. Pour ce qui est de son comportement, en revanche, c’est son problème. Mais elle s’obstine à en faire une affaire personnelle ! Cependant, il ne peut s’empêcher de sourire intérieurement à sa dernière phrase. Moqueur à son tour. Car, s’il y a une chose en laquelle il est persuadé, c’est que son gabarit –qui lui donne l’allure d’une fillette- ne pourra pas lui faire grand tord. De même que son sigma qui ne paraît pas très… Utile en tant qu’arme.
Coupant court, Diya hôte sa cape avant de lui tendre. Le regard du garçon s'arrête un instant sur la dague, avant de se focaliser sur sa robe. Ou plutôt, sur la grande tâche d’un vermeil pur qui la recouvre. Le garçon déglutit. Comment peut-il rester là, sans réagir alors qu’elle est gravement blessée ? Il quitte alors sa façade de marbre et la laisse se teinter d’inquiétude. Tant pis, si cela se lit sur son visage, ce n’est plus le souci.
Mais avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, elle reprend son ton autoritaire. Là, elle lui ordonne d’enfiler sa cape et de le suivre, avant d’évoquer un certain Elly... Coopératif, il s’exécute sans broncher. Mais tout s’enchaîne rapidement, quand l’animal grognant à n’en plus pouvoir s’oppose à sa maîtresse.

« Hors de question qu'il se promène dans Ishval, tu es complètement folle ! Et s'il décidait de se retourner contre toi ? De s'en prendre aux passants ? Tu y as pensé ?! »

Un bref échange se poursuit, lors duquel les deux protagonistes font soudainement abstraction du Qantik aux cheveux améthystes. Il les écoutes, sans oser dire ou faire quoi que ce soit. De peur, que ce soit mal interprété.
"Si ca continue, sa blessure va… Il faut qu'elle voit un médecin..."
Cette pensée, bien qu’obsédante et de rigueur, refuse de sortir. Alors qu’il réfléchit pour mettre un terme à la situation délicate, la jeune fille se tourne vers lui. L’animal semblant totalement calmé.

« Tu ne chercheras pas à causer de tords à ceux qui vont t'offrir de quoi continuer ton voyage, n'est ce pas ? »

Aussi difficile que c’est à admettre, Sylver doit une fière chandelle à la Qantik…
Il repense à cette vision qui le hantait quelques instants auparavant. A la différence près, que ce n’est plus qu’un vague souvenir maintenant. Le simple fait de boire quelques gorgées ont suffit à le ramener à la raison. Reconnaissant, il s’efforce de chasser le souvenir de cette illusion. Pour de bon, il l’espère.
Ce à quoi, il répond aussitôt d’un ton sec mais déterminé.

« Si l’ordre n’est pas donné, et qu’ils ne se mettent pas en travers de mon chemin… Je n’en aurait pas besoin.»

Pour la première fois, il prononce ces paroles en la regardant droit dans les yeux. Sans défaillir.

« Je suis ce… Monstre. Née pour exécuter les ordres sans broncher. Mais rassures-toi, j’ai des principes et je sais me tenir correctement en société. »

Tout en voulant montrer sa bonne fois, il porte la main au niveau de la ceinture de son pantalon. En saisissant la chaîne qui y est rattachée, il décroche alors l’épingle à nourrice se baladant sur un des maillons de sa montre à gousset. Tout cela, sans les quitter du regard… Surtout l’animal, qui à l’inverse de sa maîtresse, refuse de lui faire confiance.
Principalement à l’attention de se dernier, il poursuit, retrouvant sa détermination habituelle. Celle qui fait la force de son caractère.

« Si mes paroles ne suffisent pas, alors… Voilà. Au passage : je suis gaucher… »

Ne leur laissant pas le temps de réagir, il ouvre l’épingle et enfonce l’aiguille sans hésiter… En plein dans la phalange distale de son index gauche !
Mais l’effet obtenu se révèle soudainement bien différent de l’effet désiré. Tel un écho, un frisson glacial se propage aussitôt le long de la main du Qantik. Et à la place du sang… Il n’y a rien. Si ce n’est une fine égratignure. Au creux de sa main droite, l’aiguille de l’épingle semble s’être légèrement tordue. Comme pour rajouter du surréalisme à la situation, un léger son métallique s’est timidement échappé au moment de l’impact.
Sylver sent aussitôt ses jambes défaillir. Comme hypnotisé, il n’arrive pas à quitter son doigt du regard. Si bien que totalement absorbé par ce dernier, tout autour de lui perd de son importance. La présence de Diya et son étrange compagnon, en premier.
Refusant la réalité, le jeune homme observe toutefois l’égratignure attentivement. Mais un autre détail l’interpelle. Il ne met guère plus de temps à constater qu’un étrange anneau sépare ses phalanges intermédiaire et distale. Plus absurde encore, c’est cette dernière qui semble comme… Dévissée. Il s’exécute, jusqu’à la retirer entièrement. Comme on hôte un bouchon de stylo.
Et là…  Un mécanisme justement en forme d’outil à écrire se dévoile au bout de son doigt. L’horreur s’empare aussitôt de sa gorge. Le choc lui empêchant de parler… Mais surtout de hurler.
Vaincu, il cède. Le regard perdu dans le vide, il laisse ses genoux se dérober et venir heurter lourdement le sable.
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mar 29 Sep - 2:18


Ce fut la franchise directe et déterminée de son interlocuteur qui surpris en premier la demoiselle. Sa réponse était pourtant froide, comme si on en avait extrait chaque sentiment un par un pour ne laisser qu'une obéissance aveugle. La jeune femme ne cilla pas, elle subissait cet aveu de plein fouet, et même si elle avait dit plutôt qu'il n’était sans doute pas ce qu'il prétendait, un doute s’immisça, creusé par ses yeux vairons qui la fixait à présent sans hésitation. Lorsque sa main se rapprocha de son vêtement, Diya eut un mouvement de recul imperceptible, comme si elle craignait qu'après ses propos rassurant il change d'avis. Pourtant lorsque le soleil se refléta sur l’épingle à nourrice la Cyborg pencha la tête, curieuse de savoir ce qu'il allait en faire. Après une étrange déclaration il fit mine d'enfoncer l'aiguille dans son doigt, seulement tout ne se passa pas comme cela aurait dû. Son visage exprimait à la fois du dégoût, de la colère, de la peine, tout ceci suivit le tintement métallique, l'aiguille qui se tordit contre le métal, puis un silence. La Qantik le regarda dévisser la partie supérieur de son doigts, dévoilant un sorte de stylo ou plume, servant sas doute à écrire. Plus que le dégoût ce fut alors l'anéantissement qui sembla s'abattre sur ses épaules, le faisant plier sous son joug jusqu'à ce que ses genoux touchent terre. 

Diya ne mit qu'un instant pour comprendre qu'il venait juste de découvrir cette nouvelle partie de lui et que cela lui avait causé un sérieux choc. Marchant calmement vers lui elle s'accroupie, lui faisant face. Que devait elle dire ? Que pouvait elle dire qui ne nourrirait pas sa peine ? Devait elle jouer la carte de l'humour ? Elle devait au moins essayer, le laisser ainsi était hors de question. Ses yeux fixait le sol sans le voir, leur éclat terne témoignait de son absence. La jeune femme prit la main mécanique dans la sienne avec douceur et déclara, chaleureuse :

" Tu n'a pas a avoir honte de ce que tu es. Tu n'as pas non plus besoin de prouver ta bonne fois, je pense que tu es sincère, ça me suffit."

Un sourire amusé vint étirer les lèvres de la Cyborg et elle ajouta, tentant la plaisanterie :

" C'est quand même pratique de toujours avoir de quoi écrire sur soi ! Je n'en ferais pas tout un plat à ta place."

Elle tenta alors de se redresser, tout en tirant sur la main de l'homme qu'elle avait gardé dans les siennes, mais une douleur soudaine, comme un foudroiement, lui coupa la respiration et elle vacilla faiblement, se reprenant juste à temps pour ne pas tomber tête la première sur Sylver. Une nouvelle coulée de sueur froide vint la faire frissonner. Elle devait s'occuper de cette plaie rapidement sans quoi elle risquait de s'infecter. Elle ne pouvait se permettre une telle perte de temps alors que la menace de la guerre n’était pas encore effacée. La Qantik devait être prête a reprendre les armes si besoin. Expirant un grand coup elle pressa sa main sur la tache écarlate et se releva d'un coup avant de lâcher, encourageante :

" Nous devrions gagner Ishval rapidement, il faut que je demande à Elly de recoudre cette plaie. Je t'aiderais ensuite à te procurer de quoi quitter la Cité Neutre puisque c'est ce que tu veux."

Le Fauvex observait la scène, les dents serrées, se retenant d'aboyer qu'elle perdait son temps alors que son état inquiétant. Elle aurait du le laisser là à se lamenter sur son sort, mais non, elle devait toujours se mêler des histoires de tous ceux qu'elle croisait. Il ne parvenait pas à comprendre ce pourquoi sa maîtresse lui portait tant d’intérêt. Il ne pouvait comprendre la similitude entre leurs deux histoires, malgré qu'elles aient presque tout de différent il restait cette infime partie, cette transformation. Mamoru observa sa patte de métal, il l'avait perdue dans l'attentat de Général Jared, un Unik, et pour ça il retournait sa méfiance vers cet homme qui débarquait de nul part en jetant sur eux sa colère et son dégoût, il avait cependant comprit qu'il ne ferait pas de mal à Diya. Il en était persuadé pour une raison qu'il ignorait. Peut être l'avait il lu dans ces yeux quand l'inconnu l'avait fixé, prêt à se blesser gravement pour appuyer sa parole. Le Fauvex s'approcha de sa maîtresse qui s'appuya sur lui, s’accrochant à sa crinière comme à une bouée qui la maintenait consciente. La bête sentait sa douleur, mais sa détermination était telle qu'il ne pouvait rien dire, tout juste se contenter de l'aider comme il le pouvait.
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Soldat déchu - Sylver Likaas


RPG
Âge : La petite vingtaine
Groupe: Cyborg
Inventaire: Montre à gousset, Carnet à dessin (+ matériel), polaroid, cache-oeil

MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mar 29 Sep - 17:52

Complètement abattu, Sylver ne cherche pas à dissimuler le choc. Tel un coup de grâce, c’est trop dur à encaisser. Pour ne pas dire impossible. Il se sent sale, repoussant… Trahit. Et puis… Ses pensées reviennent soudainement à Ezekiel. Comment a-t-il osé ? Il ne peut pas le haïr. Et pourtant… « Syl'... Tu n'as pas idée de tout ce qu'ils comptent faire de toi. Ce... N'est qu'un début. » Non… Ce n’est pas lui. Mais à simple la pensée que son corps était destiné à finir mécanisé dans sa quasi-globalité, un haut le cœur l’envahit
Son trouble est à son point culminant. Si bien, qu’il en oublie la réalité. Aussi dangereuse soit-elle, elle n’a aucune importance à ses yeux. Que peut-il bien lui arriver de pire ? La sensation de chaleur a disparu, remplacée par le souffle glacé que ses –trop nombreux- membres mécaniques propagent lentement le long de son corps…  Telle une douce caresse. Il tressaillit avant de se recroqueviller sur lui-même, horrifié.
Le regard braqué dans le vide, sa vision est complètement brouillée. Il perçoit d’abord  une vaste ombre, avant de comprendre qu’il s’agit d’une silhouette. Sans prévenir, elle vient perturber ses repères en se posant délicatement devant lui. Diya ? Surpris, le jeune homme comprends alors qu’elle est toujours à ses côtés, visiblement réticente à l’idée de l’abandonner. Sans qu’elle ne fasse quoi que ce soit, un calme rassurant émane d’elle. Mais bien que touché par cette simple attention, le Qantik est trop meurtri pour se laisser convaincre pleinement.
Et puis… Lorsque Diya saisit la main du jeune homme, une chaleur réconfortante envahit aussitôt sa paume. Les paroles bienveillantes qu’elle prononce pour accompagner son geste, sont elles aussi, tout aussi chaleureuses. C’est ainsi que la cellule dans laquelle il s’est réfugié, cède peu à peu. Il sent alors une vague de soulagement envahir sa poitrine. Et rapidement, il parvient à voir clair. Littéralement, mais pas que.

« C'est quand même pratique de toujours avoir de quoi écrire sur soi ! Je n'en ferais pas tout un plat à ta place. »

Diya parvient à arracher un rictus au jeune homme, encore étourdis face à ses récentes émotions. Une nouvelle fois, elle se trompe : il ne sort jamais sans son matériel à dessin. Encore trop affaibli pour masquer son côté joueur, il va pour lui faire part de ce détail. Mais cette dernière, tenant toujours sa main en hottage, ne lui laisse pas le temps.
Pire, elle faillit trébucher sur lui à l’instant même où elle entreprend de se relever. Se tenant prêt à la rattraper, Sylver constate la violente perlée de sueur qui se manifeste soudainement sur le visage pâle de la jeune fille. Un frisson la parcours ensuite, renforçant les soupçons que le garçon aurait aimé éviter. Alors, rassemblant visiblement ses dernières forces, elle se lève tout en appuyant sur sa plaie rougeoyante.
Ecoutant à moitié son interlocutrice, il ne retient que le fait qu’elle lui suggère de se rendre à un village nommé Ishval. Le nom d’Elly revient également. Le reste, vite catégorisé comme superflu, lui échappe… Pour l’heure, ils sont d’accord. C’est tout ce qui importe. Il n’y a plus une minute à perdre ! Le Qantik la suit dans son élan, tout en s’empressant d’hotter la cape qu’elle lui avait ordonné d’enfiler. Toutefois, ses membres endoloris lui jouent un tour et il faillit lui aussi céder à ses jambes frêles… Mais il a vite fait de se ressaisir et de reprendre de solides appuis.
Le jeune homme prend alors sur lui, avant déclarer d’un ton autoritaire.

« Dit-moi où le trouver.  Tu en as assez fait ! Je ne te laisserai pas faire un pas de plus !  Ton état est beaucoup trop grave… »

Comme pour joindre le geste à ses paroles, il se rapprochement doucement de Diya qui a retrouvé appui sur son animal. Refusant à perdre plus de temps, le Qantik lui glisse la cape sur ses épaules avant de la prendre fermement dans ses bras. Là, il se tourne un instant vers le compagnon de cette dernière, qui ne fait rien pour cacher son regard mauvais et méfiant.

« Je ne la lâcherai pas. Il n’y a pas d’autres solutions. Je… Je vous ai trop retardés. »

Il baisse la tête et croise le regard émeraude de la jeune fille, souffrante, qui lui rappelle à quel point le temps passe.
D’une démarche militaire et l’animal sur ses talons, il entame aussitôt sa course en direction de la ville. Il se sent ridicule d’avoir réagit ainsi, alors qu’une véritable urgence lui faisait face. Pourtant, elle n’a pas hésité une seule seconde à mettre sa santé de côté… Tout simplement parce qu’elle refusait de l’abandonner ? Il a beau essayer, il n’arrive pas à la comprendre. A quoi bon mettre sa vie en suspens, au détriment d’un inconnu ? Qui refuse de se montrer coopératif, qui plus est. Tant de questions tourmentent l’esprit du garçon tandis qu’il poursuit sur sa lancée. Rien ne peut plus les retarder désormais, c’est à lui de prendre des risques. Il lui doit bien ça…
Ne pouvant plus se retenir davantage, Sylver brise le silence. Lui coûtant énormément, un doux murmure s’échappe difficilement de ses lèvres.

« Merci. »

Rien de plus qu’un simple mot. Mais il signifie tant de choses…
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MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mer 30 Sep - 0:04


Une sorte de sourire apparaît enfin sur le visage du jeune homme, la Cyborg se sent soudain soulagée. Il réussira à accepter tout cela, elle en est persuadée. Le début est toujours le plus dur, cet instant ou l'on se rend compte que ne sera plus jamais comme avant, qu'on nous a transformé, qu'on nous a détruit pour nous remodeler selon les choix d'un être ou deux. Sylver se redressa alors, et sépara l'espace entre eux d'un grand pas déterminé. Se séparant de la cape il en entoura les épaule de la demoiselle en lui sommant de lui dire ou se trouvait Elly. L'inquiétude qu'elle perçut dans ses yeux lui paraissait irréelle, lui qui semblait si froid de prime abord. Sans lui laisser le temps de réagir, le Qantik la souleva de terre en la maintenant fermement contre lui. Gênée Diya rougit en marmonnant, mal à l'aise :

" Je peux marcher tu sais ? J'ai connu plus grave..."

Mamoru, déjà, lançait un regard meurtrier à l'inconnu, prêt à lui bondir à la gorge, mais de rapides paroles l'apaisèrent et il déclara, agacé de devoir compter sur lui :

" Suis moi. Je te préviens, si tu la laisse tomber tu le regretteras jusqu'aux dernières minuscules secondes de ton existence."

Le Fauvex s'élança alors droit vers Ishval, coupant à travers des rues délabrées et désertes pour éviter de croiser d'autres Qantiks qui ne manqueraient pas de poser des questions sur cet étranger et l'état de sa maîtresse. L'homme avait raison, il les avait trop retardé. Les points de sutures avaient été déchirés par les mouvements trop brusque de la demoiselle, incapable de se tenir tranquille. Mamoru la connaissait trop bien, et même s'il ne parvenait pas à comprendre la raison de son insistance auprès du Cyborg aux cheveux d’améthyste il ne pouvait la laisser tomber. Pourtant l'idée de la laisser se débrouiller l'avait effleuré, le ramenant toutefois rapidement sur ses pas. Il lui devait beaucoup c'est pourquoi même si leurs avis différaient il ne pouvait la laisser derrière lui aussi affaiblie. Un dernier croisement les ramena à la lumière du jour, dans un quartier plus fréquenté. Le décors était légèrement différent, ici les Qantiks avaient rafistolés les immeuble et les habitations pour pouvoir y vivre. a toile de fond restait chaotique, un ensemble de bâtiments détruits qui tenaient debout par on ne savait quel miracle. 

Mamoru fila droit vers le supermarché réaménagé en infirmerie, il était presque certain d'y trouver la douce Elly. Sur leur passage les personnes se retournaient, interpellée par ce nouveau visage et la précipitation dont il faisait preuve. La vision de la demoiselle alternait entre un flou fiévreux et une lucidité anormale. Elle sentait battre le coeur de l'homme, l'entendait presque, comme un murmure imaginaire qui la gardait consciente. Le sang pulsait dans ses veines et la douleur sourde la paralysait. Pourtant elle entendit ce mot, comme chuchoté par le vent chaud du désert et tout en plongeant son regard dans celui différent de Sylver, elle y lu toute la difficulté que prononcer ce simple mot lui coûtait et un maigre sourire lui arracha une grimace tandis qu'elle déclarait à voix basse :

" Ne me remercie pas. J'aurais aimé que quelqu'un soit là pour m'expliquer ce qui se passait et me rassurer lorsque je traversais cette même période. Au lieu de ça je n'ai eu droit qu'au dégoût et à la haine de ceux que je considérais comme mon peuple."

Un voile de tristesse recouvrit la lueur chaleureuse des émeraudes et la Cyborg s'échappa de l'emprise des yeux vairons pour constater qu'ils se trouvait devant l'hospice aménagé dans le vieux bâtiment. Mamoru s'appuya sur la porte de tout son poids pour l'ouvrir, presque aussitôt une brune menue se précipita vers la porte en apercevant son amie. La jeune femme s'arrêta presque aussi sec quand elle vit Sylver, puis préférant s'occuper du cas de Diya plutôt que de le bombarder de questions elle lui indiqua un matelas à même le sol en lui lançant :

" Allonges la là bas, je vais chercher mon matériel."

Elle disparut alors dans une pièce adjacente après avoir écarter un pan de tissus qui servait de séparation entre la pièce où se tenaient les blessés et malade et celle où était entreposé le peu de matériels et médicaments dont ils disposaient. Elle revint rapidement et alla s'agenouiller devant le lit de fortune. Tendant un baume à l'homme elle lui ordonna rapidement, d'un ton sans appel :

" Met ça sur tes brûlures, ne prend pas plus que le nécessaire. Nous en avons peu et les méfaits d'une trop longue exposition au soleil sont fréquent par ici."

Sans plus se préoccuper de lui, l'infirmière prépara une aiguille et du fil à recoudre puis lui renvoyant un regard d'excuse la jolie brune déclara :

" Je n'ai plus d'anesthésiant, il faut que je retire le fil abîmé et que je recouse, ça risque d'être douloureux."

Diya frissonna, cela n'allait vraiment pas être une partie de plaisir. La Cyborg prit une grande inspiration et lâcha en serrant les dents :

" Vas y."

La Qantik ferma les yeux, n'entendant que le bruit du tissus déchiré. Enlever les restes de fil ne fut pas réellement douloureux, tout au plus désagréable, mais lorsque la demoiselle versa de l'alcool pur sur la plaie pour la désinfecter, la femme à la chevelure anisé ne put retenir un cri de souffrance. La morsure du liquide brûla sa chair, la douleur la fit pleurer. Elle avait beau jouer les dur et les combattante, elle restait fragile, comme n'importe quel Originaire possédant des tissus organiques. La piqûre de l'aiguille parut légère après l'alcool et des larmes silencieuses continuèrent à rouler sur ses joues tandis qu'elle mordait son poing de toute ses force pour étouffer ses plaintes. Tout son corps était tendu comme un ressort, prêt à rompre sous le prochain assaut. Heureusement Elly avait recousue la plaie rapidement et proprement, elle posa une compresse sur les points après avoir nettoyé la peau tâchée de sang et demanda à Sylver, sans quitter des yeux sa patiente :

" Tu peux la maintenir assise que je la momifie ?"

Le trait d'humour, dit avec la froideur d'une femme concentrée, fit pouffer Mamoru qui déclara, amusé :

" N'est elle pas charmante notre petite Elly ?"
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Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]

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