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Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]

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MessageSujet: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Jeu 17 Sep - 23:24

• Chapitre 4 :  Sur les chemins (suite)

Voilà plusieurs jours que mon chemin s'était éloigné des douces plaines verdoyantes qui côtoyaient les rivières d'Eracléa, pour m'aventurer en terrain inconnu : celui du désert du Sidhe. J'avais contourné Nordkia d'une bonne distance, plaçant comme une barrière de sécurité entre mon cœur et les êtres que j'aimais. De nature sensible, je craignais de fondre en voyant le visage provocateur de Natsu, le sourire d'Hikari ou encore l'aura chaleureuse de Tanda. Il me fallait avancer sans hésiter. La santé de nombreuses personnes, de même que la mienne, en dépendaient.

Ainsi, l'herbe qui caressait agréablement mes pieds nus avait disparu, remplacée lentement mais sûrement par une terre fine et brûlante, où aucune plante n'osait déposer ses graines. Je les comprenais. Mes pieds, qui étaient pourtant habitués au froid des montagnes glaciales, à l'escarpement des plus hauts sommets de pierre comme à la rugosité du bois, étaient mis à mal par ce nouveau contact. C'était comme marcher sur des charbons ardents. Des petites flammes venaient me lécher la plante des pieds, prenant plaisir à soulever des cloques entre mes orteils et à durcir ma corne plus encore. Je souriais pourtant, intérieurement. Peut-être serai-je capable de marcher sur le feu, après cette épreuve ? Aimant jouer avec les éléments, cette idée me plaisait, et je serrai les dents, le temps que cette vivifiante douleur ne s'apaise pour ne laisser place qu'à un fourmillement sourd dans mes membres. Le plus difficile pour moi était l'air sec qui soufflait sur les dunes, soulevant même parfois du sable qui venait alors me piquer la peau. Je n'avais jamais connu une sécheresse pareille. Au contraire, j'avais toujours vécu dans des zones humides, que ce soit dans la Muraille de Roches ou près des rivières d'Eracléa. Papa m'avait certes conté l'âpreté de l'air qui rentrait dans les poumons, la lourde sensation qui pesait au-dessus de nos têtes lorsque le soleil dardait ses rayons sur nous et la chaleur étouffante qui nous enveloppait, mais j'avais pensé qu'il exagérait son récit. Or je devais bien admettre que, pour une fois, ses métaphores et allitérations n'avaient pas été de trop ; elles étaient même tout à fait exactes.

Il me fallut quelques temps pour m'y accoutumer, mais je pus finalement supporter avec de plus en plus de facilité cette épreuve. Après tout, si père m'avait décrit le désert, il m'avait également expliqué comment y survivre. Ainsi, malgré mon envie presque folle d'enlever la moindre once d'habit qui couvrait mon corps, je les gardai tous sur moi, ajustant même ma cape comme un couvre-chef pour protéger mon visage. C'était peut-être étouffant, mais au moins ma peau ne brûlait pas et la température de mon corps restait stable, alors je faisais avec. Ce n'était pas comme si j'avais le choix de toute façon car, bien que la traversée du Sidhe fut déjà en soi quelque chose de dangereux, mon état de santé me demandait par ailleurs les plus grandes précautions, sous peine de me voir trépasser. J'étais habituée à un environnement relativement sain dans mon enfance grâce, notamment, aux plantes de maman et aux inventions de papa et, de ce fait, la pollution d'Urban City m'avait rapidement atteinte dès que je n'eus plus de quoi me protéger. Mes capacités biologiques s'étaient alors détérioré petit à petit. Comme rongés de l'intérieur, mes organes dépérissaient lentement. C'était notamment le cas de mes poumons qui avaient été mis à rude épreuve par l'air empoisonné dégagé par les usines des Üniks. Ainsi, malgré ma robuste endurance, la marche m'était rendue difficile par mon physique amoindri. Même mon sac avec lequel je pouvais autrefois aisément courir des heures me paraissait n'être aujourd'hui qu'un horrible fardeau à porter, pesant sur moi et m'enfonçant dans le sable qui prenait un malin plaisir à se dérober sous mes pieds.

Cependant, après plusieurs jours de marche, je m'habituais à mon nouvel environnement jusqu'à en venir à l'apprécier. Si le sable était brûlant sous mes pieds, il était également doux. Si le soleil cognait à perte de vue, il me permettait également de voir quiconque s'approchait et donc de m'en dissimuler. Je ne savais quelle genre de personne pouvait vivre dans le désert, et je préférais éviter tout contact. Je ne voulais pas attirer d'ennuis et faisais profil bas, espérant faire la traversée sans trop d'accroches. Si la chaleur du jour était harassante, la nuit, quant à elle, était fraîche et humide. C'est grâce à elle que j'en vins à réellement aimer le désert. Les vagues de sable s'étendaient à l'infini sous la voûte étoilée où les astres brillaient d'un nouvel éclat. Je pouvais clairement distinguer les constellations, notamment celle de l'arbre qui me guidait, et parfois même j'apercevais des étoiles filant à toute allure dans la nuit noire. Je ne m'étais jamais sentie aussi petite. Dans le silence paisible du désert qui sommeille, ma respiration se faisait lente et profonde. Paisible. J'en profitais pour sortir de mon sac sept pierres, toutes ayant une propriété différente. Ensemble, nous méditions alors de longues heures au clair des lunes, nous rechargeant en énergie et en lumière. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait ces exercices qui pourtant m'étaient nécessaires ; ils me permettaient de me canaliser, de m'apaiser et de me régénérer tout en me reconnectant à ce que j'étais : une originaire vivant sur une terre extraordinaire, baignant dans la joie du moment présent, dans le bonheur d'être là, simplement. Ces moments m'étaient précieux, et je repartais alors de bon train, le sourire jusqu'aux oreilles.

Jusqu'à ce jour fatidique où mon outre fut vidée de sa dernière goutte. Je n'avais pas prévu suffisamment... Quelle idiote ! Je m'en voulais terriblement mais tâchais de ne pas perdre espoir, si ce n'est la raison. La matinée fut longue et éprouvante. Ma gorge était sèche et me piquait chaque fois que j'inspirais, telle une vague de feu qui va et vient au doux rythme de ma respiration. Idiote, idiote, idiote ! J'avais beau me le répéter, cela ne changeait rien. Alors j'avançais, pas après pas, toujours plus difficilement. Mais j'avançais.
Quand, soudain, dans une onde floue m'apparut une vision bleutée au lointain. Ce ne serait pas la première fois que le désert se jouait de moi, s'insinuant dans mon esprit et reflétant mon plus cher désir dans un mirage illusoire. Je décidais tout de même de m'approcher car, après tout, on ne savait jamais, et j'étais réellement désespérée. À mon grand plaisir, l'immense étendue d'eau se dévoila peu à peu à mes yeux sans jamais disparaître comme les fois précédentes dans un nuage de fumée. Mon pas se fit plus léger, plus rapide. J'oubliais toute règle de prudence et fermais même mes sens sur ce qui se trouvait à mes côtés tellement j'étais aveuglée par cette bénédiction venue du ciel. Je lâchais mon sac et courus comme une enfant jusqu'à la surface bleutée où se reflétait le soleil. Emportée par mon élan d'enthousiasme, je défis un à un mes habits, les semant dans le vent en même temps qu'il emportait mon rire. Je n'avais qu'une envie : m'immerger dans l'eau cristalline, me fondre en elle et barboter pendant des heures avec les poissons qu'elle abritait certainement. Oh oui, j'en frémissais d'excitation. Bondissant telle une biche batifolante, je n'avais plus sur la peau qu'une culotte et un brassard, ainsi que mon collier bien évidemment. Je m'apprêtais à plonger quand une voix m'interrompis, me coupant en plein élan, et je tombai ainsi la tête la première dans le sable, surprise.


Dernière édition par Eilwen Gaëa le Lun 21 Sep - 23:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Ven 18 Sep - 4:02


De nombreux jours s’étaient écoulés depuis l'attaques des deux peuples sur la Cité Neutre. Diya récupérait lentement, mais avait reprit ses entraînements et l'exercice aussi rapidement qu'elle l'avait pu. Aidant là où elle pouvait, offrant ses service pour réparer, chercher, cuisiner, soigner même parfois quand Elly faisait appel à elle, la jeune femme faisait tout pour ne pas rester immobile, elle refusait d'être une bouche inutile à nourrir. Ce matin là, en rentrant de patrouille avec un groupe plutôt jeune et enjoué, la Cyborg repéra immédiatement une sorte d'effervescence dans les quartiers habités. Une curieuse rumeur semblait circuler, intriguant et poussant les Qantiks à discuter entre eux pour emmètre de multiple hypothèses. Agacée de ne pas être au courant, la jeune femme à la curiosité bien connue s'arrêta devant deux jeunes I.A. qui jasaient en faisant de grands signes pour attirer l'attention. Elle détestait ce genre de personne qui cherchaient a s'accaparer les regards de façon superficielle mais c’était souvent celles-ci qui répandaient le plus rapidement les informations. S'avançant vers les deux femmes en demandant au reste de la patrouille de rentrer sans elle, Diya les interrompit abruptement :

" Qu'est ce qu'il se passe au juste ?"

L'une des deux Qantik lui offrit un regard supérieur et la prit de haut :

" On peux pas courir partout et se tenir au fait des dernières nouvelles. Mais très bien, je te donne l'information contre ..."

La Cyborg se détourna des commères sans écouter la fin de son stupide marché. Il était hors de question qu'elle donne quoi que ce soit pour si peu. Un rire aiguë accompagna son départ en direction d'un vieux supermarché qui servait d'infirmerie. Elly s'y occupait d'une vieille Hubot dont le torse avait reçu un éclat de métal durant l'affrontement, laissant une plaie légère qui s'était malheureusement infectée. La jeune Qantik aux cheveux émeraudes rassemblés en chignon s'adossa au mur, attendant qu'elle ai fini. Quand enfin elle rangea son matériel dans une petite mallette usée par le temps Diya lui posa la même question qu'au deux I.A., attendant une réponse qu'elle savait obtenir sous peu. Elly lui fit face, souriante :

" Qu'est ce qui t’amène aujourd'hui ma belle ? Attend attend, laisses moi deviner ! C'est cette rumeur sur le Styx ? J'ai raison ?"

La Cyborg pouffa, son amie la connaissait par cœur, elles s'étaient rapprochées depuis que la demoiselle était arrivée à la Cité Neutre et étaient devenues de bonnes amies. Hochant la tête, la Cyborg répondit :

" Je ne savais même pas que cela concernait le Styx, j'ai déjà fais un bon pas en avant ! Expliques moi, avant que je perde patience."

Elle avait lâché ses derniers mots dans un soupir las faisant comprendre à la brune qu'elle avait déjà questionné, sans réponses, d'autres habitants de la Cité Neutre. Cette dernière haussa les épaules et lui offrit enfin d'avantage de détails :

" Apparemment le fleuve serait devenu aussi bleu que le ciel, c'est un voyageur qui a rapporté ça en arrivant ce matin. Une expédition s'apprête à partir, tu devrais pouvoir les rejoindre si tu pars tout de suite."

Diya lui offrit un sourire de remerciement avant de se diriger vers la porte quand la voix de l'infirmière retentit depuis le fond de la pièce :

" Emmènes Mamoru avec toi, il passe son temps à dormir ici quand il n'est pas avec toi, et figures toi qu'il ronfle !"

La jeune femme alla secouer son compagnon à quatre patte en déclarant :

" Viens mon vieux, on part à l'aventure."

La Fauvex grogna des paroles incompréhensibles avant de s'étirer, lançant un regard sous entendant qu'il se vengerait à la douce Elly il suivit sa maîtresse sous la chaleur épuisante du Sidhe. Une course effrénée a travers les rues poussiéreuses d'Ishval leur permis de rattraper le petit groupe qui s’apprêtait à partir. Le petit groupe de trois éclaireurs l'accepta sans problème, ils firent leur réserve d'eau et quittèrent la Cité Neutre, tous emmitouflés dans leur capes sombres. Après quelques heures à marcher sou les rayons brûlants du désert, des reflets bleutés parvinrent à la demoiselle qui en perdit ses mots. S'arrêtant à quelques mètres de la surface limpide elle regarda un de ses collègue s'approcher. Au moment où il allait plonger sa main dans la rivière un autre éclaireur l'arrêta :

" A ta place j'y toucherait pas, regardes."

Le Qantik désigna des cadavres divers qui apparaissaient ça et là le long des berges. Il étaient sans doute mort d'avoir cru en l'illusion de cette eau pure et attirante sous cette chaleur. Un mouvement sur sa droite attira l’œil de la demoiselle. Une femme venait d’apparaître un peu plus loin et fonçait droit sur l'onde. Le cœur de la Cyborg loupa un battement et sans réfléchir elle sprinta vers l'inconnue s’apprêtant à commettre une faute ... mortelle. Saisissant son poignet pour la tirer en arrière, à bout de souffle, Diya s'écria :

" N'y touches pas !"

Se redressant sans lâcher la femme de peur qu'elle ne se jette dans les eaux claires de la rivière elle la tira hors de portée de l'eau et désigna un cadavre humain qui gisait non loin, le visage figé dans une expression d'incompréhension :

" Tu n'as surement pas envie de finir comme lui ?"

Les yeux de la Qantik reflétaient son inquiétude et quand elle vit les lèvres desséchées de l'inconnue elle sortit une gourde de son sac avant de la lui tendre tout en la relâchant prudemment. Les deux hommes et la femme qui l'accompagnaient ne l'avaient pas rejoint, observant le lieu où ils s’étaient arrêtés.
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Sam 19 Sep - 20:56

Le contact d'une main sur mon poignet dissipa soudainement le brouillard qui m'enveloppait l'esprit. Comme si je sortais d'un mauvais rêve, un frisson me parcourut avant que je ne revienne totalement à moi. Mes sens, endormis eux aussi, me submergèrent alors, et c'est avec un hoquet de surprise que je découvrais le véritable paysage qui m'entourait. Une odeur de mort flottait dans l'air et les cadavres jonchaient le sol jusqu'à perte de vue. Que ce soit des animaux ou des originaires, aucun n'avait été épargné. Chacun était figé dans une expression d'horreur, surpris par la mort qui leur avait tendu les bras sans aucun signe avant-coureur. Lorsque ma sauveuse désigna le cadavre qui se trouvait juste à côté de moi je ne pus m'empêcher de reculer, et je retins difficilement le haut-le-cœur qui me révulsa. Si elle n'avait pas été là, cela aurait pu être moi. J'avais été tellement obnubilée par mon besoin d'eau que j'en étais presque devenue folle en apercevant enfin le précieux liquide, plaçant inconsciemment des barrières mentales pour ne pas voir le danger vers lequel je me dirigeai. Croyant arriver au paradis, j'allais en fait me jeter dans la gueule du loup. Heureusement, que cette fille avait eu la bonté de m'arrêter avant que je ne commette l'erreur qui m'aurait été fatale. Décidément, le désert était un vrai défi. Autant sur le plan physique que psychique. J'avais encore beaucoup à apprendre.

Je me tournai vers l'inconnue que je détaillai rapidement du regard. Ses longs cheveux verts égayèrent ma curiosité, de même que ses yeux émeraudes qui me fixaient gentiment. Je m'inclinai devant elle et, encore sous le choc, je bredouillai :
« M... Merci beaucoup. Je te suis redevable de m'avoir sauvé la vie. »
Je me relevai et, gênée par le manque de conscience dont j'avais fait preuve, je passai ma main derrière la tête en souriant. Mes yeux s'illuminèrent comme ceux d'un enfant lorsqu'elle me présenta une gourde dont j'entendis le clapotis. De l'eau ! Je contrains mon corps au calme alors que je n'avais réellement qu'une envie : me jeter dessus et en boire jusqu'à la dernière goutte. Néanmoins, à présent que j'avais retrouvé le contrôle de moi-même je me retins. Attrapant doucement le breuvage salvateur, je portai la gourde à mes lèvres, lentement, appréciant le contact béni de l'eau coulant dans ma bouche. Ma peau qui était sèche comme le désert sembla s'en réjouir, reprenant doucement ses couleurs roses pâles tout en absorbant le liquide, et, m'amusant à faire tournoyer le liquide entre mes joues, je sentis les craquelures fondre pour finalement rendre à ma bouche son élasticité. J'ouvris les mâchoires à plusieurs reprises comme pour bien m'en assurer, puis je ris. Quel bonheur ! Je m'étais retenue de trop boire, ne voulant pas vider les réserves de la jeune fille. Elle m'avait déjà beaucoup donné, et je n'avais pas grand chose à lui offrir en échange si ce n'est un peu de viande séchée. Pas très alléchant. Je n'allais donc pas lui prendre encore plus, et je lui rendis sa gourde après les quelques petites rasades que je m'étais permise. C'était déjà un grand soulagement.

« Merci encore, dis-je dans mon éternel sourire. Je suis Eilwen au fait. »

Attendant qu'elle me réponde - ou non, c'était à elle de voir, j'observais le paysage plus minutieusement. Si l'eau était bien présente sous mes yeux, cela n'empêchait pas la terre qui la côtoyait d'être aussi sèche et craquelée que ma bouche l'avait été. Étrange. Les rivières étaient pourtant censées être synonymes de vie et d'abondance et, pourtant, aucune plante n'avait osé prendre racines sur ses berges. En dehors du décor macabre qui s'offrait à ma vue, ces détails étaient d'autant plus perturbants. Je fronçais les sourcils, intriguée. Portant mon regard au loin, j'aperçus un groupe de trois personne qui discutaient. Ils semblaient s'interroger eux aussi sur ce qu'il se passait. Je me raidis quelque peu. Qui étaient-ils ? Je les fixai un moment du regard, méfiante. Comme ils ne daignaient pas même nous donner de l'attention je me relâchai doucement, en restant toutefois sur mes gardes. Prudence est mère de Sûreté. Je finis par me retourner vers la jeune fille émeraude qui semblait être curieuse du phénomène elle aussi. Elle devait certainement en savoir plus.


« Que se passe-t-il ici ? Quelle est cette rivière ? »
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Dim 20 Sep - 21:43


La femme émergea, fixant sur la Cyborg un regard curieux. Elle l'avait échappé belle, Diya se permit un soupir en passant sa main sur son front, chassant une mèche qui s'était échappée de son chignon. Voyant la lueur d'espoir dans les yeux de l'inconnue lorsqu'elle lui présenta l'eau, la Qantik sourit d'avantage en la regardant s'hydrater. Cela devait faire un moment qu'elle n'avait pas bu, ce qui expliquait pourquoi son esprit s'était uniquement focalisé sur la vue de l'étendue liquide. La femme la remercia une deuxième fois, autant pour l'eau que pour lui avoir évité une mort cruelle, et se présenta. Rangeant l'outre dans son bagage la jeune femme lui répondit amicalement :

" Diya. Ne me remercie pas, c'est tout naturel, je ne pouvais pas te regarder mourir et sans eau tu n'aurais sans doute plus tenu très longtemps."

Observant le paysage avec plus d'attention, Diya remarqua que malgré l'onde aucune plante n'avait pris racine sur les barges. L'eau aux airs si purs paraissait au contraire repousser toute traces de vies allant jusqu'à annihiler ceux qui tenter de s'emparer de sa douce fraîcheur salvatrice. S'avançant jusqu'au bord de la rivière, la Cyborg saisit un bâton et en trempa une bonne moitié dans l'eau. Presque immédiatement le bois se craquela avant de diviser en minuscule particules emportées par le courant. La demoiselle regarda, horrifiée, les échardes de bois disparaître, ressortant la moitié du bâton intacte. Au même instant, Eilwen la questionna et c'est avec plaisir que Diya détourna le regard du bras bleu pour se concentrer sur la femme aux cheveux chocolat, lâchant, l'esprit entier tendu vers le mystère :

" C'est le Styx ... du moins ça l'était. Quelque chose de mal est arrivé, quelque chose qui détruit tout ce qui l'entoure. Il y avait une coulée de lave constante avant que l'eau ne vienne la remplacer. Un nomade l'a signalé ce matin, c'est pourquoi nous sommes venus enquêter."

Diya avait désigné les trois Qantiks qui faisaient eux aussi des observations plus loin. Ces derniers se dirigeaient à présent vers elles et ce fut la femme qui engagea le dialogue. Ses cheveux courts et bouclés d'un blond vénitien mettaient en valeur des yeux d'un bleu abyssal. Elle aussi portait une longue cape sombre sont elle avait abaissé la capuche, sa voix fluette ne manquait pas d'autorité quand elle lui lança :

" Cette eau n'est ni pure ni bénéfique pour l’environnement, au contraire, elle détruit tout ce qu'elle touche. Il faut prévenir les habitants de la Cité Neutre, que tous les voyageurs passant à nos portes soit avertis qu'il ne faut pas approcher du Styx ... si nous pouvons toujours l’appeler ainsi."

Elle sembla enfin se rendre compte que Diya n’était pas seule et ajouta, sévère :

" Tu devrais arrêter de ramasser tous les pommés qui croisent ta route. Je ne ralentirais pas pour une inconnue, si elle suis tant mieux, sinon qu'elle reste ici."

A aucun moment Diya où Eilwen n'avait dit que cette dernière les suivrait et la mauvaise humeur de la blonde, Karin, eut l'effet d'un souffle glacial, faisant grimacer la Qantik qui s'excusa du regard. Les deux hommes n'avaient pipés mot, suivant la conversation d'un air distrait, comme gêné de devoir supporter leu consœur. La blonde s’était déjà dirigé vers eux, oubliant les jeunes femmes pour demander, ou plutôt, donner l'ordre, à l'un des Qantik de reprendre immédiatement le chemin de la ville en ruine pour informer la population. Diya murmura à Eilwen, afin que Karin ne l'entende pas :

" Ne fais pas attention, elle est devenue désagréable depuis qu'elle a perdue sa sœur dans l'attaque de la Cité Neutre. Je ne peux pas lui en vouloir même si je ne supporte pas son attitude. Je peux te donner une gourde pleine, ça devrait te suffire à te rendre jusqu'à la lisière de la forêt, ou à Nordkia, suivant ta destination. Si tu souhaites cependant nous aider à faire la lumière sur cette histoire tu es la bienvenue, quoi qu'en dise Karin."
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Lun 21 Sep - 23:29

Je regardai, médusée, la jeune fille plonger un bâton dans l'eau étincelante. Avant même que je n'ai eu le temps de cligner des yeux, le bois s'était désagrégé pour ne laisser intacte que la partie qui avait eu la chance de ne pas être immergée. Si j'avais plongé dedans... Un frisson d'effroi me parcourut toute entière et je dus me secouer pour chasser la vision d'horreur qui m'était apparue. Me forçant à observer plus minutieusement l'un des cadavres, je me baissai pour me mettre à la hauteur de l'homme mort qui se trouvait à nos côtés. Effectivement, ses doigts avaient été rongés et, à la place de sa gorge, se trouvait un trou béant. Tout en retenant une nouvelle vague de nausée je me relevai, me grattant la tête que je penchai sur le côté. De l'acide ?

Diya me répondit alors et je focalisai mon attention sur elle, buvant chacun de ses mots, m'imprégnant des informations qu'elle avait à me transmettre. Je ne pus qu'écarquiller les yeux lorsqu'elle m'apprit qu'auparavant ce fleuve, que l'on nommait le Styx, était en réalité une longue coulée de lave. Étonnée, je scrutai les alentours. Il n'y avait pourtant là aucun volcan, comment était-ce possible ? Je ne remis cependant pas sa parole en question, me concentrant plutôt sur l'essentiel, à savoir que cela ne faisait visiblement pas longtemps que l'eau était présente. Un millier d'interrogations assaillirent mon esprit. Depuis combien de temps exactement ? L'eau avait-elle toujours été néfaste ou bien s'était-elle peu à peu transformée en un liquide mortel ? À la première, il ne me fut pas difficile d'y répondre. Je n'avais qu'à observer de nouveau les cadavres qui m'entouraient. Je ne connaissais pas le procédé de décomposition des corps dans le désert, la chaleur devait bien prolonger celle-ci de plusieurs jours, mais, néanmoins, je pouvais approximativement estimer la mort des plus anciens à une semaine, voir deux grand maximum. Cependant, la véritable question qui me torturait l'esprit était celle-ci : qu'est-ce qui pouvait bien transformer la lave en eau ? Après mûre réflexion, je n'avais que deux réponses à offrir : soit la transformation était le fruit d'une pollution excessive, soit une expérience avait eu lieu sur le fleuve... Papa m'avait expliqué que les laboratoires des scientifiques se trouvaient dans le Sidhe, il était donc tout à fait probable que l'un de ces intellectuels fous soit venu tester une petite invention sur le Styx. Dans quel but ?

Perdue dans mes pensées, je n'avais pas prêté attention au groupe d'individus qui venait vers nous, mais la voix sèche et tranchante d'une femme me ramena dans le présent. Je fus prise de court par ses paroles, ne sachant que répondre. Heureusement, le soutien de Diya balaya la gêne qui s'était installée d'un simple regard. Nous nous connaissions à peine mais je pouvais déjà sentir une certaine complicité entre nous. Ma part sauvage qui détestait les originaires était balayée par ma naïveté et mon innocence et, bien qu'une petite voix au fond de moi me murmura méfiance, mon cœur, lui, était prêt à lui faire confiance. À ma sauveuse seulement. La blonde au regard glacial ne m'inspirait pas et, malgré la tentative de justification de Diya, sa façon d'aboyer sur les autres ne me plaisait pas. J'avais bien envie de lui répondre d'un ton cinglant mais je pris sur moi-même, respirant un bon coup. Après tout, le mystère du Styx m'intéressait d'autant plus que sa petite personne avec ses problèmes, et je n'allais pas me priver de le résoudre juste par discorde avec elle. Soudain, un mot qu'elle avait prononcé me revint en tête, comme un écho oublié. La Cité Neutre. J'en avais déjà entendu parler, mais je n'arrivais plus à retrouver les détails... Me passant la main sur le front pour masser mes tempes douloureuses à force de réflexion la mémoire me revint finalement. Mais oui ! C'était cette ville dans le désert qui servait de refuge aux Qantiks, ces êtres mécaniques qui cherchaient à échapper aux étreintes de la guerre inter-raciale. Je n'en avais jamais réellement rencontrée et, intriguée, j'observai avec une attention redoublée les personnes qui m'entouraient. Il était difficile de dire s'ils étaient bien des cyborgs car leur apparence physique était grandement masquée par leurs vêtements amples, mais j'aperçus tout de même la main d'un des hommes briller au soleil. Je me retins de montrer ma surprise car je ne voulais pas paraître impolie ni qu'ils perçoivent cela comme de la curiosité mal placée. Et puis, si de mon côté je n'en avais cure de leur nature, eux n'apprécieraient certainement pas la mienne. Je fis donc profil bas et me tus un instant, réfléchissant rapidement à la situation. D'une part j'étais curieuse de découvrir la Cité Neutre ainsi que ses habitants. Cela pouvait être enrichissant et j'y trouverai peut-être des personnes qui partageaient le même rêve que moi. Néanmoins, je ne pouvais pas me permettre ce détour, du moins pour le moment. Ainsi, après réflexion, je pris la parole en m'adressant au groupe entier :

« Il me semble que cela ne serve à rien de tous retourner à la Cité. Un messager ou deux suffisent. Il vaut mieux que l'on se sépare, que quelqu'un monte la garde ici pour prévenir quiconque s'approcherait, tandis que les autres vont enquêter sur cet étrange mystère. Je pense qu'il est le résultat d'une expérience ou de la pollution et, dans les deux cas, c'est l'aide d'un scientifique qu'il nous faut. »

Je rechignai un peu à cette idée mais n'en montra aucun signe. Je n'avais pas oublié les histoires de papa sur ses anciens collègues et leur folle manie. Je pressentais qu'il allait me falloir une grande force pour me contrôler face à l'un d'entre eux.
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Jeu 24 Sep - 1:26


Après ses paroles, la blonde lui avait jeté un regard glacial et la proposition de la nouvelle venue fut accueillie avec soulagement. Les deux hommes ne paraissaient pas avoir envie de supporter la vipère ce jour là. Aussi décidèrent ils sans concerter le reste du groupe qu'ils retournaient immédiatement à la Cité Neutre prévenir les autres. D'un vaste geste de la main ils se retirèrent, laissant le trio de femmes plantée là. Karin afficha un air de dégoût à peine masqué avant de déclarer :

" Toi qui aime tant te précipiter vers les mystère je te laisse en compagnie de ta nouvelle amie, je vais monter la garde ici."

Elle ajouta à voix basse, sifflant entre ses dents :

" Aucune envie de supporter des discussions gnan gnan avec deux gamines."

Aussitôt sa pique lancée, la blonde se détourna et alla s'asseoir près de l'eau, dos à elles. Soupirant Diya se tourna vers Eilwen, haussant les épaules en lui murmurant, amusée :

" On la changera pas. Bien, les laboratoires, c'est ça ? Je ne suis pas la bienvenue là bas, j'ai intérêt à la jouer profil bas."

La Cyborg pouffa au souvenir de sa dernière visite des lieux, avec Iro. Les deux Qantiks avaient défait la sécurité et dérobés les TX-mini, des recharges qu'un scientifique avait développés pour l'armée des Prince. La mission avait été périlleuse mais ils s'en étaient sorti avec leur nouveau gadget, détruisant les exemplaires restants pour que jamais cette technologie ne pousse les Uniks à les asservir à nouveau. La demoiselle se demanda ce qu’était devenu le Qantik blond, elle n'avait plus eut de nouvelles depuis le suicide sanguinaire du général Unik lors de l'affaire des sphères noires. Se claquant les joues des deux mains pour se focaliser sur le mystère du Styx, elle lança à la femme, lassée :

" Je pense que tu as raison. C'est sans doute une nouvelle expérience de ces tarés d’Érudits, ils réfléchissent jamais aux conséquences de leurs expérimentations, c'est épuisant ! Bon, en route !"

Levant la main comme pour se donner le courage d'avancer sous la chaleur torride, la Cyborg aux cheveux émeraudes se mit en marche. Bien vite la curiosité la fit revenir à la charge et calant son rythme de marche sur celui de sa voisine elle demanda, curieuse, les yeux brillants d’intérêt :

" D'où tu venais comme ça ? Et où allais tu avant que les rayons de notre cher soleil te rappelle qu'il faut toujours prévoir plus d'eau que nécessaire avant d'entreprendre la traversée de son territoire préféré ?"

Se frappant la tête, Diya s'exclama soudain, se sentant idiote :

" J'aurais dû demander une gourde aux garçons, je n'ai que les deux miennes ... nous pourrons toujours les remplir une fois là bas, il y a un petit village tranquille aux abords des laboratoires, mais les étrangers font tâche au milieu des blouses blanches."

La demoiselle ajouta, en pleine réflexion, tripotant le grelot d'argent à son cou :

" Il faudrait réussir à en dérober dans une des petites maisons où logent les Uniks qui vivent sur place. C'est pas joli joli mais on pourra toujours les reposer à leurs places en partant."
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Ven 25 Sep - 14:10

Aussitôt dit, aussitôt fait. À peine mes paroles furent elles prononcées que les deux hommes nous quittèrent, visiblement ravis d'échapper ainsi à la présence glaciale de Karin en retournant à la Cité Neutre. Je souris et ne bronchai pas lorsque la blonde tenta de nous atteindre de ses mots piquants, enfantins. Je haussai les épaules. Il ne valait mieux pas que je relève, cela importait peu. Plutôt que de m'énerver, au contraire, elle me faisait pitié. C'était une réaction comme une autre pour faire face à la mort d'un être aimé, mais il faudrait bien qu'un jour quelqu'un vienne percer cette carapace acérée dont elle s'était parée pour la tirer des ses tristes pensées. Après tout, la vie continue. Ainsi, avant de partir et bien qu'elle nous ait tourné le dos, je lui dis :

« Reste tout de même sur tes gardes, on ne sait jamais qui peut venir traîner dans le coin. En dehors de paumé dans mon genre, il se peut que d'autre ait des intentions moins nobles. Je te confie ma flûte, si tu as le moindre soucis n'hésite pas à nous appeler. Grâce à ses notes les plus aiguës nous pourrons t'entendre de loin ; je tâcherai alors de venir t'aider... Et, surtout, prends soin de toi. »

Après avoir déposer mon instrument précieux à ses côtés et sans attendre de réponse aucune, je tournai les talons, le sourire aux lèvres. Peut-être mes mots atteindraient-ils son cœur à travers le brouillard épais qui l'entourait. Peut-être pas. Mais au moins l'intention y était. Je hochai la tête quand Diya me demanda confirmation pour les laboratoires et je tiquai lorsqu'elle me dit qu'elle n'était pas la bienvenue là-bas. Il était vrai que cela ne devait pas être évident pour un Qantik de retourner sur les lieux où il avait été livré à la merci des scientifiques sans avoir le moindre mot à dire. Curieuse, je tins pourtant ma question silencieuse et lui fis signe de m'attendre d'un geste de la main. J'allai récupérer les affaires que j'avais semé dans le vent, éparpillées ça et là sur la dune entourant le Styx. Je me rhabillai, m'emmitouflant de nouveau dans mes vêtements et, une fois mon sac remis sur le dos, rattrapai la cyborg qui se trouvait un peu plus haut. Elle avait l'air perdue dans ses pensées et, comme pour se forcer à se concentrer, elle se tapota les joues avant de me parler de son exaspération quant à l'inconscience de ces soi-disant érudits. Je ne pouvais qu'acquiescer face à ses propos. Il était vrai que je n'en connaissais pas personnellement mais les histoires de papa quant aux horreurs commises par ses anciens collègues suffisaient, aujourd'hui encore, à me faire frémir.

Nous nous mîmes alors en route, direction plein Est. J'avais de la chance d'être accompagnée par Diya qui connaissait indéniablement le chemin que nous devions suivre et je me laissais donc guider par elle, confiante. Je sentis son regard fixé sur moi et, lorsque je me retournai, la vit débordante de curiosité. Je ne pus m'empêcher de rigoler devant le flot de paroles qu'elle déversa, souriante mais réfléchissant à vive allure. J'avais tenté de masquer le crispement de mes mâchoires quand elle m'avait demandé mon origine et ma destination. J'espérais de tout cœur qu'elle ne poserait pas ce genre de questions mais, décidément, j'avais affaire à quelqu'un d'encore plus curieux que moi, et bavarde par-dessus le marché !
Bien que de nature silencieuse, cela ne me dérangeait pas. Bien au contraire, j'étais heureuse qu'elle se tienne à mes côtés ; je n'avais pas eu d'aussi agréable compagnie depuis que j'avais laissé le doux foyer qui abritait mes amis. Une vague de nostalgie m'envahit et ma vue se brouilla. D'un revers de la main je chassai l'eau qui m'était montée aux yeux et je souris à Diya. Cependant, malgré le fait que cœur penchait pour lui faire confiance, je ne pouvais pas simplement lui dire que je venais d'Urban City pour aller à la Sylva. Selon son ancienne origine, le fait que je sois possiblement une Ünik ou une Hybrid risquer de créer des tensions. Alors le fait que je sois paria, n'en parlons pas.
Je décidai donc d'être évasive sur ses premières questions en y répondant par une autre, profitant  des informations qu'elle m'avait donné pour éviter le sujet. Ma curiosité n'était néanmoins pas feinte, j'étais réellement intriguée par ce qu'elle pouvait m'apprendre.

« Oh, je ne savais pas qu'il y avait un village là-bas. Il n'y a donc que des scientifiques qui y habitent ? Pour l'eau nous aviserons bien, nous devrions avoir assez pour la journée non ? Mais il est vrai que nous ne savons pas pour combien de temps nous en aurons une fois là-bas... D'ailleurs, est-ce encore loin ? Étant donnée ta... Gênée par ce que j'allais dire, je me retins et me repris, de justesse. Tu as l'air d'en savoir beaucoup sur les laboratoires, pourrais-tu m'en dire un peu plus ? Je ne connais pas cet endroit et j'aimerais en savoir le plus possible avant que nous arrivions, ainsi nous serons plus efficaces une fois sur place. »

Une question continuait de me brûler la langue mais je me retins, la regardant en souriant, honnête mais guettant néanmoins une réaction quelconque sur son visage. Si elle remarquait que j'esquivais ses questions, elle allait peut-être changer d'attitude envers moi. Il fallait que je reste sur mes gardes. Avisant le collier qu'elle tripotait entre ses doigts, je lui demandai, la tête penchée sur le côté, curieuse :

« Quel est ce grelot que tu portes ? »

Je ne pus m'empêcher, à ce moment là, de porter à mon tour la main au pendentif qui était accroché à mon cou. Rassurée par la douce présence chaude des deux pierres, j'attendis la réponse de la Qantik, vigilante au moindre trait changeant sur son visage. En cas du moindre signe d'alerte, il fallait que je réagisse vite, et bien. Ne possédant ni sigma, ni don, ni dzéta, il fallait que je la joue finement, en douceur pour qu'elle ne s'en aperçoive pas. Sinon, elle comprendrait alors ma véritable nature. J'appréciai trop la douceur de ses traits et de son sourire pour vouloir les voir ses transformer en une expression de dégoût, immanquable. Et comme le disait toujours ma mère : Prudence est mère de Sûreté.
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Ven 25 Sep - 20:20


La jeune femme donna un instrument à vent de petite taille à la blonde. Devant cet élan de gentillesse Diya se retint de rire. Elle même avait déjà essayé de percer ne serait ce qu'un instant la carapace de colère derrière laquelle se réfugiait Karin et avait échoué sans arrêt, jusqu'à perdre patience. Désormais elle se contentait d'entretenir avec elle une relation neutre sans plus de manière. Après une brève discussion à voix basse avec Mamoru, il fut convenu qu'il resterait avec la blonde afin de couvrir plus de kilomètres et d’empêcher de nouveaux Ohms de s'empoisonner avec cette eau. Elles se mirent ensuite en route, il y avait environs une heure et demi de marche d'après les maigres repères que le désert offrait aux marcheurs et la chaleur écrasante ne leur faciliterait pas la tâche. Les questions de la Cyborg restèrent sans réponse mais cette dernière n'insista pas, comprenant parfaitement que sa curiosité n'était pas toujours accueillie avec le sourire. Songeant que l'apparence de la femme ne lui permettait pas de deviner ce qu'elle était et que de toute façon cela lui était bien égal, la demoiselle se concentra sur les questions concernant leur destination et tenta d'y répondre le plus clairement possible :

" A vrai dire il y aussi des auberges pour le passage et quelques commerçants, mais oui, ce sont principalement les scientifiques et Érudits travaillant aux labos qui vivent là bas. L'eau ..."

Diya joua avec une mèche de ses cheveux tout en calculant mentalement. Une fois fait elle reprit :

" Oui, nous devrions en avoir assez. Oh ! Il y a encore un peu de marche oui, mais rien d'insurmontable, sans doute une petite heure. Quand à t'en dire plus sur les labos ? Mmh."

La Cyborg se mit à jouer avec son grelot cette fois, nerveuse à l'idée de retourner là ou elle avait dérobé la batterie de secours TX-mini. Soupirant elle haussa les épaule, il arriverait ce qu'il devait arriver, et offrit d'avantages de détails à Eilwen :

" Les laboratoires ressemblent à deux immenses pyramides aussi noires que la nuit. Elle sont recouvertes d'un alliage presque indestructible et bien surveillées, que ce soit les entrées principales ou de services, les salles et même les couloirs. Il y a des gardes et de système de surveillance partout et il faut un badge pour activer les ascenseurs et ouvrir certaines portes. Ce ne sera pas du gâteau si on nous refuse le droit d'entrer. Au pire des cas je connais quelqu'un mais ... ça m’étonnerais qu'il nous aide après le coup que je lui ai fais la dernière fois."

Diya songea un bref instant au scientifique qui s’était occupé d'elle et qu'elle avait utilisé sans vergogne pour accéder à l’intérieur du bâtiment, lui volant par la même occasion son badge et le laissant endormis au milieu du passage. Rompant ses pensées la jeune femme lui demanda ce qu’était le grelot qu'elle portait à son cou. N'hésitant pas un instant, la Qantik lui répondit, rêveuse :

" C'est un cadeau qu'on m'a offert il y a longtemps maintenant. C'est à la fois mon porte bonheur et mon bouclier. Si nous avons des ennuis tu auras sans doute l'occasion de le voir en action."

S'étirant en ralentissant le pas pour se placer à auteur de la femme, Diya lui fit à son tour part de sa curiosité, souriante :

" Et toi ? Quelles sont ces pierres ?"

La Qantiks savait que certains habitants de la Sylva accordaient aux minéraux des pouvoirs particuliers mais jamais elle n'en avait apprit plus à ce sujet. Peut être était ce là une occasion d'engranger de nouvelles connaissances ? Les parcelles de roches devinrent de plus en plus présentes tandis qu'elles progressaient et bientôt les deux immenses pyramides dressèrent leurs sommets, cachant le soleil qui les éblouissait de ses rayons ardents. A leurs pieds s'étendaient de multiples formes, bien plus petites. Le village était désert à cette heure, les scientifiques étaient sans doutes trop occupés à travailler sur leurs projets et seuls les petites boutiques et auberges semblaient en activité. Diya désigna un bloc d'habitation éloigné du centre de la ville et loin des lieux fréquentés et déclara, soudain sérieuse :

" Essayons de trouver de quoi nous changer. Avec un peu de chance on tombera directement sur des blouses à notre tailles, sinon il faudra aviser. Soyons discrètes."
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Sam 26 Sep - 17:24

Le soleil régnait au-dessus de nos têtes en fier maître des cieux, brillant de toute sa splendeur, ne nous laissant aucun répit. En plus de l'accablante chaleur, le sable rendait d'autant plus difficile la marche. Il se dérobait sous nos pieds et semblait s'amuser à s'enfoncer à chaque pas que l'on faisait. Pourtant, au fil du temps passé dans le désert, j'avais appris à lire la terre, devinant petit à petit les meilleurs endroits où il était judicieux de s'aventurer. Je jouais ainsi à décrypter les vagues sableuses ondulantes, observant les empreintes des quelques animaux et les suivant à la trace, riant lorsque je me trompais et m'enfonçais jusqu'à la cheville. Ce n'était certes pas chose aisée, et le poids de mon sac n'aidait vraiment pas, mais – comme à mon habitude – je préférais voir les aspects positifs et considérais que c'était un excellent entraînement pour muscler mes jambes ainsi que mon dos.

Je fus rassurée en constatant que la cyborg respectait mon silence et souris, hochant la tête tout en buvant le flot d'informations qu'elle avait à me donner. Décidément, cette Diya avait l'air d'être une sacrée femme ! Bien qu'elle soit supposée être une machine, l'aura qu'elle dégageait était douce, joyeuse, chaleureuse, un peu comme le soleil. J'étais reconnaissante à la vie de l'avoir posé sur mon chemin et, emplie de gratitude, je ne pouvais que sourire à ses côtés. Mon pas se fit plus léger lorsqu'elle m'apprit que nous n'en avions pas pour très longtemps encore avant d'arriver en vue des laboratoires. Effectivement,  les paroles de Diya se révélèrent justes. Leur sombre silhouette se découpa rapidement à l'horizon, dévoilant à mes yeux l'aspect sinistre et pourtant transcendant de ces pyramides qui pointaient vers le ciel, comme dans une tentative pour l'atteindre. Comme l'avait également énoncé ma nouvelle amie, nous pouvions apercevoir de nombreuses petites tâches qui s'affairaient tout autour des laboratoires, dont certaines qui effectuaient des rondes. Effectivement, l'endroit avait l'air d'être une forteresse bien gardée. Cela n'allait vraiment pas être facile d'y entrer... M'arrêtant au sommet d'une dune, je pus apercevoir les bâtiments qui côtoyaient les laboratoires. Ils paraissaient, quant à eux, n'être que de simples petits insectes face aux deux colosses noirs qui se dressaient, les surplombant de toute leur masse. Soufflée par cette sensation de puissance qu'ils émanaient, je pris le temps de m'imprégner de cette image. Je devais bien le leur accorder : ils avaient de la gueule. Les pyramides représentaient parfaitement l'image que je me faisais des Üniks, illustrant leur orgueil qui voulait atteindre le ciel sans même se préoccuper de la terre. Je me demandais comment il était possible que ces scientifiques, soi-disant supérieur de par leur intelligence, n'avaient pas encore appris à dompter le désert et à y faire pousser des plantes, alors même que la grande majorité des recherches qu'avait mené mon père étaient consacrées à cet objectif. Aucun de ses collègues n'avait-il été touché par ses inventions, pourtant indispensables au rééquilibrage de notre si belle planète ?

Je lâchai un soupir et me tournai vers Diya qui m'avait tiré de mes pensées en répondant à ma question. Ses paroles qu'elle m'avait offertes sur son pendentif avait attisé d'autant plus ma curiosité. Elle semblait sous-entendre que le grelot possédait un quelconque pouvoir mais, n'en disant pas plus, elle me laissa comme suspendue à ses lèvres. Intriguée, je me contins pourtant et souris lorsqu'elle m'interrogea à son tour sur le collier que j'avais autour du cou. Je portai les deux pierres entre nous deux, à hauteur de nos yeux, et saisis la première entre mes doigts, délicatement.

« Celle-ci est une pierre de lune. Elle est un souvenir de ma mère... Elle me rappelle sa douceur, son calme ainsi que sa capacité à apprécier toute chose dans la vie en acceptant les êtres et les événements tels qu'ils sont. »

Je serrai un instant la pierre au doux reflet blanchâtre pour la relâcher enfin, attrapant cette fois-ci celle qui se paraît de couleurs flamboyantes.

« Et celle-là est une opale de feu. À l'inverse de ma mère, elle me rappelle mon père et son éternel flamme qui brûlait dans son regard lorsqu'il s'engageait dans quelque chose. Il était toujours volontaire, prêt à retourner la terre entière pour les convictions auxquelles il croyait dur comme fer. Un vrai têtu, persuadé qu'il pourrait changer le monde ! »

Mon rire, sincère, fut pourtant pincé par la tristesse qui m'étreignit soudainement la gorge et s'envola au loin, emporté par le vent. Je laissai retomber le pendentif contre mon cœur, caressant les deux pierres une dernière fois.

« Avoir les deux près de mon cœur me permet de ne pas oublier d'où je viens, ni où je vais. Ma mère m'a apprise à capter l'énergie des pierres, et je suis convaincue qu'à travers ce collier, mes parents continuent de m'apporter l'équilibre qu'il m'est nécessaire d'avoir si je veux continuer à avancer sur ce chemin qui est le mien. »

Un nouveau souffle du vent caressa mon visage, détachant une larme de mes yeux qu'il emporta au loin, elle aussi, à la poursuite de mon rire. L'émotion m'avait envahi sans que je ne m'en rende compte et, gênée, j'essuyai mes joues fébrilement. Je n'avais pas pour habitude de partager ma tristesse avec les autres. Dans un sourire larmoyant, je dis finalement :

« Excuse-moi, je me suis laissée emporter. Je ne devrais pas nous dévier de notre mission... Après tout, ce qui importe est le moment présent ! »

Hésitant l'ombre d'un instant, j'engageai tout de même la marche que nous reprîmes d'un pas nouveau. Nous nous approchions des bâtisses qui grandissait de minutes en minutes devant nos yeux, et l'idée énoncée par Diya me plaisait. Trouver des blouses blanches pour se fondre parmi les scientifiques était effectivement la meilleure chose à faire et, cependant, il nous manquerait quelque chose. Après nous être arrêtées au sommet d'une nouvelle dune de sable qui nous permettait d'observer sans être vues, je pris le temps d'analyser la situation. Tout près, des voix s'élevaient d'un bâtiment et je pus apercevoir deux de ces érudits en tenue blanche. C'était deux femmes entrain de discuter autour d'une tasse de thé. Je ne pouvais pas bien voir, mais elles me paraissaient correspondre approximativement à nos gabaries respectifs. Réfléchissant à toute vitesse, je fis part du plan qui s'était dessiné dans mon esprit à la Qantik, dans un murmure discret.


« Tu vois cette maisonnette là, à droite ? Deux femmes y sont et paraissent faire notre taille. À peu près du moins. Bien que je n'aime pas beaucoup cette idée, nous devrions profiter du fait qu'elles soient seules pour nous y infiltrer et leur piquer leurs vêtements, de même que le badge que j'ai aperçu, suspendu près de la porte. Ainsi, nous serons tranquilles et n'aurons besoin de personne d'autre dans les laboratoires. Je connais les nerfs à toucher pour qu'elles s'endorment sans douleur et se réveillent dans plusieurs heures, donc si tu veux je peux m'en occuper. J'aurais juste besoin que tu me rendes un petit service: les distraire.»
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Lun 28 Sep - 23:18


Durant les derniers mètres les menant vers le village, Eilwen lui expliqua ce que représentaient les deux pierres pendues à son cou. Ainsi la demoiselle appris que chacune désignait l'un de ses parents et les traits de caractères lui correspondant. Elle ne put s’empêcher de songer à ses propres géniteurs, dans leur petit village au milieu de la Sylva. Elle se promit de leur rendre visite prochainement tout en se concentrant à nouveau sur ce que disait la jeune femme. Elle capta alors l’éclat lumineux qui s’était réfléchi sur la larme qui venait d’échapper à la femme. Elle s'excusa immédiatement, saisie par l’émotion du moment Diya posa une main sur son épaule avant de la retirer, hésitante. La Cyborg lui offrit un sourire rassurant et encourageant, elle comprenait. Désignant une maisonnette au loin, sa camarade lui décrivit un plan d'action qui ainsi exposé était tout a fait réalisable. Diya hocha la tête et déclara alors, sérieuse :

" Je te laisse t'occuper de celle de droite, je me charge de la grande à gauche, une fois qu'elles seront endormies tirons les rapidement à l’intérieur afin de ne pas attirer l'attention. Nous pourrons ensuite leur emprunter leur vêtements et le fameux badge qui nous offrira l'accès à l’intérieur des labos. Il ne faut pas qu'elles aient le temps de crier, c'est primordial. Allons y !"

La Cyborg se jeta alors en avant, glissant sur le sable chaud, et se cacha dans l'ombre de la cabane, à quelques mètres des deux femmes. Là, elle prit une grande inspiration, laissa les battements de son cœur s'apaiser et se pencha, tout juste assez pour apercevoir la place que tenait sa future victime. Caressant ses dagues au cas ou elle en aurait besoin, Diya jeta un dernier regard à Eilwen, lui signifiant qu'elle y allait. Tout se passa alors très vite, la Qantik sprinta et s'arrêta dans un dérapage dégageant un nuage de fumée. Les deux femmes, surprises se levèrent d'un bond, mais avant qu'elles ne puissent crier, la main de la jeune femme se posa sur la joue de sa cible et celle-ci tomba lourdement au sol, endormie. Saisissant ses poignets Diya la tira à l’intérieur de la petite habitation, courbant le dos sous l'effort. L'abandonnant dans la première pièce, elle s'enfonça dans la suivante, découvrant une chambre avec deux lits et une commodes où devaient êtres rangées leur tenues. La Qantik ouvrit les doubles portes en grands, faisant défiler rapidement les nombreux vêtements posés sagement sur des cintres. Elle repéra enfin des blouses d'un blanc parfait. 

Saisissant deux blouses elle en jeta une sur le lit et se débarrassa de sa cape. Avisant sa tenue composée d'un short beige et d'un débardeur blanc elle décida de passer la veste par dessus, ce serait plus simple pour l'abandonner si elles devaient fuir. Elle s'observa dans un des miroirs présent dans la pièce. Ses longs cheveux émeraudes risquaient de trahir son identité, mais il serait dur de trouver de quoi les teindre. Une autre idée lui vint et elle fouilla dans son sac jusqu'à tomber sur une petite pince en forme de cœur, séparant une mèche des autres, la demoiselle clipsa la barrette sur cette dernière. Aussitôt ses cheveux se mirent à rétrécir jusqu'à former un carré parfait sous les oreilles de la Cyborg. Elle s'observa un instant, fit une moue, et hocha la tête, ça ferait l'affaire. Seules ses bottes de cuir montantes faisait tâche avec sa nouvelle apparence, aussi se mit elle en quête d'une autre paire de chaussures. Revenant vers l'entrée la Qantik trouva une paire de sabot en plastique, pas très pratique pour se battre mais très utile pour assommer quelqu'un. Ils étaient légèrement trop grands mais cela suffirait. Diya chercha du regard Eilwen tout en demandant :

" Tu as trouvé de quoi te changer ?"

Attendant une réponse elle entrevit le badge que la jeune femme lui avait montré auparavant et s'approcha pour s'en saisir, maugréant :

" En espérant que personne ne remarque leur absence. Il faudrait qu'on sache ou chercher un coupable ... je peux pas fouiller le crâne de tout le monde jusqu'à trouver quelqu'un qui sait ..."
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Mer 30 Sep - 21:39

J’acquiesçai aux paroles de ma nouvelle compagne. Effectivement, si chacune de nous se chargeait de l'une d'entre elles, ce serait plus simple et nous éviterions plus facilement les cris. J'étais, par ailleurs, curieuse de voir comment la Qantik allait s'y prendre. Papa m'avait expliqué que ces derniers disposaient de pouvoirs rivalisant sans problème avec ceux des Üniks ou des Hybrids. Bien que tout me portait à croire que je pouvais lui faire confiance, une part de moi restait en retrait, analysant minutieusement les actions de Diya pour percer à jour ses points forts et ses lacunes. L'aura qu'elle dégageait était douce et imposante à la fois, elle paraissait expérimentée de même que confiante en elle-même. Les informations que je pourrais recueillir sur son pouvoir pourrait m'être utile, mais c'était en réalité plus de la curiosité que de la peur qui guidait mon regard. J'étais certaine de pouvoir apprendre de nouvelles choses à ses côtés.

D'un commun accord, nous passâmes à l'action. Nous sautâmes agilement sur la dune, glissant avec aisance sur le sable qui se dérobait sous nos pieds. J'avais envie de rire, excitée, mais me retins, me concentrant sur ce que nous allions faire. Diya avait raison, il ne fallait surtout pas que les scientifiques aient le temps de crier, sinon les nombreux gardes patrouillant autour des laboratoires seraient alertés et tout le monde serait aux aguets. C'en serait fini de notre plan, il ne nous resterait plus qu'à nous échapper pour revenir plus tard. Après tout, ce ne serait que pure folie que de tenter de passer en force.

La Qantik partit d'un côté, moi de l'autre. Les encercler nous permettrait de bénéficier d'un effet de surprise supplémentaire qui était non négligeable. Je comptais d'ailleurs sur Diya pour accaparer leur regard tandis que je me faufilerai dans le dos de la scientifique dont j'étais chargée. M'arrêtant en haletant au coin de la bâtisse de pierre, je jetai un coup d'œil furtif à la scène. Les deux femmes semblaient ne se douter de rien, discutant tranquillement tout en sirotant leur tasse de thé. Je me mis dos contre le mur et pris une profonde inspiration. Personne ne se trouvait aux alentours. C'était le moment idéal. D'un bond silencieux, mes pieds foulèrent la distance qui me séparait de ma victime, rapide, sans un bruit. Cette dernière, choquée par l'apparition soudaine de Diya, n'eut pas le temps de réagir. Je remontai le long de sa colonne vertébrale d'un doigté agile, déplaçant simplement le nerf principal qui contrôlait le passage des informations que donnait le cerveau au reste du corps. La femme s'effondra, les yeux grands ouverts mais incapable de bouger, et je la retins délicatement dans sa chute en passant mes bras sous ses épaules. Je glissai ma main à travers sa chevelure pour trouver le dernier point qui me manquait : le nerf spinal. Une fois pincé, son corps se relâcha entièrement, comme endormi. D'un geste de la main, je tendis mon pouce à Diya pour lui signaler que c'était bon, tout en félicitant son action. J'avais été étonnée par ce qu'elle avait fait : d'une simple caresse sur la joue, sa victime s'était endormie sans aucun signe avant-coureur. Quel pouvoir était-ce là ? Je n'avais pour l'instant pas le temps de m'en préoccuper.

Portant la femme jusqu'à l'intérieur, j'analysai rapidement les lieux pour trouver le meilleur endroit où la laisser. La pièce principale était une sorte de salon où était disposé un vieux canapé avachi sous le poids du temps, entouré par de nombreux livres qui s'entassaient les uns sur les autres. De part et d'autre, deux portes donnaient sur ce que je devinais être des chambres. Je la menai dans l'une d'entre elle pendant que Diya se dirigeait vers l'autre, et déposai la femme le plus délicatement possible sur le lit. Je revins immédiatement sur mes pas, fermant la porte derrière nous et tirant les rideaux poussiéreux qui encadraient les fenêtres. Il ne manquerait plus que quelqu'un nous voit à travers ! Je me saisis de la seconde femme laissée sur le parquet par la Cyborg pour la déposer à côté de sa collègue et, au passage, je pris soin de déplacer les nerfs comme j'avais fait avec la première. Ainsi, même si elles se réveillaient, elles seraient incapables de bouger le moindre pouce ni même d'appeler à l'aide. Du moins, elles ne pourraient pas formuler quelque chose de compréhensible du fait de leur langue pendante et de leur mâchoire béante.
Avisant une armoire, je l'ouvris. Il y avait tout ce qu'il me fallait. Je saisis l'une des blouses blanches et la jetai sur le lit. J'écartai le reste des habits pour faire de la place, observai un instant la chose en retrait puis acquiesçai. Ce serait suffisant. Je retournai auprès des femmes évanouies et leur ouvris la bouche pour glisser les chaussettes que je venais de récupérer. Ainsi les bruits qu'elles feraient ne porteraient pas bien loin. Passant mes bras autour d'elles, je les déposai avec attention dans la penderie, prenant garde à ne pas leur faire de mal. Je vérifiai une dernière fois que leur voie respiratoire soit dégagée, puis fermai les portes en chuchotant :

« Désolée... Je reviendrai vous libérer. »

Je n'étais pas vraiment à l'aise avec ce que je faisais, mais c'était le moyen le plus sûr que nous avions pour nous infiltrer dans les laboratoires. Après tout, ce que nous nous apprêtions à faire n'était pas anodin et demandait la plus grande prudence. Je frissonnai en repensant aux cadavres jonchant les berges du Styx que nous avions laissé derrière nous. Mon poing se serra de lui-même et une vague de colère m'envahit sans que je ne puisse la contrôler, ébranlant chacun de mes muscles. Qui pouvait bien jouer avec les éléments sans même prendre en compte les conséquences de ces actes ? La folie des originaires m'étonnera toujours et me chamboulera tout autant. Cela me dégoûtait au plus haut point.
La voix de Diya me parvint du salon et je me repris, prenant soudainement conscience du sang perlant sous les ongles que j'avais enfoncé malgré moi sous ma peau. Je ne pouvais pas me permettre de perdre mon sang froid, je ne voulais pas qu'un autre accident se produise... Bon sang, il fallait vraiment que je me calme.

« Oui, la tenue a l'air à ma taille. »

Je l'enfilai sans plus de cérémonie par dessus mes longs vêtements que la blouse masqua sans aucune gêne. Elle m'allait légèrement trop petite, mais ferai l'affaire. J'avais déposé dans un coin de la pièce mon sac ainsi que ma ceinture, prévoyant de revenir ici. De toute façon, il faudrait bien que je revienne débloquer les malheureuses victimes de notre plan.
Je tiquai aux paroles de Diya. Fouiller le crâne de tout le monde.. ? Je ne pus m'empêcher de lui demander, curieuse.

« C'est cela ton Sigma ? Tu es capable de lire dans l'esprit des gens et de les contrôler ? »

J'avais déduis ce dernier paramètre au vu de ce qu'elle avait fait pour endormir la femme. Cela semblait logique. Néanmoins, si cela était avéré, il fallait que je reconsidère notre lien. Peut-être savait-elle déjà qui j'étais ? Dans ce cas là, elle ne paraissait pas s'en soucier. Et si elle ne le savait pas encore, il fallait que je redouble de prudence pour ne pas commettre de faute, minimisant ainsi les chances d'attirer sa curiosité sur mes origines. Il ne fallait surtout pas qu'elle se méfie de moi.

« Et ne t'en fais pas, même si quelqu'un les cherche, cela m'étonnerait qu'il les trouve. Je me suis occupée de les dissimuler. »

J'allais rejoindre Diya quand un détail retint mon attention. Le petit bureau de bois sombre était enseveli sous la paperasse, tous couverts de gribouillages incompréhensibles pour moi. Des chiffres, des formules, des schémas, je n'y comprenais rien. Non. Cependant, la chose qui avait retenu mon attention était une image, dissimulée à l'arrière des papiers. J'écartai le tout pour dévoiler au grand jour quelque chose qui valait le détour. Tout en écarquillant les yeux, je tournai la tête vers le salon.

« Diya, viens voir ! Un plan ! »

Sous mes yeux se trouvait en effet le schéma des différentes salles des laboratoires, détaillant explicitement les attributions à chacun des scientifiques ainsi que leur spécialité. Toute fière de ma trouvaille, je désignai la chose à la Cyborg en affichant un grand sourire sur mes lèvres.

« Pas besoin de fouiller la tête de tout le monde finalement ! »
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Jeu 1 Oct - 14:15


La jeune femme semblait avoir trouver elle aussi de quoi se vêtir dans la deuxième chambre, pendant ce temps Diya attendait, cachée derrière la porte et observant les autres maisons qui semblaient désertes. La question d'Eilwen la frappa soudain, comme un coup de poing. Elle ne s'attendait pas à ce qu'on devine si facilement son Sigma et un certain malaise l'empêcha de répondre immédiatement. Prenant une grande inspiration pour se reprendre la Cyborg déclara enfin, las à l'aise :

" Quelque chose comme ça oui."

Elle ne voulait pas donner les détails de son altération, sans se méfier de la femme elle ne savait toutefois pas grand chose d'elle et le fait qu'elle ai évité ses questions plus tôt n’était pas pour aider. La Cyborg passa la tête dans la pièce centrale est observa Eilwen, elle paraissait en proie à des doutes. Craignait elle que la Qantik fouille son esprit ? Qui n'en aurait pas eut peur ? Se voulant rassurante elle lui lança amicalement :

" Ne t'inquiètes pas, qui que tu sois et quoi que tu es fais, si tu décide de ne pas m'en parler je n'irais pas te retourner le cerveau pour le savoir."

La brune rassura Diya quand aux deux scientifiques, elle avait dit s'en être occupée et la Qantik n'alla pas vérifier. Se dirigeant une nouvelle fois vers l'entrée de la maisonnette elle fut interpellée par une exclamation et se retourna aussitôt. Eilwen agitait un plan des laboratoires tout en déclarant que grâce à celui-ci elle n'aurait pas à utiliser son Sigma. La Qantik se rapprocha, le visage illuminé d'un sourire satisfait elle se pencha aussitôt sur les inscriptions. Les deux femmes devaient être nouvelles car tout avait été annoté avec soin, si bien qu'elle repéra rapidement les salles allouées au expériences environnementales. Désignant le lieu sur le morceau de papier coloré, elle lança à la femme :

" C'est ici, au deuxième étage. J'espère que ces chercheuses y avaient accès sinon nous devrons forcer quelqu'un à nous le donner."

La Cyborg posa sa sacoche sur la table et en sortit le cube contenant l'arme laser avant de le ranger dans une de ses poches. Sous cet apparence il semblait si inoffensif que personne n'aurait pu se douter de sa véritable nature, pourtant ce dernier était capable de détruire des murs blindés et de pulvériser tout ce qui rencontrait son rayon, qu'il soit organique ou électronique. Elle plia ensuite le plan et le rangea au coté du cube puis elle passa le badge autour de son cou et lâcha, déterminée :

" Allons y."

La demoiselle quitta alors la maison, laissant le soleil du Sidhe brûler le peu de peau qui n’était pas couverte par la blouse, et se dirigea tranquillement vers la pyramide de droite. Les personnes qu'ils croisèrent ne semblèrent pas étonnés de voir de nouvelles têtes et les saluèrent poliment comme si de rien n’était. Arrivé à la sécurité les trois gardiens armés qui buvait leur café tranquillement ne leur adressèrent pas même un regard. Qui aurait pu penser que les différent peuple était en guerre et ce lieu un point sensible devant tant de laxisme ? Diya les salua rapidement et pressa son badge contre le lecteur qui permettait d'ouvrir la porte sécurisée. Un bip sonore retentit tandis qu'une diode verte s'allumait et la porte coulissa, dévoilant un long couloir où une caméra les observait, clignotant dans un coin obscur. Alors que la Qantik allait se dire que tout ça était bien trop simple un homme arriva en courant et les héla :

" Attendez ! J'ai oublié mon badge à l’intérieur je vais profiter que vous ayez ouvert."

Un des gardien se tourna alors, alerté par le bruit et soupira, comme agacé :

" Un jour tu va oublier ta tête dans ton labo Roy, et t'aura l'air malin, c'est moi qui te le dis. Ne faites pas attention à lui mesdames, c'est une cause perdue."

Sur ces mots il alla s'asseoir devant un écran de surveillance et recommença à siroter son café. Le fameux Roy, un grand blond dont la blouse était boutonnée de travers, se passa la main dans les cheveux et les examina plus attentivement. Diya craignit qu'il ne perce à jour leur identité mais il se contenta de lire leur noms sur les badges, qui heureusement ne comportaient pas de photos, et de lancer joyeusement :

" Bretta et Charline, vous êtes nouvelles ? Je vous ai jamais vu par ici !"

Il les suivit machinalement dans le couloir, prenant la direction d'un ascenseur et la Qantik se força à paraître détendue. Il allait pouvoir les aider, lui savait sûrement où elles pouvaient trouver celui qui avait empoisonné le Styx.
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Dim 4 Oct - 1:05

Nous nous penchâmes sur la carte dans un même élan, mais leurs gribouillages partaient dans tous les sens et j'eus du mal à les déchiffrer. Heureusement, le doigt de Diya pointa rapidement sur ce que nous cherchions, le tout illuminé d'un sourire radieux. Je ne pus m'empêcher de rire, emportée par le sentiment de satisfaction qu'elle dégageait. Les recherches et expériences environnementales se situaient au deuxième étage de la Chemistry Machine, soit la pyramide de droite.
La Qantik sortit alors un objet étrange de son sac, de forme cubique, qui m'intrigua énormément. Je ravalai cependant ma curiosité cette fois-ci, préférant ne pas refaire la même erreur; j'avais bien senti sa gêne lorsque j'avais évoqué son Sigma et décidai donc de me taire. Cela était sûrement plus sage. Je saisis à mon tour le badge de la scientifique sur lequel nous pouvions lire le nom de Charline pour le mettre autour de mon cou, remplaçant mon collier que je mis néanmoins soigneusement dans l'une des poches de ma blouse: il était hors de question de m'en séparer.
Satisfaites, nous hochâmes la tête et nous mîmes en direction de la sortie quand, soudain, un détail me frappa. Mes pieds étaient toujours nus ! Je grimaçai. Non, je n'avais vraiment, mais alors vraiment pas envie d'enfermer mes pauvres petits petons dans d'étroites chaussures... Cependant, le regard de Diya fit comme écho à mes pensées: il le fallait. Traînant le pas, je retournai d'un air las dans la maison pour trouver de quoi me les couvrir. Il me semblait avoir entraperçu des sabots de plastique sous l'armoire dans laquelle les deux malheureuses scientifiques étaient enfermées. C'est sans grande conviction que je me saisis de l'instrument de torture quand une vision arrêta mon geste. Sur le sol gisait une clé quelque peu rouillée. Du bout des doigts je m'en saisis délicatement, la tournant dans tous les sens comme si elle allait me donner une réponse. Comment était-elle arrivée là? Peut-être l'avais-je faite tomber de la poche de l'une des femmes? C'était le plus probable. Reprenant d'une main hésitante les chaussures, je retournai vers la porte d'entrée pour la fermer derrière moi. Je caressai le fer rouillé qui servait de verrou à la maison et, comme soudainement illuminée, glissai la clé dans la serrure. 'Clic' put-on entendre. Satisfaite, je la fourrai dans ma poche. Décidément il serait impossible pour qui que ce soit de se douter que quelque chose de louche se fut passé à l'intérieur!

Désignant le chemin à Diya d'un bras engageant, je la suivis d'un pas claudiquant, gênée par l'inconfort que me procuraient les chaussures. Je vivais pieds nus depuis toute petite, ne supportant pas l'étouffement des pieds enfermés qui ne pouvaient alors apprécier la douce chaleur de la terre qui me réconfortait tant. C'était donc une véritable torture pour moi et ma démarche de canard boiteux devait être hilarante car un groupe de blouses blanches passa à nos côtés en riant. J'en fus néanmoins soulagée; au moins ne nous soupçonnaient-ils pas.
La tension remonta pourtant en flèche, contractant mes muscles à l'approche de l'entrée des laboratoires. Bien que d'un air relâché, les vigiles montaient la garde en cramponnant leurs armes d'une main de fer. Je pris une démarche martiale, prête à réagir à la moindre anicroche tout en approchant des portes qui s'ouvraient sur le bâtiment de verre noir, imposant. Mes craintes se révélèrent sans nécessité aucune finalement car ils ne nous adressèrent pas même un regard, trop occupés à discuter tout en buvant leur café. Je fronçai les sourcils. Comment pouvaient-ils faire preuve d'un tel laxisme alors qu'ils avaient à leur charge un endroit tel que celui-ci, pièce maitresse dans le monde d'Origin's? Etaient-ils si confiants? Je n'allais cependant pas m'en plaindre, trop heureuse de passer sans encombre cette étape importante et je notai avec soin ces détails dans un coin de ma mémoire. On ne savait jamais, un jour j'aurai peut-être besoin d'y retourner.

Alors que Diya ouvrait le passage à l'aide de son badge, une voix nous arrêta, stoppant instantanément mes mouvements. Je me raidis, prête à faire face à n'importe quel danger qui se présenterait. Mais ce n'était qu'une fausse alerte comme en témoigna le long soupir qui m'échappa. La personne à qui appartenait la voix en question semblait avoir oublié son propre laisser-entrer à l'intérieur du bâtiment. Ses cheveux en bataille, ses lunettes de travers et sa blouse mal fermée attestèrent de sa personnalité. Il était sans nul doute l'un de ces excentriques érudits, collant parfaitement au cliché que mon père m'avait rapporté lorsque j'étais plus jeune. Bien que perturbée par sa présence je ne pus m'empêcher de sourire. Quelque part il me le rappelait, mon paternel, avec sa tignasse folle et son regard lubrique, perdu dans ses réflexions.
Néanmoins quand ses yeux instigateurs se posèrent sur moi je ne pus m'empêcher de me méfier. Les esprits scientifiques étaient réputés pour leur clairvoyance ainsi que leurs analyses, il fallait que notre comédie soit parfaite. De ce fait, je pris un air qui se voulait sérieux, tentant d'oublier la douleur qui remontait de mes pieds jusqu'à ma colonne vertébrale du fait de mes chaussures. Ma main se porta bien malgré moi à mon cou, comme par réflexe, saisissant maladroitement le badge qui s'y trouvait. J'avais l'habitude de caresser mes pierres lorsque je me sentais gênée et le contact froid du badge me décontenança quelque peu. Un court instant du moins. Avançant d'un pas léger et naturel, je mis les mains dans les poches puis, après un court échange de regard avec Diya, je lui répondis:

" Tout à fait. Nous sommes honorées de pouvoir travailler aux côtés d'éminents chercheurs! "

Ma réponse était simple et concise, flatteuse. Comme je voyais qu'il allait poser une nouvelle question, je repris la parole.

" Nous avons d'ailleurs été impressionnées par l'expérience sur le Styx. Quelle transformation... incroyable..! "

Les mots m'avaient manqué mais étaient finalement sortis par eux-mêmes, sonnant justes. Et j'avais visiblement fait mouche puisqu'une lueur étincela dans les yeux du scientifique aux cheveux blonds.

" N'est-ce pas? Le Docteur Himoto est un génie, il est notre directeur de recherche au centre d'expérimentation environnementale. Un grand homme, je vous le dis. Ses idées sont visionnaires et ils pourraient bien chambouler le monde ! La magnificence du Styx Bleu n'est qu'un début, ses idiots d'Hybrids vont bientôt goûter la grandeur de la science Ünik ! Imaginez: une planète sans eau buvable sinon celle de notre grand peuple. Fini les conflits inutiles, les crétins de la forêt disparaîtront en même temps qu'elle, de même pour ces stupides machines qui se sont rêvées humaines! Hop, à la casse, à nous Origin's ! "


Ses paroles résonnèrent en moi comme le ferait un marteau sur une tôle de métal. Frappant fort. Au fur et à mesure de ses paroles, mon regard s'était assombri. La lueur joyeuse qui l'illuminait telle une source s'était tarie pour n'être plus que poussière, à l'image du désert. A contrario, le feu qui rongeait mon être depuis la mort de mes parents s'était ravivé et je tentais tant bien que mal de le maîtriser. Mais, à vrai dire, je n'avais qu'une seule envie: le libérer. Prise dans le tourment impétueux de mes pensées je me pris la porte de métal devant laquelle nous étions arrivés. Le contact dur et froid de l'acier me rasséréna mais je ne bronchai même pas sous l'impact du coup. Le choc émotionnel auquel j'étais soumise dépassait largement la douleur physique et c'est ainsi que, machinalement, je suivis la main tendu du scientifique qui m'invitait à passer mon badge dans la fente qui se trouvait sur notre droite. C'est alors que je me rendis compte qu'inconsciemment mon poing s'était refermé sur les pierres de mes parents et c'est avec difficulté que je le desserrai pour effectuer ce qu'il était attendu de moi.

Un long silence pesait à présent, et le scientifique bien conscient de cela, reprit la parole.

"Je... Je suis désolé. Ai-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas?"

La porte de l'ascenseur s'ouvrit dans un léger cliquetis et je la franchis d'un pas rapide dans une volonté de m'éloigner le plus possible de lui. Je ne pouvais pas... Je ne pouvais plus le regarder en face. L'entrain et la joie qui avaient imprégné ses mots continuaient de faire écho en moi et une rage folle me nouait à présent la gorge. Ma respiration exaspérée se fit entendre dans l'espace exigüe bien malgré moi. Comment avions-nous pu en arriver là? Se rendait-il compte de l'implication de ces actes? Mes mains tremblaient bien malgré moi, mon palpitant s'affolait...
Non, je ne voulais pas que cela recommence... D'un regard empli de folie contenue, de colère noire, de tristesse alarmante, j'implorai Diya de prendre le relais. Je me doutais que cela ne fut pas facile pour elle aussi mais je n'étais plus capable de contrôler mes mots. Je ne voulais pas que ce soient mes gestes qui m'échappent également.
Non, je ne voulais pas que cela recommence...

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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Lun 5 Oct - 1:29


Diya sentit la tension monter chez sa camarade qui semblait par ailleurs ne pas du tout être à l'aise dans ses chaussures. Finalement Eilwen engagea la conversation avec le jeune homme et la Cyborg ne put que lui sourire devant le naturel avec lequel elle flattait son ego pour détourner l'attention. Très rapidement la femme révéla leur intérêt pour le Styx bleu comme l’appela le scientifique quand il leur répondit. Cependant outre leur révéler le nom et le poste du responsable de ce désastre sa remarque sur les futurs plan des Uniks et la façon dont il dénigra les autres races laissèrent la demoiselle en arrêt totale. Si bien qu'elle crut avoir mal comprit. La brune fut même si interpellée qu'elle fonça dans la porte de métal de l’ascenseur sans la voir sous les yeux ébahis du fautif qui compris qu'il avait prononcé le mot de trop. L'appel à l'aide d'Eilwen obligea Diya à reprendre le contrôle de cette discussion alors que ses mâchoires serrées permettaient à peine de contenir une rage intérieur dévastatrice. Se forçant au calme elle afficha un masque d'assurance en déclarant, posant sa main sur l'épaule de son amie après avoir appuyé sur le bouton du deuxième étage :

" Ne vous inquiétez pas, ma collègue est surement fatiguée, nous venons d'arriver et un énorme travail prend toutes nos nuits, ça ira mieux d'ici une petite semaine."

La jeune femme s'appuya contre la paroi fraîche de l’ascenseur, la morsure froide contre sa peau brûlante lui permit de garder son self contrôle et elle écouta la réponse de l'homme qui paraissait désormais choisir ses mots avec grands soin :

" Je comprend, chacun doit faire ses preuves ici et les nouveau se tapent souvent le gros du travail que ne veulent pas faire ceux qui ont déjà gagné leur place. Je vais vous montrer le labo, c'est la première fois que vous y avez accès, non ?"

La jeune femme hocha la tête positivement tandis que les portes s'ouvraient. Une sorte de sas demanda un nouveau coup de carte dans une machine et le blond continua a distribuer des inepties :

" Vous imaginez un monde gouverné par les Uniks ? Un contrôle total sur les ressources, on aurait même plus besoin de payer les dockers pour les boulot tant la demande en eau deviendrait capital à la survie. La Docteur Himoto travaille avec l'une des plus riche famille d'Anathorey alors il ne manque pas de moyens et ses travaux sont suivi de près, ont dit qu'il est celui en passe de devenir le plus grand Érudit qu'à vu ce siècle. C'est merveilleux de pouvoir travailler dans son équipe, même si je finirais noyé dans une masse de noms tout en bas des félicitations."

Il poussa alors un soupir déchirant en se passant la main dans les cheveux. S'attendait il à ce qu'elles le plaignent ? S'il n'en avait tenu qu'à la demoiselle cette dernière lui aurait dit ses quatre vérité depuis longtemps, mais les deux femmes avaient une tâche importante à accomplir. Cela nécessitait de la diplomatie. 

" Je suis certaine qu'on saura vous remercier à votre juste valeur, à vous de prouver ce que vous valez, n'est ce pas ?"

Le trio avançait dans un couloir éclairé par des néons éblouissant, comme si l'on craignait que l’obscurité ne perturbe les chercheurs. Le scientifique lui renvoya un sourire resplendissant en la remerciant de ses encouragements et désigna la première porte de droite de ce long corridor. De sa voix aiguë d'enfant qui n'avait pas mué il leur expliqua :

" Ça c'est la salle d’expérimentations mais il faut l'accord du Docteur Himoto pour y accéder."

Une vitre translucide permettait d'apercevoir du matériel de pointe et de nombreux hommes et femmes en blouse travaillant avec acharnement penché sur des échantillons sous microscope ou écran tactiles contenant d'innombrables chiffres et calculs. Il continua de sa démarche tranquille et montra une série de portes sur leur gauche cette fois :

" Les groupes et scientifiques approuvés qui travaillent sur des projets possèdent souvent des bureaux privés, il y en a pas mal comme vous pouvez le voir."

Avançant toujours de ce pas nonchalant qui témoignait de son ignorance envers les risques qu'il courrait  le blond pointa son doigt vers la dernière porte sur leur droite. Elle précédait une vitre de verre noire qui laissait à peine passer la lumière cru du Sidhe. Ils étaient au bout de cette aile ci du bâtiment.

" Et ça, c'est le bureau du Docteur Himoto. A votre place je ne le dérangerait que pour de bonnes raisons, il n'est pas du genre aimable et patient."

La comportement de la Qantik changea alors du tout au tout et ses mains vinrent enserrer brutalement la gorge du scientifique, les mains spirituelles de la jeune femme se refermèrent sur son esprit qui lutta quelque instant avant de se briser en milles éclats. Ses yeux se vidèrent de leur éclat tandis que l'ordre mentale de ne plus bouger fusait dans son esprit, l’empêchant de lutter. Son visage rougit et lorsque sa tête roula sur le coté Diya lâcha la pression. Il tomba alors au sol comme une poupée de chiffons, inconscient mais vivant. Froide la Cyborg lui jeta :

" Merci pour la visite Roy, nous n'avons plus besoin de toi maintenant."

Puis se tournant vers Eilwen elle se calma brusquement pour la rassurer d'un voix plus calme :

" Il s'est juste évanouit, il faut qu'on trouve une idée de génie pour entrer la dedans sans que ce Docteur découvre le pot au roses et n'alerte la sécurité. Je serais même surprise qu'il n'y ai pas de caméra dans son bureau s'il est si important que ce que cet homme prétendait."
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MessageSujet: Re: Le désert n'asséchera jamais nos cœurs. [Rencontre avec Diya & quête]   Mer 7 Oct - 12:56

Ma peau vint trouver le contact mordant du métal de l'ascenseur qui enveloppa mon corps tout entier d'une agréable et bienvenue sensation de fraîcheur qui pénétrait jusque dans mes os. Mes ongles continuaient pourtant de s'enfoncer un peu plus sous ma peau et mes dents de venir mordre mes lèvres jusqu'au sang. La brume qui entourait mon cœur s'épaississait toujours plus, me noyant dans de morbides pensées qui ricochaient dans mon crâne, inlassablement.

* Le tuer, il n'y a que ça à faire. Tous les tuer. Aucun ne mérite de vivre. *

Quand, soudainement, la main de Diya se posa sur mon épaule, me tirant de mes pensées. Les ténèbres se dérobèrent sous mes pieds et la lumière perça lentement mais sûrement les nuages noirs qui m'entouraient, me caressant d'une douce chaleur réconfortante. Écarquillant les yeux sous l'effet de la surprise, je regardai la Cyborg avec incompréhension. Que venait-il de se passer ? Que m'était-il arrivé ? Si mes muscles avaient cessé de trembler, mes pupilles, elles, continuaient à s'agiter dans l'encre de mes yeux gris-verts. La voix douce de la jeune femme me permit de me raccrocher à ce qu'il se passait et, tentant de me reprendre en main, je hochai la tête pour confirmer ses dires. La fatigue, c'était cela. Accoudée contre la rambarde je relevai les yeux et esquissai un sourire, tant bien que mal. Les regards du scientifique n'arrêtait pourtant pas de faire des allers-retours entre Diya et moi, perturbé, et, comme pour le convaincre, je retrouvai un masque d'impassibilité derrière ce faux-sourire difficilement ébauché. Au fur et à mesure, ma respiration se fit plus lente, les battements de mon cœur s'apaisèrent, je retrouvai mon calme.

Je soupirai, las. Inquiète. La sensation qui m'avait prise à la gorge, au cœur, qui m'avait prise toute entière, je la connaissais. Trop bien même. C'était celle qui m'avait hanté suite à la mort de mes parents, après la mort de Sally... C'était ce démon qui rongeait mon être, celui de la colère et de la haine, du mépris et de l'intolérance. Il était celui qui marchait dans l'ombre de mes pas, toujours à mes côtés, prêt à surgir au moindre signe d'injustice, à la moindre erreur impardonnable. Mais moi, je ne voulais pas être ainsi, je n'étais pas cette personne là. J'aimais les gens, je chérissais la vie, toutes les vies ! même celles qui tentaient de détruire les autres. J'essayais de trouver la force de pardonner et d'accepter, de comprendre et d'aider. Je ne voulais en aucun cas tuer. Ce n'était pas qui j'étais. Comment ces pensées avaient-elles pu ne serait-ce que traverser mon esprit ?

Un haut le cœur me saisit lorsque l'ascenseur s'arrêta tandis qu'une voix robotique annonçait glacialement que nous étions arrivés au deuxième étage. Bien, il était temps de se reprendre. Diya et le scientifique insouciant continuaient de discuter et j'admirai le calme et la diplomatie dont la jeune fille faisait preuve. Cela ne devait pourtant pas être facile pour elle non plus. De mon côté, ne voulant pas perdre à nouveau le contrôle, je tentai de fermer mes oreilles à leurs propos. Je dis bien tenter. La parfaite acoustique du sas ne me laissa pas de répit et les mots du jeune homme résonnèrent à nouveau en moi alors qu'il exprimait son mépris pour les dockers, ces Üniks qui avaient simplement eu le malheur de naître à Nordkia et non pas à Anathorey parmi les clinquants gents de l'élite. Eux qui trimaient si durs pour que tous puissent vivre, pour que ces riches idiots puissent se rouler dans de fastueuses ébauches de luxures... Cela me dégoûtait. Comment avions-nous pu en arriver là ? Comment le mépris de la vie avait-il pu se contruire ? Comment la haine s'était-elle infiltrée dans nos cœurs ? Ces questions revenaient bien trop souvent à mon esprit, sans jamais de réponses. Je voulais comprendre. J'étais déterminée à percer le secret de la division des peuples originaires et à les unir à nouveau. Tel était leur destin, mon destin, quoi qu'il m'en coûte. De cela seulement j'étais persuadée.
Mes convictions ravivées permirent de tenir à l'écart l'ombre qui me suivait, chassée par l'éclat de mon cœur qui étincelait d'un amour pur et sincère pour notre planète toute entière. J'étais bel et bien déterminée à faire tout ce qui était en mon pouvoir pour concrétiser ce rêve. Après tout, nous n'avions pas d'autre solution. C'était cela où l'anéantissement de notre magnifique monde, emporté par la folie des hommes qu'il abritait en son sein. Cela, je ne le permettrais pas. Jamais.

Je me fis plus attentive le long de la visite, enregistrant la moindre information que le jeune homme nous donnait, notant soigneusement le moindre détail que je voyais. Une autre certitude s'ancrait peu à peu en moi : mon incursion ici n'avait rien d'un hasard. D'ailleurs, je ne croyais pas aux coïncidences. Si mes pas hasardeux m'avaient guidé jusqu'au Styx, me permettant de rencontrer la Qantik et de partir enquêter aux laboratoires, cela était un signe. Maman m'avait toujours appris à faire attention à ce qu'il se passait dans ma vie car elle disait que c'était un reflet de mon âme, du chemin que je devais emprunter et, après tout, ce lieu était central dans le conflit qui divisait notre monde. Il était à la fois la force et la faiblesse des Üniks, à l'image du grand Achille que l'on vainquit du seul fait de son talon. La science était une clé principale dans l'enchevêtrement de nœuds qui se nouaient entre les différentes existences, je serai donc très certainement appelée à y retourner. Dans un sourire je passai la main dans la poche de la blouse blanche, caressant du bout des doigts les pierres de mon collier.

Nous nous arrêtâmes finalement et le fameux Roy nous présenta la dernière porte qui se trouvait sur notre droite. Le bureau du Docteur Himoto, la tête de ces projets monstrueux. Un courant froid me parcourut soudainement le corps tout entier, restant comme tétanisée face à l'action de Diya. Son comportement avait changé du tout au tout, enserrant le cou de l'homme comme s'il s'était agi d'une brindille, agrippant sa gorge d'une pogne de fer. J'avais envie de l'arrêter, d'avancer ma main pour l'en empêcher, mais une autre part de moi était trop occupée à savourer la souffrance qui se lisait sur le visage de l'homme, son teint virant lentement au rouge. Pour finir par terre, effondré. Estomaquée, les yeux grands ouverts, je posai sur la jeune femme un regard d'incompréhension. Elle se tourna et me sourit, retrouvant son calme en un tour de main. Ce fut comme un nuage qui passerait devant le soleil l'espace d'une seconde avant d'être repoussé au loin, il n'y avait plus aucune trace de haine sur son visage. Je hochai la tête à ses propos, observant le long couloir qui nous entourait. Avant de nous occuper du docteur Himoto il fallait que nous mettions le corps du scientifique dans un coin où personne ne le trouverait, sinon nous serions grillées d'avance. Heureusement pour nous, restait sur notre gauche une porte dont il ne nous avait pas parlé. Sur le métal était gravé 'Salle d'entretien'. Parfait. Désignant la porte à Diya, je l'ouvris et nous portâmes le corps du jeune homme à l'intérieur pour le déposer derrière les immenses sachets noirs qui occupaient un coin de la pièce. Celle-ci était occupée par de nombreuses étagères où étaient entreposés divers produits d'entretien ainsi que du matériel d'expérimentation. Prenant bien soin de couvrir Roy des sachets poubelles et observai en me reculant, satisfaite de mon travail. Il eut été difficile de se rendre compte qu'un corps était là : le buste ainsi que la tête étaient couverts tandis que les jambes pointaient sous une étagère, dissimulées par les nombreux cartons qui jonchaient le sol. Cette pièce était une véritable aubaine, elle se trouvait juste en face du bureau du docteur et nous permettrait d'élaborer un plan digne de ce nom. Mais avant tout, j'avais une chose à demander à la Qantik et je pris donc la parole en m'appuyant contre la porte.

« Diya je... Je suis quelqu'un qui ne supporte pas la mort, ni la violence. Que ce soit quelqu'un d'autre qui prenne une vie ou moi-même, je ne le tolère pas. Pourtant, en cas de choc, un peu comme tout à l'heure, il peut m'arriver de péter un câble et de perdre le contrôle... Je... Je ne veux pas que cela arrive... J'aimerais donc que tu me fasses une promesse : si jamais tu t'aperçois que je change de comportement, je t'en supplie, utilise ton Sigma sur moi. Même si tu sens une résistance, même si je t'en empêche, fais tout ce qui est en ton pouvoir pour que je ne dérape pas, s'il te plaît. J'aurais trop de mal à me le pardonner. »

Gênée, je détournai le regard n'osant pas croiser les yeux émeraudes de la Qantik. Je n'étais pas à l'aise, du tout, mais j'étais heureuse d'avoir osé le lui demander. Je ne voulais surtout pas tuer quelqu'un, pas encore une fois... Et même si pour cela la jeune fille devait découvrir que j'étais une paria en étant confrontée à mon Sin, et bien tant pis. Je préférai qu'elle me rejette plutôt que je prenne une vie.
Des bruits de pas me tirèrent alors de mes pensées et je tendis l'oreille, intriguée. Pourvu qu'ils ne viennent pas jusqu'ici... Ils se rapprochaient pourtant toujours et, d'un geste crispé de la main, je me baissai pour observer par la fine ouverture de la serrure ce qu'il se passait. Un groupe de trois hommes s'arrêta devant nous. Deux étaient habillés fastueusement dans des costumes sombres tandis que le dernier était en blouse blanche. Le jeune scientifique frappa alors à la porte du Docteur Himoto et annonça :

« Docteur, les Ducs sont arrivés. »

Une réponse étouffée nous parvint, la porte s'ouvrit. Les deux hommes qui faisaient parti de la prestigieuse Élite entrèrent tandis que le scientifique referma derrière eux pour s'éloigner d'un pas rapide après avoir poussé un long soupir.
Je me tournai vers Diya et nous nous échangeâmes un sourire plein de complicité. Notre plan venait de se dévoiler devant nos yeux sans que nous n'ayons rien à faire. Dans un entrebâillement de la porte je passai la tête, vérifiant que la voie était libre. Oui. Faisant signe à la jeune femme je sortis alors lentement de la salle d'entretien pour aller me coller contre la porte du bureau du Docteur, le plus discrètement possible. Les voix nous parvenaient de l'intérieur, quelque peu distante mais néanmoins suffisamment claires pour que nous saisissions ce qui était dit. La discussion était plutôt agitée.
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