N'oubliez pas de voter toutes les 2h sur les top-sites ♪

Races minoritaires et recherchées : Qantiks et Parias, détails ici !


Partagez|

Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar


Soldat déchu - Sylver Likaas


RPG
Âge : La petite vingtaine
Groupe: Cyborg
Inventaire: Montre à gousset, Carnet à dessin (+ matériel), polaroid, cache-oeil

MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Jeu 1 Oct - 0:03

Détalant de toutes son énergie, à en perdre haleine, Sylver se dirige vers son objectif… Non sans mal. L’urgence est de rigueur, d’autant plus que le pas de course de l’animal se montre rapidement difficile à suivre. A chaque pas, la sensation désagréable de reculer plus que ce qu’il n’avance vient tracasser son esprit. De plus, le frottement de ses pieds contre le sable brulant lui arrache une belle grimace. Mais il n’y prête guère attention, relativisant aussitôt quand il songe au mal que doit ressentir la jeune fille blottie dans ses bras. Alors, il renforce son étreinte et avance sans se poser plus de question.
De longues minutes s’écoulent ainsi, avant que le paysage se décide à changer. Le jeune homme ne peut alors réprimer un sourire de satisfaction, quand ils atteignent enfin la ville. Mais trop occupé à ne pas perdre l’animal des yeux, il ne prend pas le temps de pleinement observé ce nouvel environnement qui lui est totalement étranger. Toutefois, il n’omet pas de noter que son guide prend grand soin à les entraîner dans des ruelles étroites ou désertes… Pour éviter au maximum les rencontres. A cette idée, le Qantik se sent reconnaissant mais ne fait rien pour l’exprimer. On ne peut dire que leur situation, plutôt précipitée, contribue à leur donner anonymat certain. Le parfait alibi pour attirer les curieux les plus coriaces. Il déteste cette idée, lui qui met toujours un point d’honneur à la discrétion. C’est pourquoi, alors qu’ils débouchent sur une rue visiblement plus fréquenté… Le garçon songe un instant à épauler Diya tout en l’aidant à franchir le peu de mètres qu’il leur reste. Mais il chasse cette idée aussi rapidement qu’elle est venue. C’est certainement la plus stupide qu’il n’a jamais eu. Ils n’ont pas vraiment le choix, il le sait. N’y pensant plus, Sylver accélère le pas.
Des ruines désolées, dévastées, se dressent peu à peu. Avec sa vision aux couleurs ternies, il peine à distinguer les contours de ce fouillis chaotique… A moins, que ce manque de couleur n’est pas seulement du à la mauvaise qualité de sa prothèse ? Quoi qu’il en soit, le Qantik reste stoïque face au paysage chancelant qui se dévoile timidement à lui. Il en avait entendu des choses sur cette fameuse cité neutre, mais il ne se serait jamais douté à quel point.
"Alors… C’est ça, qu’ils considèrent comme chez eux ?"
Continuant sur sa lancé malgré ses observations, il est vite ramené à l’ordre par l’intervention inattendue de son interlocutrice. D’une voix basse mais apaisée, elle lui confie qu’elle aussi était passée par là. Mais au lieu d’être épaulée, elle n’avait obtenu des siens que dégoût et haine. Le ton résigné dont elle fait preuve, surprend le jeune homme qui laisse échapper un sourire triste.
Sylver cherche de quoi lui répondre… Mais rien de cohérent ne lui vient. Il se contente de la regarder simplement, mais la jeune fille fuit aussitôt ses yeux vairons. Cette préoccupation devient secondaire, quand il s’aperçoit que l’animal ralentit la cadence avant de s’arrêter devant une bâtisse aussi délabrée que tout le reste. Là, ce dernier appuie de tout son poids pour ouvrir la porte… Qui cède sans grande résistance. Autrefois ancien supermarché, le seuil s’ouvre rapidement sur l’infirmerie tant recherchée. A cette idée, le garçon se sent plus soulagé que jamais et relâche légèrement son étreinte envers Diya.
Comme sortie de nulle part, une femme se précipite à leur rencontre. Un instant, elle dévisage le garçon avant de porter son attention sur la jeune fille. Il comprend qu’il n’est pas le bienvenue, toutefois elle ne fait rien si ce n’est lui ordonner de déposer la Qantik à l’autre bout de la pièce. Il s’exécute, coopératif tandis que cette dernière prend la direction opposée pour aller chercher son matériel. De toute évidence, Sylver n’a jamais aimé les hôpitaux… Où quoi que ce soit d’autre qui s’en rapproche. Mais là n’est pas la question, et il s’efforce aussitôt de dissimuler son malaise. Même, face à l’autorité intimidante de cette certaine Elly… Qu’il avait pensé être un homme.
Rapidement donc, elle écarte le fin pan de tissu les séparant des autres malades et se pose à leur côté comme si elle n’était jamais partie. Agenouillé face au lit sur lequel Diya attend en proie à son état critique, elle commence à l’examiner tout en tendant un baume au garçon. Elle n’a pas pris la peine de se retourner vers lui, mais d’un ton autoritaire, elle lui somme aussitôt d’en faire un usage… Raisonnable. Voir moins, s’il le peut. Sylver ne discute pas et saisit le pot. Et puis, elle ne lui prête plus aucune attention avant de se concentrer sur la jeune fille. Tout en préparant le nécessaire, la femme murmure à sa patiente d’une voix désolée qu’elle n’a plus d’anesthésiant tout en lui avouant la douleur qui l’attend. Face à cela, le jeune homme déglutit. Mais il entend soudainement l’approbation sortir malgré les dents serrées de Diya.
Très mal à l’aise, il se retourne, profitant de cet élan pour poser le baume sur la table la plus proche –sans y avoir touché. Il ne peut pas voir ça. Amis ou ennemis, l’effet est le même pour tout le monde.
Et puis… Il songe à ce qu’il a vécu dehors aux côtés de la jeune fille. Combien elle l’a rassuré, tout en faisant abstraction de son mal à elle. Alors, il avance d’un pas timide en sa direction. Il hésite un instant… Puis s’accroupit pour arriver à sa hauteur. Il ne parle pas. Pire, il ne peut se résoudre à affronter son regard émeraude. Mais il lui tient fermement la main, en guise de soutient. Pourquoi fait-il ça ? Il l’ignore lui-même. C’est certainement un moyen de lui montrer sa reconnaissance.
Sans attendre, Nelly commence l’opération, concentrée et incroyablement calme. Tout s’enchaîne lentement. Trop lentement. Les hurlements de Diya se répercutent dans l’espace pendant de longues minutes. La main du garçon est rapidement broyée, sans pitié et pas inadvertance lors de la douloureuse opération.
Une éternité semble s’écouler, quand Elly se tourne soudainement vers lui.

« Tu peux la maintenir assise que je la momifie ? »

Complètement décontenancé, il regarde alors la femme sans comprendre et retire inconsciemment sa main. Le compagnon de Diya, visiblement ravi face à la tête qu'affiche le garçon, ne prend pas le soin de cacher son hilarité.

« N'est elle pas charmante notre petite Elly ? »

Le Qantik ne réagit pas, mais il prend le soin de masquer son trouble. Il ne trouve pas ça drôle… Frôlant même le mauvais goût. Mais il ne faut pas lui en vouloir. On ne peut pas dire que l’humour est son point fort. Bien au contraire…
Il n’en peut plus. L’atmosphère tendue de l’infirmerie, ses malades, la souffrance… C’est beaucoup trop pour le garçon. Il a besoin de s’aérer l’esprit, de retrouver des idées un tantinet plus claire. Et ce n’est pas parmi ce lieu transpirant le malaise qu’il allait y parvenir.
Toujours fidèle à son silence, il oublie involontairement la requête d’Elly et se levant, hôte délicatement la bandoulière de sa besace pour la poser aux côtés de l’animal. Ce à quoi il lance un regard désolé vers la jeune fille et s’empresse de sortir du bâtiment, d'un pas nonchalant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Jeu 1 Oct - 20:45


Quelque part entre les eaux troubles qui bordaient la perte de conscience, la demoiselle sentit une douce chaleur, elle s'y rattacha alors comme à une bouée de sauvetage, la serrant de toute ses forces. Haletante elle n'avait pas réellement conscience du temps qui s'était écoulé, pas plus que des personnes qui l'entouraient ou des cris qui lui échappaient. Au bout d'un certain temps elle entendit la voix de sa soigneuse, autoritaire. La chaleur disparut, la laissant tomber dans un tourbillon obscure. La Cyborg tenta d'ouvrir les yeux, elle sentait un certain malaise flotter dans l'air mais les larmes qui l'aveuglaient lui permettaient à peine de voir Sylver s'éloigner. Tournant son visage vers Mamoru elle lui adressa une prière silencieuse tandis qu'Elly demandait de l'aide à une autre infirmière afin de la soutenir pendant qu'elle bandait son torse. Le Fauvex avait suivit le jeune homme jusqu'à l’extérieur. Ce dernier semblait à bout et il hésita à lui parler, maugréant :

" Et maintenant je dois jouer les baby-sitter."

Soupirant, Mamoru alla se placer face au jeune homme et s'assit tranquillement. Il regarda un instant Sylver et déclara avec un air moqueur :

" On est plus fragile qu'on voudrait le faire croire, hein gamin ?"

Sentant venir la réplique cinglante, le Fauvex ajouta rapidement :

" Je te remercie de l'avoir soutenu. Je suis sûre qu'elle comprendra. Diya est comme toi, elle fait son titan mais ce n'est qu'une enfant qui a été forcée de grandir plus vite que prévu. Elle cherche toujours à aider tout le monde quitte à s'oublier, c'est son plus gros défaut et c'est sans doute ce qui finira par lui coûter la vie."

La bête se tue un instant et tourna le dos à Sylver pour retourner à l’intérieur du bâtiment. Sa maîtresse était à nouveau seule, une compresse sur le front et le regard fixé au plafond délabré. Sa voix encore tremblante s’éleva tandis que son regard émeraude se posait sur son ami :

" Comment va t il ?"

L'espace, encadré par des rideaux d'un vert pâle pour protéger la patiente de la vision des autres, était emplie d'un silence inquiet. Le Fauvex vint poser son museau dans la main de la jeune femme qui lui sourit et répondit ironiquement avant de lui faire part de ses craintes :

" Il devrait s'en sortir. Et toi, comment tu te sens ?"

La Cyborg grimaça et désigna sa robe en se redressant douloureusement :

" C'était une de mes préférées et Elly me l'a déchiqueté."

Le rire gagna le duo, plus contenu chez la Qantik que chez le Fauvex dont la voix grave résonnait dans l'espace restreint. Malgré une douleur présente dans le buste de la jeune femme cette dernière insista pour rapidement laisser la place à quelqu'un qui en avait d'avantage besoin qu'elle et gagna tranquillement la sortie après s'être changée dans un petit vestibule. La Qantik, désormais vêtue d'un pantacourt beige et d'une tunique fleurie mélangeant le blanc au jaune d'or, poussa la porte, espérant retrouver Sylver là ou Mamoru l'avait laissé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Soldat déchu - Sylver Likaas


RPG
Âge : La petite vingtaine
Groupe: Cyborg
Inventaire: Montre à gousset, Carnet à dessin (+ matériel), polaroid, cache-oeil

MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Dim 4 Oct - 12:11

Sylver s’arrête soudainement. L’irritation se lit sur son visage, lui qui vient d’être coupé dans son élan... Et qui déteste ça. Aussi, il n’a pas songé une seconde à l’éventualité que le compagnon de la Qantik s’empresse de lui emboiter le pas.
Après lui avoir fait une remarque –aussi malvenue que désagréable- sur le fait de devoir le surveiller… L’animal se moque rapidement de sa récente réaction. Mais, craignant le mauvais effet de sa dernière boutade sur son interlocuteur peu amène, il enchaîne ne lui laissant aucunement le temps de répliquer.
Le jeune homme se sent frustré de ne pas pouvoir réagir comme il le fait habituellement… Sans se préoccuper de l’impact que son humeur peut avoir. Au lieu de cela, il se contient. Et heureusement… Car une nouvelle fois, il se laisse surprendre par une tournure qu’il n’aurait jamais envisagée. Les paroles que prononce l’animal, ont vite fait de lui paraître irréelles. Inappropriées. Voilà… Qu’il le remercie ? Il termine même en lui avouant les inquiétudes qu’il porte envers sa maîtresse. Et puis… Il se tait un instant.
Se surprenant lui-même, Sylver chasse les craintes qu’il ressent à l’encontre de la jeune fille… Non pas pour rassurer son compagnon poilu. Mais tout simplement, parce qu’il en est en convaincu. Alors, pour la première fois, il n’hésite pas à dévoiler un peu de lui-même à cet étrange inconnu.

« C’est vrai… Mais je pense aussi que c’est ça qui fait sa force. C’est une combattante. La détermination, la volonté… C’est la clé de tout. Je… J’en suis la preuve. On est pareil de ce côté-là. C’est pourquoi, je ne suis pas d’accord avec toi. Je pense… Qu’il n’y a pas de soucis à se faire pour elle. »

L’animal lui a déjà tourné le dos pour retourner aux côtés de sa maîtresse, quand les mots sortent doucement de la bouche du Qantik… Si bien qu’il se demande si son message à été correctement transmis. Mais c’est rassuré de savoir la Qantik en sécurité, qu’il s’engage à travers le bidonville.
Sylver s’aventure le long des rues adjacentes à l’infirmerie, afin de garder un œil sur celle-ci. Mais bientôt, il se sent observé, dévisagé… Détaillé ? Aussi, il ne lui faut guère plus pour comprendre qu’il n’est pas le bienvenu pour ses confrères Qantik. Ce qui est tout naturel, car physiquement, il a encore tout d’un Ünik. Il a été sauvé à temps… Ou presque. Alors, pour apaiser les tentions qui risquent tôt ou tard de déclencher un conflit inutile qui ne serait qu’un frein mal huilé à sa quête… Le jeune homme entreprend de dévisser chacune des phalanges distales de ses doigts. Les rangeant ensuite dans une poche de son pantalon, il exhibe ses mains disgracieuses… Pour leur faire comprendre qu’il n’est pas réellement un étranger. Et rapidement, il se sent soulagé quand il se sent devenir transparent. Comme un simple élément du décor. Il ne pensait pas que ce serait aussi efficace, et cette perspective n’est pas là pour le ravir. Bien au contraire.
Alors qu’il s’efforce de poursuivre ses recherches parmi les rues encombrées de métaux, la pensée de ses nouvelles mains le hante. Plus encore que son poumon ou son œil artificiel… Il n’arrive pas à chasser son anxiété, qui est visiblement bien ancrée. Aussi, il s’assit un instant sur un des nombreux monticules de déchets. Là , il saisit à nouveau son épingle à nourrice et la plante de toutes ses forces en plein milieu de la paume de sa main droite. Un liquide chaud ne tarde pas à remonter le long de sa main, avant de sortir dangereusement le long de la plaie. Un profond soupire de soulagement s’échappe de la poitrine du garçon. Du sang ! Sa main n’est donc pas entièrement mécanisée ! Cette découverte heureuse revigore le cœur de Sylver qui repart sur son chemin, plus déterminé que jamais. La douleur n’est rien, au contraire il ne la sent pas. Après tout… Il n’est pas irrécupérable. Il lui suffit juste de trouver une paire de gants. Mais pour ça, il faudra attendre un peu.
Lancé, il parcourt les rues désolées… Avant de toucher enfin à son but. Il se tourne vers l’infirmerie, un peu éloignée, mais il ne distingue pas la silhouette de Diya. Elle peut sortir d’une minute à l’autre. Il entre alors dans une bien maigre boutique. Là, il longe silencieusement les pauvres rayons… Il n’y a que très peu d’articles, en deux ou trois exemplaires maximum. Les prix affichés lui arrachent aussitôt un sursaut. Il se rassure en regardant rapidement son porte-feuille, et constate que bien qu’il ne soit pas riche, cela sera amplement suffisant. C’est enfin au bout de la pièce, qu’il trouve l’objet de sa quête. Il ne s’arrête même pas pour lire le prix et attrape le dernier exemplaire. Après avoir déversé une grande partie de ses économies, il sort satisfait de la boutique.
Refusant d’attendre, il court en direction de l’infirmerie… En espérant que la jeune fille y soit encore. C’est emporté dans son élan, qu’il se retrouve surpris quand une fois arrivé à destination, la porte s’ouvre soudainement devant lui. Il frêne brutalement, manquant de percuter Diya qui vient d’apparaître comme par magie sur le seuil de la porte grande ouverte.

« J’avais… Une course à faire. »

Ce à quoi, il lui tend timidement une gourde remplie à ras-bord… Gêné. Si bien, qu’il manque de l’assommer au passage tant son geste est maladroit. Mais il se contente de rajouter simplement.

« Je te devais au moins ça… Gamine »

Satisfait, Sylver laisse un sourire moqueur se dessiner sur son visage. C’est d’un ton taquin qu’il a, cette fois, désigner la jeune fille ainsi.


Dernière édition par Sylver Likaas le Jeu 15 Oct - 19:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Lun 5 Oct - 23:01


La lumière vint frapper le visage de la jeune femme qui fut forcée de reculer devant Sylver qui venait de s'arrêter à quelque centimètres d'elle, comme un boulet de canon rencontrant un mur en béton armé. Les yeux écarquillés, elle posa son regard émeraude sur lui, curieuse de savoir quelle était cette fameuse course mais se tue en voyant la gourde qu'il lui tendait. Cette dernière faillit d'ailleurs lui arriver en plein visage mais un léger décalage permit d’éviter cela. Un sourire discret tordit ses lèvres en voyant la gêne que ce geste occasionnait à l'homme mais elle s'en saisit et répondit à sa boutade en tirant la langue :

" Je te remercie Monsieur "je-me-fais-passer-pour-un-monstre" mais tu sais il y a des puits dans la Cité Neutre, tu n'avais pas besoin de dépenser ton argent."

La jeune femme connaissait les prix élevés que pratiquaient les vendeurs de la ville à ceux qui n'avaient pas connaissance des tarifs et même si elle avait une bourse bien pleine grâce au revenus du Dernier Paradis, elle évitait toujours d'utiliser cet argent pour son confort personnel. La Cyborg songea à l'instant désagréable qu'elle venait de traverser, Elly lui avait apprit que c’était l'homme aux cheveux améthyste qui lui avait tenue la main et elle piqua un fard, se forçant toutefois à lui faire face elle bredouilla, gênée :

" Merci d'être resté... j'espère que je ne t'ai pas fait mal."

Presque aussitôt elle enchaîna, ne lui laissant pas le temps de répondre, feintant un surdose de motivation :

" Je vais te montrer où tu peux trouver de l'équipement pour ta traversée, et des vêtements plus adaptés au Sidhe aussi, tu risque d'en avoir besoin."

Le Fauvex soupira d'un air las, décidément, sa maîtresse ne s’arrêtait jamais. Il repassa les paroles de l'étranger dans sa tête, devait il le croire ? Si Diya était blessée parce qu'il baissait sa garde comment se le pardonner alors ? Ses yeux allaient et venaient entre les deux Qantiks, blasés. La demoiselle plongea sa main dans sa sacoche et en sortit le baume contre les brûlures dont elle savait que Sylver n'en avait pas fait usage. Sa voix prit cette légère note d'autorité qu'elle avait déjà manifesté auparavant quand elle déclara, sérieuse, comme une mère grondant un enfant :

" Elly m'a dit que tu ne l'avais pas utilisé. Ne pas prendre plus que le nécessaire et ne pas s'en servir du tout ce n'est pas la même chose et puis je lui ai promis de lui en ramener lors de mon prochain passage à Nemoto alors tu peux l'utiliser autant qu'il le faudra."

Plaçant les mains sur ses hanches dans une attitude provocatrice et amicale, la Cyborg ajouta :

" Si tu ne le fais pas toi même je m'en chargerais, je te préviens."

D'un pas hésitant du au reste de douleur, l'ex Hybrid s'avança sous le soleil, appréciant la chaleur de ses rayons sur sa peau diaphane. Elle avait laissé sa cape dans l'infirmerie mais le trajet qu'ils avaient à faire n’était pas bien long, ce ne serait pas dérangeant. Diya les dirigea vers les quartiers extérieurs du bidonville, là où la foule se faisait plus rare et moins fréquentable. 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Soldat déchu - Sylver Likaas


RPG
Âge : La petite vingtaine
Groupe: Cyborg
Inventaire: Montre à gousset, Carnet à dessin (+ matériel), polaroid, cache-oeil

MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Jeu 15 Oct - 19:15

Content de ne plus être redevable envers la jeune fille, Sylver se recule légèrement pour lui permettre de retrouver sa stabilité. Mais cette satisfaction n’est que de courte durée, quand son interlocutrice ne fait rien pour dissimuler son amusement. Aussitôt, le garçon sent le rouge lui monter aux joues… Jamais il ne s’est sentit aussi idiot ! Aveuglé par ce désagréable sentiment de redevance, il n’a pas prêté attention à ce qu’il avait juste autours de lui. Non, au lieu de cela il a choisi de s’appauvrir… Pour elle. Et voilà comment elle le remercie ! Rapidement, il sent la colère envahir sa poitrine. Mais la Qantik l’interrompt aussitôt, visiblement très gênée.
Voilà maintenant qu’elle s’inquiète… De lui avoir fait mal ? Quelle fille étrange ! Agacé, Sylver détourne son regard tout en jugeant inutile de lui répondre. Ce qui tombe bien, car elle enchaîne sans en attendre plus de lui.

« Je vais te montrer où tu peux trouver de l'équipement pour ta traversée, et des vêtements plus adaptés au Sidhe aussi, tu risque d'en avoir besoin »

Malgré lui, Sylver laisse échapper un soupir… En même temps que l’animal. Tandis qu’il part dans ses pensées, il se sent observé par ce dernier sans toutefois lui porter une réelle attention. Ce qu’elle est  têtue ! Ne devrait-elle pas se reposer au lieu d’emmener un étranger faire les boutiques ? Néanmoins très reconnaissant, il approuve. Plus tôt il sera équipé, mieux ce sera. Vite, il doit réagit avant qu'il ne s'attache à elle... Ce qui n'est pas une option envisageable.
Au loin, il contemple les longues étendues désertiques qui mènent droit à Urban City. Un pincement au cœur se love profondément dans sa poitrine. Son chez lui. Cela lui semble une éternité qu’il n’y a pas mis les pieds… Et puis, Diya se manifeste à nouveau. Pire, elle le réprimande gentiment à propos du baume qu’il à refusé d’appliquer quelques minutes auparavant. Toujours aussi fidèle à elle-même, elle insiste. C’en est trop pour le jeune homme… Qui n’arrive plus à se contenir. Il n’y a plus de raison valable pour cela. C’est pourquoi il frêne l’élan de la jeune fille, qui commençait déjà à le guider parmi les bidonvilles. Aussi, pour la première fois depuis des heures, il laisse sa nature reprendre le dessus.

« Ca suffit ! Arrête !… Arrête de me coller ! J'ai horreur de ça ! Ce baume tu n’as qu’à le garder pour ton peuple, s’il est si précieux ! Ce ne sont que des brûlures, je peux très bien faire sans ! Tu es guérie, et je t’ai remboursé la dette que je te devais... Qu’est-ce qu’il te faut de plus, enfin ?! J’ai assez perdu de temps avec toi ! C’est le moment de poursuivre nos chemins… Et pour ça je n’ai pas besoin d’aide ! »

Joignant le geste à la parole, il rentre en trombe dans l’infirmerie afin d’aller récupérer sa besace… Cela, sans prendre la peine de dissimuler son regard noir lorsqu’il croise les yeux émeraude de la Qantik.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Jeu 15 Oct - 23:25


La réaction du Qantik ne fut pas tout a fait similaire à ce que la demoiselle avait prévu. Ce fut une colère, noire, qui déforma les traits de Sylver lorsqu'il lui demanda  de cesser de le coller. Ces mots la hérissèrent et son sourire amusé disparut en un instant, arraché par sa réaction. Ainsi il considérait le moment qu'ils avaient passés ensemble comme une perte de temps ? N'avait elle fait que l'importuner ? Ne l'avait il aidé que parce qu'il se sentait redevable ? La Cyborg perdit toute assurance, regardant l'homme disparaître à l’intérieur. Le baume etait resté dans sa paume désormais tremblante. Perdue, la jeune femme ne savait plus quoi faire, le rattraper ne lui apporterait rien dans son état actuel. Peut être ne pouvait elle rien faire de plus pour lui. Était ce déjà le moment de se séparer ? Diya sortit un carnet de sa sacoche ainsi qu'un crayon et écrivit rapidement une note qu'elle déposa sur le muret, surplombée par le baume pour eviter qu'elle ne s'envole. Il ne pourrait le manquer en sortant, libre à lui de choisir de le lire où de l'ignorer. D'un ton attristé, la Cyborg se tourna vers Mamoru et déclara :

" Retournons au poste d'observation."

Le Fauvex grogna, mécontent. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi sa maîtresse lâchait l'affaire maintenant alors qu'elle avait tant insister précédemment pour aider cet inconnu. 

" Alors c'est tout ? Tu vas accepter ça et laisser les choses en l'état ?"

Le compagnon à quatre pattes détestait voir les traits de la jeune femme si triste, et son regard égaré le mettait mal à l'aise. Lui même n'appréciait pas Sylver, mais s'il laissait Diya partir maintenant il savait qu'elle le regretterait avant même que la nuit ne tombe. La Qantik ne prit même pas la peine de s’arrêter pour lui répondre, amère :

" J'ai fais ce que j'avais à faire. S'il ne veux pas de ma présence je ne la lui imposerait pas !"

C'est à grands pas que la jeune femme aux cheveux émeraudes quitta Ishval sans même un regard en arrière. La déception couvait en elle, la dévorait. Non pas qu'elle se soit attendue à des remerciement où à une quelconque forme d'amitié avec Sylver, mais la façon dont il avait balayé sa gentillesse lui retournait l'estomac. Lorsqu'elle fut arrivée devant le bâtiment où ils avaient établi leur poste de surveillance la demoiselle grimpa mécaniquement aux barreaux de l’échelle de secours tandis que le Fauvex faisait le tour. La plaie rendait son escalade raide et malhabile, mais cette gêne aurait sans doute disparu d'ici quelques jours. Lorsqu'elle fut installée au haut de l'immeuble, les jambes se balançant négligemment dans le vide, elle repensa à ce qu'elle avait écrit, se demandant si cela valait vraiment la peine car il ne suivrait surement pas ses indications :

" Sylver,

Tu trouveras le matériel dont tu as besoin au fourre-tout d'Ernest, au bout de la prochaine rue sur ta droite. Il affiche toujours le double des tarifs réels mais si tu le lui fait savoir il te fera payer le juste prix de tes articles. Si tu ne trouve nul part ou dormir retourne à l'infirmerie, la pièce est souvent transformée en dortoir improvisé la nuit venue. Pardonne moi de m'être imposée. Bonne chance dans ta quête, j'espère que tu trouveras ce que tu cherche à Anathorey.

Diya." 
Revenir en haut Aller en bas
avatar


Soldat déchu - Sylver Likaas


RPG
Âge : La petite vingtaine
Groupe: Cyborg
Inventaire: Montre à gousset, Carnet à dessin (+ matériel), polaroid, cache-oeil

MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mar 20 Oct - 12:38

A l’instant où il passe le seuil de l’infirmerie, Sylver prend conscience des paroles qu’il vient de prononcer. Sa nature, si détestable soit-elle, a prit le dessus sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit. Mais c’est ainsi… Il ne peut se résoudre à laisser ses sentiments le guider. Il s’arrête un instant, totalement perdu. Il n’y a rien de plus difficile que d’aller à l’encontre de ses sentiments, ça, il en a toujours eu conscience. C’est bien pour cette raison qu’il les refuse. Mais cette fois-ci, il a perdu la partie. C’est trop tard désormais. Il laisse échapper une grimace, quant il réalise enfin qu’il s’est déjà attaché à sa camarade Qantik. Mais que peut-il y faire ? Ils n’appartiennent pas au même monde… Il ne peut pas se le permettre.
D’une démarche mécanique, il s’efforce de faire abstraction de cette déstabilisante réalité. Sans prêter attention aux regards interrogateurs qui le dévisagent, il continue sa marche vers le fond de la salle pour récupérer ses affaires. Mais à la vu de la cape de la jeune fille, un nouveau remord l’envahit. Quand bien même cela ne pouvait pas finir autrement… Pourquoi a-t-il fallut qu’il s’emporte ainsi ? Après tout, elle n’a fait que preuve de douceur envers lui. S’il lui avait expliqué calmement… Sûrement aurait-elle compris ? Se maudissant, il fait volte-face afin de sortir du bâtiment.
Une nouvelle claque le saisit, quand il réalise que Diya à déserté les lieux. A quoi s’attendait-il exactement ? Qu’elle l’attende patiemment comme si de rien n’était ? Bien sûr que non… Ce qui n’empêche pas à la peine de s’emparer de lui. Un pincement se fait aussitôt sentir dans sa poitrine. Il n’a pensé qu’à lui… Mais c’est sûrement rien comparé à ce qu’il a du lui infliger à elle...
La main tremblante, il saisit la note qu’elle lui à laissé. Et un nouveau coup de point se manifeste. Malgré tout, elle tient à l’aider jusqu’au bout… Que doit-il faire exactement ? Essayer de la retrouver pour s’excuser ? Il hoche aussitôt la tête. C’est trop tard, le mal est fait. Cela ne servirait à rien. Il ne pourra pas se racheter et ce ne serait pas juste.
"C’est mieux ainsi…"
Du moins, c’est ce qu’il essai de se convaincre. Alors, il hésite longtemps à suivre ses précieuses instructions. N’est-ce pas abuser de sa gentillesse que de les accepter ?
Finalement, il opte pour les suivre voyant là une certaine forme de remerciement. Peut-être, cela l’offenserait encore plus si elle parvient à savoir qu’il l’a ignorée. C’est donc d’un pas sûr cette fois-ci, qu’il s’engage dans la ruelle voisine. Il est comme ça après tout. Condamner à errer, seul. Cela a toujours été ainsi… Pourquoi cela en serait autrement ?
Ayant trouvé le juste nécessaire d’assurance pour lui permettre d’avancer sans se retourner, il parvient déterminé au fourre-tout d’Ernest. Un rictus de satisfaction se dessine alors sur ses lèvres.
"La gamine ne s’est pas foutu de moi !"
En effet, il trouve immédiatement tout ce dont il a besoin... Voire plus. Après avoir choisi la tenue adéquate à sa future traversée désertique, il n’oublie pas de s’équiper d’un cache œil et d’une paire de gants. Au moment où il arrive devant les gourdes, il se rappelle aussitôt qu’il à toujours celle de la jeune fille en sa possession. Il hausse les épaules, en se promettant de ne pas oublier de la remplir auprès d’un puits… Cette fois-ci. A la pensée de cet épisode, il rougit à nouveau de honte. Une fois arrivé en caisse, il se souvient des recommandations de la jeune fille sur les prix. Mais têtu, il se refuse à jouer sur ça, et paye le tout dans la somme indiquée.
Quand il sort enfin parmi les rues encombrées de monticules métalliques, il constate que la nuit est en train de tomber. Sans qu’il ne s’en rende réellement compte, il se tourne alors vers l’infirmerie d’Elly. Mais… Il ne peut se résoudre à abuser de la gentillesse de cette bonne femme. D’autant plus qu’il n’est aucunement souffrant. Aussi, il tourne les talons et s’engage parmi les ruines. Par chance, il ne lui faut que peu de temps avant de dénicher l’endroit idéal.
Un petit bosquet, comprenant un arbre avec une branche en arc de cercle. Cette dernière pouvant faire guise de hamac. Cela devrait suffire pour cette nuit. Il s’installe confortablement sur son lit de fortune et ferme doucement les yeux… Il doit dormir. Demain, il part enfin pour Anathorey ! Mais l’impatience, l’inquiétude, le remords voire l’appréhension…  Tout cela l’empêche de trouver le sommeil. Pour remédier à cela, il saisit son carnet et son crayon favoris.
Dessiner pour se vider l’esprit, voilà ce dont il à besoin chaque soir. Ce soir, plus encore que tous les autres. Son cœur, perdu par les rebondissements des derniers évènements, à beaucoup de choses à dire…
Mais au bout d’un moment, il songe à ses nouveaux instruments. S’interrompant, il scrute ses doigts et, ne pouvant plus résister à la curiosité, range son crayon et dévisse la phalange distale de son index. Après une longue inspiration, il commence à dessiner grossièrement les lignes d’un fauvex… Qu'il ne pousse pas dans les détails, rapidement peu convaincu par ses traits aléatoires. Son dessin ne donne pas grand-chose. On ne peut pas dire qu’il a l’habitude de dessiner l’animal.
C’est surtout bêtement déçu, qu’il constate qu’écrire avec son sang n’apporte guère plus à son encre habituelle. Il soupire pour laisser s’échapper son agacement. Mais, comme arrachée par une soudaine bourrasque de vent, la page se libère des spirales du cahier. Là, elle virevolte quelques instants en l’air tout en se regroupant en boule. Complètement décontenancé, Sylver regarde la boule prendre les formes de ses traits initiaux… Et prendre vie. Un rire nerveux s’échappe alors du garçon, tandis que l’animal de papier vient se lover sur son épaule. Visiblement très câlin. Alors… Une idée s’impose aussitôt à lui.
Le Qantik se saisit de l’animal en papier, et inscrit une fine phrase sous son ventre. Satisfait, il le pose au sol avant de le regarder détaler au loin. Voilà donc les propriétés de son sigma… Un frisson parcours le jeune homme, toutefois partagé. D’un côté, il ne veut pas accepter cette part mécanique qui est maintenant en lui. De même que le fait d’avoir des stylos à la place des doigts n’est pas là pour l’enchanter. En revanche, pouvoir donner vie à ses dessins… Qui n’en à jamais rêvé ?
Le cœur apaisé, il ferme les yeux en pensant à cette phrase qu’il vient d’envoyer.

« Du monstre, pour l’altruiste. »

Demain, il va pouvoir retourner chez lui. Et ça… C’est grâce à elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar


Invité


MessageSujet: Re: Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]   Mar 20 Oct - 18:19


La voûte azurée se parait lentement de couleurs plus chaudes, l'astre de feux ne tarderait pas à laisser sa place à sa jumelle laiteuse. Tout était si calme, d'un ennuis frustrant pour la Qantik. Elle s’était saisit d'un roman, plongeant son âme dans l'amour enivrant d'un Unik pour une Qantik. Cela n’était possible que dans ce genre d'ouvrage fantaisiste. Mais rien ne pouvait empêcher ses lecteurs de rêver à pareil fin heureuse. Quelle femme n'aurait pas voulu qu'on lui offre pareil amour, de si beaux sentiments, cette sincérité capable de faire tomber tout les murs et de nuire à la haine et à la colère d'autrui ? Diya leva les yeux du lire, cela faisait un moment qu'elle y était plongée. Le manteau nocturne s’était déjà abattu sur la ville et seules quelques lueurs au nord de sa position permettaient de confirmer la présence dans le vie. Frissonnant la demoiselle chercha sa cape dans son sac, surprise de ne pas l'y trouver. Elle se souvint alors l'avoir donné à Sylver et ses pensées dérivèrent en direction du Qantik. Où était il à présent ? Avait il pu se fournir se dont il avait besoin ? S’était il trouvé un endroit pour dormir ? Les nuits étaient aussi fraîches que les journée étouffantes dans le Sidhe.

Ses deux émeraudes se tournèrent vers l'astre glacé qui illuminait le manteau sombre. La jeune femme se demanda si elle avait bien fait de l'abandonner ainsi et de sombres images s'offrirent à elle. La Cyborg croisa les doigts pour qu'il n'ai pas décidé de quitter la Cité Neutre en pleine nuit. Seule Mère Nature savait quels monstres se promenaient dans le désert la nuit. Et ceux ci n'avaient aucune pitié pour les voyageurs imprudents. Croisant les doigts, Diya s'appuya contre le vieux matelas qui lui servait de couchette, le regard porté bien au delà des murs, abandonnant le roman d'amour sur le sol poussiéreux. La Fauvex dormait à ses pieds, ronflant légèrement. Qu'elle aurait aimé pourvoir s'endormir si vite et avec autant d'insouciance. Un bruissement attira son attention vers la porte, fermée par un cadenas, qui menait à la pièce où se trouvait la Qantik. Un morceau de papier se glissa sous la porte, pourtant Diya ne sentait aucune présence, n'avait entendu le moindre pas. Comme doté d'une volonté propre le pliage se dirigea vers elle, courant comme un animal à quatre pattes. La demoiselle, fascinée, observait le manège sans bouger, et lorsque la création vint se blottir contre sa main, elle se rendit compte qu'il s'agissait d'un Fauvex miniature. 

L'habitante du Sidhe n'eut pas besoin de voir le mot pour comprendre de qui cela venait. Un sourire amusé étira les coins de ses lèvres et elle d'autorisa même à rire, rompant le silence nocturne. Le pliage s'immobilisa finalement et la Cyborg le souleva pour mieux l'observer. Elle découvrit alors le message écrit sur le ventre de l'animal de papier. Un murmure lui échappa, même s'il ne parviendrait jamais à son destinataire :

" On se recroisera surement Monsieur le monstre. Du moins ... Je l'espère."

Était elle réellement altruiste ? De nouvelles questions abordèrent son esprit fatigué, ne tardant pas à l’entraîner dans un monde fantaisistes dont les détails lui seraient inconnus à son réveil. Le Fauvex en papier posé sur le livre romantique semblait l'observer, comme pour s'assurer qu'elle ne risquait rien. Avant de sombrer, Diya eut une dernière pensée pour Sylver, elle lui souhaita une nouvelle fois de trouver ce qu'il cherchait à Urban City, de ne pas se laisser briser par la réalité qu'il aurait à affronter. Après tout, ici, à la Cité Neutre, il serait toujours le bienvenue.
Revenir en haut Aller en bas

Le seul endroit où tu seras accepté. [& Sylver]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Il n'existe pas un seul endroit où être à l'abri.
» Suite de ce que j'ai trouvé sur mon mur FB
» Quand le monde te menace le seul endroit sûr c'est sous la couette [Teegan]
» [Toilettes de Mimi Geignarde] Drôle d'endroit pour se cacher
» Seul et perdu...
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Origins :: 
Sidhe
 :: La Cité Neutre
-